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 Un village en glace pilée

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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Dim 29 Nov - 13:00

Ivar MaxwellEst-ce que l’énergie allait suivre la résolution d'Ivar à mener tout ce qu'on lui demandait (ou qu'on ne lui demandait pas, d'ailleurs) à bien ? Pour ceux qui avaient l'habitude d'être sur sa route, il était très rare de le voir se laisser aller à montrer vraiment sa fatigue. Elle était souvent plus que visible, mes aux yeux du jeune homme, il gardait la tête fière, toujours. Même s'il boitait ou se retrouvait couvert de bleus, il gardait un sourire crispé et positif. Il pensait peut-être que ça passerait inaperçu. Bien sur, quand on le connaissait de plus près, on voyait que trop clair dans son jeu. Comme le disait Percival, il valait mieux garder tout ça à l’œil, s'il ne voulait pas qu'Ivar rejoigne la jeune fille dont ils s'étaient vu remettre la guérison entre les mains.

Lorsque Percival répondit à Cassie qu'ils allaient pouvoir chercher bêtes et fleurs, Ivar montra sa satisfaction de manière sans doute un peu trop ostentatoire. Fallait juste espérer qu'ils n'allaient pas les trouver au même endroit, et que les bêtes auraient mangé les fleurs en question. Ça serait vraiment le comble. Mais le repas continua finalement sur le déroulement de la journée ; Ivar eut droit à ses petites histoires, car il était sur qu'il y avait de quoi rire parfois, ce que personne ne manqua d'ailleurs, si bien qu'il dût sans cesse se justifier, ce qui n'arrangeait pas toujours les choses.

Ivar manqua de s'étouffer avec un bout de pain tout juste saucé lorsqu'il entendit Percival parler de la ronde. Mais après avoir transformé le tout en une toux exagérée, il était rassuré de savoir qu'ils allaient pouvoir éviter la chasse au lapin gelé ce soir au moins. Ses bras allaient le lâcher dans le cas contraire. Par contre, une petite leçon de Triple Triad... pas de quoi casser trois pattes à un canard, si ? Il était sur le point de répondre quand il croisa le regard très clair (mais pourtant des plus sombres) de Cassie qui répondit à sa place.

« On a une mission très importante demain ! Ca sera pour la prochaine, Glenn. »

Le garçon bougonna encore quelques secondes en son fort intérieur, Percival, lui, se leva pour aller chercher son désert. Ivar se tourna à nouveau vers Cassie : « Ça va, j'suis plus un gamin, je peux très bien répondre moi même ! »

Puis, il se leva pour aller rejoindre Percival, avant de poser un regard émerveillé sur les magnifiques tartes qu'avaient préparé les différentes bénévoles pour le diner. Il visa une part d'une des plus prisées, mais la queue étant longue, il vit la dernière s'envoler dans les mains d'une jeune femme. Son expression s'affaissa et laissa place à un désarroi bien visible. Percival ne trouva rien de mieux à lui dire qu'il n'avait pas l'air très frais... ? Il fallait dire que Glenn avait été généreux sur la dose aussi. Ivar se sentait un peu mieux à présent, pourtant. Il fut particulièrement attentif aux parts de tarte qui s'en allaient au fur et à mesure de sa progression, avec tout ça est-ce qu'ils allaient pas devoir manger de la neige en désert... ?

Mais le repas se termina rapidement et Ivar suivit son ami dans la tente, le pas encore peu sûr sur le chemin qui avait lui aussi un peu souffert. Le jeune homme lui s'étira un peu avant de se mettre au lit. Il était habitué à le faire après ses entrainements au combat et cette fois ils étaient d'une bien plus grande utilité encore. C'était la règle s'il ne voulait pas se retrouver avec des muscles semblables à des rochers et les bras raides qui accompagnaient l'affaire. Puis, il s'installa sur son lit, en marmonnant un « Bonne nuit. » à l'attention de Percy.

Le lendemain, la journée commença très tôt par le réveil de Percival. Ivar se leva plus facilement cette fois, il semblait s'être un peu habitué à l'endroit où il se trouvait. Après le petit déjeuner toujours aussi conséquent que la veille, Ivar et Percival s'étaient mis au travail. Cette fois ils avaient intégré la même équipe dès le matin, où tous les travailleurs avaient pu faire connaissance à présent. Puis, comme ils avaient de quoi faire, ils furent libérés un peu plus tôt. Et Percival décida d'aller s'occuper des enclos à bestiaux.

« C'est parti. »

L'opération cloture commença donc plus tôt que la veille. Les planches avaient un peu bougés. Ivar ne tarda pas à finalement comprendre, après quelques bonnes minutes de travail lorsque Cassie se mit au boulot elle aussi, sans vraiment se justifier, bien sur. Pretextant simplement les surveiller. Qui aurait dit qu'il aurait pu tenir autant de sa tante, en fin de compte ?! Bien que tous deux ne voudraient surement pas l'avouer.

« Ca va suffire pour le bois, pour l'instant. Autant commencer par en faire un petit, on verra à la hausse si vous ne revenez pas bredouilles. » annonça Cassie.

Puis ils décidèrent de tracer et de placer les barrières, elles étaient un peu fragiles, mais ça suffirait à dissuader d’éventuelles fuites. Un plan B était envisagé pour les bêtes récalcitrantes “S'ils en trouvaient” selon les propres mots de Cassandra. Les choses devaient s’accélérer un peu s'ils voulaient finir au moins de faire le petit enclos à temps. Le cousin d'Ivar finit par arriver pour aider, lui aussi. Ce qui redonna encore un peu plus d'entrain au garçon.

Mais lorsque le soleil baissa sur l'horizon, le cousin finit par promettre de force à un Ivar survolté que les finitions allaient se faire sans eux. Fidèle à elle même, Cassie avait prévu des casse croute et leur avait apporté des sacs avec tout ce dont ils auraient besoin. Ivar partit donc, en compagnie de Percival vers les bois où se trouvaient d'ordinaire les fleurs en question. Ce n'était pas la porte d'à côté, la fleur se méritait et le déboisement, même s'il n'était pas catastrophique ici, avait fait reculer de plus en plus la foret primaire. Alors qu'ils débutaient leur périple, Ivar se tourna vers Percival :

« Finalement, ils ont fini par reprendre espoir, t'as vu ? J'avais raison d'insister, même Ron a fini par s'y mettre ! »

Ils avancèrent d'abord sur la route, puis, il fallut prendre un sentier pour s'enfoncer dans la foret. Le matériel était un peu plus conséquent que l'avant veille, une lampe frontale sur la tête, Ivar avait l’œil partout.

« Les monstres sont sans doute moins affolés ici. Si l'un d'eux se pointe, laisse moi faire ! » Ivar termina pour lui même: Je vais te faire une démonstration de ce que je sais faire, et cette fois, ça sera pas la même chose !


Je spoile, tu spoiles...:
 
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Ven 4 Déc - 12:26

~ ~

Percival et Ivar obtiennent 200Gils chacun.

~  Like a Star @ heaven  ~

mini flèche Ivar et Percival s'enfoncent dans les bois vers... le Grand Glacier
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Mar 26 Jan - 22:45

Ivar et Percival reviennent du Grand Glacier

PercivalAlors qu’il posait sa main sur l’épaule de son ami, Percival le sentit tressaillir. Surprise ? Tristesse ? Le géant ne savait pas vraiment comment interpréter cette réaction. Pourtant, il se garda bien d’insister et, lorsqu’Ivar secoua nerveusement la tête, il le débarrassa de cette grosse main, persuadé qu’il cherchait à se dégager de cette étreinte surement trop gênante au vu de la fraicheur de leur relation. Loin d’être vexé, il répondit avec bienveillance :

« Je n’en doute pas. »

Le géant laissa poindre un sourire affectueux et profita de ce que son camarade lui tournait encore le dos pour lui adresser un regard plein de douceur, avant de reprendre, plus sérieux :

« Mais ne force pas trop quand même. Si tu as mal pendant qu’on redescend au Village, dis-le-moi et on avisera. »

Il ne savait pas encore comment il pourrait se débrouiller avec un mouton sur les épaules et un Ivar dans les bras, mais nécessité ferait loi !

Sans plus attendre, les deux comparses – Ivar plus que Percival - s’employèrent à convaincre la brebis boiteuse de se laisser attraper par le gros ours roux poilu pour descendre la montagne et, dès qu’ils y parvinrent, ils se mirent en route, Percival en queue de peloton. Ils avaient marché pendant un bon moment pour arriver à remplir leurs deux missions d’un seul coup, et le retour s’annonçait bien plus long que l’ascension, avec les moutons qui s’arrêtaient pour tendre l’oreille à chaque bruit suspect.

Il n’y aurait eu que lui, Percival n’aurait eu aucun scrupule à pousser un peu les brebis aux fesses pour les faire avancer, mais, devant un Ivar autant à cheval – ou à mouton – sur ses relations avec les bêtes, le géant n’avait pas même osé suggérer l’idée.

Au bout de quelques temps, le silence qui s’était installé, rompu de temps à autre par les doux encouragements du jeune berger aux cheveux gris, fit place à des gargouillis sonores qui ne purent que faire rire le colosse :

« Ton ventre a été le premier à craquer. Mais le mien n’est pas loin derrière. Avec nos deux journées en une, je suis mort de faim. »

Le grand rouquin attrapa donc sans hésiter son sac, tout en tâchant de ne pas trop perturber la passagère qui voyageait sur son dos, fouilla à l’intérieur pour y chercher les fameux casse-croutes préparés par Cassandra. Il en agrippa un et s’approcha de son ami pour le lui donner. Il reproduit la même fouille méthodique pour s’en dégotter un, qu’il dévora en quelques minutes, pendant que son compagnon lui suggérait de pousser un peu la chansonnette. Une fois qu’il eut avalé sa dernière bouchée, il répondit, un peu hésitant :

« Je suis pas certain que ça soit forcément une bonne idée de chantonner en pleine nuit, dans une forêt potentiellement remplie de monstres. Et puis, j’ai pas envie de faire peur à nos amies frisées. »


Le géant avait peut-être une grosse voix pour se faire remarquer et une grande oreille pour écouter les doléances, mais il n’arrivait pas à coordonner les deux suffisamment pour réussir à chanter juste. Et vu le volume qu’il était capable d’émettre, il était facilement classé dans la catégorie des désastres qu’il valait mieux éviter d’encourager.

« Mais toi, vas-y. Je suis sûr que tu es bien plus doué que moi dans le domaine. Par contre, essaie de te contenir un peu… Histoire de pas rameuter tous les monstres des environs. »

Ils continuèrent ainsi leur route jusqu’au Village, où ils furent accueillis en quasi-héros par la famille d’Ivar, une fois qu’ils leur apprirent qu’ils avaient repeuplé – du moins, en partie – leur enclos fraichement reconstruit. Le fait que la table ait été débarrassée depuis plus d’une heure ne les gêna pas le moins du monde et, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, Ivar et Percival se retrouvaient avec une assiette et un godet bien garnis. Le géant se remplit bien la panse, tout en régalant leur auditoire de leurs mésaventures montagnardes.

Quand elle eut enfin poussé tout le monde à se mettre au lit, Cassandra s’assit à table en face des deux compères. De la reconnaissance plein les yeux, elle n’attendit que quelques secondes pour les remercier chaleureusement :

« Les garçons, je ne sais pas quoi dire. Je vous suis vraiment reconnaissante. Pour les plantes, pour les bêtes... »

Le géant lui répondit d’un large sourire, mais, toujours taquin envers la tante d’Ivar, se permit de tousser bruyamment en désignant son jeune ami d’un coup de menton. La femme lui adressa un regard noir et, finalement, se résolut à continuer :

« Ivar, je… je suis désolée. Tu avais raison depuis le début, pour les brebis. Tu ne sais pas ce que ça représente pour le Village… J’irai les voir plus longtemps demain matin. Je pense qu’elles ont besoin de se reposer un peu au calme. Et nous aussi. »

Elle se leva et commença à ramasser leurs assiettes.

« Allez vous coucher. Je m’occupe de ranger tout ça. »

« Mais… Merci Cassandra. »


Le colosse ouvrit la marche jusqu’à la tente où ils dormaient. Percival se retrouva rapidement en caleçon et en T-shirt, mais, avant d’aller s’enfoncer sous ses draps, il se planta devant son acolyte et lui dit, très sérieusement :

« Montre-moi ta cheville, Ivar. Je suis pas un expert, mais j’ai déjà vu suffisamment de blessures pour savoir s’il faut que tu te reposes ou pas. »

Autant dire que le jeune homme n’avait absolument pas le choix. D’un geste, il l’invita à s’assoir sur son lit, qu’il avait débarrassé des vêtements qu’il y entassait, et s’agenouilla à ses pieds. Avec une infinie douceur, il prit la cheville de son camarade dans sa main et l’examina attentivement. Au bout de quelques instants, il lâcha son diagnostic :

« Elle a un peu enflé, je pense. Heureusement, tu pourras mettre du froid dessus après une bonne nuit de sommeil. »

Après avoir regardé la cheville pendant encore quelques instants, il relâcha son patient et partit se coucher.
---------

Le jour s’était à peine levé lorsque Percival sentit une main le secouer. Il ouvrit difficilement les yeux, pour reconnaitre Cassandra, qui lui lança bientôt son pantalon et ses bottes, en l’invitant à la suivre.

Quelques minutes plus tard, c’était au tour du colosse de venir réveiller son acolyte et l’inviter à prendre son petit-déjeuner. Il lui laissa le temps d’émerger dans un silence qui lui ressemblait fort peu et commença doucement :

« Cassandra nous a dit que le deuxième ingrédient pour le remède qu’elle veut concocter étais situé sur un autre continent, tu te souviens ? »

Il guetta la réaction d’Ivar pour vérifier qu’ils étaient sur la même longueur d’ondes et, une fois qu’il en fut assuré, poursuivit :

« Elle a entendu parler d’une Chasse au Trésor qui démarre dans deux jours. Ca permettrait de se rendre partout dans le monde sans débourser trop de Gils… »

Il posa sa tartine sur la table et se passa la main dans les cheveux pour se gratter la tête, signe évident de son embarras. Après une légère hésitation, il continua :

« J’étais pas très motivé au début, mais on aura pas d’autre occasion comme ça, alors autant en profiter. Par contre… On est d’accord avec Cassandra que tu devrais rester ici pour ne pas trop forcer sur ta cheville. Je sais que c’est pas ce qu’on s’était dit mais je pense que c’est mieux comme ça. »

Il grimaça et conclut, avec un brin d’espoir dans la voix :

« Et puis, au moins, tu pourras prendre soin du troupeau… »

Quelques heures plus tard, les choses s’accéléraient, et Percival embarquait.
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Neuf jours plus tard, il revenait avec l’ingrédient tant recherché dans son sac et plein d’histoires à raconter à Ivar dans la tête.
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Sam 30 Jan - 14:50

Ivar MaxwellPercival s'était trompé sur la réaction du jeune Ivar. Il ne s'était pas posé la question de la grande main de Percival sur son épaule en tant qu'intrusion dans son espace vital, mais plutôt, il ne voulait pas paraitre trop affecté à ses yeux. Hey, Ivar ne voulait pas avoir une réputation de pleurnicheur... non. Percival le fit tout de même promettre qu'il préviendrait en cas de fatigue. Ses jambes en avaient pris des coups ces derniers jours.

La redescente fut longue et la petite compagnie nouvellement formée commençait à avoir faim. Percival partagea donc les petite rations qu'ils avaient apportées avec eux grâce à Cassandra. Ivar prit donc le repas frugal et n'en fit que quelques bouchées. « ... et je crois que quand on arrivera, j'aurai tout aussi faim... ça a un léger goût de « pas assez »... »

Mais s'il avait tout de suite adopté l'idée de manger leur casse-croûte, l'idée de chanter n'était pas du tout envisageable pour Percival. Il ne lui avait pas non plus demandé de chanter fort, mais après avoir avisé Percival une seconde fois... Ivar se dit qu'il avait peut-être raison : Vaut mieux pas qu'on nous entende jusqu'au Cratère Nord...  pensa-t-il, en souriant à l'idée. Il finit donc par secouer la tête, ce qu'avait du comprendre le colosse grâce au mouvements du faisceau de sa lampe frontale. Tout en se grattant nerveusement derrière l'oreille, il lui répondit : « Non... je ne me souviens plus très bien des chansons. »

La route continua donc oscillant entre silence et conversations routinière entre les deux humains, les Brebis s'étaient un peu habituées au son de la voix de Percival et elles furent plus rassurées et donc bien plus rapides au fur et a mesure du retour. Lorsqu'ils arrivèrent, ils furent accueillis d'une manière surprenant si on considérait l'heure. Mais le fait d'avoir à nouveau des bêtes était un signe d'espoir de retrouver un semblant de vie normale pour les habitants de la petite ville et surtout pour la famille d'Ivar. Il n'en resta pas moins assez fier de cet accueil. Il écouta Percival qui conta leurs aventures et entre deux bouchées, parfois il hocha la tête avec toute une collection de grognements pour dire son approbation, sa douleur à certains propos et aussi son étonnement.

