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 Visite d'une Lady de Trabia

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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Sam 10 Aoû - 1:52

MadokaOh yeah. Si l'adrénaline était en mode pépère depuis le début, ce n'était plus le cas maintenant. Victorique avait réagi exactement comme pouvait s'y attendre : complètement retournée au début, puis bien obligée de relever la gageure. Et maintenant, il y avait fort à parier qu'elle était furieuse contre Madoka et chercherait à prendre sa revanche. Tout ceci était encore plus amusant, à y réfléchir. Mais déjà, il y aura le Lygus à se farcir avant d'affronter les plans de Victorique... Ou du gars blond.
Si Victorique avait, dans sa colère, presque trimbalé sa blonde de partenaire de guerre dans la serre, les choses étaient déjà plus calmes. D'une part parce que la gnome avait encore les boules pour le coup du pari et d'autre part parce que le Lygus était un bien plus gros client que les larves des plaines. De ce que le terminal disait, il n'était pas enclin à infliger des altérations d'état ni à être trop fort, mais c'était surtout un ennemi coriace. Madoka et Victorique devaient compter sur une victoire à l'usure.

La serre de combat méritait bien son nom ; pour un peu, on se croirait dans une jungle. Pas étonnant qu'on trouvait des monstres louches là-dedans, c'était limite des conditions naturelles.
Les deux ahuries le sentaient bien. Si Victorique ne desserrait pas les crocs depuis le début (colère suite au pari ou trouille en repensant aux plaines, on jugera), Madoka... Ne parlait pas non plus. C'était elle le bouclier humain du groupe, et si quelque chose venait leur chercher des noises, ce ne serait pas Pooki qui encaisserait les gnons ou se mettrait en première ligne. Ce serait miss Wutaï.
Et le temps d'en parler, un vrombissement dans l'air leur fit savoir que quelque chose était près. Un quelque qui s'avéra être le Lygus au détour d'un buisson.


Game on.



Lygus
Infos:
Lygus
Niveau : 2
HP : 1330
Craint : Vent
Immunisé : Cécité, Silence, Folie, Furie
Résiste : Ténèbres, Paralysie, Sommeil
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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Sam 10 Aoû - 12:28

VictoriqueNous prenions de grandes inspirations l'une après l'autre. D'une part pour éviter d'imploser de colère et commencer à dire ses quatre vérités à miss Bayushi, d'un autre parce que la perspective d'affronter un ennemi comme celui-ci n'enchantait guère. Le monstre que nous cherchions n'avait rien à voir avec celui que nous avions croisé dans les plaines de Balamb, et cette fois il n'y avait plus l'assistance d'un SeeD à portée de main. Peut-être était-ce réellement le moment de prouver sa valeur par contre, et puis cela ferait une bonne histoire à raconter à miss Adamova à son retour. Nous n'y pouvons rien si elle nous avait marquée de par son stoïcisme militaire. Quand nous imaginions un idéal du SeeD, c'était bien une image dans ce genre qui nous venait en tête. Après la piètre démonstration que nous lui avions faite dans les plaines, ce n'était que naturel que de vouloir se rattraper. D'un autre côté, nous n'avions aucune envie de perdre face à ces élèves. Ce n'était pas comme si nous allions remplir notre part du marché advenant le cas d'une défaite, mais cela nous sauverait le trouble de machinations pour nous en échapper. Pooki n'appréciait guère le fait d'être utilisé comme pressoir, et poussait quelques couinements plaintifs, mais il allait devoir faire avec comme il s'agissait d'un excellent moyen de conserver notre stress à un niveau acceptable en attendant que les portes s'ouvrent.

