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 Un village en glace pilée

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Percival Strong
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MessageSujet: Un village en glace pilée   Mer 19 Aoû 2015 - 19:27

-> Ivar et Percival arrivent de Corel

Cette fois, c’était la dernière.

Et cette fois-ci, c’était vraiment la dernière caisse qu’il transportait de la journée. Il était hors de question de soulever quoi que ce soit d’autre avant d’être arrivé au Village Glaçon.

Cette deuxième épreuve s’était avérée encore plus pénible que la première, non seulement parce que leur énergie était un peu entamée, mais surtout parce que leur nouveau capitaine était doté d’un tempérament atypique, d’un sens des priorités discutable et surtout, d’une absence totale de bon sens lorsqu’il s’agissait d’évaluer ses propres capacités physiques. Ivar et Percival lui avaient proposé leur aide un nombre incalculable de fois, s’était faits envoyer paitre à peu près dans la moitié des cas, et s’étaient faits reprocher leur goujaterie quand ils avaient décidé de la laisser s’occuper de ses affaires seule.

Mais enfin, ils y étaient arrivés. Et leur capitaine avait beau être sacrément lunatique, elle avait quand même fini par les remercier de leur aide, une fois qu’elle s’était assurée que tout est convenablement accroché, en leur envoyant une brioche.

« Merci, capitaine. » lança le gaillard pile en même temps que son acolyte.

Il jeta un regard amusé à son compagnon et enfourna une large moitié de la brioche dans le gouffre qui lui servait de bouche, la mâcha à peine de secondes avant de l’avaler et d’envoyer sa sœur jumelle la rejoindre. Il adressa un large sourire à Ivar avant de lui lancer, en guise d’explication :

« Tout ça m’a vraiment ouvert l’appétit ! »

Percival, qui n’avait pas jugé nécessaire de s’assoir, tendit sa main à son camarade pour l’aider à se relever et il attrapa son sac. Alors qu’ils revenaient tranquillement vers le vaisseau, le rouquin s’enquit un peu de la santé de son camarade :

« Ca va le pied ? Avec tous ces efforts, j’avais un peu peur pour toi que ça se réveille. Je pense que tu devrais regarder, une fois qu’on sera dans… »

Le bruit des moteurs qu’on allumait l’interrompit. Il força le pas pour embarquer dans le vaisseau, remettant sa suggestion à plus tard.

Une fois entré dans le vaisseau, il constata que le nombre de places encore disponibles était assez restreint, et qu’aucune ne se trouvait côte à côte. Un peu contrarié de ne pouvoir faire le voyage flanqué de son acolyte, Percival persuada sans mal un gringalet de changer de place et leur laisser l’espace. Une fois confortablement installés – la notion de confort étant ici, pour Ivar comme pour le rouquin, largement discutable, étant donné la carrure imposante du colosse – les deux compagnons se mirent rapidement à discuter.

« C’est sur que c’est l’endroit à reconstruire en premier ! Parce que je peux te dire qu’on va vite regretter Corel, si on doit passer plusieurs semaines sous des tentes dans cette partie de Gaïa. »

De plus en plus à l’aise avec son interlocuteur, le rouquin commença même, de façon assez naturelle pour lui, à se dévoiler un peu :

« D’ailleurs, ça me rappelle une fois où, avec mes frères, on était parti pendant trois jours à la recherche d’un Chocobo blanc, parce que mon plus jeune frère avait entendu dire par un gars du Village qu’il avait vu des traces. Moi, je lui avais dit que c’était surement des foutaises et que, même si c’était pas le cas… »

Le rouquin secoua la tête pour ne pas se perdre en histoire dans l’histoire et reprit :

« Enfin bref, on avait décidé de partir vérifier. La première nuit, on a pas pu fermer l’œil tellement le vent soufflait sur la tente. On était congelés ! Et pourtant, on savait ce que c’était le froid, mais… »

Au fur et à mesure qu’il racontait son histoire, ses gestes se faisaient plus amples, son ton plus enthousiaste et son regard plus pétillant. Mais, alors qu’il terminait, il surprit le regard du jeune homme qu’il avait délogé, et se corrigea tout de suite pour redevenir plus calme.

« Toujours est-il que, même quand on a l’habitude, on est mieux entre quatre murs épais dans un lit douillet que sur un lit de camp dans une tente. Alors, je me donnerai à fond pour finir l’auberge rapidos ! »

La discussion avait rapidement dérivé sur les autres travaux à faire, le nombre de volontaires qu’ils trouveraient sur place, la proportion d’hommes et de femmes, le fait que le vaisseau devrait surement repartir dès aujourd’hui et le fait qu’il faudrait décharger tout le matériel qu’ils avaient monté.

Aussi le rouquin n’avait-il pas vu le temps passer. Quand un des autres passagers s’était exclamé qu’ils voyaient le continent, Percival, après avoir invité son compagnon à venir avec lui, l’avait rejoint pour admirer la vue. Le spectacle n’avait duré qu’une quinzaine de minutes. Ils avaient vite amorcé la procédure d’atterrissage pour atteindre – enfin – leur destination.

C’est avec sa cape épaisse sur le dos, son grand maillet à la main et son sac sur le dos que le géant sortit du vaisseau. L’air frais lui envahit immédiatement les poumons et, s’il n’y avait pas eu ce paysage dévasté pour lui rappeler les raisons pour lesquelles il revenait, il aurait pris une inspiration plus profonde encore pour savourer ce froid si familier.

Mais son souffle avait tendance à se couper plutôt que s’affermir, maintenant qu’il voyait, de ses propres yeux, l’étendue des dégâts causés par Sephiroth – ou tout autre véritable responsable. Il avait été touché par les images qu’il en avait vues à la télévision, à Costa del Sol, mais, même alors que leur point d’atterrissage se trouvait loin du Village lui-même, il était choqué de constater que le Village de ses souvenirs avaient été tout simplement effacé. Les yeux légèrement embués, il se tourna vers son compagnon et lui lança, d’une voix grave :

« Ca a l'air si... vide, non ? »

Il soupira et commença à faire quelques pas vers le campement. Un groupe d’hommes de carrure plus imposante vint à leur rencontre et leur lança, sur un ton enthousiaste :

« Jack nous a parlé de vous, les gars. Allez vous faire enregistrer et croquer un morceau. On s’occupe de décharger la dame. »

« Merci les gars. C’est pas de refus. » répondit Percival, le moral visiblement un peu remonté par cet élan d’entraide, avant de se tourner vers Ivar. « T’as entendu ça ? On a vraiment bien fait de lui faire confiance, à ce Jack. »

Le géant lança à son acolyte un regard plein de : *Patte de lapin.* et continua son chemin :


« On pourrait peut-être essayer de trouver ta famille, aussi, non ? »

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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Jeu 20 Aoû 2015 - 19:52

Ivar Maxwell

C'est exactement ce qu'Ivar avait pensé... cette bonne femme était un phénomène ! Mais ils étaient sans doute deux dans ce cas. Le capitaine les avait quand même remercié à sa façon. Il ne fallait peut-être pas attendre de courbettes, mais cette brioche était une compensation nécessaire sinon suffisante.

Ivar et Percival, bien qu'ils ne se soient rencontré que quelques heures auparavant, pouvaient paraitre se connaitre depuis des lustres aux yeux des membres de l'équipage. Mais il fallait dire qu'en dehors des sujets épineux qu'il valait sans doute mieux éviter pour le moment, il n'avait aucune raison de se montrer désagréable envers barbe rousse. Ivar était comme prévu assez étonné de le voir avaler la brioche en deux temps, trois mouvements, et croyiez le ou non, c'était bel et bien le cas. Ivar prit quand même plus de temps que lui pour savourer sa brioche, s'aidant de la main puissante de Percival pour se relever. Le jeune homme aux yeux olive avait presque oublié la douleur de sa cheville pendant l'après-midi. Percival venait à peine de la lui rappeler.

« Oh.. ? C'est oublié. » Et c'était la stricte vérité ! Mais c'était souvent le genre de douleurs à se réveiller lorsqu'on cessait un peu ses activités, dans la nuit en général. Mais alors que Percival lui conseillait de jeter un œil à sa cheville une fois... dans le vaisseau ? Mais... il... il... il allait décoller sans eux ?! Sans transition, l'expression assurée d'Ivar changea du tout au tout. Petits sourcils haussés, bouche ouverte et yeux écarquillés, il balbutia un « Qu'eskellefait ? » alors qu'il emboitait le pas à Percival, moulinant quand même un peu plus en raison de la taille plus réduite de ses jambes. Il n'y avait pas à tortiller... cette “capitaine” était une personne assez difficile. Fort heureusement, elle n'avait pas l'intention de les laisser sur le tarmac, mais quand elle disait “on décolle”, elle n'allait pas le dire deux fois.

A bord Ivar chercha des places... pas évident, mais un de ses camarades gringalets semblait d'accord pour changer de place alors finalement, Percival et lui pourraient continuer à discuter un peu. Ivar remercia le monsieur en s'inclinant légèrement, et prit place non sans un soupir de soulagement malgré le peu de confort dont disposait l'appareil et surtout avec la place que prenait Percival. Bon allez... il fallait au moins reconnaitre un avantage à avoir un petit gabarit. Il pouvait se faufiler bien plus facilement à des endroits où le grand Percival ne pouvait pas. Ivar ne se fit pas prier pour entamer la conversation, il parla de la reconstruction de l'auberge et il ne douta pas une seconde de la véracité des propos du grand roux. Mais il était décidé. Il pouvait enfin agir comme il pensait devoir agir, en aidant les autres. Il hocha la tête pour confirmer qu'il ne s'attendait pas à du grand luxe, mais Percival enchaina naturellement sur une anecdote concernant... ses frères. Il avait donc des frères.

Ivar écouta son histoire avec avidité. Surtout qu'il reconnaissait là les étincelles de l'enthousiasme dont il faisait aussi preuve lorsqu'il parlait d'un sujet qui le passionnait. (Bien que ses histoires avaient souvent bien plus de succès avec les animaux qu'avec les humains) Et si lui ne remarqua pas de problèmes que posait autant de démonstrations... lorsque l'orateur tourna le regard vers le “gringalet” de plus tôt, au regard grave, il se calma. Ivar calma aussi ses réactions de public ravi et immergé dans le récit de Percival pour revenir à un simple hochement de tête en conclusion. « Un peu oui ! Ils peuvent compter sur moi je vais pas la bas pour me tourner les pouces! »

Il regarda quelque secondes dans le vague, rassemblant ses idées pour continuer. « Alors tu as vraiment vécu la bas pendant longtemps... moi j'y suis juste allé en vacances. Il y avait des enclos et des bêtes. On faisait des fromages. Tout doit être détruit à présent. Une fois l'auberge réparée, tout restera quand même à faire. »

Il faudrait décharger le matériel... tiens tiens... est-ce qu'ils avaient des machines la bas pour ça ? Ivar ne se souvenait même pas qu'il existait des pistes atterrissage pour les aéronefs. Mais ça faisait bien longtemps... enfin, les deux hommes n'avaient pas eu l'inconfort de voir les sujets de conversation s'épuiser qu'ils entendirent qu'ils allaient bientôt arriver. Une fois revenus à leurs places pour l’atterrissage, Ivar s'habilla pour affronter le froid. Sortir de Corel où il faisait un soleil de plomb pour arriver dans cet endroit enneigé, ça allait leur faire un choc ! Mais pas autant que le choc de voir la ville à ce point dévastée.

Pourtant à peine le nez dehors, un vent glacial vient clouer Ivar sur place, le visage figé dans une expression de stupeur. Ce fut Percival qui brisa le silence glacial. « Je ne suis même pas sur... on est arrivés ? La dernière fois quelqu'un était venu nous chercher en camion. Mais il y a des tentes là bas. » dit-il. Il ne savait pas vraiment comment aborder tout ça. Par chance, alors qu'ils s’avançaient vers le campement, des hommes virent à leur rencontre. Ivar leva la main par réflexe en réponse à leurs signes. Comment Jack les avait-il décrit ? Le colosse à barbe rousse et le gamin gringalet ? Quoi qu'il en soit, ils les reconnaissaient et leur proposait d'aller s'enregistrer avant de manger. La voix de Percival semblait avoir repris un timbre à peu près normal. Et concernant Jack...

« J'avais quelques doutes pourtant. Mais je me demande s'ils vont s'en sortir avec le capitaine ? » Ivar lança un regard vers le vaisseau dont les moteurs ronronnaient encore. Elle ne semblait pas décidée à laisser son vaisseau pour manger, de son côté. Ils furent vite arrivés aux tentes. Il y en avait plusieurs, elles étaient toutes resserrées. De même, de nombreuses personnes étaient agglutinées devant ce qui semblait être une “base”. Ce devait-être là qu'ils allaient devoir s'inscrire.

« Je ne les ai pas encore vus. » dit le jeune homme en parlant de sa famille, tout en balayant le campement du regard. Mais il était un peu difficile de repérer qui que se soit dans tout ça. « Leur maison se trouvait... ah, c'est difficile à dire, je ne reconnais plus rien. C'était vers l'est. Mais allons s'enregistrer, ca sera ça de fait. » Après ils pourraient prendre leurs marques dans ce paysage dévasté. C'était comme le disait la journaliste... tout semblait avoir été soufflé.

Ivar arriva près de la tente où il y avait le plus d'aller et venues. Ils trouveraient bien quelqu'un pour leur indiquer où ils devaient “s'inscrire”. « Eh, voilà de nouvelles tête ! Venez vous inscrire par là. »  

C'était assez étrange de voir combien tout le monde essayait au maximum de sauvegarder le moral des troupes. Mais si les visages rayonnaient lorsque les plus vaillants ouvraient la bouche, leurs visages se refermaient aussitôt les échanges terminés. Ivar fut cette fois le premier à inscrire son nom sur la liste d'émargement. Il avait haussé les épaules en voyant ce dispositif. Il y avait une loterie à la fin, c'est ça ? Il laissa ensuite la place à Percival qui marchait toujours avec son énorme maillet. Ivar n'était même pas sur de pouvoir le porter, alors combattre avec... Lorsqu'ils eurent tous les deux finis leur inscription, quelqu'un se chargea de leur expliquer un peu l'organisation du camp ainsi que les tâches qu'il y avait à accomplir. Mais en plein milieu des explications, quelqu'un arriva derrière eux et contourna Percival pour lui faire face « Percy, c'est toi?! ... Ça fait combien de temps ? Et tes frères qu'est-ce qu’ils deviennent ? »

C'était une femme d'un âge certain, Ivar ne s'étonnait pas que les gens connaissent le colosse par ici, il y avait vécu... pourtant, Ivar trouvait sa voix familière, et se tourna donc lui aussi vers elle... bien qu'elle mit un certain temps avant de voir sans doute était-il dans l'ombre de Percival. Ses yeux s'écarquillèrent un peu lorsqu'elle baissa la tête vers sa jeune compagnie. « ... Ivar?! » Ah oui... Il n'avait peut-être pas prévenu de son arrivée.

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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Lun 24 Aoû 2015 - 21:10

Effectivement, il y avait peu de chances que l’on vienne les chercher en camion pour se rendre jusqu’au campement. Quand bien même certains des véhicules avaient survécu à la catastrophe, il y avait fort à parier que leur emploi était réservé à des tâches plus importantes que celle de venir chercher les nouveaux arrivants.

De toute façon, ils avaient déjà été largement bien accueillis, avec ces gaillards qui venaient prendre leur place auprès du quai de déchargement. Et puis, si le campement principal était bien celui qu’Ivar et Percival apercevaient à quelques centaines de mètres, il n’y avait vraiment pas nécessité de leur faciliter la tâche.

