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 A l'enseigne de la fille sans coeur, une nuit sans lune, un mog sans argent et un homme sans age...

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MessageSujet: Re: A l'enseigne de la fille sans coeur, une nuit sans lune, un mog sans argent et un homme sans age...   Jeu 23 Avr - 21:30

Pili
Maintenant qu'ils étaient en sécurité sur la large nacelle de cette sorte de coupe de fruits-zeppelin bi-moteur, Pili accusait le coup de cette bataille de bon matin. Sa joue gonflait à vue d'oeil mais il répondait simplement par un "Tout va bien, Coubo !" enjoué mais légèrement étouffé par sa respiration encore chancelante. Le mog jeta un coup d'oeil autour de lui et s'affaissa directement, pour reprendre son souffle. Ils l'avaient échappée belle et Pili le savait bien. D'ailleurs, l'Invokeur commençait à se poser des questions et le mog à regretter Claire et leur triste sort.

"Tu n'as jamais rencontré Moogle, toi...", tenta-t-il de répondre avec un large sourire qui aurait été édenté s'il en avait été pourvu. Le mog se releva comme il pouvait et trottina en boitant auprès de l'Invokeur. Un peu drame ne pouvait être que bénéfique pour alimenter ce qu'il allait lui révéler.

"'Caton, t'es un coubo intelligent, tu sais ! Je ne suis pas coursier, mais je travaille pour le roi. Et je sais me battre. A toi d'en tirer tes propres conclusions..."

Son regard se fit mature et se perdit dans l'horizon l'espace d'un instant. Mais bien vite, sa malice raviva la flamme de ses prunelles et tel un professeur un peu fantasque, il poursuivit :

"Quant à la Blondinette... C'est une affaire de famille et il parait que ça remonte à mon arrière-grand Coubo... J'essaie de ne pas trop envenimer les choses mais faut croire que c'est pas ma spécialité, Coubo... Elle s'appelle Claire et traîne souvent avec sa petite sœur Serah..."

Puis, hésitant, presque en chuchotant :

"Mais je n'ai pas le droit d'en dire plus, désolé..."

Il fallait préciser que le plus la matinée passait et plus il appréciait Hecatoncheir. Et plus il l'appréciait, plus il lui était difficile de lui mentir sur ses propres activités. Mais après tout, il ne le connaissait que de deux jours et se devait rester secret. Il regarda l'Invokeur dans les yeux, espérant qu'il comprendrait entre les lignes puis s'éloigna quelques instants pour prendre appui sur une rambarde et regarder la vue saisissante.

"Il faudrait qu'on se fasse soigner, Coubo, ça me parait le plus urgent... Mine de rien, dans notre malheur, on s'est approché du château... Enfin pour l'instant..."

Contrairement au cargo de Dali qui stagnait dans les airs, le bi-moteur de Gaïa voguait lentement mais surement. Pili, lui, montrait à présent de sa patte l'imposant palais royal...

"Je suis désolé, 'Caton, c'est ma faute...", finit-il par conclure, un peu penaud...
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MessageSujet: Re: A l'enseigne de la fille sans coeur, une nuit sans lune, un mog sans argent et un homme sans age...   Ven 24 Avr - 1:40

Hecatoncheir comprenait rapidement que son camarade était finalement un véritable chevalier, ou quelque chose de cet acabit. À en juger par son expérience, le roi Moogle l'envoyait probablement accomplir de périlleuses quêtes en son honneur et bien d'autres tâches délicates. Comme il l'imaginait, Pili possédait une certaine importance au sein de sa communauté. Était-il une sorte de héros pour son peuple ? Le sage n'eut guère le temps de quémander de plus amples explications puisque son camarade éclairait sa lanterne concernant cette histoire avec Claire. Il se contentait de hocher la tête, écoutant attentivement les paroles de la boule de poil. Il souriait, faisant bonne figure malgré son état déplorable. À en juger par ce que son interlocuteur racontait, cette querelle durait depuis bien plus longtemps encore qu'il ne le supposait. L'invokeur décidait de ne pas s'immiscer plus amplement dans la vie privée du mog. Il comprenait parfaitement, certains secrets ne pouvaient être révélés. Le regard de son guide le confortait dans ce choix.

L'érudit ne cachait pas sa fatigue, approuvant silencieusement la nécessité de quelques soins.
«Je ne suis pas contre un peu de repos... » murmurait-il sans vraiment s'adresser à Pili. Les propos du mog réjouirent brièvement l'invokeur. Ils avaient enduré de nombreuses épreuves, ils touchaient presque au but... Peut-être pas finalement. Le vaisseau se déplaçait tranquillement, probablement prêt à quitter ce lieu pour une autre destination. Hecatoncheir fit quelques pas rapides pour s'approcher. Ses yeux d'azur suivirent la trajectoire de la patte de son compagnon, se posant alors sur le château. Sous cet angle, la demeure semblait bien plus impressionnante encore. Le temps n'était pourtant pas à la contemplation, il fallait agir promptement avant que le véhicule s'éloigne d'Alexandrie. Les deux voyageurs n'avaient pas frôlé la mort pour quitter la cité contre leur grès.

- Tu présentes tes excuses bien trop tôt ! Moi qui pensais que t'étais plus optimiste...

L'homme aux bandelettes s'agitait tout en protestant, faisant de courts allers et retours nerveux sur le parquet de bois. Il se montrait inquiet de voir Pili si contrit. Ses encouragements  ne se voulaient pas particulièrement flagrants, mais c'était bien de cela dont il s'agissait. Attentif à ce qui l'entourait, il observait furtivement. Au plafond, une pince semblable à une gigantesque main mécanique était rattachée à une bobine par de solides câblages. Le tout semblait relié à une étrange console sur laquelle figuraient de multiples boutons, molettes et autres leviers. Son regard se posait sur chaque dispositifs technologiques, mais il n'y comprenait vraiment rien.

- On doit trouver une solution rapidement !

Il avançait promptement vers la rambarde, se penchant pour observer au-dessous. Caton' venait d'échapper à la mort et ne comptait pas se jeter dans le vide à nouveau. La chimère d'acier volait toujours aussi fièrement sur place. Il fixait de nouveau Pili, qui se montrait bien plus débrouillard que lui.
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MessageSujet: Re: A l'enseigne de la fille sans coeur, une nuit sans lune, un mog sans argent et un homme sans age...   Mar 28 Avr - 16:27

Pili
*Coubo* *Coubo*

Pili regardait maintenant ce que faisait l'Invokeur et comprit qu'il regardait le bras mécanique du vaisseau et sa console de contrôle. Déjà Pili avait envie de toucher à tous les boutons, comme à son habitude, quitte à faire n'importe quoi. Il s'approchait peu à peu de la console, l'air innocent...

*Coubo* *Coubo*

A deux reprises déjà, ces petits sons étranges venaient ponctuer la scène. Pili regarda Hecatoncheir avec un air surpris puis continua d'avancer tranquillement, presque en sifflotant. Alors qu'il s'apprêtait à toucher ce gros levier en acier ciselé au cuivre... *Coubo* *Coubo* Pili regarda à nouveau Hecatoncheir, persuadué qu'il lui faisait une blague, sourit rapidement puis reprit son inspection de la console. De part et d'autres, boutons, molettes et gros leviers stylisés attendaient sagement qu'on les tripotât par pur plaisir, c'était évident, sinon pourquoi les avoir placés ici, à la vue de tous. *Coubo* *Coubo* Pili pouffa de rire et tourna la tête vers Hecatoncheir. Il avait le sens de l'humour, cet Humain, il fallait le reconnaître. Et puis son côté pince-sans-rire, feignant l'innocence au sujet de ces petits bruits, rendait la situation encore plus comique. Ca lui rappelait Raymond, l'aubergiste, qui lui avait fait exactement la même blague, la veille. Ils avaient dû se passer le mot ou un truc du genre, Pili en était persuadé. D'ailleurs, à mesure qu'il s'en rappelait, il se souvenait que la chute de cette blague n'était pas si drôle. Et que... *Coubo* *Coubo*

"Hihi, je crois que Claire m'a trop frappé la tête ! ... Moshi, moshi !", avec un sourire large comme sa grosse tête, Pili sortit son téléphone portable et répondit aussitôt. "Oh Coubo ! Ca me fait trop plaisir de t'avoir au télécoubo !"

Pili regardait maintenant Hecatoncheir, téléphone sur son oreille, et lui fit des gros signes pour observer le gros Bahamut d'Acier. Alors qu'il se mit à hocher à la tête et ponctuer de temps en temps la discussion grésillée par quelques "Humm humm...", il continuait de persuader l'Invokeur avec son bras de regarder en direction de la grosse nef étincelante. Le petit mog replia soudainement son téléphone, le rangea, et fit de gros signes de la main en sautant sur place.

"La chance nous sourit Coubo ! Mr Schwann est à bord du Sideral ! Il nous a vu de son balcon et nous invite à déjeuner !"

Les yeux du mog brillaient déjà d'excitation rien qu'en pensant au buffet du restaurant qu'abritait le Sideral. Moogle s'y était rendu voilà un mois et Pili avait largement profité du Room Service et ne pouvait compter le nombre de siestes qu'il avait faites, allongé sur un transat, dans la grande serre, juste à côté de cette petite cascade dont les clapotis berçaient savamment les amateurs d'un repos bien mérité. Alors que son ventre grouilla d'impatience, un léger klaxon distingué invita les deux Compères à rentrer dans un hovercraft noir mat, modèle limousine chromée, intérieur en cuir et chauffeur casqué à l'avant. Une douce musique s'échappait des haut-parleurs, dans les tons classiques et mystiques, et s'accordait parfaitement au luxe de ce véhicule.

"On arrive !"

Pili sauta sur l'épaule d'Hecatoncheir et tout excité, il lui tirait presque les bandelettes en lui expliquant, tout joyeux :

"On va manger, on va se faire masser, on va plonger dans la piscine, on va boire des cocktails, on va faire la sieste, et après un goûter bien mérité, on n'a plus qu'à repartir, reposés ! On y va, hein ? On y va, hein ! On arrive !"

A nouveau le léger klaxon insista poliment...
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MessageSujet: Re: A l'enseigne de la fille sans coeur, une nuit sans lune, un mog sans argent et un homme sans age...   Jeu 30 Avr - 20:26

L'invokeur ne comprenait pas vraiment l'attitude de Pili, qui semblait surpris par ses propres « Coubo ». D'ailleurs, il s'interrogeait sur les diverses façons d'utiliser cet étrange mot qui n'en était pas vraiment un. S'agissait-il d'un langage que seuls les membres de ce peuple pouvaient traduire ? Il finirait bien par percer ce secret un jour. L'homme aux bandelettes s'était toutefois résolu à abandonner ses recherches quant à sa signification. Ces boules de poils l'employaient bien trop souvent pour qu'il ait un véritable sens, pas pour ses oreilles humaines en tout cas. Même s'il trouvait la situation un peu étrange, il feignait l'indifférence. Le mog imaginait probablement un plan dans sa petite tête, ce qui le rendait enthousiaste. Ce fut du moins ce que supposa Hecatoncheir tout en se grattant le menton. La réponse ne tarda pas à arriver, la créature ailée se justifiait par les multiples coups reçus sur le crâne. Un traumatisme pouvait entraîner ce genre d'effet.

Son comparse sortait alors un singulier appareil de sa fourrure. L'érudit comprit rapidement qu'il s'agissait d'un moyen de communication révolutionnaire. À moins que l'esprit de Pili soit embrouillé au point qu'il se mette à entendre des voix à travers un objet étranger. Cet outil technologique ne venait clairement pas de ce monde, car c'était la première fois qu'il y était confronté. Le mog faisait de nombreux signes en direction du Bahamut d'acier, cherchant à attirer l'attention de l'invokeur sur ce vaisseau. Il ne comprenait pas vraiment pourquoi son camarade le poussait avec insistance à s'intéresser à ce véhicule de nouveau. L'être à la chevelure bleutée s'imagina toutefois qu'il s'agissait certainement de leur prochaine destination. Celui-là restait néanmoins inaccessible pour Hecatoncheir, incapable de sauter aussi loin ou même de s'envoler. Il se rendait progressivement compte de sa dépendance à la magie chimérique, car invoquer fut la première chose à laquelle il pensa. Malheureusement pour lui, les eidolons ne répondaient plus aux appels des mortels.

Le sage plaçait ses mains sur ses hanches tout en regardant la boule de poil. Intrigué par l'attitude du mog, il attendait une explication. Celle-ci ne tarda pas à arriver. Une personne du nom de Schwann les invitait tous deux à bord du Sidéral pour déjeuner. Ses yeux s'écarquillèrent dans une expression mêlant joie et surprise. Il était au moins aussi gai que son interlocuteur, à tel point qu'il en oublia momentanément sa fatigue et sa curiosité naturelle. Pili avait vraiment de bons contacts, ce qui venait confirmer les soupçons de l'érudit. Son comparse était réputé et apprécié des autres, cela devenait une évidence. Le problème ne paraissait pas réglé pour autant. Comment feraient-ils pour rejoindre le Sidéral ? L'invokeur n'eut pas le temps de faire de quelconque remarque, tiré de ses pensées par un doux tintement. Le son provenait d'un étrange et luxueux engin qui s'approchait des deux voyageurs. Voilà qui répondait à sa question.

Le mog sautait déjà sur l'épaule de Caton', démontrant de nouveau son enthousiasme. Il se contentait de hocher la tête, approuvant silencieusement les propos de son camarade. L'offre se voulait très alléchante et il ne prit pas la peine d'y réfléchir à deux fois. Sans attendre, l'érudit escalada la rambarde puis grimpa à bord de l'aéroglisseur. L'espace d'un instant, tandis qu'il s'installait délicatement sur le siège, il se laissait bercer par la douce musique qui s'échappait des haut-parleurs. Les aventuriers pourraient bientôt se reposer un peu dans un cadre encore inédit pour l'homme aux bandelettes.


- Il est comment ce monsieur Schwann ?

Son intérêt particulier pour les autres refaisait surface. De nombreuses questions envahissaient son esprit. Comment connaissait-il cette personne ? Pourquoi les invitait-il ? L'intérieur de ce vaisseau qui ressemblait à Bahamut serait-il aussi impressionnant que son apparence? Ça, il allait pouvoir le voir de ses propres yeux.
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MessageSujet: Re: A l'enseigne de la fille sans coeur, une nuit sans lune, un mog sans argent et un homme sans age...   Sam 2 Mai - 20:54

Pili
Maintenant à bord de la limousine, Hecatoncheir demandait à Pili comment était ce vieux monsieur. Le mog, se voulant rassurant et compréhensif, toujours sur son épaule, lui tapota la tête et sourit. Il était évident qu'il le prenait maintenant pour un Voyou, ce genre d'individu  qui aimait tant la castagne qu'il ne saurait terminé la journée sans distribuer quelques pains, juste pour l'amusement. Techniquement parlant, ce n'était pas vraiment faux, le mog se rendait bien compte que rares étaient les journées paisibles. Aussi, encore tuméfié, le sourire large et les yeux bridés, Pili toussota pour s'éclaircir la voix, et didactique, il entreprit une description dictionnariste de l'individu :

"Undgar Schwann est un vieil Humain de Deling City. Il étudie depuis son enfance les étoiles et est devenu une sommité dans l'astronomie ! Grand amateur de voyage et de découvertes, il parcourut son Monde puis les Autres, à la recherche de l'endroit idéal pour ses observations nocturnes ! Mais ce n'est pas tout coubo ! Il est aussi passionné par la science en général et a inventé tout un tas de choses. Tu verras, il est vraiment bien, il est à l'opposé de Claire, même, je dirais, Coubo..."

