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 Les fugitifs de Luca

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MessageSujet: Les fugitifs de Luca    Ven 22 Mai - 15:10

Dante
Le lever de matin est difficile aujourd'hui. Mes muscles sont rouillés, en manque d'exercice et ne demandent qu'une chose: jouer au blitz.

Quelques étirements et flexions n'y changeront rien, il n'y a que dans l'eau que je peux pleinement m'épanouir. La résistance qu'elle nous oppose, mais aussi l'impulsion qu'elle nous donne pour réaliser certains gestes dont nous serions incapables sur terre...
Cette sensation de pouvoir flotter indéfiniment, en se laissant uniquement guider par le courant qui nous emporte loin du bord, loin de ces rapaces qui demandent sans cesse quelque chose à se mettre sous la dent pour leur prochain article.

Par la baie vitrée de la chambre que j'occupe, j'aperçois la horde de journalistes qui s'agglutine autour de la porte d'entrée de la résidence. De là où je suis, je parviens parfaitement à distinguer chaque visage, chaque expression. Croyez-moi, des loups affamés auraient l'air bien plus sympathiques. Par chance, le fait que je sois en hauteur et que les vitres soient teintées me préservent de toute cette agitation.

Au loin, un peu à l'écart de cet attroupement, j'aperçois une chevelure qui m'est familière. Le soleil ne lui donne que plus d'éclat et à y regarder de plus près, la couleur qu'elle m'évoque ne m'est absolument pas inconnu. En réalité, à peu de choses près... il s'agit de la mienne.

Je frotte du bout des doigts mes yeux avant de les ouvrir complètement et de comprendre qui est la personne qui se trouve à une centaine de mètres de moi.

- Yumi?!

Mon cerveau se met à tourner à plein régime en réalisant ce qui est en train de se produire. Ma sœur, ici, à Luca, devant chez moi! Je m'habille rapidement tout en gardant un œil sur elle et je m'aperçois que son expression montre une certaine inquiétude.
Il faut dire que si les infos se sont propagées rapidement, des échos ont dû parvenir rapidement à Bevelle.

C'est finalement ma propre sœur qui m'offre l'occasion que j'attendais depuis quelques temps.
Je commence à préparer quelques affaires avant de me rendre compte de l'inutilité de la chose.

- Si je dois acheter quelque chose, ça sera une fois parti d'ici .

Je claque la porte de l'appartement, avec sous le coude le ballon de blitzball que les autres m'ont dédicacé lorsqu'ils ont appris la nouvelle. Hors de question de m'en séparer! Une casquette, des lunettes et ma tenue spéciale "incognito mais pas trop" est au point.

J'avance avec appréhension jusqu'à l'élévateur et appuie avec hésitation sur le bouton "descendre" avant que la machine ne se mette en marche.

Une fois en bas, des voix s'élèvent à quelques mètres seulement. Ils sont là, pile devant moi.
Je prends une grande inspiration avant de rentrer dans l'arène. Milly, la jeune hôtesse chargée de l'ouverture des portes, me regarde avec compassion.

- Monsieur... vous êtes sûr que vous voulez y aller?

Je la regarde et lui lance un immense sourire.

- Eh bien alors Milly, vous vous inquiétez pour moi? Ce petit ensemble vous va très bien vous savez ! Un peu trop longue à mon goût votre jupe mais ça... ça peut toujours s'arranger!

Un petit clin d’œil pour finir et voilà que son visage devient rouge pivoine. Elle va me manquer mine de rien. J'adorais la taquiner à chaque fois que je partais ou revenais d'ici.

- J'ou...j'ouv... j'ouvre la porte ! Bon... Bonne journée Monsieur!

Coup de sifflet, début du match.

- Monsieur Dante, pourquoi avoir quitté votre club subitement?
- Serait-ce à cause de votre blessure suite au match contre les Al Bhed?
- Pourquoi avoir disparu en laissant trainer la rumeur qu'une femme serait entrée dans la vie d'un des hommes les plus convoités de Spira?
- Qui est-elle? Où se trouve-t-elle? Nous voulons des réponses!


Je tente de me frayer un chemin dans cette cohue infernale jusqu'à ma sœur. Je me contente de sourire mais ne prononce pas un mot jusqu'à être totalement sorti du flot de journalistes qui se retourne vers moi.

Elle se retrouve face à moi tandis que les chacals se retrouvent dans mon dos, à guetter mes moindres faits et gestes. Je lui adresse un sourire sincère et chaleureux avant de lui faire un clin d’œil qu'elle est la seule à pouvoir remarquer.
Je la pointe ensuite du doigt.

- Vous vouliez une réponse? Et bien la voici! La femme de ma vie, en direct, devant vos yeux! N'est-elle pas magnifique?

Ils se regardent tous, totalement abasourdis par la nouvelle.

- Sur ce, je vais vous laisser vous occuper de votre petit article que j'espère des plus flatteurs à notre sujet! Nous avons prévu de fêter nos retrouvailles et je suis persuadé que vous ne voulez pas gâcher cela!

Instantanément, je reporte mon attention sur Yumi et je me mets à trottiner tout en l'attrapant au passage et en la plaçant sur mon épaule. Yumi d'un côté, mon ballon de l'autre, nous voilà en train d'échapper à la nuée d'insectes qui tente de nous poursuivre. Heureusement, elle est fortement ralentie par les bousculements et jurons qui se lancent à droite à gauche.

Une fois hors de portée, j'adresse enfin mes premières paroles à ma sœur depuis deux longues années.

- Salut petite sœur! Je ne sais pas ce que tu es venue faire ici, mais on peut dire que tu tombes à pic! Je nous amène dans les vestiaires des Bevelles Abes. Là-bas les journalistes ne pourront pas nous suivre.

Nous avons tellement de choses à nous dire et si peu de temps avant qu'ils ne nous trouve. J'espère que les gardes sauront les retenir si jamais il leur venait à l'esprit de nous chercher par ici.
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MessageSujet: Re: Les fugitifs de Luca    Dim 24 Mai - 0:52

YumiLe silence de la nuit était apaisant. C'était la première fois que je désobéissais à mes parents et un brin d'adrénaline parcourrait mon corps. J'avais beau connaître Bevelle, le voile nocturne qui planait sur la ville, changeait complètement le paysage qui prenait des allures inquiétantes. J'avançais lentement avec pour seule compagnie, le bruit régulier de chacun de mes pas. J'ignorais toujours comment j'allais quitter la ville, pourtant j'étais certaine de ma destination : Luca.
Dol n'était qu'un prétexte pour éviter de me faire tuer par mes parents à mon retour. J'avais bien l'intention d'aller à l'université un jour, mais je ne pouvais pas fermer les yeux sur ce qu'il venait de se passer avec mon frère. C'était donc l'occasion rêvée pour une petite escapade jusqu'à la grande ville pleine de folies.

Plus vite que je ne le pensais, j'arrivais sur une place qui m'était familière. Complètement déserte, l'ambiance qui régnait ici n'était pas très rassurant. En me faisant aussi discrète que possible, j'accélérais le pas pour traverser rapidement cet endroit. Je ne m'étais jamais vraiment baladée seule la nuit dans Bevelle et cela était plutôt excitant. Il me paraissait logique que depuis l'attaque du temple, la sécurité avait été renforcée partout, il me semblait donc évident que je puisse rencontrer le chemin de quelques gardes pendant ma petite fugue.
Dès mon départ, j'avais supprimé l'idée de quitter la ville en bateau. Avec les événements récents, personne n'accepterait de prendre une jeune fille tel que moi, en plein milieu de la nuit. De plus, il était hors de question que j'attende que le jour se lève pour m'échapper de la capitale de Yevon. Je me dirigeais donc d'un pas incertain vers l'entrée principale, bien décidée à faire un choix concret à ce moment là.

~~~

J'étais accroupis derrière un carré de plantes. Plusieurs gardes étaient postés à l'entrée et ne semblaient pas vouloir bouger de là. Il était quasiment impossible qu'ils acceptent de me laisser sortir à cette heure-ci. Puis... une fois dehors, où devais-je aller ? Je me laissais glisser jusqu'au sol pour finalement me recroqueviller et cacher mon visage dans mes mains. J'avais été stupide de croire que j'étais assez forte pour voyager jusqu'à Luca seule. Je n'avais que très peu de gils et la ville de mon frère se trouvait de l'autre côté de Spira. Autant dire qu'il y avait bien plus d'une journée de voyage.Y aller à pied était complètement insensé et suicidaire.

- On dirait bien qu'une petite souris s'est perdue.

Une voix grave avait brisé le silence juste au dessus de ma tête. Je sursautais en manquant d'échapper un cri de surprise. Un homme, grand, en tenu de soldat, affichait un grand sourire juste devant moi. Sans agressivité, il me tendait une main pour m'aider à me relever.

- Qu'est-ce que tu fais là à cette heure ? Si tu attends quelqu'un tu devrais revenir à l'aube, presque personne ne passe en pleine nuit.
- Non.. je n'attends personne. En fait, j-je.. j'ai besoin d'aller à Luca.


Je le regardais avec des yeux suppliants, jouant la carte de la sincérité. J'étais complètement perdue et je me sentais vraiment stupide d'avoir agit sans réfléchir plus. Ce n'était pas mon genre d'être imprudente. Le visage souriant de mon frère traversa mes pensées et ma gorge se noua. Il me manquait tellement.

- J'ai de l'argent si vous voulez ! Pas beaucoup, mais je vous assure de vous donner plus si vous m'aidez !
- Houla, doucement. Tu veux aller à Luca ? Maintenant ?


Il me regardait avec de grands yeux exorbités. Je me sentais vraiment ridicule. Ma requête était tellement idiote. Comment ce soldat pouvait-il m'aider à traverser tout Spira ? Il allait refuser et me ramener chez moi. Pourtant, je sentais que cet homme hésitait. Je devais me servir de cette faille. C'était malhonnête, mais j'étais trop désespérée pour laisser passer ma chance. Je relevais donc mes yeux d'un rouge profond vers lui. Grâce à la lueur blanche de la lune, il pouvait remarquer que ces derniers s'embuaient petit à petit de larmes.

- Ne pleure pas ! Je ne peux pas t'amener jusqu'à Luca. Mais je sais qu'une patrouille va partir dans quelques heures pour Guadosalam. Je vais me débrouiller pour que tu fasses partie du voyage. Là bas, tu devrais trouver de quoi aller à Luca facilement.

~~~

J'étais aux portes de la ville où se trouvait mon frère. Le voyage avait été long, mais j'étais finalement arrivée en un seul morceau. L'aube pointait le bout de son nez à l'horizon teintant le ciel de couleurs orangées. Un large sourire d'excitation habillait mes fines lèvres. Pourtant, un nouveau problème me faisait maintenant face. Où était Dante ?
Je touchais une des poches de mon sac en repensant à l'homme de Bevelle. Cinq couteaux de lancer se trouvaient dedans. Bien trop gentil pour être soldat, il m'avait offert ces armes car : « une aussi jolie jeune fille ne doit pas se balader hors d'une ville sans avoir au moins un moyen de se défendre », je n'avais pas eu à m'en servir et j'en étais plus qu'heureuse, je ne m'étais jamais battue de toute mon existence et je n'avais pas vraiment hâte que ce jour arrive.

