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 Un village en glace pilée

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Percival Strong
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Mer 9 Mar - 21:19

Ivar semblait un peu perdu entre Glenn et le docteur étrange qui était venu les remercier d'être venus en aide à Cassandra. Percival aurait bien pris le relais pour répondre audit médecin qu'ils ne méritaient pas tant de remerciements, qu'ils avaient eu plaisir à rendre service à la tante d'Ivar – si, si, vraiment – et qu'ils étaient ravis que sa patiente soit enfin guérie de son curieux mal, mais il n'eut pas l'occasion de le faire tant son intervention fut rapide. A peine s'était il installé, leur avait-il serré la main, que déjà il repartait. Et l'arrivée de Glenn, le Dolien avec qui ils avaient lié connaissance, semblait – de façon assez bizarre – ne pas être étrangère à ce départ précipité.

« Non, non, t'en fais pas Glenn. Assieds-toi avec nous. »
répondit le grand rouquin, après qu'Ivar ait confirmé son impression sur le docteur. « On vient de faire sa connaissance et il est parti aussi vite qu'il est arrivé. Drôle de type ! »

Le géant resta quelques secondes à regarder l'entrée de la tente par laquelle il s'était enfui, tout en frottant sa barbe flamboyante. Au bout de quelques instants, la voix d'Ivar le ramena à leur table. Il le regarda pensivement pendant un instant – juste le temps pour lui d'intégrer ce que venait de dire son jeune ami – et il reprit :

« T'as raison, on va pas laisser ce gars nous gâcher la soirée ! Montre nous un peu tes cartes, Glenn. Je me sens d'humeur à apprendre un nouveau jeu, ce soir ! »

Il adressa un clin d'oeil complice à son camarade juste avant de reporter toute son attention sur les cartes que déballait le Dolien.

« Super, je vais vous expliquer les règles de base. »

Le colosse, impatient comme un enfant à qui on tend un jouet sans le lui donner, compléta :

« Et après, on joue ! C'est le meilleur moyen d'apprendre. »

Le Dolien, un peu gêné, répondit :

« Euh, les gars, moi, je veux bien jouer mais... Vous avez pas de cartes ! Et je peux pas vous en filer comme ça. Ca se trouve pas à tous les coins de rue, non plus. »

Le géant haussa un sourcil en regardant le Dolien. Quel était l'intérêt de leur apprendre un jeu s'il ne leur donnait pas de quoi jouer par la suite ? Mais le Dolien répondit bientôt à ce questionnement :

« J'ai quelques cartes en double. Je veux bien vous les laisser mais... pas gratos. »

La mine du grand gaillard s'assombrit significativement. Il consulta immédiatement son ami du regard pour savoir s'ils étaient sur la même longueur d'onde : comme ça, le Dolien ne leur avait proposé ça que pour empocher quelques Gils ? Ce n'était pourtant pas du tout l'image que le colosse se faisait de leur compagnon de chantier. Beaucoup moins souriant, il lâcha :

« Je reviens d'un tour du monde, alors, tu vois, les Gils, j'en ai pas non plus des tas. Ca va peut-être tenter Ivar, mais moi, je passe mon tour. »

Il commença à se lever du banc sur lequel il était assis :

« Je vais chercher une bière, du coup. »

Le Dolien l'interrompit dans son mouvement :

« Ah mais non ! Je parlais pas de Gils. Je voulais juste dire que je peux pas vous les laisser comme ça. J'ai eu du mal à les gagner, toutes ces cartes. Mais on peut s'arranger. »

Ce fut à son tour d'adresser un clin d'oeil à Ivar. Visiblement, c'était lui qui était la cible de cette proposition. Un peu intrigué, le géant posa ses mains sur la table et se rassit doucement, guettant l'échange entre son ami et leur nouveau compagnon. La proposition l'intriguait un petit peu et, à dire vrai, ne lui plaisait pas vraiment, mais, même s'il en crevait d'envie, il ne voulait pas intervenir dans cette conversation qui ne concernait qu'Ivar et Glenn.

« J'ai vu que tu te débrouillais pas mal avec des aiguilles. Et... c'est mon dernier pantalon sans accroc. Alors, si tu m'en retapes deux ou trois, je veux bien te filer toutes mes cartes en double. Ca te dit ? »

En entendant cela, Percival se détendit significativement. Rien de bien engageant, somme toute. Ceci dit, avant que son ami n'ait le temps de répondre, il intervint :

« Tu pourrais peut-être effectivement lui montrer d'abord comment on joue pour voir si ça l'intéresse vraiment... »

C'était peut-être lui qui avait interrompu la séance de démonstration initialement, mais le naturel avait tôt fait de revenir au galop.
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Dim 13 Mar - 21:39

Ivar MaxwellC'était tout à fait ça. Cet homme qui avait débarqué avait tout d'un flash... mais il avait surtout eu un comportement des plus étranges. Laissant Ivar complètement abasourdi par son intervention. Le jeune homme avait donc répondu volontiers à Glenn qui arrivait pour les délivrer de cette étrange situation. Ainsi, après les éclaircissements qu'avait fait Percy, Ivar oublia bien vite ce presqu' « incident ». Car ses remerciements sonnaient plus comme des menaces...

Lorsque la question du jeu fut réglée, Ivar se redressa sur le banc, comme pour se concentrer exclusivement sur les instructions. Il allait devenir fort à ce jeu ! Il le devait ! D'ailleurs, il était tout à fait encouragé dans ses pensées par l'engouement soudain de son ami barbu pour les cartes. Mais Glenn leur fit vite comprendre que ça n'allait pas vraiment se passer aussi facilement que lui le pensait ! Il leur faudrait « payer »... Ivar ouvrit grand les yeux, ses petit sourcils montant haut sur son front pour signifier son étonnement et son anticipation mitigée pour la suite. Il croisa le regard un poil moins expressif de son ami, mais qui montrait toute la déception et l'incompréhension de sa part.

Par contre, Percival fit part de sa frustration à haute voix et Ivar acquiesça fermement à chacune de ses phrases. Bien qu'il eut un léger mouvement de panique lorsque Percy se leva. Regardant Glenn avec un mélange de déception et d'un certain espoir d'arranger les choses, il ouvrit « enfin » la bouche :

« Eh ! C'est pas sympa, ça, Glenn ! »

Mais ce dernier expliqua un peu mieux ses propos. Et prit Ivar à partie pour lui expliquer ce qu'il attendait de lui. Il fronça les sourcils, ses paupières plissées sur ses iris vertes... Comment il sait ça ? Mais... il a pas tort. Si... Il regarda le roux qui semblait moins crispé avant de répondre ; juste après qu'il ait bien fait comprendre à Glenn qu'il n'appréciait pas vraiment ce revirement de situation :

« Si c'est que ça... alors marché conclu ! Tes pantalons seront presque comme neufs ! »

Mais, les cartes était pourtant pas si facile que ça à récupérer sur Gaïa... et peut-être qu'entre temps Glenn en avait perdues quelques unes. Alors si c'était l'histoire de trois pantalons à raccommoder, alors c'était vraiment un jeu d'enfant.. c'était un véritable cadeau ! Sans doute que les deux hommes, originaires de Gaïa ne s'en rendaient pas compte. Les cartes avaient pris une plus grande valeur depuis que le monde était si vaste !

«  Mais allez ! Ça n’empêche pas de prendre une bière, Percival. C'est ma tournée ! Après on passe aux choses sérieuses. Je te donnerais le linge demain, mon p'tit gars ! 

- Ça marche ! Mais... et pour Percy ? »

Glenn se frotta le menton, il semblait perplexe. Il n'avait pas l'air de vouloir se débarasser de plus de cartes encore... au bout d'un moment, son regard vague devint plus franc. Il regarda à droite, puis à gauche, comme s'il cherchait quelqu'un.

« Arh ! Ça tombe mal ! Mais, je pense savoir comment faire pour toi, Percival. Je vais faire en sorte de le trouver et de lui en toucher deux mots, mais y'a de fortes chances que demain au petit déjeuner, je puisse avoir trouvé quelqu'un pour te filer quelques cartes ! »

Comme si ce qu'il avait dit mettait fin aux négociation de manière totalement positive, Glenn poussa ce qui restait sur la table et sortit des cartes de sa poche. Les règles furent énoncées tout en découvrant les chiffres et les monstres sur les cartes. C'était tous des monstres inconnus à Ivar. Les monstres de Dol... peut-être que Percival qui y était déjà allé s'y connaissait un peu mieux ? Cinq cartes furent distribuées à Ivar et autant à Percival.

« Je vais vous guider... alors elles sont super rares, mais les cartes représentant des personnalités sont les meilleures, si vous en avez un de ces jours, faites gaffe à pas vous les faire prendre ! Moi j'en ai pas... chez moi, j'ai bien une carte représentant un monstre assez rare, mais... je suis pas non plus un joueur professionnel, vous savez. Mais j'me débrouille!

Alors on va le faire à Pile ou face...
 »

Ce fut donc au tour de Percival de commencer. Glenn leur expliqua les règles au fur et à mesure. Leurs cartes n'étaient pas vraiment cachées et la stratégie n'était alors pas encore de mise, mais... peu à peu, on pouvait penser que l'idée faisait son chemin... Finalement, ils avaient les bases.

« Il me plaît bien, ce jeu ! J'espère que celui dont tu parles pourra nous donner quelques cartes. Ça te dit toujours d'en avoir, Percy ? »

La soirée fut vite passée et Ivar commençait à somnoler quand sa tante s'éclaircit la voix un peu plus loin, faisant comprendre à ces trois veilleurs qu'il serait temps de quitter la tente. Glenn se souvint que le travail l'attendait le lendemain et il rangea ses cartes en promettant une partie « amicale » dès que chacun aurait ses cartes à lui.

Le lendemain matin, Ivar fut réveillé par les mouvements dans leur tente. Il salua Percival silencieusement, le temps de se réveiller totalement. Il se rappela de leur « rendez-vous » au petit déjeuner et s'empressa de ranger ses affaires. Deux temps, trois mouvements, tout était plié. Sa tignasse ses dents et son visage nickels.

« Bon, on va voir c'est qui qui peut t'obtenir des cartes ?! » demanda-t-il avec enthousiasme. Puis celui-ci retomba un peu lorsqu'il pensa à autre chose: « C'est aussi aujourd'hui qu'on pourra aller voir Anita. »

Puis, lorsqu'ils arrivèrent ils furent accueillis par un Glenn déconfit... apparemment, il n'avait toujours pas trouvé l'homme dont il parlait.

« Salut, les jeunes... On dirait que le mec dont je vous parlais est allé se perdre dans la foret... franchement, des fois y'a de quoi se demander ce qu'il a en tête ! N’empêche j'ai parlé aux autres et il n'est pas rentré cette nuit... je me demande quand même s'il va bien.

Mais en fait... peut-être que vous pouvez aller voir ? Je crois savoir que vous deux vous êtes des pros pour suivre les pistes ! Si ce gars est allé se perdre, il pourrait bien mourir de froid... Ah et Ivar ; pour les pantalons on verra ce soir si tu veux bien.
»


concernant les quêtes pour les cartes:
 
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Sam 19 Mar - 23:02

En entendant son ami valider la demande de Glenn, le rouquin soupira doucement et hocha la tête de droite à gauche : son jeune ami était bien trop gentil. Il aurait dû, comme le géant l’avait conseillé, d’abord voir comment se déroulait une partie de ce fameux jeu de carte avant d’accepter ! Sans compter qu’il était presque sur qu’il aurait pu négocier le nombre de pantalons à rapiécer. En l’état actuel, l’engagement était assez incertain.

Néanmoins, encore une fois, le géant mettait un point d’honneur à ne pas surprotéger son compagnon de route. Il savait que, quand il ne se freinait pas, il avait tendance à se montrer un peu étouffant. Aussi, quand Glenn, bien content du marché plutôt avantageux qu’il avait conclu, lui proposa d’aller leur chercher une bière à tous les trois, le colosse sauta sur l’occasion pour montrer qu’il savait faire contre mauvaise fortune, bon cœur. De moins en moins bougon, il concéda :

« Si tu payes ta tournée, alors… Je prendrais une pinte ! »

Il esquissa un petit sourire, alors qu’Ivar enchainait sur le fait que lui, n’aurait aucune carte pour jouer. Il agita la main pour appuyer son :

« Non, non. T’en fais pas. Je sais pas coudre, de toutes façons. »

Glenn hésita un instant, avant de répondre franchement qu’il pouvait essayer d’en trouver ailleurs. Le rouquin l’observa un instant, avant de lui répondre :

« Ok alors, mais je serai surement plus dur en affaires qu’Ivar. Maintenant, on joue ! Ca m’a donné envie, d’en parler comme ça ! »

Ils rentrèrent alors enfin dans le vif du sujet. Ivar et Glenn jouaient, pendant que Glenn leur expliquait les bases, et Percival profitait du spectacle en commentant sans arrêt les tours de jeu, et en posant question sur question, pour lever toute incompréhension. Il se prenait vraiment de plus en plus au jeu, à mesure que les tours s’enchainaient et, au bout de la première partie, il était conquis. C’est donc sans hésiter qu’il confirma à Ivar :

« Je suis sur que j’en veux, maintenant ! C’est tout à fait le genre de jeu qu’il nous faut, après une journée de boulot ! »

Ils enchainèrent bientôt une nouvelle partie, plus animée que la première, maintenant qu’ils en connaissaient les règles. Ils se firent, bien sur, battre par leur enseignant, mais beaucoup moins facilement qu’il ne le pensait.

« Vous vous débrouillez vraiment pas mal, les gars. Avec un peu de pratique, vous allez vite étoffer votre jeu. »

Percival était prêt à le prendre au mot et commencer une nouvelle partie, mais Cassandra, qui les surveillait toujours du coin de l’œil, attira bientôt son attention sur les paupières de son ami, qui se fermaient de plus en plus souvent et de plus en plus longtemps. Sans hésiter une seule seconde, bien qu’à regret, le grand gaillard clotura la soirée avec son bagou habituel :

« Bon, je propose qu’on s’endorme là-dessus. Avec une nuit à rêver des parties qu’on vient de faire, on sera imbattable demain. Et comme, en plus, on jouera plus pour du beurre, tu regretteras de nous avoir appris ce que tu savais ! »

Il sourit largement en défiant le Dolien d’un coup de menton, qui lui répondit sur le même ton :

« T’inquiète, mon grand, j’ai encore quelques tours dans ma manche. »

Le géant rit de bon cœur en se levant du banc où ils étaient assis et tapota l’épaule de Glenn en passant.

« Profite de ta dernière nuit de victoire sur nous. »

Ils filèrent vers le dortoir et, à peine glissés sous les draps, se lancèrent dans un concours du ronflement le plus rapide.

Aux premiers rayons du soleil, le colosse ouvrit péniblement les yeux et découvrit son ami déjà levé et habillé. Décidément, soit le jeune homme avait pris un bon rythme en son absence, soit c’était lui qui souffrait d’un bon décalage horaire suite à son tour du monde. En bon ours roux, il remonta sa couverture sur lui jusqu’au menton et se tourna, pour ne montrer que son dos à son ami.

Bien évidemment, il était hors de question qu’il reste couché plus longtemps, et Ivar ne manqua pas de le lui faire comprendre. Après s’être fait un peu secouer, le rouquin grogna un peu avant de se remuer, puis d’éjecter les draps au bas du lit. Il se glissa tant bien que mal au bord du lit pour s’y asseoir et se frotter les yeux.

« J’arrive, j’arrive. »
grommela-t-il, à l’attention de son ami, qui ne lui reprochait rien ouvertement.

Il mit une bonne dizaine de minutes à fouiller dans ses affaires pour trouver de quoi troquer son pyjama et, lorsqu’enfin, il fut prêt, il se posta à côté du jeune homme aux cheveux gris, l’œil encore un peu endormi, et valida qu’il était prêt à le suivre par un vague : « Mmmmmhh ».

Rien, ni dans la perspective d’obtenir un jeu de cartes, ni dans celle d’aller enfin pouvoir parler à Anita de ce fameux jour de la catastrophe, ni même dans l’enthousiasme de son camarade, ne réussit à tirer le géant de son aphasie matinale. Le retour à la réalité était bien plus compliqué qu’il ne le pensait.