Pili voleta à sa place, convaincu que ce petit exposé rassurerait Hecatoncheir et qu'il profiterait pleinement de ce repos. La limousine, elle, rentrait à présent dans une écoutille à iris, se stabilisa finalement par quelques clips et expulsions de gaz. Le Portier du sideral ouvrait la porte du véhicule et par son sourire commercial et sa main amical, il invitait les deux Compères à pénétrer dans le palace flottant par la grande porte. Pili sauta du véhicule et sifflota gaiement, encore empourpré par la bataille, prenant clairement son temps et du plaisir à marcher sur le tapis rouge qui menait au hall. Rien que l'Entrée suggérait déjà la suite. A l'arrière du vaisseau, l'Entrée du palais était une serre en bulle de verre, pavée finement. Pas moins de 27 papillons, bientôt 53, venaient orner les 75 espèces végétales exotiques, sans compter les 39 orchidées et la dizaine de palmiers nains, si on en croyait la description faite par le dépliant commercial. Mais Pili lui, préférait nettement ce couple de flamands roses qu'il ne manqua pas de saluer et qui squattait pénard la petite chute d'eau, son étang et ses crevettes rigolotes sur la gauche, là. D'ailleurs, il le montrait de sa patte à Hecatoncheir pour qu'il les saluât aussi...

Tout aussi éclairé, le Hall était immense, majestueux et semblait provenir des rêves d'un consommateur de champignons, avec ses néons doux, sa moquette aux imprimés fleuris et ses sofas gironds blancs et moelleux. Des tableaux de maître venaient égayer les murs, des plantes et des arbustes, fournis et dodus, s'offraient de temps en temps comme reposoir mérité pour un des trois couples de perroquets . Mais encore une fois, et ce malgré l'acharnement du décorateur, Pili préférait bien au delà la famille de chauve-souris qui dormait paisiblement dans le chandelier, attendant des heures plus propices à leur condition vespérale pour se dégourdir les ailes. Tout cela se trouvait aussi fort bien détaillé dans la brochure, bien entendu. Pendant que le mog voleta en direction du chandelier pour poser quelques graines de coupos pour ses chiroptères chouchoutés, un groom s'avança vers Hecatoncheir, suite au mouvement de lèvres professionnel et discret du Maître d'Hotel.

"Le jour où Raymond visite le Sidéral, il ferme boutique, héhé... "

Les deux Compères étaient à présent conviés à rejoindre une plateforme ronde et illuminée qu'ils partagèrent avec une autre cliente, comment dire... Grande, sibylline, sa longue chevelure brossée et noire comme le jais cachait une partie de son dos nu, partageant la grâce de son corps avec une toilette en dentelle plongeante et distinguée, qui s'accordait à merveille avec son grand chapeau à plumes. Sa jeunesse rivalisait scandaleusement à la fois avec sa candeur diaphane, son port de tête, noble, et ses escarpins brillants à froufrous. Bref, pas un bruit ne vint rompre le silence durant le trajet. Encore tout sourire du regard amusé de la demoiselle, le mog oublia un instant qu'ils étaient arrivés à destination et qu'ils lévitaient à présent devant la porte d'une des Cabines du Vaisseau. Franchement, Pili était bien incapable de dire par où ils étaient passés, et bien qu'il connaissait les lieux, tous les couloirs se ressemblaient...

(De toute façon, une fois que tu as compris que ce bouton au mur sert à appeler l'ascenseur, tu te sens moins perdu...)

Monsieur Schwann avait réservé la Chambre 9, c'était marqué sur la porte en chêne coulissante à vérin hydro-dynamo-quelque chose, c'était aussi marqué sur la brochure de présentation de toute façon et n'avait pas grand intérêt pour la suite de l'histoire. Mais l'auteur tenait à préciser, pour marquer l'ambiance, à quel point le décorateur avais pris soin de mêler le rustique et le moderne dans ce palace au charme exotique. La porte s'ouvrit, laissant apparaître une soubrette, plumeau en main. Bien vite, son petit grain de voix fluet berçait le mog et lui racontait comment on venait de leur préparer à chacun un bain aux Herbes de Gaza et à l'huile vierge de noix de coubo et qu'en plus, on leur avait préparé sur le pouce un petit amuse-bouche avant de passer à table. Et effectivement, maintenant que Pili se prélassait dans un bain "Boucle d'or" (la température était vraiment idéale), il constatait, en salivant, que ses trois croquettes aux champignons et sa coupe de jus de fruits frais ne suffirait pas à combler son appétit. Vraiment, le Maître d'Hotel avait l’œil pour vous deviner du premier regard et le chef de cuisine savait jouer avec les organes et les papilles. Ce fut donc tout naturellement qu'il sortit discrètement 3 billets de 20 gils, à l’effigie de Moogle, pour les donner, tel un ninja  dans l'ombre et dans l'anonymat le plus complet, à la Soubrette lorsqu'il quitta sa salle de bain. Avec les 2 autres billets qu'il avait aussi donné au Groom sans que personne ne le vît, il se félicita mentalement, fier d'avoir réussi. Il fallait préciser qu'il ne comprenait toujours pas pourquoi la totalité des clients jouait à ce petit jeu qui consistait à tendre discrètement des billets aux employés de ce palace mais il trouvait çà très distrayant et éducatif, malgré le coût.

Et alors que Pili rejoignait en robe de chambre sigillée le salon où avait été dressée la table pour le déjeuner, Monsieur Schwann, alors assis dans un fauteuil en cuir, invita Pili en le saluant et lui demandant de ses nouvelles. Le vieux monsieur dont les rides accusaient un âge très avancé était bonhomme, disposait de sourcils francs et d'un regard honnête et bienveillant. Sa grosse pipe et ses moustaches touffues le rendaient caractéristique et sa voix de basse posée imposait l'écoute attentive. Pili lui raconta deux ou trois anecdotes à propos de ses nouvelles aventures fraîches du matin et ne manqua pas de crâner en expliquant combien ses nouvelles peluches étaient fantastiques et comment elles les avaient sortis tous deux, Hecatoncheir, maintenant là aussi, et Pili, d'un mauvais sort.

La conversation allant bon train, les trois pachas furent invités à venir rejoindre leur place à table et déguster les mets qui allaient leur être présentés. Monsieur Schwann, qui malgré une certaine aisance financière avait gardé des goûts simples, avait commandé un bon poulet-frites et une tarte aux fraises, à la bonne franquette. Ce fut donc par un grand éclat de rire qu'il apprécia le menu cité par la Soubrette. Ils commencèrent par un "Coubo-Coubo", sorte de salade aux noix variées et aux épices chatouilleuses, puis un "Poulet dans la Steppe" leur fut servi alors que Undgar expliquait à Hecatoncheir comment observer, la nuit, une étoile particulière qu'il appréciait particulièrement pour ses qualités mathématiques et son homochromie avec l'edoilon Phoenix. Pili ignora le poulet pour se concentrer uniquement sur la steppe faite de frites croustillantes et salées et commenta entre deux bouchées craquantes et étouffées, les dires du Professeur. Ainsi, bien qu'il trouvait aussi remarquable les trajectoires de l'astre, il la constatait trop loin, et cette Steppe trop peu étendue pour un poulet si dodu ! Le rire lourd et puissant du vieux Schwann ponctua la Soubrette, qui, savante, resservit aussitôt le mog. On leur proposa ensuite du fromage, non pas un plateau, mais une desserte entière, étagée par pays, alignée par lait, alors que le Mog et le Professeur s'intéressait à la vie passée de l'Invokeur. Pili sembla intéressé par les contrées sauvages de Spira en ce qui concernait le fromage et par quelques détails champêtres de la vie d'Hecatoncheir.

Le déjeuner acheva son acte final et l'appétit des trois pachas par une délicieuse part de tarte aux fraises luisantes et disposées en étoile, les coquines étant lustrées et reposant sur un lit de mousse légère à la vanille et son sommier de sablé croustillant aux tons subtils des cocotiers d'une île sauvage. Undgar, alors qu'il reprenait une part de tarte, proposa malicieusement aux deux Compères de poursuivre leur digestion "à la bonne franquette, comme le déjeuner en somme...", soit au Spa, soit au Bar, mais en tout cas avec un bon petit digestif de sa région, dont il avait justement une bouteille dans sa réserve personnelle et qu'il jugeait nécessaire de servir pour fêter leur rencontre. Et de toute façon, il insistait. La Soubrette leur rappela qu'il y avait aussi en ce moment une exposition sur de jeunes peintres de tout Hemera à l'étage supérieur,  que la Terrasse venait d'être réaménagée et que dans l'après-midi même, un couple de moombas allait y être relâché. La Terrasse avait désormais, en plus de son Bar et de sa vue à couper le souffle, une autre piscine, une seconde chute d'eau artifielle, un atelier bonzaï, une boutique souvenir et un jazz band de Spira Nord. Mais là encore, tout était marqué dans la brochure que lisait maintenant Pili.

Il y avait aussi un encart sur le Spa et son vivarium, le chimpanzé barman et son Bar ouvert sur le ciel ainsi que la Formule "Découverte" avec sa visite guidée et son parcours relaxant sur le thème de l'art du thé à travers les continents. Tout çà était de toute façon sur la brochure que Pili tendait à Hecatoncheir, espérant bien que lui arriverait à faire le choix. Le mog avait l'air enjoué à l'idée de voir les moombas mais le Professeur lui rappela qu'ils pourraient aussi s'affronter comme des bêtes dans une partie furieuse de Moggô pendant que le chimpanzé ouvrirait sa bouteille de digestif. Mais les deux amis laissèrent Hecatoncheir décider de la suite du programme. Après ce repas, un peu de repos était bien venu, et l'éventail des possibles était surprenant. Non, vraiment, il n'avait rien à redire, le Sideral savait y faire et ce nouveau billet glissé sous l'assiette montrerait à quel point le mog était content du service...

(Ah je viens de comprendre, en fait !)

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MessageSujet: Re: A l'enseigne de la fille sans coeur, une nuit sans lune, un mog sans argent et un homme sans age...   Sam 2 Mai - 22:14

======================
Pili dépense 100 gils pour la restauration à 100% HP-MP d'Hecatoncheir et lui (le pourboire est pris dans tes "gils fictifs").
Gains: +150 gils [Pili], +100 gils [Hecatoncheir]
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Images dessinées par la plus belle des étoiles: sa galerie
Kit by Nephilim

Merci à vous deux!
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MessageSujet: Re: A l'enseigne de la fille sans coeur, une nuit sans lune, un mog sans argent et un homme sans age...   Dim 24 Mai - 18:17

D'après Pili, leur hôte vivait dans au sein d'une ville d'un autre univers. Ce fut du moins ce que pensa Hecatoncheir, car il ne connaissait pas vraiment les autres mondes. Deling City restait donc un point d'ombre qu'il tâcherait d'éclaircir par la suite. Il s'agissait certainement d'un érudit, puisqu'il observait les étoiles et les étudiait ainsi que de nombreux autres domaines. L'invokeur n'eut aucun doute quant au fait qu'il s'apprêtait à rencontrer un homme tout à fait honorable féru de voyages. Il quittait tranquillement la limousine, s'interrogeant sur l'étrange et chaleureux accueil de l'équipage. L'homme aux bandelettes marchait à pas hésitants sur le tapis rouge, craignant de le salir avec ses sandales souillées. Il pressa pourtant le pas et perdit toute délicatesse lorsqu'il aperçut la serre, s'empressant de la rejoindre malgré ses blessures. Comme s'il se trouvait en pleine nature, le sage huma l'air pour s'emplir les narines de chaque odeur.

Ses yeux se posèrent brièvement sur quelques papillons en vol avant que l'homme à la chevelure bleutée ne s'approche des plantes. Un sourire béat illuminait son visage, bien que celui-ci soit masqué sous ses bandages. Ses yeux dévoraient avidement chaque couleur avec candeur. Fasciné par cette nature luxuriante, il semblait incapable de s'exprimer convenablement. Hecatoncheir s'extasiait devant la splendeur et le parfum, fort et proche de celui d'une noix de coco, d'une délicate orchidée aux pétales pourpres. Il lui fallut quelques secondes pour réagir lorsque son camarade lui indiqua ces étranges échassiers au plumage rose. L'érudit n'en avait jamais vu de telle sorte auparavant et imita le mog, saluant nonchalamment les volatiles. Il fut par la suite intrigué par quelques oiseaux colorés au bec courbé tandis qu'il observait quelques peintures. La boule de poils disparut un instant et un jeune homme chiquement vêtu s'approcha de lui pour le guider. Il fallait bien avouer que malgré son admiration pour le lieu, il restait incapable de se repérer à l'intérieur du Sidéral.

Lorsqu'ils arrivèrent enfin à destination, l'invokeur ne refusa pas le bain jugeant que celui-ci le relaxerait après tant de péripéties. Il n'hésita pas à retirer ses bandages et ses fripes, s'immergeant totalement dans cette eau chaude et parfumée. Le comble de l'extase fut toutefois lorsqu'on lui mena un plateau étincelant sur lequel se trouvait une assiette contenant quatre bouchées aux crevettes accompagnées d'une sauce orangée qu'on lui présenta comme du curry. Fraîches, légères et délicatement assaisonnées, elles stimulaient son appétit plus qu'elles ne le rassasiaient. À sa sortie de la baignoire, un verre de lait glacé l'attendait. Il eut l'occasion de constater que ses vêtements avaient été soigneusement lavés. Les douces fragrances qui s'en dégagèrent le poussèrent à complimenter mentalement la lavandière, qui devait être une personne talentueuse. Sans se presser, Hecatoncheir rejoignit finalement le salon à son tour pour y rencontrer le généreux hôte. Par respect, il se présentait, un peu penaud. L'ambiance lui permit toutefois de se détendre très rapidement. Malgré le faste de sa suite, Undgar Schwann était un bon vivant qui savait animer une conversation.

L'érudit eut finalement l'occasion de l'interroger sur son lieu de vie avant qu'ils ne soient conviés à entamer le déjeuner. Il engloutissait voracement l'entrée, raffolant tout particulièrement des noix. Il n'en restait pas moins attentif aux paroles des convives, en particulier le discours sur cette étrange étoile qui rappelait les couleurs chatoyantes de Phœnix. L'invokeur ne put s'empêcher d'évoquer la lune rouge et les observations qu'il avait faites à son sujet à une époque reculée. Des assiettes de ne tardèrent pas à être disposés sur la table. Hecatoncheir ne put s'empêcher de dénoter à haute voix les similitudes et les différences entre les pommes de terre cuites dans l'huile de puluche et les fameuses frites. Il ne se faisait néanmoins pas prier pour terminer goulûment son assiette et sembla tant replet qu'il fut incapable de se servir un quelconque morceau de fromage. Gourmand, l'homme à la chevelure bleutée ne put pourtant pas s'empêcher de goûter à la tarte aux fraises avec parcimonie.

Ses deux compères le poussèrent un choix qui lui sembla particulièrement difficile. À cet instant précis, il avait totalement oublié la reine et toutes les questions qui lui brûlaient la langue. La vie de palace se voulait si attrayante qu'elle lui faisait tourner la tête tandis que ses discussions avec Undgar le propulsaient directement dans les étoiles. L'espace d'un instant, Hecatoncheir crut qu'il se trouvait en plein rêve. Claire les avait sûrement assez amochés pour qu'ils perdent conscience et se laissent plonger dans un coma empli de fantasmes plus doux les uns que les autres. Après consultation de la brochure, il finit toutefois par répondre sur un ton enjoué dans lequel on constatait un peu de curiosité.


