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 Regard de braises et crinière de feu

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MessageSujet: Regard de braises et crinière de feu   Sam 3 Oct - 15:03

Son esprit était encore embrumé et ses yeux encore fermés, mais il reprenait peu à peu contact avec la « réalité ». Cette impression de peser bien moins lourd que d’habitude lui indiquait qu’il était dans un environnement familier, mais, pour le moment, il ne savait dire avec précision ce qu’elle lui évoquait. Car s’il avait l’impression de flotter haut au-dessus du sol, il sentait que ce qui l’enveloppait l’empêcherait de bouger aussi facilement qu’il le voudrait, si l’envie de remuer lui venait.

Lentement, il ouvrit les yeux, conscient qu’il était sur le point de sacrifier le profond bien-être qu’il ressentait, uniquement pour satisfaire sa curiosité. Tout autour de lui était flou et plongé dans la pénombre. Quelques lumières s’agitaient doucement au-dessus de sa tête. En levant les yeux au ciel, il comprit : de l’eau, il était entouré d’eau ! Cette prise de conscience s’accompagna instinctivement de celle qu’il ne respirait pas, ou plus, depuis plusieurs secondes.

Obéissant à ce besoin primaire, il se réveilla complètement et commença à nager vers les lumières. En quelques brasses, il atteignit la surface et, une fois la tête dehors, prit une profonde et bruyante inspiration. Son cœur battait à tout rompre. Il n’avait aucun souvenir de la manière dont il avait atterri ici. Et, en jetant un coup d’œil rapide à ce qui entourait le bassin dans lequel il battait lentement des jambes pour garder la tête hors de l’eau, rien ne lui rappelait quoi que ce soit : ni les Chocobos de toutes les couleurs qui allaient et venaient librement, ni cet énorme toboggan duquel l’eau s’écoulait à quelques mètres de lui.

Son œil s’arrêta sur un tas de vêtements pliés consciencieusement au bord du bassin, et qui ressemblaient étrangement à ce qu’il portait d’habitude. Subitement, il redevint complètement lucide : il barbotait au milieu du bassin avec son seul caleçon ! Un peu surpris de ne même pas se rappeler avoir enlevé, et plié ses vêtements – chose si improbable qu’elle aurait dû le marquer – il nagea tranquillement entre les nénuphars jusqu’à atteindre le bord du bassin. Là, il posa ses deux mains sur le bord et se hissa hors de l’eau, en projetant des gerbes d’eau tout autour de lui.

Il se passa machinalement la main dans les cheveux pour les lisser en arrière, et, en attendant de sécher un peu, continua son observation des lieux. Son attention fut attirée par un Chocobo rouge qui descendait en kwoassant le toboggan qui menait jusqu’au bassin. Une fois arrivé en bas, il rebondit deux fois et posa ses pattes. Etonné de voir que le volatile avait pied, Percival s’approcha de l’eau pour essayer d’en distinguer le fond et se rendit compte qu’il n’y avait pas plus d’un mètre de profondeur.

« Qu’est-ce que… » murmura-t-il, de plus en plus intrigué par ce lieu.

Il s’approcha de ses vêtements et les enfila rapidement. Quelques secondes avaient suffi pour que plus une goutte ne perle sur son corps. Décidément, cet endroit était plus qu’étrange. Et pourtant, son intuition lui criait qu’il n’en avait rien à craindre.

Murmure de Morphée:
 


Dernière édition par Percival Strong le Mar 1 Déc - 20:21, édité 1 fois
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Ruka Kawanomu
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MessageSujet: Re: Regard de braises et crinière de feu   Dim 29 Nov - 14:55

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Ca avait beau être encore le énième rêve différent que je faisais, jamais je n’arriverai à comprendre comment je peux arriver dans un endroit précis sans aucune raison particulière. Je peine à me souvenir ce que je faisais juste avant et … et en fait je m’en fous. Je n’y pense pas sur le moment. Toujours est-il que j’avais atterri dans un décor qui me paraissait étrangement familier … Le Paradis des Chocobos. Oui, j’y ai déjà été, je regardais partout, les chocobos s’amusaient, certains jouaient sur les multiples toboggans et finalement j’étais tellement obnubilée par mon entourage que je marchais à reculons et j’avais percuté quelque chose … ou plutôt quelqu’un.

- WAAAH ! C’est pas moi j’ai rien fait, j’ai rien cassé, je suis innocente !!!!!!!!

Euh oui ok. Ca démarre fort. La fille qui joue déjà la victime. Mais je fis un bond en arrière en me retournant et en voyant la silhouette d’un imposant colosse. Oui bon, enfin je veux dire, il faisait facile entre quinze et vingt centimètres de plus que moi ! Ca surprend ! Mais bon, ce n’était pas pire qu’Alphonse qui avait seize ans et faisait deux mètres de haut, cet inconnu contre qui je venais de me cogner était quand même un adulte accompli, ca se voyait.

- Beuh … J’allais demander si je ne vous ai pas fait mal mais bon.

Disons que ce n’est pas un petit poids plume comme moi qui vais faire tomber un grand gaillard comme lui hein ? Néanmoins sa tête m’intriguait.

- Vous ressemblez à mon ancien patron … Mais vous n’êtes pas de Costa Del Sol je parie hein ?

Pas quand on traîne avec des vêtements pareils. Mais ouais ! Mon ancien boss à Costa était sûrement aussi costaud et imposant, le genre qu’on n’a pas duuuu touuuuuut envie d’emmerder à longueur de journée.
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MessageSujet: Re: Regard de braises et crinière de feu   Mar 1 Déc - 21:28

Il avait la tête dans ce T-shirt qu’il affectionnait particulièrement quand il sentit quelque chose, ou quelqu’un percuter son dos. Surpris, le géant tressaillit et finit d’enfiler son vêtement en deux temps, trois mouvements. Il n’eut même pas le temps de se retourner que déjà, une voix féminine s’excusait – ou plutôt, tentait de se dédouaner – pour les dommages qu’elle avait pu causer.

Le colosse se retourna pour voir d’où venait cette voix plutôt agréable, malgré les aigus dans lesquelles elle s’était réfugiée au début de cette conversation, et ne fut pas du tout surpris par l’apparence svelte de la jeune fille. En réponse à ses protestations, il commença un :

« Non, non, je… »


Mais il fut rapidement coupé par son interlocutrice aux yeux étonnamment rouges, qui semblait assez sure d’elle, malgré le fait qu’elle lui ait foncé dedans sans ménagement. Bon, ce n’était pas comme s’il avait senti autre chose qu’une vague secousse, mais quand même !

« Ah bon ? Bah, faut pas se sentir obligée alors… »
lâcha-t-il, avec une pointe d’ironie tout à fait perceptible.

Mais pas même le temps de commencer à grommeler convenablement que la jeune fille l’enchainait avec une réflexion sur sa ressemblance avec son ancien patron de Costa del Sol. Sans trop réflechir, il répondit :

« J’y suis passé, mais je n’ai pas souvenir avoir dirigé qui que ce soit… »


Il détailla d’un peu plus près la jeune fille, dont le charme et les atouts certains auraient encouragé plus d’un homme à tenter de se trouver des points communs avec elle, et répondit avec une certaine nonchalance :

« De mon côté, je trouve que vous ressemblez à… pas grand-chose que... »

Un « Kwooaaaaa » sonore vient interrompre le géant, qui tourna la tête en direction de l’origine du kwoassement, laissant sa phrase à cette formulation approximative, voire vexante.
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Ruka Kawanomu
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MessageSujet: Re: Regard de braises et crinière de feu   Ven 4 Déc - 15:12

Spoiler:
 

Allez savoir ce qui me prenait, j’avais soudainement envie de me faire toute petite à côté d’un grand gaillard pareil. Il y a des gens, tu ne les connais pas, tu ne sais pas qui ils sont, comment ils sont, rien du tout. Mais rien qu’à voir leur tête, tu te dis « ok, donc lui, je ne l’embête pas ! ». Un peu comme mon ancien patron oui … Même si ce n’était pas lui, d’ailleurs il affirmait y être venu, à Costa Del Sol, mais il n’avait jamais été à la tête d’une entreprise. Ah, je m’en doutais. Bon par contre, allez savoir si c’était par sympathie qu’il avait voulu répliquer, et même si c’était un chocobo qui l’avait coupé dans son élan, l’esprit impulsif que je suis fut piqué à vif. Les sourcils froncés, les joues qui devinrent rouges de frustration et les poings qui venaient se resserrer, je répliquais de façon presque instantanée :

- COMMENT CA JE RESSEMBLE A PAS GRAND-CHOSE !????????? De l’autre côté, il y avait toujours ce piaf qui n’arrêtait pas de piailler et je me tournais vers lui pour le pointer du doigt. - Oh toi la ferme, on a compris que t’étais là !!!!!

Et voilà, un chocobo qui la boucle, un ! Je croisais les bras en gardant une moue sévère, mon petit doigt tapotant sur ma peau pour trahir ma colère – même si on avait bien compris au ton employé que je l’avais mal pris.

- C’est pas parce que t’es grand et costaud que je vais me laisser insulter ! J’ai pas peur !

Oui enfin tais-toi car là ma pauvre Ruka si tu te prends ne serait-ce qu’une pichenette sur le nez, tu vas voler quinze kilomètres plus loin avec ton poids plume et ta force minable. Quoique, qui sait, dans le monde des rêves, même la personne la moins puissante de l’univers peut devenir un tank à la force démesurée ? Imaginez un peu, riquiqui Ruka qui met la raclée au grand costaud.
Notez le changement radical de comportement, je m’étais montrée polie au premier abord, et voilà que j’avais adopté le tutoiement.

- Et pourquoi je suis là au fait ? On est où ? Et t’es qui toi !??

Oui bon là il allait falloir attendre un peu pour que je me calme. Ce n’était pas pour rien qu’on disait que j’avais un tempérament de feu.
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MessageSujet: Re: Regard de braises et crinière de feu   Dim 6 Déc - 12:07

Le moins qu'on puisse dire, c'est que la jeune fille qu'il avait rencontré n'avait pas sa langue dans sa poche. Ajouté à cela, un caractère bien trempé et le mélange détonnait vraiment. Percival n'avait même pas eu l'occasion de terminer sa phrase que déjà, elle lui hurlait dessus. Alors, certes, la formulation n'était pas très heureuse et pouvait prêter à confusion, mais quand même ! Surpris de voir son interlocutrice monter dans les tours pour si peu, le géant fronça les sourcils. Ce rêve, puisque c'en était vraisemblablement un, n'était pas très agréable.