Heureusement, le froid du Glacier lui fit un effet des plus revigorants, autant que l’annonce de Glenn. Alors comme ça, juste pour récupérer quelques cartes, ils allaient devoir rejouer aux pisteurs ? Bizarrement, de si bon matin, fraichement sorti du lit, l’idée lui semblait vraiment moins bonne. Mais, comme toujours, outre la récompense qui les attendrait surement à l’arrivée, il était hors de question de laisser quelqu’un du camp perdu dans la forêt.

« On dirait qu’on est repartis pour un tour en forêt… » commenta le colosse.

C’était vrai : il avait passé presque la moitié de son temps au Village à crapahuter dans les bois. Presque qu’autant qu’il en avait passé à reconstruire les bâtiments.

« On est partis. Si on attend trop longtemps, je vais avoir du mal à me bouger. »

Il attrapa les bords de sa cape rouge fourrée, les tira à lui pour s’y emmitoufler un peu plus et commença à marcher dans la neige.

« On dirait qu’il est rien tombé depuis hier soir. » grommela-t-il en voyant de nombreuses traces de pas. « Au moins, ça devrait nous faciliter la tâche pour le retrouver. »

Alors qu’ils s’éloignaient du Village, les traces se faisaient de plus en plus rares, preuve que le passage était beaucoup moins fréquent. Mais à l’orée du bois, les pas se divisaient en deux pistes. Percival, plus réveillé et moins grognon, se tourna vers son ami et lui demanda, sur un ton bien plus avenant que depuis sa sortie du lit :

« Gauche ou droite. Une préférence ? »
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Véga
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Jeu 31 Mar - 20:19



Là où les pistes se séparaient... Un éclat de lumière jaillit devant Percival et Ivar, caché sous un manteau sombre, un homme leur barrait la route... un léger sourire sur les lèvres, il tenait un drôle de flacon dans la main avant de le tendre vers les deux pisteurs. Ses cheveux blonds et ses yeux bleus ensorcelant le colosse et son plus petit ami, impossible de bouger alors qu'il se mettait à agiter doucement le flacon:

«Voyons voir si vos âmes sont bien accrochées!»

C'est alors qu'une épaisse fumée rappelant la brume qui sévissait autrefois sur Héra, se déversa autour des deux hommes, rampant sournoisement jusqu'à s'enrouler autour d'eux, grimpant encore et encore jusqu'à les étouffer l'espace d'une seconde... c’était le trou noir!

Lorsque qu'ils reprirent leurs esprits, le génome avait disparu, mais si en regardant à côté d'eux, au lieu de leur compagnon de voyage, ils purent s'apercevoir... eux-même? Qu'ils baissent les yeux, ce corps n'était pas le leur! Quelle magie était-ce donc?

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Poisson d'Avril! Nos corps ont été échangés! Pas de panique, juste une petite expérience éphémère! Une bonne nuit de repos et nos âmes réintégreront nos corps! Sauf si nous avons envie de faire durer le plaisir!

Percival se retrouve dans le corps d'Ivar et vice versa!


'Amusons-nous bien!'

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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Mar 26 Avr - 16:36

Ivar MaxwellRaccommoder quelques vêtements, oh, mais ce n'était quasiment rien pour Ivar. Il était habitué à ce genre de tâches et même à en confectionner entièrement, mais ça, ça prendrait un peu plus de temps, à priori. Il avait donc pas hésité à payer ce prix pour obtenir quelques cartes. Mais n'en demeurait pas moins un problème... Si Glenn avait promis un petit deck à Ivar pour commencer à jouer, il était un peu ennuyé pour Percival, qui lui semblait tout aussi intéressé par les cartes. Il ne savait pas vraiment de combien de cartes il allait hériter pour son petit job, mais sans doute pas assez pour jouer comme il se devait avec Percival par exemple, lorsqu'ils auraient un peu de temps à tuer. Ce dernier répondait qu'il ne savait pas coudre... mais apparemment, tout n'était pas perdu. Glenn avait une idée sur la question.

C'était étrange de constater à quel point Percival semblait perturbé par toute cette histoire. Il en boudait presque... cela avait un peu étonné le jeune homme qui l'accompagnait depuis quelques semaines maintenant. Lorsqu'ils commencèrent à apprendre à jouer, Ivar remarqua quand même l’intérêt grandissant de son ami pour ce jeu, il reconnaissait plus là le Percival qu'il avait appris à connaître.

« Hey, oui ! C'est pas mal comme jeu, hein ?! Et comment on gagne d'autres cartes ? » demanda-t-il à Glenn.

« En jouant avec d'autres détenteurs de cartes... ou alors, tu vas devoir te frotter à des monstres... mais... » il regarda les deux hommes tour à tour avant de reporter son attention sur le plus jeune : « Ça devrait pas vous poser de problèmes, vu la petite réputation que vous commencez à avoir ici ! »

Les trois hommes enchaînèrent donc quelques parties, Ivar grognait lorsqu'il se faisait avoir par une stratégie nouvelle de la part de Glenn ou pire encore, lorsqu'il se faisait avoir par une qu'il avait déjà en tête... mais il n'en perdait en aucun cas son enthousiasme à « tous les battre dans le futur » ! Puis il fut pris de fatigue et sa tante aida un peu à aller se diriger vers la tente de repos où ils avaient bien pris leurs petites habitudes à présent...

...Ivar ne se fit pas prier pour dormir et se réveilla plutôt en forme. Bien que Percival lui, prit nettement plus de temps, il finit par sortir du lit. D'habitude c'était plutôt le contraire qui se passait. Voyager devait bien plus fatiguer que le jeune homme aux cheveux gris ne l'imaginait. Où était le Percy qui le sortait du lit en fanfare à peine dix jours plus tôt... enfin c'était ce dont se souvenait Ivar à l'instant... Ils arrivèrent donc à la tente de ravitaillement avec roux colossal en mode ours à peine sorti d'hibernation.

« Eh ouais ! Tu sais, depuis que tu es parti, j'ai fait quelques « balades » dans la foret... on devrait pas en avoir pour trop longtemps. Il doit pas être allé trop loin... »

Ivar avait sans doute eu besoin de quelques jours et de laisser un peu les choses se tasser dans sa tête pour qu'enfin il soit un peu plus à l'aise dans le village. Les choses avaient changé ici. Il emboîta le pas à Percival bien qu'il le rattrapa vite et marcha à côté de lui tant qu'ils pouvaient encore et que le sentier était d'une largeur suffisante. Le roux fit remarquer que les traces de pas étaient encore très visibles et qu'ils allaient sans doute avoir moins de mal à les suivre cette fois. Ivar acquiesça.

« Pour l'instant ça va. Il n'y a qu'un seul chemin. »

Mais justement, alors qu'ils arrivaient à la première bifurcation, la question se posa à eux. Par où cet homme avait bien pu passer... ? S'il était pas trop fou, il devait s'être réfugié pour la nuit dans une grotte ou alors dans la vielle cabane abandonnée un peu plus loin.

« Bah la cabane est à gauche, mais à droite on va vers les falaises... je pense qu'il vaut mieux commencer par la cabane ! »

Ivar commença donc à se diriger vers la gauche ; il repensa aux propos que Percy avait eu un peu plus tôt... « C'est bizarre qu'on nous demande de faire ce genre de boulots : chasse aux monstres, construction, recherches... On dirait qu'ils nous prennent tous pour des espèces de mercenaires.

… Au fait Percy, tu sais ce que tu vas faire après la reconstruction, maintenant ?
»

En y pensant... Ivar était amusé. Ce genre de vie était plutôt amusant, non? Voyager et faire ce dont les gens avaient besoin ici et là... sans doute que ça serait pour lui le meilleur moyen de trouver sa vocation. Il attendait la réponse de Percival, mais un peu plus loin, alors qu'ils s'éloignaient de la piste qui filait vers les falaises, un éclair dans le couloir ombrageux attira leur attention.

Ivar pensa qu'ils avaient retrouvé l'homme qu'ils cherchaient, il commença a faire un signe vers lui mais fut figé par ce qu'il vit. Non pas que cet homme fut tellement beau... mais il fut totalement scotché par ses yeux et … une drôle de panique s'empara de lui alors qu'il sentit une sorte de brume maléfique se propager pour l’empêcher de bouger jusqu'à l'étouffer... il essaya de se tourner vers Percival sans succès et tomba, inconscient.

...Lorsqu'il se réveilla, il se sentait incroyablement lourd... et complètement engourdi, comme si ses muscles s'étaient crispés de tétanie, mais ça correspondait à peu près à ce qu'il avait vécu avant de tomber dans l'inconscience... Il ouvrit les yeux et ne vit personne, l'homme était parti. Mais lorsqu'il passa sa main sur son visage, il sentit des poils rêches et se tordit le cou dans tous les sens alors qu'il se mettait à craquer : qu'est-ce qui avait bien pu se passer ?

« Qu'est-ce que c'est... Percy ?! » Eh ! Mais... ce n'était pas sa voix, ça, pas son corps... pas... d'un bon, il se leva et se tourna pour se voir lui, un peu plus loin, le nez planté dans la glace :

« Ehhh mais c'est moi ! C'est pas possible ! Je suis... Je suis Percival ?! » hurla-t-il en se tortillant pour constater les "dégâts" de ses nouvelles mains, à ses nouveaux pieds... en passant par ses mèches de cheveux qu'il étira devant ses yeux en essayant de passer outre ses énormes sourcils broussailleux!

La panique s'empara de lui, mais il devait aller s'assurer que son corps était encore en vie... il se précipita sur ce Ivar, qu'il voyait devant lui, et le retourna pour voir son visage. Non non non non !  

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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Ven 6 Mai - 22:15

« Tu connais mieux le coin que moi, maintenant, alors je te suis. »

Après tout, même si le géant avait grandi dans les environs, et qu’il connaissait nécessairement la géographie des lieux, il préférait s’en remettre à son compagnon pour choisir quelle voie emprunter, ne serait-ce que parce qu’il avait pu se balader à loisir  – enfin, presque – dans la forêt pendant ces dix derniers jours, mais en plus, il avait pu apprendre à reconnaitre les habitudes de chacun des habitants du village et des ouvriers qui aidaient à la reconstruction.

C’est donc tout naturellement qu’il emboita le pas à son ami en direction de la cabane dans laquelle leur cible avait peut-être trouvé refuge… Et à dire vrai, mieux valait que ce soit le cas. Le rouquin et son ami n’avaient jamais tenté de s’aventurer bien loin du village l’un sans l’autre, et grand bien leur en avait fait : ils étaient toujours tombés sur des monstres plutôt tenaces, bien que leur taille laissât présager du contraire, et quelqu’un qui n’était pas rompu à l’art du combat, et qui se baladait seul, de surcroit, avait peu de chance de ne pas se faire blesser, sinon pire, par la faune locale.

Sans le savoir, les pensées d’Ivar l’avaient amené à peu près sur le même sujet. Aussi, lorsqu’il lui parla de leur statut un peu particulier au sein du village, Percival ne fut pas surpris le moins du monde et répondit, après avoir quelques secondes de réflexion :

« Oui, je crois que c’est à peu près ça. En même temps, à chaque fois qu’on nous demande quelque chose et qu’on nous promet quelque chose en échange, on n’arrive pas à dire non… Ceci dit, il faudrait trouver un terme un peu plus agréable que « mercenaires », parce que ça ne vend pas du rêve… »

Dans sa représentation des choses, il y avait un côté malsain derrière ce terme. Tous ceux qu’il avait rencontré et qui se décrivaient comme tels se la jouaient plutôt gros durs sans attaches, sans foi ni loi, qui ne rechignaient à exécuter aucune tâche. Alors, quand on avait une carrure comme celle du grand gaillard, mieux valait éviter ce genre d’appellation à connotation négative, sans quoi ils risqueraient de se voir proposer des missions de plus en plus discutables sur le plan moral.

Il prit encore le temps de quelques pas dans la neige avant de continuer :

« Quant à ce que je vais faire maintenant, je dois t’avouer que je ne sais pas trop. J’y ai pas mal réfléchi pendant tous les trajets qu’on a fait… On doit toujours parler à Anita, pour savoir si elle a vu qui a fait ça, mais même si elle nous apprend quelque chose, est-ce qu’on va vraiment réussir à faire quelque chose ? »

Le ton du géant se faisait de plus en grave et sérieux. Il avait véritablement analysé sa situation : en voyant les aventurières avec qui il avait fait la route lors de la Chasse au Trésor, il s’était rendu compte à quel point il manquait d’expérience de terrain. Vu la facilité avec laquelle son village avait été rasé et vue la puissance démesurée des autres calamités qui se manifestaient sur tous les continents, il apparaissait de plus en plus clair, qu’en l’état actuel, il ne pourrait rien faire tout seul, et pas bien plus avec Ivar.

« Je veux dire, je pense qu’on pourrait être bien plus utiles ailleurs, à rendre service aux gens et en tuant des monstres. Et peut-être qu’à un moment, on sera suffisamment forts pour donner une bonne leçon à tous ceux qui se croient au-dessus de nous. Non, qu’est-ce que t’en dis ? »

Le silence de son ami l’obligea à redresser la tête pour voir ce qui l’empêchait de lui répondre. Ils s’étaient clairement enfoncés dans la forêt, mais pourtant, ils pouvaient l’un et l’autre clairement voir qu’un homme blond encapuchonné les regardait fixement. Le géant serra instinctivement le manche de son maillet un peu plus fort, prêt à attaquer s’il tentait quoi que soit contre Ivar.

« C’est lui qu’on cherche ? »
lâcha-t-il, suspicieux, avant de se rendre compte que seul un faible râle s’était échappé de sa bouche.

Il assista alors, impuissant, à la course d’une brume épaisse qui entoura d’abord les jambes d’Ivar, un peu en amont sur la piste, puis les siens. Sans rien pouvoir faire d’autre que jeter un dernier regard plein de colère à cet homme qui les prenaient par surprise, il laissa tomber son maillet et s’effondra à son tour dans la neige.

Lorsqu’il reprit conscience, le froid du contact prolongé de la neige sur son visage avait à peine calmé ses ardeurs. Il roula sur lui-même pour s’allonger sur le dos et entreprit la pénible tâche d’ouvrir les yeux, après s’être débarrassé de la poudreuse à moitié fondue dont ils étaient recouverts. La chose prit bien moins de temps qu’elle n’aurait pu, dans l’état de semi-léthargie dans lequel il était, mais une voix, qui n’était clairement pas celle de son compagnon, hurlait quelque chose à propos du fait qu’il était Percival. Aussitôt, le rouquin se redressa pour voir son propre corps s’agiter comme un diable. Hébété, il pointa d’un doigt tremblant la scène qu’il avait sous les yeux :

« Que…. »

Son regard se déporta alors très légèrement plus bas, sur le doigt qu’il venait de lever, et ses yeux s’agrandirent : ce n’était clairement pas les siens. Etait-ce son nouveau corps ou la surprise qui l’avait complètement sorti de son demi-sommeil, toujours était-il que, d’un bond, il se releva. Il examina rapidement les vêtements qu’il portait et comprit très rapidement. Il lança alors un :

« Ivar, c’est toi ? »

C’était à espérer, parce qu’il n’aurait pas voulu partager son corps avec quelqu’un d’autre. La situation était pour le moins… embarrassante. Et pourtant, il fallait bien qu’il admette que la sensation de se mouvoir avec un corps plus svelte était assez agréable. En quelques pas, il fut auprès de son ami. Arrivé à ses côtés, il prit la mesure de leur différence de taille, qui lui semblait beaucoup moins impressionnante vue d’en haut.

« Tu sais ce qui s’est passé ? Comment est-ce que c’est possible ? C’est un monstre qui nous as fait ça ? »

Comme s’il était influencé par le corps qu’il squattait, le géant enfermé faisait pleuvoir une averse de questions sur son camarade. Il allait d’ailleurs continuer, sans vraiment laisser le temps à son compagnon de lui communiquer les informations qu’il avait en sa possession, quand un cri d’homme l’interrompit. Il tendit l’oreille et tourna la tête dans la direction d’où venait le cri. Il leva les yeux pour consulter son compagnon du regard, quand un nouveau « Au secours » retentit.

« On verra plus tard. » conclut-il, en y lisant la réponse qu’il cherchait.