- Le bar en terrasse !

L'invokeur ne comprenait pas la moitié des propositions qui s'offraient à lui, choisissant naturellement l'option qui leur laissait plus de choix quant aux activités. Les clapotis de l'eau de la cascade artificielle mêlés à la douce chaleur de l'astre du jour rendaient l'ambiance du lieu étrangement relaxante. On s'y sentait en pleine nature avec en prime le confort qu'apporte le mobilier et la qualité irréprochable du service. Il contempla le ciel un bref instant, se sentant comme dans un véritable cocon. L'homme aux bandelettes s'installait alors sur un siège face au bar. Il n'avait qu'à tourner la tête de côté pour voir clairement ce qui serait certainement l'espace réservé aux moombas. Hecatoncheir ne manqua pas d'ajouter qu'il ne cessait d'être surpris par ce que le progrès offrait aux générations futures, ajoutant avec une pointe d'émotion qu'il s'estimait heureux de voir tout ceci de ses propres yeux. S'ensuivit un discours élogieux sur la fusion des mondes tandis que le chimpanzé servait habilement trois verres du fameux digestif de Dol, sorti de la réserve personnelle d'Undgar.

Le sage d'une autre époque fit ensuite dériver la conversation sur le Moggô, cherchant à s'informer quant à l'histoire et aux subtilités de ce jeu. Un tintement et une douce voix féminine ne lui permirent cependant pas d'obtenir les réponses à ses questions. L'annonce invitait le public à se rendre, dans le calme et la bonne humeur, en terrasse pour y observer l'arrivée des deux nouveaux résidents permanents du Sidéral. Ces deux petits léonins arboraient un pelage aux teintes rousses, rappelant vaguement les couleurs d'un brasier et se comportaient de manière surprenante. Tout comme les voyageurs, ils observaient les personnes présentes avec un regard curieux. L'un d'entre eux sembla même saluer les spectateurs en levant ses deux pattes avant en miaulant. Hecatoncheir ne put s'empêcher de se lever pour s'en approcher le plus possible, invitant ses camarades à le suivre, verre à la main.
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MessageSujet: Re: A l'enseigne de la fille sans coeur, une nuit sans lune, un mog sans argent et un homme sans age...   Dim 24 Mai - 22:00

Pili
Pili était tout content à l'idée d'aller voir les moombas. Il se dandinait sur la route et expliquait à l'Invokeur qu'ils venaient de Dol, tout comme Undgar et qu'ils étaient roux, tout comme Undgar. Installés au bar, Pili continuait d'égrainer les ressemblances entre les moombas et monsieur Scwhann et refusa le digestif pour un verre de lait chaud saupoudré de noix de koupo et de chocolat. Pili avait demandé la même chose, la veille, à Raymond. Et alors que le chimpanzé exécutait un lâché de shaker arrière avec réception sur les pattes arrières avant de servir Pili, Raymond, lui, s'était contenté de renifler sa morve et tenter une vieille blague sur les vaches et le chocolat. Pili le répétait encore :

"Non vraiment, qu'est-ce qu'on est bien ici !"

On invitait alors les passagers à aller admirer les bestioles à fourrure alors que Pili sortait le manuel, volume 1, des règles du Moggô. Il le rangeait de suite et imitait Hecatoncheir, son verre en main. Lui aussi à présent regardait les deux félins découvrir les joies de la séquestration paradisiaque et de l'attention massive et émerveillée des badauds. Monsieur Scwhann préféra son digestif et la compagnie du chimpanzé et resta au loin, ne manquant pas de ponctuer par un énorme rire lorsqu'il comprit que Pili venait de découvrir que son téléphone faisait appareil-photo.  Une petite fille s'était approchée, toute mignonne et avait demandé à Pili si elle pouvait faire une photo avec lui. Il avait accepté et lorsqu'elle prit son cliché avec son téléphone, il fut ahuri et émit quelques "coubos" de joie en comprenant que son téléphone aussi avait une caméra intégrée. Et c'était parti...

*Clic*

Pili prenait en photo Hecatoncheir qui regardait les moombas, la photo était floue, on ne voyait que la main de l'Invokeur et les narines de la femelle. *Clic* *Clic* *Clic* Pili prenait maintenant une rafale de moomba... *Clic* La petite fille expliqua rapidement à Pili comment ça marchait et *Clic*, un auto-portrait réussi ! Un autre *Clic* et voilà un nouveau selfie, avec Hecatoncheir en arrière-plan, le regard perdu dans celui d'un moomba avachi... Maintenant qu'il avait saisi l'affaire, Pili insista pour que l'Invokeur, l'Astronome, le Mog et le Chimpanzé immortalise le moment. Une serveuse se proposait naturellement pour prendre le cliché et la fine équipe se trouvait alors devant le bar à ciel ouvert. Tous un verre à la main, hilares ou détendus, dans un palace flottant, cette photo serait la preuve du sérieux de son enquête, Pili en était convaincu.

Sur les demandes de Monsieur Scwhann, on installa un échiquier de Gô et on fit apporter ses pièces de sa chambre. Pili proposa à l'Invokeur de les regarder jouer, tout en feuilletant le tome 1, s'il était intéressé. Il en sortit ce qui suivit : Le Moggô était en tout point semblable au Gô, se comportait parfois comme les échecs, parfois comme les Dames, était entrecoupé de joutes verbales amusantes ou de rires puissants et carnassiers. Chaque joueur avait ses propres pièces et il était très rares d'en trouver de nouvelles. A la fin de la partie, le gagnant remportait une pièce de choix, ou deux s'il faisait "Echecoubo en Double sur la Reine". Les pièces étaient des petits disques en bois coloré, Undgar avait des pièces blanches, Pili des violettes et de ce que comprit Hecatoncheir, le mog venait de perdre et de se séparer de son Chocobo de Guerre, une pièce très rare...

Le déjeuner tardif, la visite en terrasse et la partie avait entamé l'après-midi au point que le ciel rougeoyait maintenant. Pili regarda Hecatoncheir et s'excusa de lui avoir fait perdre autant de temps. Undgar prit les choses en main et alors qu'il saluait les deux Compères, on préparait déjà la limousine pour eux. Aux portes du palace, alors qu'Hecatoncheir, Pili et une peluche Moomba grandeur nature partageaient la limousine, Undgar conclut leur entrevue de façon énigmatique :

"Pili... Le mois prochain, je dois me rendre sur l'Orbital, j'aurais besoin de tes services..."
"Tu connais la règle, Undgar !"

Tout sourire, le mog tapota l'épaule du Chauffeur, le même que lors de leur arrivée, et la porte de l'hovercraft classieux se referma en douceur sur le regard bienveillant du vieillard...

"Oh et Pili ! J'ai pris soin de t'ouvrir un compte à ma banque, voilà ta carte de crédit !"

Pili regarda ce bout de plastique, pas très convaincu, puis le rangea dans sa poche sans autre procès. L'Hovercraft se posait bientôt tranquille devant les portes du château d'Alexandrie et alors que Pili sortait du véhicule, il confia à Hecatoncheir :

"Je suis inquiet pour Undgar... Regarde..."

Il tendait son téléphone et montra les photos qu'il avait pris plus tôt. Innocentes à première vue, Pili zoomait et montrait dans le fond toujours le même homme, discret, le regard insistant sur Undgar. Sur la troisième photo, on le voyait carrément de face, il semblait menaçant et déterminé, ses yeux noirs s’accommodaient avec ses cheveux longs et plaqués et donnaient presque la frousse. Pili chuchota alors :

"Il faut que tu saches deux choses : Un, je suis imbattable à ce jeu, et deux, le Chocobo Guerrier est une pièce unique. Elle est fourrée à la noix de koupo, n'importe quel mog peut la sentir. Undgar est entre de bonnes mains pour le moment, t'inquiète ! Mais j'aimerais beaucoup que tu m'aides à comprendre ce qui lui arrive..."

Comme de rien, Pili rangea son téléphone et sifflota en s'approchant des portes du château.

"En attendant, nous avons une Reine à rencontrer. Après vous, mon cher Invokeur de feuilles mortes !"

*Kweee*

Le Mog souffla dans un sifflet doré puis changea de vêtements comme un transformiste, changeant le peignoir du Sideral par des habits plus de situation, un petit kimono en soie taillé sur mesure et de jolies tongs toutes neuves. Au loin, arrivait en laissant derrière lui une traînée de poussière, un éclair blanc à plumes, tout petit et gazouillant. Il fonça droit sur le mog qui l'esquiva sans grand mal, fit un tour vers les deux lanciers qui gardaient la porte, vint sentir les bandelettes d'Hecatoncheir et refit encore un tour en laissant quelques "kweee" sur son passage. Encore tout excité, le Chocoussin tout blanc et duveteux, piaillait gaiement en s'arrêtant devant Pili. Oui, il était un gentil chocobo et oui c'était le plus beau, çà, tout le monde le savait et le mog ne manqua pas de le lui rappeler en le serrant autour de ses bras.

"Comme à la maison, Coco, hein ! Tu me refais pas le koupo de la dernière fois ? Si tu es sage, tu auras un chocolégume de ton choix qu'on ira chercher chez le fermier que tu aimes bien !"

Au mot chocolégume, le chocoussin blanc s'immobilisa complètement comme s'il avait compris. Mais ne voyant pas sa friandise arriver, il se mit à bouder, partit picorer près d'Hecatoncheir et se mit à le suivre dans le moindre de ses mouvements...

(Il boude mais au moins, il va avancer, hihi...)
Pour 'Caton:
 
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Crystal
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MessageSujet: Re: A l'enseigne de la fille sans coeur, une nuit sans lune, un mog sans argent et un homme sans age...   Ven 26 Juin - 9:05

Winry vient de Dol - Plaines d'Esthar
=============================
Un hélicoptère en approche du plateau d'Alexandrie. Petite escale avant de rejoindre l'Orbital pour y déposer le Dr Jefferson. À son bord, une jeune fille qui a été emmenée plus ou moins de force, sans qu'elle ne puisse vraiment dire quoi que ce soit. De toute évidence, le Dr Jefferson a remarqué quelque chose chez elle qu'elle a envie d'étudier, et dans la mesure où elle n'avait pas envie de la laisser en prison ou en laboratoire pendant la durée du congrès, elle avait jugé bon de la prendre avec elle. Surement pour éviter de l'effrayer, malgré tout on ne pouvait pas dire qu'elle s'y était pris correctement!

Peut être que Winry voudrait savoir pourquoi on l'emmenait ainsi, si elle avait posé des questions pendant le trajet, le Dr Jefferson était restée muette.

Lorsqu'ils se posèrent, les borgs d'Esthar descendirent pour faire quelques réglages sur l'appareil, il fallait refaire le plein, mettre un camouflage sur l'hélicoptère pour ne pas qu'il effraie la population de Héra, et tout cela prenait du temps. Le Dr Jefferson s'était endormi pendant le trajet, et au final il n'y avait plus personne pour surveiller Winry. La jeune fille pouvait donc en profiter pour s'enfuir, mais il fallait qu'elle fasse vite! Heureusement pour elle, un peu plus loin, un mog semblait bien connaître le coin et se préparait à rendre visite à la Reine.. sauf qu'étrangement, l'arrivée de l'hélicoptère semblait avoir effrayé son compagnon de route - qui avait pourtant vu pire depuis qu'il connaissait le jeune mog!

Les deux compagnons venaient de se perdre de vue, mais Pili ne devait pas être trop inquiet puisqu'il avait laissé un espion auprès de son ami invokeur, peut être qu'ils se retrouveraient plus tard, qui sait?



Spoiler:
 



Images dessinées par la plus belle des étoiles: sa galerie
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Merci à vous deux!
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MessageSujet: Re: A l'enseigne de la fille sans coeur, une nuit sans lune, un mog sans argent et un homme sans age...   Dim 28 Juin - 23:34

Spoiler:
 


Le calme était revenu sur les plaines. Cependant, j'étais encore trop concentrée sur le moomba pour faire attention aux bruits de pas qui arrivaient droit sur nous. Au dernier moment, je me relevais, rapidement suivis par Malachi. Tous deux, nous scrutions autour de nous pour essayer de distinguer d'où pouvait provenir tout ce bruit. Je sentais mon cœur battre à tout rompre dans ma poitrine. Si c'était un autre braconnier, nous aurions pas mal de problèmes pour nous en sortir.

Il me semblait apercevoir quelques mouvements du côté des quelques arbres qui se trouvaient proches de nous. C'était aussi le seul endroit où il était possible de se camoufler dans ces plaines. Comme pour confirmer mon impression, une jeune femme sortait de sa cachette, une arme braquée sur nous.

Je ne connaissais que très peu les armes à feu, mais on pouvait facilement comprendre que cette femme ne savait pas s'en servir correctement. Bien qu'un nouvel individu nous menaçait une fois de plus, je soupirais de soulagement. Elle avait beau être armée, elle n'avait pas vraiment l'air d'être dangereuse. Ses cheveux roux étaient attachés à l'arrière de son crâne grâce à une queue de cheval. Ses petits yeux quant à eux, étaient cachés par une fine paire de lunettes. Elle avait l'air maladroite et de manquer de confiance. Pourtant, la blouse blanche qui recouvrait ses vêtements laissait entendre que cette femme était une scientifique.

Je lançais un regard entendu à mon partenaire. Elle n'était certainement pas là pour nous. La jeune rousse en profita pour sortir quelque chose de son manteau. Une sorte de boîte étrange que je regardais avec interrogation. Doucement, elle s'approchait de Malachi, je plissais les yeux, soudainement méfiante. Elle avait toujours son arme en main et je ne préférais pas qu'elle soit trop proche de nous.

- Un SeeD hein ? Je vois...

Un SeeD ? Je n'avais aucune idée de quoi elle parlait. Pourtant, tout d'un coup, elle donnait l'impression d'en savoir beaucoup plus que moi sur Malachi alors qu'elle venait de débarquer. Un étrange bruit brisa le silence apaisant des plaines. La jeune scientifique, après avoir rangé son arme releva ses yeux vers le ciel. Un hélicoptère était en train de foncer droit sur nous. C'était la première fois que j'en voyais un pour de vrai. Je ne pouvais m'empêcher de regarder son atterrissage avec fascination et émerveillement. Comment les humains avaient-ils réussi à faire voler quelque chose d'aussi massif ?

Après quelques minutes, une sorte de borg s'avançait vers nous. Sa voix était étrange, électronique, inhumaine. Encore une fois, c'était la première fois de ma vie que je voyais quelque chose comme ça. Il indiqua différentes choses à la scientifique, qui nous invita à la rejoindre pour des soins. Personnellement, pour moi cette femme n'avait rien d'une menace et je ne pouvais pas dire non à quelques soins. Toutefois, avant même que je ne puisse me concerter avec Malachi, le borg nous entraînait dans l'hélicoptère avec le moomba.

Décidément, ma rencontre avec le petit blond me faisait vivre énormément de choses. Immédiatement, l'appareil se retrouvait dans les airs, ne nous laissant aucune échappatoire. La jeune femme ne semblait pas vraiment être intéressée par mon partenaire et moi-même. Pourtant, après avoir tapé plusieurs choses sur son appareil, elle nous adressa de nouveau la parole.