« Je voulais dire que... »

Mais il n'eut même pas le temps d'en placer une pour s'expliquer, voire s'excuser ! Entre les reproches à peine voilés qu'elle lui faisait et ses hurlements forcenés contre le chocobo qui l'avait interrompu, le colosse manquait de place. Aussi, passablement énervé, il prit une large inspiration et, de sa plus grosse voix, hurla, autant à l'attention du chocobo que de la jeune femme :

« OHHHHHHH ! MOI AUSSI, JE PEUX FAIRE DU BRUIT !!! »

L'eau du bassin ondula légèrement. Sans y prêter attention, il fixa la jeune fille droit dans les yeux et, profitant du fait qu'il avait son attention, continua, avec un volume sonore revenu à la normale :

« Je disais donc : vous ne ressemblez pas à grand chose que je connais ! »

Il savait qu'il aurait pu aller plus loin, en lui demandant pardon pour cette tournure qui, de toute façon, n'était pas très heureuse, mais vu la réaction de spécimen en face de lui, il n'avait pas spécialement envie de faire d'efforts.

Il croisa les bras en attendant la réaction de la jeune fille et, quand celle-ci finit par lui poser tout un tas de questions, sa colère perdit en intensité, en même temps que sa curiosité prenait le dessus. Il jeta un regard autour de lui et, avec un haussement d'épaules, bougonna :

« Je sais pas où on est. Je viens d'arriver par le bassin. J'ai failli me noyer. »

Il jeta un coup d’œil à l'étendue d'eau près de laquelle ils parlaient et continua :

« Ce qui est sur, c'est que cet endroit est pas normal. Mes affaires m'attendaient au bord de l'eau et, à peine sorti, j'étais déjà sec. Et toi, tu viens d'où ? »

Sans s'en rendre vraiment compte, il s'était calqué sur le tutoiement qu'avait adopté la brunette, non pas parce qu'il l'affectionnait particulièrement, mais plutôt par habitude : le colosse n'employait, en réalité, que très rarement le « vous ». En attendant sa réponse, il s'assit par terre, juste à côté de ses bottes, qu'il attrapa pour les enfiler une à une. Après avoir mis la première, il glissa :

« Ah, au fait, tu peux m'appeler Percival. »

Ses bottes enfin mises, il attendit encore un peu par terre et en profita pour regarder en l'air :

« Je vois pas trop comment on va sortir d'ici... »
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Ruka Kawanomu
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MessageSujet: Re: Regard de braises et crinière de feu   Lun 7 Déc - 20:32

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… Ah ouais, ca calme. Qu’est-ce que je disais déjà ? Ah oui, le genre de personnes qu’on n’a pas envie d’embêter … Je confirme ! On peut dire que la puissance qu’il avait dans la voix ne donnait pas spécialement envie de répliquer … Mais je suis folle et j’ai un caractère de merde, je sais que tôt ou tard, je répliquerai encore.
Donc il voulait dire que je ne ressemble pas grand-chose auquel il connait … Non mais c’est quoi cette formulation de phrase !? On dit plutôt « vous ne ressemblez pas à quelqu’un que je connais », au moins il n’y a pas de confusion ! Groumph … Mais plutôt que faire le moindre commentaire à ce sujet, j’étais plutôt intriguée par le lieu où nous nous trouvions. Mais même lui ne savait pas, et lorsqu’il me demanda d’où je venais comme ca, j’avais beau réfléchir … je ne savais pas.

- Euh … Maintenant que tu le dis … Je n’en ai pas la moindre idée. Je n’arrive pas à me souvenir ce que je faisais avant d’arriver ici. J’en oubliais ma colère pour laisser place à une certaine confusion. Des vêtements qui étaient là, un mec qui se baigne et sèche tout seul, moi qui débarque de je ne sais absolument pas d’où … - Bizarre. Ah et merci pour le tutoiement, je n’aime pas qu’on me vouvoie, j’ai l’impression d’être une vieille de cinquante ans.

Alors que je n’en ai que vingt. Mais passons. La tension commençait à retomber, cet inconnu se présenta sous le nom de Percival et je levais les yeux vers le ciel en réfléchissant.

- Percival … Ca me fait penser à un nom de chevalier. Sauf que c’est Perceval mais passons. - Enfin bref, moi c’est Ruka ! Et si tu veux partir d’ici, ce n’est pas en restant assis par terre !

Lui fis-je remarquer puisqu’il s’était assis pour remettre ses chaussures. Quelque chose attira alors mon regard sur le côté, et je me tournais dans cette direction pour apercevoir un drôle de … portail ? Oui c’est ca, comme un portail, derrière le bassin.

- Peut-être en passant par-là on peut partir ?

Sans la moindre hésitation, je m’approchais pour essayer de regarder au travers. Je n’en avais pas spécialement peur. Je pense qu’on n’a pas la même « conscience » de nos émotions dans un rêve. Je reconnaissais derrière un paysage qui m’était plus que familier. Une nuit perpétuelle, des rues illuminées de néons en tout genre.

- Anh, mais c’est Deling City ca ! J’y ai travaillé il y a un moment maintenant. T’y as déjà été ?

Toujours est-il que, peu importe sa réponse, c’était notre seule porte de sortie pour le moment … Et j’avais que les piaillements des chocobos commencent à m’agacer.

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MessageSujet: Re: Regard de braises et crinière de feu   Sam 12 Déc - 17:51

Bon, la jeune fille non plus ne savait pas exactement comment elle était arrivée ici. Voilà qui n'allait pas les amener bien loin, ni l'un, ni l'autre. C'en était même bizarre, puisque, même en se concentrant suffisamment fort, il n'arrivait pas à se souvenir de ce qui avait précédé leur arrivée. En fait, tout son passé se mélangeait tant et si bien dans sa tête qu'il n'aurait su vraiment dire à quel moment il était. Il y avait de quoi avoir le vertige.

Heureusement pour lui, les réflexions très terre-à-terre de la jeune fille avaient de quoi éviter au géant de s'engluer dans des réflexions métaphysiques qui auraient tôt fait de transformer ce moment étrange en cauchemar.

« De rien. C'est pareil pour moi. Et je précise tout de suite que je n'ai pas cinquante ans. »

Mieux valait préciser : les gens manifestement plus jeunes que lui avaient toujours tendance à exagérer l'âge de leurs aînés dans des proportions parfois vexantes. Et étant donné la relation explosive qu'ils avaient entamée, mieux valait éviter toute autre étincelle.

Après que Ruka se fut présentée, et sur ses conseils, le colosse se redressa et, comme à son habitude, tendit son énorme paluche à la demoiselle :

« Enchanté, Ruka. »

Il se garda bien de lui dire que son prénom ne lui inspirait rien, au risque de commettre un nouvel impair, et lui serra doucement la main. Il avait beau tenir à ne pas faire de différence entre les hommes et les femmes lorsqu'il se présentait, il était suffisamment intelligent pour ne pas broyer les  mains les plus délicates.

Mais, alors qu'il était en train de finaliser cette présentation officielle, il ne put s'empêcher de remarquer que la fille aux yeux rouges était distraite par quelque chose derrière lui. Instinctivement, il se retourna pour voir ce qui pouvait l'intriguer dans cet espace sans issue apparente et aperçut le portail au moment même où elle évoqua la possibilité de l'emprunter.

« Tu as peut-être pas tort... »
réussit-il à marmonner, encore sous le coup de la surprise de la présence de cette faille qui, il en était certain, n'était pas là quelques minutes auparavant.

La rouquin suivit Ruka avec un peu plus d'appréhension qu'elle et, lorsqu'elle lui eut décrit ce qu'elle voyait à travers le portail, il répondit, un peu sceptique :

« Non... Ca ne me dit rien du tout. Mais comment est-ce que c'est... possible ? C'est près d'ici ? On devrait pas faire un peu attention ? »

Il s'approcha, à son tour, pour se forger sa propre opinion et, en voyant qu'il s'agissait d'une ville assez vivante, dont les lumières chatoyantes vainquaient sans peine l'obscurité de ce qui semblait être un sympathique début de soirée.

Il s'écarta, regarda Ruka et, d'un air décidé, lança :

« Ca ne m'a pas l'air bien dangereux. Et au moins, si tu me dis que tu y es déjà allée, c'est qu'on peut rejoindre Junon et Midgar en passant par là. Je ne sais pas combien de temps ça va nous prendre, mais... »

Il secoua la tête pour s'empêcher de digresser plus longtemps et reprit :

« Je passe en premier et tu me suis de près. Je ne voudrais pas que tu restes coincée ici, mais je préfère m'assurer que ce n'est pas risqué de l'autre côté. D'accord ? »

Inconsciemment, il ponctua cette dernière d'un léger gonflement de poitrine qui voulait dire : j'ai moins de chance que toi d'avoir des problèmes, alors laisse-moi faire.
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Ruka Kawanomu
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MessageSujet: Re: Regard de braises et crinière de feu   Lun 14 Déc - 22:22

Les présentations étant faites, la tension était retombée aussi vite qu’elle était arrivée. Monde des rêves ou non, ici encore, on voyait la différence de gabarit entre Percival et moi. Sa main était énorme par rapport à la mienne et au vu de mon manque cruel de force, on pouvait sentir aisément que s’il le voulait, il pouvait me fracturer le poignet sans difficulté ! Mais bon. Déjà que j’ai le cinglé de frère d'Axel qui m’a fait un trou dans le ventre au point d’en avoir une cicatrice à vie, si on pouvait éviter de m’abîmer davantage, ce serait sympa … C’est à ce moment-là qu’on ne se rend pas compte qu’on est en plein rêve et que peu importe ce qu’il arrive ici, ca n’aura aucun impact physique sur nous dans le « monde réel ».

Toujours est-il qu’il était question de quitter les lieux et un mystérieux portail donnant sur Deling City était apparu de nulle part. J’avais travaillé assez longtemps là-bas pour reconnaître les quartiers d’un simple coup d’œil, l’ambiance était particulière, avec tous ces néons et ces lumières allumés de façon permanente dans les rues, ainsi que la foule qui ne diminuait jamais, peu importe l’heure. Percival ne se montrait pas très enthousiaste à l’idée de traverser le portail … Quant à moi, je n’avais pas spécialement conscience d’un potentiel danger à ce moment-là. Je savais que c’était un endroit sûr, pourquoi s’inquiéter ?

- Euh … Je n’ai aucune idée si c’est proche d’ici. Je ne sais même pas où on est là, je te l’ai dit.