D’ailleurs, en commençant à marcher, le grand gaillard nota rapidement qu’il était bien plus facile de se déplacer qu’il ne l’aurait pensé : à force de supporter les allers et venues des volontaires du camp, la neige s’était considérablement tassée et ils ne s’y enfonçaient pas du tout. L’effort était minime et les deux compères purent donc continuer à bavasser sans retenue sur le chemin. Et quand Ivar s’inquiéta à voix haute du sort de leurs remplaçants auprès de leur étrange capitaine, le rouquin, malgré le froid et malgré le paysage dévasté, se prit à sourire sincèrement :

« On leur demandera quand ils reviendront, mais je doute qu’ils nous offre un verre pour nous remercier ! »

Ils continuèrent leur bout de chemin et, en arrivant au regroupement de tentes, le géant constata avec un léger soulagement qu’elles étaient plus nombreuses qu’il ne l’avait initialement cru et l’activité plus intense. Aussi, rien d’étonnant à ce qu’Ivar, qui n’avait passé que quelques vacances au Village, avoue ne plus reconnaitre la disposition des lieux. Percival lui-même, plus familier des anciens bâtiments, en gardait un souvenir qui se faisait de plus en plus imprécis maintenant qu’il ne restait plus rien là où il y aurait dû avoir un village entier. En désignant d’un geste une série d’arbres à gauche du camp, le rouquin expliqua, d’un ton pas totalement assuré :

« Il me semble bien que le village commençait ici. Enfin, quand j’étais encore ici… »

Il fixa quelques instants le point qu’il désignait et se rendit rapidement compte qu’Ivar l’avait distancé. Il secoua imperceptiblement la tête et força un peu l’allure pour le rejoindre juste avant qu’il n’entre dans une tente d’où quelqu’un l’avait interpelé.

Dès qu’il eut passé la toile épaisse, une odeur de chaleur humide lui emplit les narines en même temps que la chaleur lui piquait les joues. Rien d’étonnant, vu comme les gens s’affairaient à enregistrer les volontaires et affecter chaque nouvelle tête à une activité.

Percival jeta un rapide coup d’œil à l’ensemble des personnes présentes pour voir s’il ne reconnaitrait pas quelqu’un, quand le responsable de l’émargement l’interpela.

« Hé, le grand, à ton tour ! Tu mets ton nom juste ici, ce que tu sais faire juste à côté et le temps que tu vas rester. »

Avant que Percival n’ait eu le temps de répondre quoi que ce soit, il ajouta, en rigolant :

« Encore que j’ai déjà une bonne idée d’où on va te mettre. »

Percival laissa échapper un soupir de lassitude et attrapa le stylo des mains de son camarade sans même regarder son interlocuteur. Les gens pensaient toujours que c’était flatteur de mettre le physique hors norme du colosse en avant, mais ils oubliaient bien vite que c’était assez vexant de ne le cantonner qu’à son rôle de brute épaisse. Bien sûr qu’il était venu pour soulever de la poutre et planter des pieux, mais était-ce trop demander que de ne pas présumer que sa force était sa seule compétence ? Pour un peu, il lui aurait écrit qu’il était doué pour le tricot, la cueillette et l’épluchage de pommes de terre, sur sa feuille d’inscription.

« Voilà » grogna le géant avant de se retourner pour se retrouver nez à nez avec une femme d’un certain âge, qui le reconnut immédiatement. Percival, quant à lui, prit quelques secondes pour détailler le visage de cette femme avant de répondre :

« Cass… Cassandra ? »

Son visage s’illumina et il enveloppa la main de son interlocutrice dans ses deux larges mains tout en continuant :

« Je suis tellement content de te revoir ! Je ne savais pas que tu… Enfin… Ils n’ont pas donné de liste des victimes et… »

La mine de Cassandra s’assombrit significativement et elle confirma :

« Je sais. On a eu plus de chance que la plupart des autres. »

« Excuse-moi, je ne voulais pas… » reprit le gaillard, l’air un peu contrit. « En plus, j’en oublie la politesse, je te présente mon camarade… »

« Ivar ?! »

Surpris, et un peu amusé, le rouquin regarda d’abord son jeune compagnon, puis revint à la vieille dame, et multiplia les allers-retours entre les deux pour ne perdre aucun détail des retrouvailles entre ces deux personnages, qu’il savait tous deux hauts en couleurs.

« Depuis quand est-ce que tu es là ? Tu aurais au moins pu nous prévenir ! Qu’est-ce que tu viens faire ici ? »

Percival ne pouvait dire si Cassandra était contente, contrariée ou les deux à la fois de découvrir le jeune homme. Un brin embarrassée, elle continua :

« Tu sais, Ivar, je ne sais pas trop comment te le dire mais… une bonne partie de nos animaux n’a pas survécu… »

Un peu étonné par cette dernière déclaration, le géant, voyant également là une occasion de détourner un peu l’attention d’Ivar, se permit d’intervenir :

« Ne dis pas ça, Cassandra ! L’essentiel, c’est que vous, vous soyez sains et saufs. C’est certain que c’est dur de repartir de zéro, mais c’est pour vous aider qu’on est là. Hein, Ivar ? »

La quinquagénaire jeta un coup d’œil bizarre à son neveu et reporta son attention sur le géant.

« Tu as raison, mon grand. On vous a déjà affecté un dortoir ? Je crois qu’il reste encore quelques places avec nous. C’est pas vraiment habituel de vous mettre avec la plupart des habitants mais bon, on va pas vous laisser tous seuls ! Attendez-moi là. »

Elle s’éclipsa immédiatement pour aller glisser deux mots à une jolie brune aux cheveux courts, en les pointant du doigt. Percival se tourna vers son camarade et lui lança :

« C’est de famille, l’énergie ! »
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Mar 25 Aoû 2015 - 23:08

Ivar MaxwellIl y avait de quoi s’inquiéter pour ceux qui devaient aller donner un coup de main à la capitaine pour décharger... En tous cas, nos deux amis s'entendaient sur le fait qu'ils allaient souffrir là haut. Mais au fond, Jack avait raison, elle avait tenu parole et les avait transportés jusqu'ici.

Arrivés au campement, Ivar et Percival continuaient à chercher leurs marques dans ce paysage du jour d'après... quel désastre. Qui aurait une raison pour faire des choses pareilles ? Ivar observa les gestes de son compagnon qui lui indiquait un groupe d'arbre comme étant le “début” du village. Ivar ne put qu’acquiescer, mais il continua d'avancer, ne se rendant pas vraiment compte qu'il venait de laisser un Percival pensif quelques mètres derrière lui.

En fait, le village lui même n'avait pas beaucoup changé avec le temps (avant l'incident) ; si de nouvelles maisons s'étaient construites par ci, par là, le gros du village restait fidèle à lui même, même charme  authentique depuis presque toujours. C'était une vraie tristesse de le voir ainsi démoli ! Mais le froid et le besoin d'en savoir plus sur le programme avait pressé le pas d'Ivar. Il lui faudrait sans doute quelques jours pour s'habituer au changement brusque de température entre Corel et ici. Ils furent accueilli et Ivar s'inscrit sur la liste. Il n'avait pas eu le moindre mal à trouver quoi écrire. Il était prêt à faire tout ce qu'on aurait besoin qu'il fasse. Mais force est de constater que faire équipe avec Percival serait la solution à son problème... de taille. Est-ce que les autres penseraient ça ou le réquisitionneraient pour faire la vaisselle et le repas avec les autres volontaires de moins bonne constitution ? C'était apparemment bien loin des soucis de Percival... Ivar était à mille lieux d'imaginer ce qui le faisait soupirer.

De toutes façons ils n'allaient pas avoir le temps de mettre tout ça au clair. Car quelqu'un semblait avoir reconnu le grand roux... bon vous direz, ce n'était pas si étonnant, on oublie pas un grand gaillard roux et sympathique si facilement ! Surtout quand il a fait tous les petits boulots possibles et imaginables au village pendant de nombreuses années (bon, peut-être pas tous... et le choix n'était pas tellement grand)... Cassandra ne pouvait pas l'avoir oublié. Ivar, lui, n'était venu ici que peu de fois avant que Percival ne s'en aille et était bien trop jeune à cette époque. Il ne pouvait pas vraiment s'en souvenir.

Lorsqu'il entendit Percival prononcer le nom de son interlocutrice, Ivar se tourna pour découvrir quelqu'un qu'il connaissait bien, il sourit en la découvrant. Mais étant coincé derrière le gros maillet de Percival, il n'avait pas pu arriver jusqu'à sa tante qui leur faisait face. Elle eut même un peu de mal à le voir apparemment. Jusqu'à ce que le jeune homme ouvrit la bouche pour demander à une personne de lui laisser un peu de place pour passer. Pendant ce temps, Percival s'était chargé de faire les présentations... un peu inutiles, mais ça, il fallait le savoir. « Ouf ! Tu as l'air d'aller bien ! Dès qu'on a raccroché le téléphone, j'ai préparé mes affaires et me voilà !

- Mais... Depuis quand est-ce que tu es là ? Tu aurais au moins pu nous prévenir ! Qu’est-ce que tu viens faire ici ?

- Percival et moi on vient d'arriver en vaisseau... Comment ça, ce que je viens faire ?! Je suis venu vous aider, bien sur ! » Ivar leva son pouce pour étayer ses propos ; cachant avec peine, derrière son éternel sourire glorieux, un peu d'amertume. Cet accueil se montrait bien moins chaleureux que prévu. Mais après tout elle était comme ça... et puis elle avait raison, il n'avait pas prévenu. C'était important, ça ? Il n'était pas vraiment habitué à prévenir de lui même. Pourtant... le garçon perdit tout répondant lorsque Cassandra parla des bêtes. Il ouvrit grand les paupières d’étonnement proche du désespoir et son sourire s'affaissa immédiatement. Il n'avait jusque là pas vraiment fait face au côté... “mort” de cet effroyable incident, mais sachant que les bêtes de la ferme avaient été tuées lui avait vraiment donné un gros coup de massue sur la tête. Il resta bouche bée un moment, il aurait bien du mal à faire le deuil de l'une des choses dont il avait le meilleur souvenir ici.

Peut-être que Percival avait compris le malaise, puisqu’il se chargea d'arrondir les angles. Seulement, pour le jeune homme, c'était une très grande perte. Il secoua la tête pour sortir de son état second alors que Percival lui demandait de confirmer que le plus important était qu'eux, avaient survécu. « Oui. Bien sur qu'on va vous aider ! Et puis, les animaux ont du prendre la fuite ! Je vais les retrouver, tu peux compter sur moi! On va reconstruire les enclos aussi. » Sans doute c'était ce qu'il préférait entendre lui. Mais il avait un espoir. Et qui mieux que lui pourrait les retrouver ? Peut-être que chaque jour après ses travaux au village, il pourrait aller les chercher dans les bois ?

Elle ne tarda pas à partir, peut-être pour vérifier s'ils pouvaient effectivement intégrer la tente familiale ? Ivar la regardait aussi perdu dans ses pensées un peu plus sombres, quand Percival s'adressa à lui. « Ah ! C'est sur ! Tu la connais bien ? Elle a l'air d'être plus heureuse de te voir toi que moi. Mais, je vais lui montrer que je peux être utile ! Qu'est-ce qu'on attend comme ça ? On va pas nous assigner à des tâches ? On devrait peut-être aller voir où ils en sont, non ? Pas question de rester là à se tourner les pouces ! »

Ivar venait de répondre encore mieux qu'attendu à l'exclamation de son camarade. Il regarda autour de lui, si Cassandra ne revient pas... il faudra aller la voir. Ivar fit un signe à Percival pour qu'il le suive. Il en prenait la responsabilité et essuierait tout commentaire négatif s'il le faut. Mais il n'eut pas à arriver jusqu'à elle, qu'elle vint à leur rencontre. « Voilà, c'est fait. Ivar, tu es de la famille alors on ne pouvait que te faire une place. Et aucun problème pour toi Percival, enfant du village un jour, enfant du village toujours, les autres seront contente de voir que tu es revenu pour nous aider ! Suivez moi tous les deux, je vais vous montrer la tente, ce n'est pas très grand, mais si on se serre un peu, ça devrait aller. »

Ivar suivait Cassandra dans les sentiers de neige tassée et salie par les pas répétitifs des villageois. « Il faudra aller jeter un œil aux travaux, tu ne penses pas Percival? Tante Cassie, et la maison ?

- Le toit est parti, tout le bois brisé et éparpillé. Ce qui a le plus résisté c'est la grange qui est en pierres, mais le toit est entièrement détruit, lui aussi... » Elle continuait à faire la liste des dégâts... élargissant aux voisins, racontant des choses encore pires aussi, car certains n'avaient pas eu la chance qu'ils avaient eue. Le jeune homme regardait Percival avec sur le visage un mélange entre de la rébellion contre quiconque s'octroyait le droit de faire de telles horreurs et une gravité indéfinissables. Pour l'instant, Cassie n'avait pas encore parlé d'un coupable.
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Jeu 27 Aoû 2015 - 10:02

Percival sentit une pointe de déception chez Ivar devant l’accueil, certes un peu mitigé, que lui avait réservé sa tante. Le jeune homme avait beau faire son possible pour le cacher, le rouquin eut la nette impression qu’il faisait preuve d’un enthousiasme en expliquant les raisons de sa venue pour mieux dissimuler son dépit. Peut-être qu’il commençait déjà à prendre le pli des réactions de son camarade du jour. Ou peut-être qu’il projetait simplement le léger malaise qu’il ressentait de voir Cassandra montrer davantage de réconfort à le retrouver lui plutôt que son neveu.

Fort heureusement pour eux trois, le grand gaillard put rapidement reprendre la main sur la discussion, permettant ainsi à Ivar de digérer la nouvelle de la disparition des animaux et de souligner l’engagement de son compagnon. Ce faisant, il nota cependant, après un rapide coup d’œil à Ivar, que cette nouvelle avait bien plus affecté le jeune homme qu’il ne l’aurait pensé. Il en était resté coi pendant une bonne minute – c’était dire !- et, maintenant que le choc était passé, il se faisait une mission de convaincre ses deux autres interlocuteurs que les bêtes avaient simplement fui et qu’il suffisait de les retrouver.

Passés les premiers moments de surprise, le colosse adressa à son jeune compère un regard compatissant. Il ne connaissait Ivar que depuis peu, mais il était persuadé qu’il avait un bon fond. Alors, peut-être qu’en creusant un peu, il allait découvrir chez lui des côtés un peu étranges ou des centres d’intérêt peu communs qu’il ne partagerait pas. Mais, à vrai dire, peu lui importait : il éprouvait déjà une réelle sympathie à son égard et n’allait pas changer d’avis de sitôt.

Et puis, au moins, il avait su rebondir immédiatement. Maintenant que Cassandra s’était éloignée, il repartait avec le même enthousiasme débordant que le géant avait mentionné. Soulagé de voir que le jeune homme ne se laissait pas abattre, Percival laissa échapper un bref éclat de rire avant de lui répondre :

« Je pense qu’on devrait d’abord aller poser nos affaires avant de savoir à quoi on va nous affecter. Et puis, tu sais, je pense que le soleil ne va pas tarder à se coucher. Ici, il ne fait jamais long feu… Alors, une fois nos sacs posés, je pense qu’on aura pas le temps de se lancer dans quoi que ce soit hormis la cuisine. »

Pour la troisième fois de la journée, alors qu’Ivar s’était mis en tête de rejoindre sa tante pour s’intégrer le plus rapidement possible, le géant attrapa son camarade par l’épaule pour lui glisser, plus doucement, tandis qu’ils marchaient :

« Et si tu as besoin d’aide, pour les animaux, les enclos, ou quoi que ce soit, tu sais que tu n’as qu’à un mot à dire. »

Avec sa main libre, il se frappa fièrement le torse et lâcha sa victime peu avant qu’ils n’atteignent Cassandra et la responsable avec laquelle elle discutait. Cette dernière s’éclipsa rapidement, sans dire un mot et laissa la tante d’Ivar leur annoncer la bonne nouvelle. Chambre commune avec la famille du jeune homme ? Peu importait à Percival, en fait, à qui la promiscuité ne faisait plus peur depuis longtemps.