Nous nous étions heurtée à un mur invisible en tentant de sortir, mais y étions parvenue après un second essai. Après un premier pas machinal dans l'antre de la bête, les autres étaient décidément plus faciles. Sans grande surprise, miss Bayushi avait prit les devants pour progresser dans la serre. Étrangement, celle-ci paraissait... Excitée d'être ici? Allez savoir pour quelles raisons, surtout quand on pense qu'un T-Rex pourrait se trouvait au prochain détour. Il n'y avait pas de dessins à se faire, la fuite serait la seule option acceptable si jamais ce serait le cas. Bien qu'il s'agissait là d'une évidence pour nous, rien n'était moins sûr pour ce qui était de l'envoyée de Gaïa. Elle serait suffisamment insensée pour tenter cette entreprise qui tenait exclusivement de la folie. Nous nous étions tenue silencieuse tout ce temps, jusqu'à ce qu'une fougère vienne nous fouetter au visage. Cette femme l'avait certainement fait par exprès, il n'y avait pas à proposer l'innocence jusqu'à preuve du contraire là-dessus. C'en était trop, tant pis s'il y avait des monstres dans les parages, nous avions poussé un rugissement de colère dans un élan de rage, jetant bras dans les airs tout en laissant Pooki voler nous ne savions où pour ensuite passer de façon énergique nos mains dans nos cheveux. Tant pis s'ils allaient être entre-mêlés, cette humidité débile allait faire des dégâts quoique nous fassions.

«Saleté de jungle, saleté d'humidité, saleté de Lygus, saleté de pari, saleté de... Vous! Mais que vous a-t-il prit au juste d'aller proposer quelque chose d'aussi indécent!? N'avez-vous donc aucune fierté ni amour propre!? Nous aurons beau survivre à tout cela, et même réussir brillamment, nous n'oublierons certainement pas dans quel pétrin vous nous avez mise!»

Tout juste alors que nous étions décidée à dire le fond de notre pensée à miss Bayushi, voilà que le bourdonnement inapproprié de la créature que nous cherchions se faisait entendre dans l'air. Ce n'était certainement pas le moment pour cela, il pouvait attendre celui-là. À peine avions-nous identifié la provenance du bruit que nous avions levé la main en sa direction. «Frigus aegida: cor fractis!» Un cercle d'inscriptions apparut sous nos pieds comme sous le monstre visé, puis de longs pieux de glace apparurent tout autour du monstre. Au moment de refermer notre poing, tous allèrent se planter dans le monstre. Celui-ci était immobilisé sur place pour le moment en raison de l'attaque. Pooki sortit d'entre les feuilles quand nous avions levé la main. Nous saisissant de lui, son corps devint noir et émettait une fumée opaque. Nous lançâmes le familier accompagné d'un cri de guerre qui n'était peut-être pas digne des grands guerriers, mais qui défoulait certes. Le petit monstre partit comme une fusée pour aller frapper le monstre de plein fouet, brisant au passage les pointes de glace et envoya le monstre qui devait bien faire comiquement plus d'une vingtaine de fois sa taille.

«Nous n'avons pas terminé! On ne vous as donc pas apprit à ne jamais interrompre une dame!? Nous avons oublié où nous en étions à présent, nous espérons que vous êtes fier de vous. Tout allait bien jusqu'à ce que vous et William étaient intervenus. Nous serions déjà en route pour notre examen de SeeD et n'aurions sûrement pas à nous dégrader à des paris débiles. Nous vous conseillons vivement de réparer les pots que vous avez cassé, et faire amplement votre part pour mettre en charpie ce monstre, ou alors vous allez entendre parler de nous! Et vous, saleté de moustique géant, vous ne pouvez donc pas vous dépêcher de mourir!?»

Une seconde salve de glace vola en sa direction suite à une autre incantation de notre part. La colère obscurcissait notre jugement et faisait en sorte que nous nous acharnions sans répit sur cette créature au comportement fort inapproprié. Celui-ci avait pratiquement autant besoin d'une bonne leçon que cette miss Bayushi. Cela tombait bien puisque Pooki venait de retourner à nos côtés pour une seconde volée, cette fois nous espérions pouvoir le jeter en support à la femme de Gaïa pour une attaque conjointe.

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1 Attaque + 2 Salves de glace = -150 hp


Dernière édition par Victorique De Bastille le Sam 10 Aoû - 23:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Sam 10 Aoû - 15:24