Rompu à ses vieilles habitudes, il attrapa le manche du maillet qui était à leurs pieds et commença à partir… avant de constater qu’il pesait bien plus lourd que dans ses souvenirs. Il le lâcha, grommela quelques paroles incompréhensibles et remonta la piste à toutes jambes. C’était étrange de voir à quel point il était facile pour ce corps de se déplacer. A ce rythme, il ne lui faudrait qu’une minute pour trouver d’où venait la voix.

Au bout de quelques mètres, il tourna la tête pour s’assurer que son propre corps le suivait, à travers les arbres et continua jusqu’à arriver près de la cabane qu’ils étaient venus chercher. L’homme à l’origine des appels à l’aide était sans aucun doute celui dont on leur avait signalé la disparition. Il était perché sur un arbre au pied duquel des cartes de jeu – du même genre que celles qu’ils avaient utilisées la veille – étaient répandues. Un jeune Bandersnatch qui faisait les 100 pas au pied du sapin complétait ce tableau assez pittoresque.


En l’apercevant à la lisière de la clairière qui entourait la cabane, l’homme l’interpella :

« Hé vous ! Restez pas planté là et venez m’aider ! »

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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Dim 8 Mai - 11:58

Ivar MaxwellMieux connaître les lieux, oui, à peu près. Il comptait surtout sur le fait que cet homme n'était pas assez fou pour aller vers les falaises... Il y faisait si froid et le vent y était si coupant qu'on risquait dey mourir de froid en quelques minutes. Quand à celui qu'ils allaient chercher, Ivar l'avait vu quelques fois, mais cet homme était un peu a part. Il jouait volontiers avec les autres doliens, mais allait souvent en forêt pour faire il-ne-savait-quoi.

Tout en marchant, Ivar se demanda ce qu'ils allaient bien pouvoir faire, il pensait que Percival et lui faisaient une bonne équipe, pourtant, ils n'avaient pas encore fait part de ce qu'ils allaient faire une fois leur « coup de main » donné ici. Le jeune homme aux yeux olives haussa les épaules quand Percival annonça qu'ils ne savaient pas vraiment dire non, il avait raison... mais qu'en dire ? Il pouvait aussi refuser, lui, si jamais il ne se sentais pas autant investi d'une mission d'aide aux autres. Il remarqua aussi que « mercenaire » était un peu mal connoté.

« C'est vrai que la plupart du temps, c'est pas vraiment bien vu. Mais... Je vois pas comment appeler ça autrement. »

De plus, il était évident qu'Ivar n'en ferait qu'à sa tête et qu'il n'accepterait pas non plus n'importe quelles missions. Percival ne put en dire plus sur ses projets. Parler à Anita... la prochaine étape...

« J'ai pas oublié Anita. Contre celui qui a rasé le village, je sais pas. On aurait du mal à nous deux. Mais il faut peut-être juste qu'on soit plus futé que lui... »

Malgré tout... Ivar était un peu déçu. Il avait du mal à imaginer reprendre la route seul. Ni même rester ici et encore moins retourner chez ses parents, pas avant d'avoir fait ses preuves. Il avait rencontré plein de nouvelles personnes, il avait aussi compris que le nouveau monde était vaste et l'envie de le visiter lui était venue. Malgré tout, il s'était attaché au grand gaillard qui marchait à côté de lui. Comme Percival avait fait une pause, tout ça eut le temps de germer dans l'esprit d'Ivar. Mais lorsque le géant reprit la parole, il sortit le jeune homme de sa réflexion. Il leva la tête vers Percy et le poing qui va avec. Il parlait bien d'eux deux, là ? En disant... « on » ?Yes !  

« Hey ! Tu penses vraiment qu'on pourrait faire ça ?! Apparemment on a déjà montré un certain talent pour ce genre de travaux ! Bien sur ! On fera une équipe du tonnerre, tu verra ! »

Piégeant, ces propos, Percival. Ivar avait compris ce qu'il voulait, dans tout ça. Il avait recommencé à parler , mais il fut coupé dans son élan par l'homme encapuchonné.

Brouillard et inconscience... réveil et confusion. Voilà un bon résumé.

Peut-être que jamais Percival - enfin, l'apparence de Percival - n'avait été aussi troublante. Il se débattait comme s'il était attaqué par un essaim d'abeilles invisibles. Ivar ne comprenait rien à tout ça. Jamais il n'avait entendu parler d'un tel sort. Lorsqu’il vit son corps dresser son doigt vers lui, il s'arrêta. En échos, il répondit, bien qu'il semblait qu'une certaine cacophonie s'était installée dans leur conversation, sans doute était-ce lié à leur étrange état. Il se parlaient en parallèle, pour eux même.. on ne savait pas très bien :

« PERCY ?! C'est toi ? Oui, bien sur que je suis Ivar. J'en ai aucune idée de ce qui nous arrive ?! On marchait... y'avait cet... cet homme avec sa capuche et l'espèce de brouillard ! Et puis... »

Et si c'était celui qui avait rasé le Village Glaçon ?! Mais impossible de savoir, car ils furent interrompus par un autre cris, Ivar, dans le corps de Percival, dressa la tête et écouta, il avait la vue bien plus large sur le chemin de cette hauteur. Il n'aurait pas imaginé. Il se sentait comme dans un Bus, alors que d'habitude il était à bord d'une simple auto.

Il acquiesça quand ils remirent tout çà à plus tard, il fallait aller voir d’où venait cet appel au secours ! Ivar d'instinct chercha ses dagues, mais elle n'étaient pas sur lui, bien sur. Il attrapa le maillet de Percival et il failli s'en donner un coup lui même, tellement l'élan était fort pour une masse si aisément portable dans son nouvel état.

« J'te suis ! »

Il n'en revenait pas d'entendre cette nouvelle voix avec les mots qui sortaient tout juste de son esprit.  Ils arrivèrent vite près de la cabane et s'arrêtèrent lorsqu'ils virent un homme, celui qu'ils cherchaient, Ivar l'avait reconnu à ses grandes jambes fines, et ça se voyait même dans ses vêtements de protection contre le froid, elles étaient, tout comme ses bras, agrippées à une branche de l’arbre qui lui servait de perchoir ; ce qui le faisait ressembler à une étrange araignée. Il ne tarda pas à leur crier de venir l'aider.

« Quelle idée de se mettre dans des situations pareilles... » siffla Ivar dans sa barbe. Expression qui pour une fois, était justifiée... Pourtant si on prenait la situation elle même... il aurait très bien pu se trouver dans la même. Mais il ne s'en rendait pas compte et ne le reconnaîtrait pas. Il fallait s'occuper de ce monstre en premier lieu :

« J'm'en occupe, Percy. » Ivar s'avança près de la bête et commença à essayer de lui parler. « Alors, mon pauvre toutou, qu'est ce que tu fais là? Tu as faim? Rentre chez toi. »

Le Bandersnatch regarda Ivar dans la stature de Percival toutes dents dehors, mais il regarda aussi Percival, alors qu'Ivar s'avançait encore un peu, il commença à reculer... il émit un petit gémissement. Puis hurla pour appeler ses congénères, lorsqu'Ivar fit un pas vers lui, il s'échappa. Laissant trois hommes et des cartes éparpillées dans la neige. Ivar regarda Percival et expira en laissant échapper un petit nuage.

« Je t'avais dit que je savais y faire avec les monstres ! T'as vu ça ? »

L'homme s’éclaircit la gorge et avec une voix encore un peu étranglée par les efforts qu'il faisait pour rester en l'air, il leur parla:

« Euh... je voudrais pas vous déranger, mais.... t'as l'air costaud, tu pourrais peut-être me donner un coup de main pour descendre ? C'est pas vraiment confortable comme position... Je sais pas comment je suis monté ici, mais je vois plus difficilement encore comment descendre.

- Percy ? Ah... euh... oui, j'arrive. »

Ivar aida l'homme à retrouver le plancher des brebis. Et aussitôt fait, il observa l'homme qu'ils venaient de sauver:

« Bon, ben... Merc les gars. Si vous étiez pas passé par là, je sais pas ce que j'aurai fait. Votre réputation est plus à refaire... Vous êtes Percival et Ivar, c’est bien ça? Bizarre, j'ai toujours cru que le grand c'était Percival. Excuse moi petit, mais j'ai du mal à croire que tu aies autant de force qu'on dit.

- Quoi?!

- Oh non, c'était juste un méprise! héhé

- C'est Glen qui a remarqué que vous manquiez à l'appel ce matin. Alors on a fait une ronde. »

Ivar regarda les cartes par terre... se demandant ce qu'elle faisaient là. L'homme les ramassa.

« Ça? C'est des cartes que mon patron fabrique. Triple Triad, vous connaissez? On est sur la piste d'une innovation pour la confection, mais je peux pas vous en dire plus. Je m'occupe de transmettre les règles un peu partout où on en vend sur Héméra, une aubaine pour le patron. Il va y avoir un grand concours bientôt... il aura lieux dans un grand festival sur Dol. »


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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Mar 10 Mai - 22:11

La situation avait au moins de bon que c’était bien l’âme d’Ivar que le géant pouvait maintenant trouver dans son corps. Et le rouquin était d’un naturel tellement honnête que, lorsqu’il appréciait réellement quelqu’un – comme c’était le cas avec Ivar - il ne s’embarrassait d’aucune espèce de pudeur, physique ou morale, à leur encontre. C’est donc avec un certain soulagement – si mince soit il en de pareilles circonstances - qu’il accueillit la confirmation de l’identité de celui qui faisait bouger sa large carcasse.

Mais ils n’eurent pas le temps de s’inquiéter bien longtemps de l’origine du problème : déjà, leur fameuse tendance à résoudre les problèmes des autres plutôt que de leur tourner le dos refaisait surface, et, après un simple échange de regard, ils étaient déjà lancés vers l’origine des cris de détresse qui les appelaient plus haut sur la piste. En arrivant et en voyant la scène de l’homme qui tentait désespérément d’échapper à un jeune Bandersnatch en s’agrippant à la branche du premier arbre qui venait, le rouquin, ou plutôt le jeune homme dont il squattait temporairement le corps, ne put réprimer un sourire. Il savait que, dans cette forêt, même des petits lapins pouvaient se montrer redoutables, et un loup, même jeune, avait de quoi impressionner les petits gabarits, mais le tableau était quand même ridicule.

Il sentit son acolyte le rejoindre, lui jeta un coup d’œil rapide, puis un second, plus étonné, avant de se souvenir que c’était lui, le petit gabarit, maintenant, et qu’il valait mieux qu’il soit un peu prudent. Il était hors de question de laisser quoi que ce soit arriver au corps de son camarade.

« T’as bien raison. » répondit Percival à son ami qui profitait de sa barbe pour marmonner convenablement.

Et comme toujours, l’ami des bêtes profita de ces quelques instants de flottement du géant pour le devancer en se proposant de résoudre le conflit pacifiquement. Pour une fois, le rouquin ne pensa même pas à parlementer, tout rassuré qu’il était par le fait que, même si les choses tournaient mal, c’est son corps, épais et robuste, qui prendrait - à charge pour Ivar de rester raisonnable, tout de même -.

En voyant le loup s’enfuir en piaillant, surement autant convaincu par la stature du négociateur que par les talents d’orateur du jeune homme, Percival ne put qu’approuver son ami, qui se tournait vers lui, toutes dents dehors. Il leva son pouce emmitouflé dans des gants épais dans la direction du corps barbu et le rejoignit tranquillement au pied de l’arbre. Là, devant cet étranger solidement accroché à son perchoir, Percival se planta droit devant la scène, les deux mains solidement posées sur les hanches. Manifestement, il n’y avait rien qu’il pouvait faire pour cet homme, dans ce corps-là. Aussi, quand ledit homme réclama un peu d’aide, il regarda son acolyte avec un air entendu : c’était à lui de se charger de tout ça. Toujours aussi taquin malgré le voyage inhabituel de son âme, il lança néanmoins à l’attention de leur cible :

« C’est un peu comme les chats. Il faut toujours les aider à descendre quand ils veulent voler dans les plumes des oiseaux. »

Il regarda son ami s’occuper de l’homme d’une quarantaine d’années et dut bien reconnaitre que, pour une fois, c’était agréable de ne pas se charger des tâches qui lui incombaient habituellement.

« Je trouve que tu t’en sors pas mal, dans le genre gros bras. »

Il ponctua sa phrase d’un ricanement faisant écho à l’ironie de la situation que seul Ivar, conscient de l’échange des corps, pouvait comprendre, sentiment renforcé d’autant plus par l’échange entre les deux concernant la représentation qu’il se faisait des deux compères.

« On va dire que ça dépend des jours. » compléta-t-il simplement. « Mais ce qui compte, c’est qu’on soit arrivé à temps. Qu’est-ce que vous fichiez ici ? »

Confectionner des cartes de Triple Triad. Ca tombait bien, c’était justement pour ça qu’ils étaient venus. Si l’homme pouvait leur lâcher quelques exemplaires un peu rares qui leur permettrait de battre Glenn à plat de couture, ça ne serait pas de refus.

« Oui, on connait ! On a appris à jouer hier. Mais, pour l’instant, on gagne pas trop. Peut-être que si on arrive à trouver des adversaires à notre portée dans ce festival… »

« Oh, c’est un évènement mondial, alors c’est sûr que ça va attirer plein de monde. Des joueurs avec des très bonnes cartes et d’autres. Il faudra juste que vous fassiez attention à ne pas vous faire plumer toutes vos cartes par des joueurs plus forts ! »

Percival laissa échapper une grimace avant de conclure sur le sujet :

«  Mouais, on fera vraiment gaffe alors. On n’a pas grand-chose pour le moment. En fait, tant que Glenn a rien donné à Ivar, on a même rien du tout. »

Mais leur interlocuteur, qui avait commencé à ramasser tranquillement ses cartes, tout en discutant avec les deux compères, se figea étrangement en regardant derrière la fine équipe. Il se releva doucement sans avertir ni l’un ni l’autre de ses sauveurs et prit ses jambes à son cou.

Percival n’eut même pas le temps de formuler à voix haute la question qui le taraudait qu’un grognement, suivi d’un étrange écho, le fit se tourner vers le point que dévisageait le joueur de Triple Triad avant de se carapater. Deux Bandersnatchs pour le prix d’un. Seulement, cette fois-ci, le jeune était revenu avec un de ses vieux – très vieux, même – congénères. Visiblement, il n’avait pas vraiment apprécié que l’on aide le repas de son arrière-petit-chiot - au moins – à se faire la belle. Et puis, maintenant, il y avait largement de quoi les nourrir tous les deux.

« Ils ont les crocs bien sortis. »
fit remarquer Percival à son ami, pour lui signifier que le temps des relations pacifiques était révolu.
« Pas question de les laisser attaquer en premier. »


Il enchaina tout naturellement en dégainant ses deux dagues, et en soupesant celle qu’il tenait de sa main droite. Il la fixa attentivement, alors qu’il lui faisait faire quelques moulinets en l’air. Il l’accompagna bientôt de la dague gauche et arrêta brusquement son mouvement en pointant ses deux dagues droit vers les monstres. Sans les quitter des yeux, il lança à son ami :

« Je suis pas sur de bien savoir me débrouiller avec ces trucs-là, mais je suis pas sur qu’on ait vraiment le choix. »

Il s’élança alors droit sur leur ennemi le plus vieux, persuadé qu’il aurait de moins bons réflexes, pour lui asséner un coup bien senti. Le loup accusa le coup, et grogna bien plus férocement. A son tour, il fonça, droit sur la proie la moins chétive – dévoilant ainsi son côté gourmand et optimiste – tandis que son compère, plus timoré, venait à sa suite en fonçant sur le corps d’Ivar. Instinctivement, Percival chercha à contrer son attaquant en se protégeant de ses crocs avec ses dagues croisées devant lui, mais le loup, plus malin, en profita pour lui donner un coup de patte dans le tibia.