« Parfait ! » commenta-t’il simplement, en ponctuant d’un sourire amical.

D’un geste de la main, paume ouverte vers la sortie, il invita ses deux interlocuteurs à le précéder et ferma la marche. Une fois sorti, il fit attention à bien refermer la toile de tente derrière lui et, en trois grandes enjambées, rejoignit Ivar et sa tante, juste à temps pour être pris à parti par son compagnon :

« Oui, ça, je pense qu’on aura le temps ! Et puis, ça nous donnera une bonne idée de ce qu’on risque d’avoir à faire dans les prochains jours. »

Et, indépendamment de ça, ça leur remonterait peut-être un peu le moral, parce qu’avec une Cassandra qui s’était fait un devoir de leur lister tous les dommages que chacun des habitants avait subis, l’ambiance prenait un ton de plus en plus morose. Les deux nouveaux arrivants s’échangeaient des regards de plus en plus révoltés en constatant que la liste était sans fin. Au bout de quelques minutes, n’y tenant plus, le poing serré et les yeux flamboyants, il explosa :

« Mais QUI a bien pu faire ça ? Et POURQUOI ? J’ai beau retourner tout ça dans ma tête depuis que j’ai appris ce qui était arrivé au Village, je comprends pas ! Il y a aucune raison… »

Il ponctua sa phrase d’une violente expulsion d’air par les naseaux, comme un taureau prêt à charger. Cassandra posa une main affectueuse sur son avant-bras et lui répondit tranquillement, avec un regard entendu :

« On en parlera un peu plus tard. On est arrivé. »

Elle écarta la toile d’une des tentes à usage de dortoir, qui se distinguaient des autres par leur taille impressionnante et par leur alignement quasi militaire. Une fois les deux hommes rentrés, elle les présenta au reste des personnes présentes. La plupart réservèrent un accueil chaleureux au géant roux, mais les proches d’Ivar qui étaient trop jeunes pour se souvenir du colosse préférèrent nettement le jeune homme, si bien que chacun d’eux fut assailli de questions sur sa santé, sa famille, sa situation, etc…

Au bout d’une trentaine de minutes, après avoir enfin satisfait la curiosité de cette joyeuse troupe, qui avait de plus en plus grossi à mesure que les gens rentraient de leur activité, qui de cuisine, qui de reconstruction, et après avoir posé leurs sacs sur deux lits de camp côte à côte, Cassandra profita d’un moment de répit pour entrainer les deux nouveaux dehors.

« Allons voir ce qu’ils ont fait aujourd’hui. » leur lança t’elle, d’un ton badin, mais en appuyant ses mots du même regard qu’elle leur avait jeté avant qu’ils n’entrent dans la tente.

« Bonne idée. » répondit le rouquin, avec un hochement de tête, montrant qu’il avait bien compris. « Tu viens, Ivar ? »
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Ven 28 Aoû 2015 - 13:06

Ivar MaxwellL’accueil au village Glaçon était plutôt froid. Mais de toute façon... il avait le droit d'aller où il voulait, que Cassandra le veuille ou non. Et d'ailleurs, de la même manière, il allait l'aider, un point c'est tout. Elle pensait ses bêtes toutes mortes... ? Ivar n'y croirait pas tant qu'il ne l'aurait pas vu. Elles étaient un peu en retrait, et si certaines avaient véritablement perdu la vie sous le toit ou même ailleurs, il devait en rester beaucoup. Elles devaient être apeurées et elles ne donneraient surement pas de son lait cette saison si c'était le cas. Et si tout ça paressait un peu léger en importance. Il fallait bien rebondir, non ? Il y aurait un jour où tout ça serait réparé, et à ce moment là il faudrait reprendre une activité normale.

Aucun mot de la part de Percival sur le fait qu'il connaissait Cassandra. Bien. Peut-être faudrait-il attendre. Bien sur qu'Ivar ne pensait pas trainer son gros sac avec lui pour aller voir l'avancement des travaux ; mais il était évident qu'il se laissait emporter facilement. Percival lui expliqua enfin qu'une fois leur tente trouvée et qu'ils seraient installés, il ne serait plus vraiment l'heure de faire autre chose que la cuisine, par exemple. Peut-être, ils verraient bien.

D'autant plus qu'alors que le garçon prit l'initiative imparable d'aller voir ce qui se passait du côté de Cassandra, il se vit prendre par les épaules. Comme il s'était raidi, ne s'attendant bien évidemment pas à ça, il ressemblait à un petit fagot de bois qu'on prendrait pour le mettre sous le bras, ses yeux ronds de surprise. Il continua quand même de marcher un peu comme un petit soldat, mais avait retrouvé un peu contenance en entendant ce que Percy lui proposait, il fit quelques hochement de tête souriants en entendant cette proposition, alors qu'il anticipait déjà sur ce qu'il y aurait à faire. De son côté, Ivar était prêt à le faire seul dans son temps libre. Surtout que c'était une histoire de famille... mais Percival semblait presque en être... étrangement plus que lui. Enfin, les grands pas du grand roux avaient rapprochés les deux compères assez vite de leur objectif et Cassandra leur indiqua que tout était réglé pour leur hébergement.

Et vu que tout était décidé, Ivar sortit de la tente que barbe rousse referma précautionneusement derrière lui. Le jeune homme aux cheveux gris lui fit part de son empressement à aller voir ce qui avait déjà été fait dans les réparations. Cette fois Percival était d'accord, ils allaient donc y aller une fois leurs affaires déposées dans la tente de repos, qui était devenu pour bon nombre de villageois leur domicile précaire. Il fallait espérer que cette visite remonte le moral des troupes, car si personne n'avait encore parlé des morts... l'ambiance devenait vite pesante lorsque les petits sujets de discussion étaient épuisés. Et pour Ivar cela devait vouloir dire qu'il y avait des choses bien plus graves que des dégâts matériels dans la balance.

Ainsi, à parler des dégâts, on pouvait déjà se faire une idée sur la violence de l'attaque dont le Village Glaçon avait fait les frais. C'était une chose impardonnable, Ivar était d'accord. Il avait marmonné quelques petites pestes contre le commanditaire tentant lui aussi de mettre une raison derrière tout ça. Mais, tout comme Percival, il ne comprenait pas. Quand bien même il y aurait eu un Cristal ici... pourquoi faire autant de dégâts ? « C'est juste... pas possible ! »  

Il fut quand même très surpris lorsque Percival éclata de colère contre X, accentuant certains mots avec une force phénoménale qui aurait pu faire fuir une horde de loups... sans parler de l'air qu'il expulsa bruyamment de ses poumons. Si Cassie se risqua à faire un pas vers Percival, Ivar restait sur la réserve. Il partageait bien entendu cette rebellion. Mais il était habitué à être le premier à s'emporter de la sorte. Et ce que venait de faire le colosse l'avait tellement interloqué qu'il en oublia de marcher. Pourtant Cassie semblait avoir réussi à calmer cette colère et annonça qu'ils étaient arrivés.

Ils entrèrent et Ivar retrouva un sourire certain en voyant des visages familiers. Ils étaient donc bien là, la grande majorité des gens qu'il connaissait. Alors il pouvait retrouver son assurance pour aller se faire bombarder de questions. Oubliant presque un moment Percival qui semblait être en train de jouer dans “Le retour de la mascotte prodigue”. Au moins cela voulait dire qu'Ivar était bien tombé quand il avait rencontré Percival (enfin, on dit ça... car il était véritablement tombé, après tout...).  

Mais vous vous doutez bien qu'Ivar était comme un poisson dans l'eau et qu'il avait de quoi satisfaire la curiosité de tout un chacun, bien que sa situation n'était pas bien définie. Elle venait de prendre un sens après tout. Sans doute que ces échanges sur le monde extérieur, avait ramené un peu de vie dans le camp. Ainsi lorsque le stock de question fut épuisé pour le moment, Ivar se rapprocha de son compagnon de voyage et Cassandra leur proposa d'aller voir les chantiers. « C'est parti ! » répondit-il à Percival qui lui pressait le pas.

Ils pouvaient déjà voir que par ici, les déblais avaient été déplacés et rangés. Le bois qui n'était pas réutilisable avait été mis de côté pour le feu, les pièces réutilisables pour les nouvelles constructions étaient entreposées de l'autre côté, heureusement, dans la plupart des cas, les fondations étaient encore intactes et la reconstruction pourrait commencer au plus tôt. Cassandra semblait très au courant de l'avancement, à savoir si c'était le cas de la plupart des gens ou si elle jouait un rôle plus grand... « Tout ce qui a été déchargé des Aérocargo est entreposé sur la place. Voilà... l'auberge était là. C'est ce qui sera reconstruit en priorité. Une fois que se sera fait, les gens pourront y loger le temps qu'on reconstruise le reste. »

Ivar regarda autour de lui. Si ce n'était pas ce panneau brisé qui portait encore l'inscription “INN”, les reste d'un banc qui avait dû voir passer de nombreuses tempêtes de neige, mais qui n'avait cette fois pas résisté... on aurait jamais dit qu'il y avait là une auberge, il y a deux jours à peine. La ville elle même était comme un tableau dont seul le décor aurait été esquissé. Mais derrière la couche de peinture fraiche, il y avait un paysage de désastre. Et c'était à eux tous de continuer et de rendre à la toile son cachet d'origine.

Les chargements étaient recouverts pour ne pas risquer d'être abimés par d’éventuelles intempéries et les derniers volontaires partaient vers le campement qui prenait peu à peu des couleurs. Ivar se tourna vers Cassandra pour en savoir un peu plus : « Et comment on va savoir qui fait quoi ?

- Demain matin, dès 5h30, on se rassemble tous et les tâches sont réparties. Ca prend un peu de temps à chaque fois, alors il est préférable que tu te lève tôt, Ivar.

- Uhm ! Le dis pas comme si c'était un problème ! Je serai à l'heure, tu peux compter sur moi! » dit le jeune homme en croisant les bras et levant la tête. Puis il regarda l'homme avec qui il avait fait tout ce chemin jusqu'ici. Il était tard et leur journée avait été longue. Sans doute plus pour Percival d'ailleurs, qui avait dû faire la route jusqu'à Corel avant tout ça. Puis il se tourna vers son nouvel ami... Comment réagissait-il a tout ça? Cassandra les quitta un moment, quelqu'un l'appelait.

« Il y a pas mal de monde. Ça devrait aller vite. » Ivar regardait un peu plus loin, les carcasses de certaines maisons étaient encore sur place. Et à une centaine de mettre, la maison où il était venu passer du temps et ses enclos défoncés. Il se demandait alors où était celle de Percival.
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Ven 28 Aoû 2015 - 13:13

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Percival et Ivar obtiennent 150Gils chacun.
Ils passent tous les deux au niveau 2.
Félicitations!

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Percival Strong
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Mer 2 Sep 2015 - 8:45

On pouvait dire, sans trop grossir le trait, que leur arrivée, à Ivar et à Percival, avait mis du baume au cœur aux survivants de la catastrophe. La plupart des femmes, et même quelques hommes, l’avaient pris dans leurs bras, et les autres, plus réservés, lui avait quand même asséné une bonne claque dans le dos pour lui signifier leur satisfaction de le voir revenir au pays dans pareille circonstances. Tout le monde l’avait pressé de questions sur sa situation professionnelle, sentimentale et familiale en s’extasiant de tout, alors que sa situation n’était pas des plus reluisantes : célibataire endurci, sans emploi fixe, ayant perdu la trace de son frère aîné tout en entretenant le plus jeune…

Mais cet engouement n’était pas ce qui surprenait le plus le colosse : son départ, après la mort de ses grands-parents, n’avait pas été vu d’un très bon œil par certains de ceux qui lui réservaient aujourd’hui un accueil de prince. Il fallait croire que les petits griefs qu’on lui avait tenus avaient fondu comme neige au soleil devant l’annonce de son retour. Il fallait croire que le dicton disait vrai : « On peut toujours se réchauffer auprès du cœur d’un Glaçonnier. ».

Percival, malgré la joie qu’il avait éprouvé de constater que telle ou telle personne avait survécu, n’avait pu s’empêcher de remarquer quelques absences notables. Aussi, même s’il avait distribué des marques d’affection à tour de bras, il n’était pas parvenu à faire entendre son rire tonitruant et, dès qu’une nouvelle tête franchissait la toile de la tente, il la regardait avec autant d’espoir que d’avidité et, la plupart du temps, finissait avec une moue étrange, savant mélange de soulagement et de déception.

Quand Cassandra les attira dehors, Percival la suivit sans se faire prier, ravi de trouver une occasion de digérer ces retrouvailles. Une fois dehors, le colosse se tourna vers son camarade pour lui demander comment s’était passé ce moment pour lui, mais leur guide, qui avançait d’un pas rapide, se lança dans un compte-rendu détaillé de l’avancement des travaux de reconstruction.

Comme son compagnon, Percival chercha dans les décombres de l’auberge un signe d’avancement un peu encourageant, mais peine perdue. Même s’il était bien conscient qu’en deux jours, les ouvriers n’avaient pas pu faire de miracle, il espérait trouver un chantier un peu plus avancé.

Il se garda cependant de toute réflexion négative et, se sachant un bien piètre menteur, hocha simplement la tête en direction de leur guide en l’accompagnant d’un « Mmmmmh mmmmhh ».

Il n’eut pas à attendre longtemps que son camarade prenne le relai pour demander comment s’organiserait leur journée de demain. En tant qu’habitué des chantiers saisonniers, le géant avait supposé qu’on leur donnerait leur affectation le lendemain matin, en fonction de ce que la météo permettait, mais Ivar avait bien raison de demander ces précisions. Percival ne manqua pas de le lui faire savoir en acquiesçant d’un hochement de tête lorsque leurs regards se croisèrent.

Suite à l’échange entre Cassandra et Ivar, Percival ne put s’empêcher de sourire et continua :

« J’espère bien qu’il va se réveiller tôt ! C’est que je compte sur lui pour me tirer du lit si j’hiberne encore, moi ! »

Il ponctua sa phrase d’un clin d’œil à l’attention de son ami, tandis que leur guide accueillait cette plaisanterie en souriant et en levant les yeux au ciel. Elle n’eut cependant pas l’occasion de lui répondre, puisque quelqu’un l’appelait.

Profitant de ce moment seul avec son camarade, Percival, après avoir opiné distraitement du chef en réponse à la remarque, pleine d’espoir, d’Ivar, se mit à faire quelques pas. Leur guide, qui les surveillait du coin de l’œil, leur cria de ne pas trop s’éloigner s’ils voulaient avoir quelque chose à manger. Le géant, d’un signe de la main, lui fit comprendre qu’ils resteraient dans les parages, continua sa marche et reprit, comme si Ivar venait de parler :

« Ouais, c’est vrai. Vu ce qu’on avait en partant de Corel, je m’attendais vraiment pas à ce qu’il y ait autant de monde. C’est encourageant. »


Comme s’il avait lu les pensées du jeune homme, ses pas le menèrent droit à l’emplacement de son ancienne maison, dont il ne restait plus rien d’autre que quelques fondations pour rappeler l’endroit exact où elle se situait. Dans un soupir, Percival lâcha :

« C’est là que j’ai grandi. Avec mes frères et mes grands-parents. »


Il tourna son regard vers celui de son compagnon et lui adressa un sourire triste avant de reprendre :

« Tu vois, j’ai toujours pensé que, le jour où je reviendrai, rien n’aurait changé et que, quand j’aurai suffisamment grandi, je pourrais finir par habiter là. Mais faut croire que c’était un peu égoïste de penser que tout le Village resterait figé en m’attendant. Et maintenant… »


Il laissa échapper un soupir bruyant et continua, en tapant doucement le dos du jeune homme :

« Mais écoute-moi !! On dirait un vieux machin qui parle ! »


Un éclat de rire puissant vint achever sa phrase avant que Percival ne se rende compte, qu’aux yeux de son compagnon, c’était peut-être déjà ce dont il avait l’air depuis le début de la journée. Devant ce constat, son rire alla decrescendo avant de se calmer tout à fait.