Donc bon, la seule chose que je voyais, c’est que cet étrange portail était notre seule porte de sortie ! Le grand rouquin fut bien forcé de changer d’avis même si ca se sentait et s’entendait à sa voix qu’il n’était pas très motivé pour autant. Ca m’avait fait sourire doucement, mais sa « logique » me fit tout à coup hausser un sourcil.

- Hein de quoi ? Qu’est-ce que Junon et Midgar viennent faire là-dedans ?

Oui que voulez-vous, j’ai un cerveau en mousse pour le coup. Pourtant il doit certainement parler au niveau des transports … J’ai dit avoir travaillé à Costa Del Sol, il a dû en déduire que je venais de Gaia. Enfin bon, il souhaitait passer devant et je pris un air amusé. S’il souhaite jouer le rôle du colosse protecteur, je ne vais pas m’en plaindre ! Mais ca me faisait rire dans le sens où je savais au fond de moi qu’il n’allait rien arriver. Je m’inclinais donc en faisant une révérence.

- Passez donc très cher.

J’arborais toujours ce petit sourire moqueur, persuadée que tout se passerait bien. Dès qu’il passa à travers le portail, je tâchais de le suivre de près pour atterrir de l’autre côté. Le portail se referma instantanément, et je reconnaissais alors le centre-ville de Deling City, pour être précise. Je regardais un peu partout. Il y avait une foule assez incroyable, mais les gens n’avaient pas de visage … Comme dans un rêve quoi. Seuls certains visages nous sont reconnaissables.

- Tu vois, je savais qu’il n’y avait rien à craindre ! Bref. Je te souhaite la bienvenue à Deling City ! C’est la capitale de Galbadia, sur Dol. Il fait tout le temps nuit ici. Je ne sais pas d’où tu viens exactement, mais j’ai très vite constaté que Gaia et Dol se ressemblent énormément sur le plan de l’évolution. Seules nos histoires divergent, en fait.

Ils ne connaissaient pas la Rivière de la Vie, là où nous n’avions aucun vécu avec les sorcières. La magie semblait avoir été un tabou pendant longtemps sur Dol. Jusqu’à ce qu’un scientifique découvre qu’un humain lambda utilisant une G-Force, pouvait utiliser la magie.

- Tiens c’est vrai ca, tu viens d’où au fait ? Hum … Attends, laisse-moi deviner … Vu ce que tu portes et ta carrure … Je croisais les bras tout en le fixant de la tête aux pieds sans la moindre gêne, l’air songeuse. - Hum … Je dirais que t’es taillé pour le grand froid ! Tu viens des régions du nord ?

Pas très difficile de deviner me concernant. Ne serait-ce que par mon nom, ca sonnait comme un prénom typique de Wutai … Et j’avais quelques légers traits aussi de la population de là-bas. Je n’étais pas à cent pourcent typique asiatique – si tant est qu’on appelle ca comme ca sur Gaia – vu que mon père ne venait pas du tout de la cité orientale.

Bon euh, bref ... On ne va pas rester au milieu de la route quand même ... Si ?
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MessageSujet: Re: Regard de braises et crinière de feu   Dim 27 Déc - 15:32

Le colosse regarda la jeune femme avec un air dubitatif, avant de se rendre compte qu’il avait peut-être été un peu vite en besogne. Il avait déduit de son origine gaïenne qu’elle comprendrait immédiatement où il voulait en venir. Mais, après tout, ils ne se connaissaient depuis quelques minutes, alors c’était surement un brin audacieux de sa part. Il expliqua donc :

« Je voulais dire que Deling City, si c’est vraiment cette ville, c’est un point de départ un peu plus précis que celui qu’on a maintenant. Et que, du coup, on pourra facilement trouver un moyen de transport pour retourner là où on veut. »


Il arrêta là les explications et, après encore un ou deux échanges avec la dénommée Ruka, franchit le portail, non sans une certaine appréhension, mais avec l’aval de sa partenaire de circonstances. Trop préoccupé par cette magie étrange pour faire attention au ton un brin moqueur de la brune aux yeux rouges, il ne releva pas la dernière phrase qu’elle lui lança.

Une fois de l’autre côté, il fut impressionné par le monde qui l’entourait. Pourtant, personne ne semblait vraiment faire attention à son arrivée. C’était, de toutes façons, assez difficile à dire puisqu’il ne pouvait distinguer clairement aucun des visages de cette foule si nombreuse.

Après quelques secondes, il se retourna pour voir si la jeune fille l’avait suivi, et eut juste le temps d’apercevoir le passage se refermer derrière elle. Il allait faire remarquer qu’ils n’avaient désormais plus le choix, quand la jeune fille prit les devants pour lui présenter la ville et le continent de Dol. Un peu surpris qu’elle en sache autant – il avait naïvement supposé que ses connaissances en la matière étaient à peu près aussi limitées que les siennes – le géant ne put que répondre, un peu bêtement :

« Ah oui ? Bah… je te crois ! »


Il leva les yeux en l’air pour observer cette nuit perpétuelle, puis fit un tour sur lui-même pour s’imprégner du paysage autour de lui, comme un touriste de première. Dol et Gaïa avaient beau se ressembler du point de vue de leur développement historique, il n’y avait rien de comparable à cette capitale par chez eux. Ce qu’il ne manqua pas de relever :

« Comment c’est possible qu’il fasse tout le temps nuit ? Et comment est-ce que quelqu’un a eu l’idée de construire une ville dans un endroit pareil ? »


Non, mais sans blague, même au Village Glaçon, le soleil pointait le bout de son nez. Et heureusement, parce que le géant n’aurait jamais supporté de vivre dans une nuit perpétuelle. Il avait déjà encaissé le froid, alors, les ténèbres…

Perdu dans son observation de ce nouveau monde, le grand gaillard ne reprit contact avec la « réalité » que lorsque ses pensées croisèrent les déductions de Ruka. Un brin amusé, il lui répondit en se frappant le torse du poing :

« Tout à fait. Nourri au grain dans le Grand Nord de Gaïa. Tu connais un peu, le Village Glaçon ? »


A son allure et sa tenue, il y avait fort à parier que non. Mais bon, elle pouvait y avoir fait un saut par le passé, vu ses connaissances de globe-trotteuse. Quant à deviner d’où elle venait, c’était plus délicat, pour le rouquin. Il n’avait jamais mis les pieds à Wutaï et, hormis Ivar, il ne connaissait presque personne qui était originaire de là-bas. Et autant dire qu’Ivar et Ruka avaient, de son point de vue, assez peu de points communs, leur gabarit excepté.

Alors, plutôt que de jouer aux devinettes et risquer de froisser à nouveau sa compagne du jour, le rouquin n’hésita pas à demander :

« Et toi, tu v… Heyyyy ! »


Il se retourna, pour voir ce qui venait de s’encastrer dans son dos. C’était décidément une manie, aujourd’hui. Un inconnu déguisé en une sorte de petit monstre rose avec un plastron et un nœud papillon vert s’écarta un peu et commença :

« Toutes mes excuses ! »



Il toussota un peu, replaça la tête du monstre affublé d’un sourire trop large pour être honnête, sur ses épaules, et reprit, d’une voix bien plus commerciale :

« Cher futur client, répondez correctement à cette question et je vous donne le mot de passe pour bénéficier de notre réduction de 50% sur le buffet exceptionnel organisé par le bar de notre hôtel. Vous êtes prêts ? »

Il regarda le vendeur déguisé avec étonnement, puis se tourna vers Ruka pour lui demander :

« C’est quoi, ce truc ? »


Le vendeur saisit la question au vol et en profita pour dire :

« C’est exactement la question que je vais vous poser : Qui suis-je ? »


Et Percival de regarder la jeune fille de façon encore plus insistante, lui qui n'avait que pour seule idée de réponse : "Un bouffon".
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MessageSujet: Re: Regard de braises et crinière de feu   Mar 29 Déc - 21:26

Nous y voici, à Deling City ! A l’image de Midgar, cette ville était plongée dans le noir de façon perpétuelle et n’avait jamais vu la lumière du jour. Les seules lueurs présentes étaient celles des lampes et des néons qui ornaient les rues et quartiers. Pour Percival, j’avais l’impression que c’était insensé. C’est vrai qu’il y avait un mystère qui planait, cette question du « pourquoi il fait toujours nuit ? » n’avait jamais eu de réponses, à ma connaissance.

- Je ne sais pas pourquoi il fait toujours nuit. En revanche, l’avantage de cette ville, c’est qu’elle est dynamique de façon perpétuelle. Peu importe l’heure, tu trouveras de la foule dehors. Je marquais un temps de pause en réalisant mes propos. - Enfin, avantage est un grand mot. Ca l’est pour ceux qui aiment l’activité, mais pour ceux qui préfèrent la tranquillité, ce n’est pas ici qu’il faut venir habiter. En tout cas je peux te dire que lorsque j’ai séjourné ici, je n’ai jamais manqué de travail ! Il y en avait proposé partout et à toute heure !

Un coup à être déphasé, pour sûr, mais c’est un rythme à prendre et une fois que j’ai commencé à en avoir l’habitude, ca ne me dérangeait plus vraiment. J’aimais bien cette ville car j’étais moi-même une personne très dynamique, donc bon.
Quoiqu’il en soit, j’avais fini par m’interroger sur les origines de Percival et à voir sa carrure, ca me faisait penser à un type qui vivait dans le grand froid. Ca faisait peut-être cliché, je ne sais pas, et pourtant, je ne m’étais pas trompée ! Je souriais à son air fier de ses origines. Ah, le Village Glaçon, carrément … D’un autre côté avec Modeoheim – qui était abandonné aujourd’hui – je ne suis pas sûre qu’il y ait d’autres villages dans la neige sur Gaia. Même le Village aux Ossements n’était pas encore sur les plateaux vraiment froids du continent.

- Oui j’y ai déjà été ! C’est là-bas que j’ai découvert la fondue au fromage. Je me figeais un instant avant de me mettre à rire. - Enfin, dit comme ca, c’est plutôt mon estomac qui se souvient de mon séjour là-bas !

Chaque coin de Gaia avait sa gastronomie. J’avais apprécié le Village Glaçon pour ses plats conviviaux et les bonnes ambiances autour de la table. Bon par contre vu qu’il s’agissait d’une région très froide, inutile de vous dire que la majorité des repas sont faits de sorte à ce que ca vous cale bien l’estomac en plus de manger des plats très chauds.
Percival s’apprêtait sûrement à me retourner la question au sujet de mes origines, avant que quelqu’un d’autre lui tombe dessus – littéralement. Je croisais les bras en haussant un sourcil intrigué en voyant ce qu’était la … chose … qui en était à l’origine. Sérieusement, c’est vraiment un homme là-dedans ? On dirait un monstre aux allures peu sérieuses et peu crédibles surtout. Visiblement il était l’employé d’un hôtel et voulait nous faire passer un petit quizz, mais à peine commencions-nous à nous interroger sur cet individu, qu’il posa sa question. Ah non, Percival s’adressait à moi vu qu’il me regardait.

