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 Dès que le vent soufflera...

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Ringu Ju-On
Démon Abyssal

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MessageSujet: Dès que le vent soufflera...   Dim 4 Jan - 12:56

Quelle heure était-il? Peut-être neuf heures... neuf heures trente... Assis à la terrasse d'un café faiblement éclairé par le soleil montant, Ringu tenait un livre à la main qu'il dégustait lentement, tournant une à une les pages d'un léger effleurement des doigts. Ses jambes étaient croisés et son sourire trahissait le sentiment de bien-être qui l'envahissait. Son café d'un noir intense, posé près de son coude, laissait une chaleureuse odeur venir lui caresser le nez et s'introduire dans ses narines pour y déverser l'envie d'y apposer ses lèvres, et de gouter à cet élixir subtil.
Onze heures sonnèrent, déjà deux heures de retard... Notre protagoniste refermait son livre en fronçant involontairement les sourcils. Il n'était pas déçu à cause de sa lecture mais plutôt parce que son contact allait devoir lui fournir une très bonne excuse. Son café, toujours au même endroit, avait refroidi et n'était désormais plus buvable. Lui qui pensait avoir fait un effort de tenue en patientant pour le consommer, il se trouvait là bien frustré. A la vue de cette tasse toujours pleine, et après avoir rangé son passe-temps, il ne put qu'avaler une longue gorgée d'eau avant de donner à la serveuse son dû en plus d'un généreux pourboire.

Cela faisait un moment maintenant que le Cauchemar s'était manifesté au Canyon Cosmos. Ringu, justement, avait rendez-vous avec un ancien collège de travail qui s'y était rendu récemment et qui n'était pas du genre à se faire prier pour narrer ses exploits. Il avait donc vu là un excellent moyen d'en apprendre davantage sur les cristaux et les "chimères" sans avoir à bouger de ce carrefour d'informations qu'était Junon. Déception donc, de constater qu'il aurait lui-même à se déplacer pour en connaître davantage.
Le problème est qu'il était déjà en retard dans la course aux informations. Déjà que ces dernières étaient difficiles d'accès car bien gardées par le gouvernement, plusieurs individus s'étaient déjà rendus au Canyon après Sephiroth et il allait de soi que la plupart d'entre eux désiraient eux aussi les cristaux. Bien qu'ancienne, cette piste restait de loin la seule qu'il possédait à vrai dire. Déjà savoir comment l'ange noir et les autres retardataires avaient pu localiser ce lieu et en déduire la présence d'un cristal ou d'une chimère serait un début...

L'esprit embrumé de questions, Ringu réajusta le long manteau noir qu'il portait, desserra un peu sa cravate de la même couleur, avant de saisir la mallette contenant le reste de ses affaires et de chercher une affiche au sujet des horaires des bateaux se rendant à Costa Del Sol. Il restait juste à espérer qu'un voyage pas trop cher serait disponible dans peu de temps. A défaut de pouvoir prédire l'endroit où se produirait la prochaine apparition, il allait devoir suivre la piste laissée par ses prédécesseurs et flairer rapidement la prochaine zone clef. La trouver serait peut-être difficile, d'autant plus que les habitants de ce canyon étaient réputés pour leurs traditions et leurs attachements à la Planète. Parler des cristaux avec eux ne seraient pas une chose aisée...

Mais déjà notre homme laissait là ses réflexions, contemplant l'horizon. La mer immense se dressait devant lui, entourant Junon tout entier comme les bras d'une mère entourent son enfant. On pouvait voir les bateaux se charger de marchandises et s'apprêter à braver celle qui leur donnait un but, mais qui pouvait tout autant reprendre leurs vies. Il fallait espérer que Ringu tombe sur l'un de ceux dont la réussite était assurée, mais ce n'est pas avec les économie qu'il lui restait qu'il ferait le difficile, du moment qu'il arrivait de l'autre côté.
Sa langue devenant pâteuse, il se racla la gorge une première fois, quittant du regard l'étreinte de la mer. Trop tard, il ne put s'empêcher d'amener à sa gorge une petite quantité d'eau, plus symbolique qu'autre chose. Il soupira un instant, puis prit la décision de descendre vers le port, empruntant les marches et ascenseurs de cette forteresse militaire. La brise marine se fit plus forte, l'odeur d'iode emplit ses nasaux et le port s'ouvrit grand devant lui. Les grues chargeaient les marchandises dans les navires commerciaux dont certains se démarquaient déjà par d'illustres noms, comme le Juron ou le Costa Del Parasol. De plus petits transports de plaisance étaient également présents et tous débarquaient leurs passagers. L'endroit était plutôt vivant donc, trop peut-être puisque notre protagoniste se trouva par deux fois bousculés. Si les deux gourdes à sa ceinture ne camouflaient pas ses imposants revolvers, ce genre "d'incident" ne serait probablement pas arrivé, néanmoins il n'allait pas loger une balle dans le front de ces insectes. Bien qu'atteint, son orgueil ne surplombait pas sa raison qui lui intimait de ne pas commettre d'imprudences, du moins en plein jour.

C'est alors qu'il aperçut un homme qui semblait se démarquer du lot. Sa tenue était élégante et soignée jusque dans les moindre détails, pourtant les couleurs plutôt sombres et fantaisistes qu'elle arborait n'étaient pas propres à Gaïa. Certes, voir des étrangers issus d'autres terres n'étaient plus rares, mais celui-là était encore sur le port de Junon. Peut-être s'y connaissait-il en bateau et pourrait-il le renseigner. Ringu s'approcha donc de ce parfait inconnu sans masquer d'une quelconque façon sa présence.


" Excusez-moi Monsieur, sauriez-vous où je pourrais trouver un bateau menant à Costa del sol? " lança-t-il de sa voix grave des petits matins.

Ce n'était finalement qu'une question banale à un inconnu quelconque, cependant c'est bien à lui qu'il s'adressait, comme s'il avait reconnu dans ses yeux un je-ne-sais-quoi de singulier. Peut-être se voyait-il en lui ou était-il attiré par cette petite étincelle dans le regard de cet homme. Quoiqu'il en soit, son PHS sonna à ce moment.

" Excusez-moi un instant..."
dit-il comme pour interrompre le blond qui lui faisait face, tout en décrochant.

" Oh c'est toi... Encore bloqué à Costa del Sol? Inutile de venir, j'arrive... Ouais, ça va... J'attends notre entrevue avec impatience, surtout si tu peux me parler de cet histoire de cristal. "

Il raccrocha puis regarda de nouveau la personne qu'il avait en face de lui. Ce n'était certes pas là une chose très polie, mais ce type n'était qu'un moyen de trouver à rejoindre son but, du moins, pour le moment...
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Julian Quinn
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MessageSujet: Re: Dès que le vent soufflera...   Mar 6 Jan - 17:35

Quelle longue matinée… Cela faisait des heures que Julian se tournait les pouces dans sa chambre d’hôtel, attendant patiemment l’heure à laquelle son bateau pour Costa Del Sol partirait. Autant d’attente pour une ville portuaire aussi prisée, comment cela était-il possible ? Un homme lui avait parlé de quelques soucis de trafic maritime depuis deux ou trois jours, mais cela restait tout de même douteux. A vrai dire, cela faisait longtemps que Julian doutait de tout, pouvait-on lui en vouloir pour cette fois ? C’était donc assis sur un fauteuil moelleux dans un coin de sa chambre d’hôtel, son livre favori à la main, qu’il patienta quelques temps. Sa lecture était lente, il dévorait chaque mot de chaque phrase, décortiquait le sens de ces vers qui, selon lui, s’avéraient aussi délicieux que le plus exquis des mets. Il avait beau avoir parcouru ces pages un nombre incalculable de fois, jamais il ne s’en laissait. Cette histoire de Sir Conrad le subjuguait toujours autant, peut-être bien plus encore avec le temps.

Neuf heures sonnèrent à l’horloge de la chambre. Il était tôt pourtant, mais Julian n’avait pas réussi à dormir la nuit précédente, voilà pourquoi il s’avérait aussi impatient. Les raisons de cette insomnie lui étaient inconnues, mais peut-être était-ce à cause de cette histoire de bateaux justement. Il n’aimait pas lorsque les choses ne se déroulaient pas comme il le souhaitait. Cela le plongeait dans l’interrogation et dans l’élaboration d’hypothèses en tout genre pour tenter de résoudre ce mystère, qui n’en était pourtant pas un. Sa lecture était parvenue à l’apaiser pour un temps mais l’horloge venant de sonner, il était maintenant temps pour lui de se rendre au port. Fermant son livre dans un petit claquement, il le rangea précieusement dans une étroite sacoche qu’il gardait sous sa cape, et qui ne contenait qu’un essentiel de survie pour son voyage. Se redressant sur ses deux longues jambes, il passa une main dans ses cheveux blonds avant de quitter la chambre et de se rendre à la réception de l’hôtel. Julian n’était pas encore totalement habitué à la modernité de ce pays et se laissait encore surprendre par l’ouverture automatique de certaines portes. Héra semblait tellement en retard sur son évolution…

Les rues de la ville haute de Junon offraient toutes une vue imprenable sur l’océan. A cette heure de la matinée, le soleil venait à peine de se lever et laissait ses rayons miroiter sur la surface de l’eau, venant éclairer le visage frêle du noble. Il dû plisser légèrement les paupières pour s’adapter à autant de clarté. Son regard se porta ensuite sur l’énorme canon qui surplombait la ville et protégeait ses habitants. En soi, Junon disposait d’une composition curieuse, de par son côté citadin mais aussi militaire. Aucune ville d’Héra ne lui ressemblait dans cette configuration, mais sans doute le passé de cette ville justifiait ce choix. Quoi qu’il en soit, Julian s’apprêtait à la quitter pour en rejoindre une nouvelle qu’il ne connaissait pas : Costa Del Sol. Cette décision fut prise à la suite d’une discussion intéressante avec un habitant de la ville basse qui lui avait fait part de l’intérêt d’un certain lieu, le « Gold Saucer », pour son lot d’informations qu’il était possible de glaner. En effet, le parc d’attraction attirait bon nombre de gens fortunés mais aussi bien renseignés sur récents événements de ce monde. L’idée de se rendre dans un endroit bruyant à souhait n’enchantait pas vraiment le jeune homme mais il n’avait pas d’autres options pour le moment.

Le port de Junon s’avérait plutôt animé en cette matinée et cela pouvait s’expliquer par l’afflux important de navires de marchandises et de transports. Finalement, l’homme avec qui Julian s’était entretenu la veille ne lui avait pas menti : l’organisation fluviale semblait chaotique pour arriver à un tel désordre sur les quais. Néanmoins, il était possible d’apercevoir le navire que le jeune homme allait pouvoir emprunter dans une heure, le temps que ses passagers actuels descendent et que le personnel de bord vérifie le navire. Il observait calmement les bateaux se faire charger de marchandises lorsqu’une voix grave l’interpella. Naturellement, Julian se retourna pour faire face à son interlocuteur. Celui-ci s’avérait pour le moins particulier, autant dans la voix que dans l’apparence. Le teint très pâle, les yeux rouges sangs – du moins, le seul que l’on pouvait voir –, cet homme s’avérait également bien plus grand que Julian. Ses vêtements étaient terriblement sombres mais s’accordaient avec ses cheveux bruns et la blancheur de sa peau.

Le noble fut bien évidemment surpris de voir un tel homme devant lui mais ne manqua pas de politesse pour autant et choisit de lui répondre. Du moins, il s’apprêtait à le faire lorsqu’il musique retentit, interrompant son mouvement. L’inconnu s’excusa et sortit de sa poche un objet dont Julian ignorait l’existence. Il s’agissait visiblement d’un moyen de communication puisque l’homme le porta à son oreille pour ensuite s’exprimer à son tour. Julian n’avait pas fini de découvrir de nouvelles choses sur cette partie du monde, c’était certain. Par ailleurs, il ne put s’empêcher d’écouter la conversation de cet homme et il ne manqua de relever la présence du mot « cristal ». Son cœur s’emballa étrangement dans sa poitrine, comme lorsque vous êtes pris d’un soudain sentiment d’excitation. L’inconnu reporta son attention sur lui, aussi Julian s’empressa de lui répondre pour ne pas risquer de se faire interrompre à nouveau.

« Ce navire là-bas se rend à Costa Del Sol. J’attends moi-même qu’il soit fin prêt pour monter à bord. Cela ne devrait être plus qu’une question de minutes. »

Ses yeux ne lâchaient plus le regard de son interlocuteur. D’ailleurs, le ton qu’il avait employé pour lui répondre s’était avéré monotone, comme si ses pensées vaquaient ailleurs. Ce n’était pas faux puisque l’inconnu avait réveillé en Julian ce désir incontrôlable de quête de puissance. Mais comment amenait la chose sans risquer de passer pour un fou ? Ou sans risquer de le faire fuir, ses précieuses informations avec ? Julian croisa doucement les bras en ramena une main devant son menton.

« Pardonnez mon intrusion, mais je n’ai pu m’empêcher d’entendre votre précédente… conversation. » N’étant pas accoutumé à l’usage des téléphones, il trouvait cela étrange de qualifier ainsi le monologue de son interlocuteur. « Je dois admettre que ces rumeurs sur les cristaux m’intriguent de plus en plus. Qui aurait pu penser que de telles pierres pouvaient exister ? »

Certes, Julian tournait autour du pot. Il aurait tout aussi bien pu lui demander de partager ses informations sur les cristaux avec lui mais il se doutait bien que ce genre d’approche était voué à l’échec. Qui plus est, il était probable que cet homme ne dispose justement d’aucune information à l’heure actuelle, puisqu’il venait de dire au téléphone qu’il s’en allait rencontrer quelqu’un pour en discuter. Peut-être était-il préférable de se montrer patient ? Cela allait être particulièrement difficile. Il reprit.

« De vous à moi, de tels objets ne devraient pas tomber dans les mains de n’importe qui. Je ne connais pas ce… Sephiroth, mais il est certain que ses intentions ne sont pas pures… »

Julian avait eu vent de ce qu’il s’était passé quelques mois plus tôt au Canyon Cosmos et les rumeurs sur un cristal en sa possession allaient bon train. Les propos de Julian avaient pour seul but d’attirer suffisamment l’attention de cet homme pour qu’il daigne peut-être lui en dévoiler davantage. En réalité, les intentions du noble concernant ces cristaux n’étaient pas plus pures que celles d’un autre. Le navire gronda quelques instants, invitant ses nouveaux passagers à monter à bord.
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Ringu Ju-On
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MessageSujet: Re: Dès que le vent soufflera...   Mer 7 Jan - 17:05

Tout fraichement sortit de son dialogue sur ce sujet passionnant qu'étaient les cristaux, Ringu venait de reporter son attention sur son interlocuteur. Il ne faisait pas vraiment attention à la manière dont on le regardait, il savait que son physique pouvait surprendre. Néanmoins cet inconnu avait toujours ce petit éclat dans ses yeux. Non, étincelle désignerait davantage ce qu'il y voyait à présent, comme si quelque chose s'était éveillé en lui. Enfin, ce n'était qu'une supposition et notre homme fit rapidement l'impasse dessus, trouvant bien vite réponse à sa question. Il lança un simple "Merci bien." avant de se tourner vers le navire désigné, mais ses yeux ne quittèrent pas l'inconnu tout de suite. En effet, ce dernier venait de mentionner la conversation précédente avec son contact. 

Un léger sourire, à peine visible, se dessina sur le visage de Ringu. Cet individu venait de lui donner une idée pour obtenir davantage d'informations au sujet des cristaux... Mais il y penserait plus tard. Pour le moment, il se retournait vers celui qui venait de piquer à vif sa curiosité. Après tout, pourquoi ne pas jouer à savoir si cet homme savait quelque chose? Ils avaient encore quelques petites minutes avant le départ et peut-être se retrouveraient-ils à bord?


" Effectivement, il suffit de voir ce qu'il faillit faire à ce monde pour le constater. Vous n'êtes pas d'ici n'est-ce pas? Pourtant nous utilisons tous les gemmes aujourd'hui en lieu et place de ce que fut jadis la source de notre puissance... "

Laissant un bref instant après ce mot qu'il prononça de façon plus appuyée, plus longue... comme pour en savourer le son des plus exquis, il lâcha un léger filet de brume depuis ses lèvres avant de finalement reprendre.

" Pensez que quelque chose tel que des cristaux, ou des gemmes, nous lient les uns aux autres n'est pas une fantaisie si absurde que cela... "

Ou l'art de parler sans en dire vraiment. Celui de ne pas confirmer leurs existences mais de montrer qu'il y croit. Le problème était de trouver ces divins objets de pouvoirs. Et si les motivations de Sephiroth n'étaient surement pas les meilleurs, n'importe quel humain avec une puissance divine entre ses mains succomberait aux attraits du pouvoir, au charme de la puissance... Et Ringu n'était vraiment, mais alors vraiment pas différent d'un humain lambda pour cette situation.

Néanmoins, l'heure était à la comédie et au spectacle. Il fallait se montrer convaincant et voir s'il ne pouvait pas gagner un pion supplémentaire dans cette formidable course aux informations. L'être chez qui toutes les infos transitaient serait forcement le plus à même d'obtenir le pouvoir. Créer un réseau, tisser des fils et agiter des marionnettes en tous sens, laisser les insectes se débattre à la recherche de nourriture et être l'araignée dirigeant chaque pion sur l’échiquier pour finalement tout garder pour soi, voilà ce que projetait l'ancien cobaye de la Shinra. Il avait donc sciemment appuyé sur le terme de puissance pour contempler les intentions de cet inconnu. Il ne pouvait lire dans les pensées bien sûr, mais c'est par le regard, le changement du pouls ou encore les micro-expressions de son interlocuteur qu'il allait voir si ce dernier allait ou non flancher et mordre à l’appât. Tout cela rendu possible par les années d'expériences en tant que détective et mercenaire de Ringu. D'ailleurs, il était temps de sortir cette carte.


" A dire vrai monsieur, je travaille en tant qu'inspecteur privé et un certain journal m'a engagé pour découvrir l'existence de ces artéfacts nommés cristaux. Je peux donc vous rassurer en vous annonçant que plusieurs de mes contacts sillonnent le monde en ce moment pour m'avertir d'éventuels changements. Après tout, le grabuge qu'a causé le Cauchemar n'est pas passé inaperçu et, face au silence des forces politiques, il est bien normal de faire ses propres recherches."