Je marchais d'un pas décidé, sans pour autant savoir où je me trouvais. Il était encore trop tôt et les rues commençaient à peine à se remplir de la population de Luca. Tout me semblait irréel. Cette ville était tellement éloignée de Bevelle, que se soit d'un point de vue architectural ou même technologique que mes yeux n'arrivaient pas à se poser sur une seule chose à la fois. Quelques étales de magasins étaient en pleine préparation et je décidais de demander mon chemin pour ne pas flâner plus longtemps. Un monsieur plutôt bien en chair, empilait des caisses les unes sur les autres. Lorsque je l'abordais pour qu'il m'explique où se trouvait le stade de Blitzball, il me regarda surpris pendant quelques secondes. Il fini tout de même par m'indiquer le chemin sans broncher.

J'accélérais le pas, me focalisant sur mon but premier : Trouver mon frère dans cette immense cité. Au final, le terrain de Blitzball était particulièrement simple à rejoindre. Il suffisait de s'enfoncer au plus profond de la ville pour tomber sur l'immense bâtiment. Je doutais fortement que mon frère se trouverais ici, j'espérais plutôt y trouver des informations comme par exemple... son lieu de résidence. Je ne me voilais pas la face, je doutais que ce genre de renseignement était si facilement trouvable. Mais c'était mon seul point de départ.

L'entrée était fermée. Je restais pantoise devant les portes sans savoir quoi faire. Il devait bien y avoir un autre moyen de rentrer dans ce bâtiment ! J'allais vers la droite en longeant le mur. J'espérais tomber sur une fenêtre ouvert ou encore une porte qui par un miracle serait ouverte. Au bout de quelques minutes, ce ne fut pas une porte qui me fit face, mais un homme immense. Ses bras devaient faire 6 fois la taille des miens et il était au moins 3 fois plus gros que moi.

- Qu'est-ce que vous faites là ? C'est une zone privée ici !
- J'aimerais bien rentrer monsieur... pour visiter un  peu.. je connais pas du tout vous savez.

Je tentais de lui faire un grand sourire pour qu'il cède. Cependant, il me prit par les épaules, me soulevant comme si je ne pesais rien pour me retourner en m'indiquant le chemin retour.

- Le stade est occupé pour des entraînements ! Je ne peux pas vous laissez entrer.
- Aller ! Soyez sympa ! Je me fiche complètement des joueurs ! Je veux simplement regarder quelques trucs... Je le fixais avec des petits yeux cherchant la moindre faille possible.
- Non.
- Rhaaaaa ! Sérieux ! Je me fous de qui est en train de jouer ! Je veux juste regarder un peu !
- Partez d'ici.


Je prenais une longue inspiration. Il fallait que je rentre.

- Vous savez qui est en train de s'entraîner ?

… Pas de réponse.

- Vous pouvez bien me répondre non ? Je ne rentrerais pas de toute façon. Promis je m'en vais après !
- Le capitaine de l'équipe Bevelle Abes.


Ces quelques mots résonnèrent dans mon esprit. Joshua, le capitaine et surtout ami de mon frère, était là. Je me figeais quelques instants, réfléchissant aussi vite que possible. Peut être qu'il pourrait faire le lien entre Dante et moi. Je tournais les talons sans demander mon reste. Il suffisait que j’attende qu'il ait fini pour l'aborder.
Un bruit de porte claqua.

- C'est quoi tout ce bruit ?

Je fis volte face pour tomber nez à nez avec un jeune homme aux cheveux sombre. Une serviette autour du cou, il replaçait des lunettes devant ses yeux. Ses sourcils se froncèrent lorsqu'il me remarqua.

- Joshua ! Je suis Yumi !
- Ne vous inquiétez pas je vais m'occuper d'elle.


Le gardien s'approchait dangereusement de moi et je commençais à paniquer. Le voir en vrai me faisait tout drôle. Cela faisait deux ans que je le regardait tout le temps aux côtés de mon frère via un écran de télévision. Un nœud se forma dans ma gorge lorsque le visage de mon frère habilla mes pensées.

