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 C'est l'heure de prendre des mesures !

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MessageSujet: Re: C'est l'heure de prendre des mesures !   Jeu 23 Juil - 1:52

Les gens de la police locale devaient vraiment tous avoir un sacré grain. Et en plus ils incitaient au vol en forçant William et Wynonah à payer une nuit d'hôtel.

« Euh, attends là... ils nous forcent à passer une nuit à l'hôtel, donc à dépenser des sous... et ne nous remboursent même pas ? Ce n'est pas le soucis des commerçants ça, mais de tes collègues de la police ! À moins qu'ils n'aient des actions chez le gérant de l'hôtel c'est ça ? Pourquoi provoquerais-tu un accident d'ailleurs... »

Elle le regarda en biais.
« Si t'étais en tueur en série, j'ose espérer quand même qu'ils t'auraient mis au cachot, n'est-ce pas ? »
Elle était un peu ironique dans ses propos, mais quand même, histoire de tâcher d'en apprendre plus d'une certaine manière...
Mais non, elle n'en su pas plus. En revanche, elle eu la réponse concernant le climat local.
« Ah... il y a une raison pour qu'il y ai cette masse de nuages ? Enfin non, aller, j'irai chercher l'information moi-même dès que je pourrai regarder sur ordinateur. »

De toute façon, là ils arrivaient à un arrêt de bus, et puis, quelque chose d'autre allait attirer son attention.
Ces garçons en train de jouer aux cartes semblaient bien détendus. Bien plus que William, et surtout bien plus que ces messieurs les officiers de la police locale. Finalement, peut-être que les natifs de Dol n'étaient donc en effet pas tous aussi crispés ?

C'est que le garçon à qui Wynonah avait redonné la carte lui expliqua bien les règles du jeu en effet.

« Hmmm oui, ça a l'air vraiment sympa votre jeu ! ».
Il était évident et très visible que la jeune femme était très intéressée, et surtout très tentée d'essayer une partie. Contre qui, elle l'ignorait. Il lui faudrait trouver des joueurs. M'enfin le p'tit jeune avait l'air sympa en plus de bien connaître. Et il était mignon, ça ne gâchait rien ! Il n'était pas roux, certes, mais les blondinets c'est mignon aussi.

Oh, il lui demandait un service en échange de quoi elle aurait des cartes ? En plus ça serait un bon moyen de voir un peu plus la ville.

Wynonah regarda William qui approuva.

« Oh ? Cool ! Et tu vas me dire où c'est n'est-ce pas ? »
Elle regarda le garçon qui lui demandait le service.
« Je m'engage à déposer votre paquet le plus vite possible. Mais oui, on se retrouve où ? Je pourrai tenter une partie avec vous peut-être ? »

*Et j'espère que je ne suis pas en train de me faire avoir là...*

Elle suivit William là où ils devaient se rendre, afin de se diriger vers l'hôtel où ils devaient déposer le petit paquet.
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MessageSujet: Re: C'est l'heure de prendre des mesures !   Lun 27 Juil - 21:45

WilliamLorsque Wynonah s’était emporté vis-à-vis des pratiques des policiers de Deling concernant leur logement pour la nuit, il avait fait un effort surhumain pour ne pas laisser échapper un grand soupir, estimant que ce n’était pas parce que les autorités de Dollet réquisitionnaient un hôtel qu’ils devaient leur offrir la nuit en compensation. Où est-ce qu’elle avait bien pu voir des pratiques commerçantes pareilles ?

« Écoutez. Si vraiment cela vous dérange, je nous paierais la nuit à tous les deux. Je peux bien faire ça pour vous. Après tout, c’est de ma faute si nous en sommes là. »

Quand elle l’avait interrogé sur les raisons qui pouvaient pousser la police de Dollet à le traiter d’une telle manière, il avait préféré retarder le moment des révélations et s’était contenté d’un vague « Le moment est assez mal choisi pour parler de ça. » avant de rejoindre l’arrêt de bus.

Le jeune homme leur ayant confié la livraison du colis leur expliqua comment Wynonah serait récompensée en effectuant la livraison, les informant que le client aviat choisi de payer à l'aide carte de Triple Triad. Heureuse coïncidence pour la jeune femme, pensa William. Le livreur leur désigna ensuite un point de rendez-vous à l’une des terrasses d’un restaurant faisant face à l’Arche de Deling, si l'envie prenait à Wynonah de lui demander une partie. William pit soin de noter le nom de l’établissement pour ne pas le confondre avec un autre et lorsque cela fut fait, il laissa les deux jeunes gens à leur partie de cartes et s’avança vers le passage piéton le plus proche tout en expliquant à Wynonah la suite des évènements :


« Nous allons emprunter une ligne de bus différente que celle que je nous prévoyais, afin de perdre le moins de temps possible. Les lignes principales de Deling ont un itinéraire en cercle, dû à l’agencement urbain de la capitale. Emprunter une ligne opposée à celle que l’on allait utiliser au départ nous évitera de faire le tour en sens inverse. »

Ils rejoignirent rapidement l’autre côté de la rue, juste à temps pour embarquer dans le bus qui venait justement de s’arrêter à l’arrêt qui les concernait. Une fois à l’intérieur, William choisit de s’asseoir à l’une des places du fond. Heureusement pour eux, ce bus en particulier n’était pas bondé, leur évitant à tous les deux de devoir composer avec une foule de voyageurs. Durant le voyage, William préféra garder le silence. Il se contenta d’écouter les éventuelles conversations des autres passagers présents, espérant ainsi glaner quelques informations à propos de la situation en ville.

Comme l’avait prévu William, il ne leur fallut pas longtemps avant de rejoindre le quartier qui les intéressait et il indiqua à Wynonah qu’il leur fallait descendre au prochain arrêt.

Laissant repartir le véhicule, William se dirigea à grands pas vers le bâtiment qu’il leur fallait rejoindre. Une fois devant l’entrée de l’hôtel, il n’hésita pas une seconde et pénétra dans le vestibule, en saluant au passage le groom qui commençait déjà à venir à leur rencontre :

« Ne vous dérangez pas pour nous. Nous venons ici pour affaires.
-Euh… Bien, monsieur. Comme vous voudrez. » lui répondit l’homme en costume traditionnel, bien déçu de devoir passer à côté d’un pourboire pour cette fois-ci.

De ce qu’il avait lu des quelques brochures qu’il recevait parfois dans son courrier ou des informations disponibles en ligne, il ne s’était pas vraiment attendu à un luxe digne du Galbadia Hotel. Plutôt quelque chose du niveau du Dollet Hotel, voire même un peu en-dessous. Mais force était de constater que cet établissement revêtait d’une certaine classe, mine de rien. Le hall de l’hôtel était relativement classique pour un hôtel de ce calibre et évidemment bien entretenu, mais ce qui ajoutait un certain cachet à l’ensemble était l’espace dédié à la détente aménagé en face de l’accueil, donnant sur un comptoir de bar où étaient installés plusieurs écrans diffusant divers programmes télévisés de Dol, allant de la chaîne de sport locale aux chaînes d’infos nationale.


« Faites ce que vous avez à faire. Une fois que vous aurez terminé, faites-moi signe et nous pourrons repartir. » lança-t-il à l’adresse de Wynonah avant de se diriger vers le bar.

Il ne prévoyait pas de prendre une collation dans l’immédiat, il était encore bien trop tôt pour ça. Son objectif était plutôt de se tenir au courant des derniers évènements, à commencer par les dernières évolutions de la situation au tournoi. Il avait en effet pu se rendre compte plus tôt qu’en plus de celui de la GGU, il avait reçu un message de la part d’Erika tout juste après son atterrissage à Deling, mentionnant qu’il était inutile qu’il s’inquiète pour elle ou pour les élèves de la BGU l’accompagnant. Elle n’avait rien ajouté de plus, laissant délibérément William dans le flou et ne répondait quand il avait tenté de l’appeler par la suite.

Les flashs d’infos qui passaient en boucle sur les écrans lui apprirent donc ce qui avait pu se passer sur Spira et le rassura puisque les assauts d’Ultimécia avaient été contenus dans l’enceinte du Colisée. Mais après son attaque sur la BGU, cela faisait deux fois que la sorcière apparaissait sur Héméra et provoquait le chaos. Il était encore difficile d’établir avec certitude ses objectifs mais cela semblait avoir un rapport avec la résurgence de sorcières sur Dol au cours de ces dernières années. Shiina devait probablement déjà être au courant à l’heure actuelle.


« Rude journée ? »

Le barman avait décidé de le sortir de ses pensées, se demandant ce que pouvait faire le jeune homme accoudé au comptoir sans commander à boire.

« J’ai déjà vu pire, très honnêtement.
-Vous me paraissez tout de même avoir besoin d’un remontant. Tenez ! ajouta l’homme en lui tendant un verre d’alcool.
-Je ne peux pas accepter.
-Allez-y ! C’est la maison qui offre.
-C’est bien parce que vous insistez... répondit William en buvant le spiritueux, qu’il identifia comme un Bourbon local. Dites-moi, les flics me semblent particulièrement à cran avec ceux venant de l’extérieur. Vous avez une idée de pourquoi ?
-Je comprends mieux votre dégaine qui ressort par rapport à ce que je vois passer d’habitude. Il y a de cela quelques jours, deux folles ont provoqué la panique en volant un vaisseau dans un des hangars de la ville, en profitant au passage pour causer des dégâts matériels très importants. Comme ces deux femmes s’étaient échappées de la Prison du Désert peu de temps auparavant, l’armée et la police se sont rejetés mutuellement la faute. Ces derniers ont désormais l’air de vouloir faire bonne figure auprès des officiels de Galbadia, ce qui explique pourquoi ils sont autant sur les nerfs en ce moment.
-Ceci explique cela… Merci pour ces informations. Et pour le verre, aussi. Bonne journée ! déclara-t-il en glissant hors de son siège.
-Je vous en prie. Faites-moi donc le plaisir de repasser ici la prochaine fois que vous serez de passage dans les environs.
-Je n’y manquerais pas. » fit William en rejoignant l’accueil.


Dernière édition par William Lawrence le Mar 28 Juil - 15:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: C'est l'heure de prendre des mesures !   Mar 28 Juil - 14:37

EdwardSource: Ker-ris by omupied
«En fait, il se trouve que le client à qui je dois livrer ce paquet doit justement me payer en cartes! Donc vous n'aurez qu'à prendre celles qu'il vous donnera!» et si elle en a envie en effet, elle pourra toujours faire une partie avec lui, tiens... il confia donc son colis aux deux jeunes gens, lui par contre, comptait bien rester là! Bien que son camarade le trouvait gonflé de faire appel à des inconnus pour livrer le paquet... et s'ils le volaient?

«Ben je dirai que je me suis fait piquer le colis et puis c'est tout!» oui donc en gros, il s'en fichait un peu de son job visiblement...

Lorsque les deux compères arrivèrent à l'hôtel, le client était bien dans sa chambre, c'était un vieil homme à vrai dire et à l'intérieur du colis, se trouvait une petite collection de disques anciens, enfin tout dépend, certains plus anciens que d'autres, mais celui qui l'intéressait plus que tout était un disque de la chanteuse Julia Heartilly, une véritable pièce de collection! Aussi il était dans sa chambre, à attendre qu'on lui apporte son précieux colis, jusqu'à entendre le coup de fil de l'accueil


«Monsieur Holmes? Votre colis est arrivé, mais c'est une femme qui le livre...» le vieil homme demanda à ce qu'elle monte le colis dans sa chambre. Non pas qu'il avait des intentions lubriques, juste qu'il était tout de même bien vieux et fatigué et ne voulait pas avoir à porter le colis jusqu'à ses quartiers. Il attendit donc que la jeune femme le lui apporte, il pourrait alors la payer avec les quelques cartes qu'il lui restait, à savoir pas grand chose. Il n'avait jamais été très doué à ce jeu, et c'était un miracle qu'il lui en reste encore!



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MessageSujet: Re: C'est l'heure de prendre des mesures !   Jeu 30 Juil - 1:05

Il était presque évident qu'à défaut ne pas être très clair, William était en revanche quelqu'un qui était très près des règles de société – ou plutôt de lois et de commerce – et qui ne cherchait pas à lutter contre. Pas comme Wynonah quoi.

« Non, non, laisse tomber. Tu n'y es pour rien si ce sont des voleurs »

Elle soupira et continua jusqu'à l'abris-bus, sans réponse vraiment au « moment mal choisi ». Elle espérait juste qu'il finirait par lâcher le morceau. Elle aimait bien les mystères mais là, le soucis, c'est que William semblait tourner autour du pot d'on ne savait quoi.

Heureusement qu'il y a ces jeunes gens jouant au Triple Triad, du moins ce jeune homme qui lui expliqua des choses, et lui confia un colis à livrer tout en lui expliquant toutes les modalités.
Avant qu'elle ne se retrouve à nouveau « seule » avec William.

« Une ligne de bus différente. Comme tu voudras. De toute façon je ne vais pas te contredire, je ne connais pas cette ville. »
D'ailleurs, c'était temps qu'ils arrivent, un peu ils loupaient le bus !
Et voilà qu'il voulait se mettre tout au fond. Pas très surprenant... c'est un truc de jeune ça non ?! Bien qu'elle pouvait également se douter que c'était éviter que le chauffeur ne l'entende ou quoi ? Et bien non puisqu'il n'ouvrit pas la bouche de tout le trajet. Ce qui lui permit d'entendre parler autour. À part qu'en n'étant pas du coin, c'était difficile de tout accrocher.
En tout cas elle ne dérangea point William dans son silence. Avec des gens autour, il pourrait ne pas vouloir parler ? En attendant elle avait regardé à son téléphone elle. Rien à signaler à vrai dire. Enfin, disons que ce qu'elle voyait elle était déjà un peu courant. Quoique... cette histoire d'ex-Soldat qui attaque les gens de la sécurité après le tournoi ? Disons qu'elle voulait en savoir plus...

Manque de chance ce fut à ce moment là qu'ils arrivèrent à destination. À regrets, Wynonah rangea son téléphone et suivit William jusqu'à l'hôtel, tout en prenant le colis, évidemment.

Comme il lui fut demandé, elle monta dans la chambre du client afin de lui livrer son colis... et de recevoir ses cartes ?

« Bonjour Monsieur, voici donc votre colis. Je peux vous garantir que j'en ai pris le plus grand soin ».

Pour sûr, elle ne s'attarderait pas non plus avec le monsieur, et dès qu'elle aurait fini avec lui, elle redescendrait... entendant peut-être une partie de la conversation entre William et le barman ? Si c'était le cas elle ne s'immiscerait pas mais écouterait tout de même. Il y a des choses qui sont toujours bonnes à savoir.

Elle tenterait de glaner aussi quelques informations supplémentaires. Elle avait entendu parler de ce qu'avait fait Genesis après le tournoi mais jugeait qu'elle n'en savait pas assez. Puis sur d'autres faits récents également.
Aussi, elle ne voulait pas trop retarder William, même s'il lui avait dit qu'ils n'avaient pas grand chose à faire. Quoique elle avait aussi idée de tester ce Triple Triad.
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MessageSujet: Re: C'est l'heure de prendre des mesures !   Jeu 30 Juil - 7:13

EdwardSource: An Old Man by joanniegoulet
Ça y'est, il était là, son précieux colis. La jeune femme qui le lui porta n'était pas celle qu'il attendait - à vrai dire, on lui avait dit qu'il devait s'agir d'un homme... mais elle paraissait bien aimable et ne ressemblait nullement à une voleuse!

«Oh, merci, merci mademoiselle... en revanche, il me semblait que je devais être livré par un homme à qui je devais remettre quelques cartes?» de toute évidence, le garçon avait eu un souci, mais ce n'était pas le problème du vieil homme pour qui, la seule chose qui comptait, c'était ses précieux disques!

Aussi, il alla poser soigneusement la boîte sur le buffet de sa chambre d'hôtel et l'ouvrit avec toutes les précautions du monde pour s'assurer que le contenu était en bon état, et comme l'avait dit la jeune femme, tout semblait en ordre, y compris son précieux disque de Julia Heartilly...

Il ouvrit un tiroir et en sortit donc quelques cartes, les yeux brillants d'émotion à l'idée d'avoir pu obtenir ce qu'il voulait... il les tendit donc à Wynonah avec un petit sourire doux

«Tenez, mademoiselle.. ce n'est pas grand chose, je dois reconnaître que je n'étais pas très doué pour ce jeu, c'est tout ce qui me reste. J'espère que vous en ferez un meilleur usage que moi!» autrement dit, il ne fallait pas trop espérer pouvoir jouer contre lui, mais elle risquait de pouvoir se trouver bien d'autres partenaires par la suite!

=======================
Wynonah obtient 10 cartes de niveau 1: Aphide X02, Bogomile X02, Élastos X01, Nocturnus X01, Larva X01, Incube X01, Gallus X01, Fungus X01



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MessageSujet: Re: C'est l'heure de prendre des mesures !   Dim 2 Aoû - 19:07

WilliamEn attendant le retour de Wynonah des étages de l’hôtel, William s’était installé dans un des fauteuils faisant face à l’accueil, son coude droit posé sur l’accoudoir  et la tête reposant contre son poing fermé. Son bras artificiel reposait quant à lui immobile de l’autre côté du fauteuil, en attente d’un quelconque signal l’obligeant à se mouvoir. Bien que ne rechignant pas à user de ces quelques instants d’accalmie pour remettre de l’ordre dans ses idées, il fut ravi de voir la jeune femme redescendre assez rapidement. Même s’il ne savait pas encore ce qu’ils allaient pouvoir faire jusqu’au soir, il n’avait pas tellement envie de rester trop longtemps dans le hall de cet hôtel si ce n’était pas pour y réserver une chambre. Les employés avaient certainement mieux à faire que de garder un œil sur des personnes qui n’étaient pas leurs clients.