Une fois que les deux Bandersnatch se furent éloigner pour étudier l’angle de leur prochain attaque, Percival glissa à son acolyte, un peu inquiet :

« Ca risque d’être assez sport, vu la situation… »

Il n’y avait pas besoin d’être un génie du combat pour s’apercevoir qu’il n’était pas très à l’aise avec les armes de son ami, qui nécessitaient rapidité et précision, en attaque normale. Quant à s’imaginer reproduire la technique de combat qu’il lui avait montrée à plusieurs reprises en situation réelle, c’était à peine envisageable : les coups s’enchainaient avec une telle fluidité…

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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Mar 17 Mai - 12:05

Ivar MaxwellIvar était complètement ahuri de la situation dans laquelle ils se retrouvaient. Depuis sa nouvelle stature, il voyait les choses sous un autre angle. Néanmoins, alors qu'il consultait Percival, qui était devenu pour lui une sorte de référence ultime, il comprit vite que c'était à lui que s’adressait la demande de l'homme araignée (raté). Comme toujours, « Percival », le grand roux bien bâti, était considéré comme la pièce maîtresse de leur groupe.

Ivar, sans penser à son corps à présent imposant, s'était avancé pour entamer des négociations avec le Bandersnatch. Il était ravi d'avoir pu sauver la mise à cet homme imprudent à qui ils avaient dû venir en aide avec autant de panache et surtout de réussite, pour une fois... Il fut aussi félicité par Percival pour son « talent de gros bras ». Il leva le menton, fier, et sourit à grandes dents... puis il se gratta l'arrière du crâne pour toucher non pas ses longs cheveux soyeux mais la tignasse épaisse de son grand ami ; le visage empreint d'une expression qui lui ressemblait bien trop pour ce visage. Le secret était qu'il se pensait souvent apte à faire ce genre de prouesses, mais son corps suivait rarement en terme de force. Faille qu'il arrivait tout juste à combler lorsque l'adrénaline montait en flèche.

Un peu de calme suivit le sauvetage du petit chat perché à la branche... moment de calme où les trois hommes discutèrent des cartes, apparemment c'était l'activité principale de leur nouvel ami. Ivar et Percival apprirent même qu'un festival aurait lieu bientôt avec un grand tournoi de cartes. Mais la situation dégénéra lorsque l'homme s'enfuit à toutes jambes.

« Ben qu'est-ce qui lui prend encore ?!»

Entendant aussi le grognement, Ivar se tourna et vit que cette fois deux Bandersnatchs prêts à en découdre. Percival lui coupa toute intentions de s’essayer à des méthodes Ivariennes et commença par contre à s'essayer, lui, aux dagues du jeune homme. Ivar souleva à nouveau le gros maillet, et haussa les épaules :

« Je peux te dire la même chose de mon côté. Mais... ça viendra naturellement ! C'est un peu entre le combat à mains nues et à l’épée. En général j'accompagne juste mes... enfin ! Laisse parler tes gestes. Ça viendra tout seul. »

Et moi... c’est rien de plus qu'un gros marteau ! Je peux le faire !  Effectivement, Ivar avait été initié à un certain nombre d'arts martiaux et donc au maniement de quelques armes. Mais bien entendu, jamais il n'avait utilisé d'armes de ce gabarit. Mais ayant le corps pour... pourquoi pas ?! Au pire, il laisserait de côté et irait à la main.

Mais pas le temps de tergiverser, Ivar vit son corps, habité par Percival s'élancer pour donner un coup à la plus expérimentée de leurs cibles. Il ne put s’empêcher d'observer la manière dont il se déplaçait et attaquait le vieux Bandersnatch. Mais alors que Percy revenait, il était suivi par le vieux loup. Ivar encaissa le coup et se sentit étrangement fort lorsqu'il se rendit compte qu'il avait à peine une égratignure. La volonté et l'assurance remontées à bloc, il s'élança à son tour sur Papy Bardersnatch pour lui donner un bon gros coup de maillet, mais la précision n'était pas à son paroxysme...

Grognant et faisant une grimace, Ivar ne l'entendait pas de cette oreille ! Il donna un autre coup, balayant une large surface en un coup circulaire; atteignant le monstre au flanc. Il recula à son tour pour reprendre son souffle, l'air glacé de ce début de journée en montagne asséchait et donnait l'impression d'avoir la gorge et les bronches en feu. Sans quitter les deux loups des yeux, Ivar s'adressa à Percival :

« C'est plus compliqué que ce que je croyais. Mais un peu de challenge fait parfois du bien ! Tu t'en sors pas mal ! On va leur montrer qu'on a de la ressource avec nos armes habituelles ou pas. »

Ivar n'avait même pas vraiment pensé à la magie, est-ce qu'elle dépendant de son corps ou de son esprit... ça... c'était peut-être pour ça que son intervention n'avait pas fonctionné auprès de la jeune bête, un peu plus tôt ? Peut-être qu'il avait ça dans le sang, mais pas dans l'âme ? Ce n'était pas vraiment possible de tenter quoi que se soit comme ça, en plein combat alors il pensa à un nouvel angle d’attaque, se concentrant encore sur le plus vieux de leurs adversaires, autant tenter de le terrasser en premier.

Le jeune Bandersnatch, lui, s'élança vers Ivar (dans le corps de Percival), pensant sans doute qu'il était bien plus assuré avec Papy à sa suite ! Mais Ivar balaya un peu de neige et de graviers vers lui pour tenter de l'aveugler...

« Whoooooah ! »

Malheureusement en vain...


~
Ivar attaque Papy Bandersnatch -40HP
Ivar tente d'aveugler Bandersnatch Ado pour l’empêcher de l'atteindre. (raté) -20HP
~
récapitulatif du combat:
 
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Ven 20 Mai - 8:48

« Laisser parler mes gestes ? Ok, je vais essayer… »

Le géant, qui n’en était plus vraiment un, prit le parti d’attendre un peu que les deux compères Bandersnatch se manifestent pour pouvoir s’imprégner des conseils de son ami. Souple sur ses jambes, étonnamment réactives pour quelqu’un dont le tour de mollet dépassait habituellement le tour de bras de son hôte, le géant enfermé guettait patiemment la charge de l’un ou l’autre de ses ennemis, en écoutant son ami, qui venait de revenir d’une charge contre les loups.

« Non, tu te débrouilles bien, je t’assure. Ca ne te semble peut-être pas naturel, mais je te rassure, je ne l’ai pas depuis si longtemps que ça, ce maillet, alors mon corps est peut-être pas autant conditionné que le tien au combat. »

Le trentenaire, bien qu’il ait toujours eu le physique de l’emploi, ne s’était mis que sur le tard en quête d’une arme pour protéger ses arrières en cas d’attaque de monstres. Et si son physique hors norme lui permettait de compenser un peu avec son manque d’expérience en la matière, il n’empêchait que ses muscles n’avaient certainement pas la même mémoire des gestes que ceux de son ami.

Il donna un petit coup de dague dans l’air, pour apprécier le conseil de son ami et sourit :

« Je ne sais pas si tes bras se souviennent de ce genre de mouvement, mais j’ai senti celui-là vachement moins contraint. »

De là à utiliser la technique spéciale de son camarade, il y avait un monde, mais si, déjà, ses attaques étaient déjà plus percutantes, le combat ne s’éterniserait pas et ne risquerait pas de se solder par un échec cuisant. Et, à la réflexion, mieux valait que l’issue du combat leur soit positive, puisque, comme c’était eux qu’on envoyait chercher les habitants ou les ouvriers du village perdus dans les montagnes, il y avait peu de chance qu’ils voient quiconque leur porter secours.

Le Bandersnatch ado tira bientôt le gaillard de ses réflexions en attaquant, tête la première, le plus massif des deux corps. Ivar, qui comme Percival, avait laissé venir leurs ennemis, tenta de contrer la ruade du jeune loup en soulevant une motte de terre et de neige pour l’aveugler. Peine perdue, avec toute la fougue et la lucidité de la jeunesse – et peut-être la chance du débutant - il l’évita de justesse et réussit à porter le coup qu’il visait à son équipier. Un peu déçu que la tentative, pourtant ingénieuse, de son camarade se soit soldée par un échec, le rouquin lui lança :

« Bien vu, Ivar. Dommage, c’est pas passé loin. La prochaine sera la bonne, c’est sur ! »

Porté par cette nouvelle initiative, le gaillard regarda autour de lui et remarque une branche pliée sous le poids d’une épaisse couche de neige qui ne demandait qu’à tomber sur le Papy Bandersnatch. Sans hésiter une seule seconde de plus, Percival donna un bon coup de pied dans le tronc en espérant qu’il avait vu juste. La petite douleur qu’il ressentit au niveau de la cheville le fit grimacer à double titre : non seulement à cause de la surprise de se souvenir, encore une fois, qu’il ne disposait pas nécessairement de la même puissance de frappe qu’avec son corps d’origine, mais surtout parce qu’il se reprochait vertement d’avoir fait prendre au corps de son hôte un tel risque de rouvrir une blessure sur laquelle il lui avait demandé de veiller tout particulièrement. Ceci dit, le fait que la douleur se dissipe rapidement et la réussite de son entreprise le rassurèrent bien vite sur l’état de santé du corps d’Ivar.

Car, après une seconde d’hésitation, la branche lâcha sur le Papy Bandersnatch toute la neige qu’elle supportait depuis visiblement trop longtemps. Les deux pattes arrière du loup furent totalement ensevelies sous l’épaisse couche de poudreuse, empêchant la bête d’attaquer comme elle l’avait prévu. Sans plus attendre, le rouquin affermit sa prise sur les poignées des deux dagues et s’élança contre le plus jeune des Bandersnatch, profitant de ce que son aîné était coincé pour le moment.

Avec un peu plus de facilité qu’à l’assaut précédent, il lui décocha un coup de chacune de ses armes, entaillant par endroit son poil lisse et luisant.

« Profitons-en pour liquider le jeune d’abord. » expliqua-t-il en revenant auprès de son acolyte. « Il m’a l’air un peu plus retors que son arrière-grand-père. »

Il lâcha un éclat de rire sonore, qui sonna très étrangement avec cette voix à laquelle il n’était habitué que de l’extérieur, et commenta :

« Parce que, se faire écraser par un tas de neige comme ça… »

Le loup, comme s’il avait compris que l’ex-géant se moquait de lui, se démena pour sortir de sa prison de neige et, une fois ses pattes extraites, regarda les deux humains en grognant et en sortant les crocs.

« Je crois qu’il a pas vraiment apprécié la plaisanterie. »

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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Mar 24 Mai - 12:29

Ivar MaxwellDans une situation de combat imminente de la sorte, il était difficile à Ivar de donner un cours de maniement de ses dagues à Percival. Quand au jeune homme fluet qu'il restait dans sa tête... Ivar était un peu comme ces personnes qui flottaient dans leurs vêtements bien trop larges. Il n'avait pas l'habitude de voir ni de porter autant de chair. En entendant les compliments de Percival sur le fait qu'il se débrouillait plutôt bien, Ivar se demandait si son ami avait déjà testé d'autres styles de combat avant de jouer le rôle de Thor... c'était un peu ce qu'il avait ressenti quand il avait essayé de soulever l'immense marteau lorsqu'il avait encore son propre corps. Lui simple humain n'en avait pas le pouvoir!

Après quelques essais, Percival commençait à prendre la main, lui aussi, apparemment il laissait plus parler ses poignets. C'était un peu comme au tennis de table... tout est dans le poignet !

« Bien joué, Percy ! »

Les Bandersnatchs eux, ne semblaient pas autant en proies aux questions que les deux humains. Au contraire, ils étaient sûrs de leurs gestes et de leur force. Ainsi les attaques ne tardèrent pas. Et malgré le fait que la neige et terre mêlées ne suffirent pas à empêcher le Bandersnatch ado de foncer droit sur Ivar, le jeune homme, dans sa nouvelle enveloppe s'en sortit sans encombre. Ivar regarda Percival tenter quelque chose d'autre avec beaucoup plus de succès. Le Papy Bandersnatch immobilisé un moment, Percival profita pour s'occuper du jeune loup qui s'était enfui un peu plus tôt. Mais il fut tout de même amusé par ce qu'avait dit Percival, ou plutôt, il était étonné d'entendre son rire version Percival. Étrangement, il avait tout d'un rire Percival mais avec sa voix à lui, c'était le monde à l'envers... Pour le moment il n'avait pas encore eu le moindre petit moment pour s’inquiéter du fait qu'ils soient coincés dans un corps qui n'était pas le leur. Ils avaient bien d'autres priorités vitales. Le problème se posait simplement quand, en voyant Percival se servir de la branche, il avait pensé aussi s'en servir, mais plutôt comme tremplin, mais se souvint qu'il serait bien mal parti dans ce corps.

« J'avais pensé grimper... mais je suis plus du tout sur de mon coup ! Alors... on va dire que, puisque le papy est plus lent, pour cette fois, je vais m'occuper de lui. »

Ivar laissa donc Percival en tête à tête avec le jeune loup pour se tourner vers celui qui grognait. Mais c'était un bien grand espoir qu'il avait là. Ce gros marteau était drôlement compliqué à manier. Ivar le laissa donc un moment de côté et faute de pouvoir se servir de ses dagues, ils utilisa ses mains, se servant de la force du géant comme contrepartie à la qualité « coupante ». Cette fois, il tenta d'intimider son adversaire. Il faut que ça fonctionne cette fois ! Alors qu'il s'avançait vers lui toutes dents dehors, Ivar l'imita et lança un énorme grognement à son attention, et l'expression de masque Kabuki qui allait avec, bien sur !

« RrrRRrRRRrrrrroar !!! »

Opération réussie ! Le vieux monstre se figea un moment, ne comprenant apparemment pas ce qui se passait. Ce qui avait peut-être aussi fait gagner quelques secondes à Percival. Mais Ivar ne tarda pas plus pour essayer de lancer sa technique, quoique sans ses armes. Sa pirouette tranchante se changea en pirouette frappante. Bien qu'il eut plus de mal à se mouvoir et à se rattraper si bien qu'il crut une seconde qu'il allait glisser et s'écraser sur le monstre. Mais en fait, il serait tombé sur une pluie de poussière cristalline.

« Wow! Eh, t'es vachement balaise, Percy!!! » Ivar se rapprochait de son ami, qui n'allait surement pas tarder à finir son match lui aussi. « Besoin d'un coup de main?! »

Récap' du combat:
 
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Mar 31 Mai - 19:28

Lorsqu’Ivar évoqua l’idée de grimper dans un arbre pour prendre leurs adversaires par surprise, Percival contempla son ami, enfermé dans son corps de géant, avec un brin d’étonnement et de désapprobation mêlés. C’est sur un ton hésitant qu’il répondit :

« Effectivement, je te garantis que c’est une mauvaise idée. »

S’il y avait bien une chose que le rouquin savait gérer, c’était bien les risques que l’on pouvait prendre avec un corps de cette envergure. Et, sans avoir besoin de crier tout haut son poids, qui dépassait facilement les trois chiffres avant la virgule, il était évident qu’une branche de cette taille – comme beaucoup de ses sœurs, même plus épaisses, d’ailleurs – n’allait pas tenir deux secondes face à une telle surcharge.

« Fonce, alors. » continua-t-il lorsque son acolyte lui annonça prendre le papy Bandersnatch en chasse, sans qu’il ait eu besoin d’exposer plus avant les lois de la physique qui régissaient son corps de colosse. « Je garde un œil sur le gamin. »

Mais pas seulement, vu le spectacle qu’iVar s’apprêtait à lui offrir : une intimidation de vieux briscard de loup et une adaptation maison – et sans maillet, soit dit en passant – de sa technique de pirouette tranchante. Un peu soufflé, Percival laissa quelque peu retomber sa garde, le temps de voir son corps se mouvoir avec une agilité bien supérieure à celle dont il pensait disposer. Certes, la réception était un peu laborieuse, mais si on lui avait dit qu’un jour, il serait capable d’exécuter une cabriole pareille en plein milieu d’un combat contre des loups, il aurait surement laissé éclater son rire sonore en guise de réponse.

« Moi, balèze ? Tu rigoles ? Je ne savais même pas que j’étais aussi agile. »

C’était un vrai coup de bambou ! Il y avait de quoi lui faire clairement envisager de revoir son jugement sur les limites de son agilité.