- Mais qu’est-ce que j’en sais moi !? Je n’avais jamais vu d’individus dans de tels accoutrements ici ! - Et dis, on n’a même pas répondu à la première question que tu poses déjà la suivante !

Et si nous n’étions pas prêts, hein !? C’est qui ce bouffon ? C’était justement ce qu’il voulait qu’on devine. Tout ca pour une réduction sur de la bouffe. Je le fixais avec un air blasé, les yeux plantés sur lui, et sans avoir besoin de parler, on pouvait m’entendre dire dans ma tête « tu me fais chier ».

- Un crétin avec un grelot sur la tête ? Le truc rose bonbon arrêta de gigoter pour me fixer. Difficile de savoir quelle expression il avait sur le visage mais à voir sa bouche, il était plus ahuri qu’autre chose.
- Mais ce n’est pas un grelot, c’est mon œil ! Quoi ? Je viens de le traiter de crétin et c’est la seule chose qu’il retient de ma phrase ? Je me tournais vers Percival en désignant ce phénomène du doigt – oui je sais, ce n’est pas très poli de montrer les gens du doigt.
- Je t’assure que je n’ai jamais vu un truc pareil à Deling City ! Bon et du coup t’es qui toi ? Ton prénom est pas écrit sur ton front, déjà que t’en as pas, de front … Euh il est passé où ?

Pouf, disparu. Il n’y avait que la carte qu’il tenait dans la main qui était restée par terre au milieu de la route et je m’approchais pour m’accroupir et la ramasser. Je regardais machinalement ce qu’il y avait dessus, je m’attendais à ce que ce soit la question qu’il nous ait posés, mais pas du tout.

- « Pas de chance, ce n’était pas ca, je vous ai bien eus, ha ha ha ». Lisais-je à voix haute. Je levais les yeux en reprenant mon air blasé. - En même temps, fallait pas être une lumière pour comprendre que ma réponse n’était pas la bonne quoiqu’il arrive. C’était qui cet allumé ?

En même temps, dans un rêve, il se passe forcément des trucs bizarres à un moment ou à un autre. Je me relevais et me tournais à nouveau vers Percival en haussant les épaules.

- Je crois qu’il vaut mieux ne pas chercher à comprendre. Ah oui au fait tu voulais me demander d’où je venais c’est ca ? Je suis née à Wutai ! T’y es déjà allé ?

L’art de lui poser les mêmes questions que lui.

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MessageSujet: Re: Regard de braises et crinière de feu   Sam 2 Jan - 10:49

Les explications de Ruka sur la nuit perpétuelle qui régnait sur cette ville n’avaient pas vraiment de quoi satisfaire la curiosité d’un scientifique qui voudrait étudier la question, mais elle convint tout à fait Percival. De toutes façons, si elle s’était lancée dans une véritable démonstration, le géant n’aurait surement pu que hocher la tête en faisant mine de tout comprendre.

Au lieu de ça, elle lui avait décrit le fonctionnement un peu particulier de cette capitale qui ne dormait jamais. Le colosse, assez intrigué par cette façon de vivre, se nota pour lui-même qu’il devrait vraiment revenir une fois qu’il aurait fait ce qu’il avait à faire – quand bien même il ne se souvenait pas précisément de ce qu’il était en train de faire avant de se retrouver chez les Chocobos -. Il n’interrompit pas la jeune fille et se contenter de lui faire comprendre qu’il avait bien suivi en ponctuant ses explications de « Ahhh ! » et de « Hum humm… ».

De toutes façons, l’aurait-il voulu qu’il n’aurait surement pas pu continuer beaucoup plus longtemps sur le sujet puisque sa jeune interlocutrice avait, elle aussi, besoin d’étancher sa soif d’informations sur le grand gaillard. Oui, il venait du Nord, et oui, il en était fier. Et il avait de quoi ! Son village était unique et même Ruka, qui s’y était rendue, devait le reconnaitre. D’ailleurs, rien qu’à l’entendre parler des plats qu’elle avait goûté en se rendant au Village, le géant se gonflait un peu plus de joie de voir qu’elle y avait été si bien accueillie.

« Oh, la fondue !! C’est tellement bon ! Honnêtement, je n’ai jamais rien mangé de pareil ailleurs… »

Un peu perdu dans ses propres souvenirs, le colosse ne fit même pas attention au possible double sens qu’il y avait derrière les paroles de la jeune fille aux yeux de braise : après tout, un petit gabarit comme elle avait surement eu un peu plus de mal à encaisser ce genre de repas que quelqu’un bâti comme lui.

Mais il ne fut bientôt plus question de ventre, mais de dos, avec l’arrivée du vendeur déguisé en plein milieu de celui de Percival. Les présentations – si, du moins, il était possible de qualifier cette intrusion commerciale, limite agressive, comme telle – firent rapidement oublier aux deux compagnons toute discussion concernant leurs origines pour se concentrer, dans un commun effort, sur la question que leur posait le vendeur.

Percival, qui n’avait aucune idée de la réponse, s’était tourné vers Ruka, visiblement pas plus au fait que lui. Avec beaucoup moins de tact que le géant, elle rembarra la peluche géante en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. A sa réponse, le rouquin ne put retenir un éclat de rire. Décidément, cette jeune fille n’avait pas sa langue dans sa poche et, même s’il valait mieux l’avoir de son côté, cet aspect de sa personnalité était assez rafraichissant.

« Bien envoyé, Ruka. »


Même si leurs échanges sur la fondue glaçonnière lui avait ouvert l’appétit, il devait convenir qu’il n’avait jamais vu de costume si ridicule. Comment ? C’était son œil ? Sans blague ! La nature s’était-elle vraiment montrée si ingrate quelque part dans ce monde ?

Aussi, lorsque Ruka le montra du doigt en commentant son côté, le grand roux ne put que répliquer :

« Honnêtement, ça me rassure ce que tu dis. Il est quand même limite flippant, ce costume. »


Et de se retourner vers le vendeur pour continuer :

« Je veux pas vous paraitre méchant, mais il doit pas être super bien fait, ce cost… »


En constatant qu’il avait disparu, le géant marqua une pause, regarda à droite, puis à gauche, pour essayer de distinguer la silhouette, pourtant remarquable, de leur interlocuteur, et reprit, à l’attention de sa compagne :

« Bah, il est passé où ? »


Ruka, beaucoup moins décontenancée par la chose, se pencha rapidement pour ramasser un papier que leur interlocuteur avait laissé derrière lui et lui lut à voix haute ce qu’il y avait marqué dessus. En entendant ce qu’il y était inscrit, le rouquin pesta :

« Il est gonflé, lui ! Il aurait au moins pu nous dire ce qu’il était censé représenter… »


Pourtant, comme disait la jeune fille, mieux valait laisser tomber. C’était vraisemblablement un allumé, qui ne faisait pas vraiment de la bonne publicité à l’établissement pour lequel il travaillait. Et puisque Percival avait faim, et qu’il comptait bien aller, seul ou accompagné, casser la croûte quelque part, il demanda, juste avant que Ruka ne reparte sur leurs origines respectives :

« Il a dit qu’il venait de quel hôtel, déjà ? Juste histoire que je sois sûr de pas y aller par erreur… »


Puis, après avoir expulsé un dernier soupir d’agacement, il posa sa main dans le dos de Ruka pour la pousser délicatement vers un trottoir. Ils étaient toujours en plein milieu de la route, et, de ce fait, trop largement exposés à d’autres interventions de ce type au goût du grand gaillard. Tout en l’amenant à faire ces quelques pas, il rebondit :

« Wutaï ? Oui, ça me parle ! Je n’y suis jamais allé mais… ça me dit vraiment quelque chose… »


Pourtant, impossible de mettre le doigt sur le souvenir que ça lui évoquait. Etait-ce quelqu’un qu’il côtoyait qui en était originaire ? L’une de ses prochaines destinations ? Va savoir. Sa mémoire était vraisemblablement bien trop fâchée avec ce rêve pour lui permettre d’accéder à l’ensemble des informations que contenait sa caboche.

« Comment est-ce que c’est, là-bas ? Je ne connais pas du tout. On a déjà dû m’en parler, mais pas possible de me rappeler ce qu’on m’en a dit. »

Alors qu’ils continuaient à marcher tranquillement, une délicate odeur de saucisse grillée vint chatouiller les narines du géant. Sans qu’il s’en rende véritablement compte, son pas se fit un peu plus pressant et les emmena jusqu’à un stand de hot-dogs à emporter. Arrivés devant le comptoir, le colosse marqua un temps d’arrêt et interrompit la jeune fille en glissant doucement :

« Tu en veux un, Ruka ? Je te l’offre. »


Puis, sans attendre vraiment de réponse, il commanda deux sandwichs d’un geste à l’attention du vendeur. De toutes façons, il aurait largement assez de place pour engloutir les deux si la jeune fille ne voulait pas de sa part ; Il se retourna vers elle avec un sourire et continua :

« En tous cas, ce genre de bouffe, c’est assez universel, je crois. Non ? »

Il attrapa les deux hot-dogs, dès qu’ils furent prêts et les tendit à Ruka.

« Juste le temps que je paye. »
précisa-t-il.

Il tâta les poches de son pantalon et, de plus en plus gêné à mesure qu’il constatait qu’il n’avait pas de quoi payer, regarda le vendeur avec un air déconfit. Celui-ci, saisissant la gêne de son client, le devança en lui annonçant :

« C’est pour moi, mon grand. »

« Merci beaucoup !! » répliqua le gaillard, soulagé.

Le vendeur lui adressa un clin d’œil et conclut, suffisamment fort pour que Ruka entende :

« De rien. T’as plutôt bon goût, alors je m’en voudrais de faire casquer Madame pour votre premier rendez-vous ! »

A ces mots, le géant écarquilla les yeux et tourna vers la jeune fille sa tête, dont les pommettes avaient pris la même teinte que sa barbe, sans parvenir à dire quoi que ce soit. C’est vrai que, de son point de vue, elle était plutôt jolie, mais elle avait la moitié de son âge !!

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MessageSujet: Re: Regard de braises et crinière de feu   Mar 5 Jan - 16:58

C’était bien la première fois que je voyais un tel phénomène à Deling City. Non seulement nous n’avions rien compris à ce qu’il venait de se passer, mais en prime, nous ne saurons probablement jamais son identité.