- Toi, tu vas rédiger un rapport sur l'attaque de ce moomba pour ton école... on te dépose à Esthar rapidement avec lui pour qu'il se fasse soigner. Quant à toi, tu viens avec moi.

J'écarquillais les yeux. Pourquoi étais-je obligée de la suivre ? Partir avec Malachi me semblait une bonne solution. Néanmoins, je sentais que je n'avais pas réellement le choix. La jeune femme m'observait avec ses petits yeux pendant de longues minutes comme si elle rêvait de m'étudier. Je touchais mes cheveux nerveusement. Qu'est-ce qu'elle pouvait bien me vouloir ?

Nous ne nous étions pas vraiment éloigné de la ville. Malachi fut donc très rapidement déposé sur terre avec le moomba. De nouveau livré à lui-même, je l'observais depuis mon siège attendre que nous décollions de nouveau. Je fronçais les sourcils avant de lui faire un rapide geste de la main pour lui dire au revoir. Nos chemins se séparaient-ils déjà ? Ce garçon avait été le premier avec qui j'avais passé autant de temps sans ma mère. Il resterait gravé dans ma mémoire longtemps. Je reportais mon attention vers la rousse. Toujours derrière son ordinateur, elle ne cessait de pianoter différentes choses. Je n'avais aucune idée de l'endroit où nous nous rendions. Pourtant, j'étais certaine que si je posais une question, cette femme ne me répondrait pas.

Cela faisait maintenant plusieurs heures que nous étions en vol. J'étais sur le qui-vive. J'avais remarqué que nous étions passé par dessus un océan, cela signifiait que j'avais quitté pour de bon ma terre natale. Mon cœur s'était serré. Il n'y avait plus aucun moyen de faire demi-tour maintenant.

- Où m'emmenez-vous ?

C'était la première fois que j’ouvrais la bouche depuis notre départ. Le Dr Jefferson releva quelques secondes ses yeux de son écran avant de m'ignorer royalement. Je soupirais. C'était bien ce que je pensais, je n'obtiendrais aucune réponse de cette femme. Cette dernière avait beau ne pas paraître dangereuse, je ne me sentais pas en sécurité avec elle. Je commençais déjà à réfléchir à comment je pourrais me sortir de cette situation, en vain.

Finalement, l'hélicoptère se posa de nouveau sur le sol. Je n'avais aucune idée d'où nous étions et j'étais plutôt effrayée. Je remarquais que mon sac était posé dans un coin. Les borgs qui étaient à bords descendirent tous de l'appareil. Grâce aux différents bruits que je pouvais entendre, je compris qu'ils faisaient des réglages ou du moins réparaient quelques trucs. Je regardais en face de moi, la scientifique dormait profondément depuis pas mal de temps. Je plissais les yeux avant de me détacher le plus doucement possible. Il était temps de partir. Je m'étais à profil mes talents de chasseur pour me déplacer le plus silencieusement vers le fond de notre moyen de transport. Je récupérais mon sac et en esquivant les regards des borgs, je me dirigeais vers un coin à l'abri des regards.

Je venais d'arriver en plein milieu d'une ville. La deuxième que j'allais visiter. Tout semblait si différent d'Esthar que je sentais la panique tétaniser peu à peu mes membres. Je devais rester forte, l'inconnu ne devait pas me faire peur. Je me posais dans un coin pour essayer de me calmer et observer ma situation. Je venais de débarquer dans un lieu complètement inconnu et je n'avais pas la moindre idée de ce que je pouvais faire. Ce fut à ce moment-là que je remarquais quelque chose qui m'était familier. Une boule de poils était en train de voler tranquillement. Un mog. Presque identique à celui qui avait fait m'avait fait une farce un peu pus tôt en me rendant chauve. La colère prit le dessus sur toutes mes inquiétudes. Je me doutais que ce mog n'y était pour rien, mais j'avais besoin d'explications.

Tous mes sens étaient en alertes. Je ramassais un bâton avant de sortir une de mes dagues. Sans un bruit, je traquais ma proie pour m'approcher le plus près possible. J'étais concentrée comme jamais, j'en oubliais presque que je venais de me faire enlever. Une fois assez proche du mog, j'étais cachée derrière deux grosses caisses. Je me servais de mon bâton pour attirer son attention, d'un geste rapide, je lui touchais son dos entre ses ailes.

Le mog se tourna vers moi. Les yeux perçants, un air sérieux et ma dague juste devant mon visage, je lui ordonnais de se taire et de se diriger vers la ruelle sur notre droite. A mon plus grand bonheur, il s'exécuta sans broncher. Je lançais un dernier coup d’œil à l'hélicoptère et je pénétrais à mon tour dans la rue.

Je serrais les dents. J'avais envie de me venger sur ce mog, mais je savais que ce n'était pas celui qui m'avait posé problème. Je tentais de respirer calmement pour ne pas être trop agressive et lui faire peur. Au final, les mogs n'étaient que des boules de poils volantes.

- Toi là ! A cause d'un mog comme toi j'ai eu des problèmes. Aide moi à le retrouver.

C'était peut-être la demande la plus débile du monde. Mais c'était le seul moyen que j'avais trouvé pour retourner chez moi. Ou du moins.. sur Dol. Je doutais que ce lieux puisse m'aider dans ma quête de réponses. Pour le moment, ce mog me semblait être le seul en mesure de m'aider, bien qu'énervant, ils étaient de bons messagers.

- Je m'appelle Winry, je viens de Dol.

Bonjour la fille qui ne sait pas ce qu'elle veut. Je le menaçais et voilà que je me présentais comme si de rien n'était. Pourquoi ma mère ne s'était pas plus attardée sur mes problèmes à gérer des relations ? Etant toujours en position d'attaque, je me redressais doucement pour essayer de paraître plus avenante. Mon but était qu'il me vienne en aide. Ma hantise envers ces petites bêtes devait se mettre de côté un moment.
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MessageSujet: Re: A l'enseigne de la fille sans coeur, une nuit sans lune, un mog sans argent et un homme sans age...   Lun 29 Juin - 18:46

Pili
"Oh regardez là bas ! Un hélicouboptère !"


Pili regardait cette immense appareil de taule et de boulons, émerveillé. C'était le clou du spectacle. Comme il avait bien fait la veille de bloquer tout le port. Grâce à çà, il avait rencontré Hécatoncheir, s'était baladé dans le ciel et en plus il avait mangé comme un petit goret et s'était bien reposé, une nouvelle peluche ornait sa collection et comble du bonheur, un hélicouboptère ! Non, vraiment cette journée avait été excellente et Pili voulut alors partager ce moment intense avec son compagnon mais il constata que ce dernier avait pris peur et fuyait au loin, poursuivi gaiement par Coco...

(A coup sur, il a des chocolégumes dans sa poche...)

Pili haussa les épaules puis croisa les bras, face aux deux gardes de la Porte du Château. Les deux parties se jugèrent du regard un bon moment, puis lassé, le mog se dandina légèrement en direction du Parc du Goéland d'Argent mais au détour de la première ruelle venue, Pili fut embusqué, directement charmé par cette jolie brindille d'humaine. Même menaçante, avec sa dague et son bâton, Pili la trouvait fort agréable. Ce fut avec un naturel presque gentilhomme, il insista pour passer en premier, qu'il accompagna la jeune Winry Oswell. Elle lui expliqua ses malheurs, se présenta et Pili lui sourit en retour avec toute la compassion qu'il pouvait exprimer.

"T'as parié sur le mauvais chocobo, Winry... moi c'est Pili, pas Tuala ! Je sais qu'on se ressemble tous les deux mais non ! Héhé ! En revanche, tu as un bon pressentiment, je suis effectivement mandaté pour recevoir les plaintes des clients. Et par avance..."

Protocolaire, Pili toussota, chuchota deux trois fois dans sa barbe son discours, puis s'élança :

"La Mog Poste vous présente ses plus humbles excuses, mademoiselle Winry. Nous comprenons fortement les désagréments d'une telle situation et nous voulons que vous sachiez que nous allons nous assurer dès à présent de votre soulagement. Si vous voulez bien nous suivre..."

Pili conclut pour une courbette, dégaina son téléphone et et presque tremblant, égraina ses simples mots : "Code rouge, on a un client en SAV, je répête, Code rouge, on a un client en SAV, terminé !". Puis reprenant un sourire indécent, il prit une posture un peu courbe et invita la demoiselle à le suivre.

"Dès que nous serons à mon bureau, j'écouterai votre plainte avec attention ! Après vous..."

Ici, on ne plaisantait ni avec les voleurs à la tire, ni avec la clientèle déçue, et encore moins chez les mogs. Si Pili n'avait pu voir venir la demoiselle derrière lui, elle ne vit pas non plus arriver ce qui suivit. Une diligence express freina dans la ruelle, portée par un chocobo vif et alerte. Le cocher, un mog aussi, tremblait presque en regardant Winry et lorsque la porte s'ouvrit, deux autres mogs dévalèrent le tapis rouge jusqu'aux pieds de la demoiselle. Ce qui suivit ne fut que lancer de pétales de roses fraîches, chansons douces et clapotis de chocobo à travers les ruelles pavées de la vieille Alexandrie. Pili, lui, restait silencieux, et profita simplement du paysage. Arrivés au Bureau de Poste alors que la chanson n'était pas encore terminée, le même petit manège fut orchestré pour l'escorte de la Demoiselle au Bureau des Réclamations. Pili invita Winry à rentrer, puis s'installa derrière son gros bureau en liège mou, sa feuille, sa plume et son encre. Par la porte, les fenêtres et tout ce qui pouvait servir, tous les employés de la poste retenaient leur souffle et observaient la scène. De mémoire de mog, jamais un client ne s'était plaint et il fallait avouer que Pili gardait un sang froid exemplaire.

"Bien, je vous écoute, mademoiselle Winry... Racontez moi tout !"

Expert, il trempa sa plume dans l'encre, la dirigea vers la feuille mais au moment d'écrire le prénom de la cliente, la peur s'empara de son bras et il se mit à flageoler, rendant son écriture particulièrement illisible...


Dernière édition par Pili le Dim 23 Aoû - 18:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A l'enseigne de la fille sans coeur, une nuit sans lune, un mog sans argent et un homme sans age...   Sam 4 Juil - 20:32

Le mog ne semblait absolument pas terrifié ou encore mal à l'aise. Au bout de quelques instants, il se présenta avec un naturel que je lui enviais et me souriait. J'avais du mal à comprendre comment ce petit être pouvait être joyeux ou aimable après mon comportement envers lui. J'avais été menaçante et tout sauf amicale. Il parlait d'une manière étrange, j'avais du mal à comprendre tout ce qu'il me disait et quel était le sens de chacun de ses mots. Qui était Tuala ? Il avait aussi utilisé le mot « mandaté » qui ne faisait actuellement pas parti de mon vocabulaire. Tout de même, j'arrivais à comprendre qu'il pouvait m'aider et que c'était dans ses intentions.

D'un coup, le petit mog paraissait se concentrer et je l'observais sans un mot. Mes sourcils se froncèrent automatiquement lorsqu'il se mit à tousser pour se racler la gorge, j'étais de nouveau méfiante.

A mon plus grand étonnement, Pili, car c'était son prénom, s’excusait au nom du Mog post, qui était quelque chose dont je n'avais pas connaissance. Sa manière de parler était solennel et on pouvait sentir qu'il récitait un discours prés conçus pour ce genre de situation. Tout ce professionnalisme était rassurant et j'étais heureuse qu'il m'invite à le suivre. Je me sentais vraiment mal à l'idée d'être complètement seule dans cette ville inconnue. Grâce à lui, j'allais pouvoir être prise en charge un moment et je pourrais réfléchir à comment me sortir de cette situation autrement. Ses excuses se finirent par une légère courbette qui était certainement là pour appuyer ses mots.

Un objet que je connaissais bien se trouvait dans le creux de ses pattes. Un téléphone, comme celui de Malachi, je repensais un moment au petit blond en me demandant bien ce qu'il pouvait être en train de faire maintenant. Le moomba s'incrusta aussi dans mes pensées quelques secondes après, j'étais vraiment soulagée que cet animal ait pu être pris en charge par des professionnels. Je comptais bien sur Malachi pour s'en occuper correctement. Je reportais mon attention sur la petite boule de poils blanche qui parlait maintenant à son combiné. Il tremblait et j'étais particulièrement étonnée de ce changement soudain de comportement. Pourtant, une fois l'appel fini, il reprenait un sourire poli comme si tout allait bien.

Apparemment, il fallait que je le suive jusqu'à son bureau, je n'avais pas pensé que cette plainte pourrait prendre ce genre de tournure. Une fois de plus, j'allais être embarqué sans vraiment savoir où j'allais finir.
Comme si il avait toujours été là, un étrange moyen de transport inconnu se trouvait juste derrière nous. De là où nous nous trouvions, nous ne pouvions plus distinguer l'hélicoptère qui m'avait mené jusqu'ici, je trouvais complètement fou, qu'en si peu de temps je découvre tant de nouvelles choses. Je me demandais bien quel était le prochain lieu que j'allais visiter et à quoi pouvait bien ressembler un bureau de mog.

Un chocobo se trouvait à l'avant, son œil était vif et comme beaucoup d'oiseaux, il semblait à l’affût du moindre bruit suspect. J'avais envie de passer doucement ma main sur ses plumes soyeuses mais je doutais en avoir le droit ou même le temps. De plus, au contraire de mon précédent voyage, où les personnes qui m'avaient amené jusqu'ici n'avait pas l'air perturbées par leur agissements, le mog qui semblait être le conducteur tremblait comme une feuille sur son siège. Je m'approchais doucement sans vraiment comprendre pourquoi il semblait avec si peur de moi alors que Pili avait su garder un calme royal. Malheureusement, je fus bien trop surprise par les deux petites créatures qui sortaient de notre moyen de locomotion en tirant un tapis rouge jusqu'à mes pieds, pour tenter de deviner ce qui pouvait être effrayant chez moi. Je rangeais ma dague tout en restant sur mes gardes. En ce qui concernait mon bâton, je l'avais tout simplement lâché au sol un peu plus tôt, il ne m'était plus d'aucune utilité maintenant.

Le voyage n'était pas bien long, ni désagréable. Une douce chanson occupait le silence que maintenant le mog qui me venait en aide. J'avais pu m'installer près de la fenêtre pour observer le paysage qui nous entourait. Nous étions repassé devant les borgs qui s'occupaient de l'hélicoptère. Je me demandais si cette femme c'était réveillée. Comment réagirait-elle en découvrant que j'avais disparu ? J'avais du mal à comprendre pourquoi elle avait décidé de me garder et pas Malachi, je ne pensais pas avoir quelque chose de plus que lui. Au contraire, je ne connaissais presque rien de la vie et je pouvais être un énorme poids. Du moins, c'est ce que je pensais.

Nous étions finalement arrivé devant une petite bâtisse toute mignonne. De nouveau, plusieurs mog tirèrent un tapis rouge pour que je puisse descendre. Je me demandais bien en quoi toute cette mise en scène pouvait être utile. J'avais des chaussures, je n'allais pas me salir en marchant directement sur le sol... a moins que ce ne soit le sol qu'ils protégeaient ?