« Ca t’ennuie si on fait encore quelques mètres ? Il y a quelque chose que j’aimerais bien vérifier… »

Jusqu’à ce qu’il en parle, il hésitait encore à aller vérifier si les tombes de ses grands-parents, au cimetière, étaient encore debout, mais il ne voulait pas prolonger l’incertitude. Aussi, le ventre noué par l’inquiétude, il parcourut la centaine de mètres qui les séparaient dudit cimetière… pour constater, malgré le jour qui déclinait, que toutes les pierres tombales étaient brisées et éparpillées.

Les yeux embués, le poing et la mâchoire serrés, le colosse parvint à articuler :

« En même temps, à quoi je m’attendais ? »

Il déglutit péniblement et se tourna vers son compère :

« Allons-y. Je nous ai fait partir trop loin du campement. On sait pas ce qui peut trainer dans le coin quand la nuit tombe. »

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Jeu 3 Sep 2015 - 11:19

Ivar MaxwellPour Ivar, les nouvelles avaient été plutôt bonnes. Si les années avant la fusion avaient été plus difficiles, celles qui l'avaient suivi étaient bien meilleures. L'essor qui avait accompagné la reconstruction de Corel Nord y était sans doute pour beaucoup, il fallait alors surtout surfer et les vagues vous emmenaient à bon port. C'était maintenant que les choses devenaient plus difficile pour les nouveau. Bien sur, la folie citadine n'avait que très peu atteint le petit havre de paix où avait grandi le jeune homme, mais ils avaient eu la chance de profiter des avantages en ayant pas les inconvénients. “Les lauriers d'une vie saine et respectueuse” disaient ses parents. Et après on se demandait pourquoi "le petit Ivar" était comme ça ?

Pour Percival, tout s'était plutôt bien passé, même si ses réponses étaient plus mitigées, chacun ici semblait penser que c'était très bien. Ivar avait tout de même entendu des bribes des réponses du colosse. C'était connu, ce genre de circonstances malheureuses avaient au moins l'avantage de rapprocher les gens. Surtout quand ils revenaient après des années d'absence.

De retour à la triste réalité, les deux hommes avaient droit à une visite de chantier... enfin, du projet de reconstruction surtout. En deux jours, il n'y avait pas eu grand avancement, rien de plus qu'un peu de rangement, surement avaient-ils dû s'occuper des blessés et des morts... et puis de la logistique des travaux. Mais finalement, même dans les moments les plus tendus et sérieux, on trouvait toujours un moyen de sourire, avec un peu d'aide, et parfois cette aide était simplement insaisissable, dans le fond même des choses et des personnes... Comme une simple remarque d'une personne qui ne nous connaissait pas tellement par exemple. C'est comme ça que Ivar s'était défendu concernant une éventuelle panne d'oreiller. Percival semblait d'accord... il n'allait pas manquer de se réveiller ! Encore moins après ça ! Au risque de se réveiller au moindre son qu'il allait entendre et dans la promiscuité dans laquelle ils seraient tous, il y avait fort à parier qu'ils allaient en entendre du bruit. Ivar se contenta d'un hochement de tête appuyé pour répondre à ce que lui avait dit Percival. Il ne remarqua même pas Cassandra qui levait les yeux au ciel de désespoir ou on ne savait quoi d'autre. Il semblerait qu'Ivar ait beaucoup à lui prouver et il n'avait besoin d'aucun signe de la part de madame pour en être persuadé.

Le garçon voyait bien l'ampleur de la tache à accomplir, mais il était confiant... comme toujours ou presque. Les deux compères se remirent à marcher, Ivar ne savait pas vraiment vers où, puis barbe rousse lui confia les doutes qu'il avait eu lorsqu'ils étaient encore à Corel. Ivar regarda derrière eux, les tentes grouillantes d'activité avaient commencé à s'éclairer donnant presque un air de fête foraine à la place. Quelle ironie. « Le gros des troupes avait déjà dû faire le déplacement. Et qui sait, peut-être de d'autres personnes venues d'endroit un peu plus éloignés vont arriver bientôt. »

Ils s’arrêtèrent devant une ruine. Ivar regarda alors Percival, comprenant qu'avec un temps de retard certain qu'ils étaient bel et bien devant ce qui restait d'un foyer... et pas n'importe lequel, celui de Percival. Ivar resta silencieux, la tête et les épaules baissées dans une sorte de recueillement. Puis il leva les yeux vers Percival, qui lui expliqua un peu mieux son ressenti. Ivar n'était pas bête non plus, il l'écouta, essayant de s’accrocher à quelque chose dans cette histoire. Il connaissait le mal de ceux qui avaient perdu leur foyer... pas parce qu'il en avait lui même fait l'expérience. Mais parce qu'il était doué d'une certaine empathie qui le faisait ressentir ça. Vous croyiez peut-être que n'importe qui sait comprendre les animaux ? Non, il fallait pour ça avoir une conscience et une émotivité aigüe par rapport à ce que l'autre, quel-qu’il soit pouvait ressentir. Il soupirait silencieusement tout en regardant les pierres éparpillées... presque au même moment que Percival; qui enchaina en lui tapant dans le dos. Son rire se fit entendre, et à ce moment là, Ivar se souvint de combien les être vivants avaient cette capacité à être résilients ! Il se grattait machinalement la tête avec un sourire gêné, qui ressemblait fort à une grimace.

« On va la reconstruire, même rien que tous les deux, je suis sur qu'on peut y arriver ! » Ça sera pas la même chose... mais laisser cette maison dans cet état c'était simplement impensable. Mais peut-être que Percival ne voulait pas, aussi ? Ivar regardait les ruines d'un air pensif, une main retenant son menton et l'autre sur sa hanche, lorsque Percival lui demanda de l'accompagner un peu plus loin encore. Ivar lui indiqua qu'il le suivait. Vérifions ! se disait-il, en attrapant son poing d'un air décidé.

Le long du chemin, qu'Ivar avait du mal à reconnaitre en l'état actuel des choses, le jeune homme constata que les animaux n'avaient toujours pas repris une activité normale. Il n'y avait ni oiseaux qui pépiaient d'ordinaire à la tombée de la nuit, même dans ce climat froid... ni même de chiens ou de chats. C'était un silence pesant qui tombait en même temps que la nuit sur le Village Glaçon. Puis, quand enfin ils arrivaient sur les lieux, Ivar comprit avec stupeur qu'ils étaient au cimetière. Encore une ironie de l'humanité... en voyant un spectacle pareil, on se sentait toujours terriblement en colère. Ivar aurait été sur le point d'exploser quand Percival prit la parole, sa voix bien moins assurée que d'habitude. Ivar le regarda et sentit ce sentiment de colère monter encore. Néanmoins, il baissa à nouveau la tête devant Percival. Le respect qu'on lui avait inculqué pour ce genre de situations l'exigeait;

Le jeune homme de retourna et fit quelques pas avant de donner un coup de pied, faisant tomber une pluie de neige un peu plus loin. C'était là, à quelques pas du cimetière que son engagement pour cette cause s'enfonça encore plus profondément dans sa tête. Puis il repartit vers Percival. « Oui, on rentre. Je m'inquiète pas pour les monstres ou les animaux... mais ils risquent de ne rien nous laisser à manger si on traine trop. »

Et c'était à moitié vrai. Le début du chemin de retour fut assez silencieux. Mais Ivar prit la parole alors qu'il voyait la tente se profiler, une bonne odeur commençait à embaumer les lieux. « Quelqu'un finira par l'attraper, Sephiroth ou qui que se soit, Percival ! En plus, on va mener notre petite enquête ! »

Aujourd'hui, c'était ce village, mais demain ? Il fallait trouver pourquoi “on” avait détruit ce village et ... et ils verraient plus tard pour le reste. Ils arrivaient à la tente où un bon repas bien chaud et bien consistant, comme on savait faire ici, les attendait. Le froid ça conserve, mais il fallait beaucoup d’énergie pour lutter contre, d'autant plus lorsqu'il y avait de lourds travaux à faire. Puis, surement qu'il faudrait aller dormir tôt pour être en forme ! Mais Ivar avait sans doute oublié une chose qu'un des convives s'empressa de rappeler :

« La nuit dernière trois monstres ont profité que tout le monde était rentré pour aller saccager la tente où on emmagasine la nourriture. Ce soir on a formé trois groupes pour surveiller tout ça. Je suis dans le premier alors j'vais pas tarder à y aller. »

Ivar regarda Percival et Cassandra. Cette dernière lui lança un regard suspicieux quand il posa ses mais sur la table avec un mouvement ascendant, comme s'il allait se lever, mais il ne termina pas son mouvement mais joignit plutôt la parole à l'intention : « J'y vais aussi ! Je sais y faire avec les monstres ! Et puis, vous avez besoin d'experts pour ce genre de tâches ! Hein, Percival ? » terminait le jeune homme en regardant son ami occupé à manger. Cassandra ne put s’empêcher de poser son front sur la paume de sa main en secouant la tête. Ivar lui, attendait l’appui du géant itinérant. Mais qui sait ce qu'il allait dire ?
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Ven 4 Sep 2015 - 8:35

Quand le jeune homme lui fit preuve de sa sollicitude, devant les ruines de son ancien foyer, le géant ne put s’empêcher, malgré l’amertume qui rongeait son cœur de voir son village ainsi balayé, de se dire que les circonstances avaient au moins ça de bon qu’elles avaient mis sur sa route un sacré camarade. Sans parvenir pour autant à aller au-delà de sa boutade un peu forcée et à lui sourire franchement, le géant lui retourna un regard où son jeune ami pouvait lire toute sa gratitude pour ses mots réconfortants. Complètement démesurés, soit, mais fidèles à lui-même.

« Merci, mon gars. » murmura-t’il avant de prendre la route du cimetière.

Une fois là-bas, le colosse ne put que renouveler ses remerciements à Ivar, pour sa présence, étonnamment calme pour le jeune homme, et son attitude respectueuse devant le spectacle désolant qu’offrait le cimetière. Percival était sur le point de lui expliquer un peu plus avant ceux qu’il cherchait ici, mais, ayant senti sa voix trembler légèrement en annonçant qu’ils devaient rentrer, il s’abstint. De toute façon, son compagnon était largement assez intelligent pour avoir compris que les tombes de ses proches avaient été réduites en morceaux.

Plongé dans ses pensées autant que dans un profond mutisme, le grand rouquin ne prêta que peu d’attention à la remarque de son ami sur le souper et à son coup de pied dans la neige. Ce n’est qu’après quelques pas, lorsqu’il brisa ce silence un brin pesant, qu’Ivar fit sortir Percival de sa torpeur.

« Ouais, j’espère que quelqu’un, nous ou n’importe qui d’autre, va trouver quelque chose et mettre une bonne raclée à celui qui a fait ça. »

Il gratifia son ami de quelques claques sur l’épaule pour le remercier de l’avoir tiré de cet état d’apathie dans lequel il menaçait de s’enfoncer. Après tout, il avait beau être affecté par la démolition des dernières choses qui le reliaient à sa famille, il faisait pâle figure, en terme de perte récente, en comparaison des habitants du village qu’il ne manquerait pas de croiser à la cantine.

Aussi, dès les quelques pas qui les séparaient de la tente d’où provenait un délicieux fumet, le géant prit sur lui de laisser toutes leurs découvertes dans un coin de son esprit, afin de ne pas être rattrapé par son incapacité légendaire à donner le change lorsqu’il était contrarié.

*Allons-y*, se dit-il, avant d’entrer, bien décidé à laisser son camarade entrer en premier pour qu’il attire tous les regards.

La tâche fut plus aisée qu’il ne le pensait : étant arrivés un peu après la distribution des rations, l’attention était assez largement tournée vers les immenses casseroles dans lesquelles des volontaires piochaient pour garnir les assiettes que la file de personnes tendaient. Ivar et Percival n’eurent, en fait, qu’à se glisser dans la queue pour attendre leur tour, avant d’aller s’installer au milieu des autres pour satisfaire leur appétit, qui, chez le rouquin, était grand.

A table, le géant eut à peine le temps d’évoquer avec son camarade et d’autres villageois ses souvenirs avec chacun, que l’un d’entre eux, deux places plus loin, prit la parole pour les avertir qu’il allait devoir les quitter pour surveiller la nourriture. Percival, la bouche pleine, ne put qu’opiner du chef en direction du « surveillant ». Il manqua de s’étouffer en entendant les mains de son compagnon s’abattre sur la table avant de déclarer qu’il serait de ce groupe de surveillance. Les yeux ronds de surprise, le géant le dévisagea un instant, finit de mastiquer et déglutit bruyamment, profitant du temps qu’il s’aménageait ainsi pour analyser sérieusement cette proposition, et répondit à l’ensemble des yeux braqués sur lui :

« Euuuuh, bien sûr qu’on va vous aider ! »

Maintenant qu’Ivar avait suggéré leur participation, il était, de toute façon, bien difficile de refuser. Pourtant, après le chargement de deux cargos dans la journée, Percival pensait qu’il avait bien mérité son lit de camp et son oreiller de fortune. Comme quoi, il avait eu beau mettre en garde son compère sur le fait qu’il serait peut-être rapidement fatigué après des journées au Village, il y avait finalement fort à parier que ce serait le jeune homme qui borderait le colosse tous les soirs.

Après avoir adressé un regard appuyé à Ivar, il continua, pour l’ensemble des personnes qui l’entourait :

« Laissez-moi juste terminer mon assiette et je suis votre homme. Pas question que je vous laisse une bouchée ! »

Sa remarque provoqua quelques rires et la conversation reprit son cours. Quelques minutes plus tard, une fois leurs écuelles entièrement vidées, le colosse se leva et attrapa son camarade pour lui glisser quelques mots, le temps des quelques pas qui les séparaient de leurs manteaux et de leurs armes.

« Viens pas te plaindre si je ronfle, cette nuit. Je vais être lessivé après ça ! Il va falloir me donner votre secret de famille pour déborder d’énergie comme ça ! »

Il termina sa phrase par un clin d’œil complice. Il attrapa alors sa cape et son maillet, et se tint prêt à suivre leur chef d’équipe. Alors qu’ils allaient partir à sa suite, Cassandra les arrêta pour leur donner chacun un petit paquet, enveloppé soigneusement dans un carré de tissu.

« Prenez ça. Ca vous sera utile, je pense... Et faites bien attention à vous ! »


Le rouquin déballa devant elle le petit objet et, en y trouvant un Rubis de Niveau 1, la regarda droit dans les yeux :

« Mais… »

« Quoi, mais ??? On les a trouvés dans les décombres. Qu’est-ce que tu veux que j’en fasse. Que je m’en serve ? »


Elle leva les yeux au ciel et fit demi-tour, laissant un Percival reconnaissant autant qu’amusé.