- Yumi ! La sœur de Dante !

~~~

Nous étions devant l'immeuble de mon frère. Une horde de journalistes attendait devant. Le capitaine de l'équipe m'avait cru. Nous avions un peu parlé sur le chemin, mais il avait refusé de me donner la moindre information. Il posa une main amicale sur mon épaule.

- Bonne chance.

Sans un mot de plus, le regard sombre et plein de tristesse, il me laissa. De nouveau, une porte fermée me faisait obstacle. Je regardais tout autour de moi, cherchant une autre possibilité. En m'avançant vers les vautours en quêtes de scoop, j'entendais plusieurs personnes dire que mon frère n'était pas sorti de chez lui depuis plusieurs jours. Mon cœur se serra. D'un coup, la masse de personne s'agita et je me retrouvais complètement bousculée à l'arrière.

Mon frère zigzaguait un immense sourire plaqué sur les lèvres. Mon cœur se mit à battre plus fort dans ma poitrine. Il était si proche. Seuls quelques mètres nous séparaient maintenant. Je ne bougeais plus. Chacun de ses gestes était observé, étudié, pour pouvoir satisfaire l'appétit sans faim de ces loups voraces qui harcelaient de questions. Son sourire changea légèrement et tout se passa très vite. Il me fit un clin d'oeil avant de s'adresser à tout ceux qui nous observaient. Ses mots étaient les plus incompréhensibles de tous les temps. La foule reste sans voix après sa déclaration et je restais figée de stupeur, complètement sous le choc. Dante m'attrapa et sans attendre couru pour s'échapper et éviter la vague de questions qui allait s'abattre sur nous.
Depuis son épaule, j'apercevais les journalistes se bousculer pour partir à notre poursuite. Cependant, Dante les sema sans grande difficulté. Ce fut à ce moment là qu'il s'adressa directement à moi. Sa voix, sa présence, son sourire. Tout m'avait tellement manqué. Je serrais les dents pour retenir quelques larmes. Je me sentais complètement perdue. Sans réfléchir, je lui donnais un léger coup de poing dans le dos pour lui faire comprendre que je lui en voulait de m'avoir laissé.

- Imbécile... Tu m'as manqué.

Je collais mon visage contre son corps pour cacher les quelques larmes qui coulaient le long de mes joues. Il restait silencieux. Ce n'était pas plus mal, il fallait que je me calme.
Le temps que nous arrivions devant la porte des vestiaires, j'avais arrêté de sangloter. Mes yeux étaient rouges et je baissais la tête lorsque Dante me reposa au sol au niveau du garde de tout à l'heure. Il nous observait abasourdi, mais ne fit aucun commentaire. Mon frère ouvrit la porte et j'entrais dans le bâtiment.

Nous étions maintenant seuls. Cela faisait deux ans que je ne l'avais pas vu. Par quoi commencer ?

- Pourquoi.. pourquoi ne rien avoir dit ?
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MessageSujet: Re: Les fugitifs de Luca    Dim 24 Mai - 18:08

Dante
Une fois dans les vestiaires, je repose Yumi au sol avant de la prendre dans mes bras.

- Tu m'as manqué aussi.

Je réfléchis à ce que je compte lui dire mais aussi à ce que je dois passer sous silence. Il faut qu'elle retourne à Bevelle rapidement avant que les journalistes ne puissent nous coincer. Je retire mes bras et la regarde d'un air faussement indigné.

- Je comptais vous en parler figure toi! Mais avec les journalistes autour, j'ai eu un peu de mal à me dépêtrer de toute cette affaire!


Une fois engagé sur la voie du mensonge, autant aller jusqu'au bout.

- Elle s'appelle Luna. Elle vit à Dol. Jamais je n'ai vu une beauté pareille ! Blonde, grande, élancée, avec une taille de guêpe et un regard qui me fait fondre. Et puis surtout, une poitrine très généreuse!

Je marque une légère pause, tout en regardant aux alentours si quelqu'un peut nous entendre, avant de reprendre mon histoire rocambolesque.

- Je dois la rejoindre très prochainement. Je prends le prochain bateau pour Dol !

Le soucis majeur est que je ne peux pas laisser Yumi ici, toute seule.

- Il faut que tu rejoignes papa et maman. Ils ne sont pas loin je suppose?


Ils n'auraient jamais laissé Yumi venir ici toute seule. Pourtant, cela m'étonne qu'ils aient accepté de la laisser venir devant chez moi sans l'accompagner...  C'est même quelque chose qu'ils n'auraient jamais autorisé en temps normal. A moins que...

- Yumi... Tu es venue seule?

Si c'est bien le cas, la situation dans laquelle nous sommes est bien plus catastrophique que je ne le pensais. Pas moyen de faire machine arrière de mon côté, je dois absolument partir aujourd'hui même. Si je pouvais retourner à la résidence, je pourrais sans doute contacter nos parents pour qu'ils la récupère. Mais à présent, il est bien trop tard.

Espérons que je me trompe...

Je regarde plus attentivement ma sœur, tout en attendant ses explications. C'est incroyable ce qu'elle a pu grandir. Je l'ai toujours vu comme la gamine qui me suivait peu importe où j'allais. Une petite chose toute fragile avec de petits yeux brillants.
C'est pour elle que je me surpasse chaque jour. C'est pour revoir ces yeux remplis d'admiration que je veux guérir et faire un jour mon grand retour sur le devant de la scène.
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MessageSujet: Re: Les fugitifs de Luca    Dim 24 Mai - 22:59

YumiLe sentir contre moi me faisait un bien fou. Sa chaleur, sa carrure, tout me manquait. D'un geste lent, je remontais ma main dans son dos pour m'agripper à lui, je n'avais pas envie qu'il me laisse une nouvelle fois. Je savais que nos vies se sépareraient un jour, mais j'avais toujours besoin de lui en ce moment. La vie à Bevelle était bien plus pénible en son absence et je me sentais horriblement seule. Dante semblait pensif, mais je préférais ne pas y faire attention pour le moment, profitant de sa proximité.
Rapidement, il m'écarta de lui pour répondre à ma question. Je l'écoutais silencieusement, essayant de comprendre la situation.

Luna... c'était le prénom de la fille qui avait capturé le cœur de mon frère. Je n'avais jamais entendu parlé d'elle. Même si j'étais plutôt contente pour lui, je ne pouvais m'empêcher d'avoir un pincement au cœur. J'étais vexée. Apprendre, après tout Spira, voire même Héméra, que mon frère était en couple avec « la femme de sa vie » me laissait un goût amer en bouche.

La description qu'en faisait Dante ne m'étonnait même pas. Néanmoins, je savais que derrière cette éloge physique, cette femme devait être quelqu'un d'unique. Mon frère avait tellement de filles à ses pieds qu'il avait l’embarras du choix. Pourtant, jamais une seule n'avait réussi à le faire se jeter à l'eau.

Inquiet, il regardait autour de nous pour vérifier que personne n'était là à nous écouter. Quant à moi, toujours aussi silencieuse, je l'observais.

J'étais particulièrement étonnée que d'un coup, cette fille arrivait à lui faire stopper le Blitzball. Il changeait même de monde pour la rejoindre. Au fur et à mesure de ses explications, mes yeux s'étaient plissés. Quelque chose n'allait pas. Pourquoi m'avait-il présenté à toute la presse de Spira comme étant sa petite amie, alors que cette dernière était une toute autre personne ? De plus cette petite folie allait me causer de nombreux problèmes.

Papa et maman.. J'avais un peu oublié que cela faisait deux jours que j'avais fugué de la maison. Dante allait avoir du mal à me croire. Mais pourtant, j'étais bien là, devant lui, bien loin de nos parents. Un nouveau pincement au cœur. Le grand joueur de Blitzball qui n'avait pas vu sa sœur depuis deux ans voulait déjà qu'elle retourne sagement à la maison.

- Oui... Je suis venue seule. Papa et maman ne sont pas au courant que je suis ici.

J'essayais de parler avec le plus de confiance possible. Mais je ne pu m'empêcher de baisser légèrement le regard.

- Fin... du moins, ils ne sont pour le moment, pas au courant. Et ta petite blague devant tous les journalistes va remonter jusqu'à Bevelle bien trop vite ! Mais c'est une autre histoire.

J'étais agacée. J'avais fait en sorte que mes parents me croient partie pour l'université et avec ce nouveau « scoop » ils sauraient bien assez rapidement que je n'étais pas du tout parti pour Dol.
Dol... Dante n'avait-il pas dit que c'était là qu'il se rendait ? Je soupirais. Je n'avais pas vraiment imaginé de retrouvaille type avec mon frère, mais celle-là était complètement inattendue.

- Dante.. sérieux. Tu arrêtes le Blitzball pour aller retrouver une fille sur Dol ? Tu peux pas faire ça ! Tu n'imagines pas une seule seconde la réaction de papa et maman ! Ils étaient dévasté.

Il était vrai que je ne portais pas nos parents très fortement dans mon cœur. Mais ils restaient ceux qui m'avaient mit au monde. Je leur devais la vie. Après la nouvelle, j'avais senti qu'ils n'allaient pas bien du tout, leur seule réussite venait de tout plaquer pour une fille. Aussi géniale que cette Luna puisse être, demander à mon frère de choisir entre elle et le Blitzball était vraiment égoïste. Ce sport était la passion de mon frère. Du moins... c'est ce que j'avais toujours cru.

- Je comprends pas.. Pourquoi tu ne m'en as pas parlé ? La dernière sphère vidéo que j'ai vu date d'il y a quelques semaine, tu devais déjà être avec cette Luna ! Tu ne peux pas plaquer le Blitzball pour une fille avec qui tu sors depuis quelques jours ! Puis.. sérieux quoi ! Pourquoi tu as dit à tout Spira que j'étais ta copine ? C'est insensé !

Je sentais que mes émotions prenaient le dessus. J'étais persuadée que quelque chose n'allait pas. Mais je ne savais pas. Je ne savais rien. Mon frère avait-il autant changé lors de ces deux dernières années ?
En regardant de plus près, il était vrai qu'on pouvait remarquer qu'il semblait plus fatigué, presque triste. Je me souvenais alors du regard de Joshua rempli de chagrin. Mon frère était en train d’abandonner tout le monde. Je pris une longue inspiration pour essayer de ne pas lui crier dessus.

- Dante... tu ne peux pas abandonner tout le monde comme ça. Joshua... ton équipe... tu leur en avait parlé à eux ? T-ont-ils aidé à prendre une décision si importante ? Si je ne pouvais pas t'aider... peut être qu'eux le pouvaient.

Un bruit d'agitation à l'extérieur du bâtiment m'obligea à me retourner bien que nous n'ayons aucun moyen de voir ce qu'il se passait dehors.

- Si tu pars sur Dol, je t'accompagnes. Je te laisserais tranquille une fois là bas et tu pourras rejoindre ta chérie. Je partirais de mon côté.

Si mon voyage jusqu'à Luca ne s'avérait pas être comme je l'avais espéré, je pouvais toujours partir réellement pour l'université.


Dernière édition par Yumi le Lun 25 Mai - 18:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les fugitifs de Luca    Lun 25 Mai - 14:28

Dante
Je me gratte la tête avec énergie. En voilà un problème de taille. Et les questions s'enchainent bien trop vite.

- Je sors avec elle depuis plus longtemps que ça ! Mais je voulais vous en parler une fois de retour à Bevelle. Pas avant.

Si seulement elle savait... La voilà qui m'accuse d'abandonner l'équipe. Comme si j'avais eu le choix!

- Ils ont accepté ma décision et m'ont laissé partir, c'est aussi simple que ça ! Il n'y a rien à ajouter là-dessus.

J'adopte une moue boudeuse pour cacher ma frustration de ne plus pouvoir être dans l'équipe. C'est dur de mentir à la presse et à mes partenaires de jeu... mais ça l'est encore plus de faire ça à ma propre soeur.

- Tu ne m'accompagneras pas à Dol ! Tu vas rentrer sagement à la maison et ce sera à papa et maman de décider ce qu'ils feront de toi.



- ILS SONT LA ! Venez !

Ces journalistes ont décidément un meilleur flair que celui d'un chien pisteur.

