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 Renaissance, malédiction ou bénédiction ?

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MessageSujet: Renaissance, malédiction ou bénédiction ?   Jeu 18 Déc - 21:17

Elle le sentait, son sang circulait au rythme des battements constants de son cœur. Sa respiration était calme et lente, comme si la dame savourait chaque inspiration et chaque expiration. Chaque bouffée d'air frais faisait soulever sa poitrine, comme surprise Izanami posa délicatement la main sur son poitrail. Il lui semblait avoir rendu son dernier souffle, pourtant la vie coulait en elle et se répandait dans ses veines. Combien de temps s'était écoulé depuis sa propre fin ? D'après elle, un battement de paupières avait suffi à l'amener en ce lieu. Son esprit embrumé ne lui permettait pas de se remémorer les circonstances exactes de sa mort. Le reste de son existence lui paraissait néanmoins parfaitement clair. La jeune femme semblait lucide quant à son décès, elle ne pouvait oublier cette douleur ni la sérénité qui suivit. Cependant, elle se tenait là, faite de chair et d'os.

Le choc se voulait difficile à encaisser, même pour une personne aussi imperturbable qu'elle. Son esprit était tiraillé, déchiré entre la joie d'une renaissance et la tristesse d'un éternel repos brisé. Quelques larmes perlaient aux coins de ses yeux, roulant le long de ses joues pour terminer leur course sur le sol. Pourtant, un sourire euphorique fendait son visage en deux. D'instinct, sa main gauche se mit à fouiller à sa ceinture, pour y chercher une chose précise. Même dans la mort, son sabre semblait lui être resté fidèle. D'un mouvement vif, la prêtresse défouraillait son arme pour en observer la lame toujours intacte. Les larmes cessèrent finalement de couler tandis qu'elle toisait l'acier reluisant, comme fascinée par le métal ou bien son propre reflet. Quelques mots inaudibles s’échappèrent de ses lèvres. Elle priait et démontrait sa reconnaissance éternelle, ignorant malgré tout à quelle divinité se vouer.

La Dame chancela sur quelques mètres avant que sa démarche ne devienne plus assurée et gracieuse. Elle quittait l'Au-Delà, prenant appui sur la rambarde de bois pour descendre l'escalier. Izanami se retournait brièvement pour inspecter la porte elliptique avec admiration. Cet endroit semblait empli de spiritualité, sûrement s'agissait-il d'un lieu de culte. Elle reprit tranquillement son avancée, observant les alentours avec curiosité. Il n'y avait aucun ciel, signe que la jeune femme se situait sous terre. Ce fut, du moins, ce qu'elle déduisit de sa situation. Malgré cela, elle continuait d'avancer sans crainte. La prêtresse avait beau se sentir quelque peu perdue, elle paraissait impassible. Il ne faisait plus aucun doute qu'elle se trouvait à Guadosalam, cité tapie sous la forêt.

Izanami s'arrêtait brusquement, ignorant complètement la réaction du peuple Guado quant à sa présence. Sa main agrippait délicatement la poignée de son sabre. La Dame hésita un bref instant, elle espérait ne pas devoir recourir à la violence pour sortir d'ici. Elle marchait de nouveau, plus lentement, pour pénétrer au cœur de la ville. La prêtresse observait son environnement avec une certaine admiration. Elle en avait entendu parler à de nombreuses reprises, mais elle posait les yeux sur Guadosalam pour la première fois.
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MessageSujet: Re: Renaissance, malédiction ou bénédiction ?   Dim 21 Déc - 8:30

MaruMaru était plongée dans ses pensées. Elle observait encore et encore les deux silhouettes qui se tenaient devant elle. Cela faisait quatre ans et pourtant à chaque fois qu'elle était entré dans cet endroit, elle y était restée des jours, ne mangeant ni ne buvant quoi que se soit. Après tout, ce n'était qu'un petit jeûne, et même là dedans elle voyait une chose positive pour son corps et son âme. La première fois, on l'avait forcé à sortir, rester là à observer les images muettes de personnes décédées n'était pas bon pour une jeune fille, lui avait-on dit. Elle devait vivre sa vie et non rester tournée vers un passé qui ne reviendrait jamais, cette façon qu'avaient ses parents de toujours la regarder sans dire un mot, c'était le signe qu'il s'agissait bien là d'un temps révolu. Le passé était là, mais nous en étions spectateur. Et si nous passions notre temps tournés vers lui, nous serions vieux et nous l'aurions rejoint avant même d'avoir dit « ouf ».