Il laissa ensuite un petit temps, servant à la fois la compréhension de son interlocuteur mais aussi l'analyse de ce dernier. Le seul défaut de Ringu pouvait cependant être l'orgueil de croire qu'il pouvait à sa guise comprendre la complexité de ce jeune homme blond au délicat minois apparemment inoffensif. Il était sûr de lui et pouvait donc facilement se méprendre sur le compte de son interlocuteur. Cependant ce n'était là encore qu'un simple jeu afin que chacun puisse jauger de ce que l'autre pouvait lui apporter.

" Désolé de vous importunez avec ce charabia alors que je viens à peine de vous rencontrez, je suis simplement excité à l'idée de revoir une connaissance qui en saura surement davantage que moi à ce sujet. L'idée de mettre la main sur un objet aussi rare m’intéresse grandement, mais bien moins que sa traque. Je vous aurais bien proposé d'en parler ensemble une fois sur la mer mais je n'aimerai pas abusé de votre temps..."

Et en effet, le temps de faire ce discours fut suffisant pour que résonne une sirène annonçant un départ d'ici peu. Du monde commençait à s'agiter sur le quai et quelques personnes se hâtaient dans les rangs que quelques marins tentaient tant bien que mal de maintenir. Ringu finit par tendre sa main à cet inconnu avant de bientôt gagner la mer. Il s'apprêtait à rejoindre cette file de monde mais n'était pas sûr qu'il ait réussi à capter suffisamment l'attention de cet étranger. Quand bien même...

" Quoiqu'il en soit, voir des étrangers est toujours un plaisir. Aussi dois-je vous remercier de m'avoir laissé abuser de votre gentillesse. Ringu, enchanté. "
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Julian Quinn
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MessageSujet: Re: Dès que le vent soufflera...   Mer 14 Jan - 23:52

Les apparences sont parfois trompeuses. Il suffisait de porter un regard sur l’interlocuteur de Julian pour s’en rendre compte : son physique atypique contrastait fortement avec une attitude poli et posée, que l’on pourrait presque qualifiée de « normale ». Pourtant, il fallait avouer que l’homme n’arborait pas un physique des plus attrayants, de par la blancheur de sa peau, la couleur rouge de ses yeux et son goût prononcé pour le noir. Le noble avait tort de porter des jugements trop hâtifs sur les personnes qu’il rencontrait mais que pouvait-il y faire ? Ce n’était pas comme s’il l’avait pensé à haute voix non plus. Non, même si Julian pouvait parfois s’avérer trop critique sur certaines choses, jamais il ne le laissait transparaître dans ses propos. Quoi qu’il en soit, le noble s’était permis de prolonger la discussion en mentionnant les actes qu’un certain Sephiroth avait commis quelques mois plus tôt, dans une région nommée Canyon Cosmos. Julian ne connaissait rien de ce lieu et n’y avait jamais mis les pieds, mais cela ne l’empêcha pas de mentionner cet événement. L’inconnu acquiesça à ses propos et nota que Julian n’était pas de ce monde. Ce dernier dessina un léger sourire sur ses lèvres avant de baisser la tête, comme pour s’avouer démasqué. Mais la dernière phrase que l’homme prononça lui fit relever la tête.

« Puissance ». Ce mot résonnait dans sa tête comme une douce et cruelle symphonie, désirée mais inaccessible. Il éveillait en lui une envie incontrôlée qui ne pouvait être réellement assouvie, et c’est cela qui attisait ce terrible conflit intérieur. Son sourcil tiqua nerveusement en entendant ce mot sortir de la bouche de l’inconnu, mais cela ne se reproduisit pas par la suite. L’homme parlait des gemmes et de cette nouvelle source de pouvoir qu’elles représentaient dorénavant, seul élément qui reliait les hommes de ce nouveau monde. Il venait également de faire allusion aux cristaux…

« Ces gemmes permettent aux Hommes d’affronter la menace commune que représentent les monstres. Je n’ai jamais trouvé l’idée que ces pierres nous unissaient absurde. Après tout, si Héméra est le fruit d’une communion entre nos mondes, ces gemmes et cristaux ne nous appartiennent-ils donc pas ? Ne sont-ce pas là un partage parmi d’autres ? »

L’idée que ce Sephiroth – et d’autres Calamités – pouvait se considérer comme l’unique porteur des cristaux mettait Julian hors de lui. Chaque individu sur Héméra pouvait prétendre à l’acquisition d’une de ces pierres, pour peu qu’il était capable d’en supporter la puissance. Ces énergumènes n’étaient pas les seuls êtres possédant un grand pouvoir, et Julian espérait bien leur montrer un jour que même une personne lambda était susceptible de posséder un tel objet. Perdu dans ses pensées l’espace d’un instant, le noble ne s’était pas rendu compte que son poing gauche s’était resserré sur lui-même, aussi s’empressa-t-il de le détendre lorsque l’inconnu lui parla à nouveau. Il s’exprima sur son étonnant métier de détective privé et tenta de rassurer Julian sur le fait qu’on l’avait embauché pour enquêter sur ces cristaux. En effet, depuis les évènements de Sephiroth et l’absence – volontaire ou non – d’informations de la part des médias, l’urgence semblait désormais de se renseigner par ses propres moyens. Ainsi donc, cet homme était à la recherche des cristaux ? Voilà qui intéressait fortement Julian, bien qu’il ne pouvait s’empêcher toutefois d’éprouver quelques réserves à son sujet : c’était tout simplement trop beau pour être vrai. Là encore, Julian doutait mais jouait le jeu.

« Oh, je vois… Je suppose donc que c’est pour votre travail que vous vous rendez à Costa Del Sol, et non pour y passer de simples vacances au bord de l’eau ? »

Quelque part, il était difficile d’imaginer cet homme se prélasser sur une chaise longue, avec un couleur de peau aussi pâle. Néanmoins, si ce qu’il disait était vrai sur sa personne, cela pouvait également suggérer que Julian était en plein interrogatoire en ce moment même. Une chance, alors, qu’il n’avait rien à cacher puisque ses connaissances en matière de cristaux s’avéraient limitées. Quoi qu’il en soit, l’homme s’excusa de l’avoir importuné de la sorte mais il confirma en même la question précédente de Julian : il se rendait à Costa Del Sol pour rendre visite à un contact qui pourrait lui en apprendre davantage sur les cristaux. Bien évidemment, lorsqu’il lui fit par de son souhait de continuer cette discussion à bord du bateau, Julian s’empressa de lui répondre en fermant les yeux et en balayant l’air d’une main devant lui.

« Voyons, ne soyez pas ridicule. Je serai ravi de pouvoir poursuivre cette conversation à bord. » Il était l’heure d’embarquer et l’homme se présenta sous le nom de Ringu. « Julian, tout le plaisir est pour moi. »

Cette formule de politesse n’avait jamais autant été sincère et véritable. Il lui serra donc la main pour sceller cette rencontre puis l’invita à le suivre à bord du navire. De nombreux passagers affluèrent également vers le paquebot et il était difficile de se mettre à l’écart des autres pour discuter en toute tranquillité. Le meilleur endroit était sur le pont à l’arrière du navire. Les deux hommes s’y rendirent donc et attendirent patiemment que le bateau ne démarre et s’éloigne de Junon pour rejoindre la ville du soleil. Julian n’avait jamais autant été excité par un voyage, mais sans doute était-ce à cause des propos de Ringu. Si ce dernier allait effectivement rendre visite à un contact, Julian ne pouvait se permettre de laisser une telle occasion d’en apprendre plus sur les cristaux lui passer sous le nez. Il allait donc falloir qu’il fasse quelques compromis pour obtenir la confiance de ce détective, et cela devrait passer par quelques mots sur sa personne.

« Si je devais être tout à fait honnête avec vous, Ringu, je vous mentirai en vous disant que ces cristaux ne m’intéressent nullement… » Il chercha un instant un argument qui pourrait se montrer valable et une idée de génie lui vint à l’esprit. « Voyez-vous, mon monde disposait autrefois de l’art d’invoquer des Chimères, ces créatures légendaires et redoutables. Depuis la naissance d’Héméra, cette faculté a disparue. Or, vous n’êtes pas sans savoir que les rumeurs courent au sujet de Chimères, gardiennes des cristaux… »

Julian marqua une courte pause dans son discours, comme pour attiser la curiosité de son interlocuteur. Il s’agissait aussi d’un moyen pour lui de trouver la bonne excuse pour justifier ses recherches, l’élément déclencheur d’un tel voyage.

« La Reine de mon royaume était la dernière à pouvoir faire appel à ces créatures. Certains pensent qu’elle aurait menti en affirmant qu’elle n’en était plus capable depuis la fusion des mondes. Personnellement, j’ai besoin de voir les choses par moi-même avant de me forger ma propre opinion. Je suis sûr que vous pouvez comprendre cela, n’est-ce pas détective ? »

Il n’y avait rien d’honnête là-dedans, mais Julian connaissait à peu près l’art de montrer aux autres ce qu’ils désiraient voir. Ce n’était qu’une histoire, mais celle-ci s’avérait plausible pour quelqu’un qui ne connaissait rien de la vie de Julian. Enfin, c’est ce qu’il pensait. Il regarda donc son interlocuteur et attendit une quelconque forme de réponse de sa part, tandis que le navire filait sur l’océan. Le canon de Junon rétrécissait à vue d’œil.
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Ringu Ju-On
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MessageSujet: Re: Dès que le vent soufflera...   Jeu 15 Jan - 13:44

Les choses se déroulaient plutôt bien jusqu'à présent. Ringu avait réussi à trouver un bateau qui partirait dans les plus bref délais, le vent chargé d'humidité ne lui faisait pas trop penser à son addiction, et le jeune homme avait mordu à l'hameçon sous la forme d'une poignée de main. Il n'était pas stupide et avait raison sur un point, toute personne d'Héméra pouvait prétendre à l'obtention des cristaux, et cette personne serait notre "détective privé" bien sûr!
Par ailleurs, ce jeune homme était bien démonstratif, aussi cela conforta notre homme dans son idée de potentiellement se servir de lui. Pour preuve de cela, le grand mouvement qu'il fit pour démontrer son souhait de poursuivre la conversation à bord... C'était assez étonnant, mais cela ne prouvait-il pas sa sincérité? Quoiqu'il en soit, le coup du détective semblait avoir bien fonctionné et déjà les deux hommes montaient à bord afin d’initier leur voyage.

La foule était assez conséquente, les bateaux partants étant moins nombreux que d'habitudes. Néanmoins, une fois sur le pont, Ringu put de nouveau respirer sans subir cette oppressante entrave que sont les autres. Il contemplait Junon rapetissant progressivement alors que la télé, qu'il pouvait voir par une fenêtre, retransmettait un événement d'un autre continent. Le mot "Néo-Shinra" fit tiquer notre homme juste avant qu'il n'aperçoivent ce fameux Julian qu'il avait rencontré quelques minutes plus tôt. Il laissa donc ce programme TV des plus inhabituels pour s'occuper du cas du jeune homme. Remettant au passage sa mallette à un marin pour qu'il la mette avec les autres bagages, il rejoignit sa connaissance et se mirent d'accord pour aller à l'arrière du bateau, le temps qu'ils puissent échanger des informations.

Le vent faisait légèrement flotter la chevelure et le manteau de notre protagoniste. Il regarda un instant l'horizon, comme pour s'assurer que les futures paroles des deux hommes ne seraient pas portées jusqu'au port, avant de reporter son attention sur Julian. C'est d'ailleurs ce dernier qui choisit d'engager la conversation. L'attrait du pouvoir avait fait mouche, mais s'il y a bien une chose que n'attendait pas Ringu, s'était qu'il l'avoue clairement et simplement. C'était étonnant, faisant même plissé les yeux de notre imperturbable Utaïen. C'est alors que l'individu révéla des informations pour le moins intéressante. Il parla des "chimères", mot déjà entendu dans les médias certes, mais il en parla comme des créatures présentes depuis toujours en son monde. Si Ringu pensait également que des créatures gardaient les cristaux, il pensait aussi que les "chimères" n'étaient que des inventions des médias, des affabulations issues de la bouche des forces de l'ordre. Après tout, la Shinra manipulait de son temps l'information et il n'y avait rien pour prouver que Reeves, un ancien de cette compagnie, soit différent de ses prédécesseurs. Néanmoins, il devait pour le coup reconnaître l'utilité de ce jeune homme. L'information en soit n'était pas capitale, mais elle avait le mérite d'ôter un doute sur l'identité des gardiens de ces objets de puissance. Qui connaissait-il déjà? Ifrit? Shiva? Ramuh peut-être? Ha, et Léviathan aussi... Voilà qui allait être difficile. De simples invocations étaient déjà surpuissantes, mais s'il s'agissait de "vaincre" de telles entités devenues bien réelles, la situation serait ardue. Concernant la discussion actuelle, bien que réfléchissant toujours, il se contenta d’acquiescer sans dire un mot, attendant la fin des propos du jeune homme.

C'est justement cette suite qui se démontra la plus intéressante, mais aussi la plus déconcertante. Alors comme ça, il cherchait à prouver les dires de la reine de son monde? Hmmm... Voilà qui était étonnant! Ce personnage curieux de puissance voulait simplement vérifier les dires de sa majesté? C'était comique et cela ne manqua pas de faire légèrement sourire notre ancien cobaye. Son interlocuteur venait donc d'un monde monarchal? C'est vrai que sa tenue était très soignée et surement d'une certaine valeur. Un bourgeois peut-être? Ou un quelconque prétendant à la cours? C'était assez désemparent. Oh, non pas l'homme, mais plutôt le manque de connaissance de ce système, celui de Gaïa ayant avant tout été une dictature menée d'une main de fer. Son histoire était vrai? Possible, pourtant l'étincelle dans les yeux du jeune homme, son intérêt dès l'énonciation des mots "puissance" et "cristaux", son discours sur le fait que tout le monde pouvait prétendre à obtenir ces objets... Souhaitait-il vraiment prouver l'existence des chimères et l'incapacité de sa reine à les contrôler?
A moins que... A moins que ce soit justement là son objectif? Trouver un moyen de gagner en influence et en pouvoir pour renverser la reine, ou même devenir son roi? Voir la cour de son monde -ou plutôt continent à présent- s'agenouiller à son passage pendant qu'il poserait ses petites fesses sur un trône d'or? Il restait sceptique. Après tout, il pouvait tout aussi bien travailler pour le gouvernement et chercher à protéger sa reine et les chimères dont il parle si bien. Il ne semblait pas doué au combat, du moins pas doué d'une force apparente, mais plutôt d'un physique agile et souple. Il était donc possible que Ringu le laisse le mener jusqu'à la tanière des chimères pour se débarrasser de lui ensuite? En tout cas, il n'était plus question de le laisser filer dans la nature, du moins, s'en s'être assuré de garder contact avec lui. Ce qui le fit de nouveau sourire cependant, fut l'allusion au fait qu'il soit détective. Une sorte de petite pic surement... Alors comme ça monsieur était joueur? Voilà qui promettait d'être plaisant.


" Je conçois aisément cela. Bien que je suis surpris de voir qu'il existe encore en ce monde des individus avec des buts assez nobles pour parcourir le globe, et ainsi prouver l'innocence d'une dame. Vous êtes un spécimen plutôt rare Julian, je prierai pour la réussite de votre entreprise. " lança-t-il dans un premier temps, comme une réponse naturelle à la discussion en cours, non sans garder ce petit sourire suite à la remarque de son interlocuteur.

Puis, se tournant un instant vers Junon disparaissant petit à petit à l'horizon, il continua sur un ton plus sérieux, mais aussi moins audible.


" Nous suivons des buts complémentaires... Je suppose que je pourrais vous aider en vous proposant de rester avec moi... Le temps que je rencontre un ancien camarade du moins. Il sera surement à même de vous informer plus que moi sur l'existence ou non des chimères, ainsi que de leur rôle exact. "

Puis, comme s'il sortait soudainement de cet état d'intense sévérité, il reprit sur un ton plus banal.

" Sinon, je suis assez intrigué par votre apparence. Pourriez-vous me parlez un peu de votre monde? Des choses telles que les rois et reines me sont inconnus. A moins que l'on parle de théâtre, les dirigeants de ce monde n'étaient en rien comparable à une cour, mais plutôt à des dirigeants de sociétés... Où le monde serait la société en question. "

Voilà qui devrait le divertir le temps du voyage puis, si besoin est, il parlerait aussi de Gaïa. Après tout, il fallait compter de longues heures avant l'arrivée à Costa del Sol. Ils arriveraient probablement à l'heure où le soleil se couche et ne pourraient voir ce fameux contact que le lendemain. Le lendemain... C'est vers là que le vent soufflait à présent.
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Julian Quinn
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MessageSujet: Re: Dès que le vent soufflera...   Mar 20 Jan - 1:18

Les turbines du navire s’activaient à pleine vitesse et provoquaient de nombreux remous sur la surface de l’eau. Le bruit qu’elles émettaient s’avérait suffisamment puissant pour que Julian daigne y prêter attention. A moins que ce qui l’attirait vraiment était d’être le spectateur d’une telle technologie ? Même si Héra disposait de bateaux, rares étaient ceux avec une telle machinerie. A vrai dire, Julian ne parvenait pas à trouver de modèle navire susceptible d’être comparé à celui-ci. C’était dans ce genre de moment qu’il réalisait à quel point le fossé séparant ses origines de ces nouvelles contrées était grand… Quoi qu’il en soit, ce n’était qu’un détail parmi tant d’autres, et très vite le jeune homme revint à la discussion qu’il entretenait avec ce détective. Afin de justifier son intérêt pour les cristaux, il venait d’inventer un motif à la dernière minute mais le résultat s’avérait convenable et plausible : prendre la Reine Grenat et sa récente notoriété était une bonne manière de camoufler ses véritables intentions. Néanmoins, Ringu semblait étonné d’un tel dévouement mais ne manqua pas de soutenir Julian dans sa quête. Par ailleurs, il lui proposa de rester avec lui le temps de rencontrer son contact à Costa Del Sol et ainsi en apprendre plus sur les chimères. Julian esquissa un sourire gratifiant, sans aucune forme d’ironie.