Boosté par ce dépassement de son corps – qui n’était pas vraiment de son fait, mais duquel on pouvait raisonnablement dire qu’il avait participé pour moitié - le géant répondit immédiatement :

« Non, je vais me débrouiller. »

La curiosité piquée au vif par le fait qu’Ivar lui ai fait utiliser une de ses propres techniques, il prit une profonde inspiration et planta son regard dans celui du jeune loup, qui n’avait rien perdu de la disparition de son ancêtre, et dans les yeux de qui on pouvait lire une once de crainte et un torrent de haine. Il retroussa ses babines de plus belle en voyant que Percival le regardait et, incapable de se retenir plus longtemps, il s’élança vers la proie qui, selon lui, serait la plus facile à éliminer. Le rouquin, relevant le défi, courut à sa rencontre, ses deux dagues se recouvrant immédiatement de runes enflammées dès qu’il songea à utiliser son Sceau de Vulcain, puis de flammes, à mesure qu’il approchait de sa cible.

Lorsqu’ils ne furent plus qu’à un mètre l’un de l’autre, le loup prit un appui plus ferme sur ses pattes et s’élança dans les airs, toutes griffes dehors. Percival, assez rapide dans ce corps pour mettre à profit l’information que ses yeux expérimentés avaient décelée, s’écarta juste assez pour éviter les pattes de son assaillant et lui donner deux coups de dagues enflammées sur le flanc. La gueule du loup commença à disparaitre en une fine poussière cristalline, mais il réussit quand même à donner un dernier coup de patte arrière droite dans le torse de Percival avant qu’elle ne subisse le même sort que la tête. Le rouquin, bien moins résistant aux impacts dans ce corps-ci, fut déstabilisé et se retrouva les fesses dans la poudreuse.

Il adressa un regard complice à son camarade et laissa, de nouveau, éclater un rire sonore dans le froid de la clairière.

« Même intervertis, aucun monstre ne nous résiste ! »

Il tendit la main à son ami qui s’était approché de lui pour qu’il l’aide à se relever. Une fois debout, il reprit un peu de son sérieux et continua :

« On ferait quand même mieux de rentrer pour voir avec les médecins du Village s’ils savent ce qui nous arrive. »

Il regarda autour de lui pour s’assurer que l’homme qu’ils avaient sauvé d’une chute de branche et d’une paire de loups ne s’était pas simplement caché. Après un bon tour d’horizon, il haussa simplement les épaules et lança à son camarade :

« J’espère que notre « contrat » est rentré au Village. »

Il adressa un clin d’œil malicieux à son ami et commenta :

« Je trouvais que ça faisait un peu plus mercenaire, comme façon de parler, non ? »

Il s’en amusa encore quelques instants et se mit à ramasser les cartes que le pauvre pèlerin avait laissé en plan au pied de l’arbre où il s’était réfugié. Il serait surement content de les retrouver, s’il s’agissait du résultat de ses expériences pour mettre au point de nouvelles cartes. Une fois qu’il les eut toutes rassemblées, le gaillard proposa un repli stratégique :

« Je crois que j’ai tout. On décampe ? »

Sans se faire prier, il ouvrit la marche à travers les bois jusqu’au Village, s’étonnant de l’énergie dont le corps de son hôte débordait. Ils avaient beau faire le même nombre de pas – et encore, pas sur, vue la longueur des jambes du colosse – il lui semblait bien moins fatigant de trainer ses guêtres dans cette enveloppe jeune et légère que dans la sienne massive et… expérimentée.

Dès qu’ils eurent le Village en vue, Percival hâta inconsciemment le pas. Glenn les attendait à l’entrée de la ville. Le rouquin lui lança de loin :

« Alors, il est rentré au bercail, ton spécimen ? »

Récapitulatif du combat :
 
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Mer 1 Juin - 17:03

Ivar MaxwellAvoir un corps de géant avait aussi son lot de désagréments. Surtout quand on était habitué à être un petit être passe partout et hyper-réactif. Mais après la question de la masse bien trop conséquente de Percy pour grimper aux arbres, réflexe de poids plume écarté donc, chacun des deux hommes s'étaient décidés à prendre une cible unique et Ivar fut incroyablement surpris de voir à quel point la force de Percival était un bon revers à son manque de rapidité. Ivar avait d’ailleurs prouvé à Percival qu'il était capable de faire un peu plus qu'il ne faisait habituellement avec son corps, bien qu'il avait commencé à mesurer aussi les limites à sa souplesse durant son attaque.

Percival fut surpris de voir cette attaque, contrairement à Ivar qui ne s'était pas vraiment posé la question. Le jeune homme enfermé dans son corps lui répondit sans une seconde d'attente :

« Juste un peu raide sur la fin... mais bien sur que t'es balèze ! Même pas mal ! Je fais ça sans mes dagues et j'ai les deux mains dans le plâtre ! »

Percival s'occupait du plus jeune monstre ; Ivar pouvait regarder la scène, ayant compris le message quand il avait dit ne pas avoir besoin d'aide. Il fut étonné de constater que Percival suivit son exemple et usa de sa magie pour enflammer ses dagues et attaquer le Bandersnatch qui avant de totalement se désagréger en cristal, lui donna un ultime coup qui le fit tomber à terre. Ivar s'approcha et aida son ami à se relever, en écoutant son rire, qui lui fit un drôle d'effet.

« On change pas une équipe qui gagne ! Je crois que je vais prendre exemple sur toi pour mes attaques... les dagues ont semblé bien résister à la puissance magique et l'attaque était nickel ! »

Une fois les deux sur pieds, Ivar regarda à terre pour constater que les monstres n'avaient rien laissé et regarda autour de lui. Percival ajouta qu'il serait peut-être utile d'aller chercher de l'aide auprès des médecins du village. Ivar acquiesça. Ils allaient sûrement pouvoir rencontrer Anita aussi.

« J'ai jamais entendu parler d'une situation pareille... mais cet homme et sa fiole, il te disait quelque chose ? Et puis il est parti où Spider-man ? »

Ivar balaya à nouveau la place du regard, il ne vit l'homme nulle part. Il haussa les épaules puissantes de Percival, qui du bas de son corps de tout jeune homme lui donna la piste manquante à la décision de reprendre la route vers le Village Glaçon. Il fallait espérer qu'il soit rentré, oui et qu'il n'ait pas attiré d'autres monstres sur la route. Ivar leva son pouce à Percy pour donner son approbation à ce qu'il avait dit au sujet des « mercenaires », puisqu'ils n'avaient pas encore trouvé mieux comme mot. Ils en avaient parlé un peu plus tôt mais avaient été submergés par les événements peu après.

« Faut espérer. S'il est pas allé se perdre quelque part d'autre... »

Il n'y avait qu'un moyen de le savoir ! Les deux hommes firent route retour vers le village beaucoup plus rapidement qu'ils avaient fait l'aller. Et dès leur arrivée, les gens n'allaient pas tarder à comprendre que quelque chose n'allait pas chez ces deux là. Ivar était pour une fois celui qui traînait un peu plus la patte, bon ça, niveau apparence, aucun problème, mais la manière de parler, là... Ivar arriva juste à temps - un peu plus fatigué que d'habitude - pour entendre la question de Percival à Glenn. Son intonation et cette manière de parler...

« Ahahah ! Alors ?! De retour, les aventuriers ?! Vous avez l'air en un seul morceau ! Oh Biggs ? Il s'est carapaté jusqu'ici y'a une dizaine de minutes. Vous le trouverez à la tente de restauration... on dirait qu'il a pas mangé depuis un mois ! »

Ivar arriva et suivit Glenn à l'intérieur du campement qui avait déjà changé de tête depuis les deux dernières semaines. Le coup de pouce de chacun avait l'air d'avoir donné un grand coup d'avancement aux chantiers et l'humeur était bien moins lourde qu'à leur arrivée. La nouvelle du rétablissement d'Anita y était peut-être aussi pour quelque chose. Tellement qu'elle pouvait commencer à se lever un peu, avait-on entendu dire au détour d'une tente. Lorsque Glenn reprit la parole, Ivar se trouva un peu plus ennuyé :

« Ivar, j'ai fait porter mes vêtements dans ta tente par Cassandra. Je t'ai préparé de bonnes cartes, pour débuter du moins. Pour toi Percy... je te laisse voir ça avec Biggs. Je dois aller vérifier ce qui est arrivé comme marchandise aujourd'hui, on se retrouve au dîner !

- T'en fais pas Glenn, Ivar a plus d'un tour dans son sac ! Pas vrai ?!
»

En fait ça restait à voir. Mais Ivar bomba le torse de Percival, ce qui le fit parraitre sans doute encore plus grand et fort... Glenn riait en retournant à ses occupations. Ivar se dirigea vers la tente où Spider-man prenait son repas. Une fois arrivés près de lui, il s'installa à table.

« Ah ! C'est vous. Merci encore, c'est pas pour me chercher des excuses, mais je me voyais pas combattre le ventre aussi vide... je vous dois une fière chandelle, les gars ! Qu'est-ce que je peux faire pour vous en échange ? » Ivar regarda Percival. C'était peut-être le moment de négocier ses cartes ?

Note commandant (et pas générale... *sort*):
 
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Mer 1 Juin - 17:14

~ ~

Percival et Ivar obtiennent 500Gils chacun.


Ils passent au Niveau 5 !!! Félicitations !!! Pensons aux Limites de niveau 1 !
(Envoie moi un MP lorsque tu aura fait ton choix!)

~  Like a Star @ heaven  ~

Percival a mené sa mission de sauvetage à bien et obtient un Deck de Départ de Triple Triad ! Bravo !







(Merci à Frost pour le tirage des cartes!)
~  Like a Star @ heaven  ~
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Jeu 2 Juin - 20:53

Pas peu fier des compliments qu’Ivar lui avait adressé sur la transposition de sa technique de feu sur les dagues du jeune homme, Percival sourit à pleine dents et répondit simplement :

" Oh, tu sais, je pense que toutes les armes qu’on nous vend sont faites pour supporter ce genre d’attaques élémentaires. Même si tu dois être un peu plus doué que moi pour ça. Je mets beaucoup plus longtemps à faire apparaitre les runes sur mon maillet, d’habitude. "

Mais l’heure n’était pas vraiment aux échanges de félicitations sur leur capacité d’adaptation à ces corps d’emprunt. Ivar en était d’accord : mieux valait partir à la poursuite de leur grimpeur. En marchant vers le village, son acolyte évoqua de nouveau l’étrange homme blond qui était à l’origine de leur situation problématique. Un peu agacé – bien qu’il eût complètement oublié ce détail, quelques secondes plus tôt - Percival serra le poing et grogna :

" Oui, d’ailleurs, si on le recroise, lui, il se peut qu’il goute d’un coup de dagues enflammées. "

Mais, heureusement pour le blondinet, la première chose vivante qu’ils croisèrent fut celui qui les avait envoyés chercher le disparu. Mais contrairement à Ivar, le colosse n’avait pas vraiment réfléchi au fait qu’il valait peut-être mieux passer cette histoire sous silence. Après tout, Glenn pourrait s’en vouloir de les avoir précipités sur la route de cet homme étrange.

Heureusement pour eux, le Dolien avait à peu près autant de sens de l’observation que le géant au réveil, et il ne remarqua absolument pas les expressions qu’avaient employées le nouvel Ivar. Au lieu de ça, il les envoya directement sur la trace de leur cible, à la tente où tout le monde prenait ses repas. Percival remercia rapidement leur camarade de chantier :

" Déjà qu’il nous file entre les pattes quand on l’aide, alors j’espère qu’il va pas nous priver de quoi que ce soit, ce midi… "

Il se retourna, puis, par manque d’habitude, leva les yeux une fois nez à nez avec sa cape rouge, et échangea un regard avec son acolyte :

" Au moins, on sait qu’il est là. C’est déjà ça. "

Mais son triomphe fut de courte durée : lorsque Glenn reprit la parole pour annoncer qu’il avait posé sur le lit d’Ivar les pantalons à recoudre, en le regardant fixement, le colosse ne mit que quelques secondes à comprendre. Il regarda Ivar, dans son corps, puis Glenn, puis Ivar, et, avec ses piètres qualités de menteur – qui, vraisemblablement, n’avaient pas évolué quand il avait intégré l’enveloppe corporelle du jeune homme – il balbutia une réponse :

" Euuuhh, je m’en occupe. T’en as besoin pour quand, déjà ? "

Parce qu’en réfléchissant bien, même avec la meilleure volonté du monde, leur échange standard de corps était un sacré frein : Percival, dans ce corps jeune et agile, n’avait aucune connaissance en la matière et, Ivar, avec ses énormes mains, n’était clairement pas dans les meilleures conditions pour faire un travail soigné.

Ivar botta vite en touche pour se débarrasser de Glenn. Sitôt parti, le grand gaillard se tourna vers son ami pour lui glisser, à voix basse :

" Mais comment on va faire ? La seule chose que j’ai recousue, je l’ai jetée à poubelle juste après… "

Pourtant, il était bien loin de l'idée du géant de vouloir éviter à tous prix de mettre la main à la patte dans cette histoire : s'il pouvait aider son ami en quoi que ce soit, il le ferait. Après tout, lui n'avait pas hesité à l'accompagner dans la forêt ce matin.

Ils évoquèrent le problème en se rendant à la tente. Chaque difficulté à la fois : ils avaient sauvé un homme de deux Bandersnatchs affamés pour que l'un d'entre eux récupèrent des cartes à jouer.

En arrivant, ils n'eurent pas à chercher longtemps : Biggs était le seul à s'être attablé à cette heure matinale. Les deux compères filèrent droit sur lui, avec un air apparemment assez décidé pour inciter l'intéressé à justifier son comportement avant qu'ils n'aient le temps de lui dire quoi que ce soit.

Les bras croisés sur son torse, le visage plus fermé que d'ordinaire, Percival écouta les explications totalement bidons du spécialiste en cartes sur son comportement lâche. C'était typiquement avec ce genre de réactions que l'on pouvait se le mettre à dos. Et bien que la qualité de sa récompense dépendit aussi de son attitude sur le moment, le géant était incapable de faire semblant de cautionner ces fausses excuses.

Oubliant qu'il risquait de desservir son ami plus que lui-même, maintenant qu'ils avaient échangé de corps, il fouilla dans la poche de son manteau pour en sortir le paquet de cartes qu'il avait ramassé dans la clairière et le lança sans ménagement sur la table :

" Tu avais laissé ça."

Un peu gêné par le fait que Percival ne lui fasse pas clairement comprendre ce qu’il voulait comme récompense, l'homme ramassa les cartes, en retira quelques unes du tas et tendit le reste à l'envoyeur.

" Gardez celles-là, en guise de remerciement. Vous pourrez toujours les revendre à un bon prix si vous ne jouez pas au Triple Triad. "

Avec ses petites mains, Percival attrapa sa récompense en affichant une mine renfrognée :

" Merci."

Il jeta un coup d'oeil à son camarade pour se rendre compte une nouvelle fois qu'il le dépassait d'une ou deux têtes et, par là-même, que c’était le jeune homme, plus que lui, qui aurait à souffrir de sa réaction lorsqu’ils auraient retrouvé leur corps d’origine. Il prit donc sur lui et fit mine de s’adoucir quelque peu :

" Ce n’est pas grave ! L’essentiel, c’est que tu ailles bien. "

Son ton sonnait tellement faux que n’importe qui connaissant un tant soit peu Ivar se serait interrogé sur cette dernière phrase. Bien conscient de ses piètres qualités d’acteur, le géant se tourna vers son ami, le regard criant à la rescousse, pour qu’il coupe court à la conversation et qu’ils s’en aillent.
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Lun 6 Juin - 12:18

Spoiler:
 

Ivar MaxwellIvar souleva les épaules massives de Percival avant de lui répondre au sujet de ses dagues, sans pour autant prendre un ton de reproche. Il avait beaucoup trop de respect pour son ami pour ça :

« En fait se sont des armes qu'on ne doit pas trouver dans le commerce. Elles sont dans la famille depuis longtemps. Mais elle tiennent le coup. »

Il fallait comprendre que l'inquiétude d'Ivar était surtout sur le fait que le métal et le feu étaient des éléments qui ne s'entendaient pas vraiment... en toute logique - Ivarienne, éventuellement - le feu détruisait le métal. Mais après s'être rassuré sur l'état de ses dagues, il avait été heureux de constater que grâce à Percival, il allait pouvoir se libérer de cette inquiétude. Détruire un trésor familial serait pour lui une chose inimaginable.