MadokaEh bah dis donc. Les SeeD devaient avoir des standards de sélection bien bas pour laisser des gens comme Victorique tenter d'entrer dans leurs rangs. Il avait suffi qu'une fougère lui arrive dans la face pour qu'elle se mette à péter un câble au beau milieu de la serre. Envoyant valdinguer son Pooki (qui devait être bien content de ne plus être écrabouillé depuis tout à l'heure contre sa maîtresse), Victorique se mit à piauler ses 4 vérités au beau milieu de la serre de combat sur le Lygus, le pari et Madoka. Enfin, surtout la façon dont Madoka avait ré-haussé le niveau du pari ; trop peu "ladylike" selon la gothique, qui était en plein mode "ma vengeance sera TERRRIIIIIIIIIIIIIIIIIIBLE" et autres.
Madoka allait éclater de rire devant une telle réaction quand le Lygus montra sa chitine devant le groupe. Gonflée à bloc depuis la fougère, Victorique lança d'emblée un sortilège de glace sur l'insecte XXL, suivi d'un lancer de chauve-souris... Avant de reprendre sa tirade comme quoi tout était la faute des autres et qu'il vaudrait mieux réparer les conneries en ce qui concerne Madoka.



- "Pots cassés" ? Ah, vous n'avez donc rien compris à ce qui se passe !


Si Victorique avait eu le premier coup, ce serait Boobie Lady qui prendrait la suite. Un deuxième sort de glace plus tard, Madoka était sur le Lygus, lame à la main. Lame qui vint couper ce qui restait de glace et s'écraser sur l'insecte ; mais fidèle à sa réputation de casse-pieds, sa chitine résista au coup de katana et sa gueule partit, en réponse, vers la tête de Madoka. Qui écarta vivement la tête, n'ayant pas envie de se faire dévorer la face par un insecte.
Le dégagement fut un peu tardif et les crocs de la bestiole réussirent quand même à arracher un peu de cuir chevelu au passage, résultant en une coulée d'hémoglobine sur le visage de Madoka. Qui s'en contrefoutait TOTALEMENT.



- Vous ne ressentez donc rien ? L'adrénaline qui monte, la tension alors que vous lancez vos sorts ou Pooki et celle quand cette créature va contre-attaquer, l'enjeu si vous gagnez ou perdez ce match et tout ce qui s'ensuit...
N'est-ce pas divin comme sensation ? Est-ce que l'idée de vous soumettre à ce pari vous est insupportable, mais l'idée de perdre le combat l'est encore plus ? Pour moi SI !

Voilà comment un VRAI guerrier fait et voit les choses, De Bastille ! Y compris les SeeD et votre chère Auréa !



Chaque phrase s'était accompagnée d'un coup pour le Lygus. Les quatre premiers heurtèrent le vide vu que le bestiau ne se laissait pas faire, le cinquième toucha le bout d'une aile, le sixième vint heurter la chitine du "torse" et le septième, last but not least, fut une estocade qui vint s'enfiler dans la gueule du monstre... En même temps que son dard dans l'épaule de la paire de seins sur pattes. Chacun se dégagea en maugréant quelque chose sous la douleur. Le fin filet de sang coulant du crâne de Bayushi semblait l'incommoder autant que le dard qui lui avait perforé l'épaule ; on pouvait en dire la même chose du monstre qui crachait un sang verdâtre. Il y avait un match à disputer, avec ou sans la loli en deuxième ligne. Pas gagner. Disputer.
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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Lun 12 Aoû - 4:55

Victorique«Si nous n'avons toujours pas encore craqué sous la pression, c'est bien simplement parce que nous sommes trop en colère pour y penser pour le moment!»

Et puis maintenant qu'elle pointait le fait que nous étions bel et bien en train d'engager ce gigantesque monstre qui ne ferait bien qu'une bouchée de nous si par malheur nous nous trouvions proche avait de quoi nous faire vaciller à présent. Nos genoux recommençaient à s'entrechoquer de la même façon que quand nous avions croisé notre premier monstre. Si nous en avions eu la suspicion au début, nous en avions à présent amplement la certitude. Cette femme nous paraissait plus comme complètement folle que comme une guerrière. Il allait falloir trouver mieux pour nous convaincre qu'un visage couvert de son propre sang, c'était certain. Avant qu'il ne puisse lui livrer une autre attaque, Pooki arriva la défendre en allant s'écraser violemment dans son dos, bien que ça n'avait pas été suffisamment rapide pour lui éviter de se prendre un second coup. Comme il perdait à présent de la vitesse, il se dirigea vers nous en esquivant au passage un coup en guise de représailles de la part du Lygus quand il arriva à sa portée. Le choc quand il retourna dans nos bras nous fit reculer de quelques pas. Nous relevâmes la tête pour constater que le monstre était encore relativement bien portant malgré les coups qu'il avait reçu. La même chose ne pouvait être dite pour miss Bayushi.