« Merci ! » cria-t-il alors qu’elle était déjà loin dans la tente.

Puis, il se tourna vers son ami, affichant un large sourire :

« Avec ça, aucun risque qu’on laisse un seul monstre s’approcher des réserves ! »

Il écarta la toile de tente pour laisser passer Ivar et s’engouffra à sa suite. Dehors, la nuit était complètement tombée, en même temps que la température avait chutée. Le rouquin glissa la gemme dans une poche intérieure de sa cape et serra un peu plus fort la poignée de son maillet, alors qu’un frisson le parcourait.

Au bout d’une cinquantaine de mètres, qu’ils parcoururent à la seule lueur de la lampe torche que tenait leur chef, ils s’arrêtèrent devant un marabout largement plus grand que les autres. Leur chef d’équipe tira la toile et, d’un signe de tête, leur indiqua d’entrer :

« Jetez un œil là-d’dans, les gars, nous, on fait un tour à l’extérieur. »

Il confia à Ivar une des lampes torches. Une fois la toile refermée derrière eux, Percival tendit l’oreille. Rien, a priori.

« Si on m’avait dit, il y a deux jours, que je serai bientôt en train de chasser le dahu en pleine nuit, au village Glaçon… »
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Lun 7 Sep 2015 - 15:39

Ivar Maxwell La découverte des lieux dévastés et de la maison de Percival n'avait eu pour effet que d'augmenter un peu plus le besoin viscéral de réparation que le jeune homme ressentait. Il ne savait toujours pas quand ils en auraient fini ici, mais la liste des choses à faire semblait s'allonger chaque minutes un peu plus. Percival faisait grise mine et c'était tout à fait normal. La visite du cimetière n'avait fait que retomber un peu plus le lourd rideau de la réalité sur les épaules des deux compagnons de voyage.

Et puis, la nuit allait tomber, il était temps de rentrer au campement. Une nouvelle fois, ils avaient verbalisé le fait qu'ils devaient trouver le coupable et ne pas le laisser impuni. Ivar opina du chef pour renouveler son engagement.

C'est dans le silence concentré de Percival et le silence décidé d'Ivar qu'ils entrèrent dans la tente, Ivar en premier. La queue était déjà impressionnante devant les grosses casseroles. Ivar fit la moue et s'installa au bout de la file, s'écartant de temps en temps pour vérifier s'il resterait quelque chose pour lui. Autant dire que lorsque le jeune homme se retrouva en tête à tête avec son assiette, il ne fallait pas compter sur trop de paroles de sa part. Tout au plus, des signes de tête et des grognements qui exprimaient pourtant avec beaucoup de précision ses émotions. Il écouta avec soin les histoires de Percival avec ses voisins de tablée. Jusqu'à ce qu'un homme se leva, disant qu'il devait aller surveiller la tente qui contenait les vivres, victime la veille d'une attaque nocturne.

Ivar, qui avait presque avalé son assiette entière d'un coup, n'avait pas réfléchi à deux fois et s'était porté volontaire pour aider le groupe qui allait prendre la première partie de la nuit. Mais il n'avait pas pensé à une chose... c'est que Percival prenne ce qu'il avait dit pour argent content. Il avait surtout demandé ça pour que son ami lui “donne sa bénédiction”. Mais il semblerait que tout le monde attendait sa réponse autant qu'Ivar, ainsi, Percival décida de s'embarquer lui aussi dans l'aventure.

« Ah ?! Oh mais c'est pas... »  Maladresse sans doute, mais c'était surement pour le mieux, même s'il préférait essayer la manière douce avant tout, Ivar était entrainé au combat, du moins contre les souches d'arbres et les quelques monstres malveillants qui ne manquaient pas de vouloir attaquer son village montagneux... ce qui ne devait pas être le cas de tous ici. Et certains ne devaient pas avoir le coeur à ça, non plus. Et s'ils y allaient maintenant, ils avaient le reste de la nuit pour dormir et être en forme pour leur première journée de travaux. L'assemblée sortit de sa surprise lorsque Percival annonça qu'il était vital qu'il termine son assiette, remarque emprunte d'une certaine touche d'humour qui provoqua quelques rire et même un petit sourire chez les plus affectés. Ivar laissa Percival terminer et allait plonger son assiette dans le bassin rempli d'eau pour la laver et la poser sur le côté. Assez de temps pour que Percival ait terminé et lui adresse quelques mots en chemin. Reproches ? En tous cas, Ivar se gratta nerveusement la tête, le secret de son énergie ? Il n'y en avait pas. A part celui de foncer sans se poser trop que questions, peut-être ?

A peine le temps de récupérer sa ceinture sur laquelle étaient fourrées ses deux dagues, que sa tante vint à leur rencontre. Elle leur tendit deux bouts de tissus. Ivar s'empressa de prendre le sien et le déplia pour découvrir une gemme. Le temps du nouvel échange entre les deux vieux amis, il regarda alternativement sa gemme, Cassandra, sa gemme et à nouveau Cassandra. Il avait comme des étoiles dans les yeux. Lui qui s’attendait à quelques mots de remontrance... mais lorsqu'il se rendit compte qu'il devait avoir l'air bien idiot comme ça, il se reprit et remercia Cassie, droit comme un bâton. « Les monstres n'auront qu'à bien se tenir ! » ajouta-t-il à une Cassie apparemment désespérée par les deux hommes...

Percival se tourna vers lui alors qu'elle était à présent bien loin. Le jeune homme aux cheveux gris savait très bien ce qu'il voulait en faire...  « Je connais déjà pas mal de techniques... mais avec ça, elles vont être bien plus puissantes ! Et toi ? Tu sais ce que tu vas en faire ? »

Tous deux sortirent de la tente de restauration pour suivre l'équipe de garde. Niveau température, le choc était grand. Un nuage de vapeur sortait de leurs nez et de leur bouche. Les bouts de doigts d'Ivar se mirent à bruler un peu. Cette mission serait un peu plus difficile qu'ils ne l'avait pensé, mais il n'en montra rien ; même si on pouvait deviner son malaise à son silence. Ils arrivaient enfin à la tente qu'ils devaient garder et Ivar y entra après avoir pris la lampe. Il faisait froid dans cette tente, mais au moins, l'absence de vent donnait un confort supplémentaire.

« Houuuuuuhhh~ Au moins ici, pas besoin de frigo... » commenta le jeune homme, une fois qu'il pouvait bouger à nouveau les lèvres. Il regarda autour de lui, ne voyant pas vraiment plus autour de la tache ronde que faisait sa lampe de poche en balayant les caisses entreposées. Pour le moment... rien à signaler. Percival prit a son tour la parole, on dirait qu'il prenait un peu plus de recul sur les évènements. « T'avais quelque chose de prévu, avant tout ça ? »

Ivar écoutait la réponse de Percival tout en prenant sa gemme dans sa main libre. Il réfléchit un peu aux mouvements qu'il voulait utiliser pour cette technique. Mais peu de temps après, un petit bruit de "fouissement" se fit entendre. Il s'approcha du grand roux :« Attends... laisse moi faire ! »

Ivar déposait sa lampe torche, qui éclairait maintenant le coin de la tente. Il s'approcha en se penchant un peu vers le bruit qu'ils avaient entendu. « C'est pas bien de voler de la nourriture... » Le monstre se tourna vers lui, ses petits yeux brillaient avec la faible lueur lui donnant un air vraiment féroce, pas sur qu'il ait l'air aussi féroce en plein jour, mais sur le moment, il y avait de quoi surprendre... le monstre, qui se savait découvert et qui se sentait surement traqué émit un son strident qui fit grimacer Ivar.

« On a pas détruit votre terrier, regarde nos maisons sont détruites elles aussi. Mais là... » il ne put finir, le monstre n'était pas de cet avis et alors qu'Ivar s'approchait un peu trop, il lui sauta au visage, le jeune homme eut juste le temps de sortir ses dagues pour se protéger du coup, il recula pour arriver près de Percival. « On dirait qu'il va falloir passer aux négociations musclées! » A moins que le géant ait une meilleure idée... sûr que dans l'obscurité et dans un endroit si petit, ça serait bientôt les deux hommes qui allaient faire plus de grabuge qu'autre chose...


~~
Ivar apprend la technique Physique : • Pirouette tranchante (Force 1) > Ivar donne un coup du pied qui propulse sa cible dans les airs avant de donner deux coups avec ses dagues, en tournant sur lui même. Le premier ascendant: sa dague étant tenue de manière renversée; et le second descendant: sa seconde dague tenue de manière conventionnelle. > -50HP [cible], -5mp [Ivar]

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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Mer 9 Sep 2015 - 18:20

Quand Ivar lui apprit qu’il connaissait déjà pas mal de techniques de combat, Percival le regarda d’un air entendu. C’était assez logique, vu les dagues qu’il transportait avec lui. Il ne semblait pas vraiment être profane des combats. En tous cas, il ne pouvait pas l’être davantage que le rouquin, dont l’expérience dans ce domaine se résumait aux monstres qu’il avait écrabouillés avec sa masse sur la route allant de Costa del Sol à Corel. Aussi, répondit-il à son ami, en toute humilité :

« D’après ce que j’ai compris, ma gemme devrait me servir à apprendre une nouvelle technique. Et vue la couleur, je crois me souvenir que ça serait plutôt une technique de feu. Enfin, on verra bien ! »

Lui qui avait à peine connu les matérias et la façon de les utiliser, et qui était complètement novice avec les gemmes, s’était consciencieusement fait expliquer par le marchand d’armes chez qui il avait acquis son énorme marteau comment il devait procéder pour apprendre une nouvelle technique. Il n’avait pas bien compris comment cela s’était passé, mais la méthode avait été diablement efficace pour les deux premières. Alors, recommencer avec celle-là serait un jeu d’enfant.

Doucement tiré de ses réflexions sur les techniques de combat par leur arrivée à la tente, Percival se reconcentra immédiatement et, une fois à l’intérieur, acquiesça à la remarque de son camarade :

« Ouais, c’est sur, mais au moins, on n’a plus à supporter le vent. Je te dis pas comme on aurait souffert si on avait dû faire la ronde à l’extérieur ! »

Leur chef d’équipe avait été particulièrement gentil, pour leur première garde, de les affecter à l’intérieur du garde-manger. Percival nota rapidement dans un coin de sa tête qu’il faudrait qu’il pense à le remercier.

Alors qu’ils parcouraient les allées du frigo, en discutant tranquillement des plans de Percival avant l’annonce de la catastrophe, ils tombèrent sur un os. Le grand roux laissa mourir sa phrase en entendant un bruit de farfouinement dans les étagères un peu plus loin :

« Et c’est là que la fille m’avait dit que je pouvais venir à Junon pour rechar… »

Il serra un peu plus la poignée de son maillet, et chercha son ami du regard pour confirmer qu’il entendait bien la même chose que lui. Lorsqu’ils découvrirent le petit voleur, son ami s’approcha de lui pour lui glisser qu’il s’en chargeait. Un peu dubitatif, le rouquin hocha quand même la tête, en attendant de voir ce que l’ami des bêtes allait faire. Sans surprise, il commença par une approche diplomatique. Il faut dire que le monstre ressemblait tellement à un gentil lapin que nombreux étaient ceux qui se laissaient attendrir. Mais cette lueur mauvaise dans le regard ne trompait pas d’habitude, et elle ne trompait pas plus maintenant : il s’agissait bien d’un monstre qui n’appréciait pas franchement la compagnie des humains.

« Ivar… »
chuchota le colosse. « Je crois pas que... »

Pas le temps d’en dire plus, le lapin lui coupa la parole en lançant un cri strident, qui fit grimacer le grand gaillard. Et pourtant, son compagnon ne se démontait pas, il essayait toujours de lui faire entendre raison. Percival lança, un peu plus fort :

« Ivar, laisse tomber. Je crois vraiment pas qu’il... »


Pour la deuxième fois, le monstre lui coupa la chique en se jetant sur son ami, qui réussit heureusement à parer le coup en dégainant ses dagues.

« Cette fois, on n’a plus le choix, Ivar ! »
rugit le géant, en réponse à la remarque de son ami.

Pas question de laisser le voleur s’en tirer à si bon compte ! Il fallait s’en débarrasser une bonne fois pour toutes. Et puis, Percival connaissait les monstres de la région. Il savait que, seul contre eux deux, le lapin, même coriace, n’avait pas la moindre chance.

« Je suis peut-être pas aussi rapide que toi, mais j’ai d’autres tours dans mon sac. »

Il piocha dans la poche intérieure de sa cape pour en sortir le Rubis que Cassandra lui avait donnée et l’inséra dans la fente prévue à cet effet sur la poignée de son maillet. Il se concentra un bref instant et s’élança vers le monstre. Lorsqu’il ne fut plus qu’à quelques pas de sa cible, des runes flamboyantes apparurent tout le long du manche pour se propager sur la tête du maillet. A portée d’attaque, le colosse stoppa brusquement sa course et utilisa l’élan accumulé pour balancer le maillet, maintenant entouré de flammes, à travers la tête du monstre.

Le lapin sortit une énorme carotte pour contrer son attaque, mais, sous la puissance du coup, recula de quelques sautillements. Les deux armes, étant donné le froid qui régnait dans les lieux, fumaient encore de l’attaque du rouquin.

Percival s’écarta pour revenir près d’Ivar mais le Saut, prenant appui sur ses pattes arrières, s’élança puissamment, sa carotte encore fumante pointée droit vers le géant, qui grimaça quand le légume lui tapa dans les côtes.

*Va falloir penser à une meilleure stratégie de repli après l’attaque…*


D’un salto arrière, le monstre se plaça hors de portée directe de la masse de Percival et, bondissant d’une patte sur l’autre, dévisageait ses ennemis en faisant tournoyer négligemment son arme de fortune.

« Fais attention à sa carotte, Ivar. Soit elle est factice, soit elle est congelée. Tiens-toi hors de portée. » grogna le colosse à l’attention de son compagnon.

Ce disant, il frotta sa tunique à l’endroit où son ennemi l’avait frappé. Il aurait un sacré bleu demain matin ! Heureusement que l’arme n’était pas tranchante, sinon il s’en serait tiré avec bien plus qu’un hématome.