J'étais un peu trop perdue dans mes pensées pour faire réellement attention à tout ce qui m'entourait et aux différentes pièces par lesquelles nous passions. Nous nous trouvions finalement dans ce qui semblait être le bureau de Pili. C'était une salle plutôt sympathique, ni trop grande ni trop petite. Il n'y avait pas énormément de mobilier, juste une sorte de bibliothèque et un bureau. Je l'observais s'installer sur son siège avant de détourner mon attention vers les fenêtres. J'étais particulièrement gênée. Tout le centre semblait être là pour écouter ma plainte avec une panique presque palpable. Lentement, je m'avançais pour m'installer en face de Pili.

- Et bien, j'étais tranquillement dans une rue d'Esthar, c'est une ville de Dol ! Je parlais avec un... avec une personne. Et là, alors que je n'avais rien fait de mal, un de vos semblable est apparût devant moi pour me frapper au visage avec un étrange bâton. Quelques secondes après, j'étais chauve.

Je remarquais que Pili avait du mal à écrire. Son bras tremblait de nouveau et j'avais presque envie de lui dire qu'il n'avait pas besoin de noter ce que je disais. Ma réclamation était-elle si... affreuse que ça ? Pourtant, je décidais de rester ferme. J'avais eu extrêmement peur et je m'étais sentie humiliée par cette créature.

- Ce n'est pas la fin du monde, je sais. Mais on était en plein centre d'Esthar, j'ai eu honte !

J'étais peut-être un peu trop énervée pour ce sujet, mais j'avais réellement envie que ce mog soit puni. Sa blague n'avait pas du tout été drôle et je m'étais vraiment sentie mal.

- Je veux savoir ce que vous pouvez faire pour cette situation. J'aimerais aussi que vous m'indiquiez comment je peux rentrer chez moi.

Même si j'avais vraiment envie de retrouver les plaines d'Esthar qui m'étaient familière. Il était peut-être temps de laisser le destin choisir à ma place. Cette femme, cette scientifique avait voulu me garde pour une raison que j'ignorais. Là était une question qui me trottait dans l'esprit. Ma mère m'avait dit de répondre à mes questions, de partir à la recherche des réponses. Il était temps que j'applique ceci.

Je me relevais pour finalement tourner le dos à Pili. J'étais songeuse. J'essayais de faire abstraction de tous les yeux qui étaient en train de me fixer. Je n'étais pas une bête de foire, on ne pouvait pas m’emmener comme ça juste parce qu'on en a soudainement envie, sans donner de raison. Peut-être que si j'étais restée, j'aurais pu avoir des réponses.

- Est-ce que vous connaissez... Un Docteur Jefferson. Je sais que vous parcourez le monde. Vous êtes au courant pour... un Orbital ?

Je n'avais pas la moindre idée ce que ce voulait dire ce mot. Pourtant, c'était le seul élément que j'avais pour retrouver cette femme. Je voulais avoir des réponses. Je ne voulais plus vivre dans le mystère, ma mère avait déjà trop fait durer cela.


Dernière édition par Winry Oswell le Lun 13 Juil - 13:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A l'enseigne de la fille sans coeur, une nuit sans lune, un mog sans argent et un homme sans age...   Lun 13 Juil - 9:37

Vincent Valentine vient de l'Océan (et se trouve dans l'auberge juste à côté du bureau de Poste)
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KujaPendant que Winry enregistre sa réclamation face au petit mog qui l'a agressée, une ombre se déplace silencieusement dans Alexandrie. La dernière fois qu'il est venu, Kuja avait sorti le grand jeu, sur son dragon blanc, il s'en était pris directement à la Reine dans l'espoir de l'enlever... sauf que depuis, il avait acquis quelque chose qui avait totalement changé la donne... un orbe.

Malheureusement, cet orbe donnait une énigme à laquelle le génome ne parvenait pas à répondre... il ne connaissait que trop peu Héméra, surtout en dehors de Héra, et c'est pourquoi il lui fallait désormais un informateur, ou des informateurs... et qui pouvait être mieux placé pour ça que les mogs?

L'emplacement de la célèbre Mog Poste n'est malheureusement pas connu de tous, mais avec cette fusion des mogs, ces petites boules de poils ont désormais des bureaux un peu partout, et ils étaient donc plus faciles à trouver.
Il se retrouva donc devant l'un d'entre eux, une calèche était devant mais il ne s'en souciait pas. Sous son manteau noir, il était presque méconnaissable, et il entra sans même se soucier de frapper... mais dès qu'ils le virent, les petits mogs prirent la poudre d'escampette et disparurent dans des petites issues de secours


«Vous ne m'échapperez pas...» ils avaient de la chance que Kuja les voulait vivant, sinon cet endroit serait déjà en miettes. Il passa alors la première porte et se retrouva dans le bureau où se tenaient Pili et Winry, cette fois il ne laissa pas le temps à qui que ce soit d'agir, il tendit la main et l'air se fit lourd au point que les deux compères s'endormirent rapidement. Il ne s'intéressa pas à la jeune femme et s'approcha seulement pour attraper le mog sous son bras avec un sourire en coin

«Voilà qui est mieux...» il se retourna et se préparait à sortir, mais d'autres mogs affluèrent en voyant qu'on tentait d'enlever l'un des leurs, mais Kuja les balaya du revers de la main avant de finalement lever le bras vers le ciel

«Puisque c'est comme ça...» il y eut un éclat rouge et un dragon apparut pour embraser tout le bureau de poste! Les mogs se mirent à paniquer alors que tout le quartier risquait fort de prendre feu, mais Kuja partit bien loin, quittant la ville pour rejoindre son dragon blanc afin d'emmener Pili loin d'ici et l'interroger.. il avait intérêt à connaître Héméra comme sa poche celui là!

Du côté du bureau de poste, les mogs se mirent à crier pour attirer du monde

«Aidez-nous! Coubo!! Y'a une cliente à l'intérieur!!! Coubo!!!» rapidement, les habitants s'activèrent pour éteindre l'incendie et tenter de tirer Winry de là, la pauvre était endormie et prisonnière des flammes, mais surement que la chaleur l'aurait au moins réveillée!

========================
Ordre de RP: Zébal - Vincent - Winry. Bonne continuation!



Images dessinées par la plus belle des étoiles: sa galerie
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Merci à vous deux!
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MessageSujet: Re: A l'enseigne de la fille sans coeur, une nuit sans lune, un mog sans argent et un homme sans age...   Mar 14 Juil - 19:41

Zébal YamiSalut, je suis Patrick le Mog. Vous savez le Mog trop bavard du tournoi... Ma vie était banale, j'ai été sélectionné pour être un des partenaires des combattants du tournoi mystère. Jusque là, tout allait bien pour moi. Mais le roi Noir m'y a trouvé et m'a infligé un sort atroce, visible à ma peau beaucoup plus sombre que les autres Mogs. Je suis devenu son valet et si je fais n'importe quoi, ce sort me fait souffrir atrocement. Il m'utilise surtout pour nos pouvoirs de Mogs de se mouvoir rapidement. J'ai même remarqué que je peux influer sur les rêves de certains. Vascaroon, un vieux sage qu'il connaissait de son époque et qui était son conseiller personnel ainsi que Zébal Yami, connu dans l'histoire comme le Roi Noir Zébalga. 

Alors qu'on venait de revenir de Centra et que Zébal nous ait expliqué ses plans pour le futur via son échiquier. La destination était à choisir. Zébal hésitait entre Spira où il devait reparler avec Rin. Avec l'annonce de la Néo Shinra rendue publique et le tournoi mystère qui leur a redoré leur blason, Zébal avait longtemps cherché un moyen similaire pour faire de même. Et, sa rencontre avec Rin était prolifique puisqu'il a été envisagé un nouveau sport qui pourrait avoir l'influence du Blitzball à échelle mondiale. 

Oui, car Zébal avait crée un mouvement contre la Néo Shinra, la Néo Avalanche. En réalité, à part, pour la recherche des cristaux, Zébal se fiche bien du sort de la Néo Shinra. Mais, c'était une aubaine. Etre à la tête de cette organisation lui permettait d'être à la tête d'une armée, un peu à l'instar de la sienne au berceau de l'humanité de Dol. 

Quoiqu'il en soit, nous étions partis à Alexandrie. Zébal cherchait à créer une sorte d'école où il pourrait former des soldats pour sa cause humanitaire. Il y'a pensé en étudiant le cas de la BGU et en constatant que sa cellule de recrutement sur Héra était très faible. On était à l'auberge, ce matin là, mais l'affaire n'avançait pas. Il estimait que cela concernerait certainement une nouvelle pièce de l'échiquier. 
Il donnait ses directives avant cela : 

"Vascaroon, occupes toi de l'opération  "Cousinades". Il faudra s'occuper de récupérer l'orbe des ténèbres, aussi... Toi, le Mog, vois où en sont Lyte et Linoa. Moi je vais me balader.

_________________

Zébal venait de sortir dans la rue. Ce monde était vraiment différent. Alexandrie était pourtant l'une des plus grandes villes mais elle ne semblait pas si développé technologiquement. Un homme encapuchonné retenait pourtant son attention, mais il venait de disparaître derrière une sorte de voiture en bois et de rentrer dans un bâtiment. Après tout, c'était son style de se balader encapuchonné pour pas se faire repérer à l'époque. Là, l'homme était vêtue de vêtement tout à fait normaux. Pour le monde de Dol, en tout cas. 

L'explosion dû à l'invocation d'un dragon et la disparition avec un Mog de l'homme à capuche, alerta les sens du nécromancien. Pas qu'il sentait un danger mais surtout qu'il ne fallait pas qu'il soit, puisqu'il était étranger, mêlé à ce casse. Cependant, son nouveau laquais venait de faire son apparition. 

"Il faut que vous alliez les aider, Kupo ! 
C'est pas tellement mon intérêt, là ! 
Vous en saurez peut être plus sur celui qui a fait ça ? S'il vous plaît, kupopo !

Il avait raison... Peut être était-ce une nouvelle pièce ? 

Zébal était parti vers le bureau de Mog Poste. Les Mogs étaient incapables d'arrêter le feu, même si les pompiers ne mirent pas trop de temps à intervenir. Zébal était rentré pour aider la demoiselle coincé par les flammes et son état de léthargie dans laquelle elle avait été plongée. 

Mmh... mais quelle magie curieuse...

Sans doute, savait-elle qui était à l'origine de cette attaque. Ce genre d'attaque avait souvent lieu quand quelque chose tournait autour des cristaux, ces derniers temps. Peut être une piste ? 

Zébal se voyait mal la porter. Il n'avait pas tellement l'habitude de contact physique, encore moins avec des personnes de l'autre sexe... Autant s'en occuper façon Zébal. 

Zébal utilisait manipulation mentale sur Winry pour lui faire faire un cauchemar afin qu'elle se réveille en sursaut. Une fois fait, il suffirait de sortir d'ici... Ca paraissait presque trop simple !
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MessageSujet: Re: A l'enseigne de la fille sans coeur, une nuit sans lune, un mog sans argent et un homme sans age...   Mar 14 Juil - 22:39

Vincent
Alors que j'ouvre progressivement les yeux et que je me redresse sur le lit, je tente de me remémorer comment j'ai pu atterrir ici. Les bruits alentours et l'état de la pièce indiquent que je me trouve probablement dans une auberge. Un message à peine enveloppé se trouve sur la table de chevet à côté de moi.

Cher inconnu. Nous vous avons trouvé inconscient sur la plage, à côté d'Alexandrie. Vos affaires ont été nettoyées et vous attendent dans l'armoire sur votre droite. Nous n'avons pas osé toucher à votre cape, malgré son état déplorable. Votre revolver a été remis à la propriétaire de l'auberge, n'oubliez pas de lui demander en partant. Tout a déjà été payé. Ma femme et moi espérons que vous vous en tirerez et que vous passerez un agréable séjour ici, à Alexandrie.

Je replis soigneusement le mot avant de le placer là où il se trouvait à la base. Après avoir récupéré mes affaires, je sors de la chambre en prenant soin de la ranger dans son intégralité. La tempête qui nous a emporté nous a tous éparpillés sur Héméra. J'espère que Shifumi et les autres ont pu s'en sortir.

- Oh, voilà le miraculé !


Tous les clients de l'auberge se retournent en me voyant descendre les escaliers. Un attroupement s'organise autour de moi tandis que je continue d'avancer vers celle qui m'a affublé de ce surnom plutôt ironique. Jusqu'à présent, on ne peut pas dire que la chance ait joué en ma faveur. J'aurais très largement préféré avoir de la chance avant que l'on expérimente sur moi toutes ces choses.

- Vous êtes celle qui garde mon arme, je me trompe ?

- Et bien, on ne peut pas dire que la politesse vous étouffe ! Peut-être aurions-nous dû vous laisser mourir de froid !

- ... merci.

La gérante rit à gorge déployée, avant d'aller chercher dans une petite étagère mon arme.

- Vous devriez plutôt aller remercier ceux qui vous ont sauvé. Sara et Lance habitent juste à côté du bureau de poste, vous ne pouvez pas le manquer, il y'a une immense enseigne. C'est à deux pas d'ici !

- Très bien.


Sans ajouter un mot, je me dirige vers la sortie avant de voir pour la première fois la ville d'Alexandrie. A en juger par l'architecture des bâtiments et l'absence de technologie avancée, je dois me trouver sur Héra. Tout y est rudimentaire à première vue, mais ils ne semblent pas avoir besoin de plus pour vivre paisiblement.
J'arpente les rues un peu au hasard, en suivant une ligne droite pour éviter de me perdre dans le cas où je devrais faire demi-tour. Par chance, quelques panneaux indiquent assez précisément où se trouve l'établissement.

Malheureusement, c'est grâce à une immense fumée que je repère facilement l'emplacement du bureau. Les flammes se propagent progressivement, consumant sans mal le bois dont est fait l'édifice.
La foule s'agite et tout le monde tente d'empêcher que le feu ne se propage dans toute la ville. Une fois devant la porte d'entrée, j'observe brièvement les fenêtres pour vérifier que personne ne se trouve encore à l'intérieur. Alors que tout s’effondre peu à peu devant moi, un jeune homme surgit des flammes, entrainant derrière lui une jeune femme qui était aussi coincée.

Une poutre s'écroule au-dessus d'elle au moment où elle tente de sortir du bâtiment en flammes. Sans même réfléchir, je dégaine Cerbère et tire sur l'énorme bout de bois jusqu'à ce qu'il cède et se fracasse en plusieurs morceaux qui tombent à côté de la rescapée.

Je m'avance vers elle pour vérifier qu'elle n'ait rien avant de détourner mon regard en direction de l'homme aux cheveux noirs qui l'accompagne. Il semble indemne et en pleine possession de ses moyens, contrairement à l'autre qui peine à reprendre son souffle. J'observe les alentours pour m'assurer que le feu ne s'est pas étendu sur les résidences voisines. Trouver ceux qui m'ont sauvé risque d'être compliqué, étant donné que les citoyens ont tous évacué la zone.

- Est-ce que vous connaissez les gens qui habitent le quartier ? Sara et Lance ?