- Je crois qu’il ne l’a pas dit de quel hôtel il venait.

Au final, j’étais plus blasée qu’autre chose mais je préférais ne pas me prendre trop la tête sur ce genre de détails : de toute façon, ca ne servait à rien de courir après des réponses que nous n’aurons jamais. A la place, j’étais revenue sur le sujet de mes origines car je sentais que c’était la question que Percival voulait me poser plus tôt. Ah, lui ne connaissait pas Wutai … Bizarrement, ca ne m’étonnait pas plus que ca. Aussi paradoxal que ce soit, même si le nombre de touristes s’était accru ces dernières années, il y avait encore tellement de gens qui ne connaissaient Wutai que de nom. Bref, alors qu’il m’avait traînée hors de la route, je lui répondais :

- Comment c’est là-bas ? Euh … Clairement différent du reste du Gaia. Les traditions sont différentes, le style de vie est différent, les maisons sont différentes, la gastronomie est différente, tout ! Même les gens ! Pour avoir vécu là-bas toute mon enfance puis ensuite à Costa Del Sol, je peux te dire que j’avais l’impression d’avoir vécu dans deux mondes bien distincts. Je marquais un temps de pause avant de me tourner à nouveau vers lui avec un air plus sérieux. - T’as déjà entendu parler des ninjas, des samouraïs et des voleurs expérimentés ? Bah ils existent vraiment à Wutai, ce n’est pas une légende …

Ca n’avait rien de gratifiant de savoir qu’on fréquentait des voleurs là-bas, mais d’un autre côté, c’était un peu la réputation que mon village s’était, entre autre, donné. Même moi j’avais des notions de vol même s’il était rare que je le pratique. Je préférais rester clean pour ne pas m’attirer des problèmes. Quoiqu’il en soit, Percival fut semblerait-il attiré par l’odeur de nourriture qui flottait dans l’air puisqu’il pressa tout à coup le pas pour rejoindre un stand de hot-dog. Parler de fondue et croiser un allumé lui avait ouvert l’appétit ou c’était juste l’odeur ? Maintenant que j’y pense, c’est vrai que voir la nourriture en face de mon pif et les odeurs dans l’air faisaient gronder mon estomac, et ce, malgré que ce ne soit pas le repas le plus diététique de l’univers.

- Oui je veux bien !

Répondis-je lorsqu’il me demanda si j’en voulais un, même si au final, je ne crois pas qu’il attendait mon avis. Pas de s’il te plaît au passage, preuve que la politesse me manquait cruellement quand même. Enfin bon, Percival n’avait pas d’argent pour payer le repas, aussi le vendeur nous les donna de bon gré … et euh, croyait que c’était un rendez-vous ? Je saisissais mon hot-dog en fixant le type avec une moue blasée.

- Vous croyez vraiment que c’est un rendez-vous amoureux ? Vous avez vu ma tête ? Vous avez vu la sienne ? Vous pensez pas qu’il y a un petit souci là ?

Je suis sûre qu’il pourrait être mon père ! Le vendeur rougit et se retrouva confus de son erreur avant de retourner à ses occupations. Pour ma part, je tournais les talons pour m’éloigner, mais je remarquais la tête que Percival tirait.

- Quoi ? Je sais que je suis mignonne mais t’emballes pas ! J’affichais un petit sourire moqueur en coin. Faut dire que ce genre de sujets ne m’avait absolument JAMAIS gêné. - Puis bon, il est bête, en général à un rencard, on n’amène pas son conjoint manger des hamburgers ou des hot-dogs ! Et comment il pouvait savoir si c’était le premier !???

Décidément il se passe des trucs vraiment bizarres ici. Machinalement je me mis à avancer pour manger tout en me promenant dans la ville. Ce petit passage étant passé, cela suscitait quelques questions dans mon esprit et ca venait de piquer ma curiosité.

- D’ailleurs t’es marié ? Ou t’es le genre grand solitaire qui se balade comme bon lui semble ?

C’est très indiscret comme question quelque part … Mais est-ce seulement mon genre de faire les choses en finesse et délicatesse ?
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MessageSujet: Re: Regard de braises et crinière de feu   Mer 6 Jan - 20:22

Des voleurs et des ninjas ? Effectivement, ils n’avaient pas dû vivre sur le monde. Pourtant, la fusion des mondes n’avait rien à voir dans le rapprochement de ces deux cultures. Un peu surpris par le tableau qu’elle dressait de la ville dont elle était originaire, le géant ne put que répliquer, à la fin de sa longue tirade :

« J’aime découvrir de nouvelles choses, mais si c’est pour finir avec les poches vidées… Je ne suis pas sur d’apprécier la visite. »

Ceci dit, des talents de voleur auraient presque trouvé grâce aux yeux du colosse lorsque, quelques minutes plus tard, happé par une odeur persistante de saucisse grillée, il avait amené Ruka jusqu’à un stand de nourriture à emporter, avait commandé pour eux deux, et s’était retrouvé comme un idiot au moment de payer avec ses poches vides. Durant les quelques secondes qui avaient précédé l’intervention du vendeur en sa faveur, il aurait presque béni sa comparse d’avoir utilisé les talents des habitants de sa terre natale pour regonfler son portefeuille.

Heureusement pour lui, il n’était pas en train de naviguer en plein cauchemar et le vendeur s’était rapidement – trop, peut-être ? – montré conciliant. Mais sa dernière remarque sur un possible rencart entre Ruka et lui l’avait plongé dans l’embarras. Alors qu’il aurait dû rire aux éclats devant cette absurdité, il n’avait pu s’empêcher de reluquer la brunette et, devant les atouts plutôt avantageux qu’elle avait à disposition, de rougir comme un jeune puceau. Il commença même à balbutier :

« Mais… je… Mais pas du tout !!! »

La chanteuse le coupa bien vite dans ses explications embrouillées pour mettre fin à l’ambigüité qui avait subsisté pendant un quart de seconde. En entendant ce qu’elle répliquait, le colosse la dévisagea et le rouge d’embarras se mua bientôt en pourpre de colère. Non, mais pour qui elle se prenait, cette gamine ? Il était, certes, plus vieux qu’elle, mais s’il avait voulu, il aurait pu, sans trop de mal, sortir avec une de ses copines.

Le colosse jeta un regard empreint de colère au vendeur qui, pourtant, leur avait fait une sacrée fleur, et tourna les talons à la suite de la jeune fille, bien déterminé à lui rentrer dans le lard, comme elle n’avait pas hésité à le faire lorsqu’ils s’étaient rencontrés. En marchant vers elle, il grommela :

« "T’as vu sa tête ?" Non, mais sans blague… »

Mais il était dit que Ruka ne se contenterait pas de le rabaisser en public, elle allait en remettre une couche avant qu’il ait pu lui dire le fond de sa pensée. Plus qu’agacé, le géant lui répondit, sans réfléchir :

« C’est moi qui m’emballe ? T’es pas mal, mais j’ai connu mieux. »

Il donna un grand coup de dents dans son hot-dog, en écoutant sa remarque suivante sur son idée des premiers rendez-vous et, toujours aussi énervé, continua :

« C’est sur que si j’avais voulu tenter quoi que ce soit avec toi, j’aurais mis le paquet et crois-moi, tu t’en serais pas plainte. »

Après tout, même s’il était loin d’être un grand romantique, il avait quand même un minimum de savoir-faire dans le domaine et avait toujours réussi à parvenir à ses fins avec qui lui plaisait. Il avait peut-être des traits marqués, mais son physique atypique l’avait toujours aidé dans ses conquêtes. Alors, s’entendre dire à demi-mots qu’il avait une sale tronche…

Pourtant, après avoir englouti son hot-dog – compensation évidente et immédiate de la frustration que Ruka venait de lui infliger – et marché quelques pas, il dût concéder, lorsque la jeune fille lui demanda s’il était marié :

« Plutôt du genre à ne pas rester trop longtemps au même endroit. Et comme c’est pas du goût de tout le monde, je n’ai personne… Par la force des choses. »

Il continua à marcher aux côtés de la jeune fille, partagé entre la colère qu’il ressassait et la tournure que prenait la discussion. Il avait été de passage dans la vie d'un certain nombre de gens, que ce soit en amitié ou en amour, et avait toujours eu du mal à rester en place, malgré une capacité certaine à se prendre d'affection pour de nombreuses personnes. Après un petit moment de silence, il demanda, à son tour, et sans aucune gêne :

« Et toi ? Tu as quelqu’un ? »

C’était bien joli de se croire trop belle pour certains, mais est-ce que ça ne l’avait pas coupé du monde ? Et puis, quelqu’un pouvait-il vraiment supporter un caractère comme celui-ci au quotidien ?
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MessageSujet: Re: Regard de braises et crinière de feu   Sam 9 Jan - 11:36

Oups ? La situation d’un peu plus tôt semblait se reproduire … mais les rôles étaient inversés cette fois ! Evidemment, je ne m’étais pas permise de critiquer le physique de Percival. J’avais simplement sous-entendu qu’en voyant nos deux têtes, on remarquait la différence d’âge et donc, que ce n’était pas possible de voir un couple là où il n’y en avait pas. Il répondait à mes propos avec une colère qui se ressentait de plus en plus et j’avais fini par comprendre toute seule.

- Non sérieux ? C’est à cause de ce que j’ai dit au vendeur que t’es énervé tout à coup ? Hoy, la seule chose que je sous-entendais en lui disant de regarder nos visages, c’est de voir la différence d’âge pour qu’il remarque l’incohérence de ses propos. Rien de plus !

Ah la la, et après on dit que c’est moi qui suis trop impulsive et susceptible ? C’est bien beau de critiquer les femmes mais alors les hommes c’est encore pire ! Mais bon. De s’être trompé sur la question, le vendeur avait éveillé ma curiosité sur autre chose : est-ce que Percival était marié ? Mais non, il semblait être plutôt du genre à beaucoup bouger. C’est vrai que c’était assez pénalisant pour une relation de couple. Moi aussi je me déplaçais beaucoup pour le moment alors on peut dire que ma vie amoureuse avait été plutôt calme ces derniers mois. Années, même. Jusqu'à ce que je rencontre Axel. Lorsque la question se retourna vers moi, je répondais presque tout de suite un :

- Officiellement, non.

Le simple mot « officiellement » voulait dire à lui tout seul qu’il y avait d’autres choses derrière. Je mangeais un bout à nouveau en réfléchissant.

- C’est assez compliqué on va dire ! Hum … Je peux t’expliquer ?