« Vous avez fait vite, tant mieux. Si vous en avez terminé ici, nous allons pouvoir y aller. Je suppose que vu l’heure qu’il est, vous n’allez pas tarder à avoir faim. Nous devrions nous rendre à l’adresse du restaurant que le jeune homme de tout à l’heure nous a donnée avant de partir. Vous pourrez lui demander une partie, si nous le recroisons là-bas. »

Il n’attendit pas de réponse immédiate de la part de Wynonah et pressa le pas vers l’extérieur, non sans saluer l’hôtesse d’accueil, qui le lui rendit dans un hochement de la tête.

Ils reprirent l’un des bus dans le même sens duquel ils étaient arrivés mais contrairement au premier trajet qu’ils avaient effectué, William resta debout, accroché à l’une des barres de métal du véhicule non loin de quelques places assises. De même, il ne garda pas le silence tout du long, profitant des quelques minutes qu’il leur fallait pour rejoindre leur destination pour relayer à la jeune femme les informations qu’il avait reçu du barman de l’hôtel, exposant donc les raisons pour lesquelles les policiers de Delling paraissaient autant à cran.

Une quinzaine de minutes supplémentaires suffit pour rejoindre le centre de la capitale, non loin de la célèbre place de l’Arche. Les commerçants et restaurateurs étaient tous sur le pied de guerre en ce milieu de journée, les enseignes illuminant les rues de leurs couleurs flashy pour attirer le chaland.


« Voilà le restaurant dont il nous a parlé, fit William en désignant un bâtiment surmonté d’une enseigne jaune marqué par un nom relativement cliché pour désigner l’établissement. Je ne vois pas votre nouvel ami d’où nous sommes, autant y entrer maintenant et regarder ce qu’ils ont à nous proposer. »

William appuya ses dires et se dirigea vers la porte du restaurant, pénétrant dans une salle décorée de manière assez modeste. L’endroit semblait exister depuis un certain nombre d’années si l’on en jugeait par les meubles anciens qui le parsemaient mais témoignaient d’un entretien régulier, les propriétaires paraissant attentifs à l’image que devait renvoyer les lieux aux clients.

Ne sachant pas s’ils seraient effectivement rejoints par le jeune homme qu’ils avaient rencontré plus tôt, William préféra déclarer qu’ils ne seraient que deux au serveur qui s’était approché pour les prendre en charge. Celui-ci acquiesça et les mena à une table située à côté d’une des grandes fenêtres donnant sur l’Arche de Deling, puis leur laissa la carte de l’établissement avant de les laisser faire leur choix tranquillement.

William n’était pas vraiment pressé de déjeuner, estimant que ce qu’il avait ingurgité après s’être levé était suffisant. Il ne mangeait de toute façon pas beaucoup en journée, de manière générale, pour éviter d’avoir l’estomac trop rempli lorsqu’il travaillait. Mais ce n’était probablement pas le cas de Wynonah, aussi valait-il mieux faire comme si de rien n’était.
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MessageSujet: Re: C'est l'heure de prendre des mesures !   Mer 5 Aoû - 3:43

Ce monsieur avait l'air fort gentil. Tout comme le jeune homme qui avait confié le colis à Wynonah, il ne semblait pas du tout pareil que ces types de la police locale. Et plus parlant que William aussi.

En revanche, il se demandait pourquoi ce n'était pas un homme qui lui faisait la livraison. Peu surprenant après tout, mais il mériterait sans doute une explication, même si Wyny allait devoir broder un peu, ne voulant pas discréditer le jeune homme avec qui elle pourrait peut-être s'initier au Triple Triad. Elle ne voulait pas non plus tourner ce vieux monsieur en bourrique, il avait l'air tellement trop aimable pour cela.
La scientifique avait beau avec un caractère un peu particulier, elle était aussi quelqu'un de gentille et de correcte, et n'aimait pas spécialement mentir.

« Il a eu un petit empêchement m'a-t-il fait comprendre, mais rien de grave, je vous assure ».

En même temps le petit vieux inspectait l'état de son colis et semblait en être satisfait, en voyant sa tête. Elle  aussi laissa apparaître une expression ravie lorsqu'il lui tendit des cartes.

« Merci à vous aussi monsieur, merci beaucoup »

Elle n'ajouta rien de plus, ne voulant pas trop s'étaler sur le fait qu'elle ne savait pas encore jouer en réalité, ne voulant pas décevoir le monsieur.
« Bonne journée monsieur »
Elle lui fit une juste de tête respectueux en guise de au revoir avant de quitter la pièce.

Tout en descendant les escaliers, elle regardait les cartes, les unes après les autres. D'ailleurs, faudrait qu'elle fasse attention en descendant les marches, elle faillit en louper une ou deux vu combien elle était concentrée et même excitée à l'idée de tester ce truc.

Fort heureusement elle ne serait pas tombée de bien haut puisqu'elle était presque arrivée. En revanche, William était là à l'attendre, et il avait du forcément remarquer qu'elle avait manqué de peu de finir les quatre fers en l'air. Ça lui mettait un peu la honte. Cela dit, il n'en disait rien... pour le moment ! Et pourvu que ça dure ! Elle se contenta de ranger ses cartes, comme si de rien n'était.

« Ah tu trouves, je n'ai pas couru pourtant. Enfin... oui j'ai faim... et je voudrais bien tenter une partie en effet. Tant qu'on peut encore. On ne sait pas de quoi demain sera fait n'est-ce pas ? »
Profiter du moment présent, un principe très important aux yeux de Wyny.

Ils ne perdirent pas de temps à repartir en tout cas, et à reprendre le bus... et à la grande satisfaction de la scientifique, William... parla ? En plus, ce n'était pas n'importe quoi qu'il racontai, mais la raison pour laquelle les flics du coin avaient un soucis avec leurs nerfs.

« Ah ? Ils nous prennent pour des fol... euh des fous... enfin ils croient que nous sommes comme ces deux là. Genre nous avons fait des dégâts nous aussi ».

Sans rien de dire plus elle continua à suivre William jusqu'au restaurant, entrant dans la pièce à son tour tout en observant l'endroit.
« Il n'est peut-être pas encore arrivé, ou alors il a eu un empêchement... Oh euh bonjour monsieur... et merci »
Ça c'était pour le serveur qui venait d'apparaître et de leur donner la carte.

« Vous voulez boire quelque chose messieurs dame ?
- Personnellement de l'eau me suffira... »

Elle regarda William afin d'avoir sa réponse.
*Lui surtout faudrait qu'il évite l'alcool, s'il est considéré bizarre... quoique ça ne lui ferait peut-être de mal !*

Une pensée bien courte puisqu'il fallait choisir le repas... puis le serveur revenait pour prendre la commande.

« Je prendrai une salade du jour
- Bien, et vous monsieur ? »

En attendant la commande de William, Wynonah regarda à la fenêtre, voyant l'Arche... tout en se demandant ce que ce bâtiment signifiait pour les natifs de cette ville, puis de ce monde. Oh elle ne tarderait à la demander à Will, c'était certain.
Elle regardait également si son partenaire de Triple Triad éventuel arrivait, et ressortit même ses cartes pour mieux les regarder.
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MessageSujet: Re: C'est l'heure de prendre des mesures !   Mar 11 Aoû - 23:03

WilliamWilliam hésita un petit moment lorsque le serveur revint vers eux pour demander ce qu’ils souhaitaient boire. Il avait déjà consommé une légère dose d'alcool avant de venir et malgré le manque de repères de luminosité, il était encore relativement tôt pour désinhiber son cerveau. Aussi se dit-il qu’il ne valait mieux pas forcer sa chance et déclara qu’il ne prendrait rien d’autre que de l’eau gazeuse en attendant de recevoir autre chose.

Il déclina cependant au moment où le serveur réapparut pour prendre sa commande pour le repas, préférant se réserver pour la soirée. Il ignorait encore de quoi serait fait l’après-midi, aussi ne souhaita-t-il pas tenter le diable et risquer l’indigestion. A la place, il demanda juste à ce qu’on lui apporte une carafe de café bien serré.
Le serveur le regardât de travers quelques instants, avant de repartir en cuisine. Bien que ce fût la première fois qu’il entendait quelqu’un lui faire une telle demande, il n’avait pas à faire la leçon à un client. Il avait promis de payer la consommation, c’était tout ce qui pouvait les intéresser, lui et ses patrons.

En attendant qu’on lui apporte sa boisson, William reporta son attention vers Wynonah, qui avait ressortit ses cartes pour les observer plus en détails. Il ne releva pas le fait qu’elle semblait avoir oublié qu’elle se trouvait à table, se disant qu’il pouvait bien la laisser découvrir ses nouvelles acquisitions.

Tout en se disant cela, il se fit la remarque qu’avec ce qu’il avait pu voir depuis qu’il voyageait avec elle, la jeune femme semblait emprunter de nombreux traits de caractères d’une de ces jeunes adolescentes à la découverte du monde. Il était certain que la Grande Fusion avait chamboulée un paquet de choses dans le monde et nombreux étaient ceux qui partaient de chez eux pour en apprendre plus sur les autres mondes. Il ne pouvait pas blâmer la jeune femme de vouloir avoir elle aussi sa part d’aventure. Et en parlant d’autres mondes…


« Wynonah... Si vous le voulez bien, éclairez-moi. »

Il vint appuyer ses coudes sur le rebord de table devant lui, entrecroisant ses griffes métalliques de la main gauche avec ses doigts gantés de la main droite juste devant ses lèvres, tout en arquant son dos vers l’avant pour se rapprocher légèrement de son interlocutrice. Son regard s’assombrit en même temps qu’il reprit la parole, sur un ton se voulant très sérieux.

« Vous qui êtes native de Gaïa, pourriez-vous me dire ce que vous savez de la Shin-Ra ? »

L’heure était venue pour lui de prendre une décision quant à la demande qui lui avait été faite. Et pour ce faire, il lui fallait le plus d’informations concernant l’organisation qui s’était manifestée à la face du monde il y n’y a même pas vingt-quatre heures. Étaient-ils vraiment aussi bienveillants qu’ils le prétendaient, ou bien s’agissait-il de personnes qu’il lui fallait à tout prix éviter de se mettre à dos ?

« Vous avez vu ce qu’il s’est passé hier, lors de la cérémonie d’ouverture du tournoi. Mais à part ce qu’ils ont bien voulu dire à ce moment-là, tout ce que je sais d’eux ou de ceux qu’ils étaient avant - peu importe - c’est que leur influence dans votre monde il y a un peu plus de deux ans était telle, qu’ils étaient à même de monopoliser vos transports, votre consommation d’énergie et même vos forces armées. »

William ignorait tout de la situation politique, économique et même sociale de Gaïa avant la fusion des mondes. Avec le travail qu’il avait, il lui était difficile de se mettre à jour sur les sujets ne rentrant pas directement dans son champ d’expertise.

« Qui étaient-ils et que faisaient-ils autrefois ? Soyez honnête, je veux entendre ce que vous avez à dire sur eux. »
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MessageSujet: Re: C'est l'heure de prendre des mesures !   Ven 14 Aoû - 2:32

William n'avait donc pas faim lui ? Cela paru un peu étrange à Wynonah, on dit souvent que les hommes mangent bien plus ! Enfin c'était surtout cette demande d'une grande carafe de café bien serré qu'était étrange, et ça c'est sûr, ce n'était pas très fameux pour l'organisme.
D'ailleurs le regard de la jeune femme ne trahit point ses émotions sur le coup. Sans doute la raison pour laquelle elle regarda à nouveau ses cartes de Triple Triad... avant que William ne s'adresse à elle à nouveau.

Intéressant d'ailleurs... il voulait en savoir plus sur la Shinra ? Ce fut d'ailleurs à ce moment que Wyny commença à avoir quelques soupçons sur le jeune homme, bien que dans la formulation de sa question il ne semblait pas avoir de lien avec eux. Aussi la soupçonnait-il également de quelque chose ?...

« La Shinra ? Une entreprise de fous qui ont failli détruire Gaïa à force de l'épuiser ».

L'expression de la scientifique se fit grave alors qu'elle donna une première réponse, en même temps qu'elle rangea ses cartes en un paquet, mais sans pour autant les mettre dans son sac.

« Les informations que tu as sur cette compagnies sont fiables, à t'entendre. Ils avaient en effet le monopole dans beaucoup de domaines. Quant aux forces armées leur but était aussi de dissuader, et empêcher même les mouvements anti-Shinra. Bien qu'à l'origine c'était en effet une compagnie de création d'armes uniquement. Jusqu'à ce que certains fous découvrent l'énergie Mako et veuillent l'exploiter. À fond. Sans comprendre que cela amenait à la destruction de la Planète. Et sans compter aussi les diverses expériences scientifiques qu'ils ont menées pour leurs forces armées ».

Elle se tut quelques minutes le temps que le serveur arrive. Elle ne voulait pas trop que ces explications soient entendues si facilement et de n'importe qui, bien qu'elle assumait entièrement ses dires.

« Tenez pour vous, mademoiselle, bon appétit !
- Merci
- Et pour vous monsieur »

Wynonah attendit que le serveur reparte afin de continuer ses explications.

« Tu as entendu parler de Sephiroth je suppose ? Lui-même est un produit de leur laboratoires, issus de leurs expériences. ».

Elle pris une bouchée de sa salade calmement tout en observant les réactions de William suite à ses explications, avant de continuer.

« Ne sois pas surpris si je n'ai aucune envie de leur faire confiance. ».

Dans le ton que Wyny utilisait, elle pouvait difficilement être plus sérieuse encore et il était évident qu'elle n'avait pas la moindre estime de la Shinra et de ce qu'il pouvait en rester.
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MessageSujet: Re: C'est l'heure de prendre des mesures !   Mar 18 Aoû - 14:29

WilliamWilliam écouta avec attention tout ce que Wynonah pouvait lui expliquer en réponse à sa question.

Comme il le lui avait demandé, elle faisait effectivement preuve d’une grande honnêteté. Mais avec son honnêteté s’ajoutait aussi une grande part de subjectivité. Bien qu’il ne rechigne généralement pas à ce que les personnes qu’il interrogeait lui exposent leur version des faits, ce n’était pas d’un avis biaisé dont il avait besoin actuellement.

Au final, et bien qu’il s’agissait de renseignements de valeurs dans son cas précis, elle ne lui avait donné que très peu d’informations. Il aurait apprécié qu’elle lui donne plus de renseignements concernant la structure de l’organisation, les personnes qui en étaient responsables, les lieux importants qu’ils administraient… Ce genre de choses, par exemple.

Tout en savourant la troisième tasse de café qu’il s’était rempli depuis qu’on lui avait apporté sa commande, William reprit une position plus neutre dans son siège, son dos ayant repris une courbure plus droite avec ses mains devant le bord de table.


« Je comprends votre réticence à leur accorder du crédit. Qu’ils aient été responsable, même involontairement, de la création d’une Calamité parle de lui-même. Mais, et je parle seulement à titre de supposition,  les personnes actuellement à leur tête ne cherchent-elles pas réellement à corriger les erreurs de leurs prédécesseurs ? Je ne cautionne bien évidemment pas les méthodes qu’ils emploient actuellement… J’ai déjà vu mieux comme campagne de communication, même pour des organisations terroristes. Je ne dispose pas d’assez d’informations pour affirmer qu’ils font le bien autour d’eux mais, présentement, rien de ce qu’ils ont fait n’a nui à Héméra autant qu’ils aient pu nuire à Gaïa dans le passé. Ai-je tort ?

Malgré sa volonté réelle d'alimenter le débat, Will n’eût pas vraiment l’occasion de prêter attention à la réponse de la jeune femme puisque le serveur se présentât à leur table pour avertir d’un appel téléphonique à destination du jeune homme. Lorsque William demanda de qui il s’agissait, on lui répondit que la personne n’avait pas donné de nom. Méfiant, le jeune homme considéra son environnement quelques instants, se rendant alors compte que la position qu’il occupait avec Wynonah était une des plus désavantageuse qui soit, exposé sur la rue à la vue de tous. Le point d’observation auquel pensa immédiatement William en réfléchissant fût le sommet de l’arche de Deling, capable d’accueillir n’importe quel tireur d’élite avec un fusil longue portée.

Considérant qu’il n’avait pas beaucoup d’options à sa disposition, il se leva et suivit le serveur jusqu’à l’appareil en restant à l’affût de tout mouvement suspect venant de dehors comme de dedans. Ce ne fut que lorsque l’employé du restaurant fut retourné à sa tâche que William décrocha le combiné de la grosse boîte accrochée au mur.


« A qui ai-je l’honneur ? demanda-t-il sans attendre.
-Bon appétit à vous aussi, William. lui répondit la voix déformée par l’application d’un filtre audio. Qui je suis importe peu. Ce qui s’avère important actuellement, c’est que vous n’avez pas suivi le conseil que vous avez reçu ce matin.
-De quoi parlez-vous ? Pourquoi est-ce que vous me parlez comme si on s’était déjà rencontré ?
-Non, bien sûr que non. Nous ne nous sommes jamais trouvés en face à face, fort heureusement pour nous deux. Ce que j’essaie de vous expliquer est que vous n’avez pas le temps de discuter autour d’un repas avec n’importe qui, et encore moins jouer aux mercenaires pour le compte de vos anciens employeurs. Ce n’est tout de même pas pour rien que vous avez reçu ce message, ce matin.
-Vous... Comment avez- Qui vous a parlé de ça ? demanda William en abaissant le volume de sa voix pour s’exprimer. Les seules personnes à être au courant de cette histoire sont moi, ainsi que la personne qui m’a accompagné dans ce restaurant et une dernière dont je tairais le nom.
-De même que l’auteur de cette lettre. Moi qui vous croyais plus malin que la moyenne, vous me voyez déçu.
-Vous prétendez avoir écrit cette lettre en utilisant une clé de cryptage dont je suis le seul à connaître les spécificités ?
-Vous n’êtes pas le seul à connaître ces méthodes d’écriture encodées. Je peux déjà vous affirmer qu’au moins trois personnes sur Dol connaissent et usent encore de cette technique d’écriture codée.
-Mais bon sang, qui êtes-vous ? »

Un soupir agacé s’extirpa du combiné, avant que la voix de l’autre côté ne reprenne :
« Mon nom ne vous sera d’aucune utilité, du moins pour l’instant. Comme je l’ai écrit dans cette fameuse lettre, je ne cherche pas vous nuire. Ni à vous, ni à vos proches, et encore moins à la population innocente. Au contraire, mon objectif est de vous tenir éloigné de toute forme de danger. Et pour ce faire, il vous faudra laisser la femme aux bons soins de la police locale et quitter Deling au plus vite.
-Ce n’est pas à vous de me dire ce que je dois faire. Moi seul suis à même de prendre des décisions me concernant.
-C’est tout à votre honneur, vraiment. Mais vous ne pouvez pas ignorer mes avertissements : vous n’êtes en sécurité nulle part sur Dol.
-Ce ne serait pas plutôt vous qu’il faut que j’évite à tout prix ?
-Je ne vous contredirais pas dans ce sens, car il est impératif que nous ne soyons jamais vu ensemble. Cela ne ferait que compliquer inutilement les choses… Je pense pouvoir vous prouver ma bonne foi en vous fournissant quelque chose qui vous aiderait à mieux vous faire une idée des gens qui vous recherchent. Rendez-vous à la Centra-L Bank de Deling et demandez à ce qu’on vous laisse récupérer le contenu d’un de leur coffre. Lorsque l’on vous demandera de quel coffre il s’agit, dites-leur ce mot clé : « Velvet ». Vous saurez quoi faire du contenu en temps voulu.
- Qui me dit que vous n’essayez pas de me tendre un piège ?
-Libre à vous de me croire ou non. Tout ce que je veux, c’est vous aider. »

La personne au bout du fil raccrocha sans plus de cérémonie, laissant William en proie à l’incertitude. Il ne savait pas s’il devait croire ce que lui avait raconté son interlocuteur, n’ayant aucune preuve de la véracité de ses propos. S’il souhaitait découvrir ce qu’il se tramait, il n’avait pas d’autre choix que de se fier aux instructions qu’il avait reçu.