- Bon, on a pas le temps de tergiverser. On va aviser sur place. Sœurette, si je peux me permettre...

Je lui lance de nouveau un grand sourire avant de l'attraper par les hanches et de la placer à nouveau sur mon épaule. Une position bien inconfortable, mais elle sera toujours plus en sécurité que si l'on courait l'un derrière l'autre.
Le couloir est infesté de journalistes et sans réfléchir, je décide de me ruer sur eux pour qu'ils s'écartent de mon passage.

Depuis tout ce temps, ils ont eu l'occasion de me voir à l’œuvre. Mes adversaires ont rarement la possibilité de m'empêcher de passer pour marquer un but.

Je cours pendant de longues minutes autour de Luca avant de trouver le navire à destination de Dol.
Après avoir vérifier que nous avons quitté le champs de vision des journaliste, j'accoste le capitaine qui s'occupe de superviser son équipage.

- Hey capitaine, vous pouvez faire une brève escale à Bevelle avant d'aller sur Dol?

Le capitaine se retourne, presque outré par ma question.

- Nous faisons un trajet direct, pas de discussion poss...

Il me fixe quelques secondes avant de réaliser.

- DANTE? VOUS ÊTES LE FAMEUX DANTE? LE REQUIN?

Comme quoi, la célébrité a finalement des avantages. Je lui adresse un sourire entendu.

- Une escale à Bevelle, et je vous fait une belle dédicace sur votre casquette et d'autres pour vos enfants !

- Oh.. c'est trop d'honneur Monsieur Dante! Pour vous le voyage sera même gratuit ! Nous n'avons jamais accueilli un joueur de votre trempe sur mon modeste navire ! Ca ne peut être qu'un bon présage! Montez et installez-vous dans ma cabine, je me contenterais de celle de l'armateur. Il est en arrêt maladie en ce moment, ça tombe bien !

Je me dépêche de monter lorsque le capitaine m'arrête un instant.

- Euh... pour la jeune fille...? Elle avec vous? Rien d'illégal hein?

- Oh ça! Non ne vous inquiétez pas, elle mord parfois, mais c'est une brave fillette !

Je continue mon ascension tandis que le capitaine reprend ses activités. Je demande mon chemin à un marin qui me dit, non sans surprise que la cabine du boss se trouve au fond du navire.

Une fois sur place, je dépose ma sœur sur le lit avant de m'étirer un peu et d'observer la pièce. Un lieu un peu vétuste. On sent que l'occupant ne doit pas passer ses journées ici. Pourtant, tout le confort y est.

Un grand lit, un bureau avec de quoi écrire, une salle de bain avec une grande baignoire. Le confort standard pour une star, mais je ne suis pas du genre à m'habituer au luxe. Cet endroit me convient parfaitement.

- Bon bah tout est réglé ! Tu seras à Bevelle dans la soirée et moi je continue ma route vers Dol. Tout est bien qui fini bien !

HRP:
 
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MessageSujet: Re: Les fugitifs de Luca    Mar 26 Mai - 0:27

YumiJ'essayais de me concentrer sur ce que me disait Dante, mais cela s'avérait difficile à cause des bruits de plus en plus forts qui s'approchaient dangereusement de nous. Inquiète, je ne pouvais m'empêcher de tourner la tête vers l'origine du vacarme.
Les journalistes étaient vraiment effrayants. Je me demandais bien comment mon frère arrivait à gérer tout ça. Ce dernier abordait une moue boudeuse tout en continuant de se justifier. Son équipe avait accepté son départ, mais ça, je le savais. Cependant, ce n'était pas une raison pour les laisser en plan, un peu avant la fin de la saison. Mais par dessus tout, je n'arrivais pas à comprendre comment mon frère avait obtenu l'accord des hautes instances. Ces hommes étaient tout sauf des personnes à prendre à la légère et je le voyais mal leur exposer les raisons de son arrêt.

Pourtant, ce qui me dérangeait le plus en ce moment, c'était l'obsession qu'avait Dante de me voir retourner à la maison. Mon cœur me faisait mal dans ma poitrine en repensant à tout ce que j'avais fait pour arriver jusqu'à lui.

Malheureusement, je n'eus pas le temps de protester. Plusieurs journalistes se dirigeaient déjà vers nous, tels des loup affamés. Inconsciemment, je reculais de plusieurs pas, réfléchissant à toute vitesse pour essayer de trouver une solution. Dans le plus grand des calmes, Dante m'attrapa par la taille. Il souriait comme si tout allait bien et me replaça sur son épaule. Complètement paniquée, je me laissais faire, sachant pertinemment qu'il saurait nous sortir de là.

Alors que je m'attendais à ce que nous nous échappions par une sortie secrète ou du moins, quelques chose dans le genre, Dante fonça droit sur la vague de piranhas voraces qui déferlait sur nous. Aussi surpris que moi, ces derniers s’écartèrent, non sans peine, nous laissant un passage plus ou moins grand. J'étais collée contre l'épaule de mon frère, frissonnant de peur, les yeux fermés pour ne plus avoir affaire à ce spectacle effrayant.  

La fuite se fit dans un silence de mort. J'étais crispée et je m'agrippais comme je le pouvais à son dos. L'odeur marine et le calme qui régnaient, m'assuraient que nous avions réussi à semer les journalistes. Mon frère ralentissait et j'en profitais pour ouvrir de nouveau les yeux.
Nous étions proche d'un bateau, dans une zone de la ville qui grouillait d'embarcations. Dante s'adressa à un marin que je ne pouvais voir. Habilement, il négociait pour me ramener chez nous.

- Profiteur.

J'avais marmonné ces quelques mots dans l'espoir que seul mon frère ne les entendes. Néanmoins, il décida de les ignorer royalement allant même jusqu'à se moquer de moi. Je levais les yeux au ciel en me laissant porter jusqu'à la cabine du capitaine, il était inutile de râler maintenant.

Sans grande délicatesse, je me retrouvais sur un lit. Dante était debout devant moi, l'air serein. Je le foudroyais du regard. J'étais déterminée à le faire changer d'avis. Il était temps de passer aux choses sérieuses. Assise en tailleur sur le matelas, je croisais les bras contre ma poitrine en prenant un air outré.

- Je peux comprendre que revoir ta sœur après deux ans d'absence ne te fait ni chaud ni froid et que rejoindre cette fille soit dans tes priorités. Mais, je ne rentre pas à Bevelle. Et personne n'a le droit de m'imposer de retourner là bas ! Surtout pas toi.

Je parlais calmement mais ma voix était pleine de reproches. J'avais les nerfs à fleur de peau et je sentais ma gorge se nouer. Me disputer avec mon frère ne m'enchantais pas tellement. Cependant... il fallait qu'il comprenne et prenne au sérieux la situation.

- Tu ne sais pas ce que c'est depuis que tu es parti... Tu n'as jamais rien su de toute façon.

Je sentais que ma voix se brisait sur la fin de ma phrase et je préférais rester silencieuse quelques secondes. Doucement, je me relevais pour me mettre face à mon frère. J'étais bien plus petite que lui et être si proche avait quelque chose d'assez impressionnant.

- Toi, tu vis ton rêve, tu vas là où bon te semble. Papa et maman sont fiers de toi. Alors que moi, pour eux, je ne suis qu'un échec. Ils ne savent même plus quoi faire de moi.

J'avais toujours été consciente de ce que nos parents pensaient de moi. Mais le dire à haute voix était beaucoup plus douloureux que je ne le pensais.
Je ravalais un sanglot. J'en avais marre de pleurer, si je voulais être libre, il fallait que je me montre forte et responsable.

- Figure toi que c'est eux qui veulent m'envoyer sur Dol. J'ai juste décidé de partir... par mes propres moyens.

Lorsque j'étais à Bevelle, j'avais longuement réfléchi, je n'étais plus contre leur décision. Au final, c'était un moyen d'échapper à leurs griffes acérées. Là bas, je serais de nouveau tranquille. Pourtant m'éloigner de mon frère me semblait toujours aussi douloureux. Il avait toujours été le seul à faire attention à moi et voilà qu'il voulait se débarrasser de moi.

- Tu peux dire tout ce que tu veux, faire tout ce que tu veux, je ne descendrais pas de ce bateau avant d'être arrivée sur Dol. Je te conseille d'ailleurs de retourner voir ton très cher ami le marin pour qu'il change de cap. Tu ne peux pas être celui qui m'empêche de vivre !

Je serrais les dents et tournais les talons. Maintenant dos à lui, je pouvais baisser les yeux et me mordre la lèvre. Pourquoi voulait-il que je parte ?
Cette fille, cette Luna... qu'avait-elle pu dire à mon frère pour qu'il décide de changer entièrement sa vie. Pour qu'il change à ce point ? J'avais du mal à reconnaître le garçon de vingt ans qui m'avait laissé. Il semblait normal, mais ce qu'il... désirait, ne collait pas avec ce que je connaissais de lui.

- Qu'est-ce qu'elle a de si spécial ? Qu'est-ce qu'elle t'a dit pour que tu renonces au Blitz ? Comment tu l'as rencontré d'ailleurs ?

Trop de questions fusaient d'un coup. J'avais besoin qu'il me réponde. J'avais besoin de comprendre sa décision. Mais.. j'avais surtout envie qu'il me soutienne et qu'il soit là pour moi.
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MessageSujet: Re: Les fugitifs de Luca    Ven 29 Mai - 11:48

Dante
La détermination. Voilà le défaut, mais aussi la qualité qui nous rapproche le plus. Je n'aurais tout de même jamais pensé qu'elle aurait autant souffert depuis mon départ. Peut-être aurais-je vraiment dû l'emmener avec moi, comme je l'avais prévu lors de mon départ pour Luca.

Yumi s'est tant focalisée sur leur sévérité.. qu'elle n'a pas su lire entre les lignes. Indomptable, voilà ce qu'elle a toujours été. C'est quelque chose dont nos parents ont toujours eu peur. Je me souviens encore de nos conversations noctures dans lesquelles ils me faisaient part de leurs inquiétudes la concernant.

- Ta soeur refuse de travailler pour avoir une bonne situation ! Elle dit que nous sommes trop sur son dos depuis que tu es parti! Et pour couronner le tout... Elle n'a aucun talent particulier !


Je souris à mon père, qui malgré son calme apparent semble bouillir de pouvoir critiquer Yumi dans son dos.

- Ce n'est pas qu'elle n'a aucun talent. Le jour où elle trouvera quelque chose qui la passionne... Elle sera bien plus brillante que je ne le serais jamais dans le monde du Blitzball.


- Comment peux-tu nous dire des absurdités pareilles, Dante? Actuellement, elle ne nous a rien montré qui puisse appuyer ta théorie.


- Ton père a raison, tu ne peux rien affirmer ! Actuellement elle n'est qu'une incapable !


Mon regard changea instantanément en entendant le dernier mot de sa phrase. Elle se tut et préféra reprendre le rangement de la bibliothèque, tout en tendant l'oreille sur la suite de notre conversation.

- Il existe une théorie dans le monde du sport qui explique que les joueurs de haut niveau peuvent jauger leurs adversaires par un simple regard... et deviner s'ils vont avoir le dessus ou non sur eux.


- Je ne vois pas bien le rapport...

- J'ai joué avec Yumi l'autre jour sur la plage. J'ai voulu lui donner une petite correction et lui montrer que son frère était tout aussi fort sur la terre ferme que dans la sphère. Évidemment, notre petit duel a pris la tournure dont vous vous doutez. Pas une seule fois elle n'a pu me prendre le ballon ou marquer le moindre point.


- C'était couru d'avance, elle s'en doutait très bien.


Je les fixe, avec un regard maintenant rempli d'excitation tout en serrant le poing, pour retenir ma frustration de ne pouvoir bien leur expliquer ce que j'ai ressenti ce jour-là.

- Alors dites-moi pourquoi... Pourquoi pas un instant je n'ai ressenti une quelconque supériorité? Pourquoi avais-je l'impression d'être aussi insignifiant à côté d'elle? Je l'ai pourtant battu à plates coutures n'est-ce pas? Moi, Dante, le meilleur joueur de Blitzball de Spira.