Alors, une fois que le repas fut terminé et qu'Ivar se retrouva à deux doigts d'avoir l'estomac qui lui passait par dessus la tête, Cassandra prit la parole à son tour pour expliquer qu'elle leur était reconnaissante. Elle semblait penser que ces mots étaient des dagues aiguisées et qu'ils pourraient lui écorcher la bouche... mais elle avait fini par le remercier, un peu aidée par Percival. Ivar ouvrit grand les yeux d’étonnement, l'écouta avec attention et finit par secouer la tête, seule partie qui ne lui ferait pas mal à secouer dans l'état où étaient ses jambes, mais aussi son estomac. Il était un peu abasourdi par le retournement de situation.

« Non, mais euh... eh bien... c'est... normal ! Je savais qu'elle devaient être là quelque part. Mais je pensais qu'il y en aurait plus... Fiona les a bien guidées. »

Cassandra proposa de ranger pendant que les deux héros allaient se reposer. Ivar poussa quelques soupirs de fatigue le long du chemin pourtant assez court. Puis il se dé-changea. Déposant ses affaires de côté comme les nuits précédentes. Il n'eut pas le temps de faire autre chose que de libérer ses cheveux pour la nuit que son grand ami se mit en travers de son chemin pour lui demander de lui montrer sa cheville. Cette satanée carotte lui avait fait mal mais il commença tout juste à s'en rendre compte avec le réchauffement de l'atmosphère une fois arrivés dans les tentes du village. Après un autre soupir impuissant, il se décida à se plier à l’exigence de son grand frère de substitution et prit place là où il lui indiquait. Puis il remonta son vêtement jusqu'à son genou pour que Percy puisse juger de l'état par lui même. Son diagnostic fut assez bref et Ivar fut libéré assez vite. Percival agissait comme Ivar face à ses petits protégés... Ivar se radoucit donc assez rapidement à son propre étonnement. Et gratifia Percival d'une hochement de sa tête souriante. Puis il se leva et se souvint qu'il avait reçu un cadeau pendant le combat. Il était temps de l'ouvrir. Il souhaita donc une bonne nuit à Percival et laissa la lumière quelques minutes pour voir ce qu'il avait reçu. Un large sourire inonda son visage alors qu'il découvrait une trousse de couture des plus fonctionnelles avec des fils multiples et incassables, du matériel d'une qualité parfaite. Il ne comprit pas qui lui avait envoyé ça. Il pensa que c'était sa famille. Ils avaient compris qu'il ne rentrerait sans doute pas de sitôt ? C'était un peu une tradition familiale du côté de son père. Ils partaient vers des aventures et découvraient le monde, et c'était comme ça qu'il s'était retrouvé à Corel et avait épousé sa mère, non ? Sans doute à la recherche de cette mission que tout le monde avait selon eux... Il ne tarda pas à tomber de sommeil, oubliant sa lampe allumée. Ce ne fut que très tard dans la nuit qu'il l'éteignit pendant un court moment d’éveil.

Le matin arriva vite.

~

Lorsque Percival vint le réveiller, Ivar se mit à gémir doucement, puis il se leva d'un bond pour voir Percival habillé de pied en cap. Il lui expliqua la situation, après que Ivar lui ait répondu vaguement à la première question « tu te souviens ? ».  Une chasse aux trésors ? Cette annonce eut un effet de réveil immédiat chez Ivar. Il lançait à présent un regard avide de précisions à Percival. Ce dernier changea d'expression lorsqu'il passa aux détails... le jeune homme ne serait pas du voyage... Ivar commença à froncer les sourcils et lâcha une expiration exagérée par le nez. Mais avant qu'il ne dise quoi que se soit, Percival parla des brebis et le regard d'Ivar changea, lui aussi. Lorsque le géant  avait parlé de sa cheville, le garçon avait aussitôt posé la main sur cette dernière, ce qui lui arracha une grimace. Elle était ornée d'un énorme bleu à présent et la lumière du jour ne l'aurait pas laissé cacher ce fait bien longtemps. Ivar regarda Percival et s'il ne lui dit rien au sujet de Cassie… ça promettait une grande discussion avec sa tante au cours de cette journée.

~

Neuf jours passèrent rapidement, Ivar s'occupa d'aider eux travaux sous l’œil réprobateur de Cassandra lorsqu'il en faisait trop, et quiconque connaît le jeune homme ne serait-ce qu'un peu ne douterait pas une minutes que c'était nécessaire. Les travaux avancèrent vite, malgré l'absence d'un membre essentiel de l'équipe, Percival était le plus fort, et malgré le fait que quelques autres personnes étaient arrivés, des professionnels qui avaient fait une longue route jusqu'ici... les choses avancèrent et il ne restait qu'un certains nombre de finitions, l’électricité, la plomberie, notamment méritaient encore un peu d'efforts. Domaines dont il valait mieux laisser les professionnels aguerris se charger.

De leur côté, Ivar et son cousin avaient pu reconstruire une barricade pour que les Brebis restantes soient à l'abri et ils avaient même pu faire un véritable abris où elles pouvaient se réfugier des intempéries si besoin se faisait sentir. Finalement, Ivar savait très bien que son ami aurait bien plus croustillant à raconter que lui sur ces jours où ils ne s'étaient pas vus.

Le jour de son arrivée fut annoncé et Ivar fit partie du comité d’accueil de Percy. Tout comme Cassandra et finalement quelques villageois curieux.

« Merci pour me l'avoir ramené. » lui dit Cassandra, avant de continuer. « Je vais m'occuper du remède immédiatement, on se voit au déjeuner. Puis, on ira rendre visita à la petite, si vous voulez. »

Puis, elle se rendit dans sa tente, sans doute pour récupérer les fleurs qu'ils avaient ramenés il y avait dix jours, maintenant. Ivar, quand à lui, se porta volontaire pour faire faire le tour des chantiers et montrer combien ils avaient avancé.

Il fallait espérer que Percival ne soit pas trop fatigué, mais après qu'il ait pu déposer ses affaires, et prendre un peu de repos devant un verre. Ivar l’entraîna très rapidement dehors sans avis demander, tout en commentant ce qui se présentait devant leurs yeux...

« Regarde, ça a plus la même tête, hein ?! L'auberge sera terminée la semaine prochaine, on dit. Et les personnes les plus fragiles vont pouvoir s'y installer, les blessés et les familles avec des jeune enfants... Ils ont déjà commencé à réhabiliter les ruines de l'école aussi. Et puis quelques bâtiments par ci par là qui étaient un peu moins amochés. »

Le jeune homme marchait à grands pas, sa cheville s'était totalement remise à présent. Il lui montra les brebis et la petite brebis blessée s'était elle aussi bien remise. Pour le reste, ils avaient fait un travail correct.

« Alors, comment c'était ? Tu as trouvé le fameux trésor ? » demanda le garçon, avec un réel intérêt. Ils allaient sans doute pas tarder à avoir des nouvelles du remède de Cassie. Il fallait espérer qu'il soit efficace.
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Jeu 4 Fév - 21:41

PercivalEn neuf jours, le géant en avait vu des choses. Il avait découvert tous ces continents dont on lui avait parlé, parfois en goûtant un peu à la vie locale, parfois en passant en coup de vent. Il avait des souvenirs plein la tête, souvenirs qu’il lui tardait de partager, et des étoiles plein les yeux. Mais surtout, il en avait gros sur le cœur.

Depuis le début de son voyage, il n’avait pas cessé de penser à son ami, qu’il avait laissé derrière lui. La raison pour laquelle il avait fait ça était tout à fait valable, mais il ne s’en voulait pas moins pour autant. Et quand, dans l’aéronef qui l’emmenait vers le point de départ de cette fameuse Chasse au Trésor, il avait trouvé dans son sac le cadeau que l’ourson rose lui avait offert au cours de leur dernier combat et qu’il l’avait ouvert, le pincement au cœur qu’il avait ressenti en saluant son camarade s’était accentué : au fond de cette boite, se trouvait un fromage de brebis délicatement emballé qui ne pouvait venir que de lui !

Dès qu’il en avait eu l’occasion – c’est-à-dire quand personne n’était là pour lui en chipé un morceau - , il avait croqué dans son cadeau. Il avait savouré chaque miette égoïstement, mais toujours en tournant vers son ami des pensées où s’entremêlaient affection et gratitude. Et comme s’il s’agissait d’un signe, il avait terminé son fromage la veille de l’annonce qui leur avait été faite selon laquelle la Chasse avait été remportée et qu’ils ne leur restaient qu’à rentrer chez eux.

Depuis qu’il avait embarqué dans le vaisseau qui le ramenait au Village, le colosse était un monstre d’énergie. Il ne pouvait pas rester en place et faisait des allers-retours incessant entre sa place et le hublot. Quand il avait enfin vu les contours du Village Glaçon, qui avait bien évolué pendant son absence, son cœur avait fait un bond. Enfin, il était de retour.

En descendant du vaisseau, il aperçut le petit comité d’accueil qui lui était réservé. Il leur sourit bêtement et agita la main droite, l’autre tenant son sac chargé des différentes choses qu’il avait amassées durant son périple. D’ailleurs, dès qu’il vit Cassandra s’avancer vers lui, il redevint un peu plus sérieux, et fouilla dans son sac pour lui donner l’ingrédient pour lequel il avait entrepris ce voyage. Fidèle à elle-même, elle le remercia à peine en l’attrapant et repartit tout de suite pour s’occuper de ce fameux remède.

Les quelques autres spectateurs le saluèrent rapidement, qui lui tapant vigoureusement dans le dos, qui le taquinant en saluant le retour du « tire-au-flanc » et s’éparpillèrent rapidement. Seul un jeune homme, facilement reconnaissable avec ses cheveux gris, demeura une fois la petite foule dispersée. Le géant le regarda, en silence et avec un sourire gêné, pendant quelques secondes, histoire de jauger si son ami lui avait tenu rigueur de cette séparation et, prenant son courage à deux mains, franchit la distance qui les séparait pour l’attraper et le soulever pour le serrer dans ses bras. L’étreinte fut brève et les pieds d’Ivar retouchèrent bientôt terre. Le rouquin, dont le visage avait revêtu une teinte cramoisie, compléta son rituel de démonstration d’affection embarrassée par un ébouriffage de sa tignasse grise et expliqua :

« Merci pour ton cadeau. Ca m’a… Ca m’a vraiment fait plaisir ! »


Une fois ces remerciements – un poil démonstratifs, peut-être – effectués, Percival expira profondément, visiblement soulagé de s’être exécuté, et laissa Ivar lui raconter ce qui s’était passé sur le chantier. Il eut d’ailleurs à peine le temps de poser ses affaires et de prendre un verre que déjà, Ivar le pressait de venir faire un tour des avancées avec lui. Le géant, qui cherchait toujours, depuis son atterrissage, le moindre signe de reproche dans l’attitude de son ami, fut rapidement rassuré par son enthousiasme sans faille et son envie de partager : a priori, rien n’avait changé entre eux. Peu à peu, le colosse se laissa gagner par l’entrain de son ami et s’en remit à lui en toute confiance.

« C’est clair que vous avez fait du bon boulot. »
commenta-t-il en voyant l’auberge. « Finalement, il faut croire que je suis pas si indispensable que ça ! Et les brebis, alors ? »

Il sourit largement à son ami et continua la visite, commentant chacune des nouvelles avancées avec emphase. Il était d’ailleurs si heureux de retrouver tous ses camarades de chantier et de voir leur progrès que, quand Ivar lui demanda s’il avait gagné la Chasse, c’est bien moins déçu qu’il ne l’était réellement qu’il répondit :

« Oh, tu sais, on était presque au bout, avec mes filles, mais quelqu’un a gagné avant nous… Mais faut voir le bon côté des choses, j’ai appris plein de trucs et j’ai rencontré plein de nanas. »

Il ponctua sa phrase d’un grand éclat de rire et attrapa son camarade par l’épaule pour l’emmener vers la tente :

« On a commencé par le continent de Dol, un coin aussi froid qu’ici. Alors, imagine ma tête quand on est arrivés... »


Le colosse n’hésita pas à rentrer dans le détail et décrire à son ami tout ce qu’il avait manqué, maintenant qu’il était sur qu’il ne susciterait pas sa jalousie.

Il eut juste le temps de terminer son récit. Alors qu’il était en train de conclure sur cette fameuse Chasse, il vit la tante d’Ivar débarquer en trombe :

« Les garçons, c’est prêt. Je me disais que vous voudriez peut-être savoir si ça va fonctionner. »

A dire vrai, elle était surtout si nerveuse qu’elle avait bien besoin de partager ce moment de stress avec quelqu’un.

Un simple regard vers son acolyte et Percival répondit :

« On te suit ! »
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Sam 6 Fév - 11:25

Ivar MaxwellNeuf jours...où Ivar avait fait des choses qui étaient devenues des habitudes. Ça changeait de sa vie dans les montagnes de la région de Corel. Ici, tout le monde mettait la main à la pâte pour redonner un peu de vie au village dévasté. L'auberge avait été quasiment réparée. L'école était déjà bien avancée... la vie allait sûrement reprendre ses droits ; d'ailleurs ça faisait quelques jours qu'elle en avait pris le bon chemin.

Lorsque Percival arriva, l’ambiance était celle des heures de pointes dans les aérodromes, retours de longs voyages où les proches viennent à la rencontre des autres. Puis comme toujours, les gens finissaient par se disperser et restaient qu'Ivar et Cassandra... puis elle partit elle aussi d'un pas pressé, laissant les deux hommes seuls. Ivar ne s'attendait pas du tout à ce qui allait se passer... Percival le fit décoller du sol.

Malgré les précautions qu'avait pris ce dernier, Ivar agita les pieds, comme s'il étaient en train de lutter pour sa vie, craignant d'être étouffé. Et poussa finalement un « Héééé!!! » affolé alors qu'il ne tardait pas à retrouver le plancher des brebis. Il se précipita pour redresser sa tignasse alors que Percival ébouriffait. Le visage du jeune homme était lui aussi cramoisi, bien que c'était sans doute un peu caché par le hâle naturel de sa carnation. Mais il sauta sur l'occasion pour parler de son fromage. Et encore, il était bien loin d'imaginer combien ce que disait Percival à son sujet était profond... il n'en avait pas laissé une miette et qui sait, si c'était à cause de son gout exquis ou alors si c'était aussi grâce à l'affection qu'il avait commencé à avoir pour le gamin (car quoi qu'il en dise, c'était encore un gamin), qui se précipita pour répondre:

« Hey. Ils sont bons, n'est-ce pas ? Tu comprends pourquoi il faut sauver tout ça... »

… Ivar avait un peu noyé le poisson, mais il n'avait pas encore réussit à se remettre totalement de ce déluge d'affection. Il enchaîna sur ce qui avait été fait au village pendant l'absence du grand roux. Il n'aurait jamais osé le dire, mais toute cette affaire lui avait fait oublier tout sentiment de frustration pour l'instant. Il était fier de montrer à Percival les avancées.

« Oh, si tu avais été là, on serait bien plus avancés je crois. Ce que tu faisais tout seul, il fallait qu'ils se mettent à deux pour le faire. Mais heureusement que j'étais là ! » conclut le jeune homme avec un rire, concernant l'auberge. Ils arrivèrent finalement près de l'enclos où Ivar continua pour répondre à la question de Percival sur les bêtes. Il montra du doigt deux enclos. L'un était bien plus petit et plus solide ou un animal aux cornes spiralées se trouvait. Son air plus agressif et vif ne laissait aucun doute.

« Regarde... il est arrivé deux jours après ton départ. Ron a fait ce petit enclos pour lui. Et puis Nicky -la petite boiteuse- va mieux. Elle ne boite même plus, en fait. C'est elle là, avec la trace bleue sur la patte. »

Autrement dit, de ce côté là, tout allait bien. Ivar prit donc la température du côté de Percival et de la chasse aux trésors. Il leva l'un de ses courts sourcils quand le colosse parla de « ses filles », mais le laissa finir quand même.

« Tes filles ?! » lui demanda-t-il avec stupéfaction. Il parlait de ses coéquipières venues de tout Héméra!

Percival raconta en détail le reste de l'aventure en faisant à nouveau route vers leur tente. Ivar ne put s’empêcher de donner un coup dans la neige et de lever les yeux vers le ciel en se jurant qu'il allait lui aussi parcourir le monde et découvrir plein de choses un jour. Du moins, tant qu'il ne trouverait pas ce qu'il cherchait. Il écouta avec intérêt le tout et ouvrit grand les yeux quand il s’aperçut que percival était passé juste près d'ici pendant ses voyages. Mais le pire restait qu'il serait revenu au village Glaçon pour trouver l'énigme sur laquelle il avait fini son périple... au lieu de ça, il avait fini à Midgar. Pour une aventure, c'était une aventure !

Mais alors que les deux hommes terminaient de donner leurs impressions sur le sujet, Cassie arriva précipitamment pour leur annoncer que le remède était prêt et qu'ils pouvaient aller voir s'il pourrait guérir la jeune Anita Jacobs... Ivar n'avait pas osé demander ce qui était arrivé à sa famille... mais vu la description qu'en avait fait sa tante Cassie... il craignait fort que ça ait été le pire.

Ivar hocha la tête en se levant quand elle leur proposa de l'accompagner pour administrer le remède. Ils partirent donc pour la tente de soin. Sur le chemin, Ivar se tourna vers Percival :

« J'ai quelque chose à te montrer plus tard. », lui dit-il, avant de regarder à nouveau son chemin.