Il raccrocha le combiné et retourna s’asseoir en face de Wynonah, qui venait de finir son repas. Il jeta un coup d’œil vers le récipient qui contenait le liquide sombre qu’il avait commencé à boire avant d’être interrompu. Comme pour évacuer sa frustration, il empoigna de sa griffe d’acier la carafe de café et la vida d’un trait. La boisson avait eu le temps de refroidir lors de son échange téléphonique, et son goût en avait donc été sévèrement impacté, malheureusement. Il était pourtant hors de question pour le jeune homme de la laisser se perdre ainsi.

Remarquant le regard interloqué de Wynonah, il reprit contenance en reposant la carafe désormais vide sur la table, avant de déclarer :

« Un léger contretemps, rien de bien sérieux. Je dois me rendre quelque part après que nous ayons terminé ici… Votre ami n’est toujours pas arrivé, à priori. Je me demande s’il n’a pas oublié qu’il vous devait une partie de carte. »

Cette dernière remarque avait surtout pour intérêt de changer de sujet, William préférant garder pour lui la raison pour laquelle il lui fallait effectuer cette course. Il ne savait même pas s’il trouverait quelque chose d’intérêt en faisant cela, alors autant ne pas donner de fausses idées à la jeune femme.
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MessageSujet: Re: C'est l'heure de prendre des mesures !   Sam 22 Aoû - 2:02

Tasse de café sur tasse de café... comment ce jeune homme arrivait à ne pas avoir les nerfs en boule ? Étant scientifique de formation, Wynonah connaissait tout de même un peu les effets de la caféine sur l'organisme... même si elle s'était concentrée à étudier autre chose.

Elle en parlerait bien à William d'ailleurs, ça lui faisait presque mal au cœur de voir ce garçon se droguer ainsi. Le risque était qu'il le prenne mal et qu'il n'apprécie guère qu'elle change de sujet.
D'ailleurs, la Shinra ça aussi c'était un sujet qui fâchait...

« Chercher à corriger les erreurs du passé... Rien fait de mal à Hemera pour le moment... Certes. C'est une possibilité. Mais tu sais... ils ont laissé les gens dans l'ignorance très longtemps avant les premières graines de rébellion. À ma connaissance. Tu vas me dire que là ils peuvent penser que les gens de Gaïa vont se méfier... à juste titre. Ils savent cependant qu'il y a d'autres mondes, et que les natifs des autres mondes ne les connaissent pas. Je suis sûre que c'est loin d'être un hasard s'ils ont organisé le tournoi ailleurs que sur Spira. ».

Elle repris une bouchée avant de  soupirer un peu nerveusement car il fallait le dire, ce sujet était fort stressant...

« En plus de cela, sur Spira ils n'ont qu'un accès très limité aux technologies à ce que j'ai compris, probablement à certaines connaissances aussi. Bien sûr, moi, je ne me permettrai pas de dire qu'ils sont intellectuellement inférieurs. Bien sûr que non, ils ne le sont pas. En revanche, la technologie permet bien des choses, et des gens qui ne sont pas connaisseurs en technologies peuvent ignorer ces choses. Ne tenteraient-ils pas d'essayer de commencer par manipuler les gens de Spira dans un premier temps ? ».

Peut-être que l'hypothèse ne tenait pas trop, sinon pourquoi ne pas commencer par contrôler Héra qui était technologiquement moins développé encore. Wynonah ignorait cependant bien trop de choses à propos de Héra pour inclure ce monde dans sa réflexion.

« Enfin, je me trompe et exagère sans doute à leur sujet. Mais il en faudra énooormément de leur part pour que j'arrive à leur accorder ne serait-ce qu'une très faible confiance. D'ailleurs, pendant le combat, tu as affronté un ami à moi tu sais. Un ex-Soldat. N'as-tu pas été demandé de lui en parler... d'une certaine façon ? ».

Les explications allaient cependant être finies pour un petit bout de temps a priori puisque William reçu un coup de fil... à l'auberge. Mais pourquoi l'avoir appelé sur cette ligne ? Ça en revanche c'était un peu étrange. Quelqu'un donc qui était vraiment au courant ? Ou comme l'avait dit l'amie du jeune homme, c'était lui qui disjonctait encore. Avec tout le café qu'il avait ingurgité cependant, ce n'était pas impossible.

En tout cas Wynonah ne pu s'empêcher de garder une oreille. Discrète tout de même... jusqu'à ce qu'il revienne à table et... tout le reste de café d'un coup ? Ah non mais là ça n'allait pas !

« Je ne voudrais pas me mêler de ce qu'il ne me regarde pas en revanche mais tu es sûr que c'est bon tout ce café ? Je suis scientifique de formation, et les effets de la caféine je les ai étudiés en cours. Quand on n'en prend trop ce n'est pas très bon. Pas du tout même. Ça file de grosses céphalées entre autres. Évidemment, je ne veux pas te faire de morale ou quoi, mais j'avoue n'avoir vu une telle consommation de café... Enfin... vas donc où tu dois aller al...
- Ah mais vous voilà !
- Oh et bien désolée, on ne vous a pas attendu. Je... je... j'avais faim
- Ce n'est pas un problème... »

Le garçon qui avait demandé à Wyny d'effectuer la livraison était donc là et se rapprocha de la table.

« Vous avez donc récupéré les cartes je suppose ?
- C'est ça ? Les voilà ! Ce sont... des monstres ?
- Exactement. Des monstres de Dol. Êtes vous toujours partante donc pour une partie ?
- Au fait, tu peux me tutoyer tu sais ? Sinon euh... oui, enfin je pense ».

Elle regarda William, l'air de demander si lui était pressé ou non.
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MessageSujet: Re: C'est l'heure de prendre des mesures !   Sam 29 Aoû - 14:33

William passe au niveau 7 !

William empoche 350 gils ! Un premier pas vers la richesse !

RebeccaSource : Aiho Yomikawa – To Aru Majutsu no Index // Image tirée de l’anime

Quelle plaie. Deling City était fortement sur les dents depuis que cette sorcière avait attaqué le hangar des vaisseaux et avait en plus réussi à en voler un. Et la ville n’était pas prête de se détendre au vu de la venue de Kuja et de la bataille de la GGU qui aurait lieu dans quelques jours. Autre chose, William Lawrence n’était pas passé inaperçu non plus, et voilà que Rebecca s’était vue assigner, au même titre que d’autres membres des autorités locales, de surveiller cet individu afin de s’assurer qu’il ne fasse rien d’illégal … La jeune femme avait lu son dossier et effectivement, il valait mieux garder un œil sur lui.

Mais les ordres avaient changé. Habillée en civile pour passer inaperçue, Rebecca passait pour une simple sportive en jogging mais elle gardait un œil sur l’animal jusqu’à recevoir un coup de fil de ses supérieurs. Son caractère de fer et sa force faisait d’elle la personne désignée pour « escorter » Mr Lawrence. Avec deux membres de son équipe, la jeune femme – du même âge que William à première vue – se rendit dans l’établissement où sa partenaire et lui déjeunaient … Et lorsqu’elle entra, son manque de délicatesse l’obligea à s’approcher de la bonne table alors que la blonde s’était faite aborder par un joueur de cartes. Il demandait une partie, mais il allait devoir la remettre à plus tard … beaucoup plus tard.

- Je suis désolée, votre partie va devoir attendre. Les mains dans les dos, Rebecca attendait, mais l’individu ne fit que la reluquer. C’était pénible.
- A qui ai-je l’honneur ? La policière écarta légèrement le bas de sa veste pour révéler son insigne, accrochée sur le haut de son jogging. Pas besoin d’en dire plus pour le faire partir. - Euh oui, je vous laisse … Au revoir ! On remet ca à plus tard.
- J’en doute fortement.
Définitivement, l’homme quitta les lieux. Rebecca ne le lâchait pas des yeux jusqu’à ce qu’il quitte le restaurant. Puis elle plongea un regard froid et perçant dans celui de Wynonah. - Mademoiselle, ces deux hommes derrière moi vont vous raccompagner chez vous. Inutile de protester, vous n’avez pas le choix. C’est pour votre sécurité.

Clair, nette, et directe. Il faudrait plus de membres comme ca dans la police pour faire la loi ! Se tournant ensuite vers la « cible » - à savoir William – ils se retrouvaient bien vite seuls puisque Wynonah se fit embarquer sans ménagement par les collègues de Rebecca. La jeune femme s’assit en face de lui sans même attendre la moindre autorisation afin de mettre les choses au clair.

- Navrée pour cette intervention brutale. On sent à quel point elle est désolée hein ? Malgré tout, elle tendit la main vers William pour les présentations. - Rebecca Clark. Je fais partie des autorités de Deling City. Il semblerait que mes supérieurs aient discuté de votre cas et … Un léger sourire, peut-être un poil provocateur, se dessina sur le coin de ses lèvres. Il ne devait pas vraiment s’y attendre à celle-là, mais soit. Comment allait-il y réagir ? - Maintenant que votre camarade n'est plus là, j'aimerai connaître vos plans pour la suite. Que prévoyez-vous de faire, Mr Lawrence?

Qu'il se soit présenté ou non ne changeait rien au final, puisque Rebecca connaissait déjà son nom. En tout cas, la jeune femme ne comptait nullement bouger de là tant qu'il n'aurait pas craché le morceau et elle attendait juste qu'il lui explique cette histoire de visite à la banque. Un type avec des troubles comportementaux - enfin ... instabilité était un mot plus correct - et surveillé par la police comptait se rendre dans l'enceinte d'un bâtiment aussi important ? La nouvelle avait de quoi faire froncer les sourcils de la policière.

- J'espère que vous avez conscience qu'au vu de vos antécédents et de mon poste actuel au sein de la police, je ne peux décemment pas vous laisser pénétrer seul dans l'un des bâtiments les plus importants de la capitale ? Pas seul en tout cas. Ca y est, ils y venaient. Là au moins, elle avait une excellente raison de l'escorter et avec son sale caractère, il avait plutôt intérêt à ne pas la rouler dans la farine pour essayer de lui échapper. - Je ne vous laisse pas le choix, Mr Lawrence. Et inutile de tenter quoique ce soit pour m'échapper, sinon vous savez où vous finirez!

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Wynonah quitte le RP !

Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: C'est l'heure de prendre des mesures !   Mer 2 Sep - 1:17

WilliamSi Wynonah avait souhaité lui prodiguer quelques conseils sur sa consommation de café, il y avait de grandes chances qu’il lui aurait répliqué qu’il y avait longtemps qu’il ne se souciait plus des éventuelles répercussions de son addiction. Cela faisait bien trop d’années qu’il s’était lancé dans ce cycle infernal pour l’aider à se tenir éveillé après des nuits passées à constituer ses dossiers d’enquêtes ou surveiller les cibles de ses filatures. Il n’allait pas pouvoir abandonner aussi facilement, même s’il le voulait.

Enfin, peu importe, se dit-il. Comme à l’accoutumée, la jeune femme n’avait pas su garder son attention focalisée sur le sujet actuel, puisqu’elle venait répondre au jeune homme qui l’abordait. William ignora leur discussion, sachant déjà pourquoi il était là et n’ayant pas grand-chose à faire de comment il comptait lui apprendre à jouer. Il ne remarqua même pas le regard interrogateur de la jeune femme, bien plus préoccupé à ce moment par la patrouille qui faisait irruption dans le restaurant. Leur démarche, leur attitude en général, tout laissait entendre qu’ils étaient membres des forces de l’ordre, un des deux hommes manquant même de bousculer un des serveurs sur son chemin.

William comprit à ce moment que la situation avait évoluée, et prêta la plus grande attention aux paroles prononcées par la femme en tenue d’entraîneur sportif. Bien qu’empreint d’un grand soulagement de ne plus avoir à veiller sur la native de Gaïa compte tenu de la situation dans laquelle il se trouvait, il se garda bien de laisser échapper un profond soupir et se contenta d’appuyer les dires de l’officier de police par un regard intimant de suivre les consignes. Il regarda les hommes emmener Wynonah hors de vue sans dire un mot, puis se prépara à aller payer ce qu’il avait consommé avant de se rendre compte que la femme en jogging était toujours là, et qu’elle venait même de s’asseoir en face de lui, l’obligeant par la même à se rasseoir dans le fond de son siège pour écouter ce qu’elle avait à lui dire.


« Inutile de vous excuser, mademoiselle Clark, vint-il répondre en lui serrant la main par pure politesse, ayant bien compris qu’elle n’avait que faire de l’attitude qu’elle devait avoir en face de lui. Après plusieurs années à travailler aux côtés des forces de l’ordre de Dol, j’ai fini par être… coutumier, si je puis dire, des méthodes des divers services de police de nos deux continents. Et pour être tout à fait honnête, vous et vos supérieurs venez de me retirer une sacrée épine du pied. » avoua-t-il quelque peu honteusement, sa conscience professionnelle lui rappelant fugacement qu’un travail, aussi ennuyeux soit-il, restait un travail.

La femme ne releva pas son commentaire - au plus grand plaisir du détective – et se contenta de lui demander quels étaient ses plans pour la fin de journée. William répondit sans détour aucun, omettant simplement la raison qui l’avait poussé à vouloir se rendre à la Centra-L Bank. Inutile de dire qu’une voix dans le téléphone y était pour quelque chose, au risque de le faire passer pour plus dérangé qu’il ne l’est déjà. La réaction de la policière ne le surprit pas plus que ça, sachant pertinemment qu’un établissement tel que celui dans lequel il comptait mettre les pieds relevait de la plus haute importance et que personne de sensé n’aurait dans l’idée de laisser y entrer un homme en liberté conditionnelle.


« Fort bien ! déclara-t-il en se levant de sa chaise, appuyant ses deux mains sur la table comme pour marquer sa volonté de coopérer. Je m’en remets à vous, donc. J’ose espérer qu’aucun incident ne se produira sous votre regard. » vint-il ajouter par-dessus son épaule tandis qu’il partait régler sa note au comptoir. Ayant remarqué qu’un des deux officiers en civil était revenu pour payer le repas de son ex-cliente, il se contenta de payer son café puis vint rejoindre Rebecca à l’extérieur, tous deux partant ensuite vers la banque.

Le trajet dura à peine plus d’un quart d’heure, le temps pour eux de rejoindre à pied l’autre côté de la place de l’Arche de Deling, puis de suivre les grandes avenues jusqu’à arriver devant l’imposant bâtiment. William en observa la façade quelques instants, comme pour jauger son architecture et les divers défauts de sa structure avant de s’avancer vers les portillons d’entrée.

Arrivés à l’intérieur, William et Rebecca furent accueillis par les vigiles en uniformes gardant l’accès principal, l’un d’entre eux s’approchant immédiatement d’eux avec un détecteur de métal portatif à la main. William l’interrompit très rapidement, remontant sa manche suffisamment pour que les vigiles puissent voir sa griffe métallique ainsi que le bras artificiel qui l’accompagnait.


« Les prothèses sont une chose, mais on va devoir vous demander de déposer vos armes à l’entrée.
-Relax, il est avec une flic. On peut bien les laisser passer tant qu’elle le surveille.
-Laissez, votre collègue a raison. L’agent Clark ici présente n’est pas en déplacement officiel, ce qui veut dire que je n’ai pas de passe-droit et je ne souhaite pas non plus avoir de compte à rendre. Permettez simplement que je garde les ornements de mon manteau. En échange, je vous confie mon épée. Cela vous convient-il ?
-Bon, ça ira pour cette fois. Je compte sur vous pour qu’il ne cause pas de problème. » dit-il en s’adressant à l’officier de police.

William déposa donc son sabre dans son fourreau dans la boîte qu’on lui avait désigné et s’avança vers le lobby principal. Il se retourna vers son escorte :

« Navré de devoir vous imposer tout ça. J’ai conscience que ce n’est pas de tout repos pour vous et vos collègues depuis les incidents survenus il y a quelques jours. Je vais faire en sorte de régler cette affaire le plus vite possible, afin que votre chef n’ait pas à entendre parler de cette histoire. »

Le jeune homme resta quelques instants le regard dans le vague, encore quelque peu méfiant vis-à-vis de ce qu’il allait récupérer dans le coffre qu’il devait ouvrir. Qu’allait-il bien découvrir au terme de cette opération, qui lui permettrait par la suite d’en apprendre plus sur les personnes qu’il soupçonnait de le surveiller ? Et qui pouvait bien être cette personne qui l’avait contacté pour l’informer de ce qui se trouvait dans cet établissement ?