Des fois, un point de vue extérieur peut aider à avancer. Pourtant dans le fond, je n’avais aucune raison de parler de ca à Percival, je ne le connaissais pas plus que ca … mais c’est là que le côté « rêve » ressortait. On n’a pas totalement conscience de ce genre de principes.

- Ca t’est déjà arrivé de euh … de savoir que quelqu’un t’aimait même s’il ne te l’a jamais dit directement ? De l’avoir déjà embrassé ? Plusieurs fois en plus. Et en prime d’avoir finalement passé une nuit de folie avec … Mais chut. - Et quand bien même tu ne sais pas ce que TOI tu en penses ? Au final je ne sais pas si je me voile la face, ou si j’ai vraiment des sentiments et que j’ai … pas le courage … ou trop de fierté pour le dire ?

Etait-ce réel ? Etait-ce que passager ? Etait-ce sentimental ? Ou juste physique ? … Ou c’est vraiment réel !???? RAH MAIS QU’EST-CE QU’IL ME PREND !? Je n’ai jamais eu à réfléchir autant, j’ai envie de m’éclater la tête contre un mur pour me remettre le cerveau en place !

- Pour être honnête, c’est la première fois que je me pose autant de questions sur le sujet.

C’était peut-être un signe … ou peut-être pas … Rah, t’arrête maintenant Ruka !!
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MessageSujet: Re: Regard de braises et crinière de feu   Sam 16 Jan - 13:30

Finalement, il s'avéra que les paroles de Ruka avaient dépassé sa pensée. Lorsqu'elle lui expliqua ce qu'elle avait voulu dire, après avoir compris, seule, ce qui avait tant énervé le géant, celui-ci ne put s'empêcher de décolérer petit à petit. Après tout, un peu plus tôt, c'est lui qui n'avait pas été l'as de la formulation, alors, pouvait-il vraiment en vouloir très longtemps à la jeune fille ? En plus, il avait eu beau mettre le paquet sur son attitude post-incident, elle n'avait même pas saisi l'occasion pour s'enflammer à son tour et créer ainsi une parfaite occasion de se lancer dans un pugilat public non couplesque.

En fait, elle avait plutôt décidé de se lancer dans l'évaluation de la situation amoureuse du grand gaillard, qui avait répondu de façon assez succincte sur la question. En fait, il semblait qu'elle attendait plutôt qu'il lui renvoie l'ascenseur – ce qu'il ne manqua pas de faire – pour se lancer dans un long déballage – tout à fait féminin – de ce qu'elle vivait en ce moment, ce qu'elle ressentait, ses doutes, ses hésitations.

Pourtant, lorsqu'elle lui avait demandé si elle pouvait lui en parler plus longuement, le colosse n'avait fait que hausser vaguement les épaules. Il n'avait pas fait montre d'un enthousiasme débordant à l'idée d'aborder ce genre de problématique. Ceci dit, il ne l'avait pas interrompue non plus, et c'était là sa grande erreur.

Cependant, de plus en plus décidé au fur et à mesure que la brune aux yeux flamboyants expliquait sa situation, à faire contre mauvaise fortune bon cœur, il commença à montrer quelques vagues signes d'intérêt pour les états d'âme de son acolyte du moment : hochements de tête, regards en coin... Il finit même par pouffer en répétant :

« Est-ce que j'ai déjà embrassé quelqu'un à qui je n'avais pas dit que je l'aimais ? »

La vraie question était de savoir plutôt à combien il l'avait dit après un baiser... Ou plus ! Il se racla la gorge pour reprendre un peu son sérieux et continua :

« Non, mais c'est très bien d'attendre de savoir pour se lancer dans une relation... »

Enfin, quand même ! Qui aurait pu croire qu'une fille au physique si avantageusement mis en valeur pouvait se poser des questions aussi prudes ? Percival lui-même avait beau ne pas être le tombeur qu'il avait sous-entendu être un peu plus tôt – la faute à ses déplacements autant qu'à une difficulté à assumer un côté un peu fleur bleue – il avait quand même toujours considéré que l'amour venait après un certain nombre d'étapes... physiques. Mais il ne voulait pas décourager la vision qu'il croyait être celle de Ruka :

« Tout ce que je peux dire, c'est que, si tu te poses autant de questions, c'est sûrement que c'est quelqu'un d'important pour toi. Moi, tu vois, même si je ne suis pas si âgé que ça... »
il tourna la tête vers Ruka pour insister du regard sur ce point. « … je peux te dire que les seules fois où j'ai vraiment réfléchi, ou que j'ai vu des gens réfléchir, c'était pour quelqu'un qui valait le coup qu'on s'y attarde. »

Ils marchèrent quelques instants et Percival reprit :

« Tu le connais depuis longtemps ? »
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MessageSujet: Re: Regard de braises et crinière de feu   Mar 19 Jan - 23:11

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Je devais avoir l’air perdue, trop naïve, ou que sais-je, à parler de mes états d’âme et de mes sentiments à quelqu’un que je ne connaissais pas des masses. C’est vrai qu’en temps normal, dans la « réalité », je me serai bien gardée d’en parler au premier venu en estimant que ca ne le regardait pas du tout. Bizarrement, j’accordais ici ma confiance à Percival même si je ne savais pas trop comment interpréter ses réactions – ca n’avait pas spécialement l’air de l’emballer. Quand bien même, j’avais déballé tout ce que j’avais à dire et j’écoutais le grand gaillard dire sa façon de penser. C’est vrai que ca pouvait paraître bizarre d’embrasser quelqu’un mais de ne pas lui avoir dit qu’on l’aimait finalement … Et c’était bien pour cela que cette situation ne m’aidait pas à savoir à quoi m’en tenir. Enfin peu importe.

Percival me parlait de sa propre expérience sur le sujet, même s’il insistait sur le fait qu’il n’était pas si vieux que ca – j’avais détourné le regard sur le côté en prenant un air innocent – et il lui semblait évident que si je m’interrogeais autant, c’est qu’Axel était quelqu’un de vraiment important pour moi. Je me perdais dans mes pensées un instant, oubliant même le hot-dog que je devais manger et que j’étais loin d’avoir fini. Dire qu’il n’était pas important, ce serait se voiler la face. J’ai toujours accepté ses volontés et de le garder sous mon aile là où j’aurai pu l’abandonner à de nombreuses reprises, comme je l’avais déjà fait avec certaines personnes par le passé déjà. Finalement, ce fut la voix de Percival qui m’extirpa de mes songes.

- Hein ? Ah euh … Depuis plusieurs mois. En fait il a voyagé avec moi un certain temps, on a partagé plusieurs moments ensembles !

Pour ne pas dire qu’on était ensembles en permanence et qu’on a partagé les bons comme les mauvais moments. La pêche à Balamb, ce moment de tranquillité dans les sources chaudes du Gagazet avant l’arrivée de son crétin de frère, la rivière près de Balamb, cette nuit-là à Bevelle, ces cadeaux à Wutai … et tous les petits moments passaient ensembles qui paraissent si insignifiants alors qu’ils jouaient eux-aussi leur rôle pour nous aider à nous sentir proche et à l’aise avec quelqu’un. Et les mauvais moments … Lorsque son frère a essayé de me tuer notamment, où Axel a fait sa crise à la BGU, ou encore cet entraînement peu aisé avec ma tante. Nous avons toujours surmonté ca, et là où j’aurai fui en temps normal, j’étais restée finalement … J’en suis la première surprise et c’est pourquoi je me posais autant de questions sur les véritables sentiments que j’avais à son égard.

Je lui ai même offert un téléphone hors de prix avant notre séparation pour m’assurer que je pourrais toujours l’appeler ou lui envoyer un message, afin d’avoir de ses nouvelles, ou même juste d’entendre sa voix. ‘fin, c’est ce mog bizarre qui lui a apporté ce téléphone, mais c’était exactement celui que je voulais lui offrir.

- On a dû se séparer quelques temps malheureusement. Enfin, ca n’a rien à voir avec notre relation hein ! Mais on a prévu de bientôt se retrouver … Et oui, c’est quelqu’un d’important pour moi.

Je levais les yeux vers le ciel en soupirant. Inconsciemment – je pense – Percival venait de me donner une réponse qui allait m’être vraiment utile. Axel doit savoir. Même si j’ai peut-être dû lui faire comprendre de par ma façon – particulière certes – de parler, ou dans mes gestes, je ne lui avais jamais clairement dit qu’il était important pour moi, il n’avait juste pas idée combien je tenais à lui et le vide qu’il a laissé derrière lui le jour où nous avons décidé de nous séparer.
Je me mettais à sourire doucement avant de baisser les yeux progressivement vers Percival.

- Désolée, je vais t’avouer un truc, c’est qu’en temps normal, je ne suis pas aussi sensible ni aussi hésitante et peu confiante ! Maintenant que j’y pense, je ne sais même pas pourquoi je t’ai parlé de ca. Je crois que j’avais besoin d’un point de vue extérieur pour me faire une idée. Même si ca ne voulait pas dire pour autant que le point de vue de Percival était LE meilleur. On a tous notre façon de voir les choses. - Alors merci. En fait t’es pas aussi méchant que ta carrure pourrait le laisser croire !

Je me mettais à rire et me préparais éventuellement à m’esquiver si jamais il voulait essayer de m’attraper. Bien sûr j’avais dit ca dans l’unique but de le taquiner, ca me ressemblait déjà bien plus de charrier un peu les personnes avec qui je discutais. Il ne fallait pas le prendre mal, ca ne partait pas d’une mauvaise intention.

- Héhéhé, je plaisante t’en fais pas ! Je suis plutôt bien placée pour savoir qu’il vaut mieux ne pas juger quelqu’un sur son apparence contrairement à ce que tu pourrais croire !

Après tout, combien de personnes me jugent sur mon physique et mon caractère au premier abord, alors que tout le monde ignore comment je suis vraiment et le vécu que j’ai laissé derrière moi, hein ? Je reprenais enfin mon hot-dog pour le manger, il avait un peu refroidi depuis qu’on avait commencé à parler, mais bon, il n’était pas froid pour autant, raison de plus de se dépêcher de l’avaler. Mais une masse rose à l’autre bout de la rue attira mon attention, là où la foule demeurait toujours sans visage le reste du temps.

- Euh, Percy ? … Ca te dérange pas que je t’appelle Percy ? C’est pas le type de tout à l’heure là-bas ?