« Cela m’avancerait beaucoup dans la quête que j’entreprends. Je ne saurais comment vous remercier… Je vous suis redevable, Ringu. »

Etrangement, les paroles du noble s’avéraient honnêtes. Après tout, il n’en restait pas moins un homme de principes et si Ringu pouvait effectivement lui permettre d’en apprendre plus sur les chimères – et conséquemment les cristaux – il se devait alors de lui rendre la pareille. Toutefois, cela voulait donc dire que les deux hommes allaient dorénavant faire route ensemble quelques heures, peut-être plus. Ayant l’âme d’un loup solitaire d’une manière générale, le jeune homme allait devoir réapprendre à cohabiter avec un autre. Si cela était le prix à payer pour gagner des informations, Julian était prêt à faire ce sacrifice…

Le timbre de voix de Ringu changea et se voulut plus indifférent lorsqu’il aborda un tout autre sujet de conversation. Curieux de l’apparence de Julian mais également de ses dires, il désirait en effet en apprendre davantage sur le « monde » d’origine du noble. Voilà qui était compréhensible. Après tout, qui n’était pas intrigué par les habitants d’Héra, ce monde à la technologie limitée qui prônait encore une société monarchale où Rois et Reines se succédaient aux trônes de leurs royaumes ? Visiblement, cela s’avérait différent ici, sur Gaïa. Il n’était pas question de royautés mais de sociétés qui, de par leurs puissances, avaient mains mises sur le monde. Julian posa une main sur la rambarde en portant son regard sur l’horizon, laissant la brise lui balayer le visage.

« De ce que vous m’en dites, Gaïa ne me semble pas si différent de mon monde, Héra. Qu’il s’agisse de votre dictature ou de ma monarchie, la situation me semble sensiblement identique sur le fond. Sur la forme en revanche, ce sont les points de vue qui divergent. »

Il marqua une courte pause dans son discours pour appuyer ses propos et montrer que cela découlait d’une profonde réflexion. Julian n’aimait pas être pris pour quelqu’un d’irréfléchi.

« Héra est composé de quatre continents, mais c’est sur l’un d’entre eux que j’ai passé une grande partie de ma vie : le Continent de la Brume. Trois royaumes se partagent ses terres. Le royaume de Bloumécia, le royaume de Lindblum et le royaume d’Alexandrie. C’est de ce dernier dont je suis originaire, et il se trouve dirigé par la reine Grenat di Alexandros. »

Cela faisait beaucoup de noms et de termes à retenir en à peine quelques phrases, aussi Julian décida-t-il de s’arrêter à nouveau. Toutefois, de par son métier de détective, Ringu devait sans doute être capable de mémoriser aisément les informations qui lui parvenaient. Julian ne s’attarda donc pas plus et reprit ses explications. Il ne souhaitait pas rentrer dans les détails pour autant.

« Je suis né à Tréno au sein d’une famille noble, d’où mes vêtements… de qualité, si l’on peut dire. Ce genre d’accoutrement est plutôt commun sur Héra, chez les personnes issues des classes sociales supérieures. Mais je comprends que vous puissiez trouver mes vêtements intriguant. A en juger par les vôtres, nous n’avons clairement pas les mêmes styles vestimentaires. Cela m’avait d’ailleurs frappé lors de ma première venue à Junon. »

Au fond, ce n’était qu’un détail qui ne méritait pas nécessairement que l’on s’attarde dessus. Néanmoins, Julian venait de livrer certaines informations à Ringu sur son monde et, afin de faire passer le temps, il comptait bien lui poser quelques questions à son tour. En effet, le trajet en mer allait certainement durer plusieurs heures et il fallait donc tirer profit de cette situation. Qui sait, peut-être que cette conversation mènerait à de nouveaux détails intéressants ?

« Qu’en est-il de Gaïa ? Vous parlez de dirigeants de société mais je n’ai pas eu l’impression d’avoir eu affaire à eux durant mon séjour à Junon… Cela dit, je ne suis vraiment pas familier avec les spécificités de cette contrée et il est donc possible que j’ai été confronté à eux d’une manière ou d’une autre sans m’en rendre compte… »

Julian s’était tourné entièrement vers Ringu pour lui faire face et ainsi lui donner toute son attention. Cela lui permettait aussi d’apercevoir un peu mieux ce qu’il se passait autour d’eux, et d’apercevoir cet homme étonnamment petit passer auprès de nos deux protagonistes. Ce n’était qu’un détail mais à côté de Ringu et de sa taille de géant, cet homme était vraiment passé pour un nain… Passant une main dans ses longs cheveux qui virevoltaient au vent, Julian chassa donc cette image de ses pensées et concentra à nouveau toute son attention sur son interlocuteur.
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Ringu Ju-On
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MessageSujet: Re: Dès que le vent soufflera...   Mer 21 Jan - 11:43

Bercé par la douce mélodie des vagues et par le son puissant des machineries, le navire continuait son voyage vers la ville des vacances éternelles : Costa Del Sol. Les deux hommes ne profitaient cependant guère des rugissements du moteur et du doux spectacle de va-et-vient de la mer, ou du moins, pas plus que nécessaire. Leur discussion en elle-même était une source bien plus grande que l'immensité de l'océan à laquelle s'abreuver, tandis que leurs voix couvraient largement le supplice perpétuel de l'engin avançant sur l'eau. Ils étaient ainsi chacun épris dans ce petit jeu qui les mènerait à la conquête du monde, et à la fois camouflés par l'environnement. Pourtant, un homme assez petit passa près d'eux... Mais mieux vaut revenir sur ce détail un peu plus tard.


Pour commencer, Ringu avait fait une proposition plus qu'alléchante à Julian et ce dernier avait bien entendu accepté. Les deux hommes avaient mis en place une couverture intéressante et, quand bien même chacun doutait encore de l'autre, notre homme joua de suite dessus, fournissant une pièce à son adversaire. Oui, une pièce, car aux échecs comme aux cartes, il faut parfois savoir céder un pion à l'opposant pour l'amener là où on le souhaite. Et si ce dernier était sincère en disant vouloir lui rendre la pareille, alors cela promettait d'être un fort enrichissement personnel. Ce natif d'"Héra" pouvait s'avérer devenir une très bonne carte dans le jeu de notre ancien cobaye. Après tout, pourquoi ne pas se servir de lui pour se rapprocher de la reine à laquelle il avait fait allusion? Si l'on y réfléchissait un minimum, on pouvait voir là l'occasion de se rapprocher des forces gouvernementales. Néanmoins, mieux valait-il ne pas aller trop vite en besogne. Il fallait d'abord que son homologue masculin atteigne le pion tant convoité et donc que le contact tant espéré soit toujours à Costa del Sol... Enfin, il gardait confiance pour le moment.


Dans l'optique de se rapprocher d'Héra, mais aussi de se distraire un minimum, il changea alors le sujet de la discussion. Cela permettrait aux deux hommes d'échanger leurs visions du monde et de laisser transparaître un peu plus leurs personnalités respectives qui sait? De plus, mieux valait-il connaître l'ensemble des protagonistes sur le tableau de ce jeu immense qu'était le monde... Qu'était la vie. Il avait déjà noté le nom de "Grenat", facile à retenir car assimilable à une pierre. Elle avait un lien avec les chimères par le passé, peut-être même dans le présent, et avait donc tout d'une personne dont il faudrait se rapprocher.
Écoutant à présent l'histoire du jeune homme, il saisit ce qui lui semblait être le principal. Quatre continents, l'un d'eux divisé entre trois royaumes et donc trois monarches. Il pourrait être intéressant de voir ce que chacun d'entre eux pourrait lui apporter, mais remettant à plus tard ce raisonnement, il écouta bien vite la suite des propos du jeune homme. Il sourit d'ailleurs à cette suite des plus divertissantes. Bien que n'ayant livré que peu d'informations sur lui, ce Julian confirmait sa position importante dans sa société ainsi que la façon de reconnaître ceux de son espèce. L'habit ne fait certes pas le moine, mais avoir ce genre de détail révélateur était bien plus que suffisant. Cependant, il ne révéla pas trop son point de vue sur les royaumes qui gouvernaient. Était-il d'accord avec un tel système? Cela lui semblait-il naturel? Quelque part, il avait dit que cela était la même chose que sur Gaïa... Néanmoins cela ne voulait pas dire qu'il était contre l'oppression des faibles et la différence sociale au sein d'une société... C'est vrai qu'il était naturel que les forts restent en hauteur et les faibles en dessous d'eux, dans des conditions pitoyables et vivant dans de simples taudis... Mais l'Homme était tout sauf quelque chose de normal et de naturel... Selon Ringu du moins. Il faut dire que depuis la chute de la Shinra, il se sentait un peu mieux, sans trop savoir pourquoi. Le sentiment de révolte, c'était surement la plus grande caractéristique des Gaïaens depuis ses dernières années avec la presque destruction du monde. A croire que plus les gens sont proches de la mort, plus ils découvrent à quel point l'on peut devenir vivant.


Mais déjà l'histoire se finissait pour se tourner vers celle de ce monde. Ringu leva les yeux au ciel un instant en soupirant. Il vit alors un petit personnage avec un sac passer non loin d'eux. Tiens, voilà une chose bien étonnante! Que faisait un homme à l'arrière du bateau si peu accompagné mais surtout si pressé? C'était étrange, voir même suspect... Mais il devait laisser là ses propres penchants à résoudre les mystères pour continuer de former sa nouvelle carte et en faire un valet, un cavalier, se déplaçant au dessus de chaque terre, libre comme le vent pour aller prendre des informations dans les lieux les plus insolites. Après tout, qui sait si les deux hommes resteraient ensembles une fois arrivé sur la terre ferme?
Il se tourna donc vers Julian après ce bref interlude, laissant sa crinière se faire déformer par le vent soufflant plutôt que de la dresser comme le fit son compagnon de voyage.

" ... Je suppose que je dois commencer par parler un peu de l'histoire de ce monde. Disons que la clef de la puissance et de la domination sur Gaïa reposait avant tout sur la technologie. Plus une société découvrait de nouvelles choses, plus elle s'enrichissait, grandissait et absorbait ses concurrents. Je suppose que je ne vous apprends rien, c'est ainsi que le marché fonctionne. Le problème est que l'une de ses sociétés est devenue très grosses et très influentes, au point d'être la seule à contrôler les matières premières et les différentes ressources. Un monopole détenue par une seule compagnie, non pas à l'échelle d'un royaume, ou même d'un continent, mais à celle du monde entier. Faisant sienne l'énergie, elle fournissait à chacun tout le confort qu'il désirait en échange d'une juste compensation monétaire. "

Il patienta alors un instant. C'était des notions évidentes, mais cet étranger les maîtrisait-il toutes? Qu'importe, il continua de sa voix toujours grave mais surtout la plus neutre possible.

" ... On ne frappe pas la main qui nous nourrit, aussi personne ne se rebella contre elle -ou presque... - et elle s'assura que cela n'arrive pas en se créant un corps armé. La compagnie évolua en une sorte de micro-état si vous préférez. Son influence grandit et soumit le monde entier à sa botte... Jusqu'à quelques temps encore, elle était florissante et grandissante. Puis elle chuta suite à la seule chose plus grande qu'elle encore : le peuple. "

Une bien belle histoire, mais une histoire très incomplète. Parler d'AVALANCHE ou encore de Sephiroth n'était pas vraiment d'une grande utilité pour le moment. Mieux valait-il esquiver le sujet en lui faisant simplement comprendre que le peuple seul n'avait pas causé la chute de la SHINRA.INC.


" Après quelques catastrophes en série et la mise en péril du monde par les propres créations de cette entreprise-état, elle fut incapable de se relever et perdit un bon nombre de ses membres les plus haut-placés. Elle finit par sombrer et vit la ville de son siège consumer par l'arrivée du Météor... Une magie ancestrale... "

Non, parler de toute l'histoire serait difficile, mais il entendrait bien des informations à ce sujet s'il passait du temps au sein de Gaïa et de ses habitants. Les histoires changeaient en fonction du narrateur, de la ville ou même du continent, mais Ringu voulait se contenter du strict minimum. Parler du Météor, de la Planète vivante, des matérias, cela était peut-être un poil trop long et complexe pour un premier jour. Dévoiler les choses au fur et à mesure serait plus que suffisant.


" Aujourd'hui, un ancien membre d'un groupe qui lutta contre cette organisation est aux commandes : Rouge XIII. Chaque ville à plus ou moins son système politique mais l'heure est davantage à la reconstruction qu'autre chose. Toutes les villes sont assez dépendantes des grandes cités tel que Junon que nous venons de quitter. Cette dernière est d'ailleurs entre les mains d'un ancien représentant de cette compagnie. A croire que certains lui font encore confiance... Je dirai donc qu'à moins de vous rendre dans des bureaux, vous ne risquez pas de les apercevoir un jour. Ils passent leur temps dans la paperasse plutôt que sur le terrain. "

Il sourit alors. Un tel condensé d'histoire, cela méritait surement une pause bien méritée. Il finit tout de même sur une pointe d'amusement.

" Si l'un d'eux se trouve à Costa del Sol, je vous l'indiquerai. Vous vous ferez votre propre opinion ainsi. "

Un bureaucrate en vacances... Cela pouvait bien arrivé vu leurs salaires.


Cependant, ils furent interrompus dans leur discussion actuelle. Une jeune femme d'une vingtaine d'année venait d'arriver vers eux. D'abord le regard hésitant, regardant à droite à gauche sans croiser le regard des deux hommes qui devaient l'intimider, elle finit par se mordre la lèvre inférieure avant de venir les aborder.

" Excusez-moi messieurs... Heu... Je... Vous n'auriez pas vu quelqu'un avec un sac à main vert? Je ne pense pas l'avoir laissé à un membre d'équipage et pourtant je ne le trouve plus dans ma cabine. Je suis embêtée... Dé-désolée... "

Elle parlait d'une voix douce et claire, allant de paire avec sa robe d'un vert rayonnant, accompagnée d'un chapeau de la même couleur. Elle s'apprêtait cependant à s'en aller, presque gênée de quémander de l'aide. Ringu l'avait d'abord regardée du haut de ses deux mètres, intimidant à souhait, mais à présent, il se courbait en deux, agrippant tendrement la main de cette demoiselle. Son sourire était franc et sa position, genou à terre, se voulait des plus humbles.

" Nous avons bien aperçu ce qui semble être le sac que vous nous décrivez. Il était dans les mains d'un homme un peu plus tôt. "

Maintenant que cette femme était toute ouïe, il continua, non sans lâcher cette main un peu apeurée par le contact de cet homme si étrange par son apparence.

" Je me présente, inspecteur privé Ringu. " il sortit alors une plaque qu'il avait de son long manteau. Elle datait un peu, mais elle faisait office de preuve, autant pour cette dame que pour Julian. Convaincre ce dernier était évidemment le but de la manœuvre, en plus de se divertir quelque peu. Aider cette demoiselle qui manquait visiblement d'attention et qui égarait tout? Pourquoi s'abaisser à une telle chose si cela ne servait pas SES intérêts.

" Je m'en vais récupérer votre bien. Je vais simplement voir les membres d'équipages pour qu'ils empêchent les passagers de quitter le bateau une fois à terre. Faites-moi confiance et allez donc vous reposer. "

Il regarda alors un instant Julian, l'esprit tranquille, sans se hâter le moins du monde.

" Me feriez-vous l'honneur de m'aider à retrouver le bien de cette dame, serviteur de la reine?  Je pense que nous aurons le loisir de continuer notre discussion en chemin. Qu'en pensez-vous?"

Voyons à présent sa réaction. Elle en dirait un peu plus sur lui, le dévoilerait peut-être différemment. La jeune femme, elle, davantage éprise par le physique de réel prince charmant de Julian, le regardait les yeux pleins d'espoir et d'attentes...

[HRP] Voilà de quoi nous donner un peu d'action si tu le souhaites =) [/HRP]
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MessageSujet: Re: Dès que le vent soufflera...   Dim 25 Jan - 1:13

HRP : Parfait ! Tu peux nous rapprocher du malfaiteur si tu le souhaites mais je peux m'occuper du dénouement pour faire durer un peu la situation, si tu veux Wink


Parler d’Héra n’était pas une activité qui plaisait particulièrement à Julian. A vrai dire, suite à la création d’Héméra, il ne s’était jamais senti aussi nauséeux lorsqu’il foulait les terres de sa patrie ou mentionnait son nom. Cela était dû à la découverte de ces autres mondes bien plus avancés que le sien, et cela lui laissait un fort sentiment d’impuissance et de non-reconnaissance. Il refusait tout simplement de passer pour le plus faible de tous et c’est en partie pour cela qu’il avait choisi de venir à Junon, pour s’éloigner aussi de toute cette médiocrité. Bien évidemment, lorsque Ringu l’interrogea sur Héra, le noble de Tréno se contenta d’être le plus sobre possible dans sa réponse. Il pensait avoir dit l’essentiel mais cela n’était probablement pas suffisant pour qu’un inconnu puisse comprendre la complexité de l’histoire d’Héra. A quoi bon s’attarder sur ces détails ? De toute manière, Julian ne connaissait pas tous les détails, seulement les quelques grandes lignes, et cela était largement suffisant à son goût. Quoi qu’il en soit, il se montra quelque peu succinct dans sa réponse avant de diriger la conversation vers Gaïa cette fois. Ringu leva les yeux aux ciels, sans doute cherchait-il le point de départ de son récit. Julian remarqua à peine l’homme qui passa auprès d’eux. Sa petite taille comparée à celle de Ringu fut la seule chose qui attira la curiosité du noble, mais il revint très vite sur les propos de son interlocuteur qui venait de prendre la parole.

Si Julian s’était contenté d’expliquer les grandes lignes de la situation actuelle sur le Continent de la Brume, Ringu, quant à lui, opta pour une approche plus historique afin que le jeune blond puisse réaliser la profondeur de l’histoire de ce monde. Ainsi, il était essentiellement question d’une compagnie influente s’étant emparé du contrôle sur l’énergie, et produisant l’énergie nécessaire pour le peuple en l’échange d’une compensation monétaire. De par l’importance qu’elle prenait, la compagnie eut rapidement le contrôle sur le monde entier et devint une sorte de « micro-Etat », pour reprendre les termes du détective. Toutefois, le peuple finit se soulever et, suite à de nombreux événements, la société perdit de l’influence jusqu’à sombrer. Ringu mentionna également un météore mais voyant qu’il ne donnait pas plus de détails que cela, Julian choisit de ne pas en tenir compte et se contenta simplement de croiser les bras en restant attentif aux propos. Le détective s’intéressa à la situation politique actuelle de Gaïa, visiblement en proie à un certain remaniement. Les événements dont il venait de parler s’avérait donc bien récent et cette partie d’Héméra devait encore faire face à ses propres difficultés. Finalement, Julian se contenta de sourire à la dernière remarque de Ringu car il n’eut point le temps de lui répondre. Une jeune femme venait en effet de faire irruption dans la conversation.