« On va la lui faire avaler, sa saleté de carotte. » conclut-il en adressant un regard empli de détermination à Ivar.

~~~~~

Percival a appris Sceau de Vulcain (Force 1) : Le maillet de Percival se couvre de runes flamboyantes alors qu’il se précipite sur son ennemi. Le géant frappe son ennemi latéralement avec sa masse dont la tête s’enflamme peu avant que le coup soit porté. > -50hp, Type Feu [cible], -5mp [Percival]

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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Ven 11 Sep 2015 - 12:24

Ivar MaxwellAméliorer ses techniques de base grâce à la magie, autant dire que c'était quelque chose de bien pratique. En regardant de plus près le cadeau de Percival, Ivar lui avait demandé ce qu'il pensait en faire, lui, de cette gemme. D'ailleurs, il se demanda si ce n'était pas une chose bien étrange que Cassandra avait choisi de lui donner un Rubis, ou alors c'était vraiment un drôle de hasard. « Ça te va pas mal comme élément. Le feu. »

Même si tous les éléments avaient leur importance et leurs qualités propres... le feu pouvait être destructeur aussi bien qu'il pouvait réchauffer agréablement. Et c'était quelque chose qui semblait aller à Percival. Ivar lui, était quelque part assez lié à la Terre. Mais cette gemme semblait neutre. Parfait pour parfaire une des figures qu'il avait apprises. Ivar répétait ses mouvements pour la technique dans sa tête, ne faisant que de simples mouvements des mains et de la tête, comme un plongeur professionnel répète ses mouvements avant le grand saut.  

Enfin arrivés à la tente-frigo, ils n'avaient pas grand chose d'autre à faire que de continuer à discuter un peu ça aurait pu éviter aux monstres de venir les embêter, mais... c'était sans compter sur une de ces petites bêtes fouineuses et fouisseuses. Un Saut s'était déjà glissé dans la tente et semblait attendre le moment pour continuer à faire ce qu'il aimait le plus... Ivar pensa d'abord à un simple écureuil ou un lièvre... dans ce cas, il s'enfuirait rapidement. Mais la bête n'était pas aussi petite que prévu, ni même d'accord avec le fait de se laisser faire. D'ailleurs, elle avait tout de suite montré qu'elle allait se battre. Et ce sans écouter le moins du monde ce que le jeune homme essayait de lui dire... Percival avait bien essayé de le prévenir mais... Ivar avait la tête dure ! Sur pourtant que cette tentative qui devait sembler plutôt naïve d'Ivar était vouée à l’échec pour la plupart des gens.

Ivar acquiesça enfin, à la troisième réplique de Percival, quand même. “On a plus le choix”. Alors on y va. « Ils sont moins violents d'habitudes, non? Il doit vraiment avoir eu peur... » Bien non, il n'en démordait pas véritablement ! Ah... enfin, c'était le moment d'agir, tout de même. Profitant que Percival était en train d'attaquer le Saut, Ivar prit rapidement ses deux dagues dans une seule main et se concentra pour apprendre sa technique.

Ivar avait vu la fin de l'attaque de Percival, c'était impressionnant et heureusement que la tente était grande et que les caisses de nourriture étaient basses vers le centre de cette ci. Ce qui leur faisait un peu d'espace pour ne pas griller toutes les ressources d'un coup. Le lapin ne se laissait pas faire pour autant, il était même plus que vigoureux ! Il venait d'attaquer Percival en riposte à sa superbe technique. Carotte en avant, pointée comme une épée, le monstre s'était élancé vers le colosse roux pour venir le taper directement dans les côtes. Il ne fallait pas croire que cette carotte se serait décidé à casser... non. « Une carotte congelée ? En tous cas, elle est un peu grosse pour être vraie. »

Ivar tenta de riposter, mais n’atteignit que très superficiellement le lapin. Percival le regardait avec une détermination nouvelle. Ivar n'avait pas encore vu cet air là sur le visage de son compagnon de garde. Le garçon observa les mouvements du lapin, se calquant un peu sur le même rythme, il se mit à courir vers le Saut et une lueur vint dessiner chacun de ses gestes, alors que son pied s'élevait dans les airs, et qu'il tournait sur lui même pour asséner deux coups de dagues au lapin qui s'était une nouvelle fois protégé du plus gros des coups. C'est avec un petit grognement qu'Ivar revenait lui aussi à distance raisonnable de la bestiole qui s'élançait vers lui cette fois, il le manqua de justesse. Ivar tenta également de contre-attaquer mais la bestiole était rapide et sa taille aidant, elle était agile !

« Ah ! C'est quand on t'attaque que tu t’intéresse à nous ? » Ivar regarda Percival... S'il attaquait juste après lui, il aurait plus de chance de toucher son ennemi et de le surprendre, au moins une fois. Il n'y avait plus le moindre doute possible, ce monstre aurait pu s'enfuir et il ne l'avait pas fait, il allait continuer à leur donner du fil à retordre : « Ton arme est un peu plus difficile à manier que les miennes, je te laisse y aller en premier. »

Ivar laisserait donc Percival attaquer avant d'aller attaquer la bête une deuxième fois. « Tu es coriace ! Mais, crois pas qu'on va se laisser faire. »


~~
Récapitulatif du combat:
 

Tuto combat, pour passer, veuillez ne pas ouvrir cet onglet.:
 
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Lun 14 Sep 2015 - 18:38

Percival, bien assorti au feu ? Oui, pourquoi pas, après tout. Le colosse n’avait jamais vraiment réfléchi à la question avant. En fait, il prenait les combats comme ils venaient, sans penser à l’avance au type d’attaque qui lui conviendrait le mieux. Lors de celui-ci, comme lors des précédents, il s’était servi de l’occasion qui lui était donnée pour apprendre une nouvelle technique qui était le plus susceptible de faire mouche dans un environnement glacial.

Enfin, en temps normal. Leur ennemi ne semblait pas avoir plus souffert ça de son attaque de feu, grâce à la protection que lui offrait sa grosse carotte. D’ailleurs, son compagnon lui-même ne tarda pas à se voir opposer cette même arme à sa première tentative d’attaque.

Mais c’était sans compter sur la ténacité du jeune homme : après s’être calé sur le rythme de leur ennemi, il lança une attaque bien moins puissante, mais diablement plus rapide que celle que le rouquin venait de réaliser. Les yeux ronds de surprise, Percival ne put contenir un :

« Wah ! Pas mal, mon gars ! »


Malheureusement pour eux, la bestiole n’avait pas l’air d’avoir plus souffert de cette attaque que de celle du géant. Il était si rapide qu’il n’avait aucun mal à contrer les tentatives des deux compagnons avec sa carotte, tout en gardant suffisamment d’énergie pour contre-attaquer quelques secondes après, quand la défense de ses ennemis était la plus exposée. Percival serra les dents et, une fois son ami revenu à ses côtés, il lui lança :

« Toujours pas convaincu de leur agressivité ? »

Il adressa un clin d’œil malicieux à son compagnon et écouta sa suggestion d’attaque plus coordonnée de leur part. Il était clair que, si le monstre était suffisamment agile pour les affronter un à un, il n’était quand même pas de taille à parer deux attaques rapprochées. Après un hochement de tête à l’attention de son ami, le géant confirma :

« Oui, j’y vais en premier et tu me suis. Tu es bien plus rapide que moi. »


Et puis, si quelqu’un devait se prendre des coups de carotte, c’était lui. Il était hors de question que son ami prenne ne serait-ce qu’un coup à sa place. Il était suffisamment épais pour endurer quelques bleus. Et puis, s’il avait tenu à l’accompagner dans cette mission, c’était bien pour veiller sur lui, pas pour l’exposer en première ligne.

« Suis-moi de près, et fais-moi confiance. »

Sans attendre plus longtemps, il resserra de nouveau son emprise sur son maillet et s’élança à l’assaut de leur ennemi poilu, en veillant bien à faire les mouvements les plus amples possible pour que l’ondulation de sa cape cache au maximum le déplacement de son camarade. Comme prévu, lorsque la tête de son maillet arriva à portée de la tête du lapin, celui-ci contra avec son énorme carotte. Maintenant son étreinte sur le légume un brin plus longtemps que d’habitude, il cria :

« Maintenant !! »

Il fit alors un brusque écart sur le côté droit, suivi de près par le lapin, qui comptait bien signer de sa carotte un nouvel hématome sur le bras du géant mais qui, dans cet excès de confiance dans son agilité, se retrouvait sans défense face à une attaque latérale.

« Récapitulatif du combat »:
 

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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Ven 18 Sep 2015 - 13:45

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Ivar MaxwellIvar avait lui aussi usé de sa nouvelle attaque contre le lapin. Il avait été gratifié d'un joli petit compliment de la part du colosse roux. Pour toute réponse, le jeune homme s'était contenté de sourire. Mais il ne fallait pas lâcher le rongeur d'une semelle ! Le voilà déjà prêt à attaquer le duo avec sa carotte gelée, il s'était élancé sur Ivar, mais fort heureusement pour cette fois, le garçon avait pu l'éviter.

C'est suite à cette tentative que Percival lui demanda s'il n'avait pas changé d'avis sur ces bestioles, il devait bien regarder les choses en face, pourtant. Mais sans vraiment avouer qu'il aurait pu se tromper, il regarda son ami et lui proposa d'attaquer le premier, il se chargerait de le suivre pour que la bête n'ait pas le temps de contre-attaquer.

Pour lui, c'était surtout qu'il allait pouvoir se dégager un peu plus vite que Percival après avoir attaqué. Et sans doute, le Saut aurait un peu plus de mal à agir après avoir subit deux attaques d'affilée. Ivar acquiesça aux instructions que Percival lui donnait.  « Compris ! » Alors il se prépara et suivit Percival lorsqu'il donna le signal.

Il avait tout fait pour faire jouer l'effet de surprise, ainsi, lorsque le grand roux se décala vers la droite, Ivar attaqua le lapin qui était toujours occupé à se protéger de sa carotte d'une attaque potentielle de Percival, toujours menaçant. D'ailleurs, non, il n'essayais pas de se protéger, mais bien de l'attaquer. Mais le premier coup d'Ivar l’empêcha d'atteindre sa cible. Cette fois, l'attaque eut un meilleur effet, et Ivar put même enchainer sur un autre coup avant que le lapin ne se retourne contre lui, sautant par dessus marteau et dagues pour donner un coup de carotte à Ivar.

« Arrrh ! » râla le jeune homme avant de regarder Percival pour essayer de deviner ses prochaines manœuvres.

« Il faudrait qu'il ne puisse plus utiliser la carotte ! » C'était ridicule, non ? Ils étaient là, dans une tente où étaient gardés les vivres, à combattre un lapin, avec une carotte ! Ils avaient une tête de chasseurs ou quoi ? Il voulait se venger ? Pourquoi il ne s'enfuyait pas ? C'était peut-être ça la différence entre un monstre et un animal ?

Enfin, là, c'était pas le moment d'y penser. Les deux hommes étaient en plein combat nocturne... tiens et si c'était aussi ça qui faisait que ce lapin avait l'avantage sur eux ? Mais ils n'avaient qu'une simple lampe torche pour éclairer la scène du combat. L'objectif d'Ivar était donc d'au moins partager ce désavantage, en le privant de son arme, par exemple.

« Il faut qu'on arrive à briser ou couper cette carotte ! Ça sera moins facile de nous attaquer sans ça ! »
~
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Jeu 24 Sep 2015 - 20:25

Spoiler:
 

Il était sur le point de se décaler quand il avait donné le signal à Ivar d'intervenir. Les yeux rivés sur le Saut qui le suivait, il vit arriver son ami sur le côté pour le pourfendre. Le rouquin afficha un sourire carnassier en voyant que le lapinou n'avait aucune chance d'esquiver la lame de son compagnon. Il allait voir ce qu'il en coûtait de coller des coups de carotte dans les côtes d'un géant revanchard !

*T'as bien fait de me suivre, mon lapin !*

Sa pensée était d'autant plus vraie qu'en plus, l'intervention d'Ivar avait empêché leur ennemi de l'atteindre une nouvelle fois, avec son arme-légume.

« Bien joué ! » lança le colosse, en voyant qu'Ivar avait fait mouche.

Il allait d'ailleurs lui renouveler ses félicitations en constatant qu'il avait même pu lui porter un autre coup, quand il s'aperçut que le Saut prenait excessivement appui sur ses pattes pour se projeter au-dessus d'eux. Il n'eut même pas le temps de crier à Ivar de faire attention qu'un coup de carotte bien senti s'abattait sur l'épaule de son camarade.

Retenant un flot de jurons à l'encontre de leur cible – et la sienne, puisque toutes ses manœuvres pour éviter à son ami d'être touché s'étaient soldées par un échec cuisant – le géant, revenu à distance raisonnable du Saut, et bientôt rejoint par Ivar, préféra un empathique :

« Ca va ? »

Il détailla son compagnon de la tête au pied et, après s'être assuré qu'il s'en tirerait avec uniquement un bleu, il acquiesça :

« Je suis d'accord, mais on fait comment ? Il a même pas l'air si fatigué que ça ! »

C'était peu dire : le lapin, qui avait pris le légume par la tige, s'amusait à faire des moulinets avec sa carotte, en sautant d'un pied sur l'autre et en les regardant sournoisement. Ne résistant pas à la provocation, Percival s'élança, en répondant :

« On a qu'à donner tout ce qu'on a ! On finira bien par l'avoir. A mon signal ! »

Stratégie bourrinesque numéro 1 (seule et unique) : on fonce dans le tas, comme au tour d'avant, mais en plus puissant. Cette fois, la masse du géant se couvrit de runes enflammées, comme au début de leur affrontement, avant qu'il l'abatte sur le Saut. Celui-ci, habitué à l'attaque, para de la même manière que précédemment, mais eut la désagréable surprise de voir que, cette fois-ci, sa carotte avait pris feu.

Dans l'impossibilité de riposter, il frappa frénétiquement sa carotte contre le sol pour l'éteindre. D'abord un peu surpris, le colosse ne se laissa pas décontenancer et, comme il était encore à portée, asséna un second coup de marteau à la bête, avant de crier, de nouveau, à Ivar :

« Vas-y ! »

Après tout, autant profiter de la situation pour faire bien mal à ce sale voleur !

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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Sam 26 Sep 2015 - 15:10

Ivar MaxwellCe coup de carotte, ce monstre-lapin allait le regretter ! Oh mais depuis quand les carottes étaient aussi dures que la pierre ? L'opération avait été un succès par ailleurs, et ça, Percival ne ratait jamais une occasion pour passer par la case félicitations !

Après le coup qui allait surement laisser un bleu à Ivar, le jeune homme s'était mis à frotter son épaule, heureusement qu'il portait un gros manteau fourré ! S'il avait eu un coup comme celui-ci “à vif” il aurait surement morflé ! Mais, il s'en sortirait avec un petit bleu, sans doute. Rien de bien grave, il lui arrivait de se faire la même chose en se cognant contre un meuble, hey !

« Ça va ! Oui ! » Il regardait le Saut. Mais toi, le lapin, les carottes sont cuites ! Heeeey ! Percival avait demandé comment faire pour couper cette carotte ? Ivar venait d'avoir une idée !

« Ton attaque de feu, par exemple ?! Après je fonce et je vise son arme... j'ai confiance en mes dagues ! Elles tiendront le choc ! » Percival semblait aussi être de cet avis. Parfait, ils n'avaient plus qu'à foncer.

« Bien bien ! On fonce ! »  Alors ça, pour foncer, Ivar était tout à fait l'homme de la situation ! Il fallait bien se concentrer pour attaquer au moment opportun. Mais Ivar pouvait compter sur le signal de Percival pour ça. Alors il observa bien les mouvements du colosse qui avait réussi à assommer quelques secondes le Saut. « Les carottes sont cuites ! »

Ivar profita de la confusion de la bestiole pour foncer et frapper à deux reprises la carotte fumante, comme l'indiquait son ami. Il réussit à la bien l'abimer et finit avec ce légume en le foulant au pied comme s'il écrasait un vieux mégot qui lui faisait horreur, la carotte finit par tomber en poussière de cristal.