Sur la route, toujours à leur question de changement d'apparence, Ivar et Percival se demandaient si l'auteur de cette farce allait remontrer le bout de son nez... on avait déjà entendu une histoire pareille dans les parages ?

« J'ai pas l'intention de laisser passer ça comme ça, crois moi ! Qui sait où il a filé encore ? On va pas passer notre vie à courir après tout le monde dans cette foret ! Pourtant, crois moi, je vais le trouver! »

Pour le moment, c'était bel et bien le cas, pourtant. D'ailleurs, ils ne tardèrent pas à arriver au village et à prendre connaissance de l'état de Spider-man... bien occupé à se goinfrer apparemment. Il ne s'inquiétait pas un peu de leur sort à eux, celui là ? Quand à Percival, il fut bien confus lorsque Glenn se tourna vers lui pour lui dire qu'il avait déjà livré la marchandise à recoudre. Ivar occupa Glenn le temps que Percival réponde, encore un peu balbutiant. Il ne savait pas vraiment comment il allait se débrouiller pour coudre avec ses mains immenses dont il était doté à présent. Mais il ne douta pas d'y arriver ! Après tout, c'était Ivar ! Il allait le faire, point Ivar ! Et il allait le faire comprendre à Percy !

« Te fais pas de soucis ! Ça sera fait. Je sais pas encore comment mais, fais moi confiance ! Et on va pas rester comme ça longtemps... même s'il faut mettre la foret sens dessus dessous, on va finir par le retrouver cet homme.
»

Ivar pourrait sans doute être autant plus effrayant que ridicule dans le corps de Percival. Ses gestes étaient les mêmes que ceux dont il avait l'habitude, pourtant son corps était trois fois plus imposant (et c'était « gentil » de dire ça)...

Une fois en face de Biggs. Ivar observa son ami, pour qui était sensé être la récompense... enfin, bien que sur ce coup, Glenn avait peut-être été un peu optimiste. Il fallait voir l'attitude de ce Biggs. Pourtant, la situation devait vraiment paraître étrange. L'homme imposant et bien plus mûr qu'était Percival restait en retrait alors qu'un jeune homme à l'air boudeur gérait la rencontre.

Lorsqu'Ivar vit que Biggs ramassait ses cartes... il fit un pas en avant et se teint fermement de toute sa nouvelle stature, l'air plus que jamais sûr de lui. Sans même un mot, puis se détendit lorsque leur « contrat » offrit des cartes « en guise de remerciement ». Autant dire qu'il n'était pas vraiment d'accord avec la dernière réplique de Percival. Enfin, sur le fond, oui. Ivar n'était pas d'avis de laisser qui que se soit dans l'embarras... mais il ne faisait vraiment pas d'efforts, celui là...

« Et surtout, évite d'aller te perdre à nouveau. Des gens sont morts de froid dans cette foret ! Si Glenn ne nous avait pas prévenu, tu serais peut être encore accroché à une branche à cette heure-ci !

Allez, c’est pas qu'on s'ennuie, mais on a du pain sur la planche.
»

Ivar était lui aussi un peu perturbé par le fait de ne pas pouvoir bouger à sa guise. Ils avaient surtout une drôle d’énigme à résoudre. Une de plus. Une fois sortis de la tente, non sans rater de renverser la réserve d'eau au passage, avec ce maillet qui augmentait encore sa prise dans l'espace, Ivar se tourna vers le colosse miniaturisé :

« J'espère qu'on va trouver une solution à ce problème. Est-ce que tu as une idée ? J'ai jamais entendu parler d'un truc pareil. Tante Cassandra saura peut-être quoi faire ? Je crois qu'on a pas vraiment le choix... vu les médecins qu'il y a ici, pas sur qu'ils puissent nous aider... à part nous enfermer dans un asile. »

Il se souvenait de la pseudo menace du médecin de la veille... bizarre ce type. Cassandra, c'était la piste la plus évidente à ce moment précis. Au moins, c'était sur qu'elle les croirait au moins, elle qui les connaissait plutôt bien, d'ailleurs on se demandait comment elle faisait... Peut-être qu'elle aurait un remède à ce mal, autant qu'elle l'avait pour la jeune Anita. Même si ça devait les emmener encore dans des aventures folles.

Après avoir cherché Cassandra, ils eurent l'information selon laquelle elle était à l’hôpital de fortune. S'ils allaient bel et bien la voir, alors ils allaient pouvoir voir Anita du même coup... mais dans quelles circonstances... et comment parler à Cassandra de leur très léger soucis, alors ?
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Mer 8 Juin - 20:23

Faute d'être retombés sur leur assaillant dans la forêt,  les deux compères allaient devoir s'accommoder de leur situation jusqu'à ce qu'ils aient un avis médical sur la question. Ce qui ne tarderait vraisemblablement pas trop, une fois qu'ils en auraient fini avec leur "contrat".

Les choses avaient pourtant mal démarré. Percival s'était montré particulièrement revêche et avait presque envoyé promener cet homme qu'ils avaient sauvé. Pourtant, ce ton un peu dur lui avait permis d'obtenir des cartes assez communes, s'il en croyait son peu d'expérience en la matière. Et alors qu'il s'était embarqué dans des remerciements dont la chaleur était tout sauf sincère,  son ami avait rempli à merveille son rôle de grand frère - qui allait sûrement avec le corps qu'il empruntait - et lui avait sauvé la mise en mettant fin rapidement à cette discussion. Il modéra même les propos faussement compréhensifs qu'il avait balbutiés, si bien que le colosse enfermé dans ce modèle réduit de corps le regarda avec des grands yeux, où se mêlaient surprise et gratitude, et pour cause ! Il était tout de même assez peu coutumier du fait qu'on veille sur lui de la sorte.

Sans ajouter quoi que ce soit, Percival hocha la tête pour appuyer l'avertissement de son camarade, et ils ressortirent aussi sec.

Il ne fallut que quelques secondes au géant pour laisser éclater son étonnement en lui gratifiant son dos d'une des claques qu'il n'hésitait pas à dispenser dans ce genre de cas... après quoi il remis à bien gentiment sa main douloureuse par devers et retint avec grand peine une grimace.

" Tu lui as carrément cloué le bec ! J'aurais pas dit mieux si j'avais été vraiment moi."

Il regarda rapidement à droite et à gauche pour vérifier que personne ne l'avait entendu, - et se rendit compte,  des difficultés qu'eprouvait son ami à mouvoir ce corps massif dans l'espace plus confiné du camp - et baissa d'un ton.

" Enfin, tu vois ce que je veux dire."

Il était d'ailleurs temps de chercher une solution à ce problème.  Quand Ivar proposa de préférer sa tante aux médecins détachés ici, le géant opine du chef : ils ne lui avaient pas fait une forte impression, à lui non plus. Et puis, elle avait réussi à rendre sa voix à la jeune  Anita.  Elle avait peut être une autre recette sortie d'un vieux grimoire qui pourrait leur venir en aide.

" Va pour Cassandra. J'espère juste qu'elle va pas nous envoyer aux quatre coins d'Héméra cette fois-ci. "

Dès qu'on leur eut indiqué où elle se trouvait, ils filèrent droit vers la tente-hôpital. Elle était en train de discuter tranquillement avec la jeune fille qu'ils avaient contribué à soigner, tout en palpant sa gorge avec une assurance qui ne permettait aucun doute sur ses connaissances en la matière.

Percival toussota pour annoncer leur arrivée. Cassandra le dévisagea avec un air sérieux et, avant qu'il ait pu dire quoi que ce soit, lança,  d'un ton impatient :

" C'est pas le moment, les garçons. Je vous ai déjà dit qu'elle devait se reposer avant de pouvoir parler."

Un peu embarrassé, Percival passa la main dans ses cheveux gris, comme il le faisait avec sa toison habituelle et répondit :

" On est pas là pour ça, Cassie. On a... un problème. T'as cinq minutes pour qu'on t'en parle ?"

La tante d'Ivar était loin d'être idiote. Son neveu ne lui parlait jamais de cette façon. Du moins, il ne l'aurait jamais fait en temps normal. Son regard se fit plus inquiet et elle reprit :

" J'arrive dans deux minutes. Attendez moi juste à côté. "

Percival obéit immédiatement et s'assit sur le lit qui se trouvait de l'autre côté du rideau qui séparait les deux "chambres" des malades. Il consulta son camarade du regard et commenta :

"Tu crois qu'ils lui ont filé des lits pour soigner ses patients depuis hier ?"

Ils n'eurent pas le temps de poursuivre sur le sujet : Cassandra les avait déjà rejoints. Elle promenade son regard de l'un à l'autre et leur demanda :

" Vous avez l'air étrange. Qu'est ce qui se passe ?"

De nouveau, Percival se gratta l'arrière de la tête, en attendant de trouver que les mots se mettent en place de façon à passer le mieux possible. Il tourna la tête vers son compagnon et se lança :

"Ça va sûrement te paraître complètement dingue mais il nous est arrivé un truc ce matin dans la forêt..."

Les deux compères n'eurent pas trop des bribes de leurs deux mémoires pour raconter à la tante du jeune homme comment ils en étaient arrivés là. Quand il eurent fini, elle les observa du coin  de l'oeil, encore un peu dubitative.

"Vous n'êtes pas juste en train de me faire une mauvaise blague ?"

Le regard, momentanément olive, du géant fournit une réponse suffisamment claire à la femme pour qu'elle n'insiste pas. A la place, elle commença à s'activer dans tous les sens, en expliquant :

" Je ne me souviens pas avoir vu quoi que ce soit dans mon livre, mais je ne connais pas toutes les pages par cœur. Et puis, cette fumée, c'est un peu bizarre. Ca ne me dit rien non plus. Mais par contre, je crois que j'avais un arrière-grand-père… ou grand oncle… Enfin, bref, quelqu'un dans la famille à qui il est arrivé quasiment la même chose. Bon, c'était après qu'une branche lui soit tombée sur la tête, et il avait changé de corps avec un écureuil, mais le processus devait être le même… Ah, mais il est où, ce grimoire ?"
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Ven 10 Juin - 21:23

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Ivar MaxwellSi Ivar était né avec le patrimoine génétique et l'environnement de Percival, il aurait peut-être eu moins de problème à se faire entendre tout au long de sa jeune vie... un corps comme celui de son ami avait de quoi imposer le respect même sans hausser la voix ou se tortiller dans tous les sens comme il le faisait si bien dans son enveloppe de pins habituelle... il avait conclut l'entretient qu'ils avaient avec Biggs d'une manière brillante si on en croyait la satisfaction que semblait ressentir Percival.

Lorsqu'ils furent a quelques mètres de la tente, la tête haute, Ivar s'attendait presque à entendre le grand rire tonitruant de Percival, mais il sentit à peine la tape que son tout petit corps lui donna dans le dos. C'était étrange, mais Ivar dans sa tête restait le même petit homme qu'il avait l'habitude d'être, alors difficile de penser qu'il n'allait pas passer entre deux chaises comme d'habitude pour le moment... et après avoir confirmé à Percival qu'il voyait bien de quoi il voulait parler. Et encore un peu plus encouragé, le jeune homme s'empressa de parler de cette situation gênante ; ils avaient à trouver une solution au problème. La première chose qu'il trouva à faire fut de demander à Cassie si dans ses vieux grimoires elle ne trouverait pas de quoi les soigner. Ce qui finit par convaincre Percival.

« C'est bien ce qui me fait peur ! Si on doit voyager dans cet état là... On risque de pas vraiment s'en sortir ! Je crois que ça a détraqué mon pouvoir avec les monstres. »

Sur ces paroles, Ivar se tut... il réfléchissait a cette grande perte, le pouce et l'index sous le menton poilu du grand roux. Ils ne prirent pas longtemps à arriver à l’hôpital et trouvèrent Cassie occupée avec Anita. Il leur fit un signe pour les saluer. Percival prit alors la parole, ce qui ne tarda pas à mettre la puce à l'oreille de Cassandra. Ivar parlait toujours avec plus d’énergie, que se soit de l’énergie négative ou positive, hôpital ou pas, d'ailleurs. Le ton des paroles qui sortaient de la bouche du petit homme qui faisait face aux deux femmes n'était en rien celui d'Ivar. Ils furent envoyé dans le box d'à coté pour patienter mais ne durent pas le faire très longtemps. Même pas le temps pour Ivar de s’asseoir pour répondre à Percival, que sa tante arriva et le coupa dans son élan. Percival fut le premier à commencer à répondre, mais Ivar renchérit très vite et commença à conter ce qui s'était passé, la fumée, la fiole, impossible de respirer... il était sur que s'il avait été seul à raconter ça, elle l'aurait envoyé balader. Cette histoire était tellement invraisemblable. Mais si le regard de Percival aurait suffit pour lui faire comprendre qu'en effet, il ne s'agissait pas d'une mauvaise blague, Ivar ne s’arrêta pas là ! Ou il ne s'appellerait pas Ivar !

« Tu crois vraiment qu'on aurait trouvé un truc pareil à inventer, tante Cassie ? On est venus ici pour aider, pas pour poser d'autres problèmes ! »

Elle se mit à faire les cents pas pour apparemment réfléchir à une solution... rien ne semblait lui venir et plus elle parlait, plus le regard que lançait Ivar à Percival était grave... mais le regard grave d'Ivar se voulait carrément affolé au bout d'un moment, avant de retomber finalement vers un air de dépit; lorsqu'il comprit que la seule piste qu'ils avaient était une histoire d'écureuil... ce qu'il pouvait tout à fait comprendre, mais là, personne ne s'était pris de branche sur la tête... Si bien qu'il crut apercevoir une chaise de l'autre côté du box, près d'une sorte de déserte, apparemment quelqu'un avait quitté cette chambre il n'y avait pas si longtemps. Ivar était sonné. Il ne l'aurait sans doute pas montré devant un étranger. Mais malgré la distance qui le séparait en général de Cassie, ils se connaissaient plutôt bien, et Ivar avait dors et déjà une confiance presque aveugle en Percival...  Si bien qu'avec son habitude de poids plume, il se laissa tomber sur la chaise de dépit. Mais lorsqu'il comprit son erreur, il était déjà trop tard. Il était les quatre fers en l'air, la chaise ayant cédé peut-être pas sous sa masse à proprement parler, mais avec l'élan qu'il s'était donné, c'était le résultat qu'on pouvait attendre. Ne pouvant pas vraiment se relever avec une grande facilité, le derrière douloureux à cause des fragments de la chaise, il regarda Percival, puis Cassie...

« Tu nous crois, maintenant ? J'avais jamais entendu parler de cette histoire avant, tante Cassie, mais si je suis sur d'un truc, c'est que c'est cet imbécile encapuchonné qui nous a jeté un sort ! »

Alertés par le bruit qui venait de ce côté-ci du rideau, la scène attira l'attention de plusieurs personnes, dont le médecin sceptique de la veille.

« Qu'es-ce qui se passe ici ? Encore vous deux ?! Cassandra, essaye de tenir un peu ces deux là... ils vont finir par nous détruire la tente ! Vous n'avez que ça a faire tous les deux... merci d'avoir aidé hier, mais évitez de mettre ces lieux sens dessus dessous. »

Oui, ben il croit que j'ai voulu me retrouver dans cette position, lui ?  Ivar se releva difficilement... et ils entendirent une voix de l'autre côté du rideau. C'était Anita, sa voix était encore un peu enrouée, mais elle parvenait à parler à peu près convenablement... Mais tout le monde dût s'approcher pour éviter qu'elle n'ait à trop élever la voix, elle prit un certain temps pour parler, mais elle y parvint:

« J'aimerai faire un tour dehors... je n'ai pas revu le village depuis très longtemps. Je vous dirais ce que vous voulez savoir, vous m'avez aidée, après tout. J'aimerai me rendre utile à mon tour... si ça permet de *kof* voir plus clair dans tout ça. Ne t'en fais pas Cassandra. »  

Elle regarda le docteur, tout le monde suivit son regard et il finit par accepter. Mais comme il était impossible de sortir un fauteuil roulant dans ces conditions et qu'elle était trop faible. Ivar eu une idée en voyant ses grandes mains encore rougies par le choc de son atterrissage par terre.