William espérait bien pouvoir obtenir rapidement des réponses satisfaisantes à toutes ces questions.
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MessageSujet: Re: C'est l'heure de prendre des mesures !   Jeu 3 Sep - 11:45

RebeccaSource : Aiho Yomikawa – To Aru Majutsu no Index // Image tirée de l’anime

Au moins de ce que comprenait Rebecca, c’est que William semblait soulagé que la personne qui l’accompagnait jusque-là retourne chez elle. Si Wynonah était du genre insupportable ou si elle s’incrustait dans la vie du jeune homme ? Aucune idée, et à vrai dire, l’officier s’en moquait bien et c’est pourquoi elle ne releva pas pour en venir à la suite. William souhaitait se rendre à la banque et Rebecca allait l’y escorter, et elle était bien contente qu’il ne cherche pas à en débattre. Quoiqu’il dise de toute manière, elle aurait insisté pour l’accompagner, elle ne lui aurait pas laissé le choix.

Les notes étant payées, le duo quitta l’établissement pour prendre la direction de la Central-L Bank, à quinze minutes de trajet de là. Malgré son accoutrement actuel, la jeune femme avait son arme et sa plaque sur elle, ainsi que son téléphone. Le strict nécessaire si jamais quelque chose ne tournait pas rond mais pour l’heure, William se portait bien. Et même si Rebecca paraissait calme et posée, une pointe de méfiance l’obligeait à jeter un coup d’œil vers lui de temps à autre.

Lorsqu’ils arrivèrent à la banque, le contrôle habituel fut pratiqué sur William. Quant à Rebecca, elle n’eut qu’à montrer sa plaque pour faire comprendre son grade, mais le jeune homme dut renoncer au moins à son arme, à défaut de pouvoir se séparer de sa prothèse métallique.

- Ne vous inquiétez pas, il ne se passera rien d’anormal avec lui en ma présence.

Le duo s’éloigna des vigiles, où William s’excusa pour cela en rappelant combien les autorités devaient être sur les dents en ce moment. Un soupir discret émana de la jeune femme.

- J’imagine que vous parlez de l’attaque de cette sorcière. Nous comptons beaucoup sur Geyser pour développer des appareils qui nous permettront de les détecter et les intercepter avant qu’elles ne fassent du mal à qui que ce soit. Ca allait bientôt être mis dans le journal, d’ailleurs. Malgré tout, Rebecca ne souhaitait pas changer de sujet comme ca alors qu’ils étaient là, dans cette banque, et que concrètement, elle ne savait ce que William venait y faire. - Pardonnez mon indiscrétion, mais je doute que vous soyez venus ici pour un simple retrait d’argent. Les distributeurs auraient été suffisants dans ce cas. Qu’êtes-vous venus chercher ?

Le problème, c’est qu’il ne le savait pas lui-même mais quand bien même, rien ne garantissait qu’il souhaite dire à la policière qu’il avait entendu une voix au téléphone qui lui avait demandé de venir ici pour ouvrir un coffre dont le contenu était inconnu à l’heure actuelle. Peu importe, la jeune femme le suivrait jusqu’à la salle des coffres de toute manière, toujours en suivant ses réactions et en notant le moindre de ses faits et gestes. S’avançant vers l’accueil, William avait un mot de passe à fournir avant qu’on ne les redirige vers le fond de la banque, et descendre en quelques profondeurs pour atteindre l’une des salles les plus importantes du bâtiment. Rebecca attendit qu’il trouve le bon pour s’appuyer ensuite dos contre les parois, les bras croisés à côté de lui, en attendant qu’il termine ses petites affaires. Mais à peine ouvrit-il le contenu que l’officier remarquait le côté inattendu de la chose.

- Hum ? Vous ne vous attendiez pas à tomber là-dessus ?

Un petit sourire provocateur au coin des lèvres, elle ne savait pas vraiment s’il allait répliquer ou ignorer le commentaire. De toute manière, les choses sérieuses débarquaient puisqu’un certain boucan retentit en haut. Et pour qu’il y ait un tel grabuge dans une banque, ca ne voulait dire qu’une chose. Fronçant les sourcils, Rebecca devait ignorer son téléphone pour le moment. Certes il était sur silencieux et si elle devait prévenir ses collègues, ce serait par SMS pour une question de discrétion, si l’alarme n’avait pas déjà sonné. Mais ils étaient en sous-sol, et aucun réseau par ici. Un coup de feu fut envoyé – au plafond en réalité mais ils ne pouvaient guère savoir d’ici – qui mit davantage les sens de la jeune femme en alerte.

- Mr Lawrence, ca me dérange de vous demander ceci, mais vous allez devoir me porter un minimum d’assistance, je sais que vous en avez la capacité. Soulevant sa veste très légèrement, elle saisit son arme à feu qu’elle chargea. - Les bruits ont beau être étouffés par l’isolation des lieux, je crois que vous et moi sommes suffisamment intelligents pour comprendre la situation. Inutile de vous dire de ne tuer personne sauf en cas d'auto-défense.

Neutraliser était suffisant. Elle avait l’air de garder son calme en plus de garder une certaine assurance, mais c’est le genre de situation qui stresse toujours au point de faire monter l’adrénaline en flèche. Malheureusement – ou plutôt heureusement – il valait mieux qu’elle reste lucide pour être un maximum efficace. Les choses étaient claires, la banque était victime d’un braquage. Ils étaient deux ici, et ils ignoraient à l’heure actuelle combien ils étaient en haut. La discrétion était pour le moment leur meilleur atout pour essayer d’en apprendre plus et d’agir de la façon la plus efficace qu’il soit.


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MessageSujet: Re: C'est l'heure de prendre des mesures !   Lun 7 Sep - 1:13

WilliamWilliam fut tiré de ses pensées par la question plus que pertinente de l’officier du DCPD, qui s’inquiétait de savoir ce pourquoi William était venu dans cet endroit. Comme il s’en était fait la réflexion plus tôt, il était inutile de tout expliquer, le peu d’informations dont il disposait lui-même ne lui permettant pas d’entrer dans d’entrer dans les détails, de toute manière.

« Je suis venu récupérer un objet sur une demande qui m’a été faite il y a quelques temps. J’ignore encore de quoi il peut s’agir, aussi aurai-je du mal à vous en dire davantage. » expliqua-t-il en s’avançant vers l’un des guichets d’accueil afin de demander comment il pourrait accéder à la salle des coffres pour en retirer un objet.

La guichetière le regarda quelques instants, jaugeant un quelconque niveau de menace relatif à la demande que le jeune homme venait de faire, avant de décrocher le combiné sur la gauche de son bureau.
Elle discuta quelques instants avec la personne au bout du fil, avant de raccrocher et de répondre à William qu’un responsable allait venir les chercher. Le jeune homme acquiesça et revint vers l’officier de police pour l’en informer.

Ils n’eurent à attendre que quelques instants avant qu’un homme en costume d’un âge relativement avancé se présente à eux en tant que directeur de la banque. Parfait, se dit William. Voilà qui devrait grandement accélérer les procédures.


« Si vous voulez bien me suivre dans mon bureau, nous pourrons discuter des modalités concernant cette opération.
-Je suis navré de devoir décliner votre offre si généreuse. Il se trouve que je ne prévois pas de passer plus de temps que nécessaire en ces murs, aussi je vous prie de bien vouloir nous conduire à la salle des coffres.
-Jeune homme, je ne vous permets…
-Velvet.
-… Que venez-vous de dire ?
-Vous avez très bien entendu. Le mot clé est Velvet. »

Le vieil homme afficha un regard à la fois confus mais aussi empli de crainte, le mot de passe que William venait d’énoncer ayant visiblement réveillé des souvenirs qu’il ne pensait jamais voir ressurgir, et encore moins de la bouche d’une personne aussi jeune. William quant à lui n’avait aucune idée de ce que signifiait ce mot, où l’importance qu’il pouvait avoir pour la personne qui le lui avait communiqué. Tout ce qu’il espérait, était qu’il lui permettrait de passer outre les formalités.

« Très bien, je… Veuillez me suivre. »

Jackpot !

William et Rebecca suivirent le directeur vers le fond du lobby principal, avant de passer deux portillons de contrôle surveillés eux aussi par une paire de vigile. Le directeur les informa de conditions exceptionnelles, ce à quoi acquiescèrent les agents de sécurité en leur ouvrant les accès sécurisés. Ils passèrent quelques escaliers les faisant descendre au niveau inférieur et arrivèrent devant une double-porte à barreaux, que le directeur fit ouvrir par l’un des gardes en poste avant de continuer et de déverrouiller la lourde porte en acier renforcé du coffre.

William pensa en voyant toute cette organisation que bien que considérée comme la banque la plus fortifiée de Galbadia, leur système de sécurité semblait quelque peu dépassé à son goût. Mais il fallait croire que ça suffisait, n’ayant jamais entendu parler d’un quelconque hold-up réussi au cours des dernières années.


« Velvet, Velvet, Velvet… Le coffre qui correspond… Bien, voilà ce pourquoi vous êtes venus ! Je vous laisse en récupérer le contenu. Tenez. »

William s’approcha de la table en aluminium placée au centre de la pièce, sur laquelle le directeur venait de déposer le tiroir métallique contenant ce qu’il était venu chercher. Le jeune homme ne put s’empêcher de jeter un coup d’œil furtif à l’adresse de sa partenaire provisoire, avant d’ouvrir le panneau pour en dévoiler son contenu.

Il ne put s’empêcher d’hausser légèrement les sourcils avant de plonger la main dans la boîte en acier, ressortant l’objet qu’on lui avait demandé de récupérer : un petit rectangle de plastique noir au bout duquel ressortait une fiche en aluminium assez fin, surmontée de légères encoches à des endroits bien spécifiques. Une fois de plus, Rebecca mit le doigt pile là où ça coinçait, son léger sourire accentuant davantage ses paroles un poil provocatrices.


« Vous savez qui a déposé cet objet ici ?
-Nous l’ignorons, j’en ai bien peur. La personne qui nous a confié ceci a su se servir d’arguments convaincants pour ne pas se faire connaître de nos services ainsi que de ne laisser aucune trace. Il m’a simplement confié le mot-clé dont vous vous êtes servis et m’a demandé de donner accès au contenu de ce coffre à la personne qui me transmettrait à nouveau ce mot de passe.
-Lorsque vous parlez d’arguments convaincants, j’ose espérer que vous ne parlez pas de - »

William n’eut pas le temps de terminer sa phrase qu’un coup de feu retentit depuis le rez-de-chaussée, suivit des cris de paniques des clients encore présents qui furent vite remplacé par un silence entrecoupé par la voix retentissante d’un braqueur donnant ses consignes.

La situation devenait préoccupante, et le détective n’était pas sûr d’apprécier le tour que lui jouait le destin à ce moment précis. Cet évènement était bien trop calqué sur son propre timing pour qu’il s’agisse d’une simple coïncidence, c’était en tout cas ce qu’il pensait actuellement. Par précaution, il fourra le petit objet noir dans la doublure de son manteau, bien décidé à ce qu’il ne soit pas perdu dans la panique.

William écouta les instructions de l’officier Clark, pourtant peu convaincu par l’idée de devoir faire face à une bande d’hommes armées quand on ne disposait que de quelques couteaux à la ceinture. Dans tous les cas, les tuer se révèlerait bien plus difficile même s’il l’avait souhaité. Il acquiesça tout de même en silence dans sa direction, avant de se tourner vers le directeur de la banque et l’agent de sécurité qui les avait rejoints après avoir entendu les premières détonations.


« Nous allons nous charger de les retenir et de les empêcher d’atteindre cet endroit. Appelez la police et restez à l’abri en attendant que tout soit réglé. »

Le directeur s’exécuta au plus vite, se dirigeant vers l’un des combinés d’urgence situé dans un des coins de la pièce. Les vigiles, quant à eux, acquiescèrent et préparèrent leurs armes de service à leur tour, tandis que Rebecca et William quittèrent la chambre forte en refermant la porte massive derrière eux.

Ils ne firent cependant pas plus de quelques pas que William demanda à la policière de s’arrêter, ayant entendu la voix d’un homme ordonner à ses complices d’aller ouvrir le coffre pour le vider.


« Ils vont devoir forcer les portiques sécurisés pour accéder à cette zone. Difficile de deviner par quels moyens ils vont pouvoir faire ça : soit en piratant le système de sécurité, soit avec des explosifs. Avec un peu de chance, il ne se risqueront pas à user de cette dernière méthode. Je l’espère pour nous, en tout cas. Nous devrions pouvoir surprendre les premiers à arriver en nous cachant ici. proposa-t-il en désignant les alcôves flanquant l’accès à la chambre forte. Dans le pire des cas, cela devrait nous procurer une bonne couverture si une fusillade se déclenche. »

Le jeune homme partit se mettre en position d’un côté des escaliers menant au coffre, et regarda l’agent Clark faire de même de le renfoncement en face du sien. Ils n’attendirent pas très longtemps avant que le son caractéristique du déverrouillage des portails ne leur parvienne, signe qu’ils avaient choisis de pirater les systèmes pour ouvrir le passage.

Quelques instants supplémentaires passèrent durant lesquels ils purent entendre les bruits de pas de deux hommes, accompagné de sons que produisaient leur équipement, descendre lentement les marches. William devina que ces cambrioleurs restaient sur leurs gardes malgré le fait qu’ils devaient récupérer leur butin rapidement. Selon toute vraisemblance, ils avaient étudié les dispositifs de sécurité de la banque et s’attendaient à rencontrer plus de résistance de la part des gardes. Il faudrait agir vite s’il ne voulait pas attirer l’attention de ceux encore dans le lobby principal.

Quelques secondes passèrent encore avant que les canons des fusils d’assaut des braqueurs ne soient en vue, directement braqués dans leur direction. Plus le temps d’attendre, au risque d’avoir le corps criblé de balles. William sortit de sa cachette et se précipita vers l’homme cagoulé le plus proche en lui décochant un puissant coup de poing de ferraille à la figure, le déstabilisant suffisamment pour ensuite agripper son arme de la main droite et lui empoigner la gorge avec sa griffe métallique, lui broyant presque instantanément les cordes vocales pour l’empêcher d’appeler du renfort. William ne perdit pas une seconde de plus et lui passa derrière en lui enserrant le crâne avec ses deux bras, exécutant une prise à la tête pour le faire tomber dans l’inconscience.

L’homme s’étala à terre une fois neutralisé, le détective s’assurant ensuite de son état en plaçant deux doigts dans le cou du malfaiteur pour vérifier son pouls. Faible, mais encore en vie.
Il lui faudrait faire preuve d’un peu plus de retenue à l’avenir mais au moins, il respectait les consignes que lui avait données Rebecca. En parlant d’elle, il vit qu’elle était elle aussi parvenue à neutraliser le deuxième homme. Probablement de manière moins brutale que lui mais tout aussi efficace.


« Ces hommes sont équipés comme des commandos armés. Ce ne sont pas des braqueurs ordinaires. observa le jeune homme en montrant les armes et vêtements que portaient les individus masqués. Surtout, restez prudente. On ne sait pas de quoi ils sont capables. »

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William récupère une Clé de Stockage Numérique (Cryptée).
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MessageSujet: Re: C'est l'heure de prendre des mesures !   Mar 8 Sep - 22:57

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RebeccaSource : Aiho Yomikawa – To Aru Majutsu no Index // Image tirée de l’anime

En effet, ce début de braquage débutait avec un timing quasi « parfait ». Pour ne pas dire parfait tout court. Il a fallu que Rebecca accompagne William jusqu’ici pour que la banque pour que cela arrive. Oh bien sûr à l’heure actuelle, elle ne soupçonnait nullement le jeune homme d’être la cause de l’arrivée des malfaiteurs, elle n’avait aucune preuve pour le démontrer à l’heure actuelle quand bien même ce fut louche. Dans sa tête, c’est surtout la phrase « ce n’est pas mon jour de chance » qui résonnait.

Le duo allait devoir tenter d’intervenir pour neutraliser les braqueurs, et en attendant, William suggéra aux personnes avec eux d’appeler la police, et de se réfugier. Eux pendant ce temps quitter la chambre des coffres pour se déplacer discrètement dans le secteur et tenter de remonter, mais le détective ralentit très vite sa « coéquipière » d’un jour en ayant entendu du bruit. Ah ca, s’ils descendaient jusque-là, c’est sûr que les options pour forcer l’accès aux coffres seront limitées et Rebecca n’avait pas trop envie d’être témoin d’une explosion ni même de la subir. Rebecca avait repéré déjà les zones où se planquer pour attendre les assaillants, William n’avait pas besoin de lui dire.

- Je suis bien d’accord avec vous.

Répondit-elle lorsqu’il fit part de son « plan ». Elle se demandait tout de même comment il allait se débrouiller avec l’arme qu’on lui avait confisqué mais la policière ne doutait pas des compétences du jeune homme pour autant. A lire son dossier, il avait une certaine expérience … Qui fut démontrée très vite lorsque deux ennemis débarquèrent après avoir déverrouillé la porte. Plus les pas se rapprochaient, plus Rebecca se sentit, malgré elle, victime d’une certaine adrénaline qui la poussa à attaquer la première dès qu’ils furent suffisamment proches. Un adversaire chacun. La jeune femme fut nettement moins violente que William en matière de bataille. Elle se refusait déjà à se servir de son arme par crainte qu’elle soit trop bruyante et attire l’attention par ici et alerte les autres. Non, elle se servit cependant de ses poings et de ses bras pour frapper et dérouter sa cible. Un coup à la tête pour le déstabiliser, un autre pour le faire reculer et elle lui attrapa le bras pour passer derrière lui – ce qui lui retourna presque le bras – et elle l’acheva d’un coup bien précis et placé de sa petite crosse sur la nuque. L’homme s’étala au sol, et Rebecca observa le résultat du côté de son « collègue ».

- Ma foi. Je n’en attendais pas moins de vous, mais je vous avouerai avoir l’impression d’être un agneau à côté de vous. Vos méthodes sont … radicales.