Ils se regardent et demeurent silencieux, plongés dans une incompréhension des plus totales.

- Elle possède un potentiel extraordinaire, j'en suis persuadé. Si le temps ne me manquait pas autant... J'aurais essayé de trouver son domaine de prédilection pour qu'elle y brille de mille feux.



Avec du recul, en ayant Yumi face à moi... je réalise qu'il s'agit sans doute d'une opportunité qui ne se représentera pas. Le temps ne me manque plus pour le moment, et Nero pourra sans doute faire quelque chose pour elle. Papa et Maman vont se faire un sacré sang d'encre. Il va falloir les rassurer une fois arrivés à Dol si j'embarque ma soeur avec moi.

Feignant l'embarras, je regarde ma soeur en grimaçant de manière ridicule.

- Bon, je vais jouer franc jeu avec toi sœurette. Cette Luna... elle n'existe pas ! Ce n'était qu'une excuse bidon pour pouvoir avoir la paix et partir d'ici. En réalité, je me suis mis d'accord avec les superviseurs de l'équipe à Bevelle depuis quelques temps. Il est convenu que je prenne quelques vacances pendant un temps et que je refasse un retour triomphal d'ici quelques mois.

Ils m'ont donné le feu vert pour aller chez un ami à Dol jusqu'à ce que toute cette affaire se tasse. Il n'y avait pas d'autre solution pour que je puisse être tranquille sur une aussi longue période.


Encore un énorme mensonge, mais assez crédible puisque je compte bien aller chez Nero et lui présenter.

- Qui a dit qu'il était facile pour une star de prendre des congés?


Je souris en prononçant ces mots. Dans un sens, ce n'est pas un mensonge non plus. Ce sont juste des congés à durée indéterminée. Je change de sujet pour revenir sur certains de ses propos, notamment sur son envie d'aller à Dol.

- C'est d'accord. Je vais parler au capitaine et tu vas venir avec moi à Dol, comme tu le souhaites. Cependant, je pose une condition! Tu n'iras pas à l'université.

Je prononce ces paroles avec plus de sérieux que nécessaire.

- Je monte voir le capitaine. Lorsque je reviens, je voudrais ta réponse. Je te laisse cogiter un peu sur toute cette histoire.

J'ouvre la porte de la cabine, puis une fois en dehors de la pièce, je la regarde une dernière fois en souriant, avec la plus grande sincérité du monde.

- Ton sale caractère m'a manqué tu le sais ça?


Sans attendre de réponse, je jette mon ballon de blitz à côté d'elle et j'entame mon ascension en direction du pont. Je croise sur mon passage quelques marins qui font à peine attention à moi tant ils sont absorbés par leurs tâches. Je ne vois aucun autre passager que nous pour le moment, c'est plutôt bon signe.

Une fois en haut, je trouve rapidement le capitaine et je lui fait rapidement part du changement de programme, qui ne le dérange absolument pas. Il est bien trop enjoué et fier d'avoir une star du blitzball sur son navire.

- Capitaine, il y'a d'autres passagers que nous sur votre paquebot?

- Pour sûr ! Mais ne vous inquiétez pas, ils se tiendront à carreaux, vous avez ma parole. Je ne les laisserais pas vous importuner plus que de raison. Il faut quand même les comprendre. Lorsqu'ils vous verront, ils ne pourront tout simplement pas vous ignorer ! Vous êtes une véritable icône, un modèle pour les jeunes générations.


Un modèle... J'aurais tant aimé être uniquement celui de ma sœur.

- Mr Dante, vous devriez retourner à votre cabine, nous allons partir ! Il va y 'avoir du mouvement sur le pont et il ne faudra pas qu'un mousse vous bouscule sans le vouloir.

Sans discuter, j'obéis à son "ordre", clairement dissimulé subtilement derrière un conseil.

- A tout à l'heure dans ce cas !


Je retourne d'un pas lent à la cabine. Je retire ma casquette et me recoiffe un peu tout en me demandant ce que Yumi peut bien avoir décidé. Je ne peux jamais être sûr de rien avec elle.
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MessageSujet: Re: Les fugitifs de Luca    Mar 2 Juin - 22:36

YumiUn long silence planait dans la pièce. Plusieurs fois, j'hésitais à me retourner pour observer mon frère, qui semblait être pensif. Pourtant, une partie de moi refusait de céder à la tentation. J'étais en colère contre lui et je voulais qu'il comprenne que je n'étais plus une petite fille irresponsable. Certes, je pouvais être maladroite et ne pas réfléchir avant d'agir, comme je l'avais fait pour venir jusqu'à Luca. Mais cela faisait des années et des années que je me débrouillais seule, ce n'était vraiment pas le moment pour moi de me plier à l'autorité de mes parents.

« Une excuse bidon »... Ces quelques mots résonnaient dans mon esprit. J'étais de nouveau face à lui, le regard fixe, réalisant petit à petit, qu'il n'avait fait que me mentir depuis le début. Je l'écoutais déballer la nouvelle version de l'histoire, qui me paraissait plus plausible. Bien qu'heureuse qu'il me dise enfin la vérité, une étrange sensation se répandait dans mon cœur. Je me sentais trahie. J'avais toujours été sincère avec mon frère et je lui vouais une confiance aveugle. Jamais je n'aurais imaginé qu'il puisse me mener en bateau de la sorte avec une histoire pareille. Aurait-il continué de me mentir, si j'avais décidé de rentrer gentiment à Bevelle sans m'opposer à sa décision ?
Je n'étais pas certaine d'avoir envie de savoir la réponse. J'enfermais mon visage dans une expression neutre, ne répondant à aucun des ses sourires.

Je comprenais qu'il mente à la presse, mais à sa famille... Cela me paraissait complètement stupide. J'avais toujours pensé être une personne de confiance et voilà qu'il me cachait des choses. Toutefois, j'arrivais à me rassurer en me disant que je connaissais maintenant le vrai fond de l'histoire. De plus, Dante acceptait enfin que je l'accompagne sur Dol.

Mon expression s'adoucît lorsqu'il me demanda de ne pas aller à l'université. J'avais l'impression de retrouver doucement le Dante que je connaissais. Un sourire de victoire s'immisça sur mes lèvres lorsqu'il se dirigea vers la porte de la cabine. J'étais plutôt fière de ne pas avoir céder à ses ordres et d'avoir exactement ce que je voulais. J'allais passer du temps avec mon frère et je bouillais d'impatience intérieurement.  

Je savais déjà ma réponse : l'université pouvait très bien attendre ! De plus, je n'aurais pas menti à mes parents, étant donné que je me trouverais réellement sur le continent de Dol. Un grand détour s'imposait toutefois avant d'aller à l'école.  

Maintenant seule dans la pièce, je prenais le temps de l'observer avec plus d'attention. C'était une salle assez simple et impersonnelle, mais plutôt confortable. Mes yeux s'arrêtèrent quelques instants sur le ballon dédicacé de mon frère. Délicatement, je le prenais dans mes mains pour lire les inscriptions qui se trouvaient dessus. Quelques signatures m'étaient familières et je souriais bêtement en les regardant. Que de formalisme pour de simple vacances ! L'équipe de Dante devait être vraiment soudée pour qu'ils décident tous de signer ce ballon alors que mon frère n'allait être absent que quelques mois. Avaient-ils peur qu'il les oublis ?
J'échappais un petit rire. S'il y avait bien une chose que le requin de Luca ne pouvait pas oublier, c'était son équipe de Blitz.

Je posais le ballon sur le lit et me dirigeais vers un grand miroir accroché au mur. Mon état était plutôt pitoyable et je soupirais d’exaspération. Mes yeux pourpres étaient habillés de légères cernes violacées et quelques mèches de mes cheveux jouaient aux rebelles. Le voyage jusqu'à Luca avait été long et éprouvant. Cela faisait deux jours que je ne m'étais pas lavée et l'immense baignoire de la salle de bain me faisait de l’œil.
Je me doutais que Dante n'allait pas tarder à revenir alors je me débarbouillais simplement le visage en passant de l'eau dessus. Une vague de fatigue me retomba dessus d'un coup. D'un pas las, je me traînais jusqu'au grand lit pour m'étaler dessus en attendant mon frère.

Quelques minutes passèrent sans que la porte ne s'ouvre de nouveau. Les bruits, que faisaient les marins sur le pont, avaient envahis notre cabine qui elle, était bien silencieuse.
Finalement, la poignée tourna et Dante réapparut. Fatiguée, je ne bougeais pas tout en fixant le plafond pour réfléchir à comment j'allais formuler mes phrases.

- J'accepte de ne pas aller à l'université, mais j'ai moi aussi une condition.

Je me redressais pour plonger un regard sérieux dans le sien.

- Je ne veux plus que tu me mentes. Je suis ta sœur et je ne vois pas en quoi c'était utile de me raconter cette histoire de fausse petite amie. J'ai besoin de pouvoir te faire confiance, tu es la seule personne de la famille en qui j'ai besoin d'avoir confiance. Alors je ne veux plus que tu me mentes.

Je trouvais étrange de parler de cette façon là avec mon frère, nous avions plus l'habitude de nous embêter amicalement ou de rire de bon cœur. Les fois où nous nous affrontions au blitzball me paraissaient bien loin aujourd'hui.

- J'aimerais bien savoir aussi, pourquoi tu m'as menti et qui est cet ami qui habite sur Dol, je ne savais pas que tu connaissais du monde en dehors de Spira.

Je lui lançais un regard plein de sous-entendus. Je voulais lui faire comprendre qu'il valait mieux qu'il me dise la vérité et que c'était le moment de se rattraper un peu pour tout à l'heure.
Le bateau fut prit par de grandes vibrations et des bruits d'agitations se firent entendre. Nous partions enfin ! Je me retenais de sourire d’excitation pour rester crédible face à mon frère. J'avais tellement hâte de découvrir de nouveaux paysages, je sortais tellement peu de Bevelle que le voyage jusqu'à Luca m'avait déjà parût extraordinaire.

- Bon... je pense qu'on est parti pour pas mal de temps en mer. Je vais aller profiter de la salle de bain.

Je me relevais complètement du lit pour me diriger vers la pièce suivante. En passant devant mon frère, je m'arrêtais en lui lançant un grand sourire avant de m'approcher de son oreille pour chuchoter.

- J'ai hâte de t'affronter de nouveau au blitz et cette fois, je vais te battre j'en suis certaine !

Soignant ma sortie, je me dirigeais rapidement vers la salle d'eau pour disparaître derrière la porte, sans lui laisser le temps de répondre. Je fermais les yeux quelques instants pour prendre une longue inspiration. J'étais enfin de nouveau avec mon frère.
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MessageSujet: Re: Les fugitifs de Luca    Ven 5 Juin - 11:51



Dante et Yumi gagnent 200 Gils.

Dante paie la traversée pour lui et sa soeur. (-500 Gils)

Dante récupère 1000 Gils (Transfert Axel-Dante Sawen.net)


Dante et Yumi rejoignent l'Océan
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MessageSujet: Re: Les fugitifs de Luca    Mer 30 Déc - 2:01

Précédemment

YumiLa dernière fois que j’étais allée réveiller mon frère remontait à bien longtemps. Je n’étais même pas certaine de pouvoir citer exactement un de ces précieux moment de mon enfance tant les années avaient passé.

Je m’agenouillais lentement pour m’installer correctement aux côtés de mon frère. Observer son visage changer doucement pour se préparer à ouvrir les yeux, avait le don de me faisait sourire. Pourtant, mon cœur était encore bien lourd.
Quand nous étions plus jeunes, j’aimais bien lui sauter dessus pour qu’il finisse par m’attaquer. Aujourd’hui je me voyais mal reproduire ce schéma.

Alors que je replaçais une mèche de ma frange qui me tombait devant les yeux, je sentais deux bras musclés me tirer. Une fraction de seconde plus tard, je me retrouvais de nouveau contre mon frère, prise au piège de son étreinte rassurante.