Le Saut était à présent désarmé, mais il ne s'en montrait que plus agressif encore. Jetant son regard lourd de reproches sur les deux combattants nocturnes. Il semblait encore plus furieux, prêt à leur sauter au visage. Ce n'était peut-être pas la meilleure des idées qu'avait eu Ivar, est-ce qu'il allait les mordre? Non, mais il utilisa ses griffes acérées sur le pantalon du jeune homme ! « Heureusement qu'on est aussi habillé. »

Ivar avait du enfiler un pantalon plus chaud peu avant leur arrivée au village. Mais pour le moment il ne fallait pas perdre de temps, le combat faisait rage, le garçon donna un coup de pied qui projeta la bête vers le haut, les toiles qui servaient de toit à la tente avaient surement tremblé. Ivar regarda Percival, il disait quelque chose comme... "à toi de jouer!". Les coups seraient surement plus efficaces à présent !


~
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Dim 27 Sep 2015 - 11:48

Alors que Percival s'élançait à l'assaut de leur ennemi, après avoir invité son ami à foncer dans le tas, il entendit son assentiment motivé. A dire vrai, le colosse n'avait aucun doute sur le fait qu'un consigne comme « On fonce. » soit de celles qui dérange Ivar. Depuis leur rencontre, il montrait un point d'honneur à aborder tous les problèmes avec un allant sans faille.

Aussi, quand il eut mis feu à la carotte de leur ennemi, il s'écarta en toute confiance pour qu'il poursuive le travail. Et il n'aurait pas pu mieux faire : après quelques coups de dagues bien sentis, la carotte qui les avaient couvert de bleus n'étaient plus qu'un tas de cendres sous les pieds d'Ivar.

« Les carottes sont cramées, surtout ! » ironisa le géant, en réponse au trait d'humour de son camarade. « Il va la ramener un peu moins, maintenant, le lapin. »

Ou pas. La perte de son légume avait, en réalité, plutôt eu tendance à l'agacer davantage encore. Dans ses petits yeux de rongeur, on pouvait deviner une colère renouvelée, une colère qui dépassait largement le simple agacement d'avoir été dérangé pendant qu'il faisait ses emplettes dans le supermarché des humains.

Un peu étonné de voir que le Saut ne considérait pas la fuite comme une option valable, maintenant qu'il était dépourvu de moyen d'attaque et de parade, le grand rouquin lança à son ami :

« En fait, j'ai l'impression que ça l'a pas du tout calmé... »

C'était peu dire : à peine deux secondes plus tard, le Saut, prenant appui sur ses pattes arrière, s'élança à toute vitesse sur son jeune ami pour lui lacérer le pantalon avec ses griffes. Certes, son attaque était bien moins efficace que quelques minutes plus tôt, mais elle leur coûterait sûrement plus cher en raccommodage.

« La teigne ! »
jura le géant, en esquissant un mouvement pour aider Ivar à se débarrasser du Saut.

Nul besoin de terminer son geste, puisque le jeune homme, d'un coup de pied bien placé, envoya le lapin valser à quelques mètres de hauteur. La scène, ainsi que le commentaire d'Ivar, arrachèrent finalement un sourire au rouquin barbu, qui ne put s'empêcher de répondre :

« C'est sur que si on se dépêche pas d'en finir, on va se retrouver sans pantalon. »

Il gloussa un instant en s'imaginant, avec Ivar, faire le rapport de leur ronde en caleçon, mais retrouva rapidement un peu de sérieux en voyant le regard du jeune homme, qui l'invitait clairement à repasser à l'action. Après tout, ils avaient déjà perdu pas mal de temps à se battre contre le monstre. Percival n'avait qu'une chose à faire avant d'attaquer de nouveau.

D'un geste, le colosse dégrafa sa cape, qui tomba lourdement sur le sol, laissant apparaître ses bras et ses épaules musclés et brillants de sueur. Maintenant qu'il s'était débarrassé du seul vêtement auquel il tenait vraiment, il pouvait passer à l'attaque. Leur ennemi pouvait s'en prendre à lui, sans aucun souci.

« On va voir comment t'encaisses, maintenant. »
lâcha-t-il avant de repartir à l'assaut du Saut, le marteau chargé de runes flamboyantes prêt à frapper.

La technique fonctionna mieux que prévue. Le Saut, n'ayant plus rien pour parer le coup, se trouva sans savoir quoi faire, et se prit l'attaque de plein fouet. Le coup, dont les effets semblaient décuplés par la motivation du géant, envoya le lapin rouler sur quelques mètres. Le monstre se releva un peu plus difficilement qu'à l'accoutumée, le poil noirci à l'endroit où le marteau enflammé l'avait touché. Nullement impressionné par la taille de son ennemi, il lui lança un regard furibond et, mû par la vengeance, repartit à la charge, plus rapide que jamais. Déterminé à surprendre le colosse pour le frapper sans qu'il puisse se protéger, il modifia sa course en effectuant des sauts très rapides de gauche à droite, et, à un mètre à peine de sa victime, prit appui sur ses pattes arrières pour sauter bien plus haut que prévu, patte griffue en avant.

Lorsqu'il retomba sur ses pattes, Percival porta instinctivement sa main sur sa joue, où trois traits fins rouge sang venaient d’apparaître. En regardant sa main, où perlait un filet généreux, le colosse grogna :

« Espèce de saleté de teigne ! Je... »

Il se tourna vers Ivar et lui dit, à peine plus calmement :

« A toi. Je te suis dès que t'as fini. J'ai plus de Mana, mais je vais frapper deux fois plus fort. »


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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Dim 27 Sep 2015 - 13:49

Ivar MaxwellEffectivement “les carottes sont cramées”, ça aurait été l'expression idéale ici. Et c'était à espérer que le lapin malin ait du mal sans sa carotte, mais ce n'était pas le cas, d'un bon précis, il s'était précipité sur Ivar pour s'y attaquer, de ses griffes cette fois. Cette fois, pas de mal a part pour les vêtements. Mais le Saut et Ivar eurent droit aux premiers gros signes d'agacement de la part de Percival, bien qu'il n'y resta pas des heures. Il fit une plaisanterie, en rit d'ailleurs, Ivar secoua la tête avec un sourire étrange. Dans quel état était son pantalon au juste ? Si ça se trouve le colosse avait raison !

Durant tout ce moment de flottement, la bestiole désarmée les regardait avec son air mauvais, peut-être n'avait-elle pas encore pu trouver la faille pour les prendre de vitesse, car les deux combattants se tenaient menaçants, malgré leur humeur déviante. C'était certain; les monstres attaquaient bien par nature et pas pour se protéger... c'était là ce que se disait Ivar. C'est d’ailleurs ce qui enleva toute trace de doute et de retenue au garçon, qui fit comprendre à Percival “pas de quartier!” avec son regard appuyé.

A cet accord tacite, Percival répondit par des gestes, lui aussi. Il dégrafa sa cape qui tomba dans un bruit sourd. C'était même à se demander si Ivar aurait pu porter ça un jour, tellement elle semblait être lourde. Mais le fait de tomber la cape, avait donné de l'espace au Saut pour le blesser avec plus grand succès. 'Saut' voilà un nom qui avait été bien trouvé. Mais la question ne se posa pas pour le moment, car Percival prit l'initiative d'attaquer le premier, et son coup avait été imparable, sauf que cette fois, Ivar n'avait pas réagi et le lapin se mit en tête de rendre coup pour coup, enfin quelque chose comme ça... Il blessa Percival à la joue. Ivar émit un grognement de douleur compassionnelle, mais n'osa rien dire face à l'explosion de colère du grand roux.

Il le savait, cette blessure allait être détestable dans un climat comme celui-ci. Mais peut-être qu'avec les bons soins de leurs camarades de tente, elle prendrait le bon chemin de la guérison. Ivar avait une expression assez sauvage quand Parcival lui dit être à court de pouvoir magiques. Il s'en voulait, il aurait du le faire dès le début... il possédait un sort de soin qui leur aurait peut-être permis de ne pas encaisser autant de coups. Mais ce monstre semblait inoffensif, enfin ça... c'était avant!

« Je peux te promettre que ça ne va plus durer ! Il va comprendre à qui il se frotte! » Ivar opina du chef, surement pour acquiescer à sa propre déclaration et courut les 4 pas qui le séparait du Saut pour l'attaquer sans ménagement. Il n'avait pas bien compté, pas bien réfléchit et pas bien compris comment il avait fait pour éviter les griffes ; mais il avait quand même fait quelques dommages à ce monstre quand il s'écarta pour reprendre son souffle, Percival pouvait donc agir comme il l'avait dit, s'il voulait.

Puis, une fois que sa respiration s'était calmée, Ivar pouvait attaquer une nouvelle fois à sa suite. Cette fois, il utilisait sa nouvelle attaque. Espérant qu'ils arriveraient enfin bientôt à bout de ce Saut, qui portait si bien son nom !

~
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Dim 27 Sep 2015 - 15:47

Lorsqu'il entendit son ami grogner en voyant les petites balafres que le lapin lui avaient faites, Percival fit aussitôt l'effort d'afficher une mine plus calme. Il ne voulait pas inquiéter son ami inutilement. Après tout, à part à son égo, il n'avait pas particulièrement souffert de l'attaque du Saut – l'avantage de combattre en terrain froid -, alors pas besoin d'en faire une histoire.

Bien sur, contrairement à son camarade, il ne pensait pas du tout à l'après-combat et aux difficultés de cicatrisation de cette griffure exposée tous les jours aux morsures du froid. De toutes façons, en tant que Glaçonnier, il avait l'habitude de ce genre de situations et, s'il ne connaissait pas tous les trucs pour faciliter la guérison de cette éraflure, il y avait fort à parier que quelqu'un, dans les survivants du Village, aurait une astuce qu'il serait ravi de partager avec le rouquin.

« T'inquiète pas pour ça... » commenta Percival, pour achever de rassurer son compagnon.

Mais quand le jeune homme lui répondit, plus déterminé que jamais, qu'il allait faire le nécessaire pour en finir rapidement, Percival douta un instant que son message soit passé clairement. Quoi qu'il en soit, il n'allait pas non plus trop insister, au risque de doucher l'enthousiasme de son camarade. Si tant est que ce fut possible.

Sans attendre, le jeune homme se lança alors dans la bataille avec une fougue renouvelée et enchaîna les attaques et les esquives à une vitesse rivalisant avec celle du lapin. Autant dire que le rouquin avait de quoi envier son ami, qui se tira finalement de ce duel sans une égratignure.

Mais pas le temps de larmoyer sur son statut de balourd rudement fort mais un peu lent, puisque, comme il l'avait annoncé quelques minutes plus tôt, c'était à son tour d'attaquer le Saut, sans lui laisser aucun répit.

A peine la technique de son ami terminée, Percival fonça sur le monstre pour le dégommer à coup de masse. Celui-ci, encore sonné par les attaques d'Ivar, n'eut pas vraiment le temps de se protéger et, lorsqu'il tomba à terre, il mit encore un peu plus de temps à se relever. Mauvais perdant face à la griffure qu'il lui avait infligée lors de son assaut précédent, le grand gaillard le nargua :

« Plus assez d'énergie pour riposter ? »

Sans laisser au Saut le temps de reprendre ses esprits, il lui asséna un second coup, le faisant glisser sur encore un demi-mètre. Voyant que leur ennemi était à bout de forces, il le contourna, de manière à ce que le monstre soit placé entre lui et Ivar. Il jeta un rapide coup d'oeil à son ami et, alors que le Saut se relevait encore une fois et lui glapissait haineusement dessus, il lança à Ivar :

« Finis-le ! »

Il prit fermement appui sur ses deux jambes et attaqua une dernière fois le lapin, qui n'eut le temps que de se protéger tant bien que mal en parant avec ses pattes avant. Campé fermement sur ses pattes arrières, il résista honorablement en évitant un nouveau roulé-boulé, mais recula malgré tout d'un bon mètre vers le jeune homme aux deux dagues.

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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Mar 29 Sep 2015 - 17:19

Ivar MaxwellOn dit toujours de pas s’inquiéter... mais en fait, plus on le disait, plus c'était clair qu'il fallait le faire. Enfin, Ivar n'avait pas vraiment entendu ce que Percival avait dit, son message n'était clairement pas bien passé. De toute façon, quand on était lancé, autant y aller, non ? Ce Saut avait assez fait comme ça.

Ça pouvait paraitre impressionnant, vu de loin, mais c'était surtout qu'Ivar s'était mis à bouger dans tous les sens pour éviter les griffes acérées, se retrouver avec le visage recouvert de griffures, ce n’était pas dans ses plans pour ce séjour au Village Glaçon. Le jeune homme n'avait pas eu l'occasion d'y penser, mais s'il avait impressionné Percival avec sa manière de combattre, il était bien moins impressionnant en matière de force brute. Ils avaient chacun leurs points forts et leurs points faibles. Et pour ce qui était des deux compagnons de voyage, la comparaison était vraiment étonnante, un géant épais et un garçon petit et fin. Mais c'était aussi le gros intérêt de faire équipe. Leurs capacités étaient assez complémentaire sous certains points de vues.
Mais attention, Ivar était très résistant. Le nombre de fois où ils s'était pris de mauvais coups et qu'il avait résisté et fait bonne figure (selon son propre point de vue... la vision des autres... enfin passons)... ça prêtait à croire qu'il était pire que la mauvaise herbe.

Enfin, ce combat tirait sur sa fin. Alors que le jeune homme reprenait son souffle, il faillit croire que Percival s'adressait à lui quand il avait dit “plus assez d'énergie”, il eut juste le temps de froncer les sourcils, chose que Percival n'avait pas dû remarquer avec cette luminosité, qu'il comprit que son ainé s'adressait en fait au monstre. Et cette fois, il montrait de réels signes de faiblesse. Malgré tout, il continuait à montrer sa haine et le ferait sans doute jusqu'à ce qu'il finisse comme sa carotte, en poudre de cristal.

Ivar se redressa pour faire ce que Percival disait. Une fois le dernier coup de marteau lancé, Ivar s'élança pour en finir avec ce combat. Il tourna sur lui même en évitant soigneusement de s'approcher de trop près du lapin et donna un bon coup tranchant de chacune de ses dagues. C'était terminé.

Ivar souffla son soulagement, avant de reprendre une attitude plus digne de lui et d'aller récupérer sa lampe déposée sur une caisse un peu plus loin. Puis, il balaya la pièce avec le faisceau de lumière. Quelque chose clochait. Oui, ils devaient avoir éparpillé quelques unes des caisses de fruits, qui avaient roulé sur le sol. Il fallait ranger tout ça maintenant, et avant que les autres ne reviennent. Ivar prit une pomme, puis deux, qu'il remit dans leur caisse. Il continua tout en s'adressant à Percival:

« Ce monstre était coriace. Ils ne viennent pas en ville d'habitude. Ce genre de bestiole n'a pas besoin de venir fouiner dans les réserves humaines d'habitude. Qu'est-ce qu'il faisait là d'après toi? C'est lié à l'attaque du village sans doute. »

En tous cas, il fallait espérer qu'il n'était pas venu avec des amis. Ivar n'avait pas vu que le monstre avait laissé un objet par terre. Pourquoi il se baladait avec ça ? Il ne l'avait pas trouvé ici, en tous cas, il n'y avait que des vivres, et rien pour soigner. D'ailleurs... « Il faut peut-être nettoyer ces griffures, non ? Qui sait où les griffes de ce gros lapin ont trainé ? »

Il s'approcha de Percival pour voir ça de plus près. « Il t'a pas raté. On fait quoi maintenant? On doit aller voir les autres pour leur annoncer la nouvelle ou on reste à surveiller que toute la petite famille ne vienne pas? »  

Ivar, tourna la tête et tendit l'oreille pour s'assurer qu'il n'y avait pas de nouvelle attaque et une fois rassuré, il finit de récupérer les fruits et s'assit sur une des caisses. Il était déçu de ne pas avoir pu trouver un moyen de régler cette affaire d'une autre manière. Il avait eu plus de succès dans d'autres circonstances. Mais il se refusa à en parler à Percival. De toutes manières... il se serait surement moqué d'Ivar, lui aussi.