Un simple coup d’œil suffisait à remarquer lequel des deux braqueurs était le plus amoché, hein ? A la  suite du jeune homme, elle vérifia tout de même si l’individu était vivant, puis elle les désarma tous les deux alors que le détective remarquait les moyens d’attaque, et de défense, des deux individus. Ah ca …

- D’un autre côté, il vaut mieux ne pas être équipé comme des novices pour cambrioler la plus grande banque de Deling City … Mais votre remarque est pertinente. Je me demande s’ils viennent chercher que de l’argent, finalement.

Ca, ils ne le sauraient qu’après les avoir neutralisé, arrêté, et interrogé. Rebecca donna l’une des armes à William pour qu’il ait un moyen de défense en cas de nouvelles complications – qui ne tarderaient pas – mais elle le mettait en garde.

- Je vous confie ceci pour avoir une meilleure défense, mais une fois de plus, essayez de ne tuer personne. Elle marqua un temps de pause le temps de baisser les yeux vers le corps inerte des deux ennemis. Ils ne pouvaient décemment pas les laisser là comme ca et partir en les laissant sans surveillance. - Amenons-les aux vigils que nous avons laissé en arrière, afin qu’ils gardent un œil sur eux.

Eux étaient armés pour les neutraliser à nouveau, là où ces deux personnes ne l’étaient plus. Ils devaient se dépêcher avant que les autres en haut ne remarquent le temps qu’ils mettaient à remonter, et qu’ils se décident à venir voir ce qu’il se passait par ici. Rebecca comptait sur l’aide de William pour les traîner jusqu’à la chambre forte où s’étaient cachés les autres. A moins qu’il ait une meilleure idée, mais pour la suite du plan par contre, c’était une autre histoire.

- Ils vont finir par remarquer l’absence de leurs collègues. Nous ignorons toujours combien ils sont ni même quand est-ce que la police va arriver pour les cerner.

Et même lorsque la police sera là, ca risquait peut-être de mettre du temps avant qu’ils mettent en place une intervention, nous connaissions tous leurs méthodes pour tenter d’abord de libérer les otages, et ensuite d’arrêter les braqueurs … Sauf que là, ce n’était pas de simples braqueurs, comme l’avait fait remarquer William, et ca risquait de vite mal tourner. De même, Rebecca ignorait combien d’otages il y avait, mais elle ne voulait prendre aucun risque, elle ne voulait qu’aucune vie ne soit perdue aujourd’hui, que ce soit celle d’un malfaiteur ou non.

- Rester dans l’ignorance ne nous aidera pas non plus et je refuse que les otages restent en danger. Il va falloir qu’on remonte, mais je crains que si l’on se fasse remarquer, une fusillade débute. Ce qui mettrait justement les otages en danger s’ils se retrouvent au milieu de cette dernière. Réfléchis Rebecca, réfléchis … Elle fronça les sourcils et se tourna vers William. - Mr Lawrence. Avez-vous appris des compétences par le biais des gemmes ? La question était peut-être stupide dans la mesure où il était au tournoi et avait démontré certaines d’entre elles. Mais la question en amenait une autre à vrai dire. - Il faudrait une technique spontanée et dont les effets déstabiliseraient temporairement les braqueurs.

Même s’ils étaient déstabilisés quelques microsecondes, ces microsecondes seraient déjà un atout précieux pour intervenir. Les aveugler, les endormir, ou les paralyser … Rah quel dommage qu’elle n’ait pas le matériel adéquat sur elle !! Mais peut-être qu’elle n’avait pas assez fouillé les hommes qu’ils avaient neutralisé plus tôt et qu’ils avaient sur eux de quoi leur donner quelques avantages ?

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MessageSujet: Re: C'est l'heure de prendre des mesures !   Mar 22 Sep - 22:04

WilliamLa remarque de Rebecca sur ses méthodes de désarmement et neutralisation ne manqua pas de faire réagir William, qui fronça légèrement les sourcils lorsqu’elle vint se comparer à un agneau. Voulait-elle dire qu’il était le loup dans la bergerie ? Une analogie intéressante, si l’on prenait en compte le fait qu’il pouvait se déchaîner sans retenue en cas de crise.

Cela eu en tout cas le mérite de le faire réfléchir un peu sur la situation mais surtout de se demander pourquoi elle lui confiait une mitraillette si elle craignait effectivement qu’il ne devienne qu’un simple meurtrier parmi tant d’autres.

Bien qu’il sache s’en servir correctement grâce à la formation du SeeD, William n’était pas à l’aise avec les armes à feu, et ce pour plusieurs raisons : beaucoup trop dangereuses à cause de la puissance de feu qu’elles possédaient, pas aussi fiables que les épées si mal entretenus et surtout, la marque d’une lâcheté certaine de la part de ceux abattant leurs cibles à distance. Il ne réfutait pas leur potentiel défensif mais ne les portaient pas dans son cœur pour autant.


« Je vous remercie mais je saurais me débrouiller sans ça, ne vous préoccupez pas de moi. Tâchez simplement de rester alerte si jamais ça vient à mal tourner. C’est dans ce genre de situation où l’on est le plus sous pression que nos instincts les plus primaires refont surface. » dit-il en venant placer sa main droite sur son bras gauche, le métal cliquetant légèrement lorsque le tissu de la manche stylisée fut pressée contre la prothèse.

Quelque chose d’autre le préoccupait concernant l’équipement de ces individus, mais il préféra garder ça pour lui pour l’instant : les armes dont ils disposaient étaient des modèles normalement sous stricte régulation. Les munitions utilisées étaient tout aussi suspectes, puisqu’il s’agissait de balles perforantes. Pour autant qu’il le sache, seule l’armée de Galbadia était actuellement apte à se procurer un tel matériel. Un trafiquant d’armes était-il impliqué ? Il lui faudrait mener l’enquête à un moment ou un autre.

Il aida Rebecca à porter les deux malfrats inconscients jusqu’à la salle des coffres, où les deux vigiles les attachèrent dos à dos à l’aide de menottes avant de les débarrasser du reste de leurs équipements, puis il commença à remonter vers le lobby principal tandis que Rebecca lui faisait part de son inquiétude pour les clients de la banque retenus en otage là-bas.


« Je suis navré, mademoiselle Clark. Je crains malheureusement de ne pas encore disposer de techniques d’immobilisation ou d’aveuglement. J’ai cependant pu récupérer deux grenades fumigènes lorsque nous avons fouillés les affaires des deux hommes, après les avoir assommé. Je pensais m’en servir pour nous fournir un écran de fumée provisoire dans la prochaine zone, afin que nous puissions avancer et neutraliser le reste des hommes armés dans le hall d’entrée sans qu’ils nous voient. Mais peut-être est-ce un peu prématuré de penser à s’en servir aussi rapidement. Voyons d’abord comment sont organisés ces terroristes. »

Arrivés près des portiques électroniques qui avaient été piratés pour s’ouvrir, William intima à Rebecca de se baisser afin qu’ils soient encore hors de vues d’éventuels malfaiteurs gardant les accès, puis observa du mieux qu’il pouvait la configuration des lieux et des unités qu’ils devraient affronter.

Un seul homme montait la garde devant les portails de métal, positionné dans un angle l’empêchant pour le moment de voir ce qu’il se passait plus bas, à cause des appareils de détection lui bouchant la vue. Les deux vigiles qui s’occupaient du poste de surveillance gisaient à terre dans une mare de sang, un peu plus loin. Les pauvres n’avaient vraisemblablement pas eu de chance.
Pour le moment, pas de visibilité sur le hall principal à cause de la configuration en angle droit de cette partie du bâtiment. Les caméras de surveillance couvrant la zone semblaient avoir été désactivées, puisque les diodes lumineuses qui les équipaient n’étaient plus allumées.

William intima à Rebecca de rester derrière lui et commença à monter les escaliers, usant des montants en acier des portails de sécurité comme couverture pour rester hors de vue de l’homme en faction. Il attendit le bon moment puis passa derrière le braqueur pour lui asséner un coup à la base de la nuque à l’aide sa main gauche, le rendant immédiatement inconscient. Il s’empressa de l’attraper avant qu’il ne touche le sol et l’empêcher de faire du bruit, l’amenant ensuite un peu plus loin, hors de vue du reste de ses collègues. William fouilla l’homme comme ses collègues précédemment assommés, et trouva de quoi l’immobiliser et l’empêcher d’avertir les autres en cas de réveil brusque sous forme d’un bâillon de scotch et de bouts de corde autour des poignets et des chevilles.


« Une mesure préventive comme celle-ci ne nous fera gagner que quelques seconds, tout au plus. Il nous faut agir dès maintenant si nous voulons renverser la situation à notre avantage, ou bien ceux encore debout vont finir par se douter de quelque chose.

William s’approcha de l’angle du mur et jeta un coup d’œil pour évaluer les risques auxquels ils risquaient de faire face. Les guichets de droites étaient surveillés de très près par deux hommes armés, tandis que les guichets leur faisant face de l’autre côté du hall étaient occupés par quatre autres malfrats en train de vider de leurs biens les armoires à billets.
Deux autres étaient positionnés à gauche de l’entrée principale du bâtiment, en train de surveiller tous les otages rassemblés dans le coin. Enfin, deux autres hommes s’étaient avancés au centre du hall, l’un d’entre eux jetant fréquemment des coups d’œil à sa montre.

Il tendit à Rebecca deux autres grenades fumigènes récupérées dans les affaires du garde, bien décidé à appliquer la stratégie mentionnée plus tôt pour neutraliser le reste de leurs assaillants.


« La meilleure chose à faire serait d’abord d’attirer leur attention de ce côté, pour les éloigner des otages. Une fois les premiers à s’être avancés dans notre direction neutralisés, il nous faudra nous occuper du reste en enfumant les deux côtés si besoin. Je pense m’occuper des guichets de gauche, aussi je vous demanderais de prendre ceux de droite pour me couvrir avec votre arme. Nous devrions pouvoir nous occuper de ceux qui restent avec la dernière grenade, mais peut-être n’aurons-nous pas besoin d’utiliser tout notre équipement. Libre à vous d’en faire usage comme il plaît. »

Son plan exposé, il se mit en position au coin du mur, grenade sous le menton. On entendait déjà le meneur des braqueurs en train de s’impatienter et de crier des ordres au travers d’un communicateur. Pas bon, ça.
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MessageSujet: Re: C'est l'heure de prendre des mesures !   Mer 30 Sep - 16:16

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RebeccaSource : Aiho Yomikawa – To Aru Majutsu no Index // Image tirée de l’anime

Bon soit, William ne souhaitait pas utiliser d’armes à feu. Qu’il fasse comme bon lui semble, du moment qu’il n’y avait pas de morts au cours de l’opération. En revanche il fallait trouver un moyen de neutraliser les assaillants qui se trouvaient dans le hall principal de la banque. Malheureusement, le détective n’avait aucune technique capable de bloquer leurs adversaires, ils devraient se contenter d’attaques directes … Mais William fit part de ses découvertes sur les deux hommes qu’ils avaient assommés et attachés : des bombes fumigènes.

- Parfait.

Répondit-elle simplement aux propos de son coéquipier temporaire. En effet, la stratégie qu’il venait de proposer était l’une des meilleures qu’ils avaient pour le moment, leurs possibilités étant limitées dans de telles conditions.
Ils remontèrent vers le hall principal, mais durent rapidement se baisser pour éviter d’être repérés. William prenait les devants, et autant dire que ce n’était pas vraiment pour plaire à la policière puisqu’il était censé être sous sa surveillance … néanmoins, d’après le dossier du jeune homme, Rebecca connaissait ses compétences et décida malgré tout de lui accorder sa confiance sur cette mission imprévue … et improvisée. Et déjà son camarade s’éclipsa pour aller assommer l’un des braqueurs qui montait la garde et l’attacher dans un coin.

- Tsch. Quelle impulsivité.

Marmonna-t-elle dans sa barbe. Ou plutôt devrait-elle dire qu’il avait eu le bon réflexe au bon moment, ils ne pouvaient se permettre la moindre erreur et ne pas saisir la moindre chance : dans ce genre de situation, chaque seconde compte. Rebecca jeta un coup d’œil rapide avant de rejoindre discrètement William dans l’angle du mur. De là, ils avaient une meilleure vue sur le hall, le nombre d’intrus à neutraliser, leur armement, etc. C’était plus facile pour réfléchir à la suite, déjà. Deux … Six … Huit … Pas moins de dix hommes à capturer, si on oubliait ceux déjà hors d’état de nuire. Rebecca récupéra les grenades fumigènes que William lui tendit.

- Dix contre deux, nous allons devoir la jouer fine, et surtout efficace pour s’en sortir.

Mais avant qu’elle ne puisse exposer son plan, le jeune homme lui fit part du sien et elle fut tout de même soulagée – comme le prouva le léger soupir qui s’échappa de ses lèvres, suivi d’un très fin sourire. Cela respectait ce qui avait été dit plus tôt, ils n’avaient plus qu’à passer à l’offensive … Et lorsque le chef de la troupe se mit à hurler, Rebecca comprit que ce ne serait plus qu’une question de minutes, voire secondes, avant qu’il ne comprenne qu’il s’était passé quelque chose avec ses coéquipiers et qu’il redouble ainsi de vigilance. C’était le moment … ! Il fallait les prendre par surprise avant qu’ils ne se doutent de quoi que ce soit.

- Libre à vous d’attirer l’attention, vous semblez avoir un penchant pour vous faire remarquer ces derniers temps après tout.

Murmura-t-elle non sans un sourire moqueur. Elle avait conscience que sa pique jouerait sans doute sur les nerfs de son coéquipier d’un jour, mais qui sait, ca lui filerait sans doute l’adrénaline nécessaire pour réussir et mener à bien le plan !
Dès que les premiers hommes pointèrent le bout de leur nez, les choses allèrent vite. Très vite. Sitôt que nos deux protagonistes neutralisèrent les hommes, tous les autres furent en alerte et il fallait enchaîner sur la suite.

Notre duo se « sépara » à ce moment-là, deux bombes fumigènes furent envoyées pour enfumer les deux côtés et Rebecca alla s’occuper des gardes sur la droite, comme prévu. La voilà qui suivait les ordres de la personne qu’elle surveillait … On marche sur la tête ! Il avait bien de la chance que la situation soit critique, elle n’aurait pas vraiment toléré cela en temps normal. Bref ils devaient rester concentrés, les otages se retrouvaient surpris par ce retournement de situation, la confusion devait avoir envahi leur esprit … et nulle doute que les plus trouillards allaient se mettre à crier si des coups de feu étaient envoyés. En aucun cas, William et Rebecca ne devaient se retrouver déstabilisés et/ou distraits, ne serait-ce qu’une dizaine de microsecondes.

Le guichet de droite étant surveillé par deux hommes – désormais sur la défensive à cause du nuage de fumée – Rebecca se chargea de les prendre par surprise pour les assommer : l’un en frappant un bon coup avec le manche du revolver sur la boîte crânienne. Quant à l’autre, elle dut se baisser pour esquiver un coup et le faire tomber en lui frappant les jambes … mais ces types n’étaient pas des bleus, ils avaient de bons réflexes puisqu’il chercha à se relever aussitôt. Rebecca n’eut pas le choix et réagit plus par instinct qu’autre chose : elle tira une balle dans la jambe de son adversaire pour le forcer à plier le genou devant elle, et une bonne frappe à l’aide de son arme fut suffisante pour le faire dormir un peu. Bien sûr, la jeune femme prit soin de shooter dans leurs propres armes pour être sûre qu’ils ne les aient pas à portée de main si jamais ils venaient à se réveiller trop vite.

Chose faite, elle se servit du guichet comme moyen de protection et s’assura que personne ne venait dans sa direction avant de chercher William du regard. La policière chargea son arme et cibla déjà deux soldats qui s’approchaient du jeune homme, malgré l’écran de fumée. De même que ceux dont elle venait de régler les comptes – ironique de dire cela dans une banque – elle ne devait pas les blesser mortellement. Elle visa à nouveau les jambes et puisqu’elle vit les hommes s’étaler à terre à chaque fois qu’elle tirait, c’est qu’elle faisait mouche ! L’un d’eux avait pourtant réussi à tenir bon et avait chopé son arme pour viser le détective en pleine action, ne laissant pas le choix à Rebecca de viser à nouveau pour tirer dans le bras cette fois et le forcer à lâcher prise.

Malheureusement à force de rester trop concentrée sur les arrières de William, Rebecca n’avait pas fait attention au reste. Erreur de débutant, elle fut légèrement surprise lorsque le bruit d’une arme à feu résonna derrière elle et que le bout d’un canon fut appuyé sur l’arrière de sa tête. Elle fronça toutefois les sourcils, pestant intérieurement alors que les battements de son cœur se mirent à accélérer : comment avait-elle pu ne pas l’entendre venir !? L’idée de l’attaquer lui passait dans l’esprit, mais c’était à croire que le soldat qui venait de la piéger lisait dans ses pensées :

- Je vous suggère d’éviter tout mouvement brusque si vous ne voulez pas perdre la vie. Levez-vous.

Un « tsk » d’agacement retentit d’entre les lèvres de la policière qui leva les bras et sortit de sa cachette. Evidemment, on la priva tout de suite de son revolver et on la fit avancer légèrement. Maintenant qu’elle était « capturée », ils pouvaient faire du chantage à William.

- Bon, rendez-vous, si vous ne voulez pas que je fasse sauter la tête de votre camarade.

Inutile de dire que la jeune femme priait intérieurement pour que William ne fasse pas quelque chose de stupide, c’était de sa vie dont il s’agissait là.


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MessageSujet: Re: C'est l'heure de prendre des mesures !   Sam 10 Oct - 17:55

WilliamWilliam avait fondé beaucoup d’espoirs sur ce plan d’action et pensait honnêtement pouvoir éliminer tous les hommes armés rapidement et efficacement. L’officier Clark était disposée à suivre ses consignes à la lettre, allant même jusqu’à neutraliser les individus qui se trouvaient sur son propre chemin, les balles du pistolet de service pénétrant les membres de deux hommes qui auraient pu le tuer en tirant à l’aveuglette. Le reste des terroristes occupant l’espace réduit furent mis à terre sans grande difficulté par des projections au sol réalisées avec le bras en acier du jeune homme ou encore en se faisant sectionner les tendons par les nombreux couteaux de combat dégainés puis rengainés alternativement par le jeune homme.