Ils arrivèrent bientôt à la tente et saluèrent les quelques personnes présentes, qu'elles soient là pour une simple visite ou pour soigner les blessés. Ivar s'arrêta à quelques pas du lit de la demoiselle, alors que sa tante s'approchait plus. Anita finit par ouvrir ses yeux bleus pâles, mais le reste restait désespérément figé. Ivar regarda Percival, puis tourna à nouveau les yeux vers la jeune fille. Quelques blessures en voie de guérison et les restes verdâtres d'hématomes jonchaient les parties visibles de son corps; notamment ses pieds et ses mains d'où le fil d'une perfusion sortait. Elle avait une drôle d'atèle sur sa jambe qui avait été cassée. Cassandra sortit le remède :

« Anita, je vais te donner ce remède. Ce n'est pas très bon, mais ne t'inquiète pas, il est totalement inoffensif. Regarde, j'en bois un peu pour te montrer. » Elle prit un verre et but un peu du liquide de couleur verte, s'efforçant à ne pas faire de grimace pour éviter affoler la jeune fille. « Est-ce que tu es d'accord pour le prendre ? »

Des larmes emplirent les yeux de la jeune fille pour couler se fondre dans ses cheveux blonds lorsqu'elle cligna des yeux pour donner son accord. Cassandra hocha la tête et administra la potion tout juste préparée à la jeune fille. Ivar regarda à nouveau Percival. Ses doigts croisés derrière son dos en signe d'espoir.
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Mer 10 Fév - 20:32

PercivalQuand Ivar mit en avant que le travail aurait avancé bien plus vite en sa présence, le géant partit d’un grand éclat de rire et lui asséna une petite claque dans le dos :

« Tu me surestime beaucoup, à mon avis ! J’ai peut-être l’air d’un gros buffle, mais je n’aurai pas pu continuer sur le rythme des premiers jours bien longtemps. Non, je suis sur que ça n’aurait pas changé grand-chose que je sois là. »


Leurs pas les menèrent jusqu’à l’enclos qu’ils avaient commencé à construire avant que le géant ne parte. D’un hochement de tête entendu, le colosse salua l’évolution du chantier autant que l’arrivée du nouveau pensionnaire :

« Eh bah, vous avez quand même trouvé le temps de faire tout ça ! Je suis vraiment content pour toute ta famille ! Tu sais que, tout ça, c’est uniquement grâce à toi. Chapeau !»

Et il le pensait réellement. Son jeune ami avait en lui un enthousiasme débordant qui, s’il pouvait fatiguer au premier abord, finissait malgré tout par contaminer les autres. C’était une force dont il n’avait surement même pas conscience, mais qui sautait aux yeux du géant d’autant plus maintenant qu’il le retrouvait après quelques jours de séparation.

D’ailleurs, c’est surement touché par cette énergie folle qu’il avait entrainé son acolyte à sa suite pour lui raconter dans le détail l’intégralité de ses péripéties et ce, juste avant que Cassandra ne vienne les chercher.

Tous les deux tombés d’accord après un simple échange de regards, les deux compères sortirent rapidement de la tente où ils prenaient un verre pour filer vers celle où était située, pour un ou deux jours encore, celle de l’infirmerie. Bientôt, avec la fin des travaux de l’auberge, les malades et les blessés auraient une chambre au chaud et au calme pour récupérer.

Alors qu’ils allaient bon train, le jeune homme aux cheveux gris ralentit pour se mettre au niveau de son compère et lui glisser deux mots. Un peu intrigué, mais pour l’instant en grande partie concentré sur l’affaire du remède, le grand rouquin répondit de façon distraite :

« Euh… Bien sur ! On trouvera bien un moment. »

Ils oublièrent bien vite ce rapide échange en s’engouffrant dans la tente, où ils saluèrent un médecin, qui les dévisagea d’un air suffisamment dubitatif pour que Percival comprenne immédiatement qu’il doutait, sinon désapprouvait, leur intervention, ainsi qu’une infirmière, qui leur accorda à peine un regard.

« Ca fait plaisir d’être soutenus… »
murmura le rouquin en se penchant vers son camarade.

Sans hésiter un seul instant devant cette réticence globale, la quinquagénaire fila droit au fond de la tente. Là, elle expliqua à la jeune fille, à peine plus jeune qu’Ivar, ce qu’elle allait faire et avala même un peu du breuvage.

Instinctivement, le colosse fit un pas en avant pour l’arrêter. Trop tard. Il se tourna vers son acolyte pour l’interroger :

« C’est sans danger pour elle ?? »


Il déglutit difficilement et se tint prêt pour la suite du programme : après cette démonstration, la jeune Anita était, à son tour, sur le point d’avaler le breuvage verdâtre. Sans y faire attention, le géant suspendit sa respiration et serra les poings de plus en plus fort à mesure qu’elle ingurgitait le remède. Au bout de quelques secondes, les articulations de ses doigts en étaient blanches.

Quand elle reposa son verre, il lâcha un soupir bruyant, d’autant plus bruyant qu’il survenait dans un silence angoissant. Plus impatient que jamais, il lança :

« Ca a marché ? »


La tante d’Ivar se tourna vers le grand gaillard pour le foudroyer du regard et lui asséner un :

« Comment veux-tu ? Laisse un peu le temps au médicament de faire effet ! »


Effectivement, une bonne minute plus tard, la jeune fille fut prise d’une quinte de toux, si forte qu’elle s’en redressa dans son lit. Ceci dit, ce n’était pas exactement le genre d’effet que le barbu espérait. Impossible de rester en place, il agrippa Ivar par l’épaule pour lui murmurer, sur un ton pressant :

« Faut faire quelque chose, quand même, là, non ?? »


La quinquagénaire qui avait entendu, l’intima de patienter un peu. A raison, puisque, quelques secondes – interminables – après que la toux de la jeune fille fut arrivée au point qu’elle ne put plus reprendre son souffle, elle s’arrêta et prit une inspiration profonde et sonore :

« Hhhhhhhhhhhhaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhh »

Elle regarda Cassandra, puis Ivar, puis Percival, avec un air mi hébété, mi soulagé, et lança, d’un ton hésitant :

« Je… je crois que…. »

Elle leur sourit à pleine dents et éclata en sanglots. La tante d’Ivar prit la jeune fille dans ses bras et leur dit :

« Elle a besoin d’un peu de repos. Ca a quand même été assez éprouvant. Revenez la voir demain. »


Le géant, sur un petit nuage face au dénouement de la situation, hocha la tête. Il avait, pour le moment, complètement perdu de vue leur objectif en soignant cette jeune fille, tout comme le stress intense qu'il éprouvait quelques minutes auparavant.
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Lun 15 Fév - 16:10

Ivar MaxwellIvar était étonné que Percival pensait qu'il n'aurait été d'aucune utilité. Il avait bien vu que pour certaines pièces malgré toute sa bonne volonté, il n'aurait pu que se traîner, ramper, gratter le sol, mais n'aurait pas pu soulever de 5 centimètre une pièce que le colosse attrapait à lui seul comme un fétu de paille. Cependant, il grimaça quand son ami se compara à un Buffle. Ce n'était pas du tout ce qu'il voulait insinuer. Il laissa donc ce sujet en plan.

Lorsque Percy le gratifia d'un collier de compliments pour les enclos et les bêtes retrouvées, Ivar se sentit fier et il en avait presque les larmes aux yeux, ce n'était pas tous les jours qu'on le félicitait... d'ailleurs, à part ses parents qui avaient toujours essayé de l'encourager à trouver sa voie... il n'avait pour ainsi dire que peu de personnes pour le complimenter malgré ses efforts toujours plus spectaculaires. Il se contenta donc de regarder les bêtes en riant. Percival y était pour beaucoup, dans tout ça.

« Ils vont tous mieux. S'il n'y a plus de catastrophes, ils pourront faire à nouveau du bon fromage très bientôt. Mais elles se sentent un peu trahies. Il faudra faire en sorte qu'elles soient bien protégées cette année. »

C'était tout naturellement que l'avait dit Ivar. Même si pour certains il avait l'air d'un fou, il savait ce que ces animaux pensaient. D'ailleurs, elles faisaient fuir les Sauts bien plus efficacement que le faisaient les humains. Mais... elles ne pouvaient rien contre la magie et la destruction que causaient les calamités humaines...

Après un résumé très animé des aventures de Percy dans la chasse au trésor, le moment tant attendu mais aussi redouté de la visite à Anita Jacobs arriva. Ivar acquiesça à la réponse positive du géant concernant les projets pour le reste de la journée et il pressa à nouveau le pas pour rejoindre sa tante qui arrivait déjà à la tente de soins.

Ils reçurent un accueil plutôt mitigé et Ivar se tenait prêt à dire ce qu'il pensait au moindre mot de la part de quelqu'un, eux qui avaient simplement laissé la jeune fille sans le moindre moyen de retrouver la mobilité. Mais il n'eut pas à le faire, Cassie avala une partie du liquide, et Percival sembla s’inquiéter pour elle, demandant à son jeune compagnon si c'était sans danger. C'est Cassandra qui répondit, malgré sa concentration.

« S'il y avait le moindre risque, je ne le donnerai pas à Anita, Percy. Il ne fait simplement rien, s'il n'a rien à guérir. »
 
Casssandra était très douce avec Anita, elle devait avoir passé pas mal de temps à son chevet, vu la situation dans laquelle elle se trouvait et aussi parce que c'était elle qui l'avait trouvée avec Ron. En la voyant, Ivar se souvint très bien de la jeune fille. Elle ne devait pas vraiment l'apprécier, trouvant sans doute le garçon un peu trop casse-cou.Ivar ne pouvait pas s'empêcher d'y penser, pendant cette minute qui parut prendre des heures. Ivar était aussi tendu que le reste de la tente médicale. Le temps semblait s'être figé. Les infirmières toutes alignées près du rideau, même le médecin sceptique qui était pourtant dos à la scène, faisant mine d'écrire sur un dossier semblait être suspendu à ce qui se passait ici.

Un Ivar et un Percival à bout de souffle se firent gronder comme des enfants par Cassie pour leur impatience. Puis à nouveau le silence prit possession des lieux, laissant entendre quelques éclats de voix à l'extérieur. Au bout d'une minute, une éternité en vérité ; Anita se mit à tousser, ce qui figea Ivar dans une expression indescriptible de stupeur. Percival, lui, se mit à gesticuler et prit Ivar par les épaules pour lui demander s'ils fallait agir ou pas. Cassandra leur demanda à nouveau de patienter et intercepta le médecin qui avait accouru vers la jeune fille pour lui faire comprendre que c'était attendu.

Toute la tente était dans un état de stupéfaction indicible alors que Cassandra semblait aussi confiante qu'au début. Lorsque l'on crut qu'Anita allait suffoquer, elle prit une grande inspiration. Toute la tente reprit vie alors qu'elle se mettait à respirer. Quelques mots sortirent de sa bouche et elle regarda ses trois sauveurs avec un sourire perdu avant de s'effondrer en larmes dans les bras de Cassie.

Cette dernière demanda aux deux hommes de revenir le lendemain, sans doute se serait-elle remise de certaines de ses émotions. Ivar suivit Percival sans un mot, les jambes cotons. Lorsqu'ils furent à l'extérieur de la tente, il s'arrêta, l'air hébété à son tour. Puis, comme s'il avait oublié de respirer pendant de nombreuses minutes, il prit une grande inspiration et rejeta l'air qui fit monter une colonne de vapeur qui se condensa pour former une brume devant son visage.

Il refit quelques pas vers Percival : « On dirait que ça a marché ! » il secoua la tête avant de reprendre ses esprit totalement, puis, il serra le poing comme s'il attrapait la victoire sur le sort. « On a réussi ! »

A savoir si la jeune fille allait pouvoir remarcher de sitôt. Mais elle leur avait parlé. Les jours qui suivrait seraient sans doute très durs pour elle, mais... la vie devait reprendre le dessus. Il le fallait. Ivar se sentait fébrile au point qu'il aurait voulu s’allonger par terre un moment. Mais il décida de continuer à marcher un peu, sauf si Percival souhaitait qu'ils prennent le temps de reprendre leurs esprits. Il avait transpiré et sentait le sang taper dans ses tempes, en fait il devait avoir le visage rouge, car en dépit de la température à l'extérieur, il avait chaud. Il commença à s'avancer sans réfléchir vers l'endroit où il voulait emmener Percival.

C'était pas un endroit très joyeux. Mais, Ivar était quelqu'un qui malgré ses apparences de casse-cou (et autres) invétéré, avait un grand respect pour les traditions. Et surtout, son tempérament faisait qu'il avait en horreur ceux qui ne respectaient pas les choses importantes à ses yeux. Et ce qu'il allait montrer à Percival était important, puisque lorsqu'ils étaient arrivés dans le village dévasté au lendemain de la terrible attaque... il l'avait emmené ici, lui même. Voyant qu'ici aussi les choses avaient été dévastées.

Ivar avait refusé catégoriquement de demander l'aide aux autres personnes du village, seulement pour savoir où était exactement ce dont il devait s'occuper. Finalement, certains autres l'avaient imité sur leur temps de repos. Si bien qu'ils avaient restaurés la tombe de ses grands parents, mais aussi remis un peu d'ordre dans le cimetière. Ivar l'emmena donc devant la dernière demeure de ses grands parents.

« On a fini l'enclos rapidement, alors... »
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Ven 19 Fév - 23:01

PercivalVisiblement, Ivar était passé par les mêmes états lors de l’administration du remède à la jeune fille. Ni l’un ni l’autre n’osait trop rien à Cassandra qui, de toutes façons, les remettait gentiment à leur place dès qu’ils osaient élever la voix. Allez savoir pourquoi elle leur avait demandé de venir, dans ces circonstances !

Mais toute cette tension fut bientôt évacuée : après quelques secondes d’attente interminable, Anita redonnait enfin de la voix. Percival et Ivar furent invités à évacuer les lieux pour laisser la patiente reprendre des forces. Les deux compères s’exécutèrent de bon cœur, tous deux encore un peu sonnés par ce qui venait de se produire.

Percival, qui avait suivi son ami en silence – trop occupé à reprendre pied avec la réalité – l’observa inspirer et expirer profondément d’un œil un peu lointain. Ce n’est que lorsque son camarade revint vers lui qu’il reprit toute sa tête et qu’ils purent enfin se réjouir ensemble :

« Mais ouais !!!! Ca a marché, tu te rends compte !! Ca valait vraiment le coup de se bouger un peu ! »

A dire vrai, le mérite en revenait en grande partie à Ivar qui, par son envie d’en faire toujours plus, l’avait poussé à se lancer dans cette quête un peu folle, à travers les bois et à travers le monde. Bien sur, il avait douté de leurs chances de succès, en premier lieu, mais, avec le recul, le colosse se demandait bien comment il avait pu s’imaginer qu’une mission avec cette patte de lapin ambulante se solde par un échec.

C’est donc tout guilleret que le géant prit la suite du jeune homme aux cheveux gris. Sans vraiment se rendre compte d’où il l’emmenait, il continuait à déblatérer :

« Non, mais tu te rends compte, en plus, elle a fait ça à partir de plantes qu’on trouve nulle part. Et c’est bizarre, parce que, quand tu réfléchis bien, comment c’est possible que ta tante ait trouvé une recette avec des plantes qu’on a trouvées sur un continent qu’on ne connait que depuis peu de temps ! Bon, c’est sur qu’on peut en trouver sur Gaïa aussi, ou alors, avant, on pouvait, mais franchement, je te jure, ça m’hallucine. »


Un peu surpris de voir que son ami gardait le silence et arborait une mine de plus en plus grave, Percival s’attarda sur lui et le chemin qu’il empruntait, et son attitude le contamina. Il n’y avait pas grand-chose d’autre au bout de ce chemin que le cimetière auquel il l’avait amené quelques semaines plus tôt. L’enthousiasme du rouquin s’effaça peu à peu pour faire place à une humeur plus sombre :

« Il y a quelqu’un qui… »
hasarda-t-il avant qu’ils arrivent à destination et qu’Ivar puisse lui expliquer la raison de leur venue.

Mais il n’était pas besoin de mots : Percival gardait un souvenir très net de leur dernière visite et il voyait bien que les choses avaient évolué. Aussi, quand Ivar commença à lui expliquer ce qu’il avait fait, il ne put même pas finir sa phrase que le géant avait déjà posé une main amicale sur son épaule. Il maintint fermement son emprise sur son ami pour l’empêcher de se retourner, et, après quelques secondes, parvint à articuler :

« M…Merci… »

Le colosse, d’un revers de main, essuya ses joues, sur lesquelles se déversaient des flots de larmes qu’il n’arrivait pas à contrôler. Son physique imposant cachait un cœur rempli à ras bord d’émotions, et il n’en fallait pas plus que ce genre d’attention pour le faire déborder. Après tout, les frères du géant eux-mêmes n’avaient jamais trainé leurs guêtres jusqu’à la tombe de ceux qui les avaient élevés, alors voir son ami aller jusqu’à les rafistoler…

Mais s’il était persuadé que c’était pour de bonnes raisons qu’il pleurait à chaudes larmes dans ce froid glacial, il n’en était pas moins convaincu que, pour garder un peu de crédibilité auprès de son ami, mieux valait qu’il ne le voie pas dans ce moment de faiblesse. Cependant, malgré tous ses efforts, il ne parvint pas à réprimer un soupir avant de dire :

« Il faut qu’on y aille. La nuit tombe… Ils vont pas tarder à servir le diner. »


Ils rebroussèrent chemin vers les tentes pour partager leur repas avec les autres ouvriers du chantier de reconstruction. Si quelques-uns prêtèrent attention aux yeux bouffis du rouquin, il fut facile de les égarer en leur expliquant qu’il avait perdu l’habitude du froid, après seulement quelques jours passés à vadrouiller sur d’autres continents.