Cette femme semblait quelque peu déboussolée. Son discours était hésitant, comme si elle cherchait elle-même à trouver une explication à ses propos alors même qu’elle énonçait la situation. Il n’y avait pourtant rien de compliqué dans ce qu’elle racontait : elle ne parvenait pas à mettre la main sur son sac à main de couleur verte. Ah, le vert… Julian aurait pu parier des milles et des cents qu’il s’agissait de sa couleur favorite. Cette femme était effectivement habillée dans cette teinte de la tête aux pieds. Remarquez, il était plus facile de la repérer dans cet accoutrement. Alors qu’elle s’apprêtait sans doute à faire demi-tour, Ringu posa l’un de ses genoux au sol et prit la main de cette femme. Julian ne s’était pas attendu à ce que ce détective face preuve d’autant de galanterie et pendant l’espace d’une seconde, il crut que l’homme lui baiserait la main. Il n’en fut rien, Ringu se contentant simplement de la rassurer en lui indiquant qu’il avait remarqué un homme suspect qui possédait son sac à main. Vraiment ? Julian décroisa les bras, faisant semblant de savoir de quoi le détective voulait parler. D’ailleurs, ce dernier sortit son badge pour se présenter en tant que tel à la jeune femme. Aucun doute n’était possible à présent : Ringu ne mentait pas sur son métier. Il rassura donc la demoiselle avant de se tourner vers le noble et de lui demander son aide. Julian l’avait vu venir et bien que cela ne l’enchantait pas, il acquiesça d’un hochement de tête, le regard dur.

« Aidons cette pauvre femme. »

Finissons-en, plutôt ! Ce n’était pas le genre de chose dont Julian raffolait, bien au contraire… Mais bon, il devait faire bonne figure auprès du détective afin de faire tenir son histoire et ne pas éveiller en lui de possibles soupçons. La jeune femme le regarda d’une telle manière qu’on aurait pu voir des étoiles dans ses yeux.

« - Me- merci infiniment… A tous les deux.
- Attendez-nous ici, nous viendrons vous voir dès que nous aurons quelque chose. »

Quelle plaie… Julian se tourna un peu et commença à scruter les environs du regard en attendant que Ringu ne se relève. La jeune femme alla se placer sur un banc un peu plus loin, ce qui permit au noble de parler au détective sans risquer d’être entendu par la concernée.

« Vous aviez l’air de savoir l’identité du voleur tout à l’heure. Etait-ce l’homme qui est passé près de nous plus tôt ? »

Ça en avait tout l’air. Julian passa une main dans ses cheveux dérangés par le vent et se remit un instant à regarder autour de lui. Si tel était le cas, l’homme en question allait donc être facilement repérable de par sa petite taille. Après tout, c’était la seule chose qu’avait retenu Julian en le voyant. Il n’avait même pas fait attention au sac à main vert, c’est pour dire… Il se décida donc à entamer les recherches et s’approcha d’un couple pour leur demander s’ils n’avaient pas vu passer un homme de petite taille. Leur réponse négative le fit légèrement grimacer : cette enquête était bien partie pour durer des heures, il pouvait le sentir venir gros comme une maison. Le blondinet renouvela donc l’opération à plusieurs reprises, sans réel succès. Devant tant d’efforts – c’en était pour lui – vainement accomplis, il ne put s’empêcher de soupirer, attirant probablement l’attention de Ringu. Dans le doute, il préféra donc prendre la parole pour expliquer son soudain relâchement.

« Je n’ai clairement pas la bonne technique pour effectuer une enquête… Une petite démonstration, détective ? »

Et un petit sourire en prime pour le mettre en confiance, voilà l’astuce pour faire de son apparence son plus fort alibi. Le petit surnom de détective était aussi une manière d’ironiser la situation en la défaveur de Julian, comme de l’autodérision en quelque sorte. Cela lui fit se rappeler de la manière dont Ringu l’avait appelé précédemment. « Serviteur de la Reine ». Voilà qui était drôle, surtout pour quelqu’un qui n’en avait que faire de cette Grenat. Mais Julian allait devoir se montrer prudent auprès de Ringu, maintenant qu’il lui avait raconté ce mensonge. Il allait falloir qu’il se montre convainquant, et si tout se passait plutôt bien pour le moment, cela pourrait très vite dégénérer avec le temps… Enfin, mieux ne valait pas y penser maintenant. Retrouver ce sac à main était leur priorité à tous les deux. Il restait encore deux ou trois personnes sur le pont à interroger mais Julian voulait que Ringu lui montre sa manière de procéder. Ensuite seulement, ils devront sûrement envisager de s’engouffrer à l’intérieur du navire, et les choses se compliqueront d’autant plus à ce moment-là. Autant profiter de la situation pour continuer le bavardage.

« Vous êtes habitué à ce genre de « mission » dans votre métier ? Ou bien vous vous occupez de cas plus importants ? »

Un moyen comme un autre de passer le temps et d’en apprendre plus sur son nouveau « partenaire ». Après tout, Ringu pouvait très bien étonner Julian…
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Ringu Ju-On
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MessageSujet: Re: Dès que le vent soufflera...   Jeu 29 Jan - 18:34

La chance souriait à Ringu. La demoiselle s'était présentée à lui et venait de lui donner un moyen de prouver l'un de ses dires, ce qui était tout à son avantage. En effet, ce pion improvisé lui permettait d'affirmer une vérité, laquelle est "Je suis inspecteur privé". Ce détail fort anodin pour le commun des mortels était cependant essentiel! Après tout, cela donnait à Julian un cap, un repère, qui lui ferait savoir que le détective n'avait pas menti sur  sa personne. Ainsi germerait les graines d'une confiance, à sens unique bien sûr, dans un avenir proche... Si tout se déroulait comme prévu.


Le seul ennui était qu'il allait devoir s'impliquer dans une quête qui n'était pas la sienne et dont il ne tirerait aucun bénéfice... C'était ennuyant, certes, mais il n'avait rien de plus à faire le temps qu'il était livré à l'océan. Sa seule compensation, peut-être, serait de se divertir de la résolution presque trop évidente de ce cas. Puis voir cette pauvre créature quémander son aide alors qu'elle serait incapable de savoir si elle a égaré son bien ou s'il fut vraiment volé... Elle méritait bien son sort... Néanmoins il fallait faire preuve de retenu et, au vu de la magnifique démonstration qu'il lui avait fait, allant jusqu'à poser genou à terre, il n'allait pas tout gâcher maintenant.


Au moins, Julian allait participer. Il se fit d'ailleurs sec, trop peut-être. Il était surement le genre d'homme à préférer l'action aux paroles, ce fut du moins l'explication logique que trouva Ringu face à son attitude à la fois efficace mais détachée, presque froide. Au moins eu-t-il l'excellent réflexe d'exclure la demoiselle de l'enquête en lui disant de retourner à ses préoccupations, aussi inutiles soient-elles.


" Vous avez mis dans le mille, en considérant qu'il a agit seul bien sûr. Après, on ne peut pas dire qu'il s'agisse d'un voleur pour autant. Je crains que notre demoiselle ne soit quelque peu tête en l'air..."


Il marqua une pause le temps de se tourna vers l'arrière du bateau, réfléchissant un moment. 


" Il faut commencer par le retrouver avant de le juger."

Il se retourna alors, ne percevant pas de remarques de son compagnon de mer. Le jeune homme était déjà partis interroger des voyageurs. Et bien, celui-là était un rapide. Il venait de demander à un couple des informations, du moins, c'est ce que supposa Ringu qui était un peu éloigné. Il le regarda accoster différentes personnes non sans un petit sourire en coin : heureusement qu'il ne s'agissait que d'un sac et non pas d'un objet d'une plus grande valeur. Au moins le bateau entier allait faire circuler cette information maintenant, les commérages rendraient donc difficiles les mouvements du suspect. La discrétion n'était cependant pas une qualité chez ce jeune noble, ou alors sa facilité à aller vers son prochain et à communiquer prenait le dessus sur cette dernière. Voilà qui était plaisant : cela éviterait à notre protagoniste d'avoir à interroger lui-même autant de personnes. Non pas qu'il était timide, mais cela n'avait rien d'amusant.


Il cessa alors de rire sous cape pour cape pour accoster un membre d'équipage. Il parla avec ce dernier, non sans un certain sentiment de suffisance, afin de se présenter et de demander à ce que l'équipage se tienne prêt au cas où l'on devrait toucher terre à ne laisser personne débarquer. Il n'y avait aucune garanti que cela est bien lieu et que l'équipage participe, mais la femme semblait au moins riche à défaut d'être attentive. Avec un peu de chance, un tel procédé pouvait marcher, si la compagnie de transport tenait à son image. Ce qu'il obtient cependant fut un plan, certes très peu détaillé, du navire dans son ensemble. Chaque pièce y était représentée avec plus ou moins d'habileté et, hormis les pièces nécessitant un code d'accès ou une clef du personnel, on pouvait aisément aller et venir dans toutes ces zones. Bien sûr, il fut demandé si un homme de petite corpulence se trouvait au sein de l'équipage en tant que serveur, marin ou même technicien, mais on lui répondit par la négative.


Un seul homme lui en avait donc appris beaucoup et, alors qu'il rangeait la carte des lieux dans son manteau, Julian choisit ce moment pour revenir de son expédition. Il en profita d'ailleurs pour vanter l'orgueil de notre ancien cobaye, chose qui ne fut pas pour lui déplaire. Néanmoins, au travers de sa demande, Ringu ne pouvait s’empêcher de voir une forme de provocation, un certain besoin de faire ses preuves pour prouver définitivement à cet être d'Héra ses capacités. Il sourit alors suite à cette remarque, repensant à la façon dont s'y était pris ce jeune inexpérimenté. Il souriait de suffisance, laissant le vent bordé son corps dans l'espace. Lui? S'occuper de cas plus importants? C'était plutôt rare, mais dire la vérité n'était pas une option.

" Votre technique n'est pas spécialement mauvaise Julian, elle n'est juste pas utilisée sur la bonne cible. "


Il sortit alors le plan du navire que sa chère plaque lui avait obtenu. Que tout le monde croit en un morceau de métal, c'était d'un comique! Mais il serait bien le dernier à s'en plaindre. Il saisit donc l'une de ses gourdes et se mit à en boire un peu, c'est que cette longue discussion lui donnait bien soif!

"Voici. C'est le plan du bâteau obtenu auprès d'un membre d'équipage. Je n'ai pas pu obtenir la liste des passagers cependant, mais je pense que nous devrions nous en sortir. Il y a deux étages en dessous du pont, l'un d'eux étant réservé au personnel. De plus, la personne que j'ai interrogé ne semble pas avoir rencontré de "nain" au sein des marins. Je suppose qu'on peut donc se recentrer sur le premier étage et le pont. "

Il fit alors une courte pause en regardant le plan qu'il avait posé sur une légère table, s'asseyant par la même occasion. Une légère musique se baladait dans l'air, comme issue d'un songe. Elle devait provenir d'une radio proche, quoiqu'il en soit elle était fortement appréciée. A la fois douce et subtile, un vrai régale pour les oreilles et de quoi agiter les neurones de notre inspecteur privé. Il passa alors une main dans ses cheveux, dévoilant un bref instant son autre oeil, avant de poursuivre.


" Nous pourrions fouiller toutes les chambres, mais je crains que même avec mon autorité cela ne nous demande du temps... "


Nouvelle pause. Il regardait le ciel gris au dessus de l'océan. Il allait bientôt pleuvoir...


" Les vols sont assez courants en ville, mais ce n'est pas exactement ce en quoi consistait mon métier. Retrouver des objets disparus n'est pas trop ma spécialité : je préfère de loin résoudre les homicides ou devoir trouver des renseignements sur une personne. "


Il tilta alors sur un point et se mit à sourire avant de poursuivre.

" Les cristaux sont des objets me direz-vous, mais ceux qui les cherchent sont bien vivants eux. Je pense que les trouver et prouver leur existence est un challenge intéressant. Un peu de nouveau ne peut pas me faire de mal... Et c'est extrêmement bien payé. "

Il saisit alors le plan et le rangea. 

" ... Nous n'avons plus qu'un endroit où chercher à présent." lança-t-il en levant un doigt vers le ciel caché par une masse grise informe.

C'était très risqué de rester sur un pont lors d'une tempête en mer. De plus, maintenant que l'équipage était au courant de la présence de ce "nain", il ne pourrait passer sur le pont s'en se faire remarquer. Ils n'avaient qu'à patienter bien au chaud à l'étage des passagers, du moins, si tout ce passait comme prévu.

" J'aimerai testé votre intuition Julian. Vers quelle salle devrions-nous nous rendre selon vous? "


Il parlait de l'étage en question bien sûr et, pour une fois, il se moquait bien de la réponse du noble. Le but était simplement de donner un répit à ce petit criminel. C'était vraiment trop simple...


[HRP] Un peu fatigué mais j'espère que ça conviendra. Ne te laisse pas avoir par le comportement de mon personnage et éclate-toi sur la résolution si tu le souhaites Very Happy [/HRP]
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Julian Quinn
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MessageSujet: Re: Dès que le vent soufflera...   Lun 9 Fév - 1:40

HRP : Sorry pour le grand retard ! =X *pas tapey*. J'espère que ça te conviendra Wink


Julian n’était clairement pas prédisposé à mener des enquêtes tel un détective. Lui-même le reconnaissait, et pourtant, il s’agissait de l’unique moyen de patienter jusqu’à l’amarrage du navire à Costa Del Sol. Le seul moyen ? Non, le blondinet aurait très bien pu refuser cette tâche et s’isoler loin de tout cet ennui, mais cela aurait nuit à la relation qu’il essayait de forger avec ce Ringu. Le détective allait en effet pouvoir lui en apprendre davantage sur les cristaux incessamment sous peu, et il n’était pas question que Julian laisse filer cette opportunité. Une telle erreur lui serait impardonnable ! Quoi qu’il en fût, le jeune noble invita donc la demoiselle à s’asseoir sur un banc plus loin en attendant que les deux hommes ne s’occupent de retrouver son sac à main. Si Julian pensait que celui-ci avait été volé, Ringu, en revanche, ne négligeait aucune possibilité, dont celle que la jeune femme ait pu tout bêtement l’avoir oublié quelque part. En cela, le raisonnement du ténébreux démontrait bel et bien ses capacités de détective, là où Julian fonçait sans vraiment réfléchir dans des affirmations qu’il pensait irréfutables. A moins qu’il ne s’agisse tout simplement d’une faculté à saisir l’essentiel d’une situation sans s’encombrer des hypothèses superflues ? Allez savoir.

Il s’élança le premier, voguant de personne en personne, tentant désespérément d’obtenir des informations qui pourraient les mener vers leur cible. Malheureusement, ses recherches ne portèrent aucun fruit, aussi retourna-t-il auprès du détective dans l’espoir que celui-ci ne lui vienne en aide. Il était bien plus à même de réussir rapidement cette mission, après tout, non ? Julian engagea une nouvelle conversation en déplorant ses capacités à mener une investigation, puis en invitant le détective à lui faire une démonstration de ce que lui pouvait faire. Il fit mieux que cela en sortant un plan du bateau d’une de ses poches, qu’il avait obtenu lorsque Julian interrogeait les passagers. S’intéresser dans un premier temps à l’équipage du navire s’avérait plus efficace, il fallait le reconnaître. Les deux hommes s’assirent à une table non loin d’eux pour examiner la carte plus en détail. Le navire disposait visiblement de deux étages, si l’on excluait le pont. Le plus bas était réservé à l’équipage tandis que celui du dessus correspondait à l’étage des passagers. Le marin que Ringu avait interrogé affirmait ne pas avoir vu de « nain » parmi le personnel, ce qui réduisait donc le champ de recherche : le 1er étage et le Pont. Toutefois, le ciel s’assombrissait beaucoup trop pour risquer de rester sur ce dernier, aussi était-il préférable de se mettre à l’intérieur et d’effectuer les recherches là-bas.

Julian acquiesça tout du long des explications du détective, comme pour lui montrer son intérêt. Même si cette enquête ne le passionnait pas, il comptait bien faire tout ce qui était en son pouvoir pour la réaliser à bien, afin de gagner la confiance de son partenaire de fortune, bien évidemment. Car il s’agissait de l’objectif principal de cette mission. Ringu précisa que ce genre d’enquête ne correspondait pas vraiment à ce qu’il faisait en ville, s’intéressant davantage à la recherche de personnes qu’à celle d’objets. Pourtant, les cristaux appartenaient à cette deuxième catégorie, mais leur recherche s’avérait difficile et intense. C’était visiblement ce qui l’attirait dans cette démarche. Julian ne fut bien évidemment pas insensible aux derniers propos du détective, si bien qu’il se leva d’un bond lorsqu’il eut finit de parler, pour l’obliger en quelque sorte à se remettre au travail. Parler des cristaux avait eu comme l’effet d’une piqûre d’adrénaline pour le blondinet, mais il ne souhaitait également pas se faire tremper par la pluie qui menaçait.

« Hâtons-nous de nous rendre à l’étage inférieur, dans ce cas. »

Et d’un pas décidé, il ouvrit la marche vers les escaliers qui s’engouffraient à l’intérieur. Si le pont ne reflétait pas vraiment la qualité du navire, on ne pouvait pas en dire autant de l’étage des passagers. Moquette rouge, tapisseries boisées, rambardes et autres détails en or métallique… Sans parler de la lumière tamisée qui se dégageait du plafond et de quelques plantes vertes disposées çà et là. Il n’y avait rien à dire : les passagers étaient choyés dans un environnement confortable et luxueux. Julian appréciait ce style, lui rappelant peut-être celui de Tréno. Mais l’heure n’était pas au tourisme. Ringu lui demanda vers quelle salle ils devraient se diriger en premier, histoire de tester son intuition. Julian se caressa le menton et tenta de s’imaginer à la place du voleur. S’il était lui, il se dirigerait sans doute vers sa chambre pour être à l’abri des regards indiscrets. Mais fouiller chaque chambre allait prendre un temps fou, d’autant qu’il allait être difficile d’obtenir l’accord des passagers. Non, il fallait réfléchir aux lieux plus faciles d’accès.