« Je... Je peux la porter ! Ça ne devrait pas me poser de problèmes, comme ça ! »

Et au pire, Cassandra pourrait les accompagner...
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Percival Strong
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Mar 14 Juin - 19:54

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S'il y a ait bien une chose que Percival pouvait affirmer, assis sur ce lit d'hôpital de fortune, c'est que la tante d'Ivar, maintenant qu'elle les croyait, ne les laisserait pas tomber. Il faut dire que le géant l'avait un peu pratiquée, quand il était plus jeune. Il lui avait parfois servi de commis, parfois de coursier et souvent de nid à problèmes. Le Village n'était, après tout, pas si grand que ça et ses frères et lui avaient eu souvent l'occasion de la faire tourner en bourrique.

Toujours était-il qu'il ne l'avait vu dans cet état d'énervement qu'à deux reprises : lors d'un drame personnel et lorsque son grand-père était venu la trouver, en toute discrétion, pour lui demander de lui rendre un service.

Il faisait déjà nuit, et Percival, qui n'avait que treize ans, mais dépassait déjà son frère aîné en taille et en carrure, avait du le ligoter pour le trainer jusque chez eux. Garett se débattait furieusement et hurlait à qui voulait l'entendre de le laisser retourner dans la forêt.

" Elle m'attend. Elle m'attend !"
répétait-il sans cesse.

C'était un Percival à l'oeil noirci, au nez en sang et à la lèvre tuméfiée qui avait du avouer à ses grands parents qu'ils s'étaient frottés à une sorcière des neiges, qui avait jeté un sort de "Charme" à son frère. Percival ne pouvait dire ce qu'elle lui avait fait miroiter, mais l'illusion était si tentante que l'aîné des frères Strong s'y accrochant désespérément, même après la fuite de leur adversaire. Son cadet avait eu beau essayer de le frapper - méthode éprouvée malgré son manque de délicatesse avéré - rien n'y avait fait et c'est encore à renforts de ses poings et ses pieds qu'il avait pu le tirer jusque chez eux.

Après avoir lui-même essayé de le ramener à la raison, le grand-père s'était résolu à aller chercher Cassandra, à l'abri des regards des quelques touristes en vacances au Village. La femme, en apprenant ce qui s'était passé, avait collé une bonne trempe à l'arrière du crâne du rouquin, avant de se transformer en une sorte de tornade à peu près identique à celle qu'ils avaient sous les yeux maintenant. Elle avait veillé plusieurs jours sur Garett, et malgré les moments difficiles par lesquels il était passé, elle n'avais jamais baissé les bras.

Un bruit de casse et de chute tira le colosse de ses souvenirs. Il reporta son attention sur l'origine du vacarme et aperçut son propre corps, étalé par terre, entouré des morceaux de ce qui avait été autrefois une chaise.

Partagé entre le comique de la situation, l'inquiétude pour son ami et la gêne que lui renvoyait l'image de son propre corps, Percival grimaça avant de finir par acquiescer aux propos de son ami d'un hochement de tête et de répondre avec humeur à l'invective du médecin qu'ils avaient rencontré la veille.

"Desolé. Il l'a pas fait exprès ! Et puis, ça devait pas être du très solide, cette chaise..."

S'il croyait que c'était simple de se mouvoir sans jamais rien heurter quand on avait un tel physique, il se trompait largement. C'était grace à une expérience de trente années et quelques que Percival réussissait à limiter la casse, jusqu'alors.

Le médecin lança, pour toute réponse, un regard glacial à l'impertinence qui venait de lui répondre et ferma sèchement le rideau qu'il avait tiré, juste avant qu'une petite voix se fasse entendre. Il revint à la charge et les accompagna jusqu'au chevet d'Anita, l'air franchement désapprobateur. Et en entendant que c'était à Cassandra que la jeune fille promettait d'etre attentive à ne pas faire d'efforts trop violents, il ne put réprimer une grimace vexée mais accéda quand même à leur demande, avant de tourner les talons :

"Bien, mais pas plus de vingt minutes. Et, surtout, couvrez-la bien."

De son côté, le gaillard fit comprendre d'un signe de tête à son camarade - intercepté également par Cassie - qu'ils verraient plus tard pour cette histoire d'échange de corps. Ils avaient enfin l'occasion d'apprendre ce qu'ils voulaient savoir depuis leur arrivée, ils n'allaient pas la laisser passer.

Percival, qui s'était planté dans sa direction, les poings plantés sur les hanches, assura, d'une voix suffisamment puissante pour être entendu par le docteur :

" On y veillera !! Vous inquiétez pas !"

Sur la proposition d'Ivar, il fut rapidement décidé qu'il la transporterait depuis le véhicule poids lourd qu'il pilotait momentanément, mais sous surveillance non négociable de sa tante.

"Je ne suis pas pour." avait-elle commencé avec sa franchise habituelle. "Mais si elle est aussi péniblement butée que vous, je n'essaye même pas de discuter. De toutes façons, c'est une fille de chez nous, alors je suppose qu'un peu d'air frais l'aidera à recouvrer des forces. Allez, maintenant, ouste. Vous n'espérez quand même pas que vous allez m'aider à habiller Anita ?"

Leurs joues prirent une teinte légèrement rose et ils se précipitèrent hors de l'espace qui servait de chambre à Anita. Là, le colosse retomba sur la chaise qu'Ivar avait cassée et se lança, à grands renforts de mimes et de descriptions sommaires, dans quelques conseils de base quant au maniement de ce corps massif. Après tout, il allait avoir la responsabilité de porter une malade : mieux valait qu'il évite de trébucher ou de se cogner n'importe où.

Au bout d'une dizaine de minutes, Cassie les rappela pour qu'ils mettent leur plan à exécution. Pendant tout le déroulement de l'opération, le rouquin ne cessa de dire à son acolyte de faire attention, de passer devant lui pour lui ouvrir les toiles de tente et dégager le passage lorsqu'il était encombré. Mais quand enfin, ils furent tous les quatre dehors, il se détendit, en même temps que le visage de la jeune fille s'éclairait.

"Le soleil !!" s'exclama-t-elle avec sa petite voix, les yeux plissés d'éblouissement.

Ils firent quelques pas et, une fois ses yeux habitués à la lumière du jour, elle repartit :

"Le village !!"

Percival la regarda avec un sourire radieux :

"Oui, on a presque tout reconstruit ! Ca a une bonne tête maintenant, hein ?"

Des larmes commencèrent à rouler sur les joues de la jeune fille, qui avait assisté à toute la scène de destruction du Village Glaçon, quelques mois plus tôt. Le rouquin, un peu gêné, commença à se gratter l'arrière du crâne et balbutia, visiblement gêné :

"Mais non, je voulais pas dire que… Enfin, je…"

"Laisse-la. C'est normal. Il faut que ça sorte." le coupa la tante d'Ivar. "Marchons encore un peu."

Percival opina du chef et lança un regard un peu perdu à son acolyte, tiraillé entre l'envie de poser un milliard de questions à Anita et la conscience qu'il avait de la nécessité de la laisser s'approprier tous les changements qui avaient eu lieu durant son hospitalisation.

Au bout de quelques minutes de marche silencieuse vers les abords du Village, ils tombèrent sur un banc qui surplombait un peu les bâtiments reconstruits.

"Tu devrais t'asseoir un peu, Iv… Percy ?"

Il savait pourtant que la constitution de son ami était suffisamment robuste pour que ce brin de jeune fille ne l'embarrasse pas avant un bon moment, mais il ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter pour leur santé à tous les deux. Ils s'assirent donc un instant et, ne supportant plus ce silence, le géant commença à expliquer à Anita :

"Là-bas, tu vois, c'est l'hôtel."

Elle leva son doigt en direction du centre de la catastrophe, maintenant remplacé par deux chalets mitoyens.

"Là, c'est la maison du maire du Village." indiqua Percival, qui pensait naïvement qu'elle lui demandait de lui indiquer à quoi servait telle ou telle construction.

"C'est là qu'on m'a trouvée. C'est de là-bas que je l'ai vu. Il était tout seul, comme ils l'ont dit à la télévision. Il avait cette grande épée et ces longs cheveux blancs…"

Le souffle un peu court, elle souffla :

"C'était Sephiroth."
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Lun 20 Juin - 21:36

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Ivar MaxwellIl est vrai que le village avait changé depuis la fusion des mondes. Ce qui avant n'avait été qu'un endroit retiré était peu à peu devenu un lieu de villégiature prisé d'Héméra pour ses superbes pistes de sports d'hiver... un lieu de passage pour de nombreux chercheurs d'Orbes aussi. Ivar ne s'en était pas vraiment occupé. C'était même étrange d'ailleurs que le jeune homme n'ait pas un jour eu pour lubie de retrouver ces orbes, chimères et cristaux.

Non, il était revenu pour aider alors qu'une grande tragédie s'était déroulée dans le village où il avait passé de nombreux moments en compagnie de sa tante, son cousin et leurs bêtes, avec qui il s'entendait nettement mieux, d'ailleurs. Il ne s'était pas vraiment posé la question de savoir ce qui liait Percival et Cassandra, du moins, il avait eu d'autres occupations bien plus prenantes... et c'était étrange de constater qu'il avait eu l'incroyable chance de s'étaler juste devant le colosse à Corel. Mais depuis, ils ne s'étaient que peu quittés. Juste lors de ces 10 jours de Chasse au Trésor. Pourtant... il était évident qu'il y avait sûrement beaucoup à entendre au sujet de Cassie et Percy.

Mais loin de ces préoccupations, pensant juste à leur situation actuelle, Ivar venait de s'étaler de sa nouvellement forte stature sur le sol de la chambre d’hôpital adjacente à celle d'Anita. Une chose est sure... il ne verrait plus jamais les objets de la même manière et cela le confortait dans son opinion positive sur Percival... il semblait difficile de se retrouver dans un corps aussi volumineux tout à coup ! Ivar avait l'impression que tout ce qui l'entourait avait rapetissé. Pour Ivar les mots qu'avait employé Percival, qu'il savait très bien être son ami et non lui même, n'avaient rien de choquant pourtant le médecin semblait penser que ce jeune homme était d'une impertinence monstre ! Mais il furent très vite soulagés de le voir sortir de leur champ de vision pour les laisser entre eux.

Ivar s'amusait un peu des réactions du médecin, il avait une certaine fierté pour sa tante, quelque par. Elle avait toujours réussi à se faire respecter, parfois même plus que les personnes qui en avaient officiellement "les responsabilités"... Avec leur aplomb habituel, les deux amis montrèrent au médecin et à Cassie qu'ils n'allaient pas changer d'avis sur leur décision facilement. Et devant leurs regards additionnés à celui d'Anita, ils furent bientôt autorisés à emmener la jeune fille en balade.

Ivar fut assez gêné lorsque Cassie fit remarquer qu'ils devaient laisser les femmes entre-elles pour qu'Anita soit habillée pour résister au vent frais de ces montagnes. Il eut un nouveau geste maladroit mais qui fut sans grandes conséquences cette fois, mais le visage qu'il arborait trahissait plus fortement encore sa gêne. S'en suivit une leçon sur le thème « être Percival », qu'Ivar écouta sans broncher, venant de son ami.

« Je suis vraiment désolé » avait-il même fini par dire en voyant les dégâts et sans doute la gêne que l'incident avait provoqué chez Percival. Si encore ça avait servi à quelque chose d'utile Ivar n'aurait pas eu le moindre scrupule, mais là...

Puis, lorsque les filles eurent terminé leurs préparatifs, ils furent rappelés et la balade commença. Ivar avait la charge de porter Anita et cette dernière semblait aussi légère qu'un sac à dos d'écolier un jour d'école buissonnière. Bien qu'il fut un peu ennuyé par toutes les recommandations de Percy, même s'il ne dit rien, Ivar s'était lui aussi détendu (après un minuscule sursaut de confusion) lorsqu'Anita avait serré un peu plus fort son étreinte pour s'exclamer devant des merveilles qu'elle n'avait pas vues depuis des lustres. Rien de plus portant que quelques rayons de soleil et des quelques bâtiments encore si clairsemés de la ville en reconstruction.

Ivar était bien mal à l'aise par moments, se demandant même ce qui lui avait pris de proposer ça... pourtant, quelque part, la voix et l'émotion d'Anita lui suffisait pour oublier ce petit inconfort. Il regarda lui aussi Percival dans son corps à lui, un énorme sourire sur le visage partager son enthousiasme au sujet de l'avancement des travaux. Ivar comprit que la jeune fille s'était mise à pleurer lorsqu'elle lâcha son étreinte d'une main pour essuyer son visage. Étrangement muet, le jeune homme au corps de colosse continua sa marche lorsque Cassie l'indiqua. Puis lorsqu'ils furent près du banc, il balbutia :

« Je... euh oui. » suite à quoi il laissa les deux autres s'installer avant de « poser » Anita. Le banc avait heureusement été un peu réchauffé par le soleil.

Percival indiqua les constructions pour casser un silence un peu pesant. Et bientôt... Anita se senti prête à parler. Lorsqu'elle parla de longs cheveux blancs... Ivar posa comme par réflexe les mains sur sa tête... avant de n'y trouver que de courts cheveux dont il se souvint rapidement la couleur et la texture... il serait sûrement difficile de le prendre pour Sephiroth... pourtant, parfois c'était terrible d'avoir des cheveux qui pouvaient y faire penser. Il regarda Percival lorsqu'elle continua sur la révélation qui ne faisait qu'une assurance de plus... c'était Sephiroth.

Ivar ouvrit la bouche pour réagir mais Un regard de sa tante qui se tourna lentement vers Anita le fit taire. La jeune fille n'avait sûrement pas fini. Après avoir resserré le châle qu'elle portait autour du cou, elle continua :

« Je ne me souviens plus vraiment de ce qui s'est passé avant... ni après. Mais j'ai juste entendu comme quelque chose qui explosait... puis des cris. J'ai voulu crier, mais je n'ai pas réussi. »

C'était sans doute ce qui l'avait sauvée... qui sait ce qui lui serait arrivé s'il avait vu qu'elle était encore vivante... ? Pensa Ivar.

« Puis, un autre cri... le cri le plus affreux que j'ai entendu... *kof* et Sephiroth... *kof* ... il est parti. J'ai du perdre connaissance... Et je me suis réveillée à l’hôpital. »

Lorsqu'elle termina sa phrase, dans un nouveau sanglot, Ivar détourna les yeux. Il n'avait pas la moindre idée de comment réagir face à ça... pourtant il regarda Percival avec une détermination indomptable, serrant le poing posé sur sa cuisse. Anita devait avoir déjà pu penser à tout ce qu'elle avait perdu... depuis le moment où tout ça était arrivé. Elle avait été enfermée dans un mutisme pendant un bon moment... ce qui aurait très bien pu la rendre folle.

« Il faudra bien qu'il paye pour tout ça ! Je te le promets, Anita ! »

Ivar, Ivar... est-ce qu'il savait vraiment ce qu'il disait ? Bon en soi, il n'avait pas fait la promesse de lui faire payer de ses propres mains, mais, il savait que tôt ou tard, Sephiroth paierait pour ces crimes! Un de plus... et combien encore à venir ?

Anita s'était mise à tousser et Cassandra fit signe à Ivar qu'il était temps : « Il est temps de rentrer, ça suffit pour aujourd'hui.»

Il était presque l'heure de manger... et le soleil n'avait lui aussi que trop tapé sur les cheveux blonds de la jeune demoiselle Jacobs... Si Percival n'avait pas de questions pressantes malgré le regard appuyé de Cassie pour qu'ils laissent un peu Anita prendre les choses à son rythme, ils allaient surement rentrer sur ce qui s'était dit là, concernant la catastrophe.
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Dim 26 Juin - 9:50

A mesure qu'ils avaient avancé, Ivar tenant Anita fermement dans ses bras, Percival avait progressivement échangé ses mises en garde et ses conseils contre des commentaires sur le village en construction. Non pas qu'il eut particulièrement remarqué que son ami commençait à en avoir assez - à juste titre - de ses remarques mais les larmes de la jeune fille l'avaient poussé à essayer de lui changer les idées et l'avaient naturellement aidé à modifier son discours.