Ce cinglé qui ne nous a toujours pas donné son identité pour son stupide quizz.
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MessageSujet: Re: Regard de braises et crinière de feu   Ven 22 Jan - 19:43

Les deux compagnons flânaient toujours dans les rues, toujours actives, de la capitale Dolienne. Pourtant, Percival ne faisait pas spécialement attention au monde qui l'entourait. Il écoutait attentivement son interlocutrice, qui lui faisait part de ses états d'âme. Il n'aurait pas pu dire que c'était un sujet qui l'intéressait réellement, d'autant qu'il connaissait très peu celle qui avait décidé de soulager sa conscience auprès de lui, mais il ne pouvait pas s'empêcher d'écouter poliment et de répondre à ses doutes. Il avait même relancé la conversation lorsque la brune avait sombré dans ses pensées !

« Hummm, je vois. »
répondit-il, sans expliquer davantage sa pensée, lorsque la jeune fille lui expliqua son historique avec celui qui faisait – peut-être – battre son cœur.

Mais, selon lui, il était clair que, s'ils étaient restés ensemble si longtemps et qu'ils s'étaient si bien entendus, il devait clairement compter pour elle. Ceci dit, il était aussi plus difficile dans ce genre de cas de mettre un mot précis sur les sentiments que l'on éprouvait. Aussi, quand il entendit qu'ils s'étaient séparés, il ne put retenir une grimace, qui fut bientôt gommée par l'assurance qu'elle lui donnait que cette séparation n'était que momentanée.

« Je ne suis pas à ta place, mais si quelqu'un avec qui j'apprécie passer beaucoup de temps et que je suis aussi content de retrouver après une séparation, avait un comportement suffisamment clair pour que je comprenne qu'il tient à moi, je n'hésiterai pas à lui parler de ce que moi, je ressens. Enfin, c'est ce que j'aimerai pouvoir faire, si j'étais pas une brute épaisse. »

Le géant sourit à pleine dent et se passa la main dans les cheveux. Son passé amoureux, pourtant assez peu fourni, n'avait pas été une grande source d'inspiration et, plus les années passaient, plus le géant sentait qu'il aurait du mal à se laisser aller à ce genre de déclarations.

Heureusement pour Ruka, tout n'était pas perdu pour elle. Elle semblait avoir mûri un peu sa réflexion à mesure qu'ils avançaient et qu'ils discutaient ensemble. Peut-être n'avait-elle besoin que de formuler ce qui lui trottait dans la tête depuis si longtemps pour prendre une résolution sur le comportement qu'elle devait adopter. Et lorsqu'elle s'excusa de cet étalage de vie amoureuse – ou plutôt s'expliqua, les excuses ne collant pas vraiment au personnage – elle arriva à peu près à la même conclusion.

« T'inquiète pas, va. J'ai la réputation d'avoir les oreilles aussi larges que mon appétit. C'est dire ! »

Il ne releva même pas la boutade de la jeune fille sur sa carrure imposante. Il avait lui-même tendu le bâton pour se faire battre. Pourtant, elle chercha immédiatement à l'esquiver, craignant sans doute des représailles. Surpris par sa réaction, le géant l'imita et joignit son rire puissant au sien, avant de lancer, plus sérieusement :

« J'espère bien que tu rigoles ! La dernière personne qui m'a dit ça sans blaguer est... »

Il laissa sa phrase en suspens et, après quelques secondes, adressa un regard mutin à Ruka, avant de rire de nouveau :

« En fait, j'en sais rien. Personne n'a jamais osé. »

Finalement, c'était une rencontre sympathique. Elle avait le don de mettre le colosse dans tous ses états, le faire passer du chaud au froid, mais cela le faisait se sentir étonnamment vivant dans ce monde onirique. Aussi, de plus en plus à l'aise avec la jeune fille – sentiment vraisemblablement réciproque étant donné qu'elle se permettait de lui donner du Percy – il lui attrapa la main et l'embarqua à marche forcée vers le gros insecte rose avec un grelot qui les avait accosté, en lui lançant un regard qui criait : « Ne nous réveillons pas encore. Amusons-nous un peu avec lui. ».

La mascotte semblait vouloir faire subir son test à un client assis à la terrasse d'un bar, où se côtoyaient un couple sirotant une coupe de champagne en se dévorant des yeux, deux amis vidant des chopines ensemble et la pauvre victime, un homme en costume qui semblait sortir du boulot.

« Hé toi, là ! »

Le vendeur se retourna et, en apercevant le duo de feu qui s'approchait, se hâta de dire à l'employé de bureau :

« Mauvaise réponse !! »

Sur ce, il attrapa son pantalon de costume par la taille, le remonta et commença à courir dans la direction inverse des compères en criant :

« Il n'y a pas de deuxième chance. Tricheurs !! »

Un peu interloqué, Percival n'attendit même pas le feu vert de Ruka et, après avoir lâché la main de cette dernière pour ne pas la faire tomber, se lança à la poursuite du vendeur. Il vérifia que la jeune fille le suivait et, lorsqu'il regarda de nouveau devant lui, évita de justesse la boule que lui avait jeté la bestiole rose.

Voyant qu'il n'avait pas fait mouche, la bête au grelot fouilla de nouveau dans sa poche et lança la boule à ses pieds. Une odeur d'oeuf pourri emplit les narines du géant lorsqu'il arriva au niveau de la petite flaque laissée par la boule. Amusé autant qu'énervé, il hurla à l'attention de son acolyte :

« Il jette des boules puantes, ce cinglé !! »
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MessageSujet: Re: Regard de braises et crinière de feu   Lun 25 Jan - 23:31

L’ambiance avait changé pour devenir plus sérieuse depuis que je m’étais confiée au sujet de ma vie sentimentale … Mais je savais désormais ce que je devrais faire, lorsque je sortirai de ce rêve. Cette conversation étant terminé, l’atmosphère redevint plus légère puisque les rires reprirent leur place au milieu de l’échange. Les oreilles aussi grandes que l’estomac hein ? Cette simple phrase m’avait fait rire, même si la suite attisa ma curiosité lorsque je lui avais dit qu’il n’était pas aussi méchant qu’il en avait l’air. Hum ? Qu’était-il arrivé à la dernière personne qui lui avait fait une réflexion similaire ? Le sourire amusé au coin des lèvres, on voyait bien qu’il ne me faisait pas peur du tout et que le suspense qu’il laissait planer ne me faisait pas appréhender sa réponse. De toute manière, c’était une nouvelle boutade car personne n’avait jamais osé lui dire.

- Il y a une première à tout ! Désolée, je ne suis pas comme les autres, je n’ai pas ma langue dans ma poche moi et je dis tout ce que je pense !

Je pense qu’il l’a remarqué quand même depuis qu’on s’était rencontrés hein ? Enfin bon, je n’en rajoutais pas davantage, je terminais mon hot dog et j’avais remarqué la présence du crétin de tout à l’heure au loin sur une terrasse. Ni une, ni deux, Percival m’attrapait la main pour qu’on se précipite dans sa direction. Ah bah je ne dois pas être la seule à avoir envie de lui faire la peau tiens pour qu’il réagisse comme ca ! Mais à peine nous étions-nous rapprochés, que lorsque l’imbécile nous remarqua, il prit la fuite aussitôt, forçant Percy à aller à sa poursuite.

- Meh ! J’ai pas envie de courir.

Marmonnais-je en essayant de suivre. Mais ce n’est que lorsque Percy se fit agresser par une boule puante que je réagissais vraiment. Je m’arrêtais le temps de faire apparaître une boule de feu dans ma main pour l’envoyer sur ce scélérat. Oui j’emploie les grands moyens ! Je le percutais à la cheville, ca ne le tuait pas heureusement - difficile de tuer quelqu'un en touchant la cheville - mais ca l’avait suffisamment surpris pour qu’il se casse la tronche par terre.

- Purée c’est clair que c’est infect ce truc j’ai envie de vomir … Mais plus important, viens avant qu’il se relève !

Bon j’en doute, je viens de lui cramer la cheville mais des fois hein ? Sous l’impulsion de l’adrénaline, on est capables de faire des trucs incroyables … Je rejoignais ma victime et me mettais devant lui en croisant les bras, de sorte à lui barrer la route.

- Pas de tour de passe-passe pour t’enfuir cette fois.
- Ma cheville ca brûle ca brûle ca brûûûûûûûle !! CETTE FILLE EST FOLLE !!!!!!!! TU M’AS BRÛLE LA CHEVILLE !!!
Je fronçais des sourcils et pris un air agacé.
- Je n’aurai pas eu à le faire si tu n’étais pas parti comme un voleur !!!!
- Mais qu’est-ce que vous me voulez à la fin !? Je ne suis pas un voleur !
Je ressortais la carte qu’il avait laissé en disparaissant tout à l’heure pour la lui coller sur le pif.
- Quelqu’un qui s’évapore en se vantant « de nous avoir bien eus », pour moi c’est un voleur et un arnaqueur ! Et un simple employé ne se balade pas avec des boules puantes !

Je levais les yeux vers Percy.

- Tu n’es pas d’accord avec moi ? J’avais un peu l’impression qu’il était en train d’arnaquer les personnes sur cette terrasse aussi !

Mais pourquoi faisait-il ca dans ce cas ? S’il avait voulu nous arnaquer et nous voler, on aurait perdu de l’argent ou des biens non ? Je n’avais pas l’impression d’avoir perdu quelque chose … et de toute manière pour avoir été élevée dans un village de voleurs, ce serait un comble que je ne l’ai pas senti. Alors bon … C’était juste un casse-bonbons alors ?
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MessageSujet: Re: Regard de braises et crinière de feu   Jeu 28 Jan - 22:14

Le géant ne s’était pas retourné depuis qu’il s’était lancé à la poursuite du vendeur déguisé aux pratiques plutôt douteuses. Il espérait que Ruka le suivait de près, à travers la foule qui se faisait de plus en plus rare.

Cependant, quand il esquiva de justesse la boule puante, il ne put s’empêcher de jeter un œil derrière lui pour s’assurer que la jeune fille ne mettait pas le pied dans la flaque malodorante. Mais il n’eut pas le temps de se rendre compte de quoi que ce soit : une boule de feu lui arrivait droit dessus. Enfin, pas exactement dessus, puisqu’elle lui passa juste à côté pour le dépasser et aller frapper la cheville du vendeur étrange. Touché, celui-ci se ramassa lamentablement par terre en agrippant sa chaussure et en hurlant contre Ruka.

Percival, lui, s’arrêta net pour attendre la pyromane, qui le dépassa à son tour, en l’enjoignant de la suivre.

« Etait-ce bien nécessaire ? » marmonna-t-il dans sa barbe rousse avant de la rejoindre auprès de sa victime.