Après un bref instant, Dante changea de nouveau de position pour s’installer au-dessus de moi. Je levais les yeux pour les plonger dans les siens. Placé comme il était, mon frère avait vraiment l’air impressionnant. Ses larges épaules robustes m’encadraient parfaitement tandis que ses jambes bloquaient les miennes sans que je ne puisse imaginer pourvoir les bouger. Il avait tellement changé pendant ces deux années d’absence.

Dans un geste aussi doux que surprenant, il déposa un léger baiser sur mon front avant de se dégager pour me rendre ma liberté. Ce fut alors avec un immense regret que je fis face à un froid glacial qui s’emparait de mon corps pour remplacer la chaleur apaisante que m’apportait Dante. Je restais alors immobile quelques instants, fixant le plafond avec une concentration intense pour empêcher mes yeux gorgés de larmes de les laisser filer le long de mes joues.

Ce rêve. Ce rêve resterait graver longtemps dans mon cœur. Il y avait laissé une plaie qui peinait déjà à cicatriser.

Alors que Dante prenait enfin la parole, j’en profitais pour m’essuyer rapidement mes yeux.

- Petite sœur, tu as passé une mauvaise nuit ?
- C’est rien…


Je me redressais pour lui faire face, essayant de lui faire un faible sourire sincère. Je ne voulais pas qu’il s’inquiète pour moi.

- Tu dois te ménager. Je suis le seul de nous deux qui devrait avoir une tête de déterré.

Il voulait rendre l’atmosphère moins pesante, moins difficile à vivre. Je lui rendais alors son sourire, qui semblait toujours plein de vie. Mais je ne pouvais m’empêcher de broyer le plaid que je tenais dans mes mains. Il fallait que je reste forte.

Dante quitta la cabine et je rangeais rapidement nos affaires avant de lui emboîter le pas. J’avais apprécié ce petit voyage dans les cieux, mais l’air frais me manquait cruellement. Heureusement pour moi, l’aéronef semblait perdre rapidement de l’altitude et j’attendais impatiemment devant la porte pour sortir. Ce fut à cet instant là que Dante me donna son ballon. Je le gardais dans mes petites mains fines avec l’étrange impression que cet objet était bien plus qu’un simple objet. Les signatures de toute l’équipe de mon frère étaient légèrement effacées à cause de l’usure, mais elles étaient bien là. Donnant à ce ballon, une valeur inestimable à ses yeux.

Pour une fois, je lui faisais un grand sourire chaleureux. J’étais vraiment fière qu’il me le confie.

- T’inquiète pas, avec moi il est en sureté !

L’aéronef toucha finalement le sol et sans attendre plus longtemps, je quittai le capitaine avec de brèves salutations.

A cause de cette aversion de tous types de technologie, nous n’avions pas pu atterrir directement dans Luca mais un peu avant l’entrée, abrité des regards indiscrets. Je reconnaissais parfaitement les lieux. Quelques semaines avant, je suivais seule ce chemin pour retrouver mon frère. Je me tournais alors pour lui en parler mais je m’arrêtais net dans ma lancée, incapable de le localiser.

Dante avait disparût de la circulation. Ce fut à cet instant même qu’un mog étrangement habillé d’un bonnet de noël se matérialisa devant moi, figeant tout ce qui m’entourait. Par le plus grand des mystères, mon frère était maintenant visible et juste à mes côtés.

- Qu’est-ce que tu fais là toi ?

La petite créature ne disait rien. Elle se contentait de voler dans ma direction pour me tendre une petite boite joliment décorée. C’était un cadeau. Pourtant, nous étions bien loin de la période de noël. Surprise, j’acceptais tout de même le présent avant de l’ouvrir.

Une photo. Nous avions à peu près le même âge que dans mon rêve. Sauf que je me souvenais parfaitement de cette journée et que je savais que c’était l’une de plus belle de ma vie. Sur cette photo, on nous voyait tous les deux, jouant sur une plage qui n’était pas très loin de chez nous. Je me souvenais encore de la sensation du sable chaud sous mes pieds. On me voyait rire à en pleurer, je me tenais le ventre tellement mes abdos me faisaient mal. Quand à Dante, la photo avait été prise à un timing tellement parfait qu’on le voyait en lévitation au-dessus du sol, après avoir glissé maladroitement sur son ballon.

Cette journée avait été particulièrement drôle. Dante avait joué un match de blitzball avec ses amis qui avait été particulièrement fatiguant. Toutefois, nous étions quand même partis jouer malgré l’épuisement qui affectait énormément son attention et sa réactivité. La maladresse avait été maîtresse cet après-midi-là. Pour mon plus grand bonheur.

De grosses larmes roulaient sur mon visage figé dans la joie et la nostalgie. Je relevais les yeux, mais le mog s’était volatilisé. D’ailleurs, je ne me trouvais plus devant les portes de Luca, mais au milieu d’une foule de personnes. Je portais une main devant ma bouche prise d’une inquiétude sans nom. Ma bonne humeur se changea en panique et je tournais vivement sur moi-même à la recherche de mon frère qui avait de nouveau disparût.

- Dante ?

Ma voix se brisait dans un sanglot. Plusieurs personnes me bousculèrent à coup d’épaule et j’avais l’impression de me faire balloter comme si je n’existais pas. Je collais mon cadeau et le ballon de mon frère contre mon cœur en cherchant de plus en plus vite du regard mon frère. J’avais envie de hurler son prénom, mais ici, il était extrêmement populaire, je ne pouvais pas me permettre d’attirer l’attention comme ça. Les larmes ne cessaient de couler sans que je ne puisse rien y faire. J’étais complètement perdue au milieu de cette vague de monde, sans le moindre indice pour retrouver mon frère, caché grâce aux pouvoirs d’une puissante pierre.

- Dante… retrouve moi s’il te plait.

Je chuchotais sans cesse ces quelques mots avant de sentir quelque chose d’invisible mais familier toucher ma joue. Petit à petit, mon frère apparaissait devant moi. Grâce à son pouce et sa main posée sur ma joue, il séchait tendrement mes larmes. Mon rythme cardiaque se calma instantanément. Je fermais les yeux avant de soupirer de soulagement.

- Tu m’as retrouvé.
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MessageSujet: Re: Les fugitifs de Luca    Mar 5 Jan - 1:08

Dante
Après avoir atterri loin des regards indiscrets, nous sortons du vaisseau pour rejoindre ma ville d'adoption, Luca. Celle où j'ai toujours été choyé, où des milliers de gens se déplaçaient chaque année pour venir me voir jouer avec mes coéquipiers et amis... jusqu'à aujourd'hui.

Yumi semble encore déstabilisée par ma disparition soudaine, mais elle sait tout aussi bien que moi que ce n'est que le temps d'une mission et qu'elle n'a pas à s'inquiéter. Malgré tout, mon absence fut très brève, suite à l'apparition d'un jeune mog vêtu d'une tenue de Noël, ce qui est fortement étrange en cette saison.
Il nous tend à tous les deux un cadeau avant de se volatiliser aussi vite qu'il est venu, ce qui permet au médaillon de Néro de fonctionner à nouveau.

Curieux, j'observe par-dessus l'épaule de ma sœur pour voir ce que contient son paquet et je ne peux m'empêcher d'écarquiller les yeux en voyant son contenu.

- Mais c'est... ce que je comptais t'offrir... Comment a-t-il pu la trouver ?

Je me souviens bien avoir dissimulé cette photo dans mon appartement pour éviter que quiconque ne la trouve...
Durant un instant, j'hésite à retirer le collier pour tout expliquer à Yumi mais avec l'affluence matinale des visiteurs, impossible de faire ça sans risquer de se faire remarquer.

En voyant les larmes et en entendant les propos à peine murmurés de ma soeur, je lutte intérieurement pour ne pas réapparaître, quitte à compromettre notre infiltration. Finalement, je me résigne à poser ma main sur sa joue et à lui permettre de me voir quelques instants.

- J'aurais tant voulu te l'offrir dans d'autres circonstances... J'espère que ton cadeau te plait. J'ouvrirai le tien lorsque nous serons de nouveau tranquilles tous les deux.


Une fois de nouveau dissimulé par la magie de Néro, je mets mon cadeau dans ma mallette avant que l'on reprenne notre route.

Étant donné mon état actuel, je me contente de suivre ma sœur en direction de mon ancien appartement. Il nous sera difficile d'y entrer, aussi j'espère que la jeune femme à l'accueil sera la même que lors de mon départ.

Lorsque Yumi hésite sur la direction à suivre, je touche l'une de ses deux épaules pour l'aiguiller un minimum.
Au bout de quelques minutes de marche, nous parvenons enfin à rejoindre les résidences luxueuses de Luca et par chance, non seulement le lieu est plutôt désert, mais la demoiselle à l'accueil est bien la même que lorsque je suis parti.

Sûr de ne pas être vu par d'autres personnes que par elle et ma sœur, j'enlève mon pendentif et manque de provoquer l'arrêt cardiaque des deux jeunes femmes.

- M....mmmm....mmm Monsieur Dante ?

- Oui je sais. On me croit mort, à la retraite, en train de fuir avec la femme de ma vie ou parti dresser des Shoopufs. Les rumeurs ne cessent de défiler.

- Mais... pourquoi vous n'avez prévenu personne ? Et la personne à côté de vous, c'est.. votre femme ? Vous avez parlé d'elle pendant votre déclaration sur la grande place !

- Ne vous emballez pas, elle est certes l'une des plus belles femmes de Spira, mais ce n'est pas la mienne ! Enfin bref. Nous avons besoin de vous et de votre discrétion. Puis-je compter sur vous ?

- C'est à dire que... il me faut du temps pour réfléchir... Je suis encore stagiaire et je ne sais pas vraiment ce que je dois faire...

- Je vous demande uniquement de me rendre la clé de ma chambre et de ne dire à personne, j'insiste sur le mot "personne" que vous nous avez croisé. Je ne suis pas à Spira, je ne suis pas dans cet hôtel et je ne suis pas dans mon appartement. Vous vous sentez capable de faire ça ?

- Oui oui... je suppose.

- Parfait ! Vous êtes vraiment géniale ! Rappelez-moi de vous offrir un verre lorsque je ferai mon retour officiel à Luca... si ça arrive un jour.


Encore abasourdie par notre conversation, je prends Yumi par la main et l'entraine dans l'ascenseur tout en vérifiant que personne ne traine dans les parages. Les portes se ferment et je ne peux retenir un long soupir de soulagement.

- Bon... le plus dur est fait. Je crois que je ne pourrais jamais faire espion ou agent secret... C'est beaucoup trop stressant !

Je lance un regard en coin et un sourire carnassier à ma sœur et lorsque les portes s'ouvrent à nouveau, je fais une courte révérence avant de la laisser s'engager la première.

- Bienvenue dans l'étage qui m'est réservé, mademoiselle. Toutes les chambres et pièces sont à mon entière disposition et personne ne peut venir ici sans la clé que je possède. Je te laisse visiter ?
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MessageSujet: Re: Les fugitifs de Luca    Sam 9 Jan - 19:12

- J’aurais tant voulu te l’offrir dans d’autres circonstances… J’espère que ton cadeau te plait. J’ouvrirai le tien lorsque nous serons de nouveau tranquilles tous les deux.

YumiJ’eus à peine le temps de baisser une nouvelle fois mes yeux sur la photo que je venais de recevoir, que Dante avait déjà disparu. Je serrais les dents avant de soupirer pour reprendre du courage. Tout ce monde autour de moi commençait à vraiment m’oppresser. Il fallait trouver un endroit sécurisé.

Etant donné que je n’avais aucune idée du lieu où nous voulions aller, je me contentais d’avancer tout droit. Dante s’occupait de me diriger en me donnant des petites tapotes sur les épaules pour m’indiquer droite ou gauche.