Il ne restait plus qu’une poignée d’hommes encore en mesure de perpétrez un massacre si on les laissait faire, aussi William s’extirpa au plus vite du nuage de fumée pour se jeter sur les deux individus en charge de surveiller les otages. Il n’avait entendu aucun ordre les intimant de braquer leurs armes sur les personnes rassemblées dans ce coin du hall, aussi avait-il misé sur le fait qu’ils s’étaient contenté de diriger les canons de leurs fusils d’assauts sur sa position, sans pour autant prendre le risque de toucher leurs camarades en ouvrant le feu. Et vraisemblablement, il avait vu juste puisque sa sortie soudaine du nuage de fumée fut accueillie par une rafale de balle à son encontre. Il évita autant de projectile que son agilité le lui permettait et encaissa le reste en se servant de sa griffe pour éviter à ses organes vitaux de subir l’assaut de plein fouet, avant d’envoyer un couteau dans chacune des jambes de ses opposants, les obligeant à poser genou à terre tout en cessant le feu. Un coup de pied dans la mâchoire de l’un suivit d’un puissant coup de poing au visage du deuxième lui suffit à les mettre tous deux hors d’état de nuire. Les otages étaient désormais hors de danger, du moins le pensait-il. Il récupéra ses deux armes des jambes de ses adversaires et s’apprêta à dégoupiller sa dernière grenade fumigène pour s’occuper du reste de ses assaillants quand il entendit une phrase qu’il avait espérée ne pas ouïr au cours de cette opération.


« Vous feriez mieux de lâcher vos armes et de vous rendre bien gentiment. Ou bien je ne donne pas cher de la peau de votre amie. » ajouta une autre voix, celle-ci légèrement plus proche de sa position.

C’était un échec cuisant auquel William faisait face. Rebecca s’était fait prendre par un homme que ni lui, ni elle n’avaient pu voir avant de se lancer à l’attaque, car probablement positionné dans un angle mort de la position où ils se trouvaient plus tôt. Amenée au centre du hall, elle était menacée par le canon d’un pistolet semi-automatique collé contre sa nuque, l’homme cagoulé qui la tenait en joue lui intimant de s’avancer lentement vers celui qui semblait mener leur groupe, cagoulé lui aussi. Un troisième individu, arborant un foulard et des lunettes de soleil pour cacher son visage, pointait vers William un fusil à pompe, ses doigts gantés remuant nerveusement près de la gâchette de son arme.


« Je n’imaginais pas devoir faire face à deux éléments imprévisibles tels que vous deux. C’est bien notre veine, on dirait. Enfin, maintenant que vous êtes à découvert, ça devrait être vite expédié. Toi, va réveiller ceux qui tiennent encore debout et allez me forcer ce coffre ! On a pris du retard avec ces conneries… s’écria le meneur à l’adresse d’un autre homme qui se relevait difficilement de derrière les guichets d’où était sorti William, dont la fumée de la grenade fumigène commençait lentement à se dissiper.
-C’est inutile. La police est déjà au courant de ce qui se passe, à l’heure qu’il est. Ce n’est qu’une question de secondes avant que les forces de l’ordre n’encerclent le bâtiment. Vous n’avez quasiment plus aucun moyen de vous enfuir. »

L’homme à la tête du groupe tourna la tête vers William, le masque aux motifs de crâne renversé lui couvrant intégralement le visage en empêchant de discerner une expression bien précise. On put cependant entendre un léger rire, avant qu’il ne se dirige vers William à pas lent.

« Dommage pour toi et ta coéquipière, mais sache que l’ensemble des communications de ce bâtiment vers l’extérieur, en plus du système de surveillance, ont été neutralisés grâce à un signal de brouillage déployé avant le début de notre petite sauterie. Je me dois tout de même de t’accorder un certain cran pour avoir réussi à t’occuper de mes hommes comme tu l’as fait. C’est rare de voir un jeune homme comme toi, ces jours-ci. J’imagine qu’avec ce que tu portes sur le côté gauche, tu as déjà dû en voir des vertes et des pas mûres. »

L’homme s’approcha très près du jeune homme, jusqu’à ce que ses yeux rencontrent directement ceux de son interlocuteur. Après quelques moments à se fixer l’un l’autre, le chef s’autorisa à soulever un pan du col de sa veste, dévoilant à William la marque d’une calcination débutant de la mâchoire inférieure et poursuivant sur son bras droit.

« Mais avoir du cran ne fait pas tout, la preuve. Vous avez eu de la chance qu’on ne vous ait pas remarqué en débarquant, autrement vous seriez en train d’attendre sagement avec les autres qu’on ait fini de vider les coffres. »

L’homme remit en place son col et son masque en même temps de tourner la tête en direction du groupe d’otage rassemblé dans le coin du hall. Certains d’entre eux avaient tenté de s’enfuir lors des dernières escarmouches, après que William ait neutralisés les hommes en charge de la surveillance, mais ils avaient pu très vite se rendre compte qu’ils ne sortiraient pas d’ici aussi facilement tant que les hommes masqués étaient encore debout : les accès vers l’extérieur avaient été barricadés à l’aide d’un nombre impressionnant de plaques en acier fixées autour et sur les portes, probablement à l’aide d’un appareil en possession d’un des ravisseurs.

« Je veux bien t’accorder une petite faveur, entre vétérans de guerre. Demande-moi ce que tu veux. A part laisser partir ta petite copine, cela va de soi. Où serait l’amusement si je la laissais avertir ses petits camarades de ce qu’il se passe ici ? »

William prit quelques secondes pour réfléchir, avant de déclarer :
« Laissez sortir les otages les premiers.
-Ha ! Tu me parais bien sûr de toi. Pourrais-je savoir la raison qui te pousse à faire passer une bande d’inconnus avant ta propre vie ou celle de ta camarade ?
-Parce que vous n’en avez pas après l’argent qui se trouve dans cette banque. Vous serez déjà bien assez payés par le client qui vous a fourni le matériel pour accomplir cette mission. Non, ce que vous êtes venu chercher ici n’a rien à voir avec un quelconque magot de pilleurs de banque lambdas. »

William venait de faire une déclaration qui en aurait surpris plus d’un. Un sacré coup de poker de la part du jeune détective, qui ne se basait que sur deux éléments plus que douteux dans le cadre d’une enquête en apparence toute simple : sa paranoïa qui le relançait sans cesse depuis que l’attaque avait commencé dans le fait qu’à peine avait-il mis la main sur ce qu’on lui avait dit de récupérer qu’un braquage avait lieu au même endroit, mais aussi parce que les communications vers l’extérieur avaient été soigneusement neutralisées pour qu’on ne sache ce qui était arrivé bien après que tout soit fini.

Cela ne manqua évidemment pas de faire éclater de rire l’homme au masque macabre, effaré autant par la demande irraisonnée que par l’attitude de défiance dont faisait preuve William.


« Ha ha ha ! Je pourrais presque croire qu’au lieu d’avoir du cran, tu serais plutôt du genre inconscient, voire même complètement taré. Mais c’est d’accord, ils vont tous sortir vivants de ce bâtiment avant le reste. Je n’ai jamais eu besoin d’otages pour commencer, tu as deviné juste. Et puis, avoir un officier de police à portée de main est nettement plus avantageux. »

Un signe de la main à l’adresse d’un de ses hommes et les clients et employés de la banque commencèrent à être rassemblés à nouveau, puis conduits vers une zone en retrait où aucun d’entre eux ne risquait de se prendre une balle perdue.

« Cependant, une faveur comme celle-ci ne sera pas gratuite. Je me dois de faire bonne mesure, après ce qu’il vient de se passer. »

William eut à peine le temps de comprendre ce qu’entendait par là le chef des braqueurs que ce dernier avait déjà sorti un pistolet semi-automatique de derrière son dos pour lui tirer une balle dans la jambe. La douleur et la choc provoqué par cette dernière ne manqua pas de faire chanceler William, l’obligeant s’écrouler à genou en se tenant la jambe pour éviter que trop de sang ne se déverse de la blessure.

« Hrnngh ! Espèce de... Qu’est-ce qu’il vous prend ?
-Les otages n’ont certes rien à voir dans cette affaire mais à cause de vous deux, notre opération est grandement compromise. N’espérez pas vous en tirer à si bon compte. »

Une autre balle vint se loger dans l’épaule droite du jeune homme, l’obligeant à relâcher la pression sur sa jambe gauche pour contenir l’écoulement des deux blessures. Dans cette situation, il lui serait difficile de faire un seul geste sans se retrouver criblé de part en part, et si la vie de l’agent Clark venait à être mise en danger à son tour, il n’était pas sûr de pouvoir intervenir assez rapidement. Allait-elle tenter quelque chose ? Difficile à dire, l’arme pointée sur elle ne lui donnant qu’une marge de manœuvre très réduite.

« Ohoh ! Eh bien, j’ai affaire à un dur à cuire, on dirait. Je m’attendais à t’entendre hurler de douleur dès le second tir. Pas mal, pas mal. Voyons voir ce que nous réserve la suite ! » déclara l’homme masqué en rechargeant son pistolet.

Serrant les dents pour se forcer à ne pas montrer de signe de faiblesse tandis que son esprit commençait à s’embrumer progressivement à cause du saignement, William ne put se concentrer que sur une seule et unique pensée :
« Dans quelle galère s’était-il encore fourré ?! »

*******

« … C’est en tout cas tout ce que nous pouvons vous dire concernant les conséquences de l’attaque du dénommé Kuja. Je vous rends l’antenne, Mike.
-Merci de vos précisions, Jill. Toujours à Deling, la Centra-L Bank et ses dirigeants se remettent encore difficilement de l’attaque terroriste qui a eu lieu la semaine précédant l’assaut des Génomes. En effet, les parts du groupe ont durement chutées malgré qu’aucun Gil n’ait été dérobé grâce à l’intervention rapide des forces de polices et que les otages alors présents lors de ces évènements s’en soient tirés indemnes. Les coupables ont été tous arrêtés, à l’exception du cerveau de l’opération, toujours en cavale. Le porte-parole de la police locale a assuré que l’enquête continuait afin de savoir quel était l’objectif de ces hommes… »

L’écran de télévision cessa la diffusion des images et du son sous l’influence de la télécommande qu’avait utilisé l’homme qui la tenait. Le silence s’installa quelques instants une fois qu’il eut reposé l’objet, avant qu’il ne se fasse rompre de nouveau lorsque la personne assise dans le lit d’hôpital devant lui ne s’exprime :
« Je me dois de vous remercier pour ne pas avoir mentionné mon nom à la presse. Il aurait été difficile pour moi d’être le centre d’attention de toute cette histoire.
-Oui, oui ! On sait tous que vous n’aimez pas avoir le premier rôle. Vous nous l’avez bien fait comprendre, à mes gars et moi, quand les ambulanciers vous ont embarqué à la sortie de la banque. L’homme en costume-cravate laissa échapper un long soupir. Honnêtement, après avoir lu le rapport de l’officier Clark, je ne sais pas si je devrais vous porter en héros ou vous enfermer pour de bon… Et si vous m’expliquiez ce qu’il s’est passé pour que je puisse me décider ? »

Ce fut au tour de William de soupirer, le jeune homme venant s’appuyer dans le fond de son oreiller en prenant soin de ne pas faire trop bouger son bras droit maintenu en bandoulière.

« Je ne me souviens pas des détails mais je vais faire de mon mieux pour vous décrire ce dont je me rappelle.

Il prit quelques secondes pour remettre ses idées en place, avant de raconter au commissaire ses souvenirs des évènements de cette journée.

Lorsque la situation s’était subitement dégradée à la banque, William avait établi une course d’action se voulant la plus efficace possible aux côtés de l’agent Rebecca Clark l’ayant accompagné. Craignant cependant que tout ne dérape, il avait activé la balise interne de son bras gauche, envoyant un signal spécial à l’antenne de police la plus proche, espérant ainsi que les forces de l’ordre de Deling interpréteraient cela suffisamment rapidement pour intervenir avant que tout soit fini. Il avait vraisemblablement eu une bonne intuition, puisque seulement quelques instants avant qu’il ne s’écroule à terre à cause de la douleur provoquée par les balles qu’il s’était reçu, la police faisait face à l’entrée de la banque en intimant aux ravisseurs de se rendre via mégaphone.
Il n’avait pas pu saisir exactement ce qu’il s’était passé par la suite, son esprit trop embrumé pour pouvoir se concentrer sur le mouvement et les paroles prononcées autour de lui. D’abord des cris, principalement, mais rien qui n’avait de sens pour lui sur le moment. Ils firent cependant place au cliquetis caractéristique d’un chargeur de pistolet en train d’être renouvelé, suivi d’une phrase à peine audible pour les oreilles du jeune homme :


« Elle a sûrement trouvé … ses collègues … peu importe comment… Tuez-la ! »

Malgré l’état dans lequel se trouvait le jeune homme, il comprit ce qui attendait Rebecca si le destin n’en décidait pas autrement. Il était responsable de la situation dans laquelle elle était, mais sa condition l’empêchait de faire quoi que ce soit pour aider la policière. Il constatait son impuissance face à ce coup du sort, et il ne pouvait s’empêcher de se maudire d’être aussi faible tandis que sa conscience s’effaçait sous le coup de la douleur.

« Voilà tout ce dont je me souviens avant de me réveiller dans cette chambre d’hôpital, il y a deux semaines. Navré de ne pouvoir vous en dire plus.
-Je vois. D’après le rapport de l’agent Clark, au moment dont vous me parlez, il est mentionné le fait que vous vous êtes subitement relevé et avez tranché la main de l’homme qui la tenait en joue. Vous avez ensuite procéder à l’élimination méthodique de toute menace vous concernant vous, l’officier Clark, en évitant la majorité des balles qui vous étaient destinées. D’après ce qui était écrit, vous vous êtes servi de votre bras gauche comme d’un bouclier de fortune pour dévier les attaques, de votre griffe pour désarmer tout opposant vous faisant face et de votre sabre pour trancher tout ce qui se trouvait sur votre passage. On a même retrouvé un de vos couteaux logé dans le crâne d’un des hommes masqués après coup. Toujours d’après son rapport, l’officier Clark vous décrit à cet instant comme une bête sauvage victime d’une rage incontrôlable après avoir été acculée. Je cite, votre regard ne portait plus la moindre trace d’humanité en lui et les cris que vous poussiez étaient à vous glacer le sang. »

William baissa la tête, conscient qu’il avait été victime d’une crise de folie en plein milieu de la situation tendue dans laquelle il s’était trouvé. Difficile de dire si, comme lors des évènements qui lui avaient coûté son bras, c’était arrivé à cause de l’environnement sous pression ou si son corps avait activé ce mécanisme de survie après qu’il ait perdu connaissance.

« Je suis désolé. Je n’arrive pas à me rappeler ce qui est arrivé après ma perte de conscience. Si ce que vous dites est vrai, on peut s’estimer heureux qu’aucun innocent se soit trouvé en face de moi à ce moment-là. L’agent Clark a elle aussi eu de la chance de ne pas être victime de ma perte de contrôle. Je n’ose imaginer ce que j’aurais pu lui faire si je l’avais eu face à moi dans un état pareil. »

L’homme en costume-cravate grommela légèrement en se passant une main derrière le crâne, avant de se lever brusquement pour quitter la pièce, non sans donner ses dernières recommandations.

« Si vous parvenez à vous remémorer quelque chose, faites-le savoir aux hommes devant votre chambre. Vous comprendrez qu’avec tout ce qui s’est passé, on ne peut pas vous laisser sortir maintenant. Vous allez devoir rester sous surveillance à Deling encore quelques temps, tâchez de faire avec.
-J’en ai bien conscience, commissaire. Je ne peux de toute manière pas quitter l’hôpital tant que je ne me suis pas remis de mes blessures. Aux vues de ce que les médecins ont dû faire, quelques temps en rééducation ne seront pas du luxe. »

Le commissaire ne put s’empêcher de claquer sa langue contre ses lèvres, visiblement contrarié, avant de refermer la porte derrière lui. William put l’entendre donner ses consignes aux policiers en faction de l’autre côté du mur, avant qu’il ne s’éloigne.

Evidemment qu’il ne le croyait pas, quand il lui disait ne pas se souvenir des évènements. Le rapport de Rebecca devait certainement indiquer avec précision le moment où elle s’était retrouvée à le braquer de son arme, prête à lui tirer dessus s’il n’arrêtait pas son massacre. Il avait pu reprendre le contrôle après avoir entendu la voix de l’agent de police, l’ayant fixé du regard un long moment avant de se rendre compte de ce qu’il était en train de faire. Sa griffe portant encore les traces des vêtements qu’elle avait déchiquetée, la manche criblée de trous formés par les balles qu’il avait redirigé, son sabre maculé par le sang des malfrats ainsi que le couteau qu’il serrait entre ses dents par le manche comme s’il voulait à tout prix le conserver sorti de son étui, peu importe la manière employée. Il lui avait semblé qu’à ce moment précis, son estomac tout entier lui remontait le long de la gorge.

Une explosion avait retenti dans son dos, coupant court à ce moment de prise de conscience. Le chef des braqueurs avait usé d’explosifs pour ouvrir une brèche dans le mur et s’en servir pour s’enfuir avec le reste de ses hommes encore debout.

Il se souvient qu’il avait demandé à Rebecca de s’assurer du bien-être des otages et s’était lancé à la poursuite des criminels, désireux d’en apprendre plus sur le motif les ayant poussés à viser ce bâtiment à cet horaire précis.

La fatigue ainsi que la douleur provoquée par ses blessures avaient fini par le rattraper mais cela ne l’empêcha pas de rattraper le groupe d’hommes armés. Il fut cependant incapable d’esquiver toutes les balles qu’on lui tirait dessus comme précédemment et se fraya un chemin du mieux qu’il put en assommant les assaillants sur son passage, parvenant finalement à rejoindre leur chef dans une ruelle derrière la banque, où l’attendait un camion blindé avec plusieurs autres hommes armés prêts à l’accueillir.