A la fin du repas, un homme avec une blouse de médecin, qu’ils n’avaient pourtant pas croisé dans la tente où était soignée Anita, s’approcha de leur table pour leur attraper la main et les saluer avec emphase :

« Ha !! C’est vous qui avez aidé Cassandra ? Honnêtement, je suis impressionné par tout ce que vous avez fait ! Je ne m’attendais pas à ce que des inconnus… Enfin, du personnel non médical s’intéresse autant à ce cas assez complexe de mutisme post-traumatique. »

Il ajusta ses lunettes et continua, sur un ton plus bas :

« D’ailleurs, votre succès a fait grincer quelques dents, à l’infirmerie. Personne n’y croyait, à ce remède improbable. Certains disaient même que Cassandra était folle. »

Un Dolien de l’équipe de chantier dans laquelle les deux compères avaient exercé interrompit cette discussion en hélant Ivar, avant de s’installer près de lui à table pour lui dire :

« Alors, toujours pas tenté pour une partie de Triple Triad ? »


Le médecin se releva et conclut :

« Je voulais juste vous remercier de vous être investis. Faites attention à ne pas trop vous faire remarquer quand même. »


Percival opina du chef sans grande conviction pour remercier l’étrange individu de son conseil – c’en était bien un, non ? – et se tourna vers son ami pour le consulter du regard :

« C’est moi où il était bizarre ? »

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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Mar 23 Fév - 16:11

Ivar MaxwellL'administration du remède terminée, Ivar et Percival étaient sortis et tous deux se réjouissaient de la réussite de leur entreprise. Cassandra aurait pu mettre des semaines avant de faire ce remède si Ivar et Percival n'étaient pas allés à la chasse aux ingrédients pour elle. Mais tout a avait servi à quelque chose, ce que s'empressa de confirmer le colosse. Et si lui avait pu douter, ce n'était pas du tout le cas du jeune homme aux yeux olive. Il acquiesça a grand renforts de hochements de tête. Tout en ajoutant une couche à l'argumentation.

Tout en se dirigeant tranquillement vers leur destination, qui était inconnue de Percival pour le moment, le grand roux continuait à parler du remède. Pointant du doigt un fait auquel bien sur, Ivar n'avait pas pensé un seul instant. A savoir comment cette Plante de Héra se trouvait dans ce livre et... Ivar se demandait si ce n'était pas un homme avec les cheveux en bataille et une sorte de tâche sur le front dont sa tante avait parlé à Percy. Il y avait un herboriste par ici avant. Il voyageait souvent. Et il était facile à deviner que Ivar devait bien aimer écouter ses histoires, quand il venait ici. Ces histoires de traditions faisaient bien partie de sa vie, après tout. Surtout que sa tante préférait de loin soigner avec les vieux remèdes que la médecine moderne. Mais il fallait aussi bien avouer que dans un village aussi retiré, c'était la médecine traditionnelle qui était utilisée en premier recours. Il en était de même pour le village du jeune homme, dans les montagnes.

L'ambiance n'avait fait que devenir plus sérieuse au fur et à mesure du chemin. Ivar, compte tenu du sujet, ne montrait pas autant d'enthousiasme qu'à son habitude avec les exploits qu'il se croyait accomplir devant cette réparation vers laquelle il emmenait son ami. Il l'avait vu si enragé et avait lui même été hors de lui à la vue de tout ce qui s'était passé dans le village. Que pas à pas, il fallait reconstruire et dans la reconstruction de la vie des gens, il n'y avait pas de petites choses. Du moins parfois, les petites choses faisaient le plus grand bien. Ivar avait eu cet instinct là ; même s'il n'était pas toujours homme à réfléchir longuement pour agir. Et finalement, il avait vu que de nombreuses personnes avaient ressenti un soulagement en voyant que le cimetière avait retrouvé un peu d'ordre.

La réaction de Percival était inattendue. Ivar se retrouvait coincé, ne pouvant que regarder devant. Le jeune homme comprit à la voix étranglée du colosse lorsqu'il le remercia, qu'il ne souhaitait pas qu'on le voit dans l'état où il était. La fierté exacerbée du garçon lui permettait de comprendre qu'il aurait sans doute tout fait pour ne rien laisser paraître, lui aussi. Après ce moment fort en émotions tous deux repartirent vers la tente pour manger. Comme l'avait prédit Percival, ils ne tardèrent pas à servir le dîner, ils retrouvèrent leurs camarades de construction, mais aussi Cassandra qui était de retour.

Ivar avait mangé vite et bien, comme à son habitude, son appétit pas entravé par un quelconque soucis. Puis alors qu'ils avaient à peine posé leurs couverts, un homme, sûrement un médecin, si on en jugeait par son accoutrement, vint à leur rencontre et se mit à leur déverser un flot parfaitement contrôlé de paroles sans vraiment leur laisser le temps de réagir. Il s'était installé face à eux, sans la moindre hésitation. Il appelait sa tante Cassie « Cassandra », comme si il la connaissait depuis toujours... pourtant Ivar ne se souvenait pas de lui. Il le regarda puis regarda Percival. Fronçant un peu ces petits sourcils lorsqu'il entendit qu'on avait traité Cassie de folle. C'est eux les fous ! Ils ne faisaient rien ! si dit-il.

Mais, il n'eut pas le temps de réagir que Glenn l'appela et s'installa à côté pour lui proposer de jouer aux cartes. Ivar jongla des yeux entre les deux hommes, hésitant à savoir s'il devait répondre à Glenn ou alors au docteur mystère... mais ce dernier prit vite congé en leur conseillant vivement de ne pas se faire remarquer. Ça se voit qu'il ne connaissait pas bien Ivar, celui là... mais quoi qu'il en soit, laissant les trois hommes comme trois ronds de flan, il s'en était allé. Percival regardait Ivar, qui lui rendit la pareille, les yeux ronds, presque écarquillés par l'étonnement.

« C'est pas toi... il était vraiment bizarre! Mais c'était qui ? Je l'avais jamais vu. »

Cassandra avait mangé et s'était éclipsée rapidement ce soir. Ivar quand à lui ne savait pas bien si cet homme était un ami ou un ennemi. Il lui avait laissé ce goût étrange... oui, presque à lui avoir gâché sa digestion.

« Woh ! J'arrive comme un cheveu sur la soupe, là, non ? » demanda Glenn.

Ivar secoua la tête, comme pour lui dire que non, et regarda Percival. S'il le souhaitait, Glenn pourrait sûrement leur apprendre à jouer. Mais se trouver des cartes... ça c'était autre chose. Glenn devait sûrement y tenir à ses cartes, mais peut-être qu'en échange de quelque chose, il pourrait leur donner quelques cartes pour commencer ?

« T'en penses quoi, Percy ? Si on apprenait?! On dirait qu'on a le temps, ce soir. »

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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Mer 9 Mar - 21:19

PercivalIvar semblait un peu perdu entre Glenn et le docteur étrange qui était venu les remercier d'être venus en aide à Cassandra. Percival aurait bien pris le relais pour répondre audit médecin qu'ils ne méritaient pas tant de remerciements, qu'ils avaient eu plaisir à rendre service à la tante d'Ivar – si, si, vraiment – et qu'ils étaient ravis que sa patiente soit enfin guérie de son curieux mal, mais il n'eut pas l'occasion de le faire tant son intervention fut rapide. A peine s'était il installé, leur avait-il serré la main, que déjà il repartait. Et l'arrivée de Glenn, le Dolien avec qui ils avaient lié connaissance, semblait – de façon assez bizarre – ne pas être étrangère à ce départ précipité.

« Non, non, t'en fais pas Glenn. Assieds-toi avec nous. »
répondit le grand rouquin, après qu'Ivar ait confirmé son impression sur le docteur. « On vient de faire sa connaissance et il est parti aussi vite qu'il est arrivé. Drôle de type ! »

Le géant resta quelques secondes à regarder l'entrée de la tente par laquelle il s'était enfui, tout en frottant sa barbe flamboyante. Au bout de quelques instants, la voix d'Ivar le ramena à leur table. Il le regarda pensivement pendant un instant – juste le temps pour lui d'intégrer ce que venait de dire son jeune ami – et il reprit :

« T'as raison, on va pas laisser ce gars nous gâcher la soirée ! Montre nous un peu tes cartes, Glenn. Je me sens d'humeur à apprendre un nouveau jeu, ce soir ! »

Il adressa un clin d'oeil complice à son camarade juste avant de reporter toute son attention sur les cartes que déballait le Dolien.

« Super, je vais vous expliquer les règles de base. »

Le colosse, impatient comme un enfant à qui on tend un jouet sans le lui donner, compléta :

« Et après, on joue ! C'est le meilleur moyen d'apprendre. »

Le Dolien, un peu gêné, répondit :

« Euh, les gars, moi, je veux bien jouer mais... Vous avez pas de cartes ! Et je peux pas vous en filer comme ça. Ca se trouve pas à tous les coins de rue, non plus. »

Le géant haussa un sourcil en regardant le Dolien. Quel était l'intérêt de leur apprendre un jeu s'il ne leur donnait pas de quoi jouer par la suite ? Mais le Dolien répondit bientôt à ce questionnement :

« J'ai quelques cartes en double. Je veux bien vous les laisser mais... pas gratos. »

La mine du grand gaillard s'assombrit significativement. Il consulta immédiatement son ami du regard pour savoir s'ils étaient sur la même longueur d'onde : comme ça, le Dolien ne leur avait proposé ça que pour empocher quelques Gils ? Ce n'était pourtant pas du tout l'image que le colosse se faisait de leur compagnon de chantier. Beaucoup moins souriant, il lâcha :

« Je reviens d'un tour du monde, alors, tu vois, les Gils, j'en ai pas non plus des tas. Ca va peut-être tenter Ivar, mais moi, je passe mon tour. »

Il commença à se lever du banc sur lequel il était assis :

« Je vais chercher une bière, du coup. »

Le Dolien l'interrompit dans son mouvement :

« Ah mais non ! Je parlais pas de Gils. Je voulais juste dire que je peux pas vous les laisser comme ça. J'ai eu du mal à les gagner, toutes ces cartes. Mais on peut s'arranger. »

Ce fut à son tour d'adresser un clin d'oeil à Ivar. Visiblement, c'était lui qui était la cible de cette proposition. Un peu intrigué, le géant posa ses mains sur la table et se rassit doucement, guettant l'échange entre son ami et leur nouveau compagnon. La proposition l'intriguait un petit peu et, à dire vrai, ne lui plaisait pas vraiment, mais, même s'il en crevait d'envie, il ne voulait pas intervenir dans cette conversation qui ne concernait qu'Ivar et Glenn.

« J'ai vu que tu te débrouillais pas mal avec des aiguilles. Et... c'est mon dernier pantalon sans accroc. Alors, si tu m'en retapes deux ou trois, je veux bien te filer toutes mes cartes en double. Ca te dit ? »

En entendant cela, Percival se détendit significativement. Rien de bien engageant, somme toute. Ceci dit, avant que son ami n'ait le temps de répondre, il intervint :

« Tu pourrais peut-être effectivement lui montrer d'abord comment on joue pour voir si ça l'intéresse vraiment... »

C'était peut-être lui qui avait interrompu la séance de démonstration initialement, mais le naturel avait tôt fait de revenir au galop.
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Dim 13 Mar - 21:39

Ivar MaxwellC'était tout à fait ça. Cet homme qui avait débarqué avait tout d'un flash... mais il avait surtout eu un comportement des plus étranges. Laissant Ivar complètement abasourdi par son intervention. Le jeune homme avait donc répondu volontiers à Glenn qui arrivait pour les délivrer de cette étrange situation. Ainsi, après les éclaircissements qu'avait fait Percy, Ivar oublia bien vite ce presqu' « incident ». Car ses remerciements sonnaient plus comme des menaces...

Lorsque la question du jeu fut réglée, Ivar se redressa sur le banc, comme pour se concentrer exclusivement sur les instructions. Il allait devenir fort à ce jeu ! Il le devait ! D'ailleurs, il était tout à fait encouragé dans ses pensées par l'engouement soudain de son ami barbu pour les cartes. Mais Glenn leur fit vite comprendre que ça n'allait pas vraiment se passer aussi facilement que lui le pensait ! Il leur faudrait « payer »... Ivar ouvrit grand les yeux, ses petit sourcils montant haut sur son front pour signifier son étonnement et son anticipation mitigée pour la suite. Il croisa le regard un poil moins expressif de son ami, mais qui montrait toute la déception et l'incompréhension de sa part.

Par contre, Percival fit part de sa frustration à haute voix et Ivar acquiesça fermement à chacune de ses phrases. Bien qu'il eut un léger mouvement de panique lorsque Percy se leva. Regardant Glenn avec un mélange de déception et d'un certain espoir d'arranger les choses, il ouvrit « enfin » la bouche :

« Eh ! C'est pas sympa, ça, Glenn ! »

Mais ce dernier expliqua un peu mieux ses propos. Et prit Ivar à partie pour lui expliquer ce qu'il attendait de lui. Il fronça les sourcils, ses paupières plissées sur ses iris vertes... Comment il sait ça ? Mais... il a pas tort. Si... Il regarda le roux qui semblait moins crispé avant de répondre ; juste après qu'il ait bien fait comprendre à Glenn qu'il n'appréciait pas vraiment ce revirement de situation :

« Si c'est que ça... alors marché conclu ! Tes pantalons seront presque comme neufs ! »

Mais, les cartes était pourtant pas si facile que ça à récupérer sur Gaïa... et peut-être qu'entre temps Glenn en avait perdues quelques unes. Alors si c'était l'histoire de trois pantalons à raccommoder, alors c'était vraiment un jeu d'enfant.. c'était un véritable cadeau ! Sans doute que les deux hommes, originaires de Gaïa ne s'en rendaient pas compte. Les cartes avaient pris une plus grande valeur depuis que le monde était si vaste !

«  Mais allez ! Ça n’empêche pas de prendre une bière, Percival. C'est ma tournée ! Après on passe aux choses sérieuses. Je te donnerais le linge demain, mon p'tit gars ! 

- Ça marche ! Mais... et pour Percy ? »

Glenn se frotta le menton, il semblait perplexe. Il n'avait pas l'air de vouloir se débarasser de plus de cartes encore... au bout d'un moment, son regard vague devint plus franc. Il regarda à droite, puis à gauche, comme s'il cherchait quelqu'un.

« Arh ! Ça tombe mal ! Mais, je pense savoir comment faire pour toi, Percival. Je vais faire en sorte de le trouver et de lui en toucher deux mots, mais y'a de fortes chances que demain au petit déjeuner, je puisse avoir trouvé quelqu'un pour te filer quelques cartes ! »

Comme si ce qu'il avait dit mettait fin aux négociation de manière totalement positive, Glenn poussa ce qui restait sur la table et sortit des cartes de sa poche. Les règles furent énoncées tout en découvrant les chiffres et les monstres sur les cartes. C'était tous des monstres inconnus à Ivar. Les monstres de Dol... peut-être que Percival qui y était déjà allé s'y connaissait un peu mieux ? Cinq cartes furent distribuées à Ivar et autant à Percival.

« Je vais vous guider... alors elles sont super rares, mais les cartes représentant des personnalités sont les meilleures, si vous en avez un de ces jours, faites gaffe à pas vous les faire prendre ! Moi j'en ai pas... chez moi, j'ai bien une carte représentant un monstre assez rare, mais... je suis pas non plus un joueur professionnel, vous savez. Mais j'me débrouille!

Alors on va le faire à Pile ou face...
 »

Ce fut donc au tour de Percival de commencer. Glenn leur expliqua les règles au fur et à mesure. Leurs cartes n'étaient pas vraiment cachées et la stratégie n'était alors pas encore de mise, mais... peu à peu, on pouvait penser que l'idée faisait son chemin... Finalement, ils avaient les bases.

« Il me plaît bien, ce jeu ! J'espère que celui dont tu parles pourra nous donner quelques cartes. Ça te dit toujours d'en avoir, Percy ? »

La soirée fut vite passée et Ivar commençait à somnoler quand sa tante s'éclaircit la voix un peu plus loin, faisant comprendre à ces trois veilleurs qu'il serait temps de quitter la tente. Glenn se souvint que le travail l'attendait le lendemain et il rangea ses cartes en promettant une partie « amicale » dès que chacun aurait ses cartes à lui.

Le lendemain matin, Ivar fut réveillé par les mouvements dans leur tente. Il salua Percival silencieusement, le temps de se réveiller totalement. Il se rappela de leur « rendez-vous » au petit déjeuner et s'empressa de ranger ses affaires. Deux temps, trois mouvements, tout était plié. Sa tignasse ses dents et son visage nickels.

« Bon, on va voir c'est qui qui peut t'obtenir des cartes ?! » demanda-t-il avec enthousiasme. Puis celui-ci retomba un peu lorsqu'il pensa à autre chose: « C'est aussi aujourd'hui qu'on pourra aller voir Anita. »

Puis, lorsqu'ils arrivèrent ils furent accueillis par un Glenn déconfit... apparemment, il n'avait toujours pas trouvé l'homme dont il parlait.

« Salut, les jeunes... On dirait que le mec dont je vous parlais est allé se perdre dans la foret... franchement, des fois y'a de quoi se demander ce qu'il a en tête ! N’empêche j'ai parlé aux autres et il n'est pas rentré cette nuit... je me demande quand même s'il va bien.