«L'adrénaline qui monte? Nous voyons surtout votre sang qui tombe! Cette tension n'est qu'un mauvais moment à passer rien de plus, une étape avant d'arriver à notre objectif. Pensez ce que vous voulez, le combat et la violence ne sont jamais la fin, mais seulement les moyens. Seul un inconscient se bat seulement pour se battre, pas un guerrier. Une personne comme miss Adamova ne se battrait pas simplement pour rechercher la violence, mais pour remplir un but qu'elle perçoit beaucoup plus noble à la fin de tout cela.

Ce pari, ce combat, ce qui est arrivé de notre examinateur, tout ça ne sont que des obstacles. Quand il ne peut pas être franchi, il n'a qu'à être contourné. Voici comment voient les gens qui ont des ambitions plus hautes que de n'être que des pantins au service des autres.»


Nous avions jeté un regard sur notre chauve-souris pour décrier un cercle du bout de notre doigt. Il émit un petit bruit strident pour faire signe qu'il avait comprit le geste. Son corps avait reprit une couleur noire et une fumée opaque émanait à nouveau de lui quand il se déplaçait. Nous avions jeté une seconde fois notre familier qui fusa en direction du monstre. Il ne s'agissait décidément pas d'un monstre du même niveau que celui des plaines. Pooki aurait besoin d'un coup de main cette fois. Nous avions levé l'index dont une fumée noire semblable émanait de la pointe. Plutôt que d'aller le frapper directement cette fois, il décrivit un large arc pour aller le toucher durement certes, mais continua son chemin après avoir ricoché en raison de l'angle d'attaque. Ses mouvements suivaient parfaitement ceux du doigt de Victorique, rappelant curieusement un chef d'orchestre tandis qu'elle guidait directement l'arme. Celle-ci volait autour du Lygus qui tentait de répliquer, mais n'arrivait pas à le suivre d'une part en raison de sa vitesse, mais aussi de la fumée qui obscurcissait sa vue. Toujours à orbiter autour de son ennemi comme un électron, il se détachait parfois de sa formation pour aller porter un nouveau coup. Bien qu'il n'avait pas l'impact des dernières fois, le flot continu d'attaques donnait l'impression qu'il arrivait à mettre le monstre dans une position peu reluisante. Ce sera en tout cas jusqu'à ce que la chauve-souris tomba nez-à-nez avec l'envoyée de Gaïa. Il poussa un hurlement strident et s'arrêta net dans les airs pour reprendre son rouge d'origine. Ce court instant avait été suffisant pour laisser ce moustique géant lui asséner un puissant coup de queue qui l'envoya valdinguer à travers la végétation. Il vola comme une balle pour disparaître de notre champ de vision, puis un craquement se fit entendre alors que l'un des arbres s'écrasa au sol.

Le Lygus agit par la suite de façon étrange. Il s'écrasa au sol pour s'y cramponner de ses longues griffes dentelées. Il se servit ensuite de la traction qu'il exerçait au sol pour se propulser vers l'avant. Il échappa ainsi à la vigilance de miss Bayushi, et filait à très grande vitesse en notre direction. Les quelques pas vers l'arrière que nous avions pu décrire n'avaient pu faire grand chose au fait qu'il s'approchait beaucoup trop vite pour nous permettre de l'éviter. Nous avions placé nos bras devant notre visage en réaction de réflexe, jusqu'à ce qu'un puissant coup de sa queue nous fasse voler à quelques mètres. Nos oreilles nous sifflaient et nous étions encore étourdie alors que nous percevions cette masse s'approcher de nous. Quand notre vision redevint claire, nous pouvions voir son dard pointer vers nous. Nous avions une fois de plus étendu nos bras pour parer l'attaque. La longue pointe traversa sans peine nos bras en nous arrachant au passage un grand cri rauque. Il tenta de le retirer, mais le maintenir en place était tout ce qui nous gardait en vie en ce moment. La douleur aiguë avait de quoi arracher de nombreuses larmes, mais il n'y avait qu'à serrer les dents en espérant de l'aide venant de qui que ce soit. Malgré nos efforts, il finit bien vite par se défaire. Il écarquillâmes les yeux en regardant l'aiguillon se soulever. Un cri familier retentit, et attira l'attention du monstre qui se prit un projectile à toute vitesse dans ce qui lui servait de figure. Nous n'avions pas été aussi contente de voir cette boulette de graisse volante depuis qu'il était intervenu avec cette sorcière. Le Lygus roula à plusieurs reprises et se retrouvait à son tour bien sonné. Nous nous relevâmes avec l'aide de Pooki en nous accrochant à lui tandis qu'il battait énergiquement des ailes.