Il n’avait pas bien saisi ce qu’il s’était passé ensuite, l’homme au masque à motif de crânes ayant donné ses ordres avant de monter dans le véhicule. William s’était donc attendu à être fusillé sur place mais au lieu de cela, une gigantesque explosion eût lieu à l’endroit où se trouvait le camion, le projetant lui et ceux qui le tenaient en joug à plusieurs mètres de distance. Il avait bien tenté de se relever pour savoir ce qu’il s’était passer mais son corps avait choisi cet instant pour cesser de lui répondre, l’obligeant à garder le regard orienté vers les cieux embrasés tandis qu’il glissait lentement vers le sommeil.

La dernière image qu’il garda de cette journée fut celle d’une silhouette indescriptible passant à côté de son corps étendu au sol, tout son flanc gauche étant éclairé par des tâches rouge et jaune.

Il ignorait ce qu’il s’était passé après ça. Les médecins lui avaient expliqués qu’on l’avait embarqué depuis la ruelle en question pour l’amener directement à l’hôpital. Ses effets personnels avaient été récupérés par la police pour être examinés pour l’enquête mais à sa plus grande surprise, il avait retrouvé la clé numérique sur sa table de chevet quelques jours après, accompagné d’une note disant qu’elle ne devait être confiée qu’à des personnes en qui il avait confiance.

Il ignorait qui étaient les personnes qui étaient derrière tous ces évènements, qu’il s’agisse du braquage ou de cette demande pour récupérer le dispositif de stockage de données. Cependant, il ne pourrait s’en inquiéter avant au moins quelques semaines car les séances de remise en forme allaient lui prendre la plupart de son temps.
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MessageSujet: Re: C'est l'heure de prendre des mesures !   Mar 20 Sep - 14:26

Lily et Alvin viennent de Héra – Alexandrie

Alvin
L’épreuve terminée, il était temps pour eux de quitter les lieux, même si Alvin avait tenu à préciser et garantir aux autorités d’Alexandrie qu’ils ne risquaient pas de les revoir. Ces événements avaient poussé le royaume à se méfier d’eux, mais surtout, Alvin avait été immunisé de la cité après l’accueil qu’il estimait avoir reçu. Au final, la souveraine ne leur avait toujours pas trop laissé l’occasion de se justifier avant qu’ils soient jetés comme des malpropres dans une cage, hein ? Mais au moins avaient-ils la décence de leur faire passer l’épreuve d’Alexandre et d’être passés par une subalterne pour obtenir les informations qu’ils voulaient.

Puisque Lily et lui avaient gagné l’Orbe de la Lumière, ils n’avaient plus qu’à rejoindre le QG de Deling City. Certes, sans Clémence, et sans Noah, et Alvin demeurait conscient que selon la personne sur laquelle ils tomberaient, ca pourrait leur jouer un mauvais tour. Mais le retour à Deling City était vital aussi car après l’annonce de la Néo-Avalanche dans le journal, puis l’annonce du spécimen numéro quatorze, le duo s’était décidé à essayer d’explorer un peu les laboratoires pour voir ce qu’il en retournait. Et Alvin comptait bien sur l’appui de son cousin pour le faire. Un petit entretien avec lui allait devoir s’imposer à un moment ou à un autre.

Alvin était resté silencieux une bonne partie du chemin lorsqu’ils étaient partis chercher un aéronef. Lui n’avait pas l’appétit coupé, mais ne mourrait pas de faim pour autant. Il était encore perplexe vis-à-vis de tout ce qu’il avait vu au cours de l’épreuve d’Alexandre. Allant de la mort de Presa, à sa propre mort. Il se souvenait que dans sa vision, Lily était morte avant lui. Pour une raison qu’il ignorait, ni même dans quelles circonstances. Sa collègue elle-même souhaitait lui parler, mais ils attendirent de monter à bord de l’aéronef et de s’installer dans un coin pour cela.

- Je crois qu’on a beaucoup à dire et à prévoir. Vu l’heure, et le temps qu’on arrive, je propose qu’on dorme à l’hôtel pour ce soir. Il va falloir qu’on fasse le point sur tout ca, et qu’on se prépare aussi à faire face à la Néo-Shinra.

Ils n’étaient pas remis encore de ce qu’ils avaient traversé, alors se confronter tout de suite à leurs supérieurs était loin d’être une bonne idée. Assis dans son siège, Alvin fixa un instant sa camarade. Peut-être un peu trop au goût de la demoiselle, allez savoir.

- L’épreuve d’Alexandre ne consistait pas à nous juger mais seulement à nous ouvrir les yeux. A titre personnel, elle ne m’a rien apporté de particulier, je suis conscient des risques que je prends sur la voie que j’ai emprunté tout comme je suis conscient que ca peut finir très bien, comme finir très mal. Alexandre ne nous jugeait pas, mais j’ai dans l’idée qu’il voulait quand même qu’on oublie l’idée d’arracher des Orbes à des innocents. C’est pourtant exactement ce qu’on a cherché à leur expliquer, à tous, qu’on voulait le gagner par nous-mêmes pour éviter ca. Maintenant, ca, c’est nous. Va répéter ca à la Néo-Shinra.

Il y avait trois chances sur quatre qu’on leur rit au nez. Tant pis pour eux s’ils en payaient les conséquences, à force de vouloir jouer avec le feu. M’enfin. Après ce petit monologue, Alvin se rappelait ce que la miss lui avait dit avant de monter.

- Je t’écoute. Qu’est-ce que tu voulais me dire sur ta vision du futur ?

Note au MJ:
 
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MessageSujet: Re: C'est l'heure de prendre des mesures !   Mer 21 Sep - 15:41

Lily
Alvin avait raison : on devait discuter de pas mal de choses avant de retourner au QG de la Néo-ShinRa. Déjà, il fallait prévoir ce qu’on comptait leur dire puisque nous n’avions rempli qu’une moitié de la mission. Enfin, cela ne me dérangeait pas de leur dire la vérité, cela dit. Ce n’est pas tant cela qui me faisait flipper, c’était davantage leur réaction. Au fond, je crois que j’appréhendais de découvrir quelque chose qui me déplaise une fois là-bas, de me rendre compte de la vérité ou que sais-je encore… Mais je m’emballais dans les suppositions, aussi secouai-je légèrement la tête pour chasser ces idées saugrenues.

Alvin monta le premier à bord de l’aéronef et je le suivis jusque dans un grand salon où de nombreux fauteuils étaient entreposés ici et là. Nous nous installâmes dans un coin, à l’abri des autres voyageurs, afin de discuter plus librement. Alvin me fixa alors du regard un peu trop longuement mais le monologue qui suivit me fit prendre conscience qu’il était en train de réfléchir à ce qu’il allait dire, aussi l’écoutai-je. Il tentait de m’expliquer que le but d’Alexandre n’était pas de nous juger mais de nous faire prendre conscience des choses. Je soupirais en l’écoutant parler car j’avais trouvé le comportement d’Alexandre indigne d’une chimère – bon ok, j’en avais pas vu cinquante mille non plus. Non mais c’est vrai quoi, ça veut nous faire la morale mais ça ne nous laisse même pas le temps de nous expliquer. Limite, ça nous met dans le même panier que la pire calamité du monde, quoi ! Honnêtement, j’avais apprécié qu’Alvin lui dise que les chimères ne pourraient jamais comprendre les Hommes car c’était tellement vrai… Mais c’en était désolant aussi, quelque part. Ca creusait un fossé entre nos deux espèces, encore plus grand qu’il ne pouvait l’être avant.

« Ce sera inutile de répéter ça à la Néo-ShinRa, je pense. Pour eux, ils ne verront que l’échec de notre mission concernant l’appréhension de Clémence et Noah. Si on leur dit qu’on ne voulait pas faire de mal à de simples gosses, ils vont commencer à se poser des questions sur notre capacité à faire notre travail « sans poser de question », justement... »

Plus je le disais à voix haute et plus je réalisais que la confiance que j’avais pour mon organisation commençait à s’émietter de plus en plus. En général, c’est pas bon signe, ça… Bref, Alvin se rappela que je voulais lui parler de quelque chose et je me redressai alors un peu dans mon siège, tout en jetant un regard furtif à gauche et à droite pour m’assurer que personne ne nous entendrai.

« Oui… Et bien, je sais que notre mort était hypothétique et que les choses ne se dérouleront probablement pas de la même manière, mais… ma mort impliquait directement la Néo-ShinRa. Genre, c’est eux qui m’ont tuée. »

Je mimai qu’on me coupait la tête de ma main gauche tout en cherchant une quelconque réaction chez Alvin. Après tout, j’ignorais ce qu’il avait vu concernant sa mort à lui.

« Nous n’étions plus dans la même équipe et j’avais deux autres partenaires, mais j’ai cru comprendre que j’avais voulu me rebeller contre la Néo-ShinRa en diffusant des documents compromettants. Je suppose qu’on a cherché à me faire taire rapidement puisqu’un homme est venu me tuer dans leurs locaux… » Cet homme… « D’ailleurs, c’est le seul dont l’apparence m’a marqué : il portait un masque étrange qui lui cachait tout le visage, avec une sorte d’éclair de dessiné au niveau de l’œil droit… Ca ne te dit rien par hasard ? »

Bon, les chances que ça lui parle étaient proches de zéro mais on ne sait jamais. Je préférais quand même lui en parler parce que la moindre information pourrait me permettre d’y voir un peu plus clair sur tout ça…

« Quoi qu’il en soit, j’ai la sensation que la Néo-ShinRa est prête à tout pour garder leur image publique en bon état. C’est pour ça, ça me fait un peu peur de les confronter et de leur montrer, même sans le vouloir, que je commence à douter sur leurs véritables intentions… »

Ca y est, je commençais à l’avouer à voix haute… Je savais qu’Alvin n’en pensait certainement pas moins mais ça me faisait toujours quelque chose de le réaliser moi-même. Je sentis alors l’aéronef décoller et prendre son envol vers Dol. En regardant par la fenêtre, il était possible de voir la ville d’Alexandrie rapetisser à l’horizon. J’avais hâte de rentrer à Deling City, mais en même temps, je sentais mon ventre se nouer rien qu’en pensant à la Néo-ShinRa…

« Qu’est-ce que t’en penses de tout ça ? »
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MessageSujet: Re: C'est l'heure de prendre des mesures !   Lun 26 Sep - 14:50

Spoiler:
 

AlvinEvidemment, quand Alvin disait « va dire ca à la Néo-Shinra », c’était une façon de parler … Il était conscient lui aussi que balancer tout à leurs supérieurs, ne ferait qu’éveiller les soupçons sur eux, leurs capacités à obéir et la confiance qu’ils portaient à l’organisation. Sur ce coup, ils allaient devoir tous les deux la jouer très fine … et espérer ne pas tomber sur le membre le plus chiant et suspicieux de la hiérarchie.

Puis ils en vinrent au vif du sujet : la vision de Lily. Ils restèrent tous les deux sur le qui-vive pour s’assurer que personne n’écoutait, mais surtout, Alvin donnait une attention toute particulière aux explications de sa camarade sur la façon dont, d’après l’épreuve d’Alexandre, elle avait été tuée. Rien de très joli, mais Alvin ne pouvait pas qu’il avait eu une super mort non plus hein. Et il venait d’en conclure qu’ils étaient morts tous les deux avec le même meurtrier : la Néo-Shinra. Le mercenaire garda le silence jusqu’au bout, laissant sa partenaire s’exprimer, il avait juste hoché la tête pour dire « non » lorsqu’elle lui avait décrit le « visage » de son meurtrier.

- J’en pense que tu as raison. Et ne le prends pas mal, mais je trouve ca soulageant quelque part que tu laisses ta naïveté au placard. Je suis sûr qu’on pourrait aller voir Balan qu’il pourrait nous montrer des choses qui vaccineraient n’importe qui contre la Néo-Shinra … Depuis le début de cette mission, je ne cesse de me dire qu’ils font comme avec la Shinra : ils se cachent derrière les autres pour avoir des prétextes et garder leur bonne image. Si on se foire et si quelqu’un découvre la vérité sur ce qu’ils nous ont demandé de pratiquer comme activité, ils nous accuseront. Ils accusent toujours à tort.

Pour préserver leur image … Alvin pouvait lui citer tellement de choses datant de l’époque de la Shinra ! Plissant les yeux il soupira.

- L’organisation commence à prendre beaucoup trop d’influence et de contrôle sur Héméra. Comme par le passé sur Gaia. Plus ils auront de l’influence, plus ils auront de la facilité à cacher au public ce qu’ils font, ils auront toujours une réponse à donner quand quelqu’un les soupçonnera directement. L’attaque des clones de Genesis sur Midgar et Junon ? On a parlé juste d’un déserteur ! Personne n’a su toutes les expériences qu’il y a eu derrière. Même chose pour Sephiroth. On le traite comme la pire calamité du siècle, mais est-ce que les gens ont conscience que si la Shinra n’avait pas mis son nez là-dedans avant même sa naissance, il n’aurait peut-être jamais pété un câble ? J’ai connu Sephiroth à une époque où je bossais à la Shinra, il a toujours été redoutable et mystérieux, mais il était loin d’être une ordure hein. Juste un soldat. C’était juste un soldat. Et pour finir, le pire carnage de Midgar, la destruction du secteur 7. Avec les attentats d’AVALANCHE à cette époque sur les réacteurs Mako, il a été juste trop facile  pour la Shinra de vouloir tout casser pour écraser leur QG, emportant avec lui d’innombrables vies innocentes dans cette histoire. Et mettre ensuite tout ca sur le dos d’AVALANCHE. Oups. Sans le savoir il venait d’appuyer sur un fait du passé de Lily en lui apprenant quelque chose qui n’allait pas lui plaire … - Alors oui, Shinra ou Néo-Shinra, c’est dans le même lot. J’en viens à me dire que je vais même me méfier des potentiels gros moments historiques de l’histoire d’Héméra à venir, tellement ils fourrent leur nez absolument partout. Ils se sont même mis Spira dans la poche, je te rappelle.

Et il ne croyait pas si bien dire quand on savait qu’une guerre entre Gaia et Spira était imminente. Bref. Il s’arrêta de parler. Au final, pour lui c’était tellement normal et clair que dans leurs visions du futur, ils aient fini par chercher à faire nuire la Néo-Shinra tous les deux de leur côté. Heureusement qu’il n’y avait pas grand monde pour les écouter, quand même … Mais voilà. Alvin jouait un double jeu avec son cousin, ca s’avérait être très dangereux, mais il se refusait à voir Héméra pourrir de l’intérieur à cause d’une soif de pouvoir absolue de la part de son directeur. Rufus Shinra n’apprendrait donc jamais rien. A vouloir voler trop près du soleil, on finit par se brûler les ailes. N’était-ce pas ce qu’il s’était passé avec le déploiement des ARMES de la planète et la chute du Météore ? Il détourna le regard pour regarder dehors, et il finit par ajouter :

- La Néo-Shinra m’a tué aussi dans ma vision. J’ignore ce que j’ai fait exactement mais un contrat a été mis sur ma tête et ce n’était ni plus ni moins que mon futur nouveau collègue qui m’a donné le coup de grâce.

Il taisait le fait que Lily était morte dans sa vision et qu’elle avait été en grande partie, sa source de motivation pour trahir pour de bon l’organisation. Etait-ce justement parce qu’elle avait été assassinée par eux ? Est-ce que leurs visions étaient liées l’une à l’autre ?
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MessageSujet: Re: C'est l'heure de prendre des mesures !   Jeu 6 Oct - 12:14

Lily
Bon, visiblement, Alvin n’avait aucune idée de qui mon possible-futur-meurtrier pouvait être. En même temps, j’avais une image très claire dans ma tête mais je n’avais pas réussi à la lui décrire aussi parfaitement, donc je ne pouvais pas lui en vouloir si, de but en blanc, une telle personne ne lui disait rien. Après, il était aussi possible qu’il ne l’ait jamais rencontré non plus, ce qui était tout à fait possible ! Le problème de cette vision d’Alexandre, c’est qu’on n’avait très peu d’informations sur cet avenir possible. On était directement plongé dans un contexte et il fallait faire avec ce qu’on avait à se mettre sous la dent. C’était plutôt frustrant.

Après mon petit discours, je demandais donc l’avis d’Alvin sur le sujet. Ce que j’aimais chez lui, c’était son honnêteté. Il n’y allait jamais par quatre chemins lorsqu’il avait quelque chose à dire. Soit il se taisait complètement, soit il disait ce qu’il avait à dire ! Là, en l’occurrence, il m’avoua être heureux que j’ai laissé ma naïveté « au placard » pour reprendre ses termes. Bon, c’était toujours dur à entendre la vérité mais ça faisait du bien au fond. Ce n’était pas un inconnu qui vous dirait vos quatre vérités hein ? Donc oui, je commençais sérieusement à douter de la Néo-ShinRa… Certes, ça avait commencé il y a quelques temps – notamment depuis le début de notre mission concernant Clémence – mais avec ces dernières informations, je commençais vraiment à remettre en question mon engagement pour l’organisation. Et Alvin semblait plutôt « rassuré » de voir ce changement prendre vraiment effet. Puis il commença un long discours sur les déboires de la ShinRa, et pour être honnête, je ne m’attendais pas vraiment à ça…

Etais-je vraiment si naïve… ? Je l’écoutais raconter de nombreux exemples concernant la manière dont la ShinRa, à l’époque, se plaisait à se camoufler derrière les autres pour cacher au public son implication dans des affaires compromettantes. Il prit notamment les exemples de Genesis et Sephiroth. J’ignorais tout ce qu’il me disait, n’étant pas encore un membre de la ShinRa à l’époque de tout ceci. Qui plus est, je devais avouer qu’à l’époque, je n’avais pas cherché à contester les dires de l’organisation puisque je leur faisais une confiance aveugle. Mais l’exemple qui me frappa le plus fut lorsqu’Alvin mentionna la destruction du secteur 7. Mon cœur manqua un battement et je me redressai un peu plus sur mon siège. Mes yeux fixaient ses lèvres à mesure qu’elles bougeaient, mes oreilles se concentraient sur le son de sa voix et mon cerveau tentait de synchroniser ces informations qui lui parvenaient. Je sentais mes mains trembler et devenir un peu moites.