~
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Mar 29 Sep 2015 - 17:29

~ ~

Saut est vaincu :
Percival obtient une Super-Potion [(15%) ( Résultat du lancer de dé : 13/15)]
Percival et Ivar récupèrent 350Gils chacun.

Wah !!! T'as de la chance ! C'est la première fois que quelqu'un obtient un objet en combat que je Mjise !
~  Like a Star @ heaven  ~
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Jeu 1 Oct 2015 - 20:18

Spoiler:
 

Enfin ! Le monstre suivait le chemin de sa carotte en disparaissant après s'être pris deux coups de dague qu'il n'avait pu parer. Le géant afficha un large sourire à travers la pellicule de poussière et les quelques mètres qui le séparaient de son ami. Pour un premier combat à deux, la bestiole s'était montrée coriace, mais ils avaient fait du beau travail d'équipe. Et ce final, tout en coordination, en était un des plus beaux exemples.

Soulagé, autant que ravi d'en avoir fini avec le Saut, Percival posa la tête de sa masse sur le sol pour reprendre un peu sa respiration et laisser sécher son front et ses bras luisants de sueur. Après tout, ce n'était pas une mince affaire de la manier, celle-la ! Appuyé sur le manche de son arme, le colosse lança à son acolyte :

« On s'en est carrément bien sorti ! Je veux dire, les coups de carotte à part. »

Ivar, lui, semblait plus indifférent, face à la victoire. Il avait après tout, peut-être simplement plus d'expérience que le colosse en la matière et s'était sûrement déjà lasser de voir disparaître des monstres en poussière. A peine le combat terminé qu'il avait déjà ramassé sa lampe et qu'il commençait à ranger consciencieusement les caisses qu'ils avaient – un peu – dérangées. Percival, mettant nettement plus de temps à calmer l'excitation dans laquelle il se trouvait, lui fit part de son admiration :

« En tous cas, t'as l'air d'avoir l'habitude de tout ça. Tu te bats souvent ? »

Puis, sans aucune honte, il confessa :

« Moi, ça va faire maintenant... une journée d'expérience. »

Il rigola en silence et se décida enfin à aller ramasser sa cape et la remettre sur ses épaules avant de commencer à aider Ivar. Lorsque ce dernier aborda le sujet du monstre qu'ils avaient combattu, il répondit en toute sincérité :

« Il était vraiment balèze, à mon avis. Je me souviens que mon frère, à lui tout seul, arrivait à en maîtriser deux ou trois à la fois, quand on était plus jeune. Honnêtement, je pense qu'on est tombé sur un chef de meute, où quelque chose comme ça. Sinon, comme tu dis, comment il trouverait l'idée de venir rôder par ici ? »

Il est vrai que, quelques années plus tôt, ils avaient eu à déplorer le vol de quelques fruits et légumes dans des réserves un peu éloignées de la ville, mais jamais un Saut n'avait fait irruption de manière répétée dans le garde-manger, en plein milieu d'un camp infesté d'humains. Soucieux de ne pas bassiner son camarade avec des histoire du Village dès que lui en viendrait une à l'esprit, le géant l'écarta simplement pour donner son sentiment à son ami :

« Je pense que ce qui s'est passé ici a peut-être un peu déréglé les monstres ici. Qui sait ? Peut-être que leur réserve habituelle a été dépouillée par la catastrophe et que le monstre a été obligé de forcer un peu le destin pour se nourrir. »

Ce-disant, il rangea distraitement une pomme dans la caisse dont s'occupait le jeune homme. Leur proximité retrouvée dût avoir pour effet de mettre devant le nez de son ami ses récentes balafres puisque, rapidement après, il embraya sur le risque de les voir s'infecter. Le grand rouquin, qui en avait presque oublié l'existence, porta machinalement sa main sur les griffures et regarda ses doigts. A priori, le sang ne coulait déjà plus, signe que la blessure n'était que superficielle.

« Oh, ne t'inquiète pas pour ça, Ivar. Je suis assez résistant. Dans quelques jours, il n'y paraîtra plus. On montrera ça tout à l'heure au toubib, mais je suis sur qu'il mettra même rien du tout. »

Décidé à montrer à son ami qu'il ne fallait vraiment pas en faire une montagne, il tourna la tête, alors que son ami l'examinait de plus près, pour jeter un œil par terre, à la recherche d'autres provisions échappées de leur caisse d'origine. Rapidement, son regard s'attarda sur une fiole posée par terre, à l'endroit précis où le lapin avait rendu l'âme. Intrigué, le géant s'approcha, la prit dans sa main droite pour l'examiner et demanda, en la présentant à Ivar :

« Tu penses que c'était dans une des caisses, ça ? On dirait une Potion. Sauf que je vois vraiment pas ce que ça pourrait venir faire ici. »

Après avoir recueilli l'avis de son ami sur la question, il mit l'objet dans la poche de sa cape et reprit le fil de la discussion entamée avec lui :

« Quant à notre ronde, je pense qu'il vaut mieux continuer notre tour, avant de revenir ici, s'assurer qu'aucun Saut n'est revenu. Vu le boucan qu'on a fait, je pense pas qu'ils s'aventurent ici, mais on sait jamais. Après, on n'aura plus qu'à attendre que le chef vienne nous chercher pour nous relever, non ? »

Percival n'avait eu qu'une seule autre fois un travail de ce type. Et encore, il était alors plus agent de sécurité que véritable patrouilleur. Son expérience dans le domaine était assez limitée, mais la procédure qu'il avait décrite à Ivar lui semblait assez logique.

« On fait notre tour rapidos et on se pose tranquillement ici pour surveiller. »
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Lun 5 Oct 2015 - 16:24

Ivar MaxwellC'est vrai, les deux hommes fraichement arrivés au village s'en étaient bien sortis. Ivar était un peu perturbé autant que fatigué, pourtant il tentait de faire comme si tout allait bien, préférant déjà s'occuper de ranger les dégâts qu'ils avaient causés. Mais le jeune homme qui était plongé dans ses pensées, refit vite surface quand Percival fit part de son contentement d'avoir plutôt réussit ce premier combat en équipe. Il mit quand même un petit moment à parler, finalement. Et pourtant, ce n'était pas par indifférence, ni par lassitude.

« Oui, on s'en est très bien sortis tu veux dire!!! » Le jeune homme sourit, toutes dents dehors, mais se frotta le haut de son crâne en continuant, au sujet de la carotte : « C'était surement son cadeau de bienvenue. »

Percival lui demanda s'ils se battait souvent. Cette question fit sourire Ivar une nouvelle fois, mais il fit non de la tête en répondant rapidement cette fois: « Non, je m'entraine beaucoup. Pourtant je ne me bats pas souvent. L'art du combat se transmet de générations en génération chez moi. Mais je m'attaque en général à des sacs de grains et à des cibles en bois. » Il fit une pause et Percival en profita pour continuer son histoire. Il avouait qu'il n'avait pratiquement aucune expérience. Ce qui étonna quand même un peu Ivar.

« Une journée ?! Tu t'en sors drôlement bien ! En plus ce genre d'arme, c'est pas facile à utiliser. » Ivar posa les pommes qu'il tenait avant de s'approcher de l'arme de Percival qui était posée sur le sol. « Je peux ? »

Il essaya de soulever l'arme gigantesque (en fait elle correspondait bien à la taille et au poids de son utilisateur). Avec tous les efforts du monde, il ne parvint qu'à la soulever d'un centimètre avant de la reposer et de souffler un bon coup. Puis il recommença a ranger. Il faudrait surement en faire de la compote ou des tartes, les pommes qui étaient tombées étaient abimées. Ivar savait en faire de bonnes, mais il n'avait pas envie que ça se sache, car il préférait vraiment aider à reconstruire plutôt que de servir de commis de cuisine! Le grand roux faisait part de son opinion sur le montre à son tour. « J'ai jamais eu le souvenir d'avoir rencontré un monstre de ce niveau à roder en ville avant aujourd'hui moi non plus. J'espère que ses petits camarades vont pas suivre son exemple. »

Ivar baissa le regard quand Percival continua sur le sujet des dégâts que la catastrophe avait fait, non seulement dans la vie des humains, mais aussi dans toute la vie animale et euh... ... monstrueuse ?  « C'est bien ce qui me tracasse. C'est pour ça qu'il faut remettre tout en ordre dans ce village au plus vite ! Le plus tôt tout le monde aura retrouvé une vie normale le mieux ça sera, hein? »

Le colosse rassura Ivar au sujet de sa blessure, pour laquelle le jeune homme s’inquiéta tout à coup. Ivar haussa les épaules et se mit lui aussi en quête d'autres pommes, mais il n'en restait plus. Son ami, lui, était tombé sur tout à fait autre chose, une fiole de potion. Il la montra à Ivar, lui demandant son avis sur le fait qu'elle puisse provenir d'une des caisses. Ivar secoua négativement la tête: « Non, impossible. En plus, je suis sur qu'il n'y avait rien tout à l'heure. »

Le jeune homme regardait toujours dans les recoins pour s'assurer qu'aucun Saut ne s'était caché dans la tente, et il espérait que ça n'était pas le cas, car les deux hommes avaient épuisés leurs forces à combattre. Puis, il écouta les recommandations de Percival, il ne voyait aucun inconvénient à son plan. Ivar suivit donc Percival dehors. Ils virent les autres gardes un peu plus loin, avec leurs lampes. Alors qu'ils faisaient le tour de la tente, qui semblait intacte, Ivar pensait toujours au Saut et eut une idée : « Je viens de penser à un truc : je vais vérifier s'il n'a pas fouillé de tunnel pour entrer, en général les lapins font ça. Après on aura plus qu'à attendre que les autres rentrent et qu'on ait la relève. Je t'appelle si je trouve quelque chose là dedans! »

Ivar laissa Percival faire son tour en dehors de la tente et entra à nouveau. Au bout de quelques temps à fouiller derrière les caisses ; il trouva bien quelque chose. Il dégagea quelques unes d'entre elles et appela Percival pour qu'il vienne voir. Un petit vent frais ressortait par l'ouverture qui devait mener un peu plus loin dehors. « Ils sont rapides ! Qu'est-ce que tu crois qu'on fait? Il faut boucher ce trou... Mais avec quoi ? Je ne vois rien ici pour faire quelque chose de solide. Si on met les caisses par dessus ça suffira, tu crois ? »

Ivar commençait à piquer du nez. Il se demandait quand viendrait l'heure de la relève. « Je me demande ce qu'on va nous donner à faire demain ? »

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Jeu 8 Oct 2015 - 20:37

Apparemment, le jeune homme était surpris du manque d’expérience du géant dans l’art de se battre contre des monstres. Flatté, le rouquin ne chercha même pas à masquer la fierté qu’il éprouvait d’entendre ça et, sans en avoir vraiment conscience, se redressa un peu et gonfla la poitrine. Lui qui craignait d’avoir l’air un peu pataud aux yeux d’Ivar, qui venait de lui apporter la confirmation qu’à défaut d’avoir combattu de nombreux ennemis réels, il avait au moins reçu un entrainement digne de ce nom pour en arriver à ce résultat. Percival, lui, s’était simplement dit, le matin même, en choisissant son arme dans la boutique de Costa del Sol, que « quitte à frapper, autant frapper fort » sur les ennemis qui se mettraient sur son chemin vers son village d’enfance.

Rien de bien réfléchi et pourtant, ce choix semblait forcer l’admiration de son coéquipier. De plus en plus flatté, le colosse la joua cependant modeste et haussa les épaules et répondit :

« Boh, elle est plus impressionnante que lourde. »

Avant de regretter complètement ce qu’il venait de dire, maintenant que son ami s’était lancé dans une phase de test de l’énorme maillet. Ne sachant quoi dire pour ne pas qu’Ivar se vexe de ne pas pouvoir soulever l’arme avec la même aisance que lui, Percival passa sa main dans ses cheveux pour se frotter la tête et expliqua, avec difficulté :

« Euuuh, oui, vas-y… Mais bon… Ça parait surement plus lourd quand on est pas en situation… Je veux dire, l’adrénaline, tout ça… »


Il observa avec attention la scène et, dès que le test fut terminé, commenta avec un humour légèrement forcé :

« Il va falloir réclamer un peu plus de soupe après les journées de travail si tu veux me l'emprunter. »


Il ponctua sa phrase d’un clin d’œil, qu’Ivar pouvait très bien ne pas apercevoir, étant donné la faible luminosité qui régnait dans les lieux.

Fort heureusement, le géant n’eut pas à épiloguer sur le sujet, et l’un et l’autre passèrent rapidement à autre chose, entre autres, la blessure à la joue du rouquin, la raison du comportement agressif des monstres et, enfin, à la conduite à adopter pour la fin de cette patrouille.

Sans trop de surprise, le jeune homme s’était plié à ce que proposait le grand gaillard et tous deux prirent le chemin de l’extérieur de la tente pour poursuivre leur ronde. En sortant, le vent qui commençait  souffler se fraya un chemin sous la cape du géant qui, les bras encore un peu humides de l’effort qu’il venait de fournir contre le Saut, ne put réprimer un frisson. Attrapant les bords de sa cape fourrée, il les maintint fermement serrés pour lutter contre le froid sidéral.

Au bout de quelques pas, le jeune homme lui annonça qu’il allait faire demi-tour en lui expliquant les raisons de son inquiétude. D’un hochement de tête, le géant approuva son action et, soucieux de ne pas trop se répandre en explications dans un froid pareil, lança :

« Ok, vas-y. Je marche jusqu’aux autres pour leur dire ce qu’on a trouvé et prendre les instructions. »


Ils mirent les voiles chacun de leur côté, et, quand Percival revint dans la tente, il trouva son ami penché au-dessus d’un trou.

« Bien vu ! »
lacha-t-il, impressionné par l’efficacité de son équipier. « On aurait pu passer à côté. »

Pourtant, maintenant qu’il avait déplacé quelques caisses, ce trou se voyait comme le nez au milieu de la figure et se sentait tout autant, maintenant qu’un courant d’air frais leur chatouillait le visage depuis ce tunnel.

Réfléchissant à la proposition d’Ivar sur comment résoudre ce problème, Percival répondit pensivement :

« Oui, on n’a qu’à faire ça : on rebouche grossièrement avec la terre qu’il a déblayée tout autour, on tasse un peu et on met des caisses par-dessus. Si ça, en plus de l’absence de leur copain, ça les dissuade pas… »

Il laissa planer un court silence et compléta :

« … bah, je suppose qu’on reviendra. »


Un brin affligé par sa capacité à énoncer des évidences, il secoua légèrement la tête. Il reposa son maillet dans un coin et commença à s’affairer avec la terre et les caisses et, en quelques minutes, le problème était résolu.

« C’est ce que j’appelle une mission rondement menée. »
dit-il en s’asseyant sur la pile de caisse au-dessus du trou.

Il jeta un œil à son ami, qui, lui semblait-il, déployait de moins en moins d’énergie, à mesure que les minutes passaient. Ses yeux commençaient à briller de fatigue et l’on sentait que les baillements ne tarderaient à pointer le bout de leur nez. Même le ton de sa voix sonnait moins enjoué.

Un peu amusé par cette boule d’énergie en perte de vitesse, le rouquin, faisant mine de ne s’apercevoir de rien, le taquina :

« Le gars à qui j’ai parlé tout à l’heure m’a dit que, vu qu’on venait d’arriver, on serait surement de l’équipe de déblayage du matin. On va devoir se lever un poil plus tôt que les autres. »


Incapable de jouer la comédie bien longtemps, il ne tint que quelques secondes avant de rire franchement, en se tapant la cuisse :

« Si tu voyais ta tête ! »


Il reprit, un peu plus calmement :

« Non, sérieusement, on doit encore jouer les sentinelles pendant une bonne heure et demie avant d’avoir la relève. Donc on pourra faire la grasse mat’ demain. »

Et, du même ton chaleureux qu’il employait dès qu’il commençait à jouer les grands frères, il lui proposa :

« Mais, Ivar, notre consigne, c’est de rester là et de voir si aucun des copains de ce Saut ne se pointe. Alors, si tu veux piquer un roupillon pendant que je veille, fais-toi plaisir. Je te réveillerai si j’ai besoin que tu m’aides à refaire du civet de lapin. »


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