J’étais vraiment perdue dans cette ville immense et complètement différente de Bevelle. Je me demandais comment mon frère avait vécu ses premiers jours, tout seul dans cette cité démesurée. A cette époque-là, il envoyait souvent des messages à la famille et j’avais de l’espoir concernant ma capacité d’adaptation face au nouveau schéma familiale : Ma mère, mon père et moi.
Malheureusement, je m’étais rapidement rendue compte que l’emploi du temps de Dante l’empêchait d’être aussi présent que je l’espérais et que mes parents étaient bien plus problématique que je ne l’avais pensé.

Finalement, nous arrivions dans un lieu qui me rappelait quelques souvenirs. C’était là que Joshua m’avait laissé, là que j’avais retrouvé Dante et là que les journalistes nous avaient assailli. Aujourd’hui, maintenant que la principale attraction de cette place (la présence de mon frère) était partie, l’endroit était bien vide.

Je tentais de regarder autour de moi dans l’espoir de croiser le regard de mon frère, mais j’avais beau me concentrer intensément, sa présence était imperceptible. Je me dirigeais donc vers l’entrée de son immeuble, me doutant bien que c’était notre premier objectif.
Deux portes vitrées s’ouvrirent lorsque que je me présentais devant elle, me donnant accès à un grand hall, où un comptoir d’un blanc immaculé semblait nous attendre.

Je ne savais pas du tout quelle marche je devais suivre, je me m’avançais donc doucement vers la réceptionniste qui me regardait intriguée.  

- Dante ? Je fais quoi ? Je dis quoi ?


Je chuchotais en essayant de bouger un minimum mes lèvres. Mon cœur battait à tout rompre dans ma poitrine tant j’étais paniquée par note situation. D’autant plus que mon frère ne semblait pas d’humeur à me répondre. Je me posais donc, devant la jeune femme. A l’instant même où je m’apprêtais à prendre la parole, son visage se décomposa complètement pour afficher une expression de surprise indescriptible. Je fronçais les sourcils avant de me tourner pour suivre son regard.

Je sursautais en manquant d’échapper un cri de panique quand je remarquais que mon frère s’était de nouveau matérialisé juste à côté de moi.

- Mon dieu Dante… Tu m’as fait peur.
- M….mmmm….mmm Monsieur Dante ?


Cette femme connaissait mon frère. Enfin… Tout le monde connaissait mon frère. Mais bon, elle n’avait pas l’air d’être l’une de ses groupies. C’était certainement une bonne chose, elle allait pouvoir nous aider. Du moins, je l’espérais.

Quoi qu’il en soit, Dante semblait maîtriser la situation. Son compliment me faisait même rougir un peu. Je baissais alors les yeux vers le sol, gênée, avant de poser de nouveau mon regard sur mon frère. Il avait l’air tellement confiant. Pourtant, quelqu’un pouvait arriver dans le hall à n’importe quel instant.

Heureusement, la réceptionniste céda sans trop de problème les clés à mon frère qui s’empressa de m’attraper la main pour me diriger vers l’ascenseur. L’angoisse, la peur et la panique avaient maintenant laissé place à une excitation sans nom. C’était la première fois de toute ma vie que j’allais enfin pouvoir découvrir le lieu de vie de mon frère. Et j’attendais ce moment depuis bien longtemps.

- Bon… le plus dur est fait. Je crois que je ne pourrais jamais faire espion ou agent secret… C’est beaucoup trop stressant !
- Oh moi je te vois bien dans leurs tenues ultra moulante, avec du tissus… Partout sur ton corps.


Je me moquais de lui mais au lieu de me répondre il me fit l’un de ses sourires dont il était le seul à avoir le secret. Finalement, après une attente plus longue que je ne le pensais, l’ascenseur s’arrêta. Dante se courba alors et je le regardais, un immense sourire sur le visage.

- Bienvenu dans l’étage qui m’est réservé, mademoiselle. Toutes les chambres et pièces sont à mon entière disposition et personne ne peut venir ici sans la clé que je possède. Je te laisse visiter ?
- Ah ça tu vas pas me le dire deux fois ! Je vais décortiquer ton appartement.


Les deux portes coulissantes s’ouvrirent. Je passais devant mon frère pour pénétrer chez lui. La première chose que je remarquais fut les immenses baies vitrées qui recouvraient la totalité du mur du salon. L’espace était immense et plutôt sobre. La couleur dominante était le blanc, mais ce dernier était coupé par d’épais rideaux noirs.

- Dante… c’est immense !


Un parquet sombre habillé d’un immense tapis extrêmement doux. Mais ce qui me plaisait le plus, c’était le nombre impressionnant de canapés et de coussins qu’il y avait dans la pièce. Je me pinçais les lèvres avant de jeter un coup d’œil à mon frère comme pour demander la permission. Je mourrais d’envie de m’étaler dedans. Sans attendre plus longtemps, je posais le ballon de mon frère sur la table basse avant de m’installer confortablement au milieu de toute cette douceur. Je m’enroulais dans un plaid qui couvrait le bord du canapé en regardant mon frère.

- Que dis-tu de ma nouvelle robe ?

Je me relevais en tournant sur moi-même pour le faire virevolter autour de moi. J’avais l’impression d’être une petite gamine dans un château de princesse. Dante semblait s’installer et j’en profitais pour m’éclipser par le couloir qui partait sur la droite.

J’ouvrais une première porte et je tombais sur une première chambre, qui devait faire la taille de notre salon à Bevelle. Trois autres portes donnaient également sur des chambres toutes plus belles les uns que les autres. L’appartement était impeccable, on avait presque l’impression que Dante n’avais jamais habité dedans. Dans l’une des chambres pourtant, je remarquais qu’il y avait quelques photos de Bevelle et de la famille.

J’avais toujours le cadeau de mon frère dans la main. Je regardais une nouvelle fois la photo avant de tourner les talons pour retrouver mon frère.

Ce dernier se trouvait dans la cuisine qui était munie d’un bar et qui semblaient être faite pour un grand nombre de personnes. Je posais la photo sous son nez, un sourire chaleureux sur les lèvres.

- Merci beaucoup Dante. Merci de me donner cette photo, cette journée est très importante pour moi. Le mog t’a donné quelque chose ?

Le temps qu’il cherchait dans ses affaires, je fouinais dans son frigo.

- Faudrait qu’on fasse des courses non ? On va rester ici… combien de temps ?
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MessageSujet: Re: Les fugitifs de Luca    Jeu 14 Jan - 18:05

Dante
Les yeux de Yumi pétillent à un tel point que je ne peux m'empêcher de sourire en la regardant. Elle fouine partout, s'extasie devant l'immensité du lieu et me regarde d'un air coupable après avoir lorgné sur les canapés et les coussins.

- Ne te retiens pas, fais comme à la maison. Enfin... sans papa et maman, c'est quand même plus sympa je pense !


Totalement recouverte par le plaid gris que Risa, une vieille "amie et fan" m'avait offert il y'a un bon bout de temps, Yumi s'agite dans tous les sens avant de se lever et de parader devant moi.

- Je ne savais pas que ma sœur était une diva ! Encore une nouvelle découverte !

De mon côté, je dépose nos affaires avant de me poser sur un fauteuil, dans l'angle de la pièce tout en me servant une boisson fraiche dans un des mini-bar, situé juste à côté. Avant que je ne puisse proposer quoi que ce soit à ma soeur, celle-ci s'était déjà volatilisée.

Mon soda à la main, je vais m'assoir sur l'un des tabourets près du bar-table à manger-possédant tellement d'utilités qu'on ne sait plus comment le nommer, encore une fois d'après une autre amie de longue date... quelques mois tout au plus.
Perdu dans mes pensées, avoir la photo de ma sœur et moi sous mes yeux m'oblige à lever la tête pour observer Yumi.

- Je la garde depuis tellement longtemps.. je commençais à me dire que je ne pourrais sans doute jamais te la donner moi-même... Ce qui n'a pas été le cas à bien y réfléchir. Mais bon, au moins j'étais présent.

Je sens moi-même une pointe de déception dans ma voix, mais rien d'alarmant. Après tout, vu sa réaction, la surprise avait eu l'effet escompté.

- Oui oui il m'a donné un cadeau à moi aussi ! Je reviens je vais le chercher.


Quelques secondes plus tard, me voilà devant le fameux paquet.

- On verra ça après le cadeau ! Bon et bien... lançons-nous.

Il ne me faut qu'un bref regard pour identifier précisément ce qui se trouve à l'intérieur. La texture, la taille, les couleurs... Il s'agit de l'un de mes premiers maillots dans l'équipe des Bevelle Abes. A l'époque où je n'étais pas un Requin, mais un Rookie, le petit nouveau, la graine de champion en devenir.
Mais ce n'est pas tout. Une petite carte accompagne ce présent et je reconnais très rapidement l'écriture de ma sœur.

"Parce que je sais que tu pourras rejouer un jour." Yumi

En lisant ce message à haute de voix, je fixe ma sœur du regard pour tenter de comprendre... comment a t-elle pu me faire cette surprise en si peu de temps ? Depuis qu'elle sait pour ma maladie... j'ai toujours été avec elle... Sauf lorsque que je me suis absenté. Néro ? Ou alors elle avait ce maillot avec elle depuis le début ? Il me semblait pourtant l'avoir laissé à Bevelle roulé en boule dans mon ancienne chambre.

- Je... je ne sais vraiment pas quoi dire.


C'est à la fois si touchant et si bien trouvé... surtout en ce moment. Je quitte mon tabouret pour prendre ma soeur dans mes bras, avant de la serrer avec beaucoup de fermeté, sans pour autant risquer de lui faire mal.

- Merci... Vraiment... Merci Yumi.


Nous restons longuement comme ça, sans bouger, dans les bras l'un de l'autre. Lorsque nous nous séparons, je dépose un baiser sur son front avant de tenter de ne pas céder aux premières larmes qui souhaitent se manifester.

- Bon... il ne me reste plus qu'à l'essayer ! Il ne manquerait plus qu'il ne m'aille plus ! Avec la fin des régimes successifs et la baisse de mes activités physiques quotidiennes, j'espère ne pas avoir pris de poids...

Je l'enfile et ma peur de me sentir compressé s'évapore lorsque je sens qu'il est encore à la bonne taille et que je me sens bien. Une de mes premières tenues faites sur mesure, dans une matière dont je ne me souviens plus le nom mais qui possède le mérite de ne pas me mettre mal à l'aise. Le confort total.

- Alors, qu'en penses-tu ? C'est pas aussi classe qu'un costume mais je peux t'assurer qu'à choisir entre les deux, je n'hésiterai pas une seconde.

Afin de ne pas oublier de revenir sur le sujet, je reviens un instant sur les courses et sur le temps que nous passerons dans cet appartement.

- Pour les courses, on a pas vraiment le choix... Si j'appelle la réception pour être livré à domicile, je peux être à peu près sûr que les journalistes arriveront plus vite que la commande. Il faudrait que tu y ailles sœurette... Désolé de t'imposer ça. Nous resterons dans cet appartement jusqu'à ce que nous ayons trouvé Joshua et obtenu ce que nous souhaitons, à savoir des réponses.
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MessageSujet: Re: Les fugitifs de Luca    Sam 16 Jan - 1:06

YumiDante ne répondait pas à ma deuxième question, je me redressais alors en pivotant sur moi-même pour vérifier ce qui était susceptible de l’empêcher de réagir à ma demande. J’avais faim et je me doutais bien que nous ne pouvions pas nous balader tranquillement dans la ville en quête d’un fameux petit restaurant pour remplir nos estomacs d’un petit déjeuner digne de ce nom. Je tombais donc sur mon frère qui venait juste de revenir, le paquet que lui avait donné le mog dans les mains. Délicatement, il le posait sur le bar avant de commencer à l’ouvrir.

- On verra ça après le cadeau ! Bon et bien… lançons-nous.