Mais en fait... peut-être que vous pouvez aller voir ? Je crois savoir que vous deux vous êtes des pros pour suivre les pistes ! Si ce gars est allé se perdre, il pourrait bien mourir de froid... Ah et Ivar ; pour les pantalons on verra ce soir si tu veux bien.
»


concernant les quêtes pour les cartes:
 
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Sam 19 Mar - 23:02

PercivalEn entendant son ami valider la demande de Glenn, le rouquin soupira doucement et hocha la tête de droite à gauche : son jeune ami était bien trop gentil. Il aurait dû, comme le géant l’avait conseillé, d’abord voir comment se déroulait une partie de ce fameux jeu de carte avant d’accepter ! Sans compter qu’il était presque sur qu’il aurait pu négocier le nombre de pantalons à rapiécer. En l’état actuel, l’engagement était assez incertain.

Néanmoins, encore une fois, le géant mettait un point d’honneur à ne pas surprotéger son compagnon de route. Il savait que, quand il ne se freinait pas, il avait tendance à se montrer un peu étouffant. Aussi, quand Glenn, bien content du marché plutôt avantageux qu’il avait conclu, lui proposa d’aller leur chercher une bière à tous les trois, le colosse sauta sur l’occasion pour montrer qu’il savait faire contre mauvaise fortune, bon cœur. De moins en moins bougon, il concéda :

« Si tu payes ta tournée, alors… Je prendrais une pinte ! »

Il esquissa un petit sourire, alors qu’Ivar enchainait sur le fait que lui, n’aurait aucune carte pour jouer. Il agita la main pour appuyer son :

« Non, non. T’en fais pas. Je sais pas coudre, de toutes façons. »

Glenn hésita un instant, avant de répondre franchement qu’il pouvait essayer d’en trouver ailleurs. Le rouquin l’observa un instant, avant de lui répondre :

« Ok alors, mais je serai surement plus dur en affaires qu’Ivar. Maintenant, on joue ! Ca m’a donné envie, d’en parler comme ça ! »

Ils rentrèrent alors enfin dans le vif du sujet. Ivar et Glenn jouaient, pendant que Glenn leur expliquait les bases, et Percival profitait du spectacle en commentant sans arrêt les tours de jeu, et en posant question sur question, pour lever toute incompréhension. Il se prenait vraiment de plus en plus au jeu, à mesure que les tours s’enchainaient et, au bout de la première partie, il était conquis. C’est donc sans hésiter qu’il confirma à Ivar :

« Je suis sur que j’en veux, maintenant ! C’est tout à fait le genre de jeu qu’il nous faut, après une journée de boulot ! »

Ils enchainèrent bientôt une nouvelle partie, plus animée que la première, maintenant qu’ils en connaissaient les règles. Ils se firent, bien sur, battre par leur enseignant, mais beaucoup moins facilement qu’il ne le pensait.

« Vous vous débrouillez vraiment pas mal, les gars. Avec un peu de pratique, vous allez vite étoffer votre jeu. »

Percival était prêt à le prendre au mot et commencer une nouvelle partie, mais Cassandra, qui les surveillait toujours du coin de l’œil, attira bientôt son attention sur les paupières de son ami, qui se fermaient de plus en plus souvent et de plus en plus longtemps. Sans hésiter une seule seconde, bien qu’à regret, le grand gaillard clotura la soirée avec son bagou habituel :

« Bon, je propose qu’on s’endorme là-dessus. Avec une nuit à rêver des parties qu’on vient de faire, on sera imbattable demain. Et comme, en plus, on jouera plus pour du beurre, tu regretteras de nous avoir appris ce que tu savais ! »

Il sourit largement en défiant le Dolien d’un coup de menton, qui lui répondit sur le même ton :

« T’inquiète, mon grand, j’ai encore quelques tours dans ma manche. »

Le géant rit de bon cœur en se levant du banc où ils étaient assis et tapota l’épaule de Glenn en passant.

« Profite de ta dernière nuit de victoire sur nous. »

Ils filèrent vers le dortoir et, à peine glissés sous les draps, se lancèrent dans un concours du ronflement le plus rapide.

Aux premiers rayons du soleil, le colosse ouvrit péniblement les yeux et découvrit son ami déjà levé et habillé. Décidément, soit le jeune homme avait pris un bon rythme en son absence, soit c’était lui qui souffrait d’un bon décalage horaire suite à son tour du monde. En bon ours roux, il remonta sa couverture sur lui jusqu’au menton et se tourna, pour ne montrer que son dos à son ami.

Bien évidemment, il était hors de question qu’il reste couché plus longtemps, et Ivar ne manqua pas de le lui faire comprendre. Après s’être fait un peu secouer, le rouquin grogna un peu avant de se remuer, puis d’éjecter les draps au bas du lit. Il se glissa tant bien que mal au bord du lit pour s’y asseoir et se frotter les yeux.

« J’arrive, j’arrive. »
grommela-t-il, à l’attention de son ami, qui ne lui reprochait rien ouvertement.

Il mit une bonne dizaine de minutes à fouiller dans ses affaires pour trouver de quoi troquer son pyjama et, lorsqu’enfin, il fut prêt, il se posta à côté du jeune homme aux cheveux gris, l’œil encore un peu endormi, et valida qu’il était prêt à le suivre par un vague : « Mmmmmhh ».

Rien, ni dans la perspective d’obtenir un jeu de cartes, ni dans celle d’aller enfin pouvoir parler à Anita de ce fameux jour de la catastrophe, ni même dans l’enthousiasme de son camarade, ne réussit à tirer le géant de son aphasie matinale. Le retour à la réalité était bien plus compliqué qu’il ne le pensait.

Heureusement, le froid du Glacier lui fit un effet des plus revigorants, autant que l’annonce de Glenn. Alors comme ça, juste pour récupérer quelques cartes, ils allaient devoir rejouer aux pisteurs ? Bizarrement, de si bon matin, fraichement sorti du lit, l’idée lui semblait vraiment moins bonne. Mais, comme toujours, outre la récompense qui les attendrait surement à l’arrivée, il était hors de question de laisser quelqu’un du camp perdu dans la forêt.

« On dirait qu’on est repartis pour un tour en forêt… » commenta le colosse.

C’était vrai : il avait passé presque la moitié de son temps au Village à crapahuter dans les bois. Presque qu’autant qu’il en avait passé à reconstruire les bâtiments.

« On est partis. Si on attend trop longtemps, je vais avoir du mal à me bouger. »

Il attrapa les bords de sa cape rouge fourrée, les tira à lui pour s’y emmitoufler un peu plus et commença à marcher dans la neige.

« On dirait qu’il est rien tombé depuis hier soir. » grommela-t-il en voyant de nombreuses traces de pas. « Au moins, ça devrait nous faciliter la tâche pour le retrouver. »

Alors qu’ils s’éloignaient du Village, les traces se faisaient de plus en plus rares, preuve que le passage était beaucoup moins fréquent. Mais à l’orée du bois, les pas se divisaient en deux pistes. Percival, plus réveillé et moins grognon, se tourna vers son ami et lui demanda, sur un ton bien plus avenant que depuis sa sortie du lit :

« Gauche ou droite. Une préférence ? »
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Jeu 31 Mar - 20:19



Là où les pistes se séparaient... Un éclat de lumière jaillit devant Percival et Ivar, caché sous un manteau sombre, un homme leur barrait la route... un léger sourire sur les lèvres, il tenait un drôle de flacon dans la main avant de le tendre vers les deux pisteurs. Ses cheveux blonds et ses yeux bleus ensorcelant le colosse et son plus petit ami, impossible de bouger alors qu'il se mettait à agiter doucement le flacon:

«Voyons voir si vos âmes sont bien accrochées!»

C'est alors qu'une épaisse fumée rappelant la brume qui sévissait autrefois sur Héra, se déversa autour des deux hommes, rampant sournoisement jusqu'à s'enrouler autour d'eux, grimpant encore et encore jusqu'à les étouffer l'espace d'une seconde... c’était le trou noir!

Lorsque qu'ils reprirent leurs esprits, le génome avait disparu, mais si en regardant à côté d'eux, au lieu de leur compagnon de voyage, ils purent s'apercevoir... eux-même? Qu'ils baissent les yeux, ce corps n'était pas le leur! Quelle magie était-ce donc?

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Poisson d'Avril! Nos corps ont été échangés! Pas de panique, juste une petite expérience éphémère! Une bonne nuit de repos et nos âmes réintégreront nos corps! Sauf si nous avons envie de faire durer le plaisir!

Percival se retrouve dans le corps d'Ivar et vice versa!


'Amusons-nous bien!'

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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Mar 26 Avr - 16:36

Ivar MaxwellRaccommoder quelques vêtements, oh, mais ce n'était quasiment rien pour Ivar. Il était habitué à ce genre de tâches et même à en confectionner entièrement, mais ça, ça prendrait un peu plus de temps, à priori. Il avait donc pas hésité à payer ce prix pour obtenir quelques cartes. Mais n'en demeurait pas moins un problème... Si Glenn avait promis un petit deck à Ivar pour commencer à jouer, il était un peu ennuyé pour Percival, qui lui semblait tout aussi intéressé par les cartes. Il ne savait pas vraiment de combien de cartes il allait hériter pour son petit job, mais sans doute pas assez pour jouer comme il se devait avec Percival par exemple, lorsqu'ils auraient un peu de temps à tuer. Ce dernier répondait qu'il ne savait pas coudre... mais apparemment, tout n'était pas perdu. Glenn avait une idée sur la question.

C'était étrange de constater à quel point Percival semblait perturbé par toute cette histoire. Il en boudait presque... cela avait un peu étonné le jeune homme qui l'accompagnait depuis quelques semaines maintenant. Lorsqu'ils commencèrent à apprendre à jouer, Ivar remarqua quand même l’intérêt grandissant de son ami pour ce jeu, il reconnaissait plus là le Percival qu'il avait appris à connaître.

« Hey, oui ! C'est pas mal comme jeu, hein ?! Et comment on gagne d'autres cartes ? » demanda-t-il à Glenn.

« En jouant avec d'autres détenteurs de cartes... ou alors, tu vas devoir te frotter à des monstres... mais... » il regarda les deux hommes tour à tour avant de reporter son attention sur le plus jeune : « Ça devrait pas vous poser de problèmes, vu la petite réputation que vous commencez à avoir ici ! »

Les trois hommes enchaînèrent donc quelques parties, Ivar grognait lorsqu'il se faisait avoir par une stratégie nouvelle de la part de Glenn ou pire encore, lorsqu'il se faisait avoir par une qu'il avait déjà en tête... mais il n'en perdait en aucun cas son enthousiasme à « tous les battre dans le futur » ! Puis il fut pris de fatigue et sa tante aida un peu à aller se diriger vers la tente de repos où ils avaient bien pris leurs petites habitudes à présent...

...Ivar ne se fit pas prier pour dormir et se réveilla plutôt en forme. Bien que Percival lui, prit nettement plus de temps, il finit par sortir du lit. D'habitude c'était plutôt le contraire qui se passait. Voyager devait bien plus fatiguer que le jeune homme aux cheveux gris ne l'imaginait. Où était le Percy qui le sortait du lit en fanfare à peine dix jours plus tôt... enfin c'était ce dont se souvenait Ivar à l'instant... Ils arrivèrent donc à la tente de ravitaillement avec roux colossal en mode ours à peine sorti d'hibernation.

« Eh ouais ! Tu sais, depuis que tu es parti, j'ai fait quelques « balades » dans la foret... on devrait pas en avoir pour trop longtemps. Il doit pas être allé trop loin... »

Ivar avait sans doute eu besoin de quelques jours et de laisser un peu les choses se tasser dans sa tête pour qu'enfin il soit un peu plus à l'aise dans le village. Les choses avaient changé ici. Il emboîta le pas à Percival bien qu'il le rattrapa vite et marcha à côté de lui tant qu'ils pouvaient encore et que le sentier était d'une largeur suffisante. Le roux fit remarquer que les traces de pas étaient encore très visibles et qu'ils allaient sans doute avoir moins de mal à les suivre cette fois. Ivar acquiesça.

« Pour l'instant ça va. Il n'y a qu'un seul chemin. »

Mais justement, alors qu'ils arrivaient à la première bifurcation, la question se posa à eux. Par où cet homme avait bien pu passer... ? S'il était pas trop fou, il devait s'être réfugié pour la nuit dans une grotte ou alors dans la vielle cabane abandonnée un peu plus loin.

« Bah la cabane est à gauche, mais à droite on va vers les falaises... je pense qu'il vaut mieux commencer par la cabane ! »

Ivar commença donc à se diriger vers la gauche ; il repensa aux propos que Percy avait eu un peu plus tôt... « C'est bizarre qu'on nous demande de faire ce genre de boulots : chasse aux monstres, construction, recherches... On dirait qu'ils nous prennent tous pour des espèces de mercenaires.

… Au fait Percy, tu sais ce que tu vas faire après la reconstruction, maintenant ?
»

En y pensant... Ivar était amusé. Ce genre de vie était plutôt amusant, non? Voyager et faire ce dont les gens avaient besoin ici et là... sans doute que ça serait pour lui le meilleur moyen de trouver sa vocation. Il attendait la réponse de Percival, mais un peu plus loin, alors qu'ils s'éloignaient de la piste qui filait vers les falaises, un éclair dans le couloir ombrageux attira leur attention.

Ivar pensa qu'ils avaient retrouvé l'homme qu'ils cherchaient, il commença a faire un signe vers lui mais fut figé par ce qu'il vit. Non pas que cet homme fut tellement beau... mais il fut totalement scotché par ses yeux et … une drôle de panique s'empara de lui alors qu'il sentit une sorte de brume maléfique se propager pour l’empêcher de bouger jusqu'à l'étouffer... il essaya de se tourner vers Percival sans succès et tomba, inconscient.

...Lorsqu'il se réveilla, il se sentait incroyablement lourd... et complètement engourdi, comme si ses muscles s'étaient crispés de tétanie, mais ça correspondait à peu près à ce qu'il avait vécu avant de tomber dans l'inconscience... Il ouvrit les yeux et ne vit personne, l'homme était parti. Mais lorsqu'il passa sa main sur son visage, il sentit des poils rêches et se tordit le cou dans tous les sens alors qu'il se mettait à craquer : qu'est-ce qui avait bien pu se passer ?

« Qu'est-ce que c'est... Percy ?! » Eh ! Mais... ce n'était pas sa voix, ça, pas son corps... pas... d'un bon, il se leva et se tourna pour se voir lui, un peu plus loin, le nez planté dans la glace :

« Ehhh mais c'est moi ! C'est pas possible ! Je suis... Je suis Percival ?! » hurla-t-il en se tortillant pour constater les "dégâts" de ses nouvelles mains, à ses nouveaux pieds... en passant par ses mèches de cheveux qu'il étira devant ses yeux en essayant de passer outre ses énormes sourcils broussailleux!

La panique s'empara de lui, mais il devait aller s'assurer que son corps était encore en vie... il se précipita sur ce Ivar, qu'il voyait devant lui, et le retourna pour voir son visage. Non non non non !  

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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Ven 6 Mai - 22:15

Percival« Tu connais mieux le coin que moi, maintenant, alors je te suis. »

Après tout, même si le géant avait grandi dans les environs, et qu’il connaissait nécessairement la géographie des lieux, il préférait s’en remettre à son compagnon pour choisir quelle voie emprunter, ne serait-ce que parce qu’il avait pu se balader à loisir  – enfin, presque – dans la forêt pendant ces dix derniers jours, mais en plus, il avait pu apprendre à reconnaitre les habitudes de chacun des habitants du village et des ouvriers qui aidaient à la reconstruction.

C’est donc tout naturellement qu’il emboita le pas à son ami en direction de la cabane dans laquelle leur cible avait peut-être trouvé refuge… Et à dire vrai, mieux valait que ce soit le cas. Le rouquin et son ami n’avaient jamais tenté de s’aventurer bien loin du village l’un sans l’autre, et grand bien leur en avait fait : ils étaient toujours tombés sur des monstres plutôt tenaces, bien que leur taille laissât présager du contraire, et quelqu’un qui n’était pas rompu à l’art du combat, et qui se baladait seul, de surcroit, avait peu de chance de ne pas se faire blesser, sinon pire, par la faune locale.

Sans le savoir, les pensées d’Ivar l’avaient amené à peu près sur le même sujet. Aussi, lorsqu’il lui parla de leur statut un peu particulier au sein du village, Percival ne fut pas surpris le moins du monde et répondit, après avoir quelques secondes de réflexion :

« Oui, je crois que c’est à peu près ça. En même temps, à chaque fois qu’on nous demande quelque chose et qu’on nous promet quelque chose en échange, on n’arrive pas à dire non… Ceci dit, il faudrait trouver un terme un peu plus agréable que « mercenaires », parce que ça ne vend pas du rêve… »

Dans sa représentation des choses, il y avait un côté malsain derrière ce terme. Tous ceux qu’il avait rencontré et qui se décrivaient comme tels se la jouaient plutôt gros durs sans attaches, sans foi ni loi, qui ne rechignaient à exécuter aucune tâche. Alors, quand on avait une carrure comme celle du grand gaillard, mieux valait éviter ce genre d’appellation à connotation négative, sans quoi ils risqueraient de se voir proposer des missions de plus en plus discutables sur le plan moral.