Peut-être que l'un des deux aura la réponse.
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Winry Oswell
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MessageSujet: Re: A l'enseigne de la fille sans coeur, une nuit sans lune, un mog sans argent et un homme sans age...   Ven 17 Juil - 23:11

Tout s'était passé à une vitesse inimaginable. J'avais à peine eu le temps de poser ma question que la porte du bureau s'était ouverte dans un fracas assourdissant. Une étrange personne se tenait là. Une longue cape noire recouvrait la totalité de son corps et son visage était à peine visible grâce à une capuche tout aussi sombre. Son arrivée fut accompagnée d'un phénomène dont je n'avais pas l'explication, j'avais commencé à suffoquer, comme si l'air était de moins en moins présent ou du moins, beaucoup plus difficile à inspirer. Je me tournais sur moi-même en essayant de comprendre ce qu'il se passait. Même si mon cœur commençait à sérieusement s'affoler dans ma poitrine à cause du manque d'oxygène soudain, j'avais le temps de remarquer que la totalité des mogs qui nous observaient, avaient disparu et qu'un mouvement de panique agitait la totalité du bâtiment.

Tout mon corps devenait horriblement lourd et je sentais que mes jambes allaient rapidement se dérober sous ce poids soudain. Ma vision était complètement floue et je n'avais plus la moindre salive pour pouvoir hurler de panique. La dernière image qui frappa mon esprit était la forme de cet homme vêtu de noir, qui s'approchait, la main tendue, vers Pili. Puis, l'obscurité totale.

J'étais seule, au milieu d'une forêt qui semblait avoir subi un incendie important. Autour de moi, il ne restait que quelques troncs d'arbres calcinés qui tenaient à peine debout. Il pleuvait des cordes et l'horizon prenait d'étranges formes inquiétantes. Je tournais sur moi-même sans savoir quoi faire, je savais que j'étais en train de rêver, mais c'était différent de d'habitude. Je me sentais contrôlée, je ne maîtrisais pas mes mouvements. J'avançais d'un pas, marchant dans une flaque.

Le décor avait changé. Contrairement au lieu précédent, il faisait beau, une herbe verte et bien grasse tapissait le sol et chatouillait mes chevilles au gré du vent. J'entendais plusieurs chants d'oiseaux différents qui se cachaient dans les feuillages épais des multiples arbres qui m'entouraient. Je pouvais distinguer une colline au loin, mais une énorme goutte, étrangement chaude glissa le long de ma joue. Machinalement, je portais ma main sur mon visage pour l'essuyer. La texture était poisseuse, presque épaisse. Trop pour être de l'eau. Je portais alors mon regard vers mes doigts pour analyser ce liquide. Une trace écarlate brillait aux rayons du soleil. S'en était presque beau. Je restais figée face à cette main, craignant que ce ne soit du sang. Une autre goutte explosa dans le creux de ma main. Je relevais la tête.

Ma mère. Pendue. Blessée et saignant de partout. Sa peau, tâchée par d'étranges marques noires. Le regard vide, figé dans ma direction.

Le noir.

Mon cœur battait vite. Trop vite. J'avais l'impression qu'il voulait s'échapper de ma cage thoracique. J'avais chaud. Mon corps transpirait comme jamais. Je sentais une étrange brûlure au niveau de mon avant-bras, pourtant, il n'y avait pas de feu. J'étais simplement attachée, dans le noir. Un homme, flou, caché par un masque effrayant s'approchait. Il possédait plusieurs couteaux et sans ménagement, il en planta un dans ma cuisse. Brûlure, chaleur, douleur. Ce n'était pas le mal que j'attendais mais je souffrais le martyre.

- Meurt Winry. Meurt.


Lumière. Elle était aveuglante et différente de toute celle que j'avais pu voir dans ma vie. J'étais couchée sur le sol. Un homme se trouvait au-dessus de moi. Il était brun, et la bâtisse en train de brûlée. J'étais réveillée et mon cœur cognait effectivement beaucoup trop fort dans ma poitrine pour que je garde mon calme. Tous mes muscles étaient raides, j'avais les yeux grands ouverts et je respirais à moitié, j'avais l'impression que mon cerveau, ne connaissait plus ce mécanisme. Chaque inspiration me demandait une concentration intense.
Il y avait trop d'éléments perturbants pour que je sache quoi faire. Le Mog Post était en train de céder aux flammes, le toit menaçait de s’effondrer à tout moment, la sortie principale était déjà bloquée par un feu ardent, le bureau où se tenait Pili quelques instants plus tôt était en train de crépiter pour finalement se changer en cendres. Le tapis, proche de là où je me trouvais était entièrement prit par les flammes.

J'observais mon corps, j'avais plusieurs brûlures qui naissaient à différents endroits. Ma cuisse était particulièrement touchée ainsi que mon avant-bras. La chaleur était insupportable, l'air irrespirable et étouffant. Pourtant, l'homme qui était en face de moi semblait calme.

Je me relevais avec difficulté, quand sans un mot, il tourna les talons pour quitter les lieux. Je n'avais pas le temps de me poser des questions sur sa façon d'être et d'agir pour le moment. S'il était là, c'était surement pour me venir en aide. J'avais la tête qui me tournait et je n'arrêtais pas de tousser. La fumée était en train de m'irriter les yeux et ma vision devenait de nouveau flou. Mon sauveur, se dirigeait vers une fenêtre qui était encore accessible. Je ne comprenais pas comment j'avais pu passer à côté d'un élément si important pour ma survie. Il se hissait sans difficulté à l'extérieur et je tentais tant bien que mal de reproduire ses mouvements à l'identique.

Un craquement inquiétant se fit entendre. Je fermais les yeux, effrayée. Ma vision avait beau être trouble, mon ouïe était encore assez développée pour distinguer l'origine de ce bruit affreux. Je me crispais, complètement tétanisée. Je ne m'étais jamais senti aussi faible de toute ma vie. J'avais l'impression que mon existence se résumait à une petite graine qu'on pouvait exploser dans sa main. Malgré tout, ce fut mon instinct qui me poussa à me projeter à l'extérieur du bâtiment. Une détonation avait enclenché en moi un élan de survie d'une puissance inimaginable.Je m'étais écroulée au sol, pouvant observer un énorme morceau de boit éclater en millier de légers fragments après le choc d'une balle, me sauvant d'une mort certaine.

Après un bref instant de perturbation. Je me retournais pour observer autour de moi. L'homme qui m'avait sauvé des flammes était debout à quelques pas, toujours aussi serein. Cependant, une nouvelle personne était en train de s'approcher lentement. Je me figeais tant cet homme était mystérieux et étrange. Une immense cape rouge déchirée habillait son corps. Il avait de longs cheveux noirs qui semblaient être retenus par un bandeau. Son visage n'était que partiellement visible, mais j'arrivais à distinguer ses yeux. Pendant une fraction de seconde, je sentais qu'il me regardait et mon cœur fut pris d'une profonde douleur. Je prenais une longue inspiration, à bout de souffle, bouleversée par l'étrange émotion qui avait parcouru mon corps en observant cet homme.

Je me relevais finalement pour rejoindre les deux personnes qui avaient contribué à ma survie. Mon visage était couvert de suie, mais cela ne me paraissait pas réellement problématique actuellement. Complètement sous le choc, j'ignorais la question de l'homme à la cape ainsi que mes douleurs.

- Vous m'avez sauvé la vie !

Mon regard jonglait entre les deux hommes. Je ne savais pas vraiment ce qu'avait fait le premier pour moi, il n'avait pas dit un seul mot depuis que j'avais ouvert les yeux dans le bureau, mais il avait été là et étrangement, je sentais que sans lui, je ne me serais jamais réveillée. Quant à l'autre, bien que... particulièrement détaché de l'événement, il avait tiré avec une précision telle, que j'avais réussie à me sortir de ce bâtiment sans une égratignure en plus. Je toussais toujours et mes yeux étaient injectés de sang. Mais des larmes de joie roulaient sur mes joues sans retenue.

- Je veux savoir qui vous êtes ! Je vous suis redevable éternellement ! Je souhaite vous remercier, mais des mots ne peuvent pas suffirent... Vous.. je vous aiderais à trouver les personnes que vous cherchez si vous le souhaitez. Vous m'avez tous les deux sauvé la vie... Mon existence vous appartient.

Je ne mesurais absolument pas l’ampleur de mes mots. Je souhaitais simplement leur faire comprendre que j'avais une dette envers eux.  Pour ces deux personnes, je devais plutôt avoir l'air d'une fille un peu perdue, qui promettait des choses dont elle ne connaissait pas l'importance.

Autour de nous la ville était toujours en panique, le feu était de plus en plus dur à contenir et un attroupement se formait autour de nous, mais personne ne semblait avoir le courage de parler.
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MessageSujet: Re: A l'enseigne de la fille sans coeur, une nuit sans lune, un mog sans argent et un homme sans age...   Lun 20 Juil - 16:47

" Je fus assez surpris de voir que Zébal accédait à ma requête et qu'il allait donner un coup de main à la Poste Mog. Mais je pense que c'était plus parce qu'il était intrigué de l'homme encapuchonné. " Patrick le Mog

Zébal YamiLa manipulation mentale semblait avoir fonctionné puisque la jeune femme sortait de sa léthargie. Zébal restait un moment impassible devant elle. En réalité, il y'avait forcément des phrases bateau à sortir. Mais Zébal se ravisa, se releva et s'approcha de la fenêtre, certainement le seul moyen de sortie. En tout état de cause, la jeune femme devrait le suivre. Et un gentleman l'aurait laissé passé devant. Bon, pas là, non... L'issue de secours faillit se dérober d'ailleurs, sous le travail des flammes dévorant le bois et tout matériau inflammable possible. Heureusement qu'un homme, vêtue d'une cape rouge et de vêtements sobres avait eu le réflexe de dégainer son arme, joliment travaillé au passage. 

Décidément c'est la mode du noir, je crois, s'amusait Zébal.

Mais la jeune femme avait repris du poil de la bête et semblait, un peu plus réalisé ce qu'il venait de se passer, zappant tout de même la demande d'informations du tireur le plus rapide de l'ouest de Gaïa. 

"Sauver la vie ? C'est surtout que quelqu'un semble avoir voulu attenter à la vôtre. Qu'est-ce qu'il s'est passé là dedans ?" 

Mais la jeune femme promettait monts et merveilles, les poids dépassaient certainement la pensée. En temps normal, les termes mon existence vous appartient, Zébal les entendait pour bien d'autres raisons plus funèbres. Afin d'éviter à la mort, plus que pour l'avoir évité. 

"Je ne suis qu'un passant, et je n'ai pas fait grand chose. J'aurais pu vous porter dans mes bras, mais je...

" C'était assez rare que je voyais Zébal ne pas savoir ce qu'il disait. C'était la première fois que je le voyais parler à une femme, en même temps... Est-ce qu'il serait timide ? Ah trop mignon ! Dommage qu'il puisse me tuer en un claquement de doigts, sinon je me serais bien moqué de lui, kupo ! " Patrick le Mog


"...j'ai vu que vous vous réveilliez. Voilà...


A vrai dire, des deux personnes, Zébal jaugeait davantage Vincent. Cet homme, qui n'a pas tellement le look de quelqu'un d'ici ou de non-marginal, au passage, était intriguant. Mais ce que voulait Zébal, c'était surtout savoir qui était l'homme à capuche. Un jeune de la cité ? Un homme effrayé par la pluie, ou quelqu'un de bien plus mystérieux ? 

"Et si nous allions nous occuper de vos blessures, cette taverne pourrait nous abriter pour que vous puissiez reprendre vos esprits ? Peut être que des gens sauront qui sont ces Lance et Sara ? On risque de gêner les pompiers de la ville en restant ici...

C'est toujours mieux d'être tranquille pour discuter... Et glâner le maximum d'informations... Et valait mieux éviter d'être pris à partie par la maréchaussée du coin. 

Zébal époussetait donc la cendre de sa tunique blanche, bleue et noire. Celle qu'il utilisait lorsqu'il était "en civil".
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MessageSujet: Re: A l'enseigne de la fille sans coeur, une nuit sans lune, un mog sans argent et un homme sans age...   Sam 25 Juil - 11:16

Vincent
Voir les larmes de la jeune femme couler me prennent au dépourvu. Je ne pensais pas que sauver quelqu'un pouvait le faire pleurer et surtout lui donner envie de nous confier son existence...
L'homme qui semblait l'accompagner n'était en réalité ici que par hasard et l'avait sauvé lui aussi d'une mort certaine à l'intérieur du bâtiment.

- Ton existence est ce que tu possèdes de plus précieux. Ne l'offre pas au premier étranger venu.

J'ai confié mon existence il y'a de cela bien longtemps à une seule personne... et aujourd'hui elle n'est même plus là pour en profiter.

- La taverne... bonne idée.

J'ouvre la marche aux côtés de mes compagnons de fortune et nous arrivons rapidement dans la taverne la plus proche, à quelques centaines de mètres de la regrettée poste d'Alexandrie. Cette ville  donne l'impression d'être revenu des siècles de technologie en arrière sur certains aspects, alors que dans d'autres elle semble parfaitement au point.

L'établissement est quasiment vide, sans doute à cause de l'évacuation qui a fait fuir tout client de la zone. Il reste néanmoins 3 compères dans un coin de la pièce, ainsi que deux serveurs et un barman. Ce dernier s'amuse à faire tournoyer une pièce dans les airs, sans doute par ennui.
Nous nous asseyons et quelques secondes suffisent pour que l'on vienne prendre commande. Je ne prends rien d'autre qu'un verre d'eau, ce qui arrache une grimace au serveur qui pensait sans doute qu'une consommation ne serait pas de trop pour rentabiliser cette journée désastreuse.

- Sarah et Lance, ça vous dit quelque chose ?

- Pfff... Oui je les connais bien ces deux-là. Ils passent souvent par ici. Des marginaux. Vous leur voulez quoi?


- Les voir.

- Il vous sera compliqué de les voir, ils sont partis de la ville peu avant l'incendie et n'ont pas indiqué leur destination. Ils sont juste passés donner quelques boissons périssables qu'ils ne voulaient pas gaspiller.

- ... Je vois. S'ils repassent ici, dites leur que "l'étranger" les remercie pour leur aide. Ils comprendront.

Le serveur s'éloigne un moment et je demeure silencieux un moment tout en fixant tour à tour le garçon et la jeune femme. Cela fait des années que je n'ai plus besoin de me présenter moi-même sur Gaïa. Avoir de la réputation ne m'a jamais intéressé, mais elle demeure bien pratique pour éviter ce genre d'échange de politesses.

- Vincent Valentine. Enchanté.
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MessageSujet: Re: A l'enseigne de la fille sans coeur, une nuit sans lune, un mog sans argent et un homme sans age...   Mar 28 Juil - 19:44

Il était question d'aller dans une taverne. Je restais silencieuse un moment en essuyant les gouttes sur mes joues. Je n'avais vraiment aucune idée de ce que pouvait être une taverne. L'homme mystérieux à la cape rouge semblait me réprimander mais je n'en étais pas vraiment certaine. Je l'observais en fronçant légèrement les sourcils. Il avait toujours son air grave et implacable sur le visage. Impossible de comprendre ce qu'il pensait réellement.

Finalement, il prenait les devants pour nous amener vers cette taverne. J'étais soulagée qu'il prenne une telle initiative. J'aurais été particulièrement embêtée s'ils m'avaient demandé où elle se trouvait. Premièrement, je ne venais pas d'ici et tout le paysage environnent ne m'apportait aucun élément familier. Deuxièmement, j'ignorais que le mot taverne existait.
Pendant quelques instants, je les regardais avancer en observant tout autour de nous. C'était vraiment la pagaille. Les gens se bousculaient pour éteindre le feu tandis que d'autres restaient spectateurs de la scène sans se bouger pour aider. Je remarquais une jeune mère serrer contre elle sa petite fille. Je baissais les yeux en repensant à ma mère. Depuis qu'elle était partie, ma vie était vraiment différente.