« Voyons voir… Je dirais que le bar est un endroit trop fréquenté pour qu’un voleur puisse s’y réfugier. La culpabilité de son geste se lirait de suite sur son visage. » Julian patienta quelques secondes avant de finalement proposer une idée ridicule mais qui, pourtant, faisait sens. « Que pensez-vous des sanitaires ? C’est le parfait endroit pour s’abriter des regards indiscrets, sans élever la suspicion chez les autres passagers. »

Encore fallait-il que ledit voleur ait eu la même réflexion. Toujours était-il qu’il s’agissait de la meilleure option pour les deux hommes à l’heure actuelle. N’ayant d’autre choix que de se mettre au « travail », ils se dirigèrent alors vers les sanitaires les plus proches de leur localisation. Conformément au plan que Ringu disposait, il y en avait deux à cet étage, situés aux deux extrémités du navire. Cela semblait peu, mais chaque chambre comportait également sa propre salle d’eau. Julian poussa donc la porte le premier et vérifia si les cabines étaient occupées. Malheureusement, ce n’était pas le cas, ce qui signifiait que personne ne se trouvait ici. Par acquis de conscience, il décida tout de même de pousser au maximum les portes pour s’en assurer puis revint bredouille auprès de son partenaire. Il allait donc falloir marcher jusqu’à l’autre côté du navire. Heureusement pour eux, cela ne représentait pas une énorme distance non plus. Tout de même, cela avait le don d’agacer Julian qui commençait légèrement à perdre patience. Il n’en avait que faire de ce sac à main, après tout. Ce fut donc toujours d’un pas décidé qu’il se dirigea vers l’autre lieu de recherche. Il allait pousser à nouveau la porte lorsque soudainement, celle-ci s’ouvrit et laissa apparaître... un homme de petite taille ?

« Hop hop hop ! »

La surprise de Julian était telle qu’il ne prit même pas le temps d’arrêter sa course : il repoussa l’homme vers les sanitaires de sa main droite sans réellement prêter attention si d’autres personnes se trouvaient dans la pièce. Le nain semblait aussi surpris que le noble, si bien qu’il tenta de cacher derrière lui quelque chose. Le ton de Julian se voulut moins formel qu’avec Ringu.

« - Que caches-tu derrière ton dos ?
- Lâ-Lâchez-moi ! Qu’est-ce qui vous prend ?!
- Ne m’oblige pas à me répéter une seconde fois. »

L’homme tenta à nouveau la carte de l’innocent sans réellement répondre à la question de Julian, aussi ce dernier choisit-il d’employer une autre méthode un peu plus… pertinente. De ses deux mains, il saisit l’homme et le retourna face contre la cloison d’une cabine, le forçant ainsi à dévoiler ce qu’il cachait. Tiens, tiens, ne serait-ce pas ce qu’ils cherchaient ?

« - C’est plutôt rare de voir un homme avec un sac à main, n’est-ce pas ?
- C’est-c’est celui de ma femme.. !
- A d’autres ! Personne ne voudrait passer sa vie avec un voleur dans ton genre. »

Tout en maintenant l’homme contre le mur, Julian tendit le sac à main vert à Ringu puis commença à fouiller l’homme de bas en haut. Comme par hasard, un portefeuille se trouvait dans la poche intérieure de son blouson. Il n’essayait même plus de se débattre, ayant sûrement compris que cela était inutile désormais. A l’intérieur du portefeuille se trouvaient les papiers d’une femme au nom de Rose. Il s’agissait bel et bien de celle qui avait demandait de l’aide aux deux partenaires.

« Hallucinant… Tu es le vrai stéréotype du voleur de bas étage. Débarrasse-nous le plancher avant que je ne change d’avis et te dénonce à l’équipage. » Julian relâcha la pression qu’il exerçait sur l’homme puis, alors qu’il s’apprêtait à sortir, le noble rajouta. « Et si l’envie de recommencer te démange un jour, fais-le comme il faut cette fois ! »

Julian le regarda sortir rapidement, un peu brusqué, avant de rapporter son regard vers celui de Ringu. Il réalisa que ses derniers propos n’étaient pas vraiment appropriés mais il ne les avait pas sortis dans le but d’inciter ce voleur de pacotille à recommencer. Juste à lui faire comprendre qu’il était nécessaire de s’impliquer davantage dans ce que l’on entreprend, et pas de se contenter du minimum pour faire ce qui ressemble à de l’amateurisme. Il l’expliqua de vive voix au détective avant de se taire à nouveau. Bref, l’essentiel était qu’ils avaient récupéré le sac, non ? Il n’était pas utile d’épiloguer sur les propos du noble. Une sirène sonna sur le bateau, indiquant que celui-ci allait bientôt rejoindre le port de Costa Del Sol. Ce son, pourtant si strident, sonnait comme une délivrance pour Julian, qui voyait enfin l’avenir se profiler devant lui. Ce temps passé sur ce navire lui avait semblé une éternité.

« Nous devrions nous dépêcher de rejoindre cette femme. Tenez, son portefeuille. »

Etant donné qu’il avait donné le sac à main au détective, il valait mieux lui remettre le portefeuille également afin qu’il puisse le ranger là où il faut. Maintenant qu’ils étaient fin prêts, il était temps de rejoindre cette Rose sur le pont. Enfin, s’y trouvait-elle toujours ? La pluie avait forcé la quasi-totalité des passagers à se retrancher à l’intérieur…

HRP : Je pense que tu peux nous amener directement à Costa Del Sol Smile
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Ringu Ju-On
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MessageSujet: Re: Dès que le vent soufflera...   Dim 15 Fév - 14:31

Alors que notre protagoniste expliquait tranquillement son raisonnement à son allié dans cette enquête, il ne put s'empêcher de prendre un peu de temps, histoire d'apprécier l'humidité omniprésente dans l'air. Le ciel, chargé de pluie, allait bientôt déverser aux creux des océans ce qui devait naturellement retourner à ce dernier. C'était fort agréable pour une personne qui voyait dans l'eau l'essence même de son existence. Il en était dépendant, comme ivre, perdu quand elle s'éloignait un temps soit peu, mais pourquoi changer d'amante quand d'autres se ruinent dans l'alcool et l'argent? L'argent... Dire que des semblants de ce qui se dit humains s'abaissaient à voler le sac d'une dame, prenant donc beaucoup de risques pour, ma foi, une bien maigre récompense. Mais Ringu n'allait pas plaindre plus que nécessaire ce genre d'individus qui lui fournissaient de quoi vivre en période normal. Résoudre un larcin ou deux arrondissait les fins de mois... Ainsi donc, ceux en quête d'argent finissaient, ironiquement, par l'enrichir. Mais assez de digressions et revenons-en à notre histoire.


L'ancien cobaye de la Shinra choisit, bien sûr, de rejoindre l'étage des passagers pour éviter de subir les foudres du ciel. Il avait aussi remarqué quelques éléments sur son partenaire. Il semblait rapide, préférait agir, mais savait tout aussi bien écouter les conseils et les informations qu'il lui avait donné... S'il ne s'était pas dit noble, il aurait pu paraître un soldat. Cette enquête l’intéressait-elle vraiment? Peut-être pas après tout? Non... Il semblait être direct et dirait surement les choses telles qu'il les pense si jamais tout ce cirque l'exaspérait. Ce cirque oui, puisque Ringu ne voyait là que des préjugés des plus amusants. Un nain pour coupable, petit par la taille car vicieux et capable de se faufiler n'importe où, et une dame fort bien vêtue, une princesse dirons-nous, avec une tête pas très bien accrochée à ses épaules puisque souvent dans la lune... 


Après être descendu par un grand escalier très peu soigné -surement était-ce dû à toutes les averses qu'il avait subi et qui avaient découragées l'équipage de le nettoyer depuis longtemps - nos compères débouchèrent dans l'étage où leur proie était surement cachée. Leurs yeux furent bien vite envahis par tout le luxe régnant en ces lieux. Une longue moquette rouge des plus raffinées avec de légers détails en or tisés à la main, des plantes exotiques et étonnantes, et en somme, tout un tas de petits détails tape-à-l’œil pour qui voudrait bien leur prêter l'attention qui leur était dûe. Cet éclat de paradis était tendrement accompagné d'un bar où les multiples couleurs des cocktails s'accordaient avec la variétés des poissons présents dans un aquarium à la mesure de l'endroit. Un pianiste faisait danser dans une valse infinie les couples qui se liaient et se déliaient, dans une atmosphère baignée d'une température des plus agréables pour le commun des mortels. Tout semblait normal dans ce tableau, pourtant, Julian allait devoir faire preuve d'intuition puisque le détective voulait tester son instinct. Le noble ne fut cependant pas déstabilisé et se mit à réfléchir avant d'énoncer une belle idée, mais quoi de plus normal venant de ce surprenant jeune homme.



" Les sanitaires? Votre intuition est intéressante Julian. Je ne pensais pas que votre instinct primaire vous pousserait avant tout à vous soulager. Peut-être le son de l'eau vous met-il mal à l'aise?... " Il avait dit ceci avec un petit rictus. C'est vrai que cela pouvait paraître étonnant de voir un homme de la trempe de son compagnon se rendre dans pareil endroit sans tenter une périphrase ou tout autre formule pour éviter un malaise. Cependant, il cessa bien vite l'ironie et remis les mains dans ses poches.

" Néanmoins je dois bien admettre qu'il s'agit également de l'endroit où je me serais rendu le premier à votre place. Votre idée fait sens. Je vous suis. "

Il laissa donc ce jeune novice faire ses preuves, le suivant comme son ombre en n'oubliant pas de regarder tout autour de lui, des fois qu'il verrait le principal suspect. Il ne rentra cependant pas dans les premières toilettes et patienta un instant à l’extérieur, montant la garde pour qu'aucun individu indésirable ne vienne ruiner l'opération. Il n'y eut cependant pas le moindre problème. Il en profita donc pour saisir l'une de ses deux gourdes et la porter à sa bouche, en avalant une petite gorgée pour se rafraîchir. L’élixir vint se déposer sur ses lèvres, pénétrant l'antre de sa bouche pour se répandre le long de sa langue qui ne laissa aucune goutte en réchapper. Un frisson parcourut son corps, un frémissement incontrôlé de bonheur dans cette atmosphère toujours aussi brûlante... Presque tropicale.


Julian ressortit, apparemment bredouille mais tout aussi déterminé. Ringu sortit alors le plan et ils décidèrent de l'endroit où se rendre, gardant les mêmes rôles. Ils se rendirent donc dans les seconds sanitaires. A peine la porte poussée, Julian fit un bruit assez particulier, avertissant ainsi Ringu de ce qu'il se passait alors qu'il était encore à l'extérieur. Un passager aussi s'interrogea sur la provenance de ce son peu commun. Notre détective dût alors lui barrer la route en lui montrant sa plaque, se présentant brièvement puis en lui demandant d'aller chercher un membre de l'équipage. La porte, restée ouverte, lui permettait tout de même de suivre les propos de Julian. Il ne semblait pas avoir besoin d'une quelconque aide cependant puisqu'il s'empara sans mal de ce mécréant. Ringu avait déjà le sac dans les mains, constatant sa couleur verte et son contenu plus que féminin. Le "défenseur de la reine Grenat" eut même l'occasion de mettre la main sur le porte-feuille de la demoiselle... C'était plutôt étonnant! Ainsi donc notre homme ne l'avait même pas caché malgré sa considérable avance? Voilà qui était de plus en plus déconcertant. Vraiment, cette enquête n'avait rien d'exceptionnelle! Seuls les propos du compagnon de notre Sherlock furent peut-être un peu plus à même de perturber Ringu... Mais son intérêt avait heureusement très fortement diminué à l'énonciation de cette phrase.


Un membre de l'équipage arriva alors avec l'homme qui devait le prévenir. Une simple indication du doigt suffit, les deux hommes acquiescèrent et entrèrent dans les toilettes tandis que Julian en sortait. Ce dernier s'expliqua alors auprès du détective sur ses derniers propos... C'est ce qui, justement, étonna cette fois notre être au point de lui prêter une attention nouvelle. Pourquoi expliquer le sens de tels propos dits surement sous de la colère ou de la répugnance vis-à-vis de cet acte? Était-ce dans la nature de ce jeune homme de faire attention à son image ou bien était-ce en rapport avec une erreur de son passé? De son présent? Qu'importe cependant, puisqu'après un sourire, notre protagoniste lui dit ne pas avoir prêté attention à un détail si innocent, allant même jusqu'à dire qu'au moins, la prochaine fois, ce "nain" lui accorderait un challenge surement plus intéressant.


C'est alors que la sirène retentit, annonçant la fin de ce voyage, mais avant tout le début d'un autre sur le continent de Corel. Ringu ne put s'empêcher de sourire, la tête baissée. Elle annonçait clairement le retour à la réalité et à la seule chose importante désormais : les cristaux. Julian proposa de rejoindre cette Rose, pour lui rendre ses affaires... Quel intérêt franchement! Devait-il s'abaisser à passer plus de temps avec cette écervelée alors qu'une quête bien plus palpitante et un enjeu bien plus profitable se dessinait à présent à l'horizon? Bien sur que non! Le seul soucis était cependant de faire paraître cela comme normal à ce jeune homme aux valeurs chevaleresques. C'est alors que les deux hommes ressortirent avec le coupable. Il était menotté avec une ficelle de fortune, mais il y avait fort à parier qu'ils ne le laisseraient pas filer facilement. Ringu crut alors bon de laisser le porte-feuille et le sac à main de la demoiselle entre les mains de ce "brave personnage qui représentait avec fierté sa profession, méritant ainsi davantage les honneurs de ce maigre succès qu'un détective de passage". Cette phrase eut le mérite d'être on ne peut plus clair et l'homme accepta. Il livrerait à la fois le sac à main et le porte-feuille à cette Rose tandis que nos hommes pourraient débarquer plus rapidement.



" J'espère que ne pas être remercié ne vous déplaira pas, Julian? Cette femme semblait avoir un intérêt prononcé envers vous, je ne voudrais pas me mettre au travers d'une possible belle histoire... "

La carte de la culpabilité... Après s'être fait passé pour un saint en donnant les honneurs à un autre, voilà qu'il présentait de faux remords...  En plus d'un délicieux test à ce jeune noble. Craquait-il facilement en présence d'une dame ou pouvait-il aller de l'avant avec lui sans se faire lâcher au premier coup dur? Certes, ce n'était pas le but premier, mais il devait bien admettre que la situation tournait habilement à son avantage. Devait-il présenter ce jeune homme à son contact puis le laisser filer à l'anglaise, ou devait-il le garder près de lui? C'était là tout un dilemme.


" J'ai moi-même certaines obligations à remplir, je ne voudrais pas faire attendre mon contact. Je comprendrais que vous souhaitiez passer un moment seul avant mon rendez-vous, à moins qu'elle ne soit pas votre genre? ... Nous devrions descendre, nous verrons cela une fois à terre."

Il s'arrêta alors un instant pour s'essuyer le front avec un léger morceau de tissu qu'il sortit de sa poche. Il faisait toujours aussi chaud ici, si bien qu'il commença à se diriger vers le lieu annoncé pour le débarquement. Un tapis sur lequel circulait les bagages lui amena sa précieuse mallette tandis qu'il se dirigeait vers la sortie, non sans boire une nouvelle gorgée de ce précieux liquide qui l'alimentait. Le vent chaud se fit alors plus humide, les passagers se firent plus bruyants et le son des vagues martela davantage le navire. Tout le monde se serrait pour mettre pied à terre. Le port de Costa del Sol les accueillait à bras ouverts, mais surtout sous une pluie battante. C'était rare, mais les fois où cela arrivait, cela était particulièrement violent. Les gens se précipitait pour se mettre à l'abri tandis que Ringu contemplait la fureur et la bestialité des éléments. Le chaos qui se déchaînait était magnifique. Son seul regret fut surement de savoir que les étoiles seraient absentes cette nuit. Il se retourna alors vers Julian alors que les gouttes ruisselaient déjà sur son long manteau noir, confondant sa crinière avec ses habits pour en faire un être nouveau. Il n'était plus qu'une ombre dans ce décor fantastique, une silhouette avec un oeil rouge de sang qui scrutait le monde en se fondant avec lui.


Il ouvrit alors sa mallette pour en sortir une petite pile de fiches dont la première était intitulée " Témoignages sur les cristaux ".  Il ne put déterminer si son acolyte l'avait aperçue, mais il ne fit pas d'efforts pour la cacher. Néanmoins, ce fut aussi le moment que choisit Rose pour paraître, apparemment toute essoufflée mais aussi toute trempée par ce temps de chien. Elle voulut arrêter les deux hommes, et commença tout d'abord par s'excuser avant de les remercier. Son teint était légèrement rougeâtre et elle arborait le fameux sac à main qui lui avait été dérobé plus tôt. Cela en faisait au moins une qui avait obtenu ce qu'elle désirait... même si notre protagoniste aurait préféré ne plus avoir affaire à elle.


" Mieux vaut-il se rendre à l’hôtel, nous risquons d’attraper froid en restant ici. "


Il rangea la pile de documentation qu'il avait sortit non plus dans sa mallette mais dans la poche intérieure son manteau avant de faire demi-tour et de se diriger vers l’hôtel. Et bien, et bien... Une jolie demoiselle, un chevalier d'un autre monde, son contact et lui-même... Costa Del Sol semblait être un lieu propice aux rencontres...



Julian et Ringu se dirigent vers : Costa Del Sol

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Crystal
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MessageSujet: Re: Dès que le vent soufflera...   Mer 25 Fév - 16:17

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Julian et Ringu vont vers Costa Del Sol



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MessageSujet: Re: Dès que le vent soufflera...   Mar 18 Oct - 18:45

Spoiler:
 



Ruka et Lyte arrivent de l'eau séant

La nuit s'était bien déroulée si ce n'est que j'avais repensé à Zébal. Je savais toujours pas qui il était ou ce qu'il voulait, au final... Mais ça faisait aussi quelques temps qu'il ne s'était pas manifesté. Mais maintenant que j'avais su que c'était Demi qui lui avait parlé de moi, je remettais plus ou moins les choses dans le bon ordre, et je pouvais aussi rationaliser un peu les choses. Ce n'était pas négligeable... 