Cela faisait déjà trois jours qu'elle était là, se cachant dès qu'elle entendait un bruit ou qu'elle voyait une ombre se déplacer. Ne sachant pas si le regard plein de mélancolie de ses parents la priait de partir ou de rester. Pourtant, aussitôt elle décidait de partir, leurs visages semblaient s'illuminer d'un sourire. « Je pars bientôt... promis. »

Mais ce jour-là, ce ne fut pas sa propre volonté qui la décida à quitter l'image de ses parents des yeux. Elle avait vu une ombre, comme sortie de nulle part. Elle n'avait jamais vu quelqu'un revenir à la vie. Cela faisait des mois qu'elle entendait des histoires semblables à celle-ci. Une dame, ses longs cheveux tressés, sortait une longue épée. Un rayon de lumière guidé par le sabre sur le visage de l'inconnue montrait des larmes... mais aussi un grand sourire. Qu'est-ce que ça faisait de revenir à la vie? Maru y songeait, fascinée par ce spectacle étrange. Lorsque la dame se mit à marcher, elle chancela, Maru eut un mouvement vers elle mais la laissa se faire à cette chose si humaine. Lorsque la femme sortit pour de bon, elle la suivit, d'abord discrètement, mais ce ne fut pas très long, elle se fit surprendre par un Guado. « Mademoiselle, vous êtes encore là? » Maru enfonça sa tête dans ses épaules, comme une tortue qui tenterait de rentrer sa tête pour ne pas recevoir un coup de bâton. Puis elle se tourna vers le Guado:

« Pardon. » dit-elle, avant de le saluer comme il se devait du signe de respect dont s'était toujours témoignés les membres de Yevon dans le temps. C'est vrai que ce n'était plus « à la mode ». Mais depuis que Maitre Seymour était de retour, tout avait de nouveau changé, non? Puis elle se retourna vers la nouvelle venue, vérifiant qu'elle ne s'éloignait pas trop. Et enfin, Maru s'approcha d'elle.

« Euh... excusez-moi. Bonjour. Vous... Je m'appelle Maru. » Elle n'osa pas continuer. Préférant voir la réaction de son interlocutrice, si elle l'avait remarquée. Sinon elle devrait surement tenter une autre approche. En fait, elle ne savait même pas vraiment ce qu'elle avait à demander à cette dame... mais elle sentait qu'elle devait lui parler. Elle venait d'assister à un miracle, après tout.
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MessageSujet: Re: Renaissance, malédiction ou bénédiction ?   Dim 28 Déc - 23:53

La dame ne s'attendait pas à ce qu'une demoiselle humaine vienne s'adresser à elle. Les Guados peuplaient cette région et la gardaient jalousement, c'était le cas à son époque. Comment la Dame pouvait envisager que ce monde n'était en rien celui qu'elle connaissait ? Aussitôt, la prêtresse se contenta de saluer l'enfant comme il était coutume de le faire pour les Yevonites. Ses mouvements se faisaient alors particulièrement gracieux et assurés. Son regard aussi froid que l'acier devenait un peu plus doux et un sourire bienveillant étirait les commissures des lèvres d'Izanami. Elle restait silencieuse, observant avec attention son interlocutrice. La petite Maru ne paraissait pas menaçante ni dangereuse. Les apparences pouvaient toutefois être trompeuses, l'épéiste l'avait autrefois appris à ses dépens.

« Bonjour jeune Maru, je me nomme Dame Izanami. » Toujours souriante, elle s'exprimait d'une voix délicate et d'un ton empli de compassion. La politesse voulait que l'ancien maître de Yevon se présente avant d'interroger la demoiselle. Sans même s'en rendre compte, la prêtresse fit signe de la suivre à la jeune fille. Elle ne savait pas où aller, mais cela ne l'empêchait pas de marcher lentement. L'épéiste jaugeait calmement tout ce qui l'entourait, se retournant de temps à autre pour toiser Maru. Elle préférait la savoir auprès d'elle, la jeunesse se révélait trop insouciante, inconsciente du danger. Pour preuve, la jeune fille errait seule dans l'Au-Delà et à Guadosalam. L'instinct de la prêtresse la poussait à protéger cette petite, même si elle ignorait tout de cette enfant. Elle ne pouvait lutter contre ce sentiment.