La ShinRa était derrière la destruction du secteur 7 ? Et non AVALANCHE ? Est-ce qu’Alvin était sûr de ce qu’il avançait ? Non, c’était impossible. AVALANCHE avait réalisé de nombreux attentats à l’époque et le dernier s’était mal terminé, faisant s’écrouler une partie de la plaque supérieure sur le secteur 7 ! N’est-ce pas… ? A mesure que j’écoutais les arguments d’Alvin, le doute s’emparait de moi. Ce qu’il disait faisait sens et pourtant, cela chamboulait complètement mes croyances. Moi qui avais toujours blâmé AVALANCHE pour la mort de mon père, j’avais en réalité rejoint les rangs de ses meurtriers ! Je sentais les larmes me monter, aussi tournai-je la tête vers la fenêtre pour regarder au dehors et éviter de croiser le regard d’Alvin. Je l’écoutais toujours plus ou moins, même si dans ma tête tant de choses se chamboulaient… Il fallait que j’arrête d’être naïve : Alvin était bien plus digne de confiance que la Néo-ShinRa, non ? Jamais il ne me mentirait sur une chose pareille… ? Mon dieu… Qu’est-ce que je pouvais être conne !

Je sentais la colère monter. J’étais furieuse contre moi-même pour m’être laissée bernée aussi facilement, contre tous ces menteurs de la société qui s’amusent de la vie des autres, contre cette vie de merde quoi ! Bon sang mais ce que je pouvais me sentir stupide à cet instant ! Je n’osais même plus regarder Alvin tellement j’avais honte de moi et j’en vins même à penser à mon défunt père. Que devait-il penser de moi de là où il était ? Toutes ces années, j’ai voulu le venger de la mauvaise organisation… Quelle idiote je faisais… J’entendis alors Alvin reprendre sur un ton assez sobre que dans sa vision, il avait lui aussi été tué par la Néo-ShinRa, sans pour autant connaître les détails. J’en vins alors à me demander si cette discussion que nous avions à l’instant de pouvait pas être l’élément déclencheur de ma rébellion contre la Néo-ShinRa qui provoqua par la suite les évènements relatés dans la vision d’Alexandre ? Tout prenait sens maintenant, et le brouillard commençait lentement à disparaître… Je ne savais pas trop quoi lui répondre, je ne voulais toujours pas le regarder dans les yeux. Je ne voulais pas qu’il me voit dans cet état, même si mon silence lui paraîtrait certainement inhabituel. Je déglutis pour faire un effort et lui répondre, mais…

« Nos deux morts ne sont peut-être pas une coïncidence… » Ma voix se voulait tremblante et j’étais certaine qu’Alvin l’avait remarqué lui aussi. Je le regardai alors un instant, les yeux rougis par les larmes naissantes. Ce moment me sembla durer une éternité, comme si Alvin me sondait du regard et voyait au plus profond de mon âme, comme s’il avait découvert ce que je pensais alors que ce n’était absolument pas le cas. « Excuse-moi. »

Sans attendre, je me levai du fauteuil plutôt rapidement et partis en direction des toilettes pour femmes. Après avoir poussé la porte plutôt violemment, je me positionnai devant un évier et me regardai dans le miroir. Seule, je pouvais laisser les larmes couler le long de mes joues. Ce n’était pas des larmes de tristesse mais de colère. Je serrai les poings avant de donner un violent coup dans le miroir. Il se brisa et la douleur parcourut mes doigts, mes phalanges, jusqu’à devenir insupportable avec ce trop plein d’émotions. Je ne saignais pas grâce à mes gants mais je pris néanmoins mon poing dans mon autre main pour atténuer la douleur. Non, c’était trop. Je finis par placer mes deux mains devant ma bouche et lâcher un cri étouffé pour expulser toutes ces émotions. Contrairement à ce que les gens pensaient, ça n’avait rien d’apaisant ! Je finis par m’approcher de l’évier à nouveau et me passai un peu d’eau sur le visage. Ca, ça me calmait plus efficacement déjà… J’attendis deux bonnes minutes pour me ressaisir – et ramasser les morceaux de verre brisé pour les mettre dans la poubelle – avant de sortir et revenir vers Alvin. Je sentais déjà venir son regard interrogateur, aussi pris-je les devants.

« Désolé, j’ai eu le mal de l’air je suppose. Nous n’allons pas tarder à atterrir de toute manière. »

Je désignais la nuit qui commençait à tomber dehors, alors que Deling City se profilait doucement à l’horizon. Il allait falloir qu’on se cherche un hôtel en arrivant, mais peut-être pourrais-je demander à Amy de nous héberger ? Je ne sais pas si ça plairait à Alvin mais à bien y réfléchir, j’avais besoin de la voir… Surtout maintenant.

« Si ça te dit, on pourrait dormir chez ma sœur ce soir ? Ça nous ferait économiser une nuit à l’hôtel et elle se fera une joie de nous héberger. Enfin, sauf si tu veux voir ton cousin... »

Je me rassis dans mon fauteuil en attendant que l’aéronef n’arrive vraiment à Deling City, et qu’Alvin me réponde aussi. Je sais qu’il y avait son cousin Balan dans la ville aussi, donc je comprenais parfaitement qu’il veuille plutôt le voir lui que ma sœur. Mais je préférais attendre son avis sur la question quand même. De mon côté, c’était tout décidé : j’irai dormir chez Amy.
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MessageSujet: Re: C'est l'heure de prendre des mesures !   Dim 9 Oct - 19:48

Alvin
Sans le savoir, Alvin avait frappé dans un sujet qui faisait très mal. Il aurait dû s’en douter … Dès le jour où il avait montré l’article où la Néo-Avalanche se révélait au grand jour, il aurait dû se douter que Lily avait un souci avec eux. A tort. Elle avait déjà mal réagi à cette annonce, et aujourd’hui, Alvin lui révélait que la destruction du secteur 7 de Midgar était bel et bien l’œuvre de la Shinra, et non d’AVALANCHE, comme ca avait été annoncé au public à l’époque. Lily avait fui son regard à partir de cet instant, ses yeux devenaient humides et rouges. De la peine ou de la colère, il ne saurait dire pour l’heure. Mais il réalisait qu’il avait tapé involontairement là où il fallait pour ouvrir définitivement les yeux à la jeune femme.

Elle avait essayé de parler, mais au final, Lily s’était contentée de se lever pour aller s’enfermer dans les toilettes. Alvin ne l’avait pas lâché du regard une seule fois, plongé dans ses réflexions au sujet de la jeune femme. Ses yeux … c’était comme s’il avait lu une sorte de trahison dans ses yeux. Ou du moins, un sentiment de trahison. Avec ce qu’il savait et les réactions qu’il avait déjà pu voir chez elle, il fit le lien assez vite qu’elle avait dû perdre quelque chose ce jour-là, à Midgar, ou quelqu’un … ou encore avait-elle vécu un traumatisme quelconque, et que jusqu’à aujourd’hui, elle avait accusé à tort AVALANCHE et venait de réaliser qu’elle avait rejoint les rangs des véritables auteurs du carnage. Enfin … La Néo-Shinra se disait différente de la Shinra, mais tout le monde savait, sentait, que ce n’était pas le cas, hein ?

Pendant l’absence de la jeune femme, ils s’étaient bien rapprochés de Dol, Alvin avait rallumé son téléphone. Il avait récupéré du réseau, et instantanément, plusieurs messages arrivèrent. Dont ceux de la Néo-Shinra, vous pensez bien. De nouveaux avis de recherches avaient été lancés pendant leur séjour sur Héra. Des gens différents, qui avaient frappé à des endroits différents, mais ils avaient un point commun : tous avaient réussi à voler des documents confidentiels à la Néo-Shinra. De tous, il était fort probable qu’Alvin et Lily entendent parler des trois filles dites de la Néo-Avalanche qui avaient volé un disque dur contenant des données secrètes, dans les locaux de Deling City.

Il rangea rapidement son téléphone et soupira longuement avant de regarder par la fenêtre, observant le paysage défiler sous ses yeux. Jusqu’à ce que Lily revienne. Ses yeux étaient encore rouges, signe qu’elle avait pleuré. Alvin ne fit aucun commentaire mais il afficha un bref sourire en coin lorsqu’elle chercha une excuse pour se justifier. Mais oui, bien sûr, Lily. Ce n’était pas à Alvin qu’il fallait la faire celle-là.
Elle proposa alors de dormir chez sa sœur ce soir, pour éviter de payer l’hôtel certes, mais sûrement pour se changer les idées également.

- Balan est occupé sur un projet important, si j’en crois la date du dernier message qu’il m’a envoyé. Je doute qu’il sera chez lui.

Le dur quotidien des scientifiques qui travaillent sur de grands projets. Parfois, c’était des nuits blanches qui les attendaient.

- Mais il faut voir si elle est vraiment d’accord pour nous héberger tous les deux … Et si ca t’arrange aussi.

Il était redevenu assez sérieux en disant ca, le regard plongé dans celui de Lily.

- Ne me prends pas pour un idiot, Lily. Tu n’es pas malade, tu es bouleversée parce que tout ce que tu viens d’apprendre, et passer la soirée chez ta sœur est un moyen pour toi de décompresser d’une façon ou d’une autre. Il laissa une seconde de silence passer avant de reprendre. - Je comprendrai que tu souhaites avoir un moment d’intimité avec ta famille pour te changer les idées, tu sais ?

Après tout, qui était-il pour s’immiscer comme ca, hein ? Le vaisseau finissait par atterrir à Deling City. La nuit s’était installée, comme toujours dans cette ville. Aujourd’hui encore, Alvin doutait que les scientifiques aient trouvé une explication plausible à ce phénomène. Le jeune homme se leva de son siège, et au moment de passer à côté de Lily, il posa sa main sur son épaule et resta ainsi quelques secondes avant de reprendre sa route pour quitter le vaisseau et poser pied à terre. Il n’était pas du genre à vouloir l’interroger sur sa vie privée, il estimait que si elle devait lui parler, elle devrait le faire d’elle-même et non parce qu’il lui posait des questions à ce sujet. Ce geste était juste un soutien.
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MessageSujet: Re: C'est l'heure de prendre des mesures !   Mar 18 Oct - 13:39

Lily
J’aurais dû me douter que mon excuse était bidon. C’était Alvin, quand même, pas un abruti de première… Mais je sais pas, j’avais comme le besoin de mentir sur le sujet, comme si j’essayais de fuir quelque chose au fond. C’était débile, je sais, mais j’étais comme ça… Cette fierté me rendra folle un jour. Bref, il m’informa donc que son cousin était probablement occupé et qu’il ne serait pas chez lui, mais aussi qu’il ne souhaitait pas s’immiscer dans la vie privée de ma sœur en débarquant à l’improviste, non seulement parce ce n’était pas dans ses habitudes de s’imposer, mais aussi parce qu’il avait compris que j’avais besoin de la voir urgemment et qu’il n’était pas dupe. Je rougissais à ces propos mais ne lui répondis pas. De toute façon, il avait raison sur toute la ligne… Mais là où il avait tort, c’est que je voulais qu’il reste avec moi. Je ne saurais expliquer pourquoi mais j’avais cette sensation qu’il était le seul en qui je pouvais avoir confiance en ce moment. Et il me faisait sentir en sécurité aussi… Comme si tout finirait par s’arranger. C’est bête, hein ?

Le vaisseau se posa et Alvin commença à se lever pour sortir. Il me posa sa main sur mon épaule en passant près de moi et laissa le silence parler pour lui. J’avais envie de lui dire « merci » mais aucun son ne sortit de ma bouche. Il finit par la retirer puis quitta définitivement l’aéronef. Une larme perla sur ma joue. Je m’empressai de l’essuyer du revers de mon gant et me jurai qu’elle serait la dernière à couler jusqu’à ce que justice serait rendue. Je me levai à mon tour et allumai mon téléphone. Tout comme Alvin tout à l’heure, je reçus quelques messages de la Néo-ShinRa. Je décidai de les ignorer pour le moment et commençai à rédiger quelques mots pour ma sœur. J’aurais aussi pu l’appeler mais je ne savais pas si elle travaillait ou non à cette heure. Quoiqu’il en soit, une fois que j’eus fini de rédiger mon message, je rejoignis Alvin dehors.

J’étais la dernière à sortir de l’aéronef apparemment. Bah, tant pis ! il en fallait bien un, un dernier, non ? Je me postai aux côtés d’Alvin et regardai mon téléphone pour y voir l’heure. Il était à peine dix-neuf heures passé. Toujours aucune nouvelle d’Amy mais je venais à peine de lui écrire, il ne fallait pas que je m’attende à avoir une réponse tout de suite.

« Je viens d’écrire à ma sœur. En attendant sa réponse, on pourrait peut-être aller manger un truc ? »

A vrai dire, je n’avais pas très faim mais il fallait que je me force à manger un peu. Nous n’avions rien mangé depuis le maigre repas du matin à Alexandrie et si mon ventre commençait à crier famine ce soir, connaissant Amy, elle me forcerait à manger, solidement attachée à une chaise. Et puis quelque part, ça nous changerait peut-être les idées ?

« Tu connais le Deling’s Dinner ? C’est près du Galbadia Hotel. Viens, je t’y emmène. »

C’est là que je me rendais compte que cette ville était très fière de son pays, jusqu’aux noms de ses commerces. Qu’importe, je savais qu’ils faisaient de bons repas là-bas, et il y avait vraiment de tout. Je fis donc signe à Alvin de me suivre et nous nous rendîmes dans la rue principale où il y avait toutes sortes de boutiques. C’était vraiment animé comme endroit et on sentait vraiment qu’on était dans une ville importante de cette région, vu que la plupart des commerces n’allaient probablement pas fermer de la nuit.

J’aperçus alors l’enseigne du restaurant et vérifia quand même qu’Alvin me suivait avant d’y rentrer. L’ambiance était dans les tons violets et roses, une luminosité plutôt tamisée, avec de nombreuses banquettes confortables. Les serveuses étaient perchées sur des rollers et n’arrêtaient pas de circuler entre les tables, sur un fond de musique pop très léger. Cette ambiance me plaisait beaucoup, je n’avais jamais eu la chance de connaître ça à Midgar. Je m’assis à une table pour deux et commença à regarder la carte. Comme je n’avais pas très faim, je préférais me pencher sur la partie consacrée aux salades composées. Il y en avait une avec des croutons, des noix, du fromage de chèvre et quelques crudités. L’appétit commençait à me revenir rien qu’en regardant l’image. Je donnai donc la carte à Alvin pour qu’il choisisse à son tour puis regardai machinalement mon téléphone. Pas de message d’Amy. Je regardai alors Alvin lire la carte, tandis que ma jambe sautillait frénétiquement de stress.

« Concernant ce qu’il s’est passé tout à l’heure dans l’aéronef, je… »

Je n’avais pas pour habitude de parler de ma vie privée mais je sentais que c’était trop lourd à porter et qu’il pourrait me comprendre un minimum. Pourquoi, je ne saurais dire, mais je le présentais… Je lui faisais confiance. Je pris alors une profonde inspiration tout en jouant avec mon téléphone sur la table, les yeux fermés.

« Mon père est mort dans l’accident du Secteur 7 à Midgar… Bon, c’était moins difficile que ce que je pensais. A cette époque, je voulais déjà m’engager dans le SOLDAT, comme c’était le rêve de beaucoup d’adolescents de mon âge dans les taudis. Je ne voyais pas le mal de cette société… Alors, lorsque AVALANCHE a été officiellement présenté comme responsable de l’accident, ma haine envers eux n’a fait que renforcer mon engouement pour la ShinRa, car je voulais venger la mort de mon père. C'est pour cette raison que je me suis engagée dans leur organisation, puis la Néo-ShinRa par la suite... J’attendis quelques instants avant de reprendre, un peu honteuse. Si ce que tu disais tout à l’heure est vrai et que AVALANCHE a été piégé par la ShinRa, alors… je me suis rangée du mauvais côté. »

J’osai à peine le regarder, de peur que je sente son regard me dévisageait. Me trouverait-il débile d’avoir cru aussi facilement aux dires de la ShinRa à l’époque ? Il pourrait, car c’était ce que je pensais de moi à cet instant… Une serveuse arriva alors pour prendre notre commande, ce qui interrompit un peu notre conversation. Je pris donc la salade que j’avais vue et laissai Alvin parler pour lui-même. Concernant la boisson, de l’eau me suffisait amplement. La serveuse repartit alors à une vitesse assez rapide grâce à ses rollers.

« Je n’en avais parlé à personne jusqu’à présent mais après mon comportement de tout à l’heure, je pense que je te devais au moins une petite explication… »

Mon portable vibra alors et je m’empressai d’ouvrir le message. C’était Amy qui me disait qu’elle ne m’avait pas répondu car elle était sur scène au bar du Galbadia Hotel. Mais elle était ravie de savoir que j’étais en ville et acceptait volontiers notre présence chez elle pour cette nuit. Voilà qui me rassurait un peu, son silence radio avait commencé à m’inquiéter, elle qui était H24 sur son téléphone.

« Amy est d’accord pour qu’on passe la nuit chez elle. D’ailleurs, elle a hâte de te rencontrer. »

J’esquissai un léger sourire, bien qu’un peu gêné par notre conversation.

────────────────────

Code:
- From : Amy

Ah, que je suis contente d’avoir de tes nouvelles !! Désolée, je chantais au bar et c’est pour ça que je ne t’ai pas répondu. Bien évidemment, je serais ravie de vous accueillir tous les deux pour la nuit ! Je n’ai jamais eu la chance de rencontrer cet « Alvin » dont je ne sais pas grand-chose !
Tu te souviens bien où j’habite, hein ? N’oublie pas que je ne suis plus à l’hôtel, j’ai mon propre appartement maintenant ! C’est dans un quartier résidentiel non loin du Manoir Caraway ! Suivez la ligne 60 du bus. Je t’enverrai l’adresse exacte quand j’aurais fini le boulot.
Bisous ! ♥
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