Un peu embarrassé par la tournure que prenait les évènements – on était dans un rêve, mais quand même ! Quelle personne sensée pouvait réagir comme ça ? – Percival assista à l’échange entre Ruka et le vendeur sans intervenir et en se contentant de passer une main dans ses cheveux pour se gratter la tête et en souriant bêtement.

*Cette fille est folle…*

Et quand la folle se tourna vers lui pour lui demander confirmation, le colosse hésita un instant et balbutia une réponse peu satisfaisante :

« Euhhh… Je sais pas trop ce qu’il était en train de faire. C’est sur que ça avait pas l’air très net, mais bon… »

Il ne semblait pas avoir fait quoi que ce soit de mal, à part du démarchage un peu agressif. Mais alors, pourquoi avait-il fui en les voyant arriver ? Et pourquoi leur avait-il balancé des boules puantes s’il n’avait rien à se reprocher. Non, décidément, son comportement était très suspect.

« J’avais rien sur moi alors je pense pas qu’il nous ait volé quoi que ce soit, mais… »


Il se tourna vers le vendeur qui se tordait toujours de douleur par terre :

« Vous êtes un peu cinglé aussi, vous ! Non, mais sérieusement, qu’est-ce qui vous a poussé à vous barrer comme ça ? On voulait juste avoir la réponse à votre question de tout à l’heure… »

Il s’accroupit auprès du Rataïme pour regarder un peu sa brûlure et continua :

« Et puis, arrêtez votre comédie. Il est à peine noirci, votre costume, alors ça doit pas faire si mal que ça. »

Le vendeur arrêta peu à peu de hurler et finit par arrêter de se frotter la cheville. Il se releva et se débarrassa de la tête de son costume, qui était… vide. Le géant, qui avait imité le faux monstre, fit un pas en arrière et écarquilla les yeux en le pointant du doigt :

« T’as vu ça, Ruka ? Comment… ? »


Ils eurent bientôt la réponse. Deux pattes noires et griffues sortirent du costume et une tête de chat noir suivit bientôt.

« En fait, j’ai pas eu si mal que ça. C’était pour que la fille se sente un peu mal. »

Une fois sorti le Gimme Cat se laissa tomber à terre et commença à expliquer :

« Je suis en train de monter un hôtel et j’essaie de me faire de la pub. Alors, en posant des questions difficiles auxquels les curieux ne savent pas répondre, j’espère bien les faire pousser la porte de chez moi et là, bim, ils prennent une chambre ! »


Raisonnement on ne peut plus douteux, selon le géant, aussi objecta-t-il :

« Mais il y avait pas d’adresse ni de nom sur ton papier de tout à l’heure… »


« Ah, oui. C’est prévu pour plus tard, quand j’aurai suffisamment d’argent pour me payer des cartes imprimées. Parce que, pour le moment, je suis un peu à court d’argent… D’ailleurs, puisqu’on en parle, vous ne voudriez pas aider un honnête commerçant à se développer ? »

Il sourit à pleine dents - un sourire inquiétant - en plongeant ses yeux dans ceux de ses interlocuteurs tour à tour.
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MessageSujet: Re: Regard de braises et crinière de feu   Ven 5 Fév - 14:00

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Plus ca allait, plus ce type me paraissait louche. A mes yeux, il était en train d’escroquer toutes les personnes sur la terrasse avant qu’on intervienne. Mais mon raisonnement manquait de cohérence dans la mesure où … bah un voleur qui arnaque des gens sans rien en tirer, ce n’était pas crédible. Dans un premier temps, Percival ne semblait pas très convaincu de mes propres accusations, mais il finissait par le suspecter aussi. Nous sommes bien d’accords ! Il n’avait pas eu à nous fuir comme la peste ! Et oui il jouait clairement la comédie pour sa cheville, je savais que je ne l’avais pas tué ni rendu handicapé … Mais je haussais un sourcil intrigué en voyant le costume se retirer, il semblait être vide.

- Euh, il y avait quoi dans les hot-dogs ?

J’ai des hallucinations ? J’étais bouche bée en voyant ce gros chat noir aux ailes démoniaques apparaître devant nous. Et ce sourire de psychopathe. Il avait joué la comédie pour me faire culpabiliser ? Je croisais les bras en le regardant avec un air presque blasé.

- Dommage, je n’ai pas la moindre once de culpabilité pour les types louches.

Je tapais presque du pied par terre lorsque le chat expliqua ce qu’il comptait faire. Depuis un chat ca monte un hôtel !???? C’est ca, sa technique commerciale pour attirer les clients ? C’est stupide sans adresse … Et puis en plus il veut qu’on l’aide ? Je me méfiais de lui, mon regard le défiait presque, ou du moins, il prouvait que je ne comptais pas me laisser avoir par ce … truc.

- Tu ne serais pas le Chat de Cheshire dans ce fameux conte dont j’ai oublié le nom et dont l’auteur semble avoir fumé un pétard avant de l’écrire ? Le chat m’observa de ses grands yeux jaunes peu rassurants, et son sourire malsain avait disparu.
- Le quoi !? Non moi c’est Gimme Cat ma belle ! Mais peu importe, alooooors ? Vous êtes intéressés ?
- Intéressés d’aider un arnaqueur et un manipulateur ? Retourne manger tes croquettes et gratter ta litière si tu tiens à tes … ailes … ?


Pourquoi un chat a des ailes ? Sa mère est un chat et son père une chauve-souris ? Ou l’inverse ? Ou … Rah je ne veux pas le savoir, pourquoi je me pose cette question stupide !? Je soupirais et levais les yeux vers Percival en lui attrapant le bras.

- Viens on s’en va, de toute façon nous perdons notre temps avec lui …
- Nooooooooon !!! Ne partez pas !! Si vous m’aidez je … je vous récompenserai !
- Tu as dit que tu n’avais pas d’argent !!
- Mais … Non mais … Mais j’ai plein de diamants !
- Si tu avais des diamants, tu aurais de l’argent !!!!!!
- Rah ! Hey le grand roux, elle est chiante ta copine !!!
- JE NE SUIS PAS CHIANTE !
- Elle veut toujours avoir le dernier mot !


J’avais envie d’attraper ce chat et de le lancer dans la première poubelle que je croisais. Rah ! Il m’énervait ! Je levais à nouveau les yeux vers Percival, l’air de dire que je m’apprêtais à faire un massacre ! Bon vous savez quoi les gens ? Après une rencontre pareille avec un chat aussi bizarre que pipelette, je peux vous affirmer que nous venons de trouver un ami pour Cait Sith …

- Me dis pas que tu veux aider ce truc-là ? J’ai envie de lui mettre la tête dans un sac de litière !

Et si on refuse, il va faire quoi le minou ?

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Regard de braises et crinière de feu   Dim 7 Fév - 14:47

Il fallait avouer que Ruka avait raison : ce chat avait vraiment l’air louche. Il s’était enfui dès qu’il les avait vus revenir à la terrasse du café, leur avait fait croire qu’il avait souffert de l’attaque de la jeune femme et maintenant, il essayait de les convaincre de lui filer un peu d’argent pour lancer son affaire ?

Ceci dit, le géant restait persuadé que, même louche, ils n’en avaient pas moins chacun le devoir de se comporter de façon convenable. Et lancer des boules de feu en pleine ville… ne rentrait pas vraiment dans ce que le colosse envisageait comme tel. Aussi, lorsque sa comparse afficha clairement son absence totale de remords pour s’être comportée de la sorte, juste parce que sa victime avait l’air peu recommandable, Percival se permit d’objecter :

« Oui, enfin, on aurait peut-être dû trouver un moyen un peu moins agressif de t’arrêter. L’essentiel est que tu n’aies rien. »


Le rouquin ponctua sa phrase d’un regard lourd de sens à l’attention de Ruka, qui commençait à questionner le chat ailé.

« Gimme Cat ? »
répéta-t-il lorsque ledit chat se fut présenté. « Jamais entendu parler ! »

Encore une spécialité importée d’un autre continent. Car si Percival était bien certain d’une chose, c’est qu’il n’avait jamais entendu parler d’un tel animal – causant, de surcroit – sur Gaïa. A priori, il n’était pas le seul : Ruka, aussi décontenancée que lui, exprimait son incompréhension avec une agressivité tout à fait personnelle. Résolu à calmer un peu le jeu – un comble pour le géant – il tempéra :

« Effectivement, je suis pas sûr que ça soit une bonne idée. Et puis, on a rien sur nous, alors… »

Le Gimme Cat jeta un regard qui s’apparentait à du dédain à l’attention du grand rouquin et, après s’être tourné vers Ruka, commença à s’énerver contre elle. Le colosse regarda, médusé, le ton monter entre les deux et, sa patience s’effritant, finit par crier à son tour :

« HE MAIS VOUS ALLEZ VOUS CALMER, OUAIS ? »

Le géant se demandait de plus en plus comment il avait atterri ici et comment il avait récupéré, d’abord une jeune femme, certes sympathique, mais au caractère aussi explosif, et maintenant, un entourloupeur qui prenait un plaisir presque malsain à faire monter la température de la première. Une chose était claire, il ne garderait pas son « calme » bien longtemps. Il jeta un coup d’œil à Ruka et trancha :

« Non, on ne va pas pouvoir l’aider. »

Il se tourna vers le Gimme Cat avec encore un semblant de bienveillance et reprit :

« Désolé, Guili Cat, mais tu vas devoir te débrouiller sans nous. On va te laisser et, promis, on te courra plus après. »


Le chat ne lâcha pas son sourire exagéré et répondit, sur un ton grinçant :

« Gimme Cat, mon mignon. »


Le géant arqua un sourcil et, alors qu’il s’apprêtait à s’excuser, le chat commença à battre des ailes pour s’envoler et lâcha :

« Sans rancune, alors ! »

Il agita ses petites pattes avant. Le ciel s’assombrit et un missile se dirigea droit sur eux. Le colosse fit de grands yeux ronds, fit volte-face et se mit à courir. Il attrapa de nouveau la main de Ruka pour l’entrainer à sa suite. Peine perdue. La Comète vint s’écraser en plein centre-ville de Galbadia, les deux rêveurs au centre du point d'impact.

-------

Le géant prit une inspiration bruyante et ouvrit brusquement les yeux. Il était trempé, ses draps étaient tombés par terre et le froid de la tente l’aida à troquer le souvenir de la capitale Dolienne contre la réalité du Village Glaçon.
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MessageSujet: Re: Regard de braises et crinière de feu   Dim 7 Fév - 18:00

Après une bonne comète prise en pleine poire ... Percival et Ruka se réveillent !

Fin du Rêve !


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