Je reportais mon attention sur mes deux sauveurs avant de finalement leur emboîter le pas. L'épaisse fumée de l'incendie commençait à se propager de plus en plus et j'avais envie qu'on sorte d'ici rapidement, je n'arrêtais pas de tousser et ma gorge me brûlait.

A mon plus grand bonheur, les deux hommes entrèrent dans une bâtisse. J'accélérais le pas, curieuse de découvrir à quoi pouvait ressembler une taverne. L'air était de nouveau respirable et je prenais une longue inspiration pour me dégager les poumons de toutes les cendres. J'ouvrais les yeux que j'avais inconsciemment fermé pour faire durer la surprise. L'intérieur de l'établissement offrait une décoration que je n'avais jamais vue. Je n'arrivais pas à mettre de mot sur ce que je voyais. Des tables, une sorte de bar.. mais tout était si différent d'Esthar, je comprenais maintenant les différences qu'il y avait entre chaque pays. Dans un coin sombre, on pouvait voir quelques personnes encore là en plus des gérants. Si ce lieu avait la même fonctionnalité qu'un bar j'allais pouvoir m'hydrater un peu.

On s'installait à une table et je prenais enfin le temps d'observer la brûlure de mon avant bras. Ma peau avait bien rosi et plus j'observais la plaie, plus elle semblait me faire souffrir. Une grimace s'installait petit à petit sur mon visage, tandis qu'un serveur s'approchait pour prendre nos commandes. L'homme à la cape rouge prenait un verre d'eau, et finalement ce fut mon tour de choisir quoi boire. Mon petit sandwich avec Malachi commençait à remonter, mais je ne voulais pas me risquer à demander s'ils faisaient de quoi manger. De plus, j'étais dans un monde complètement différent, les plats et boissons devaient être différentes de celles d'Esthar. Je fixais pendant quelques secondes le serveur, un peu trop à son goût car il commençait à souffler sans discrétion.

- Je veux deux verres d'eau... S'il vous plait.

Il levait les yeux au ciel en se tournant vers son dernier client tout en répondant aux questions du premier. Mon visage c'était d'ailleurs tourné vers lui, j'avais envie de lui demander pourquoi il cherchait ces deux personnes avec autant d'acharnement. Cet homme était d'un calme plat, chacun de ses gestes paraissait être d'une lenteur qui se rapprochait à de la douceur, purgée de toute violence. Pourtant, il avait réagi à une vitesse extrême pour me sauver la vie un peu plus tôt, sans montrer une seule once de panique. Il semblait détacher de tout, comme s'il vivait dans sa propre réalité.

Le serveur nous quitte finalement et je le suivais du regard, pour finalement le poser sur l'autre homme qui m'avait sauvé. Il avait l'air plus jeune, mais malgré la certaine gêne qu'il avait montrée à mon égard un peu plus tôt, une aura de confiance semblait planer sur lui. Il avait les pieds sur terre et semblait parfaitement maître de chacune de ses décisions. Il se tenait droit et au fur et à mesure que je le regardais, je me redressais lentement pour imiter sa posture.

Avant que le serveur ne nous apporte nos breuvages. L'homme à la cape rouge se présentait enfin. J'étais heureuse d'en apprendre plus sur l'un de mes sauveurs. Je me tournais alors vers le second un sourire sincère sur le visage, il avait l'air timide, pour l'encourager, je me présentais avant lui.

- Je suis Winry Oswell ! Ravie de faire votre connaissance.

A peine avait-il fini de se présenter que le serveur arrivait un plateau en main. Nos commandes n'avaient pas été très exotiques, il n'avait pas dû se fouler pour remplir ces verres. Je regardais les miens sans cacher mon intérêt peut-être abusif pour ces choses considérées comme banales. Pourtant, ils étaient si différents de chez moi que je ne pouvais pas m'empêcher de les observer minutieusement. Finalement, je vidais le premier d'une traite. La douce sensation du liquide frais qui s'écoulait dans ma gorge endolorie me faisait un bien fou. Pour ce qui concernait le deuxième, je plongeais délicatement ma main dedans pour finalement laisser tomber les gouttes au dessus de ma plaie au niveau de mon avant-bras. Je ne savais pas si c'était normal de faire ça dans une taverne, mais c'était le seul moyen que j'avais trouvé pour soulager partiellement ma douleur.

Cependant, je n'eus pas le temps de m'attaquer à la brûlure de ma jambe. La porte du petit bar s'ouvrit en fracas sur une femme assez menue. Pendant quelques instants, elle restait sur le pas de la porte à scruter chaque table pour finalement arrêter son regard sur la nôtre. Elle s'approchait comme une furie pour poser ses deux mains juste en face de moi.

- Vous êtes la jeune fille qui était prise dans les flammes ? Très bien ! Je travaille pour un journal, j'aimerais recueillir votre témoignage sur l'événement.
- … Témoignage ?
- Oui ! Expliquez-moi ce qu'il s'est passé ! Ce que vous avez vu !


Je ne connaissais pas la signification du mot « témoignage », mais je pouvais répondre à ses questions suivantes. Je me tournais néanmoins vers mes deux sauveurs, j'avais les yeux grands ouverts, à la recherche du moindre indice qu'ils pourraient me donner face à cette situation complètement nouvelle pour moi.
Je sentais alors une pression sur mon épaule qui me faisait grimacer. Je me tournais avec vivacité, en fronçant instinctivement les yeux vers la source de cet acte que je considérais comme agressif. J'avais dû me brûler aussi à cet endroit et en regardant les yeux apeurés de la jeune femme, j'essayais de me calmer. Pourtant, mon regard était toujours tueur, presque noir, on était bien loin de leur couleur miel chaleureuse. J'étais sur la défensive et j'avais horriblement envie de la pousser loin de moi. Je serrais les dents avant de répondre tout en réfléchissant à mes mots.

- Écartez-vous.

Elle retira aussi sec sa main qu'elle avait posée pour m'encourager à répondre. Elle avait tout d'un coup un rire nerveux et ne savait plus vraiment où se mettre. Je fermais les yeux un instant tout en prenant une longue inspiration. Elle ne me voulait aucun mal. De nouveau un grand sourire aux lèvres, j'étais prête à lui répondre.

- Tout c'est passé très vite. J'étais au MogPost pour me plaindre et d'un coup tout s'est agité. On s'est rapidement trouvé seul Pili et moi et un homme est apparu dans son bureau. Je suis tombée dans l'inconscience trop tôt pour me souvenir parfaitement de son visage. Il portait une longue cape noire et une grande capuche couvrait assez bien son visage. C'était un homme il me semble, mais son visage était plutôt féminin... avec des cheveux très clairs et d'une couleur peu commune... Après... je me suis endormie d'un coup. Lorsque je me suis réveillée, il y avait l'incendie et cet homme.

Je pointais du doigt mon premier sauveur. En me demandant soudainement comment il avait su que je me trouvais ici et comment il avait fait pour me réveiller.
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MessageSujet: Re: A l'enseigne de la fille sans coeur, une nuit sans lune, un mog sans argent et un homme sans age...   Mer 29 Juil - 13:42

Zébal YamiZébal ne savait pas si c'était le choc ou autre chose mais la pauvre femme ne semblait pas du tout savoir ce qu'il se passait autour d'elle. N'était-elle jamais entrer dans un débit de boisson ? L'autre homme, lui, semblait soit un connaisseur de ce type d'endroits, soit un connaisseur d'endroits pire, soit un inconditionnel du roman d'adolescent "Crépuscule" où une jeune fille totalement paumée tombait amoureuse d'un mec un peu bizarre, le genre à boire du sang de Tomberry, tout ça. 

C'était une des choses qui l'avaient étonnés lors de sa résurrection. Il faisait des livres pour le divertissement, et non plus pour la sauvegarde de donnés diverses et variés. Inutile en somme. Mais comparé à tout le reste de la technologie inventé, il y'avait beaucoup de choses bonne à jeter. Mais, ce serait faire l'apologie de la magie contre la science, de la technologie contre l'usage du cerveau, bref, Zébal avait bien d'autres choses à penser à rentrer dans la taverne. 

Ils s'étaient assis, et l'homme qui disait s'appeler Vincent commanda un verre d'eau, tandis que la jeune rescapée Winry en avaient commandé d'eux. L'un pour se désaltérer et l'autre pour soulager ses blessures. Le serveur se tournait vers moi, visiblement agacé de devoir ramener de l'eau. 

"Un cognac pour moi... 
Avec ou sans glace ? "

Zébal ne répondit pas à l'individu mais le regarda suffisamment sèchement pour deviner que la question se voulait totalement inutile. Après tout pourquoi rajouter de la glace, susceptible de fondre et d'altérer le véritable goût du produit. Ridicule... Le serveur le comprit à ses dépens. Ce ne serait pas son jour, voilà tout. Les présentations faites, Winry semblait vouloir connaître l'identité de l'ancien Roi de Centra. 

"Vous pouvez m'appeler Zébal.

Pas besoin d'en dire plus. Après tout, il se faisait appeler de tellement des manières qui si l'homme n'était pas si calculateur et observateur, il serait difficile de ne pas commettre d'impairs. Noé Caalvenah au sein du groupe Néo Avalanche, Zébal pour la vie de tous les jours ou sa majesté pour le côté officiel de son rang. Tout cela pouvait compliquer la chose.

Zébal avait un souci de compréhension avec Winry, ses réactions étaient parfois un peu étrange. A l'inverse, l'autre homme était détaché de tout. La discussion n'allait pas être sensationnel. Et Zébal, se demandait encore ce qu'il faisait là après tout. Il espérait juste que la jeune femme allait parler de son agresseur qui avait fait preuve d'audace et de puissance assez incroyable et qui intriguait le roi noir au plus haut point. 

Mais alors qu'il allait poser une question, une journaliste venait de faire irruption dans la taverne, cherchant Winry apparemment. Décidément, les journalistes, ces gens qui colportaient les nouvelles pour gagner leurs vies, étaient des êtres étranges. Entre celle qui n'avait pas hésité à prendre des risques quand la nécromancienne de Dol avait fait surface au tournoi ou celle-ci qui ne manquait pas d'audace. 

Après tout, c'était elle qui avait le plus d'informations alors peut être que. Au premier contact physique entre la femme et Winry, cette dernière eut une réaction très étrange. A première vue, elle était du genre à s'attirer les ennuis. Mais ce qu'il se passait ensuite, allait être plus intéressant car elle ne fit comme si de rien n'était et racontait son histoire. Je déduisais que Pili était le Mog qui avait disparu. C'était donc un enlèvement et c'était étrange d'enlever un Mog. A moins que, comme Zébal, on en avait besoin pour un cas bien particulier. La description de l'homme à capuche, intéressait au plus haut point Zébal et la journaliste semblait capable de recouper le portrait robot avec des suspects potentiels. Intéressant, davantage. 

Enfin, la narration se finissait sur le moment où notre jeune sujet venait réveiller Winry. Mmmh... Peut être le moment de ne pas attirer l'attention davantage. 

" Je suis ravi de savoir que cela s'est arrangé. Malheureusement, j'étais en partance de cette ville, et je me dois de prendre congé de vous. Mr Valentine."

Zébal se levait de sa chaise et posa sa main sur l'épaule de Winry. Assez étrangement, celle-ci ne ressentir aucune douleur, ni au contact, ni par la suite. Zébal en avait profité pour guérir sa plaie à son contact avant de la regarder dans les yeux.

"Il paraît évident que vous avez été chanceuse dans votre malchance Mademoiselle Oswell. Mais le destin avait très certainement une bonne raison de nous faire rencontrer. Dans ce cas, j'imagine que cela ne sera pas un adieu. Il en est peut être de même pour vous Monsieur Valentine, après tout.

L'homme sur le départ, quittait cet échange visuel très intense entre Winry et Zébal, la journaliste souhaitant d'autres informations fit un petit bruit pour manifester sa présence. 

"Je peux répondre à vos questions sur la route, mais laissons cette jeune femme reprendre ses esprits, vous le voulez bien ?

La femme suivit donc l'ancien monarque par la porte principale. Ce que l'on sait c'est que Zébal eut pas mal d'informations qu'il souhaitait. Moi, Patrick, il me demanda de suivre un peu les avancées de cette Winry. Il m'avait dit un truc, du style "Elle a dit qu'elle voulait me servir, non ?

Pour ce qui est de la journaliste... Elle n'écrivit jamais son article... 

HRP:
 

Zébal s'envole vers d'autre cieuuuuux ! 
(Rp avec Lyssandra ici dans Repas de Minuit )


Pour le MJ :
 
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MessageSujet: Re: A l'enseigne de la fille sans coeur, une nuit sans lune, un mog sans argent et un homme sans age...   Lun 3 Aoû - 16:54

Vincent
L'arrivée à l'improviste de la journaliste prend au dépourvu notre tablée. Sans aucune forme de procès, celle-ci se colle à Winry avant de l'interroger à propos de l'incendie de la poste. Il s'agit apparemment d'un incendie criminel et non pas d'un simple accident.
Après avoir recueilli suffisamment d'informations de la part de la jeune femme, la reporter quitte l'établissement pour suivre Zébal qui nous salue brièvement avant de s'en aller.

Winry le regarde d'abord s'éloigner avant de poser son regard sur moi. Devrais-je lui poser moi aussi des questions sur l'incident de la poste ...? Cela n'a aucun intérêt à mes yeux. Pourtant, lorsque j'observe les gens échanger des banalités sur le temps, ainsi que sur des événements de leur quotidien, je me dis qu'il s'agit peut-être de la bonne chose à faire dans le cas présent.

- De quoi voulais-tu te plaindre à la MogPost ?

Pendant qu'elle répond à ma question, je tente de définir l'ordre de mes priorités. Tout d'abord, je n'ai plus besoin de rechercher le couple qui m'a sauvé. Retrouver Shifumi me paraît être une tâche aussi ardue qu'inutile. Il pourrait très bien avoir sombré avec le bateau sur lequel nous étions pour rejoindre Dol.
Enfin, retrouver et de récupérer Deneth ainsi qu'effectuer de potentielles recherches sur les créateurs des cristaux en commençant par trouver les chimères susceptibles de me donner les informations que je recherche.

Pour le moment, je me trouve dans un monde inconnu avec cette jeune femme qui semble aussi perdue que moi.

- Tu ne viens pas d'ici, je me trompe ?

Le sauvetage de Deneth doit être remis à plus tard. Seul et sans soutien extérieur, il va m'être compliqué de suivre le plan établi avec Shifumi. Je peux toujours foncer seul, mais me couvrir tout en protégeant la compagne de Nanaki semble bien plus proche de la désillusion que du réalisable.
Un vrai casse-tête en somme...
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Winry Oswell
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MessageSujet: Re: A l'enseigne de la fille sans coeur, une nuit sans lune, un mog sans argent et un homme sans age...   Mer 5 Aoû - 14:58

Zébal se levait pour nous indiquer qu'il allait partir. Il s'exprimait vraiment bizarrement et j'avais du mal à comprendre tous les mots qu'il utilisait. Décidément, mon vocabulaire était plutôt restreint. Je le regardais, sans un mot, en me disant qu'il avait bien de la chance de savoir où il devait aller. J'étais complètement perdue ici et l'idée de me retrouver toute seule dans cette ville inconnue ne me plaisait guère. Mon regard glissa vers sa main qui se déplaçait dangereusement vers mon épaule. Pourtant, je n'eus pas le temps de réagir avant qu'elle ne se pose. Je m'attendais à ce qu'une douleur aiguë remonte jusqu'à ma nuque, mais une douce chaleur accompagna son geste. Elle était rassurante et apaisante. Je sentais que mon épaule endolorie se détendait et que la douleur se dissipait peu à peu.
Il m'avait guéri.