Le trajet s'avançait donc alors que nous réussissions à nous occuper et que nous nous attelions à reproduire notre carte sur l'outil cartographique que nous permettait l'intranet des SeeDs avant que nous arrivions enfin à bon port. Enfin, façon de parler, hein ? Car l'on voyait déjà avant de totalement accosté, les affres et les cicatrices qu'ont pu causer le conflit sur Junon. 

Personnellement, je ne connaissais pas la ville pour pouvoir attester à ce point de la violence de la guerre, mes deux seuls repères étaient les gravats, les ruines, ce qui étaient réellement visible et la réaction de Ruka. Un homme l'avait d'ailleurs remarqué d'une manière tout sauf agréable, il nous conseilla de nous diriger vers la Basse Ville qui était la moins touchée. 

Je remerciai à demi mot notre interlocuteur tout en lui lançant un regard noir pour son manque de tact. J'espérais que sa prochaine rencontre en mer serait celle d'un iceberg à ce Jake... 

On empruntait donc la passerelle qui nous ramenait enfin sur la terre ferme. On pouvait voir quelques pans de murs encore noircis par les flammes qui avaient balayés l'endroit, je regardais Ruka, j'essayai de me mettre à sa place. Y'avait pas à dire, Dollet n'était que égratigné par rapport à ce qu'il était advenu de Junon. J'essayai de me repérer mais j'avoue que l'architecture de la ville depuis le port me laissai égaré. 

"Ca va aller Ruka ? Tu veux qu'on ailles dans la Basse Ville pour le moment ou ..?" 

Ruka voulait venir ici pour se rendre sur le terrain, voir tout cela mais je ne savais vraiment pas ce que ça allait pouvoir nous permettre de faire, ou si elle même avait quelque chose qu'elle voulait voir, vérifier, aider... Elle serait donc totalement mon guide. J'avais pas notion du temps avec tout ce temps passé sur le bateau... Que faire dans cette immensité en presque ruine ?
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Ruka Kawanomu
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MessageSujet: Re: Dès que le vent soufflera...   Mar 18 Oct - 21:33

Spoiler:
 

Honnêtement, j’avais vraiment envie de vomir en voyant à quoi ressemblait Junon. Jusque-là, on n’avait fait que me décrire brièvement l’état de Junon. Soit à Kilika en entendant les habitants en discuter entre eux, ou Katty qui m’avait fait un mini rapport par SMS, mais nous n’avions pas eu de visuels … Maintenant oui. Ca pouvait paraître bête d’un point de vue extérieur mais ca me rappelait inévitablement mon enfance, les bruits, les horreurs, l’état du village quand on a enfin pu rentrer chez nous. L’idée que d’autres personnes aient vécu la même chose était … écœurant. Spira n’avait pas de cœur. Ou du moins, tous ces chefs à la tête de l’Eglise n’avaient pas de cœur. Lyte me demandait si je voulais descendre à la Basse Ville pour qu’on puisse au moins s’installer mais je ne lui répondais pas. Pas à sa question du moins.

- Comment cet homme a-t-il pu faire ca ? Tu as vu la taille du cratère ? Tous les gens qui se trouvaient dans ce champ d’action …

Ils sont morts. Et encore. J’ignorais que Genesis n’avait franchement pas aidé à ce niveau, et pire encore, il y avait eu un kamikaze qui s’était fait sauter dans la foule à la fin de la bataille, ne faisant que croître le nombre de morts et de blessés dans les deux camps. L’Homme est donc bel et bien capable de commettre les pires horreurs à l’égard de sa propre espèce. Je grinçais des dents et serrais les poings au point de m’en faire mal aux articulations.

- Et après on ose nous traiter de monstres !? Et après Junon, ils vont frapper qui pour se venger !?

Car bon, l’attentat au Refuge Al Bhed, c’est bien mignon, mais non seulement c’était louche, mais en prime, c’était loin d’être le seul qui avait été commis sur le sol spirien de la part de Gaia, soi-disant. N’oublions pas, entre autre, l’attaque et l’agression de Monseigneur Asran à Bevelle. Si je me souviens bien, ils soupçonnaient que l’un des agresseurs était un habitant de Wutai … Et … Oh … J’espère qu’ils ne vont pas chercher à se venger de Wutai non plus. Non … je deviens parano.
Mais vraiment … la connerie humaine !! Je prenais une profonde inspiration avant de me décider à lever les yeux vers Lyte.

- Allons à l’auberge en bas oui … Désolée j’ai du mal à encaisser. Et puis il faut qu’on se renseigne pour le type de la chasse au trésor.

Même si malheureusement, je doute qu’on puisse le rencontrer ce soir, il était un peu plus de 17h30, le temps qu’on descende dans la Basse Ville, qu’on s’installe, tout ca … Alors à moins que le type en question séjourne dans la même auberge – ce dont je doutais – je pense qu’il faudrait attendre demain matin. Alors on commençait à avancer progressivement. J’avais l’avantage de connaître Junon par rapport à Lyte mais … à vrai dire dans un champ de ruines, même moi, j’avais du mal à me repérer. Donc on perdait un peu de temps, mais une fois qu’on eut atteint les portes blindées qui séparaient les deux secteurs de la ville, je n’eus plus de mal à me repérer. J’étais bien silencieuse. Et surtout songeuse.

- Ecoute Lyte. J’aimerai vraiment rester la journée entière ici demain … Je m’arrêtais de marcher pour l’inciter à faire de même et me mettre en face de lui pour lui attraper les mains. - Je sais qu’il faut qu’on bouge, qu’on s’occupe de la mission que la BGU nous a confiés, t’a confié, tout ca … Mais je veux en savoir plus, et au-delà de ma curiosité j’ai vraiment envie d’aider ces gens … A ma manière, je trouverai quelque chose d’ici demain ! Mais je te l’ai dit … Je suis passée par-là. J’étais certes trop jeune à l’époque pour comprendre la gravité et les impacts de la guerre, mais avec le recul … je sais que les gens ont besoin d’être soutenus, qu’ils ne doivent pas se sentir seuls et abandonnés par les autres.

Je soutenais son regard. J’avais tellement l’impression qu’il ne pouvait pas comprendre. Pourtant j’espérais que là, il comprendrait.

- S’il te plaît.

Au pire il pourrait s’occuper ailleurs en attendant que je fasse ce que j’ai à faire …
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Lyte Swarley
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MessageSujet: Re: Dès que le vent soufflera...   Mer 19 Oct - 13:45

Je ressentais le malaise de Ruka rien qu'en voyant l'expression de son visage ou au contact de sa peau, allez comprendre comment ou pourquoi, tiens... 
Elle se demandait à voix haute comment tout cela avait été possible en décortiquant le triste paysage qui s'offrait à nous. Il était vrai que cet immense cratère n'était pas anodin et preuve d'une force immense, et de la cruauté qui l'accompagnait. 

Je ne répondais pas à ces propos qui prouvait l'impuissance et le mal être de Ruka, je la suivais donc jusqu'à la Basse Ville essayant de par ma main ou autre, l'apaiser un tant soit peu. Vu l'heure, je pense qu'on chercherait à joindre l'homme de la chasse que le lendemain, et que nous prendrions nos quartiers pour l'heure et voir ce qu'il serait possible avant que le soir ne tombe trop sombre. 

La Basse Ville était celle la moins touchée selon les dires de l'homme du bateau pourtant l'endroit était triste et parfois insalubre. Et c'était assez compliqué d'imaginer que l'endroit était parfois déjà comme ça avant le conflit, c'était clairement la partie de la ville la moins aisée. Ruka s'arrêtait pour me demander à ce qu'on reste un peu plus longtemps que ce qu'on pourrait imaginer. 

"Je t'ai dit qu'on viendrait à Junon, on y est... On a pas parlé de quand on y repartira. Tu comprends qu'on peut pas s'éterniser ici mais rester encore demain, ça me paraît jouable, hein ? Je comprends le besoin que tu as, ne t'inquiètes pas..." 

C'était vraiment pour elle que j'acceptais car cela faisait du coup, maintenant quelques jours, qu'on avait pas du tout avancé sur ce que la BGU nous demandait. Il y'avait les problèmes "administratifs" d'abord, puis notre congé à Dollet alors se permettre de rester trop longtemps à Junon, ça serait compliqué mais ça serait délicat de repartir aussitôt, hein ? 

"Et puis, tu crois vraiment que je peux refuser quelque chose demandée comme ça ?" 

Bref, on reprenait notre chemin vers ce qu'il semblait être une auberge mais celle-ci nous refusa car elle était complète, nous expliquant qu'elle accueillait des réfugiés pendant la réhabilitation de la ville haute. Une autre auberge nous tenait à peu près le même discours mais pour un problème de logement des ouvriers venus aider cette fois. On avait tenté une troisième auberge en vain... 

"Bon, j'avais pas anticiper ce détail..." 
Qui n'en était pas un... 

Mais, alors qu'on essayait d'en trouver une autre, une petite fille toute seule vint nous accoster. A témoigner de ses vêtements, la petite fille ne vivait pas dans le luxe mais cela ne l'empêchait pas d'être très mignonne. Elle devait avoir une dizaine d'années et de longs cheveux bruns. 

"Bonjour, vous cherchez un endroit pour dormir ? 
Oui, on vient d'arriver pour aider et toutes les auberges sont prises...
Alors venez chez nous, y'a de la place, venez..."

La petite prit le poignet de Ruka pour l'entraîner à sa suite et que je suive à mon tour, on arrivait après deux petites ruelles devant un grand bâtiment, qui mériterait bien un rafraîchissement de façade, on poussait le portail pour arriver dans une petite cour et montait rapidement les marches. J'avais rapidement compris que l'endroit était celui d'un orphelinat et devait avoir du taf avec la guerre passée. Mais je n'étais pas sûr de notre accueil dans le lieu. 

Pourtant... l'endroit allait être plus que parlant pour Ruka, j'en ai bien peur...
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Ruka Kawanomu
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MessageSujet: Re: Dès que le vent soufflera...   Mer 19 Oct - 15:26

Evidemment que j’étais consciente qu’on ne pouvait pas s’éterniser ici non plus. Et pour une question de moral aussi, j’estimais que je ne supporterai de toute façon pas de rester ici trop longtemps. Une seule journée, j’estimais ne pas trop en demander, et j’étais reconnaissante à Lyte d’accepter. Même si je savais que j’abusais peut-être un peu, dans le fond …

- Merci. Je suis désolée, on repartira après-demain, à la première heure, promis.

Et on reprenait la route. Mais trouver une auberge était finalement une tâche ardue. Enfin. Trouver une auberge n’était pas difficile. Trouver une auberge capable de nous accueillir, ca, c’était plus compliqué déjà. On n’avait pas pensé à ca.

- Pourtant j’imagine qu’ils ont dû aménager les grandes salles et bâtiments encore debout dans le Haute Ville pour accueillir des réfugiés et rescapés de la guerre, sans compter les hôpitaux qui doivent être complets avec les blessés …

Mais alors qu’on cherchait encore, ce fut une gamine de dix ans qui vint nous chercher d’elle-même pour nous emmener là où elle vivait. Je n’étais pas plus choquée que ca de sa tenue, de façon générale, tous les habitants de la Basse-Ville ne vivent pas dans le luxe. Ce n’était pas les bas quartiers pour rien, les plus défavorisés vivaient là … Lorsqu’elle ouvrit la porte, mon visage se décomposa. Majoritairement, il n’y avait que des enfants ici … et trop peu d’adultes pour s’occuper d’eux.

- C’est un orphelinat …

Qui avait dû voir sa population s’accroître suite à la bataille … Je levais les yeux vers Lyte, difficile pour moi d’y être vraiment insensible, j’avais perdu mes parents pendant la guerre aussi. Mais je pris une profonde inspiration avant de me mettre à avancer, la petite fille nous amenait voir quelqu’un.

- Lindsey ! Lindsey !! On a deux nouveaux invités.

De dos, une femme encore en uniforme, les cheveux bruns et attachés, se retourna pour voir de qui l’enfant lui parlait. Elle faisait sûrement partie de l’armée de Junon.

LindseyCrowe Altius – Kingsglaive : Final Fantasy XV
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- Pour une surprise, je ne m’attendais pas à voir le SeeD débarquer par ici.

Fut la première remarque que la jeune femme lâcha en voyant l’uniforme de Lyte. Si on la connaissait un tant soit peu, on serait surpris de voir une femme avec un aussi gros caractère dans un orphelinat pour s’occuper des enfants.

- Euh. Je suis surprise de voir un membre de l’armée dans un orphelinat ? Ca la fit sourire.
- Je suis peut-être encore en uniforme mais je ne suis pas en service. Il faut bien mettre la main à la pâte un peu partout en ces temps durs, et ca me permet de veiller un minimum à la sécurité des civils. Capitaine Lindsey Crowe. Mais appelez-moi juste Lindsey, ici.

Elle nous tendit la main pour nous saluer à tour de rôle. Puis nous fit signe de la suivre d’un mouvement de tête pour nous trouver un endroit où nous poser. Mais pendant qu’on déambulait entre les gosses, je ne pouvais m’empêcher de l’interroger. Tomber sur un membre de l’armée d’office, c’était presqu’une chance …

- Alors tous ces enfants ont perdu leurs parents … ?
- Une bonne partie oui. Certains sont là car leurs parents ou leurs proches sont encore à l’hôpital, d’autres attendent le retour de certains véhicules pour retourner auprès de leurs proches. Certains parents ont été contraints de quitter Junon sans leurs enfants.


Je sentais à sa voix, plus dure, que cela réveillait quelques souvenirs. Elle n’avait pas été extérieure à tout ca. J’avais dans l’idée que si des enfants s’étaient retrouvés séparés de leur famille, c’est que l’évacuation ne s’était pas déroulée comme prévue … Spira avait dû avoir de la ressource et avait su où frapper d’office pour perturber Gaia. Les civils étaient, soyons francs, le moyen de pression le plus efficace quand on tente de prendre une cité.
Lindsey nous avait amenés jusqu’à une grande chambre. Un dortoir pour être plus exact, pour cette nuit, nous serions obligés de dormir en présence d’autres personnes, et sûrement des enfants. C’était mieux que rien et même si c’était embêtant, pour une fois, je ne pouvais que comprendre la situation.

- Ca ira ici ?
- Oui. Dites … Vous avez participé à la bataille ?
- Malheureusement.
- On peut … Je peux vous poser des questions ?
Elle fronça les sourcils en me regardant. Comme si elle se doutait que je n’allais pas demander des banalités. Ce qui était vrai.
- Ca dépend. Vous êtes là en tant que SeeDs ou en tant que civils ?
- Je suis née sur Gaia, je ne suis pas SeeD.
Alors elle tourna les yeux vers Lyte.
- Et vous ?
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MessageSujet: Re: Dès que le vent soufflera...   Mer 19 Oct - 17:17

Ruka n'était pas obligé de me promettre pour la croire sur paroles. On reprendrait la route quand il le faudra en écourtant notre séjour ici s'il le fallait. On avançait donc pour nous trouver un refuge pour la nuit. Et même si on s'y prenait assez tôt dans la journée, nous avons essuyé plusieurs échecs.

Par "chance", on était tombé sur une enfant qui nous mena jusqu'à "chez elle", il suffisait d'un coup d'oeil pour reconnaître l'usage de l'endroit. Et la quantité de gamins à l'intérieur confirmait qu'il s'agissait d'un orphelinat comme l'avait constaté également Ruka.

Si, je ne savais pas ce qui lui passait par la tête, je remarquais moi le peu de confort dans lequel vivait tous ces gens... C'était bien beau de restaurer la Haute Ville mais si c'est pour y mettre plein de monde dans la Basse Ville et ne pas leur donner d'endroits décents...

On était tombé sur une femme, un lieutenant de l'armée de Junon. J'étais reconnaissable à mon uniforme et l'accueil se fit très succin. La femme acceptait que l'on se pose ici pour la nuit et nous expliquait ce qu'il était advenu de ces enfants. Certains avaient eu un peu plus de chances que d'autres et auront la chance de revoir leurs parents. D'autres allaient devoir séjourner un peu plus longtemps ici, malheureusement.

J'avais limite envie de dire à Ruka de repartir pour pas qu'elle reste dans cette atmosphère qui pourrait lui rappeler son propre sort à elle quand elle était plus jeune... Et en même temps, quelque chose me disait qu'elle aurait envie d'aider plus ce lieu là qu'un autre peut être...

On nous montrait où nous allions pouvoir dormir, pas tout seul évidemment et Ruka demandait à Lindsey si elle pouvait lui poser quelques questions avant qu'elle nous demande en qualité de quoi nous étions venus.

"Je ne suis pas en "service" non plus. Nous venions voir si nous pouvions être d'une quelconque utilité avant de repartir sur notre route..."

Une réponse qui semblait satisfaire Lindsey. J'imagine qu'elle se méfiait des autres "entités" d'Héméra. Et puis, je pense qu'aux questions de Ruka, elle allait bien sentir le vécu et le ressenti de ma "camarade" aux yeux rouges.

Je savais que Squall et ses amis avaient tous grandi dans un orphelinat aussi, je me demandais d'ailleurs ce qu'il pouvait rester d'un tel endroit sur l'extrémité Ouest de Centra. Peut être que ces enfants seront les héros de demain, qui sait ? Je remarquai que la lumière n'était pas constante comme si l'électricité elle même arrivait par à coups... J'écoutais les premières questions de Ruka avant de poser la mienne...

"La Basse Ville accueille tous ces réfugiés mais ça ne devrait pas être par là qu'on devrait commencer la réhabilitation ? Il semble ne pas avoir de courant de manière fiable et d'endroit où coucher pour tout le monde..."

Alors, je veux bien que l'endroit soit le quartier pauvre de la ville mais devait-il le rester ?
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Ruka Kawanomu
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MessageSujet: Re: Dès que le vent soufflera...   Mer 19 Oct - 22:26

Spoiler:
 

LindseyCrowe Altius – Kingsglaive : Final Fantasy XV
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Maintenant qu’on avait un coin où s’installer pour notre séjour à Junon, et puisque nous étions tombés sur un officier de l’armée – capitaine, qui plus est ! Donc pas le troufion de base – je me disais que c’était une bonne occasion d’en apprendre plus sur la bataille. Mais d’abord, Lindsey semblait vouloir s’assurer qu’on n’était pas là en tant que SeeDs. Moi aussi l’espace d’un instant, j’avais eu l’impression qu’elle ne voulait pas que les autres mondes se mêlent de ce qui ne les regardait pas. Dans le fond, c’était un peu ca, mais elle expliquait pourquoi après avoir entendu la réponse de Lyte.