Il prit encore le temps de quelques pas dans la neige avant de continuer :

« Quant à ce que je vais faire maintenant, je dois t’avouer que je ne sais pas trop. J’y ai pas mal réfléchi pendant tous les trajets qu’on a fait… On doit toujours parler à Anita, pour savoir si elle a vu qui a fait ça, mais même si elle nous apprend quelque chose, est-ce qu’on va vraiment réussir à faire quelque chose ? »

Le ton du géant se faisait de plus en grave et sérieux. Il avait véritablement analysé sa situation : en voyant les aventurières avec qui il avait fait la route lors de la Chasse au Trésor, il s’était rendu compte à quel point il manquait d’expérience de terrain. Vu la facilité avec laquelle son village avait été rasé et vue la puissance démesurée des autres calamités qui se manifestaient sur tous les continents, il apparaissait de plus en plus clair, qu’en l’état actuel, il ne pourrait rien faire tout seul, et pas bien plus avec Ivar.

« Je veux dire, je pense qu’on pourrait être bien plus utiles ailleurs, à rendre service aux gens et en tuant des monstres. Et peut-être qu’à un moment, on sera suffisamment forts pour donner une bonne leçon à tous ceux qui se croient au-dessus de nous. Non, qu’est-ce que t’en dis ? »

Le silence de son ami l’obligea à redresser la tête pour voir ce qui l’empêchait de lui répondre. Ils s’étaient clairement enfoncés dans la forêt, mais pourtant, ils pouvaient l’un et l’autre clairement voir qu’un homme blond encapuchonné les regardait fixement. Le géant serra instinctivement le manche de son maillet un peu plus fort, prêt à attaquer s’il tentait quoi que soit contre Ivar.

« C’est lui qu’on cherche ? »
lâcha-t-il, suspicieux, avant de se rendre compte que seul un faible râle s’était échappé de sa bouche.

Il assista alors, impuissant, à la course d’une brume épaisse qui entoura d’abord les jambes d’Ivar, un peu en amont sur la piste, puis les siens. Sans rien pouvoir faire d’autre que jeter un dernier regard plein de colère à cet homme qui les prenaient par surprise, il laissa tomber son maillet et s’effondra à son tour dans la neige.

Lorsqu’il reprit conscience, le froid du contact prolongé de la neige sur son visage avait à peine calmé ses ardeurs. Il roula sur lui-même pour s’allonger sur le dos et entreprit la pénible tâche d’ouvrir les yeux, après s’être débarrassé de la poudreuse à moitié fondue dont ils étaient recouverts. La chose prit bien moins de temps qu’elle n’aurait pu, dans l’état de semi-léthargie dans lequel il était, mais une voix, qui n’était clairement pas celle de son compagnon, hurlait quelque chose à propos du fait qu’il était Percival. Aussitôt, le rouquin se redressa pour voir son propre corps s’agiter comme un diable. Hébété, il pointa d’un doigt tremblant la scène qu’il avait sous les yeux :

« Que…. »

Son regard se déporta alors très légèrement plus bas, sur le doigt qu’il venait de lever, et ses yeux s’agrandirent : ce n’était clairement pas les siens. Etait-ce son nouveau corps ou la surprise qui l’avait complètement sorti de son demi-sommeil, toujours était-il que, d’un bond, il se releva. Il examina rapidement les vêtements qu’il portait et comprit très rapidement. Il lança alors un :

« Ivar, c’est toi ? »

C’était à espérer, parce qu’il n’aurait pas voulu partager son corps avec quelqu’un d’autre. La situation était pour le moins… embarrassante. Et pourtant, il fallait bien qu’il admette que la sensation de se mouvoir avec un corps plus svelte était assez agréable. En quelques pas, il fut auprès de son ami. Arrivé à ses côtés, il prit la mesure de leur différence de taille, qui lui semblait beaucoup moins impressionnante vue d’en haut.

« Tu sais ce qui s’est passé ? Comment est-ce que c’est possible ? C’est un monstre qui nous as fait ça ? »

Comme s’il était influencé par le corps qu’il squattait, le géant enfermé faisait pleuvoir une averse de questions sur son camarade. Il allait d’ailleurs continuer, sans vraiment laisser le temps à son compagnon de lui communiquer les informations qu’il avait en sa possession, quand un cri d’homme l’interrompit. Il tendit l’oreille et tourna la tête dans la direction d’où venait le cri. Il leva les yeux pour consulter son compagnon du regard, quand un nouveau « Au secours » retentit.

« On verra plus tard. » conclut-il, en y lisant la réponse qu’il cherchait.

Rompu à ses vieilles habitudes, il attrapa le manche du maillet qui était à leurs pieds et commença à partir… avant de constater qu’il pesait bien plus lourd que dans ses souvenirs. Il le lâcha, grommela quelques paroles incompréhensibles et remonta la piste à toutes jambes. C’était étrange de voir à quel point il était facile pour ce corps de se déplacer. A ce rythme, il ne lui faudrait qu’une minute pour trouver d’où venait la voix.

Au bout de quelques mètres, il tourna la tête pour s’assurer que son propre corps le suivait, à travers les arbres et continua jusqu’à arriver près de la cabane qu’ils étaient venus chercher. L’homme à l’origine des appels à l’aide était sans aucun doute celui dont on leur avait signalé la disparition. Il était perché sur un arbre au pied duquel des cartes de jeu – du même genre que celles qu’ils avaient utilisées la veille – étaient répandues. Un jeune Bandersnatch qui faisait les 100 pas au pied du sapin complétait ce tableau assez pittoresque.


En l’apercevant à la lisière de la clairière qui entourait la cabane, l’homme l’interpella :

« Hé vous ! Restez pas planté là et venez m’aider ! »

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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Dim 8 Mai - 11:58

Ivar MaxwellMieux connaître les lieux, oui, à peu près. Il comptait surtout sur le fait que cet homme n'était pas assez fou pour aller vers les falaises... Il y faisait si froid et le vent y était si coupant qu'on risquait dey mourir de froid en quelques minutes. Quand à celui qu'ils allaient chercher, Ivar l'avait vu quelques fois, mais cet homme était un peu a part. Il jouait volontiers avec les autres doliens, mais allait souvent en forêt pour faire il-ne-savait-quoi.

Tout en marchant, Ivar se demanda ce qu'ils allaient bien pouvoir faire, il pensait que Percival et lui faisaient une bonne équipe, pourtant, ils n'avaient pas encore fait part de ce qu'ils allaient faire une fois leur « coup de main » donné ici. Le jeune homme aux yeux olives haussa les épaules quand Percival annonça qu'ils ne savaient pas vraiment dire non, il avait raison... mais qu'en dire ? Il pouvait aussi refuser, lui, si jamais il ne se sentais pas autant investi d'une mission d'aide aux autres. Il remarqua aussi que « mercenaire » était un peu mal connoté.

« C'est vrai que la plupart du temps, c'est pas vraiment bien vu. Mais... Je vois pas comment appeler ça autrement. »

De plus, il était évident qu'Ivar n'en ferait qu'à sa tête et qu'il n'accepterait pas non plus n'importe quelles missions. Percival ne put en dire plus sur ses projets. Parler à Anita... la prochaine étape...

« J'ai pas oublié Anita. Contre celui qui a rasé le village, je sais pas. On aurait du mal à nous deux. Mais il faut peut-être juste qu'on soit plus futé que lui... »

Malgré tout... Ivar était un peu déçu. Il avait du mal à imaginer reprendre la route seul. Ni même rester ici et encore moins retourner chez ses parents, pas avant d'avoir fait ses preuves. Il avait rencontré plein de nouvelles personnes, il avait aussi compris que le nouveau monde était vaste et l'envie de le visiter lui était venue. Malgré tout, il s'était attaché au grand gaillard qui marchait à côté de lui. Comme Percival avait fait une pause, tout ça eut le temps de germer dans l'esprit d'Ivar. Mais lorsque le géant reprit la parole, il sortit le jeune homme de sa réflexion. Il leva la tête vers Percy et le poing qui va avec. Il parlait bien d'eux deux, là ? En disant... « on » ?Yes !  

« Hey ! Tu penses vraiment qu'on pourrait faire ça ?! Apparemment on a déjà montré un certain talent pour ce genre de travaux ! Bien sur ! On fera une équipe du tonnerre, tu verra ! »

Piégeant, ces propos, Percival. Ivar avait compris ce qu'il voulait, dans tout ça. Il avait recommencé à parler , mais il fut coupé dans son élan par l'homme encapuchonné.

Brouillard et inconscience... réveil et confusion. Voilà un bon résumé.

Peut-être que jamais Percival - enfin, l'apparence de Percival - n'avait été aussi troublante. Il se débattait comme s'il était attaqué par un essaim d'abeilles invisibles. Ivar ne comprenait rien à tout ça. Jamais il n'avait entendu parler d'un tel sort. Lorsqu’il vit son corps dresser son doigt vers lui, il s'arrêta. En échos, il répondit, bien qu'il semblait qu'une certaine cacophonie s'était installée dans leur conversation, sans doute était-ce lié à leur étrange état. Il se parlaient en parallèle, pour eux même.. on ne savait pas très bien :

« PERCY ?! C'est toi ? Oui, bien sur que je suis Ivar. J'en ai aucune idée de ce qui nous arrive ?! On marchait... y'avait cet... cet homme avec sa capuche et l'espèce de brouillard ! Et puis... »

Et si c'était celui qui avait rasé le Village Glaçon ?! Mais impossible de savoir, car ils furent interrompus par un autre cris, Ivar, dans le corps de Percival, dressa la tête et écouta, il avait la vue bien plus large sur le chemin de cette hauteur. Il n'aurait pas imaginé. Il se sentait comme dans un Bus, alors que d'habitude il était à bord d'une simple auto.

Il acquiesça quand ils remirent tout çà à plus tard, il fallait aller voir d’où venait cet appel au secours ! Ivar d'instinct chercha ses dagues, mais elle n'étaient pas sur lui, bien sur. Il attrapa le maillet de Percival et il failli s'en donner un coup lui même, tellement l'élan était fort pour une masse si aisément portable dans son nouvel état.

« J'te suis ! »

Il n'en revenait pas d'entendre cette nouvelle voix avec les mots qui sortaient tout juste de son esprit.  Ils arrivèrent vite près de la cabane et s'arrêtèrent lorsqu'ils virent un homme, celui qu'ils cherchaient, Ivar l'avait reconnu à ses grandes jambes fines, et ça se voyait même dans ses vêtements de protection contre le froid, elles étaient, tout comme ses bras, agrippées à une branche de l’arbre qui lui servait de perchoir ; ce qui le faisait ressembler à une étrange araignée. Il ne tarda pas à leur crier de venir l'aider.

« Quelle idée de se mettre dans des situations pareilles... » siffla Ivar dans sa barbe. Expression qui pour une fois, était justifiée... Pourtant si on prenait la situation elle même... il aurait très bien pu se trouver dans la même. Mais il ne s'en rendait pas compte et ne le reconnaîtrait pas. Il fallait s'occuper de ce monstre en premier lieu :

« J'm'en occupe, Percy. » Ivar s'avança près de la bête et commença à essayer de lui parler. « Alors, mon pauvre toutou, qu'est ce que tu fais là? Tu as faim? Rentre chez toi. »

Le Bandersnatch regarda Ivar dans la stature de Percival toutes dents dehors, mais il regarda aussi Percival, alors qu'Ivar s'avançait encore un peu, il commença à reculer... il émit un petit gémissement. Puis hurla pour appeler ses congénères, lorsqu'Ivar fit un pas vers lui, il s'échappa. Laissant trois hommes et des cartes éparpillées dans la neige. Ivar regarda Percival et expira en laissant échapper un petit nuage.

« Je t'avais dit que je savais y faire avec les monstres ! T'as vu ça ? »

L'homme s’éclaircit la gorge et avec une voix encore un peu étranglée par les efforts qu'il faisait pour rester en l'air, il leur parla:

« Euh... je voudrais pas vous déranger, mais.... t'as l'air costaud, tu pourrais peut-être me donner un coup de main pour descendre ? C'est pas vraiment confortable comme position... Je sais pas comment je suis monté ici, mais je vois plus difficilement encore comment descendre.

- Percy ? Ah... euh... oui, j'arrive. »

Ivar aida l'homme à retrouver le plancher des brebis. Et aussitôt fait, il observa l'homme qu'ils venaient de sauver:

« Bon, ben... Merc les gars. Si vous étiez pas passé par là, je sais pas ce que j'aurai fait. Votre réputation est plus à refaire... Vous êtes Percival et Ivar, c’est bien ça? Bizarre, j'ai toujours cru que le grand c'était Percival. Excuse moi petit, mais j'ai du mal à croire que tu aies autant de force qu'on dit.

- Quoi?!

- Oh non, c'était juste un méprise! héhé

- C'est Glen qui a remarqué que vous manquiez à l'appel ce matin. Alors on a fait une ronde. »

Ivar regarda les cartes par terre... se demandant ce qu'elle faisaient là. L'homme les ramassa.

« Ça? C'est des cartes que mon patron fabrique. Triple Triad, vous connaissez? On est sur la piste d'une innovation pour la confection, mais je peux pas vous en dire plus. Je m'occupe de transmettre les règles un peu partout où on en vend sur Héméra, une aubaine pour le patron. Il va y avoir un grand concours bientôt... il aura lieux dans un grand festival sur Dol. »


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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Mar 10 Mai - 22:11

PercivalLa situation avait au moins de bon que c’était bien l’âme d’Ivar que le géant pouvait maintenant trouver dans son corps. Et le rouquin était d’un naturel tellement honnête que, lorsqu’il appréciait réellement quelqu’un – comme c’était le cas avec Ivar - il ne s’embarrassait d’aucune espèce de pudeur, physique ou morale, à leur encontre. C’est donc avec un certain soulagement – si mince soit il en de pareilles circonstances - qu’il accueillit la confirmation de l’identité de celui qui faisait bouger sa large carcasse.

Mais ils n’eurent pas le temps de s’inquiéter bien longtemps de l’origine du problème : déjà, leur fameuse tendance à résoudre les problèmes des autres plutôt que de leur tourner le dos refaisait surface, et, après un simple échange de regard, ils étaient déjà lancés vers l’origine des cris de détresse qui les appelaient plus haut sur la piste. En arrivant et en voyant la scène de l’homme qui tentait désespérément d’échapper à un jeune Bandersnatch en s’agrippant à la branche du premier arbre qui venait, le rouquin, ou plutôt le jeune homme dont il squattait temporairement le corps, ne put réprimer un sourire. Il savait que, dans cette forêt, même des petits lapins pouvaient se montrer redoutables, et un loup, même jeune, avait de quoi impressionner les petits gabarits, mais le tableau était quand même ridicule.

Il sentit son acolyte le rejoindre, lui jeta un coup d’œil rapide, puis un second, plus étonné, avant de se souvenir que c’était lui, le petit gabarit, maintenant, et qu’il valait mieux qu’il soit un peu prudent. Il était hors de question de laisser quoi que ce soit arriver au corps de son camarade.

« T’as bien raison. » répondit Percival à son ami qui profitait de sa barbe pour marmonner convenablement.

Et comme toujours, l’ami des bêtes profita de ces quelques instants de flottement du géant pour le devancer en se proposant de résoudre le conflit pacifiquement. Pour une fois, le rouquin ne pensa même pas à parlementer, tout rassuré qu’il était par le fait que, même si les choses tournaient mal, c’est son corps, épais et robuste, qui prendrait - à charge pour Ivar de rester raisonnable, tout de même -.

En voyant le loup s’enfuir en piaillant, surement autant convaincu par la stature du négociateur que par les talents d’orateur du jeune homme, Percival ne put qu’approuver son ami, qui se tournait vers lui, toutes dents dehors. Il leva son pouce emmitouflé dans des gants épais dans la direction du corps barbu et le rejoignit tranquillement au pied de l’arbre. Là, devant cet étranger solidement accroché à son perchoir, Percival se planta droit devant la scène, les deux mains solidement posées sur les hanches. Manifestement, il n’y avait rien qu’il pouvait faire pour cet homme, dans ce corps-là. Aussi, quand ledit homme réclama un peu d’aide, il regarda son acolyte avec un air entendu : c’était à lui de se charger de tout ça. Toujours aussi taquin malgré le voyage inhabituel de son âme, il lança néanmoins à l’attention de leur cible :

« C’est un peu comme les chats. Il faut toujours les aider à descendre quand ils veulent voler dans les plumes des oiseaux. »

Il regarda son ami s’occuper de l’homme d’une quarantaine d’années et dut bien reconnaitre que, pour une fois, c’était agréable de ne pas se charger des tâches qui lui incombaient habituellement.

« Je trouve que tu t’en sors pas mal, dans le genre gros bras. »

Il ponctua sa phrase d’un ricanement faisant écho à l’ironie de la situation que seul Ivar, conscient de l’échange des corps, pouvait comprendre, sentiment renforcé d’autant plus par l’échange entre les deux concernant la représentation qu’il se faisait des deux compères.

« On va dire que ça dépend des jours. » compléta-t-il simplement. « Mais ce qui compte, c’est qu’on soit arrivé à temps. Qu’est-ce que vous fichiez ici ? »

Confectionner des cartes de Triple Triad. Ca tombait bien, c’était justement pour ça qu’ils étaient venus. Si l’homme pouvait leur lâcher quelques exemplaires un peu rares qui leur permettrait de battre Glenn à plat de couture, ça ne serait pas de refus.