Je me retournais alors vers lui, surprise par ce geste inattendu. Ses yeux noirs et luisants me fixaient comme s'il arrivait à fouiner dans les moindres recoins de mon esprit grâce à cet échange visuel. Je fronçais légèrement les sourcils, perturbée par ce contact étrange. Qui était cet homme ? Ce qu'il disait était énigmatique et m'embrouillait l'esprit. Qu'entendait-il par « le destin avait très certainement une bonne raison de nous faire rencontrer » ?

Sans avoir le temps de poser la moindre question, Zébal mit fin à notre échange pour se tourner vers la journaliste. J'étais étrangement soulagée qu'il l'amène avec lui, cette femme me mettait mal à l'aise avec toutes ses questions. Finalement, ils quittèrent tous les deux la taverne et je me retrouvais seule avec Vincent.

Cet homme était tellement calme. Il était impossible de savoir ce qu'il pensait de tout ça. Je le fixais sans chercher un seul instant à être discrète. Je ne pensais pas un jour rencontrer des hommes si mystérieux. Une fois de plus, à mesure que je le regardais, mon cœur devenait lourd de tristesse. Je ne comprenais pas pourquoi il m'évoquait ce sentiment, mais je n'avais pas le temps de me questionner plus sur ce phénomène.

- J'ai eu un problème avec un mog.

Je restais silencieuse un moment en sentant mes joues rougir.

- Il m'avait rendue chauve...

Je baissais la tête, je ne comprenais pas pourquoi mon corps réagissait de cette façon. J'avais envie de me cacher pour ne pas que Vincent puisse m'imaginer sans mes cheveux. Presque inconsciemment, je passais une main délicatement dans ma tignasse avant de jouer avec une mèche. J'étais vraiment heureuse de les avoir retrouvés et cette expérience avait été vraiment désagréable.

- … Non je ne viens pas d'ici... ça se voit tant que ça ? Je viens de Dol, plus spécialement des plaines d'Esthar !

J'étais soudainement fière de dire d'où je venais. Mais quelques secondes après, je me figeais de terreur. N'allait-il pas trouvé ça étrange que je vienne des plaines et non pas d'une ville. Je sentais que je commençais à paniquer et je bredouillais quelques mots incompréhensibles avant de me reprendre.

- Non non je viens d'Esthar ! La ville ! Tu connais les villes ?

Ma question était stupide, mais je trouvais que je m'en sortais mieux que prévu. Avec Malachi, ça avait été plus simple, il paraissait plus jeune et je me sentais au moins aussi forte que lui. Alors que Vincent était imposant et beaucoup plus âgé que moi. J'avais encore plus l'impression d'être une petite fille perdue en sa présence. Je me grattais la tête en riant nerveusement.

- Tu viens d'où toi ? Tu sais où on est ?

Je tentais un dernier sourire forcé pour ne pas paraître suspect. Il fallait que je reprenne mon calme et que je parle doucement en réfléchissant. Le serveur fit irruption à côté de nous et je sursautais presque en entendant sa voix.

- Vous avez fini ?

On sentait qu'il était las et qu'il voulait qu'on s'en aille. Pourtant, j'avais besoin d'autre chose pour me détendre.

- Je vais vous prendre un jus de fruits.

Je priais silencieusement, pour que cette taverne propose ce genre de boisson. Zébal en avait commandé une tout à l'heure que je ne connaissais absolument pas et j'avais peur que dans cette ville les fruits ne portaient pas le même nom. Il était donc hors de question de préciser quel fruit au cas où, ici ce ne serait pas les même variétés. Je prenais une longue inspiration en le regardant.

- Bien. Et vous Monsieur ? Besoin d'autre chose ?
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MessageSujet: Re: A l'enseigne de la fille sans coeur, une nuit sans lune, un mog sans argent et un homme sans age...   Mer 5 Aoû - 16:45

Vincent
Je ne réagis pas lorsque Winry évoque sa mésaventure avec le Mog. Ils sont connus pour être farceurs et je pense que la dernière chose qu'elle souhaite, c'est de s'attarder sur ce moment plutôt douloureux à vivre.

- ... Ta manière de regarder dans tous les coins, de toujours avoir l'air étonnée.

N'étant jamais allé sur Dol, je hoche de la tête lorsqu'elle me demande si je connais Esthar et d'autres villes en général.

- Je viens de Gaïa. Nous sommes à Alexandrie, probablement dans le monde d'Héra.

Elle vient de Dol, je viens de Gaïa. Il ne reste que Spira et Héra comme possibilités. Ayant consulté la carte du monde que Shifumi possède, je ne me souviens pas avoir vu une ville du nom d'Esthar lorsqu'il m'a montré Spira.

Le serveur interrompt mes réflexions et nous demande avec un certain agacement si nous souhaitons autre chose.

- Rien pour moi. Apportez la note avec le jus de fruit.

Une fois l'addition payée, je vais devoir trouver un moyen de rejoindre Gaïa pour retrouver Joan et lui demander la marche à suivre. Je sors brièvement mon téléphone de ma poche pour constater qu'il n'est plus du tout en état de marche. En acheter un autre me semble inutile pour le moment, étant donné que je n'ai plus aucun contact.

Je profite du retour du serveur pour lui poser quelques questions.

- Savez-vous comment rejoindre Gaïa depuis Alexandrie ?


- Vous pouvez louer des bateaux à voile, sinon il va falloir aller à Lindblum ou Tréno si vous souhaitez prendre un bateau volant.

Je pense que je vais éviter la voie des eaux pour un moment.

- Ces deux villes se trouvent loin d'ici ?

- Je ne peux que vous conseiller d'aller à Tréno. C'est la plus proche. Il vous faut juste emprunter la route de la Gorgone, sous Alexandrie.

- Merci.

Rapidement, je donne au serveur la totalité de l'addition en y ajoutant un supplément pour les informations. Celui-ci nous adresse un léger sourire forcé avant de repartir derrière le bar lire son journal. Je reporte mon regard sur Winry.

- Je dois partir. Tu as une idée de l'endroit où tu veux aller ?
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MessageSujet: Re: A l'enseigne de la fille sans coeur, une nuit sans lune, un mog sans argent et un homme sans age...   Sam 8 Aoû - 22:04

Suite aux remarques de Vincent, je m'étais redressée pour me tenir droite en essayant de paraître naturelle. Je n'avais pas envie de donner l'impression que j'étais différente. Pourtant, je l'étais et c'était l'une de mes plus grandes caractéristiques. Toute mon éducation était unique, je n'avais jamais rencontré quelqu'un qui avait vécu comme moi.
Petit à petit, j'apprenais à m'adapter pour réussir à me fondre dans la masse. J'avais passé le plus clair de mon temps presque seule, avec pour compagnie ma mère et les bestioles qui nous entouraient. Je restais assez timide et peu confiante lorsqu'il était question t'établir un contact avec des nouvelles personnes. De plus, chaque être humain semblait avoir sa propre façon d'être. Avec Malachi, je m'étais sentie bien, assez rapidement et même si j'avais dû prendre sur moi, la timidité s'était estompée en peu de temps.

Pour Vincent, c'était une toute autre histoire. Il avait vraiment une forte présence et j'étais constamment en train de réfléchir à comment je devais agir.
Tout en l'écoutant répondre au serveur, je me concentrais sur lui pour tenter de l'imiter. Je détendais mes épaules et me laissais légèrement glisser dans mon siège pour donner l'impression d'être un peu avachie. Je fermais mon visage dans une expression neutre, nonchalante et désintéressée. Peut-être qu'en lui ressemblant, j'aurais plus de facilité avec cet homme.

Pour le coup, je ne me sentais pas très à l'aise assise comme ça, mais je persistais à imiter mon compagnon de table, même si je me trouvais plus ridicule qu'autre chose. Ce fut à ce moment-là que je pris conscience qu'il était en train de payer pour tout le monde. Zebal s'était échappé avant de laisser le moindre sous et j'avais été trop lente d'esprit pour laisser ma part. J'allais protester quand je me souvenais soudain que Malachi avant insisté pour payer. Décidément.. c'était peut-être normal que les hommes payent pour les femmes. Je hochais légèrement la tête, concentrée sur mes pensées pour ne pas oublier cette nouvelle caractéristique des hommes.

Vincent avait posé des questions au serveur sur les différentes villes environnantes. J'avais été surprise de le voir étaler sa non connaissance avec tant de facilité. J'avais même oublié de boire mon jus de fruits. J'allais le finir cul sec lorsqu'il se tourna vers moi pour finalement me parler.

- Haha ! Oui oui t'inquiètes pas ! Je gère parfaitement la situation ! Je sais où je vais.

Un  rire nerveux avait accompagné ma prise de parole qui se voulait pleine de confiance. Vincent hocha la tête après s'être levé et sans un mot de plus, il quitta le bâtiment. Je restais quelques instants, figée devant mon verre avant d'en boire quelques gorgées. Bon ok... j'étais plutôt mal. J'étais de nouveau seule dans un endroit complètement inconnu, sans avoir beaucoup d'argent sur moi. Je serrais les dents et en précipitation, je sortais à mon tour de la taverne.

Le ciel était toujours aussi noir et une légère couche de cendres recouvrait le sol. Le feu semblait maintenant être parfaitement maîtrisé, mais je m'arrêtais quelques instants pour constater les dégâts. J’espérais que le petit mog qui m'avait accompagné n'était pas trop en danger.
Finalement, je cherchais la cape rouge de mon sauveur au milieu de la foule de spectateurs qui étaient toujours présents. Au bout de quelques secondes, je le remarquais marcher lentement vers un endroit plus calme de la ville. Si j'arrivais à le suivre discrètement, il ne remarquerait jamais que j'étais perdue et je ne serais pas complètement livrée à moi-même.

L'air était lourd et chaud. J'avais du mal à deviner la direction du vent et les rues de cette ville manquaient d'endroit pour se cacher. J'avançais à pas de loup en essayant de faire le moins de bruit possible tout en cherchant des lieux pour me camoufler. Une partie du chemin se faisait sans problème mais plus on s'éloignait de la foule, moins j'avais de quoi être discrète. Au bout d'un certain temps, Vincent tourna dans une petite rue. Je pouvais remarquer une caisse assez large pour que je me mette derrière le temps qu'il tourne à la prochaine intersection. Je décidais d'accélérer le pas pour me mettre en place, en attendant quelques secondes avant de jeter, de nouveau, un coup d’œil discret pour suivre sa trajectoire.

Quelle fut ma surprise lorsque je le voyais attendre à deux pas de moi en me regardant avec son air impassible. Je me relevais brutalement avant de me courber pour présenter mes excuses. Mes cheveux recouvraient mon visage et il ne pouvait pas voir mon expression paniquée.

- Je suis sincèrement désolée. Je ne te suis pas ! … Enfin... si, un peu quand même... Mais je suis perdue.. complètement perdue. J'ai atterri sur Alexandrie par le plus grand des mystères...  Et.. tu sais, personne ne m'attend sur Dol. Je ne sais pas où je peux aller.

Je tentais de relever doucement les yeux pour observer sa réaction, malheureusement, mes cheveux me gênaient à moi aussi, alors je préférais rester courbée le temps qu'il parle.
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MessageSujet: Re: A l'enseigne de la fille sans coeur, une nuit sans lune, un mog sans argent et un homme sans age...   Lun 10 Aoû - 16:27

Vincent
Winry semble assez peu sûre d'elle lorsqu'elle m'annonce que je peux la laisser ici sans inquiétude. Néanmoins, elle a pris sa décision et je ne vais pas insister pour qu'elle me dise la vérité.
Je hoche la tête avant de me lever de table et de partir. Peut-être aurais-je dû la saluer... mais je n'aime pas les adieux.

La route de la Gorgone donc. Je prends de suite à gauche en sortant de la taverne pour rejoindre les rues à nouveau fréquentées de la ville. Après avoir demandé mon chemin à quelques personnes, je parviens finalement à trouver mon chemin.

Quelqu'un me suit. Je n'esquisse aucun mouvement particulier qui puisse me trahir. Je me contente de marcher et de bifurquer à la première rue isolée afin d'éviter tout débordement de foule en cas d'affrontement. La main sur mon arme, j'attends que mon poursuivant montre tout signe d'hostilité avant de l'abattre.
Cependant, contrairement à ce que je pensais, ce n'est ni un assassin ou encore un espion qui apparait dans la rue, mais bel et bien Winry, la jeune femme que j'ai laissé à la taverne.
Elle se fige à l'instant où nos regards se croisent.

- Qu'est-ce que tu fais ?

Apparemment gênée, celle-ci m'explique qu'en réalité elle ne sait pas où aller et que personne ne l'attend chez elle. Cela nous fait un point commun. Ne pas avoir de chez soi...
étonnamment cela me fait légèrement sourire d'entendre ces mots d'une bouche autre que la mienne.

- Suis-moi. Si tu souhaites partir à n'importe quel moment, n'hésite pas.

Après Shifumi, voilà une nouvelle personne qui attire ma curiosité. Elle est... différente. Alors que nous marchons en direction du château, je me permets de lui poser une question.

- Tu dis n'avoir personne qui t'attend sur Dol. Tu n'as pas de famille ?

La famille. Le terme me paraît aujourd'hui totalement étranger. Grimoire n'était pas vraiment ce que l'on peut appeler un "père". C'était un scientifique passionné, plus intéressé par ses recherches que par son fils. Je n'en garde aucune rancœur... je crois.
Plutôt que de ressasser le passé, je préfère discuter plus amplement avec Winry. Sa conversation m'est plutôt agréable. Bien qu'elle soit plutôt bavarde et mal à l'aise, elle est d'une sincérité totale et je ne ressens aucune malice dans ses yeux.

- Au fait, évite de m'imiter. Je n'ai rien d'un modèle et devenir comme moi n'a rien d'enviable, crois-moi.

Nous arrivons enfin aux portes du château. Quelques soldats montent la garde et c'est à celui dont l'armure diffère un peu des autres que je m'adresse.

- Nous voulons emprunter la route de la Gorgone. Où devons-nous aller ?


- Lieutenant Brutos à votre service ! Je vais vous guider ! Venez, c'est par ici !

Après avoir traversé un véritable dédale, nous empruntons finalement un escalier menant au commencement de la route de la gorgone. Sans lui, nous n'aurions sans doute jamais pu atteindre cet endroit. Il nous explique brièvement le fonctionnement des mécanismes afin de guider la gorgone, une créature étrange qui nous servira de moyen de transport.

- Montez dans la nacelle, la gorgone s'occupe du reste. Quelle est votre destination ?


- Tréno.

- Très bien, laissez moi faire pour votre itinéraire et profiter bien de la balade !

- Merci.

La nacelle se trouve bien à cinq mètres du sol. D'un bond, je parviens à monter dedans tandis que Winry préfère emprunter l'échelle mise à disposition. Lorsqu'elle arrive quasiment au bout, je tends ma main pour l'aider à grimper.
La gorgone se met en route et nous voyons une dernière fois le soldat, qui nous fait un salut militaire avant de disparaître à nouveau.
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A l'enseigne de la fille sans coeur, une nuit sans lune, un mog sans argent et un homme sans age...
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