- Je vois. Je ne veux pas paraître méfiante vis-à-vis des autres mondes, mais c’est surtout pour vous. J’ai déjà vu ce fameux article dans le journal où une journaliste de Dol s’était penchée sur les événements de la bataille. Ni Héra ni Dol n’ont quelque chose à voir avec cette guerre, je ne voudrais pas qu’en mettant le nez dans nos histoires, vous vous attiriez les foudres de Spira. Déjà que Dol nous file un coup de main pour la reconstruction de la ville …
- Spira doit l’avoir mauvaise mais d’un autre côté, si ca peut vous rassurer, je doute qu’ils portent beaucoup Dol dans leur cœur également. Certes ils n’ont pas de matière à se battre avec, mais Dol et Gaia sont deux mondes très proches l’un de l’autre et nos modes de vie déplaisent à Spira.


Lindsey hocha la tête pour signifier qu’elle était d’accord sur ce point, mais quand bien même, si on pouvait éviter de créer un conflit quelconque entre d’autres nations, hein ?

- D’un autre côté, il en faut plus que ca pour déclencher une guerre. Mais diffuser des articles ou faire courir des bruits est le meilleur moyen de pousser d’autres imbéciles à commettre des attentats qui se répercuteront sur les populations.

Et rappelons que c’était à cause de ces attentats que Spira avait sauté sur l’occasion pour déclarer la guerre. Lyte semblait avoir remarqué autre chose, mais c’était plus sur l’organisation de Junon cette fois. Il le manifesta à voix haute.

- Il nous semble prioritaire de rétablir les édifices des Hauts Quartiers. Ils pourront accueillir davantage de personnes dans un meilleur confort en attendant que toutes les habitations soient reconstruites. Elle leva la tête pour apercevoir l’ampoule qui grésillait un peu, par moment. - Mais il me semble avoir vu passer un projet pour profiter de l’état lamentable des lieux pour tout casser et reconstruire de meilleurs bâtiments dans la Basse Ville.

Il fallait bien apporter quelque chose de positif dans tout ca. La Basse Ville de Junon était resté trop longtemps le quartier des pauvres.

- Ca pourrait même vous être bénéfique sur le long terme de construire de meilleures maisons dans la Basse Ville. C’est la seule zone de la ville qui donne sur la plage de Junon. Vous nettoyez tout ca, continuez de nettoyer la pollution des eaux, construisez de belles maisons, et vous vous attirerez inévitablement de bons acheteurs.
- Rien que l’idée de devoir nettoyer les eaux me donne envie d’aller me jeter par la fenêtre, jeune fille. Depuis que Reeve est à la tête de cette ville, les eaux ont été considérablement nettoyées, mais même plusieurs années après, il reste encore des traces de l’activité de la Shinra vous savez ?


Je soupirais avant de me tourner vers Lyte pour lui expliquer.

- Lorsque la Shinra était encore active sur Gaia, Junon était sa plus grosse base militaire avec Midgar. J’imagine que tu n’as pas loupé le grand canon à notre arrivée, hein … Même s’il avait été endommagé au cours de la bataille. - Et surtout c’était la seule ville avec Midgar qui possédait plusieurs réacteurs Mako. Ca a énormément pollué l’eau, les habitants ne pouvaient même pas se baigner. Lindsey hocha la tête pour approuver et appuyer mes dires.
- Et donc ? C’était quoi votre question ?
- Oh … Euh … Et bah au risque d’être cash, je me demandais ce que Genesis faisait dans vos rangs.
Lindsey fronça immédiatement les sourcils.
- Vous êtes consciente que poser ce genre de questions peut vous attirer des problèmes ? Oui bah c’est à peu près ce que Lyte a cherché à me faire comprendre, oui !
- Je le sais. Mais Genesis a déjà foutu une merde pas possible lors de la guerre à Wutai, vous savez ? Et croyez-moi que je sais de quoi je parle. C’est à se demander si Gaia retient bien les leçons données par le pass-

Mais déjà qu’elle m’avait attrapé le bras d’une main, et celui de Lyte de l’autre pour nous attirer dans un coin de la pièce où il n’y avait pas grand monde. J’avais tapé là où il ne fallait pas, je crois. Elle nous regarda à tour de rôle, l’air sévère.

- Ecoutez, vous savez ce que Genesis a infligé à Junon il y a plusieurs années ? L’histoire de ses clones et les armes qu’il avait réussi à se procurer pour attaquer ? Non sûrement pas, la Shinra avait plutôt bien étouffé l’affaire malgré les traces apparentes de lutte à Junon. Bref, il a manqué de faire un carnage dans cette ville. Junon n’aurait jamais accepté de l’avoir dans ses rangs après dissolution de la Shinra. C’est ce que j’avais dit à Lyte au final. Ca se confirmait. - Donc pour vous répondre, non, Genesis n’était pas dans nos rangs. On a même été les premiers surpris quand ce cinglé a débarqué ! Et il a massacré autant les troupes de Spira que les nôtres, ainsi que des civils !
- Et ca ne vous choque pas ? Vous n’avez pas un peu l’impression qu’il sert de prétexte à chaque fois pour que Spira vous accuse ? D’abord l’agression au tournoi, le refuge sur Spira, maintenant Junon où Seymour a fait un carnage ?
- Mais pour qui vous me prenez !? Evidemment que ca nous choque ! Vous voulez mon avis personnel ? Cette guerre sent le coup monté à plein nez. Pour une raison ou pour une autre, quelqu’un a jugé bon de venir emmerder Gaia et il a réussi à nous mettre Spira sur le dos. C’est trop facile même de monter Spira contre nous, vous l’avez dit vous-mêmes, ils n’aiment pas notre mode de vie et notre dépendance aux machines !
C’est ce que je me disais … Mais bon.
- Vous avez une idée de qui se cache derrière tout ca, n’est-ce pas ?
- Oui. Malheureusement nous n’avons aucune preuve de ce que nous avançons.
Elle soupira. - Bien ! Alors maintenant faites-moi plaisir, surtout, arrêtez de m’interroger sur Genesis et son implication dans la guerre. D’ailleurs, arrêtez de m’interroger davantage sur cette bataille, j’en ai déjà trop dit et … non. Faites-moi doublement plaisir, mêlez-vous de ce qui vous regarde.

Le tout sur un ton particulièrement sec qui me fit froncer les sourcils. Même si je savais qu’elle avait raison, que Lyte avait eu raison sur le bateau aussi, je ne sais pas. Je crois qu’au fond de moi, je me doutais trop que c’était l’œuvre de la Néo-Shinra et j’avais la nausée et la rage rien qu’à l’idée d’imaginer qu’ils recommençaient à faire autant de mal … C’était comme revoir les fantômes du passé. Et aussi sévère que pouvait se montrer Lindsey, je sentais qu’elle disait ca aussi pour notre propre sécurité, pas seulement pour le plaisir de nous engueuler. Enfin de m’engueuler pour le coup. Chose dite elle leva les yeux vers Lyte.

- Vous avez dit que vous étiez venus aussi pour espérer nous aider non ? Je peux connaître vos compétences ? Des domaines en particulier que vous maîtrisez et qui pourraient nous être bénéfiques ?

Le ton était un peu plus léger sur cette question. Car malgré le fait que j’avais dû lui taper sur le système avec mes questions, elle devait se montrer tout de même reconnaissante qu’on soit là aussi pour apporter notre soutien.
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MessageSujet: Re: Dès que le vent soufflera...   Jeu 20 Oct - 13:28

Spoiler:
 

Lindsey s'expliquait, elle ne voulait pas mêler d'autres factions et pays à leurs propres problèmes. C'était altruiste de sa part même si cela ne permettait pas de contrôler toute hérésie venant d'un groupuscule ou même d'un seul fêlé. Le soucis c'est que les répercussions derrière peuvent mener à bien pire, malheureusement... 

A ma réponse sur la réhabilitation des Bas Quartiers, je pensais que le Capitaine allait rejoindre ma position, elle qui vivait au milieu de ces enfants démunis mais elle confortait l'idée de rétablir la Haute Ville avant tout même si des projets pourraient se faire en Basse Ville. Ruka émit donc l'idée mais je n'étais pas d'accord, pour moi, la priorité était ici... Mais la monnaie dirige le monde comme le chantait le rappeur Maitre Gils et ses lunettes de soleil portés en permanence. 

Mais Ruka m'expliquait l'histoire de la plage et des eaux pollués du quartier, les traces des problèmes liés à la Shinra sont toujours présentes un peu partout et pourtant, personne ne semblait s'indigner plus que cela, hein ? 

En soi, Lindsey se voulait compréhensive et voyait bien que nous nous rallions au malheur que les gens éprouvaient ici mais on revenait à la question que Ruka voulait poser et la discussion prit une toute autre tournure. Genesis semblait être un sujet tabou et la réponse de Lindsey se voulait évasive et définitive. On avait plutôt pas intérêt à s'en mêler davantage sur son conseil et Genesis ne semblait rien avoir à faire avec Junon. Et, je ne sais pas pourquoi mais j'avais envie de la croire. Elle semblait en avoir souffert elle même donc... 

"Merci pour ces renseignements. A nous de mettre la main à la pâte. Télécommunications, premiers soins... on fera ce qu'il faudra pour aider. Ruka a un certain talent pour remonter le moral des troupes... "

Je regardais autour de moi pour voir s'il y'avait quelque chose que je pouvais faire. 

"Il me semble que vous vous chauffez par ces cheminées, je me trompe ? Pourquoi ne pas les allumer...
Ces conduits n'ont pas été ramonés depuis longtemps et il semble y avoir des encombrements, alors à part enfumer tout l'orphelinat...
Je veux bien y regarder si vous le souhaitez..."

Je m'approchai de la cheminée, en effet, une fois la tête dans le conduit, je voyais bien la noirceur sur les murs et surtout l'absence de lumière au fond du conduit. Ca devait être la même chose sur le conduit jumeau de l'autre cheminée. Mes sortilèges de vent pourraient permettre de tout expulser par le haut avec suffisamment de puissance. 

Je regardai Ruka pour lui faire comprendre que j'avais une éventuelle solution et voir si elle voyait d'autres compétences qu'on pourrait amener...
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Ruka Kawanomu
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MessageSujet: Re: Dès que le vent soufflera...   Jeu 20 Oct - 15:15

Se faire remettre à sa place, ce n’était jamais bien agréable et j’avais une telle fierté que je ne pouvais m’empêcher d’afficher une moue râleuse. Et ce, même si j’étais parfaitement consciente des raisons qui avaient poussé Lindsey à mettre un terme à cette discussion. Elle en était plutôt revenue sur le fait qu’on pouvait apporter notre aide … Moi, remonter le moral des troupes ? C’était vrai en temps normal, mais il fallait déjà que mon propre moral soit au top pour pouvoir aider les autres, ce qui n’était pas trop le cas à l’heure actuelle. Je regardais le dortoir, il y avait quelques adultes qui s’était réfugiés ici, mais surtout beaucoup d’enfants. Pendant ce temps, Lyte se préoccupait du chauffage et je voyais à son regard qu’il avait une idée de solution pour le rétablir. Je tournais les yeux vers Lindsey.

- Vous semblez manquer de personnels pour vous occuper de tous les enfants de l’orphelinat, je me trompe ?
- Malgré les personnes qui sont venues se réfugier ici, en effet, nous manquons de bénévoles.
Je lâchais un profond soupir pour réfléchir.
- Lyte va s’occuper des cheminées. Si vous pouviez juste m’indiquer où se trouvent les cuisines de l’orphelinat.
- Suivez-moi.


Je croisais le regard de Lyte, on se retrouverait tout à l’heure. J’avais préféré m’occuper du repas pour l’orphelinat, même si nourrir plus d’une centaine de personnes, c’était une première pour moi. Heureusement, je ne serai pas seule pour ca. J’aurai pu proposer d’aider pour apporter des soins à d’éventuels malades ou blessés puisque c’était tout à fait dans mes compétences mais la vérité, c’est que je ne voulais pas me faire moi-même davantage de mal en voyant la souffrance d’autres personnes. Pourtant certains enfants étaient en train de jouer et riaient même ensembles encore trop insouciants pour comprendre la gravité de la situation … J’avais l’impression de me voir moi plus jeune. D’autres avaient réussi à réaliser et on lisait de la peine, voire de la colère, dans leurs yeux. C’était ces enfants-là qui allaient gagner le plus vite en maturité.

Lindsey m’avait amené jusqu’à une grande cuisine avant de me faire signe qu’elle partait de son côté. Il y avait deux autres femmes dans la pièce – le cliché des femmes à la cuisine ? – qui étaient en train d’éplucher un gigantesque panier de légumes. Visiblement, elles prévoyaient de faire une soupe pour tout le monde … Ce n’était pas le plat préféré des enfants, mais c’était le moins coûteux et celui qui réchaufferait le plus en l’absence de chauffage pour le moment. Alors je mettais la main à la pâte. 18h était passé depuis un moment maintenant, le temps qu’on épluche tout, qu’on fasse cuire etc, on en arriverait pile pour l’heure du repas.

Et à partir de ce moment, je me transformais en un véritable robot. Je « bossais » machinalement, mes mouvements et mon implication étaient là, mais mes pensées étaient ailleurs. Je repensais à ce que le capitaine Crowe avait dit au sujet de Genesis. Elle était restée évasive tout en appuyant sur le fait qu’il y avait anguille sous roche. Mais sans aucune preuve concrète sous la main, il était difficile de lancer des accusations à voix haute. J’imagine qu’une fois que Junon aurait repris un peu de poil de la bête, ils n’hésiteront pas à lancer des enquêtes pour découvrir le fin mot de l’histoire.

Je me demandais comment la ville allait se redresser après de telles épreuves … Mais bon. Wutai avait su se relever seul à l’époque. Junon avait la chance d’avoir l’appui de bon nombre d’alliés pour avancer. La ville serait reconstruite, je n’en doutais pas. Mais les esprits resteront marqués à jamais. Les gens avaient besoin de retrouver le sourire pour aller de l’avant et se rappeler que si la vie pouvait offrir les pires épreuves, elle pouvait amener les meilleures également. J’en étais la preuve vivante après tout … J’avais connu le pire, mais je ne m’étais pas noyée dans l’obscurité pour autant. Je soupirais alors … Lyte avait peut-être raison, peut-être que mon rôle devait être de remonter le moral des troupes. Mais comment ? Je ne pouvais pas être partout …


Mais si je ne peux pas être partout, je peux en revanche attirer l’attention sur moi. J’avais une idée en tête, mais encore peu d’inspiration, j’allais devoir me pencher là-dessus. Et vite. J’avais promis à Lyte qu’on ne resterait qu’une journée ici ! Je me sentais prise alors d’un élan de motivation, et puisque j’avais fini mon boulot en cuisine, je retournais chercher Lyte … qui semblait avoir un admirateur ! Un garçon âgé d’une dizaine d’années le regardait avec des yeux pétillants. C’était la première fois depuis que nous étions arrivés à Junon, que je me mis à sourire d’un air amusé.

- Tu t’es trouvé un admirateur ? Le garçon se tourna vers moi en s’agitant.
- Il est troooop fort ! Il a débouché les cheminées en claquant du doigt presque ! Je veux devenir comme toi m’sieur ! Avec ca je pourrais botter les fesses des méchants de Schpira !

J’avais souri d’un air gêné avant de lever les yeux vers Lyte jusqu’à ce qu’il parle de se venger de Spira – en écorchant un peu le nom mais c’était un gamin après tout. Je m’approchais de l’enfant pour me mettre accroupie devant lui.

- Tu sais, si tu veux devenir plus fort, tu peux. Mais tu ne crois pas que ca te serait plus bénéfique que tu te battes pour rendre les gens heureux plutôt que vouloir les faire souffrir ? Ok, j’ai déjà dit que j’étais pas douée avec les gosses ? Non parce que voilà qu’il se mettait à avoir les larmes aux yeux maintenant.
- Mais ! … Ils ont … Maman … Papa … Vous pouvez pas comprendre ! Je soupirais mais je m’efforçais de garder le sourire. Je me disais qu’avoir une figure rassurante, ne pouvait que le mettre en confiance.
- Si, je comprends très bien. Mes parents sont morts pendant la guerre aussi. Et il leva ses petits yeux larmoyants vers moi.
- Et tu t’es vengée !? Tu as … guéri ?
- Non … Ni l’un ni l’autre. On ne peut pas guérir ce genre de blessure, seulement en garder des cicatrices … Et se venger ne fait que nous rabaisser au niveau de ceux qui ont pris la vie de nos proches. Tu peux détester Spira, tu n’oublieras jamais la douleur, mais tu dois te dire que tes parents sont toujours là pour veiller sur toi de là où ils sont aujourd’hui. C’est à toi de continuer d’avancer, tu rencontreras des personnes dans ta vie qui t’aideront à aller de l’avant, te soutiendront, rends-toi heureux, deviens une bonne personne, suis tes rêves, et tu ne pourras que les rendre fiers de toi … C’est ce que tout bon parent attend de leurs enfants, qu’ils soient heureux. Pas qu'ils tournent mal.


J’imagine, du moins. Le garçon avait baissé les yeux, il avait envie de pleurer mais se retenait. A la place de fondre en larmes, il se jeta carrément dans mes bras, ce qui avait eu le don de me déstabiliser l’espace d’une seconde. Je n’ai jamais tenu le MOINDRE enfant dans mes bras. C’était bizarre. Trop bizarre … Ca fait peur ! Mais j’étirais pourtant davantage mes lèvres et passais mes bras autour de lui. C’était comme automatique, ca me semblait être le geste à faire pour le rassurer. Je finissais tout de même par lever les yeux vers Lyte, il n’a pas intérêt à se foutre de ma gueule !!
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Lyte Swarley
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MessageSujet: Re: Dès que le vent soufflera...   Ven 21 Oct - 13:20

Au regard de Ruka, j'en devinais que la mission "remonter le moral" était compromise par son propre moral. J'étirais ma lèvre sur le côté (:/) pour montrer ma gêne et mon soutien malgré tout. J'avais réussi à trouver le moyen de me rentre utile de manière tangible avec les cheminées de l'orphelinat alors que Lindsey et Ruka se dirigeaient vers les cheminées. 