« Oui, on connait ! On a appris à jouer hier. Mais, pour l’instant, on gagne pas trop. Peut-être que si on arrive à trouver des adversaires à notre portée dans ce festival… »

« Oh, c’est un évènement mondial, alors c’est sûr que ça va attirer plein de monde. Des joueurs avec des très bonnes cartes et d’autres. Il faudra juste que vous fassiez attention à ne pas vous faire plumer toutes vos cartes par des joueurs plus forts ! »

Percival laissa échapper une grimace avant de conclure sur le sujet :

«  Mouais, on fera vraiment gaffe alors. On n’a pas grand-chose pour le moment. En fait, tant que Glenn a rien donné à Ivar, on a même rien du tout. »

Mais leur interlocuteur, qui avait commencé à ramasser tranquillement ses cartes, tout en discutant avec les deux compères, se figea étrangement en regardant derrière la fine équipe. Il se releva doucement sans avertir ni l’un ni l’autre de ses sauveurs et prit ses jambes à son cou.

Percival n’eut même pas le temps de formuler à voix haute la question qui le taraudait qu’un grognement, suivi d’un étrange écho, le fit se tourner vers le point que dévisageait le joueur de Triple Triad avant de se carapater. Deux Bandersnatchs pour le prix d’un. Seulement, cette fois-ci, le jeune était revenu avec un de ses vieux – très vieux, même – congénères. Visiblement, il n’avait pas vraiment apprécié que l’on aide le repas de son arrière-petit-chiot - au moins – à se faire la belle. Et puis, maintenant, il y avait largement de quoi les nourrir tous les deux.

« Ils ont les crocs bien sortis. »
fit remarquer Percival à son ami, pour lui signifier que le temps des relations pacifiques était révolu.
« Pas question de les laisser attaquer en premier. »


Il enchaina tout naturellement en dégainant ses deux dagues, et en soupesant celle qu’il tenait de sa main droite. Il la fixa attentivement, alors qu’il lui faisait faire quelques moulinets en l’air. Il l’accompagna bientôt de la dague gauche et arrêta brusquement son mouvement en pointant ses deux dagues droit vers les monstres. Sans les quitter des yeux, il lança à son ami :

« Je suis pas sur de bien savoir me débrouiller avec ces trucs-là, mais je suis pas sur qu’on ait vraiment le choix. »

Il s’élança alors droit sur leur ennemi le plus vieux, persuadé qu’il aurait de moins bons réflexes, pour lui asséner un coup bien senti. Le loup accusa le coup, et grogna bien plus férocement. A son tour, il fonça, droit sur la proie la moins chétive – dévoilant ainsi son côté gourmand et optimiste – tandis que son compère, plus timoré, venait à sa suite en fonçant sur le corps d’Ivar. Instinctivement, Percival chercha à contrer son attaquant en se protégeant de ses crocs avec ses dagues croisées devant lui, mais le loup, plus malin, en profita pour lui donner un coup de patte dans le tibia.

Une fois que les deux Bandersnatch se furent éloigner pour étudier l’angle de leur prochain attaque, Percival glissa à son acolyte, un peu inquiet :

« Ca risque d’être assez sport, vu la situation… »

Il n’y avait pas besoin d’être un génie du combat pour s’apercevoir qu’il n’était pas très à l’aise avec les armes de son ami, qui nécessitaient rapidité et précision, en attaque normale. Quant à s’imaginer reproduire la technique de combat qu’il lui avait montrée à plusieurs reprises en situation réelle, c’était à peine envisageable : les coups s’enchainaient avec une telle fluidité…

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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Mar 17 Mai - 12:05

Ivar MaxwellIvar était complètement ahuri de la situation dans laquelle ils se retrouvaient. Depuis sa nouvelle stature, il voyait les choses sous un autre angle. Néanmoins, alors qu'il consultait Percival, qui était devenu pour lui une sorte de référence ultime, il comprit vite que c'était à lui que s’adressait la demande de l'homme araignée (raté). Comme toujours, « Percival », le grand roux bien bâti, était considéré comme la pièce maîtresse de leur groupe.

Ivar, sans penser à son corps à présent imposant, s'était avancé pour entamer des négociations avec le Bandersnatch. Il était ravi d'avoir pu sauver la mise à cet homme imprudent à qui ils avaient dû venir en aide avec autant de panache et surtout de réussite, pour une fois... Il fut aussi félicité par Percival pour son « talent de gros bras ». Il leva le menton, fier, et sourit à grandes dents... puis il se gratta l'arrière du crâne pour toucher non pas ses longs cheveux soyeux mais la tignasse épaisse de son grand ami ; le visage empreint d'une expression qui lui ressemblait bien trop pour ce visage. Le secret était qu'il se pensait souvent apte à faire ce genre de prouesses, mais son corps suivait rarement en terme de force. Faille qu'il arrivait tout juste à combler lorsque l'adrénaline montait en flèche.

Un peu de calme suivit le sauvetage du petit chat perché à la branche... moment de calme où les trois hommes discutèrent des cartes, apparemment c'était l'activité principale de leur nouvel ami. Ivar et Percival apprirent même qu'un festival aurait lieu bientôt avec un grand tournoi de cartes. Mais la situation dégénéra lorsque l'homme s'enfuit à toutes jambes.

« Ben qu'est-ce qui lui prend encore ?!»

Entendant aussi le grognement, Ivar se tourna et vit que cette fois deux Bandersnatchs prêts à en découdre. Percival lui coupa toute intentions de s’essayer à des méthodes Ivariennes et commença par contre à s'essayer, lui, aux dagues du jeune homme. Ivar souleva à nouveau le gros maillet, et haussa les épaules :

« Je peux te dire la même chose de mon côté. Mais... ça viendra naturellement ! C'est un peu entre le combat à mains nues et à l’épée. En général j'accompagne juste mes... enfin ! Laisse parler tes gestes. Ça viendra tout seul. »

Et moi... c’est rien de plus qu'un gros marteau ! Je peux le faire !  Effectivement, Ivar avait été initié à un certain nombre d'arts martiaux et donc au maniement de quelques armes. Mais bien entendu, jamais il n'avait utilisé d'armes de ce gabarit. Mais ayant le corps pour... pourquoi pas ?! Au pire, il laisserait de côté et irait à la main.

Mais pas le temps de tergiverser, Ivar vit son corps, habité par Percival s'élancer pour donner un coup à la plus expérimentée de leurs cibles. Il ne put s’empêcher d'observer la manière dont il se déplaçait et attaquait le vieux Bandersnatch. Mais alors que Percy revenait, il était suivi par le vieux loup. Ivar encaissa le coup et se sentit étrangement fort lorsqu'il se rendit compte qu'il avait à peine une égratignure. La volonté et l'assurance remontées à bloc, il s'élança à son tour sur Papy Bardersnatch pour lui donner un bon gros coup de maillet, mais la précision n'était pas à son paroxysme...

Grognant et faisant une grimace, Ivar ne l'entendait pas de cette oreille ! Il donna un autre coup, balayant une large surface en un coup circulaire; atteignant le monstre au flanc. Il recula à son tour pour reprendre son souffle, l'air glacé de ce début de journée en montagne asséchait et donnait l'impression d'avoir la gorge et les bronches en feu. Sans quitter les deux loups des yeux, Ivar s'adressa à Percival :

« C'est plus compliqué que ce que je croyais. Mais un peu de challenge fait parfois du bien ! Tu t'en sors pas mal ! On va leur montrer qu'on a de la ressource avec nos armes habituelles ou pas. »

Ivar n'avait même pas vraiment pensé à la magie, est-ce qu'elle dépendant de son corps ou de son esprit... ça... c'était peut-être pour ça que son intervention n'avait pas fonctionné auprès de la jeune bête, un peu plus tôt ? Peut-être qu'il avait ça dans le sang, mais pas dans l'âme ? Ce n'était pas vraiment possible de tenter quoi que se soit comme ça, en plein combat alors il pensa à un nouvel angle d’attaque, se concentrant encore sur le plus vieux de leurs adversaires, autant tenter de le terrasser en premier.

Le jeune Bandersnatch, lui, s'élança vers Ivar (dans le corps de Percival), pensant sans doute qu'il était bien plus assuré avec Papy à sa suite ! Mais Ivar balaya un peu de neige et de graviers vers lui pour tenter de l'aveugler...

« Whoooooah ! »

Malheureusement en vain...


~
Ivar attaque Papy Bandersnatch -40HP
Ivar tente d'aveugler Bandersnatch Ado pour l’empêcher de l'atteindre. (raté) -20HP
~
récapitulatif du combat:
 
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Ven 20 Mai - 8:48

Percival« Laisser parler mes gestes ? Ok, je vais essayer… »

Le géant, qui n’en était plus vraiment un, prit le parti d’attendre un peu que les deux compères Bandersnatch se manifestent pour pouvoir s’imprégner des conseils de son ami. Souple sur ses jambes, étonnamment réactives pour quelqu’un dont le tour de mollet dépassait habituellement le tour de bras de son hôte, le géant enfermé guettait patiemment la charge de l’un ou l’autre de ses ennemis, en écoutant son ami, qui venait de revenir d’une charge contre les loups.

« Non, tu te débrouilles bien, je t’assure. Ca ne te semble peut-être pas naturel, mais je te rassure, je ne l’ai pas depuis si longtemps que ça, ce maillet, alors mon corps est peut-être pas autant conditionné que le tien au combat. »

Le trentenaire, bien qu’il ait toujours eu le physique de l’emploi, ne s’était mis que sur le tard en quête d’une arme pour protéger ses arrières en cas d’attaque de monstres. Et si son physique hors norme lui permettait de compenser un peu avec son manque d’expérience en la matière, il n’empêchait que ses muscles n’avaient certainement pas la même mémoire des gestes que ceux de son ami.

Il donna un petit coup de dague dans l’air, pour apprécier le conseil de son ami et sourit :

« Je ne sais pas si tes bras se souviennent de ce genre de mouvement, mais j’ai senti celui-là vachement moins contraint. »

De là à utiliser la technique spéciale de son camarade, il y avait un monde, mais si, déjà, ses attaques étaient déjà plus percutantes, le combat ne s’éterniserait pas et ne risquerait pas de se solder par un échec cuisant. Et, à la réflexion, mieux valait que l’issue du combat leur soit positive, puisque, comme c’était eux qu’on envoyait chercher les habitants ou les ouvriers du village perdus dans les montagnes, il y avait peu de chance qu’ils voient quiconque leur porter secours.

Le Bandersnatch ado tira bientôt le gaillard de ses réflexions en attaquant, tête la première, le plus massif des deux corps. Ivar, qui comme Percival, avait laissé venir leurs ennemis, tenta de contrer la ruade du jeune loup en soulevant une motte de terre et de neige pour l’aveugler. Peine perdue, avec toute la fougue et la lucidité de la jeunesse – et peut-être la chance du débutant - il l’évita de justesse et réussit à porter le coup qu’il visait à son équipier. Un peu déçu que la tentative, pourtant ingénieuse, de son camarade se soit soldée par un échec, le rouquin lui lança :

« Bien vu, Ivar. Dommage, c’est pas passé loin. La prochaine sera la bonne, c’est sur ! »

Porté par cette nouvelle initiative, le gaillard regarda autour de lui et remarque une branche pliée sous le poids d’une épaisse couche de neige qui ne demandait qu’à tomber sur le Papy Bandersnatch. Sans hésiter une seule seconde de plus, Percival donna un bon coup de pied dans le tronc en espérant qu’il avait vu juste. La petite douleur qu’il ressentit au niveau de la cheville le fit grimacer à double titre : non seulement à cause de la surprise de se souvenir, encore une fois, qu’il ne disposait pas nécessairement de la même puissance de frappe qu’avec son corps d’origine, mais surtout parce qu’il se reprochait vertement d’avoir fait prendre au corps de son hôte un tel risque de rouvrir une blessure sur laquelle il lui avait demandé de veiller tout particulièrement. Ceci dit, le fait que la douleur se dissipe rapidement et la réussite de son entreprise le rassurèrent bien vite sur l’état de santé du corps d’Ivar.

Car, après une seconde d’hésitation, la branche lâcha sur le Papy Bandersnatch toute la neige qu’elle supportait depuis visiblement trop longtemps. Les deux pattes arrière du loup furent totalement ensevelies sous l’épaisse couche de poudreuse, empêchant la bête d’attaquer comme elle l’avait prévu. Sans plus attendre, le rouquin affermit sa prise sur les poignées des deux dagues et s’élança contre le plus jeune des Bandersnatch, profitant de ce que son aîné était coincé pour le moment.

Avec un peu plus de facilité qu’à l’assaut précédent, il lui décocha un coup de chacune de ses armes, entaillant par endroit son poil lisse et luisant.

« Profitons-en pour liquider le jeune d’abord. » expliqua-t-il en revenant auprès de son acolyte. « Il m’a l’air un peu plus retors que son arrière-grand-père. »

Il lâcha un éclat de rire sonore, qui sonna très étrangement avec cette voix à laquelle il n’était habitué que de l’extérieur, et commenta :

« Parce que, se faire écraser par un tas de neige comme ça… »

Le loup, comme s’il avait compris que l’ex-géant se moquait de lui, se démena pour sortir de sa prison de neige et, une fois ses pattes extraites, regarda les deux humains en grognant et en sortant les crocs.

« Je crois qu’il a pas vraiment apprécié la plaisanterie. »

Récapitulatif du combat:
 
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Mar 24 Mai - 12:29

Ivar MaxwellDans une situation de combat imminente de la sorte, il était difficile à Ivar de donner un cours de maniement de ses dagues à Percival. Quand au jeune homme fluet qu'il restait dans sa tête... Ivar était un peu comme ces personnes qui flottaient dans leurs vêtements bien trop larges. Il n'avait pas l'habitude de voir ni de porter autant de chair. En entendant les compliments de Percival sur le fait qu'il se débrouillait plutôt bien, Ivar se demandait si son ami avait déjà testé d'autres styles de combat avant de jouer le rôle de Thor... c'était un peu ce qu'il avait ressenti quand il avait essayé de soulever l'immense marteau lorsqu'il avait encore son propre corps. Lui simple humain n'en avait pas le pouvoir!

Après quelques essais, Percival commençait à prendre la main, lui aussi, apparemment il laissait plus parler ses poignets. C'était un peu comme au tennis de table... tout est dans le poignet !

« Bien joué, Percy ! »

Les Bandersnatchs eux, ne semblaient pas autant en proies aux questions que les deux humains. Au contraire, ils étaient sûrs de leurs gestes et de leur force. Ainsi les attaques ne tardèrent pas. Et malgré le fait que la neige et terre mêlées ne suffirent pas à empêcher le Bandersnatch ado de foncer droit sur Ivar, le jeune homme, dans sa nouvelle enveloppe s'en sortit sans encombre. Ivar regarda Percival tenter quelque chose d'autre avec beaucoup plus de succès. Le Papy Bandersnatch immobilisé un moment, Percival profita pour s'occuper du jeune loup qui s'était enfui un peu plus tôt. Mais il fut tout de même amusé par ce qu'avait dit Percival, ou plutôt, il était étonné d'entendre son rire version Percival. Étrangement, il avait tout d'un rire Percival mais avec sa voix à lui, c'était le monde à l'envers... Pour le moment il n'avait pas encore eu le moindre petit moment pour s’inquiéter du fait qu'ils soient coincés dans un corps qui n'était pas le leur. Ils avaient bien d'autres priorités vitales. Le problème se posait simplement quand, en voyant Percival se servir de la branche, il avait pensé aussi s'en servir, mais plutôt comme tremplin, mais se souvint qu'il serait bien mal parti dans ce corps.

« J'avais pensé grimper... mais je suis plus du tout sur de mon coup ! Alors... on va dire que, puisque le papy est plus lent, pour cette fois, je vais m'occuper de lui. »

Ivar laissa donc Percival en tête à tête avec le jeune loup pour se tourner vers celui qui grognait. Mais c'était un bien grand espoir qu'il avait là. Ce gros marteau était drôlement compliqué à manier. Ivar le laissa donc un moment de côté et faute de pouvoir se servir de ses dagues, ils utilisa ses mains, se servant de la force du géant comme contrepartie à la qualité « coupante ». Cette fois, il tenta d'intimider son adversaire. Il faut que ça fonctionne cette fois ! Alors qu'il s'avançait vers lui toutes dents dehors, Ivar l'imita et lança un énorme grognement à son attention, et l'expression de masque Kabuki qui allait avec, bien sur !

« RrrRRrRRRrrrrroar !!! »

Opération réussie ! Le vieux monstre se figea un moment, ne comprenant apparemment pas ce qui se passait. Ce qui avait peut-être aussi fait gagner quelques secondes à Percival. Mais Ivar ne tarda pas plus pour essayer de lancer sa technique, quoique sans ses armes. Sa pirouette tranchante se changea en pirouette frappante. Bien qu'il eut plus de mal à se mouvoir et à se rattraper si bien qu'il crut une seconde qu'il allait glisser et s'écraser sur le monstre. Mais en fait, il serait tombé sur une pluie de poussière cristalline.