Mais maintenant qu'ils étaient assis sur ce banc au soleil et qu'elle avait fini par leur lâcher le nom du coupable, le géant enfermé dans ce petit corps ne trouvait plus la force de dire quoi que ce soit. Sans qu'il sache vraiment pourquoi, la nouvelle - en était-ce vraiment une ? - que l'auteur de ce carnage était Sephiroth l'avait plongé dans un profond mutisme. Les yeux couleur olive perdus dans le vide, le visage habituellement si expressif du jeune homme plus fermé que jamais, le gaillard se répétait inlassablement le résultat de toute cette enquête, pour laquelle les deux amis avaient traversé une bonne partie du continent de Gaïa. Et la suite de l'histoire ne faisait qu'ajouter à son trouble.

Pourquoi s'était-il accroché à cette théorie selon laquelle il ne s'agissait peut-être pas de cet homme aux longs cheveux blancs, mais d'un groupe entier ? Était-ce la peur de reconnaître qu'un seul homme pouvait disposer d'une telle puissance ? Celle de devoir accepter que le SOLDAT, dont son frère faisait partie, n'avait pas vraiment pour mission la protection des civils ? Ou encore de se rendre compte que, même avec tous les efforts du monde, il ne parviendrait sûrement pas à tenir la promesse qu'il s'était faite de punir les coupables ?

Lorsqu'il entendit Ivar la reformuler tout haut pour réconforter Anita, le géant leva vers lui des yeux largement dubitatifs mais ne dit rien. Il profita simplement de la recommandation de Cassandra pour lui faire écho  en répondant mollement :

" Oui, rentrons. On a tous eu une grosse journée."

Ils n'en fallut pas beaucoup plus pour qu'ils s'exécutent, chacun ayant trop à cœur la santé de la patiente de Cassandra, et Percival y voyant avec soulagement un moyen de soustraire sa mine déconfite de la compagnie de Cassandra et d'Anita.

Les deux compères laissèrent la guérisseuse et sa patiente dans la tente-hopital. Avant qu'ils sortent, la tante d'Ivar les interpella néanmoins :

" Je vais fouiller dans mon grimoire ce soir. Reposez-vous en attendant. Il y a de grandes chances que j'aie besoin de choses… difficiles à trouver."

Le gaillard opina du chef, sans grande conviction et ouvrit la marche vers la cantine. Ils devaient se restaurer, et ils avaient encore à s'occuper des pantalons de Glenn.

Bien moins bavard à table qu'à son habitude - ou qu'à celle d'Ivar -, le géant se contentait de répondre à son ami, ainsi qu'aux quelques comparses qui s'étaient joints à eux. Lorsque l'un d'entre eux lui demanda ce qu'il avait, Percival lui répondit simplement :

" Je suis juste fatigué."

Le jeune Dolien lui claqua le dos en éclatant de rire :

" Hey les gars, je pensais pas entendre Ivar dire ça un jour : Monsieur est fatigué !"

Le géant se força à sourire et lança un regard blasé à son ami. Au bout de quelques minutes, ils prirent congé, sous les boutades de leurs collègues de chantier. En sortant, le gaillard s'étira et prit une large bouffée d'air frais. Le soleil s'était déjà couché et le camp baignait dans une atmosphère bien plus calme que dans la journée.

" Desolé pour ça. " finit-il par lâcher à l'attention de son compère.

Mais ce début de conversation fut interrompu par l'arrivée du médecin étrange qui les avait approchés la veille. Il referma la toile de la tente de cantine derrière lui et vérifia que personne ne risquait de les surprendre en multipliant les regards à droit et à gauche alors qu'il s'approchait.

" Heho."

Percival se tourna vers lui en plissant les yeux pour l'identifier dans la nuit tombante.

" Je… Voilà, j'ai surpris votre conversation avec la jeune patiente tout à l'heure."

La mine du rouquin se fit plus suspicieuse. Honnêtement, le lieu était si peu fréquenté qu'il devait forcément avoir un peu provoqué cette "écoute surprise". Il le laissa néanmoins continuer ses explications :

"J'ai pas trop le temps de vous en parler ici, mais je suis sur que tout ça a été orchestré par la Neo-Shinra. J'en faisais partie avant de venir ici et j'ai vu des choses… "

Il jeta un regard inquiet en direction d'une tente où une femme avait parlé un peu fort et conclut rapidement.

" Je dois repartir demain mais je vous laisse mes coordonnées si vous voulez en savoir plus."

Il glissa de force un papier dans sa main de jeune homme et commença à s'éloigner. Percival eut la présence d'esprit de lancer un :

"Pourquoi à nous ?"

"Vous n'êtes pas comme les autres. Vous ne croyez pas sur parole un médecin qui vous dit qu'il n'y a rien à faire pour sa patiente."

Sur ces quelques mots, il disparut derrière deux maisons nouvellement construites. Le colosse regarda le papier dans sa main, puis son ami et commenta :

"Il est définitivement bizarre, ce type."

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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Mar 28 Juin - 16:04

Ivar MaxwellIvar ne pouvait pas s’empêcher d'être fidèle à lui même, malgré le corps épais dans lequel il se trouvait. Faire des promesses certes, mais il comptait bien les tenir, c'était bien ça le pire ! Percival, lui, était devenu incroyablement muet depuis l'annonce, qui en effet n'en était pas vraiment une. Ivar n'avait que peu de doutes sur le fait que Sephiroth ait bien pu être l'auteur de ce carnage.

Ils ne tardèrent pas à se lever du banc sur lequel ils s'étaient installés le temps de voir un peu le village et de discuter. Quand ils durent laisser Cassie et Anita, quelque chose ne plut pas vraiment au jeune homme, cependant ! Cassie vit une moue exagérément Ivarienne se dessiner sur le visage de Percival... la stupeur qu'il avait eu en entendant qu'ils allaient sûrement devoir aller à la chasse aux ingrédients rares encore une fois... pourtant, il n'y avait pas réfléchi, mais il y avait fort à parier qu'ils allaient devoir faire ce genre de missions s'ils gardaient leurs projets pour les prochains mois en tête.

Pourtant, malgré son entêtements à n'y voir que ce qu'il voulait très souvent, Ivar voyait que quelque chose n'allait pas. Enfin, c'est seulement lors du repas qu'il le comprit véritablement, en même temps que tout le monde.

« Ahahah ! On a eu pas mal d'émotions aujourd'hui ! Entre monsieur Biggs, les Bandersnatchs et le reste ! »

Ivar avait tout de même la force de jouer son rôle... riant un peu jaune du fait que Glenn se moquait de lui de la sorte, tout de même. Mais il ne s'attendait pas à des excuses de la part de Percival, ça non !

« Hein, quoi ?... » commença-t-il... jusqu'à ce qu'ils furent interrompus par un homme dont la voix disait quelque chose à Ivar... Dans la pénombre, il était assez compliqué de comprendre de qui il s'agissait mais lorsqu'il s'approcha, Ivar le reconnut. Il était l'homme qui les avait déjà interpellé après avoir administré le remède à Anita... ce type louche dont ils avaient eu vraiment que trop de mal à comprendre l'intervention nocturne la dernière fois aussi.

Ivar se posta les deux mains sur les hanches, il se voulait assez impressionnant pour qu'il ne leur cherche pas des ennuis... si bien que l'homme sembla un peu perdre le fil de sa pensée avant de leur dire ce pourquoi il était venu. Lorsqu'il entendit « Néo-ShinRa » Ivar laissa tomber ses mains pour écouter plus attentivement, les sourcils froncés, la mine plus grave. Ce qu'il entendait ne l'étonnait pas vraiment, la ShinRa avait beau se faire peau neuve, laver ses vieux vices et pêchers... mais ils ne mettraient pas de poudre aux yeux de quelqu'un qui vient de la région de Corel ! Oh ça non ! Ivar n'avait pas vraiment l'intention de les arrêter, pourtant, il savait de quoi ils étaient capable alors il acquiesça à ce que l'homme dit et but presque ses paroles...

Ayant connu la lutte contre la ShinRa à laquelle se livrait de nombreuses personnes à l'époque, Ivar n'était pas vraiment étonné du ton confidentiel que prenait le médecin. Mais cela ne l’empêcha pas de confirmer:  

« Un peu oui ! Comme si on allait baisser les bras comme ça ! »

Presque sous entendu « pour qui il nous prend » ?! Mais la conversation se termina là. Sur le départ de l'homme qui semblait bien pressé... Lorsqu'ils le perdirent de vue, Percival tourna la tête vers Ivar en commentant sur la « bizarrerie » de cet homme.. dont Ivar ne se souvenait plus du nom, si jamais il l'avait dit... il montra la main de son ami -qui était la sienne- et demanda :

« Alors, ça dit quoi ? »

Puis, ils rentrèrent... il commençait à faire frais et ils seraient de toute façons bien plus à l'aise dans leur dortoir... Lorsqu'Ivar arriva, il vit les pantalons de Glenn, étrangement bien pliés et rangés sur le couvre lit. Il y avait fort à parier que Cassie y était pour quelque chose dans ce rangement 'au cordeau'.

« Bon allez, je m'y mets ! »

Ivar regarda Percival et commença à aller chercher son précieux cadeau dans ses affaires. Il y avait les fils parfaits, des aiguilles de toutes tailles et pour tous usages... mais lorsqu'il commença à s'en occuper, il comprit qu'il en aurait pour beaucoup plus longtemps qu'il en aurait eu normalement. Pour autant, il aurait été impossible de l'en dissuader. Alors il prit son temps... un point après l'autre, ses doigts étaient bien moins précis que ceux qu'il avait l'habitude d'utiliser. Il perdait facilement l'aiguille avec laquelle il avait commencé à coudre sous ses doigts et finit par en prendre une plus grande et plus épaisse. S'appliquant comme on aurait pas parié, Ivar vint à bout du premier pantalon qu'il regarda avec un air d'autant plus ravi qu'il avait passé bien trois quarts d'heure à raccommoder. Il devina finalement une autre fente sur le tissus... surement due au passage à côté d'un clou ou d'un morceau de fer qui aurait bien pu blesser Glenn vu ce qu'il avait laissé comme souvenir au tissus! Il était étonnant de le voir à l’œuvre, un garçon si bougeant, si têtu et qui démarrait au quart de tour, être aussi calme et appliqué pour ce genre de tâches...


Au bout d'un moment, le sommeil finit par le rattraper. Il eut juste l'esprit de piquer son aiguille dans une bobine de fils et s'endormit.

Il ne le savait pas, mais au réveil, il serait nettement plus rapide à finir sa tâche ! Et puis... comme Percival avait dû bien moins veiller que lui, il se réveilla le premier. Il fut incroyablement étonné et ravi de ressentir à nouveau ses bonnes vielles impressions corporelles... qu'il aurait pu en pleurer ! Il s'empressa de réveiller le colosse endormi, il fallait qu'il voit ça !

« Percy ?! Percy ?! Ça y est ! Je suis à nouveau moi même ! »

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Percival Strong
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Mar 19 Juil - 12:02

Lorsque le curieux médecin les laissa comme deux ronds de flanc avec ce mot dans la main, Percival ne sut trop quoi dire de plus. Malgré cette intervention, qui l'avait un peu sorti de l'apathie dans laquelle la révélation d'Anita l'avait plongé, le rouquin restait d'humeur plutôt sombre, et le resterait vraisemblablement le reste de la soirée. Cependant, même dans cet état, il n'était pas du genre à aller jusqu'à ignorer les remarques de son entourage. Aussi s'exécuta-t-il sans broncher quand son compagnon de route lui demanda ce qui était inscrit sur la note que le médecin lui avait donnée. Il déplia le bout de papier chiffonné, le leva un peu pour le placer sous le halo d'une des lumières extérieures du camp de travailleurs et commenta :

"Ce sont des coordonnées à Fort Condor. Au moins, on a un nom et un endroit..."

De toutes façons, le géant n'avait pas vraiment la tête à chercher à creuser davantage. Ils avaient eu une longue journée et il leur restait encore quelques tâches à accomplir avant de pouvoir tirer leur révérence.

D'ailleurs, s'il l'avait oublié, le tas de pantalons sur son lit aurait eu tôt fait de le lui rappeler. Il envisagea le tas de linge avec un peu de lassitude mais se reprit rapidement pour lancer à son camarade :

"Bon, comment on s'y prend ? Je vais pas te laisser tout seul dans cette galère, quand même..."

Le ton avait beau ne pas être des plus enjoués - et pour cause, il n'avait ni la motivation, ni le talent pour être d'une aide intéressante - la proposition était sincère. Même au plus bas, le barbu n'était pas du genre à laisser tomber un ami.

Malheureusement, comme il l'avait prévu, son aide allait se résumer à tendre les pantalons, tenir les aiguilles et regarder son acolyte s'affairer avec une lenteur impressionnante. Il tenta à plusieurs reprises d'animer un peu la discussion mais sans grand succès. Et bientôt, l'arrivée des autres pensionnaires du dortoir - de plus en plus rares maintenant que la plupart des maisons étaient reconstruites - le dissuada de persévérer. Au bout d'un long moment, partagé entre ses réflexions agitées sur la Calamité à la poursuite de laquelle Ivar proposait de se lancer et le mouvement lent et régulier de l'aiguille d'Ivar sur le pantalon qu'il raccommodait, ses yeux, momentanément olives, se fermèrent doucement et sa tête tomba mollement contre le bois du lit superposé.

Le sommeil du colosse fut loin d'être paisible, perturbé par les émotions fortes de la veille. Il sentit qu'on le déplaçait pour l'allonger dans un véritable lit, mais ne s'en émut pas. C'est la voix de son acolyte qui le réveilla. Il ouvrit difficilement les yeux, comme la veille, mais se sentit étrangement empêtré. Mais cette fois, nul sortilège à l'horizon : il n'avait pas l'habitude de dormir aussi lourdement vêtu. Il se releva et regarda son ami, puis ses propres mains. Il s'esclaffa :

"Ha !! Moi aussi, c'est bien moi !!"

Il sourit avec conviction à son ami, s'étira et se leva rapidement, trop heureux d'être redevenu lui. Il fouilla dans ses affaires et en sortit une tunique et un pantalon propres :

"Je vais aller me débarbouiller un peu. Mes vêtements supportent rarement de rester un jour et une nuit collés à ma peau."

Après un décrassage en règle à savourer le plaisir d'avoir retrouvé son corps immense, le colosse revint, plus résolu que la veille. Dans les douches, il avait entendu quelques uns de ses camarades lui remettre en mémoire un énorme Festival et s'était immédiatement dit qu'il serait une belle occasion de passer un moment avec son ami, maintenant que le chantier du Village Glaçon était terminé. Et puis, ça serait surtout un excellent moyen de se changer les idées avant de décider où aller ou quoi faire par la suite, et, définitivement, une façon de remettre à plus tard ses questionnements sur le SOLDAT ou sur Sephiroth.

Il retrouva son ami en train de finir de réparer les pantalons de Glenn. Il lui exposa ses plans pour la suite pendant qu'il terminait et remporta, sans grande surprise, l'adhésion de son ami.

Lorsqu'il eut achevé sa mission, ils l'apportèrent à Glenn, qui se fit un plaisir de confier à Ivar les quelques cartes qu'il lui avait promises en échange. Ils étaient désormais parés pour les tournois les plus courus d'Héméra.

Ils filèrent ensuite rassurer la tante d'Ivar sur l'évolution de leur état et passèrent le reste de leur journée à s'assurer des finitions des bâtiments et rendre des petits services aux habitants.

Quelques jours plus tard, ils embarquèrent pour le Festival et quittèrent -pour mieux le retrouver sur un autre continent - le froid du Village Glaçon.

-----------------------

Ivar et Percival vont au Festival d'Héméra
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Mar 19 Juil - 14:40

~ ~
Ceci n'est pas un bilan MJ.

~  Like a Star @ heaven  ~

Ivar a mené son reprisage de pantalon à bien et obtient un Deck de Départ de Triple Triad ! Bravo !








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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Mar 26 Juil - 21:34

~ ~


Percival et Ivar passent au niveau 6!
Félicitations!

Percival gagne 250 Gils et Ivar 200Gils. Ils payent 50Gils pour se restaurer.

~
Ivar obtient son deck de départ, merci à Frost pour le tirage!  Smile

~  Like a Star @ heaven  ~

Percival et Ivar vont vers le Festival d'Héméra.
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