L’ouverture maintenant assez grande, Dante pouvait facilement glisser sa main pour récupérer ce que ce carton contenait. Curieuse, je m’approchais, avant d’écarquiller les yeux, au moins tout aussi surprise que mon frère.

- Mais…

Je restais sans voix, observant le premier maillot qu’avec porté mon frère après être entré chez les Bevelle Abes, sortir de la boîte. Ce précieux souvenir était censé se trouver dans ma chambre. Après le départ de Dante, j’étais allée fouiner plusieurs fois dans sa chambre pour y récupérer quelques objets pouvant me rappeler sa présence. J’avais trouvé ce maillot, en boule par terre, dans un coin sous son lit.

Malheureusement, dans ma précipitation de fugue, je n’avais pas pensé à le prendre. Ce fut d’ailleurs après avoir décidé avec Néro que nous retournions sur Spira que j’avais commencé à penser que je pourrais le récupérer un jour.
Toutefois, pendant la longue absence de mon frère, je m’étais souvent retrouvée seule, dans un silence pesant qui me faisait beaucoup trop réfléchir. J’avais envie d’offrir quelque chose à Dante qui lui permettrait de ne pas perdre espoir. De lui redonner confiance en l’avenir et de raviver la flamme qui pétillait dans ses yeux quelques années avant.

C’était pour cette raison que j’avais commencé à faire quelques prototypes de cartes qui pourraient accompagner ce présent. J’avais essayé d’écrire avec une plume et de l’encre mais j’enchaînais échec après échec, allant même jusqu’à tâcher définitivement l’un de mes t-shirt. J’avais donc abandonné, laissant simplement mon model valide qui avait déjà été écrit soigneusement.

- Parce que je sais que tu pourras rejouer un jour.

Entendre mon frère lire ses quelques mots que j’avais moi-même écrit quelques jours plus tôt, les yeux gorgés de larmes, me serrait le cœur à un point inimaginable. Je me sentais toute petite, toute fragile, comme si mon frère venait de percer l’un de mes plus grands secret à jour.

- Je… je ne sais vraiment pas quoi dire.


Moi non plus. Je ne savais pas ce que je pouvais ajouter. J’étais simplement heureuse que ce petit mog ait réussi à finaliser ce cadeau. Dante se relevait et je détournais le regard, gênée. Ses bras vinrent se glisser délicatement autour de mon corps pour me serrer fortement contre le sien. Je soupirais de soulagement, heureuse de me retrouver une fois de plus proche de lui. J’avais l’impression que tout s’effaçait lorsqu’il m’enlaçait de cette façon. Un câlin lourd de sentiments et d’émotions.

- De rien Dante… Merci à toi.


Finalement, il déposa un doux baiser sur mon front avant de reprendre la parole, légèrement trop rapidement pour que cela ne cache pas quelque chose. Je l’observais, cherchant à enfiler son maillot. Ses gestes étaient maladroits et je sentais qu’il parlait beaucoup pour s’occuper l’esprit. Dante s’efforçait toujours de rester fort devant moi. Cela n’allait pas changer du jour au lendemain. Je souriais donc, avant de m’approcher pour ajuster le tissu sur ses épaules. Quelle émotions était-il en train de contenir au plus profond de lui-même ?

- Je pense que cette tenue te va tellement bien qu’on a l’impression que c’est Yevon même qui l’a créé exprès pour toi. Tu es leur chevalier et c’est ta tenue de combat.

Je prenais un air mystérieux avant de rire de ma propre comparaison que je trouvais franchement nulle. Dante leva les yeux au ciel avant de me répondre enfin pour les courses. Etrangement, sa réponse n’était pas très surprenante. J’allais devoir sortir et affronter les immenses rues de Luca seule.

- D’accord, j’irais ! Il faudra juste que tu m’indiques où je peux trouver de quoi acheter rapidement deux trois trucs. Comme on sait pas vraiment combien de temps on reste, je prends de quoi manger pour aujourd’hui. Si jamais notre séjour ici se prolonge, j’y retournerais ! Manger c’est vital mon très cher frère.


Je récupérais la photo que j’avais eue avant de tourner sur moi-même très lentement, à la recherche d’un endroit stratégique pour la positionner. Je remarquais alors que sur la table basse du salon, il y avait un vase gris métallique très design (certainement pas choisi par Dante, étant donné ses goûtes prononcés pour la déco). Ce dernier était malheureusement vide, mais me semblait être un choix judicieux. Je m’avançais donc jusqu’à cet emplacement pour poser la photo de sorte à ce qu’elle soit correctement callée contre le pot de fleur. Un dernier petit coup d’œil sur la chute de mon frère et je revenais sur mes pas pour être de nouveau avec lui.

- Je vais aller me doucher avant de partir aux courses. J’ai vu que tu avais un magnifique jacuzzi dans ta salle de bain. Il y a obligation que je passe dedans avant qu’on parte de Luca.

J’étais maintenant bien en face de lui et je plongeais mon regard dans le sien.

- Tu es vraiment bien dans ce maillot Dante. Je suis vraiment très très heureuse… voire émue de te revoir sous ces couleurs. En plus, même si tu rentres encore parfaitement dedans, tu es bien plus musclé que lorsque tu es rentré dans l’équipe du coup ça te rend encore plus sexy.


Je lui lançais un regard plein de sous-entendu très largement exagéré.

- Tu vas vraiment toutes les faires tomber sans aucune exception maintenant. Peut-être que je devrais t’obliger à garder la pierre de Néro éternellement... Aller, dis-moi, toi qui ne t’es jamais prononcé sur la question. Combien de femmes sont passées avant moi dans cet appartement ?

Mes yeux semblaient lancer des éclairs, du moins c’était l’expression que je voulais aborder. Mon frère était énormément connu pour être un bourreau des cœurs. Je me doutais bien que nombreuses avaient été celles qui avaient succombé à ses belles paroles… ou ses beaux pectoraux. Voyant son regard me fuir légèrement, je souriais victorieuse.

- Tu dois tout me dire Dante maintenant, plus de mensonge on a dit.

Je n’étais pas du tout en train de jouer de la situation pour obtenir une information sur la vie privée de mon frère, qui n’avait au final, pas la moindre importance. Le regard plein de malice, je lui tournais finalement le dos.

- Promis, après je te fais le meilleur petit dej de toute ton existence.
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MessageSujet: Re: Les fugitifs de Luca    Jeu 21 Jan - 22:24

Dante
Le chevalier de Bevelle hein... Contrairement à la majorité des habitants de Spira, je n'ai jamais pu me résoudre à les porter dans mon cœur. A l'époque où Tidus était là, je me souviens bien l'avoir vu se rebeller contre l'ordre, contre Seymour et avoir fait face au monde entier, qui semblait persuadé que lui et les autres étaient dans le faux.
Pourtant au final, c'est grâce à eux et leurs efforts que Sin a enfin disparu de la surface de la Terre.

Soucieuse de nous trouver de quoi nous restaurer, ma sœur me demande de la conseiller sur un endroit où acheter "deux trois trucs". Malheureusement, je vais avoir du mal à l'aiguiller étant donné que je n'ai quasiment jamais mis les pieds dans un supermarché à Luca. Sauf une fois peut-être... avec Joshua justement à l'époque où je venais de m'installer en ville.

A l'époque, les Bevelle Abes n'avaient pas le droit aux appartements luxueux comme ceux que nous possédons aujourd'hui. Nous dormions tous dans un même dortoir. Pendant plusieurs mois, nous avions appris à cohabiter, à nous habituer aux uns et aux autres. J'étais le plus en retrait et surtout le moins apprécié. Même si nous faisions parti de la même équipe, les rivalités et luttes pour obtenir plus de sponsors et plus d'argent rendaient notre entente compliquée. Voir débarquer la potentielle étoile montante du monde du blitzball avait jeté un froid glacial durant un bon moment.

Enfin bref, tout cela est désormais derrière moi mais toujours est-il que je ne me suis jamais vraiment occupé de me nourrir par moi-même. J'étais le centre de toutes les attentions et les charges du quotidien ont rapidement disparu de ma vie: ménage, cuisine, repassage, shopping, transports, l'organisation de mes déplacements et de mes rendez-vous.
Alors conseiller Yumi sur un supermarché... Je vais plutôt lui donner le nom du seul dont je suis capable de me rappeler.

- Tu peux aller dans la jacuzzi quand tu veux ! Je n'ai eu que rarement le loisir d'en profiter alors c'est un plaisir de voir que je fais une heureuse.

Ma soeur me complimente une nouvelle fois sur ma tenue et étonnamment également sur ma musculature.

- Tu me trouves plus musclé ? Il faut dire qu'à part les entrainements et les matchs, je n'ai pas vraiment eu le loisir de faire beaucoup d'autres choses !

En tout cas, cela reste très flatteur. Je n'avais pas fait tout ces efforts pour rien.

- Hein quoi ? Euh...

Combien de femmes... Décidément, ma sœur a le chic pour poser des questions embarrassantes.

- Oui oui pas de mensonge. Je ne sais pas moi.. je ne me suis pas amusé à compter figure-toi...

C'est gênant de devoir parler de ça à ma propre sœur. Je n'ai pas spécialement envie qu'elle me prenne pour un pervers.

- Ce n'est pas un déjeuner qui peut compenser ce genre de confessions je te signale au passage !

Combien... réfléchis un peu Dante, tu as quand même le droit à une petite marge d'erreur. Tu n'es pas forcé de te rappeler avec exactitude du nombre de femmes qui ont pu venir ici.

- Je dirais.. une centaine depuis que je suis à Luca. Des relations courtes, très courtes. Ce n'est pas évident pour un sportif de haut niveau de concilier son "métier" avec sa vie sentimentale.

Peu importe la réaction de ma sœur, je lui ai promis de ne plus lui mentir... J'espère tout de même ne passer non plus pour un dépravé.

- Avant que j'oublie, le nom du supermarché c'est le "Lycaon  Affamé", c'est dans la galerie marchande pas loin d'ici. Je vais te dessiner un plan pour éviter que tu te perdes. Mon déjeuner a intérêt d'être à la hauteur !
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Fiches du joueur : Personnages :
Julian Quinn - Lily Hunter - Aaron - Jonah

Niveau : 12
HP : 2200/2200
MP : 65/65

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MessageSujet: Re: Les fugitifs de Luca    Jeu 4 Fév - 18:58

Bonsoir à vous !

C'est avec joie que je vous annonce que je serai votre nouveau MJ à compter d'aujourd'hui.
N'hésitez pas à me contacter par MP ! Je ne mords pas.

Manger



Yumi gagne 150 Gils
Dante gagne 150 Gils



Un éclat de lumière jaillit devant vous, caché sous un manteau sombre, un homme vous barre la route... un léger sourire sur les lèvres, il tient un drôle de flacon dans la main avant de le tendre vers vous. Ses cheveux blonds et ses yeux bleus vous ensorcellent, vous n'arrivez pas à bouger alors qu'il se met à agiter doucement le flacon.

« Voyons voir si vos âmes sont bien accrochées ! »

C'est alors qu'une épaisse fumée rappelant la brume qui sévissait autrefois sur Héra, se déverse autour de vous, rampant sournoisement jusqu'à s'enrouler autour de vous, grimpant encore et encore jusqu'à vous étouffer l'espace d'une seconde... et c'est le trou noir !

Lorsque vous reprenez vos esprits, le génome a disparu, mais si vous regardez à côté de vous, au lieu de votre compagnon de voyage, vous apercevez... vous-même ? Baissez les yeux, ce corps n'est pas le vôtre ! Quelle magie est-ce là ?


Poisson d'Avril ! Vos corps ont été échangés ! Pas de panique, juste une petite expérience éphémère ! Une bonne nuit de repos et vos âmes réintégreront vos corps ! Sauf si vous avez envie de faire durer le plaisir !

L'âme de Dante va dans le corps de Yumi.
L'âme de Yumi va dans le corps de Dante.

Note : J'ai bien pris en compte votre message au festival. Wink

Bon RP et amusez-vous bien !
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