« Wow! Eh, t'es vachement balaise, Percy!!! » Ivar se rapprochait de son ami, qui n'allait surement pas tarder à finir son match lui aussi. « Besoin d'un coup de main?! »

Récap' du combat:
 
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Mar 31 Mai - 19:28

PercivalLorsqu’Ivar évoqua l’idée de grimper dans un arbre pour prendre leurs adversaires par surprise, Percival contempla son ami, enfermé dans son corps de géant, avec un brin d’étonnement et de désapprobation mêlés. C’est sur un ton hésitant qu’il répondit :

« Effectivement, je te garantis que c’est une mauvaise idée. »

S’il y avait bien une chose que le rouquin savait gérer, c’était bien les risques que l’on pouvait prendre avec un corps de cette envergure. Et, sans avoir besoin de crier tout haut son poids, qui dépassait facilement les trois chiffres avant la virgule, il était évident qu’une branche de cette taille – comme beaucoup de ses sœurs, même plus épaisses, d’ailleurs – n’allait pas tenir deux secondes face à une telle surcharge.

« Fonce, alors. » continua-t-il lorsque son acolyte lui annonça prendre le papy Bandersnatch en chasse, sans qu’il ait eu besoin d’exposer plus avant les lois de la physique qui régissaient son corps de colosse. « Je garde un œil sur le gamin. »

Mais pas seulement, vu le spectacle qu’iVar s’apprêtait à lui offrir : une intimidation de vieux briscard de loup et une adaptation maison – et sans maillet, soit dit en passant – de sa technique de pirouette tranchante. Un peu soufflé, Percival laissa quelque peu retomber sa garde, le temps de voir son corps se mouvoir avec une agilité bien supérieure à celle dont il pensait disposer. Certes, la réception était un peu laborieuse, mais si on lui avait dit qu’un jour, il serait capable d’exécuter une cabriole pareille en plein milieu d’un combat contre des loups, il aurait surement laissé éclater son rire sonore en guise de réponse.

« Moi, balèze ? Tu rigoles ? Je ne savais même pas que j’étais aussi agile. »

C’était un vrai coup de bambou ! Il y avait de quoi lui faire clairement envisager de revoir son jugement sur les limites de son agilité.

Boosté par ce dépassement de son corps – qui n’était pas vraiment de son fait, mais duquel on pouvait raisonnablement dire qu’il avait participé pour moitié -  le géant répondit immédiatement :

« Non, je vais me débrouiller. »

La curiosité piquée au vif par le fait qu’Ivar lui ai fait utiliser une de ses propres techniques, il prit une profonde inspiration et planta son regard dans celui du jeune loup, qui n’avait rien perdu de la disparition de son ancêtre, et dans les yeux de qui on pouvait lire une once de crainte et un torrent de haine. Il retroussa ses babines de plus belle en voyant que Percival le regardait et, incapable de se retenir plus longtemps, il s’élança vers la proie qui, selon lui, serait la plus facile à éliminer. Le rouquin, relevant le défi, courut à sa rencontre, ses deux dagues se recouvrant immédiatement de runes enflammées dès qu’il songea à utiliser son Sceau de Vulcain, puis de flammes, à mesure qu’il approchait de sa cible.

Lorsqu’ils ne furent plus qu’à un mètre l’un de l’autre, le loup prit un appui plus ferme sur ses pattes et s’élança dans les airs, toutes griffes dehors. Percival, assez rapide dans ce corps pour mettre à profit l’information que ses yeux expérimentés avaient décelée, s’écarta juste assez pour éviter les pattes de son assaillant et lui donner deux coups de dagues enflammées sur le flanc. La gueule du loup commença à disparaitre en une fine poussière cristalline, mais il réussit quand même à donner un dernier coup de patte arrière droite dans le torse de Percival avant qu’elle ne subisse le même sort que la tête. Le rouquin, bien moins résistant aux impacts dans ce corps-ci, fut déstabilisé et se retrouva les fesses dans la poudreuse.

Il adressa un regard complice à son camarade et laissa, de nouveau, éclater un rire sonore dans le froid de la clairière.

« Même intervertis, aucun monstre ne nous résiste ! »

Il tendit la main à son ami qui s’était approché de lui pour qu’il l’aide à se relever. Une fois debout, il reprit un peu de son sérieux et continua :

« On ferait quand même mieux de rentrer pour voir avec les médecins du Village s’ils savent ce qui nous arrive. »

Il regarda autour de lui pour s’assurer que l’homme qu’ils avaient sauvé d’une chute de branche et d’une paire de loups ne s’était pas simplement caché. Après un bon tour d’horizon, il haussa simplement les épaules et lança à son camarade :

« J’espère que notre « contrat » est rentré au Village. »

Il adressa un clin d’œil malicieux à son ami et commenta :

« Je trouvais que ça faisait un peu plus mercenaire, comme façon de parler, non ? »

Il s’en amusa encore quelques instants et se mit à ramasser les cartes que le pauvre pèlerin avait laissé en plan au pied de l’arbre où il s’était réfugié. Il serait surement content de les retrouver, s’il s’agissait du résultat de ses expériences pour mettre au point de nouvelles cartes. Une fois qu’il les eut toutes rassemblées, le gaillard proposa un repli stratégique :

« Je crois que j’ai tout. On décampe ? »

Sans se faire prier, il ouvrit la marche à travers les bois jusqu’au Village, s’étonnant de l’énergie dont le corps de son hôte débordait. Ils avaient beau faire le même nombre de pas – et encore, pas sur, vue la longueur des jambes du colosse – il lui semblait bien moins fatigant de trainer ses guêtres dans cette enveloppe jeune et légère que dans la sienne massive et… expérimentée.

Dès qu’ils eurent le Village en vue, Percival hâta inconsciemment le pas. Glenn les attendait à l’entrée de la ville. Le rouquin lui lança de loin :

« Alors, il est rentré au bercail, ton spécimen ? »

Récapitulatif du combat :
 
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Mer 1 Juin - 17:03

Ivar MaxwellAvoir un corps de géant avait aussi son lot de désagréments. Surtout quand on était habitué à être un petit être passe partout et hyper-réactif. Mais après la question de la masse bien trop conséquente de Percy pour grimper aux arbres, réflexe de poids plume écarté donc, chacun des deux hommes s'étaient décidés à prendre une cible unique et Ivar fut incroyablement surpris de voir à quel point la force de Percival était un bon revers à son manque de rapidité. Ivar avait d’ailleurs prouvé à Percival qu'il était capable de faire un peu plus qu'il ne faisait habituellement avec son corps, bien qu'il avait commencé à mesurer aussi les limites à sa souplesse durant son attaque.

Percival fut surpris de voir cette attaque, contrairement à Ivar qui ne s'était pas vraiment posé la question. Le jeune homme enfermé dans son corps lui répondit sans une seconde d'attente :

« Juste un peu raide sur la fin... mais bien sur que t'es balèze ! Même pas mal ! Je fais ça sans mes dagues et j'ai les deux mains dans le plâtre ! »

Percival s'occupait du plus jeune monstre ; Ivar pouvait regarder la scène, ayant compris le message quand il avait dit ne pas avoir besoin d'aide. Il fut étonné de constater que Percival suivit son exemple et usa de sa magie pour enflammer ses dagues et attaquer le Bandersnatch qui avant de totalement se désagréger en cristal, lui donna un ultime coup qui le fit tomber à terre. Ivar s'approcha et aida son ami à se relever, en écoutant son rire, qui lui fit un drôle d'effet.

« On change pas une équipe qui gagne ! Je crois que je vais prendre exemple sur toi pour mes attaques... les dagues ont semblé bien résister à la puissance magique et l'attaque était nickel ! »

Une fois les deux sur pieds, Ivar regarda à terre pour constater que les monstres n'avaient rien laissé et regarda autour de lui. Percival ajouta qu'il serait peut-être utile d'aller chercher de l'aide auprès des médecins du village. Ivar acquiesça. Ils allaient sûrement pouvoir rencontrer Anita aussi.

« J'ai jamais entendu parler d'une situation pareille... mais cet homme et sa fiole, il te disait quelque chose ? Et puis il est parti où Spider-man ? »

Ivar balaya à nouveau la place du regard, il ne vit l'homme nulle part. Il haussa les épaules puissantes de Percival, qui du bas de son corps de tout jeune homme lui donna la piste manquante à la décision de reprendre la route vers le Village Glaçon. Il fallait espérer qu'il soit rentré, oui et qu'il n'ait pas attiré d'autres monstres sur la route. Ivar leva son pouce à Percy pour donner son approbation à ce qu'il avait dit au sujet des « mercenaires », puisqu'ils n'avaient pas encore trouvé mieux comme mot. Ils en avaient parlé un peu plus tôt mais avaient été submergés par les événements peu après.

« Faut espérer. S'il est pas allé se perdre quelque part d'autre... »

Il n'y avait qu'un moyen de le savoir ! Les deux hommes firent route retour vers le village beaucoup plus rapidement qu'ils avaient fait l'aller. Et dès leur arrivée, les gens n'allaient pas tarder à comprendre que quelque chose n'allait pas chez ces deux là. Ivar était pour une fois celui qui traînait un peu plus la patte, bon ça, niveau apparence, aucun problème, mais la manière de parler, là... Ivar arriva juste à temps - un peu plus fatigué que d'habitude - pour entendre la question de Percival à Glenn. Son intonation et cette manière de parler...

« Ahahah ! Alors ?! De retour, les aventuriers ?! Vous avez l'air en un seul morceau ! Oh Biggs ? Il s'est carapaté jusqu'ici y'a une dizaine de minutes. Vous le trouverez à la tente de restauration... on dirait qu'il a pas mangé depuis un mois ! »

Ivar arriva et suivit Glenn à l'intérieur du campement qui avait déjà changé de tête depuis les deux dernières semaines. Le coup de pouce de chacun avait l'air d'avoir donné un grand coup d'avancement aux chantiers et l'humeur était bien moins lourde qu'à leur arrivée. La nouvelle du rétablissement d'Anita y était peut-être aussi pour quelque chose. Tellement qu'elle pouvait commencer à se lever un peu, avait-on entendu dire au détour d'une tente. Lorsque Glenn reprit la parole, Ivar se trouva un peu plus ennuyé :

« Ivar, j'ai fait porter mes vêtements dans ta tente par Cassandra. Je t'ai préparé de bonnes cartes, pour débuter du moins. Pour toi Percy... je te laisse voir ça avec Biggs. Je dois aller vérifier ce qui est arrivé comme marchandise aujourd'hui, on se retrouve au dîner !

- T'en fais pas Glenn, Ivar a plus d'un tour dans son sac ! Pas vrai ?!
»

En fait ça restait à voir. Mais Ivar bomba le torse de Percival, ce qui le fit parraitre sans doute encore plus grand et fort... Glenn riait en retournant à ses occupations. Ivar se dirigea vers la tente où Spider-man prenait son repas. Une fois arrivés près de lui, il s'installa à table.

« Ah ! C'est vous. Merci encore, c'est pas pour me chercher des excuses, mais je me voyais pas combattre le ventre aussi vide... je vous dois une fière chandelle, les gars ! Qu'est-ce que je peux faire pour vous en échange ? » Ivar regarda Percival. C'était peut-être le moment de négocier ses cartes ?

Note commandant (et pas générale... *sort*):
 
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Mer 1 Juin - 17:14

~ ~

Percival et Ivar obtiennent 500Gils chacun.


Ils passent au Niveau 5 !!! Félicitations !!! Pensons aux Limites de niveau 1 !
(Envoie moi un MP lorsque tu aura fait ton choix!)

~  Like a Star @ heaven  ~

Percival a mené sa mission de sauvetage à bien et obtient un Deck de Départ de Triple Triad ! Bravo !







(Merci à Frost pour le tirage des cartes!)
~  Like a Star @ heaven  ~
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MessageSujet: Re: Un village en glace pilée   Jeu 2 Juin - 20:53

PercivalPas peu fier des compliments qu’Ivar lui avait adressé sur la transposition de sa technique de feu sur les dagues du jeune homme, Percival sourit à pleine dents et répondit simplement :

" Oh, tu sais, je pense que toutes les armes qu’on nous vend sont faites pour supporter ce genre d’attaques élémentaires. Même si tu dois être un peu plus doué que moi pour ça. Je mets beaucoup plus longtemps à faire apparaitre les runes sur mon maillet, d’habitude. "

Mais l’heure n’était pas vraiment aux échanges de félicitations sur leur capacité d’adaptation à ces corps d’emprunt. Ivar en était d’accord : mieux valait partir à la poursuite de leur grimpeur. En marchant vers le village, son acolyte évoqua de nouveau l’étrange homme blond qui était à l’origine de leur situation problématique. Un peu agacé – bien qu’il eût complètement oublié ce détail, quelques secondes plus tôt -  Percival serra le poing et grogna :

" Oui, d’ailleurs, si on le recroise, lui, il se peut qu’il goute d’un coup de dagues enflammées. "

Mais, heureusement pour le blondinet, la première chose vivante qu’ils croisèrent fut celui qui les avait envoyés chercher le disparu. Mais contrairement à Ivar, le colosse n’avait pas vraiment réfléchi au fait qu’il valait peut-être mieux passer cette histoire sous silence. Après tout, Glenn pourrait s’en vouloir de les avoir précipités sur la route de cet homme étrange.

Heureusement pour eux, le Dolien avait à peu près autant de sens de l’observation que le géant au réveil, et il ne remarqua absolument pas les expressions qu’avaient employées le nouvel Ivar. Au lieu de ça, il les envoya directement sur la trace de leur cible, à la tente où tout le monde prenait ses repas. Percival remercia rapidement leur camarade de chantier :

" Déjà qu’il nous file entre les pattes quand on l’aide, alors j’espère qu’il va pas nous priver de quoi que ce soit, ce midi… "

Il se retourna, puis, par manque d’habitude, leva les yeux une fois nez à nez avec sa cape rouge, et échangea un regard avec son acolyte :

" Au moins, on sait qu’il est là. C’est déjà ça. "

Mais son triomphe fut de courte durée : lorsque Glenn reprit la parole pour annoncer qu’il avait posé sur le lit d’Ivar les pantalons à recoudre, en le regardant fixement, le colosse ne mit que quelques secondes à comprendre. Il regarda Ivar, dans son corps, puis Glenn, puis Ivar, et, avec ses piètres qualités de menteur – qui, vraisemblablement, n’avaient pas évolué quand il avait intégré l’enveloppe corporelle du jeune homme – il balbutia une réponse :

" Euuuhh, je m’en occupe. T’en as besoin pour quand, déjà ? "

Parce qu’en réfléchissant bien, même avec la meilleure volonté du monde, leur échange standard de corps était un sacré frein : Percival, dans ce corps jeune et agile, n’avait aucune connaissance en la matière et, Ivar, avec ses énormes mains, n’était clairement pas dans les meilleures conditions pour faire un travail soigné.

Ivar botta vite en touche pour se débarrasser de Glenn. Sitôt parti, le grand gaillard se tourna vers son ami pour lui glisser, à voix basse :

" Mais comment on va faire ? La seule chose que j’ai recousue, je l’ai jetée à poubelle juste après… "

Pourtant, il était bien loin de l'idée du géant de vouloir éviter à tous prix de mettre la main à la patte dans cette histoire : s'il pouvait aider son ami en quoi que ce soit, il le ferait. Après tout, lui n'avait pas hesité à l'accompagner dans la forêt ce matin.

Ils évoquèrent le problème en se rendant à la tente. Chaque difficulté à la fois : ils avaient sauvé un homme de deux Bandersnatchs affamés pour que l'un d'entre eux récupèrent des cartes à jouer.

En arrivant, ils n'eurent pas à chercher longtemps : Biggs était le seul à s'être attablé à cette heure matinale. Les deux compères filèrent droit sur lui, avec un air apparemment assez décidé pour inciter l'intéressé à justifier son comportement avant qu'ils n'aient le temps de lui dire quoi que ce soit.

Les bras croisés sur son torse, le visage plus fermé que d'ordinaire, Percival écouta les explications totalement bidons du spécialiste en cartes sur son comportement lâche. C'était typiquement avec ce genre de réactions que l'on pouvait se le mettre à dos. Et bien que la qualité de sa récompense dépendit aussi de son attitude sur le moment, le géant était incapable de faire semblant de cautionner ces fausses excuses.

Oubliant qu'il risquait de desservir son ami plus que lui-même, maintenant qu'ils avaient échangé de corps, il fouilla dans la poche de son manteau pour en sortir le paquet de cartes qu'il avait ramassé dans la clairière et le lança sans ménagement sur la table :

" Tu avais laissé ça."

Un peu gêné par le fait que Percival ne lui fasse pas clairement comprendre ce qu’il voulait comme récompense, l'homme ramassa les cartes, en retira quelques unes du tas et tendit le reste à l'envoyeur.

" Gardez celles-là, en guise de remerciement. Vous pourrez toujours les revendre à un bon prix si vous ne jouez pas au Triple Triad. "

Avec ses petites mains, Percival attrapa sa récompense en affichant une mine renfrognée :

" Merci."

Il jeta un coup d'oeil à son camarade pour se rendre compte une nouvelle fois qu'il le dépassait d'une ou deux têtes et, par là-même, que c’était le jeune homme, plus que lui, qui aurait à souffrir de sa réaction lorsqu’ils auraient retrouvé leur corps d’origine. Il prit donc sur lui et fit mine de s’adoucir quelque peu :

" Ce n’est pas grave ! L’essentiel, c’est que tu ailles bien. "

Son ton sonnait tellement faux que n’importe qui connaissant un tant soit peu Ivar se serait interrogé sur cette dernière phrase. Bien conscient de ses piètres qualités d’acteur, le géant se tourna vers son ami, le regard criant à la rescousse, pour qu’il coupe court à la conversation et qu’ils s’en aillent.
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