Je vérifiais que personne n'était à proximité car il n'était pas impossible que quelque chose tombe par le conduit. Il suffisait avec mes sortilèges de vent de souffler très fort dans la cheminée pour la désobstruer dans un premier temps. Ce n'était bien sûr pas comme ça que procédait les ramoneurs dans les chem chem cheminées. 

Forcément, au frottement de l'air, un peu de suie retombait au sol et j'étais obligé d'opérer à l'aveugle pour ne pas me retrouver sous les résidus de carbone et de calcination d'usage passée de l'âtre et du conduit de chauffage du bâtiment. J'entendais des pierres qui se déscellaient puis un grand appel d'air. Il me semblait avoir réussi avec succès pour le premier conduit et en vérifiant, le résultat semblait assez probant. Il fallait donc faire de même pour le second. 

Je n'avais pas entendu l'enfant arriver derrière moi et qui me regardait. Alors que je ressortais du second conduit, je ne savais quoi dire à cet enfant qui semblait intrigué et subjugué de ce que je faisais. Ruka arrivait à ce moment là, brisant la glace et me permettant de finir ce que je faisais dans le second. 

Quand je ressortais, Ruka tâchait d'expliquer la philosophie que le jeune devrait avoir même si ce dernier semblait ne pas être réceptif de prime abord à cette manière de voir les choses. Je sentais que ça tenait à coeur de Ruka mais je ne savais pas quoi faire. Mais après une seconde explication, l'enfant la prit dans ses bras. Je crois qu'il en avait besoin et Ruka qui, prise au dépourvu, mis un peu de temps à réagir, en avait peut être besoin aussi. Je souriais au regard de Ruka. 

"Je vais être jaloux moi" disai-je à Ruka en clignant de l'oeil. "Bon, mon grand, ça te dit d'allumer la cheminée toi même. Tiens, prends ça..." 

Je lui donnais une allumette, j'avais préparé quelques fagots alors posés sur le côté et aussi un bouchon de liège imbibé d'alcool à brûler. C'était du système D mais ça permettait au premier brasier de prendre rapidement et à la cheminée de retrouver son usage. 

"J'irais vérifier plus tard sur le toit que tout s'évacue correctement mais déjà, on va pouvoir profiter d'une ambiance plus chaleureuse. Bon, dis moi chef, tu venais me chercher pour quelque chose ? " 
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Ruka Kawanomu
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MessageSujet: Re: Dès que le vent soufflera...   Ven 21 Oct - 14:22

C’était vraiment une sensation étrange que de devenir tout à coup une figure rassurante pour un enfant. C’était bien la première fois que j’en prenais un dans mes bras et le pire, c’est que je ne pouvais que comprendre sa douleur. Ca m’avait un peu déstabilisée sur le coup, mais une plaisanterie de la part de Lyte me permit de lâcher un très bref rire sur la situation, quand bien même elle s’avérait être sérieuse. Je relâchais alors mon étreinte pour pouvoir me relever, Lyte prenant les choses en main en apprenant à son « admirateur » comment allumer un feu … même si là, il fallait faire avec les moyens du bord. Ca me faisait sourire bêtement, puis lorsqu’ils eurent terminé tous les deux, Lyte revenait vers moi en pensant que j’étais là pour quelque chose en particulier.

- Fallait bien que je te rejoigne avant que je ne te manque trop, non ? Loin de moi l’idée que tu te mettes à déprimer parce que je ne suis pas là.

Première moquerie depuis que nous étions là, c’était bon signe, non ? Bien sûr, l’ambiance ici continuait de me peser un peu, qui pourrait vivre dans la joie et la totale bonne humeur dans un contexte pareil et dans une ville dont l’apparence reflète la désolation et la ruine ? Mais je crois que mon petit tour seule en cuisine m’avait permis d’un peu réfléchir et prendre un minimum de recul sur la situation. Et surtout, je pensais avoir trouvé quoi faire, qui me ressemblait, et qui pourrait aider ces gens.

- Je pense avoir trouvé quoi faire pour aider toutes ces personnes. Il va falloir que j’y réfléchisse encore un peu mais … je pense que d’ici demain ce sera bon ! Tu verras. Et qu’il n’essaie pas de me tirer les vers du nez, il n’y arriverait pas ! - Peut-être même que si ca marche bien, on pourra partir d’ici plus vite que prévu !

Ca dépendrait aussi du programme de la journée, déjà il fallait qu’on trouve le type de la chasse au trésor et qu’on s’entretienne avec lui … je n’ai aucune idée du temps que ca va prendre, pas longtemps j’espère. Mais je doute de toute manière qu’on fasse une grasse matinée vu le lieu où on se trouve, nous aurons toute la matinée pour ca.
Alors que je le fixais dans les yeux, je gardais un peu le sourire mais repensais un peu à ce qu’il s’était dit plus tôt.

- Tu peux le dire sinon, hein. Que Lindsey a bien fait de me remettre à ma place. Que je ne devais pas me mêler de ce qui ne me regardait pas. - Je le sais mais … je pense que ce que les gens comme elle ne disent pas, c’est qu’ils soupçonnent la Néo-Shinra. Ils ne donnent juste pas de nom à cause de leur manque de preuves. Et l’idée qu’ils recommencent à foutre la merde partout comme à l’époque de la Shinra ca me donne l’impression de faire un bond dans le passé. Faut croire qu’il rattrape tout le monde.

Le passé.
Je me rapprochais de Lyte alors pour venir me loger dans ses bras – rien à foutre qu’il ait de la saleté sur lui – à croire que son contact était le meilleur réconfort que je pouvais avoir à l’heure actuelle. Oui, c’était comme revoir les fantômes du passé, et oui, ca me mettait en colère rien que d’y penser, mais … qu’est-ce que je pouvais y faire, franchement ? Me jeter dans la gueule du loup et attirer des problèmes à mes proches comme à moi-même ? Qu’est-ce que j’y gagnerai dans le fond ?

- J’espère qu’ils vont ouvrir une enquête et démasquer les responsables, donner la preuve à Spira que tout était calculé depuis le début et que ca empêchera de nouvelles batailles de se produire. C’en est affreux que les populations et les familles aient à subir ca. Et je crois que me retrouver contrainte à dormir dans un orphelinat, c’était le pire truc qui pouvait m’arriver ici.

Je ne dis pas que ca calmerait les tensions entre Gaia et Spira pour autant, les deux nations pourraient toujours se voir d’un mauvais œil à cause de leurs traditions trop différentes, maiiis … si ca pouvait éviter au moins de se taper dessus et faire subir à la population les pires atrocités. Car on parle de Gaia, mais si la bataille avait eu lieu sur le sol spirien, je ne suis pas sûre que ca aurait été mieux. Peu importe leur camp, les civils sont innocents, et pourtant ce sont toujours les victimes.
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MessageSujet: Re: Dès que le vent soufflera...   Sam 22 Oct - 11:28

D'elle à moi, je crois que celle qui aurait le plus de raison de déprimer de nous deux, ce n'était pas moi... Mais je me gardais bien de lui dire surtout qu'elle semblait avoir retrouvé un semblant de sourire, à vrai dire. Je plissais les yeux pour essayer de deviner rien qu'au regard ce dont pouvait être cette idée pour remonter le moral de tout le monde, mais en vain...

"Tu ne vas vraiment rien me dire... Je suis quand même ton amoureux, hein ?" 

Je ne suis pas sûr qu'en l'amadouant de la sorte, je m'en sorte avec plus de succès mais bon, ça me faisait plaisir de rappeler que j'étais son amoureux, de la fierté, de la gagattitude ou je ne sais quelle raison qui faisait que ça me donnait le sourire... 

Je la prenais dans mes bras alors qu'elle estimait que c'était de bonne guerre que le capitaine l'ait remise à sa place même si ça la mettait hors d'elle de suspecter autant la Néo Shinra et de revivre les mêmes évènements que dans le passé. 

"Tu sais, c'est à Junon, et à Junon seule de faire l'éclairage sur tout ça. Tu sais, des supercheries et conspiration, j'ai bien peur qu'il y'en ait tellement autour de nous et qu'on ne les voit pas. Mais je comprends que tout ça ne te plaise pas, c'est normal. Mais les gens d'ici ne le voient pas d'un même oeil, voilà tout... " 

Je regardais autour de nous, son corps toujours blotti contre le mien, oui, le hasard, ou la coincidence faisait qu'on se réfugiait dans un tel endroit... 

"Dis toi que notre venue ici sera bénéfique pour eux, faut le voir dans ce sens là, on leur a remis le chauffage et tu as cette superbe idée pour demain... C'est quoi d'ailleurs, déjà ?" 

Le mec qu'a oublié et qui cherche à savoir de quoi il s'agissait alors qu'il savait pas... Je suis pas sûr que Ruka soit aussi dupe pour vendre la mèche comme ça, du coup... Mais qui ne tente rien n'a rien... 

"Bon, il est pas très tard, peut être qu'on trouvera pas notre homme ce soir mais qu'on peut aller faire un tour, voir si notre aide sera utile autre part ? Après le souper, je pense que les enfants vont pas tarder à aller se coucher, je sais pas si t'as envie de te coucher aussi tôt qu'eux ?" 
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MessageSujet: Re: Dès que le vent soufflera...   Sam 22 Oct - 14:47

Inutile de chercher à me prendre par les sentiments, je ne dirai rien ! J’étais revenue surtout ce que Lindsey avait dit plus tôt. Oui, c’était à Junon de mener l’enquête … J’avais vraiment l’espoir qu’ils trouvent les preuves de ce coup monté. Et la triste réalité était là, nous vivions dans un monde où nous ne voyons que la partie visible de l’iceberg. Nous parlons de la Néo-Shinra, mais qui sait s’il n’y avait pas d’autres organisations et entités pour foutre un bordel pas possible. Rien que d’y penser, je sentais la migraine arriver. Alors je m’arrêtais là, même si ma vision de l’orphelinat me faisait dire qu’effectivement, ce n’était « pas de chance ».  Oui on les a aidés à notre manière mais ce que je comptais faire demain ne concernait pas que les enfants. Je me mis à sourire d’un air amusé toutefois devant la tentative de Lyte à me tirer les vers du nez.

- Bien essayé chéri mais tu ne m’auras pas comme ca !

J’avais fait exprès d’appuyer sur ce mot précis pour accentuer le côté moqueur de ma phrase. J’avais relevé la tête pour le regarder, toujours le sourire en coin. Il semblait avoir bien compris qu’il devrait se faire patient jusqu’à demain, il proposait de sortir.

- Je ne sais pas, je suis fatiguée, tant par le voyage en mer Et ce, malgré qu’on ait eu une assez bonne cabine. - que par le moral. Je ne pense pas avoir la force de veiller bien tard pour ma part … Et pour le mec de la chasse au trésor, non, il n’est pas très tard mais on peut déjà essayer de demander à quelques personnes s’ils ont entendu parler de lui. Tu préfères qu’on aille le voir ce soir si on le trouve ? Comme ca, ca nous fait un meilleur gain de temps pour demain ?

Dans tous les cas, on sortait dehors, alors on prenait nos affaires, du moins, les plus importantes – il fallait qu’on garde notre place réservée tout de même ! – comme nos armes et surtout, le sac qui contenait le Cristal de l’Eau. Quand on sortait de l’orphelinat, on avait une vue au lieu sur la plage de Junon, le soleil était en train de se coucher. Vu l’orientation de Junon – tournée vers l’Ouest – on avait un magnifique paysage d’un soleil orangé qui semblait disparaître dans l’eau progressivement. Les gens qui faisaient divers travaux dehors commençaient à ranger leur matériel pour pouvoir rentrer dans les auberges et divers refuges, voire chez eux pour les rares chanceux dont les maisons étaient encore debout ici.

Puis j’entendais le bruit d’un sifflet au loin, je me demandais ce que c’était car je n’avais pas l’impression qu’ils se servaient de ca pour donner des directives ici … Et c’était trop irrégulier et même répétitif pour que ce soit le signal d’un couvre-feu. Je faisais signe à Lyte pour qu’on aille voir d’où ca venait – oui je suis très curieuse, trop même – et finalement le bruit nous attirait jusqu’à la plage, dans un piteux état depuis les combats, où une petite fille était en train de jouer avec un sifflet. A chaque fois qu’elle soufflait dedans, un dauphin surgissait de l’eau pour faire un bond et des figures impressionnantes ! Je haussais un sourcil, je n’avais jamais vu un dauphin d’aussi près, et surtout un qui était aussi docile ! J’étais d’autant plus surprise qu’on parlait de Junon, l’eau n’était pas la plus propre d’Héméra non plus. Il n’avait pas peur de s’aventurer là ? Surtout après la bataille qui avait dû avoir des échos jusque dans le monde sous-marin. Je m’approchais machinalement pour voir ca de plus près, jusqu’à ce que le dauphin reste dans l’eau en nous voyant et qu’il poussa son cri si caractéristique de son espèce. Personnellement, ca me donnait toujours l’impression qu’ils éclataient de rire. La petite fille se tourna alors et étira un large sourire.

- Vous êtes venus voir Mr Dauphin ?
- Non, on a entendu du bruit et on est venus voir. Tu l’as vraiment bien dressé dis donc !
- Je ne l’ai pas dressé ! Je l’ai trouvé il y a loooongtemps sur la plage et il est devenu mon meilleur ami ! On joue tous les jours ensemble ! Je suis contente qu’il ne soit pas parti après …


Elle regarda tristement le paysage en ville. Après la bataille, oui. Preuve encore de toute la complicité qui pouvait se développer entre un animal et un être humain … J’étais encore plus intriguée de savoir qu’elle ne l’avait jamais éduqué pour qu’il fasse ce tour, j’en faisais surtout la conclusion que le dauphin avait appris à faire ca tout seul en l’entendant siffler ! Et désormais il devait assimiler le sifflement à un ordre pour sauter. Elle regarda Lyte avant de lui tendre son sifflet.

- Vous voulez essayer !? Libre à Lyte de faire mumuse avec « Mr Dauphin » mais je me mis à rire en me grattant l’arrière de la tête.
- Ca ira pour moi, on cherche quelqu’un. Un type qui cherche un trésor de son ancêtre pirate, ca te dit quelque chose ?
- Ah ouiiii !! J’ai voulu partir à la chasse au trésor mais il m’a ri au nez en disant que j’étais une brave fille …
Je me pinçais la lèvre pour ne pas rire, tu m’étonnes qu’il ait répondu ca.
- Tu sais où il habite ? Et s’il est encore là d’ailleurs ?
- Oui oui, sa maison est à côté de la première auberge, à l’entrée de la basse ville quand on vient des plaines. Elle n’a pas été détruite. Mais je crois qu’il aide en ville alors si vous voulez y aller maintenant, vous tomberez peut-être sur sa femme, j’sais pas.


Je remerciais la gamine. Ce n’était pas si loin d’ici finalement alors on pouvait peut-être tenter d’y aller maintenant. On s’éloignait de la plage.

- On pourrait aller voir maintenant ? Qu’on tombe sur sa femme ou lui, ca ne doit pas changer grand-chose, vu que l’annonce est dans le journal, sa femme doit être au courant aussi donc bon … Je levais les yeux un instant en réfléchissant. - Tu crois que le trésor est quelque chose de vraiment sérieux ? Genre un gros butin dont il voudrait se servir pour aider à la reconstruction de la ville ? S’il aide pour ca justement, ca tomberait bien …

Et ca justifierait qu’il ait fait passer son annonce maintenant plutôt qu’avant peut-être. ‘fin j’en savais rien, ca pouvait être aussi un gros putain de bon égoïste qui veut son pognon pour se barrer d’ici et se la couler douce sous les cocotiers … On ne pourrait pas lui en vouloir non plus quand on voit la vie misérable que les habitants de la Basse Ville de Junon vivent au quotidien depuis des lustres !

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MessageSujet: Re: Dès que le vent soufflera...   Mar 25 Oct - 16:37

Cheri, un mot qui me paraît tellement convenir à des vieux couples, genre, de la génération de mes parents mais qui sonnait pas si mal dans la bouche de Ruka au final. Je souriais, elle m'avait eu. 

Bref, j'en saurais trop rien pour le moment, et on décidait de sortir tout de même pour la soirée, on ne savait pas trop pour quoi, au final, mais prendre l'air peut être, je ne savais pas... Je craignais qu'on ne puisse pas trouver l'homme au trésor ce soir. 

Mais, rien qu'à la vue du panorama qui se déroulait devant nos yeux avec le coucher de soleil au dessus de l'océan, ça valait le coup... Ca nous rappelait qu'au final, même avec l'atrocité de la guerre, la vie existait toujours et la planète, elle, était forcément la plus forte. Il ne fallait pas voir ce qui partait mais ce qui restait surtout ? C'était peut être la morale que le soleil nous apprenait tous les soirs. 

Car que ce soit la victoire ou la défaite, la guerre ne laisse que la douleur. Je me tournais vers Ruka, je m'apprêtais à lui dire quelque chose d'assez fleur bleue alors je me ravisais... Lui dire que la vie continuerait tant qu'elle serait là, à mes côtés... Je la voyais déjà se moquer de moi. 

Et puis, un strident son nous amenait près de l'océan, près des pylônes dont certains étaient encore en piteux état. Ruka apercevait une jeune fille qui semblait être de concert avec un dauphin. Celui-ci était gracieux et répondait aux appels du sifflet de la jeune fille qui me proposait alors d'essayer... Mouais, je ne suis pas sûr que j'y arriverais, hein ? 

Ruka en profitait pour lui demander si elle ne connaissait pas l'homme et son trésor. Apparemment, oui pour avoir demander à le chercher elle même. Je crois qu'on avait pensé la même chose avec Ruka, mais il était sûr que l'homme avait bien fait de refuser, ça aurait été beaucoup trop dangereux. 

"Oui, allons-y, finalement, on a bien fait de sortir. Au moins, on sera fixé !" 

Bon, on avait pas eu de mal avec les indications de la jeune fille de se trouver devant la maison, je frappais à la porte assez doucement dans le cas où les gens dormaient, un nourrisson par exemple. Et on attendait donc que la porte s'ouvre. 

"Bonjour, nous venons pour un trésor à retrouver..." 

Intervention MJ:
 
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