La Dame s'arrêtait finalement devant la demeure du maître des Guados, observant la bâtisse avec une grande curiosité. Elle restait toutefois assez éloignée pour que son attitude ne paraisse pas suspecte, même si la religieuse n'avait rien à se reprocher. Il était évident que cette femme vêtue de noir et de blanc n'était une menace pour personne. « Que fais-tu seule ici ? Où sont tes parents ? » Ces deux questions étaient posées avec une grande délicatesse. Izanami refusait que la petite Maru se sente contrainte de répondre. Bien qu'elle fut totalement perdue, l'épéiste semblait plus préoccupée par l'état de la jeune fille que par son propre sort.
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MessageSujet: Re: Renaissance, malédiction ou bénédiction ?   Lun 29 Déc - 19:08

MaruMaru fut tirée de sa retraite par une étrange vision. Malgré tout le temps qu'elle avait passé dans cet endroit, c'était bien la première fois qu'elle voyait quelqu'un non pas entrer, mais apparaître comme par enchantement. Elle ne put faire autrement que de suivre cette femme, elle finit par la rattraper et se présenta.

Lorsqu'Izanami fit de même, elle la salua comme elle l'avait fait avec le Guado, juste à l'instant. « Dame... Izanami. » avait-elle juste répété en commençant à marcher à ses côtés. Elle gardait le regard sur la femme, une lueur de curiosité dans les yeux. La curiosité d'une enfant, simplement. Dame Izanami était dotée d'une délicatesse que la jeune Maru avait rarement vue, voir jamais vue. Et pourtant, quelque chose d'incroyablement fort se dégageait de sa personne... son assurance peut-être? Maru suivit donc Izanami, même si elle non plus ne savait pas où cela allait la mener. Le nez toujours en l'air, la jeune fille trébucha sur une des racines qui jonchaient le sol de Guadosalam, ses petites cloches tintèrent légèrement près de ses oreilles. Elle s'était rattrapée de justesse pour ne pas finir le nez à terre, elle baissa le regard, ses joues et ses oreilles rosissant légèrement. Quelle maladresse...

Les deux marcheuses s'arrêtèrent non loin de la maison de Maitre Seymour. La plus grande et prestigieuse de toute la ville. Maru était passée devant cette dernière à de nombreuses reprises, mais elle était maintenant à nouveau surveillée par quelques gardes. Avant même que la jeune fille ne puisse rassembler le courage pour parler à la dame de l'au-delà, cette dernière s'adressa  à elle. À ses questions, le regard de Maru se fit triste et elle regarda à terre: « Je suis venue pour voir... mes parents justement. Ils sont... » Elle regarda en arrière, vers le chemin qu'elles avaient toutes deux empruntés un peu plus tôt, avant de reprendre: « Dans l'au-delà. »

Maru avait repris un peu de consistance et leva les yeux vers sa nouvelle connaissance: « Vous savez ce qu'on dit? Maître Seymour est revenu, lui aussi. J'aurai voulu le voir mais… il ne semble pas sortir beaucoup. Et ça m'étonnerait qu'il veuille recevoir une… une fille comme moi. » La déception était aisément perceptible dans sa voix, mais ce n'était rien à côté de la déception qu'elle ressentait au fond d'elle. Elle pensait que peut-être ses parents pourraient revenir à la vie, eux aussi... Mais si cela arriverait, leur heure n'était pas venue. Izanami représentait une autre lueur d'espoir pour Maru; même si elle n'avait pas encore osé lui demander quoi que se soit sur son histoire. « Dame Izanami? L'avez-vous déjà rencontré? Maître Seymour... »

Loin d'elle l'idée que son interlocutrice venait de faire un bond dans le temps d'environ 800 ans. Et qu'elle ne connaissait donc rien de Spira, telle qu'elle était à présent... alors que dire d'Héméra? Le choc serait sans doute bien grand pour elle.
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