«Peu importe ce que vous semblez croire, si vous ne faites que vous battre pour vous battre, vous ne serez ultimement qu'utilisée par tous ceux qui n'y verront aucun scrupule. Les gens sont comme ça, ils se marchent les uns sur les autres et se serviront de leurs semblables pour servir leurs propres ambitions, ou alors simplement pour contempler plus misérable qu'eux!»

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Victorique: 7 attaques = -210 hp
Lygus (890 hp): 3 attaques = -60hp
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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Lun 12 Aoû - 22:32

Madoka- Ah, Victorique, vous avez encore beaucoup à apprendre sur comment le monde des guerriers marche !


Beaucoup beaucoup beaucoup. C'était naïf de sa part que tout le monde se battait pour un but et qu'au final il n'y avait que les idiots qui se battaient sans raison. Grande est ton ignorance, jeune padawan goth.

Pooki rompit la baston de regards entre Madoka et le Lygus en lui rentrant dans le lard à nouveau dans le dos ; le temps qu'il retourne près de Victorique pour planifier leur contre-attaque, Madoka trouvait une faille dans la chitine (taper dessus comme un porc aide) et entaillait un peu la chair de l'insecte d'un coup. Pas découragé pour deux sous, le Lygus retenta de mordre la face de samouraï, mais sa gueule fut arrêtée net cette fois-ci par le plat de l'épée de la grande blonde. La foudre ne tombe pas deux fois au même endroit, hein.
Victorique reprit sa tirade, entretemps. Oh bon sang, dans 2 minutes, elle allait nous parler de chevaliers blancs sur leurs fidèles destriers ?



- Si c'est ça être inconscient, ne me réveillez surtout pas !


Venant de quelqu'un avec un trou dans l'épaule et la tronche en sang, ce n'était effectivement pas la meilleure pub possible. Bah, tant que Victorique n'aurait pas eu un bon rush d'adrénaline digne de ce nom, elle resterait aussi molle que la plupart des autres gens. Le jour où sa zone de confort craquerait serait aussi amusant que désastreux.
En parlant de craquer, le Lygus devait devenir dingue avec ce que Pooki lui mettait dans la face. Coordonné par Victorique, la chauve-souris rebondissait comme une balle de flipper sur le monstre qui, tout rapide qu'il était, s'avérait bien incapable de contrer la chauve-souris folle... Jusqu'à ce qu'il se retrouve face à Madoka et que sa peur des nénés prenne le dessus, interrompant toute l'attaque. Le temps que Madoka comprenne ce qu'il s'était passé, le Lygus s'était catapulté sur Victorique avec l'intention de l'empaler comme une saucisse apéro sur un cure-dent... Mais c'était sans compter les réflexes (meilleurs qu'il n'y paraissait, avouons-le !) de la môme, qui stoppa le dard avec ses bras. Les choses allaient mal finir, c'est sûr... Sauf si Pooki retournait la situation comme il venait de faire en ressurgissant de nulle part. Ce "stun" temporaire servit bien Madoka ; le temps que le Lygus comprenne ce qu'il s'était passé, Victorique s'était dégagée... Et plutôt que de couvrir la distance (dur avec le sang qui pissait), miss gros bonnets avait utilisé son vent-qui-coupe sur lui. Au début, elle s'attendait à ce qu'il réagisse sans plus, mais à peine la lame d'air l'avait-il touché que l'animal s'était mis à couiner comme un veau. Minute... Truc volant... Attaque d'air... Oh oui.

Faisant fi des commentaires de Victorique, Madoka lança la célèbre techniques du "foncer comme un sanglier sur le povkon à tuer" en lançant une deuxième salve d'air coupant suivie non pas d'un coup d'épée, mais d'un gros coup de latte dans la face du Lygus qui, une fois à nouveau touché par la rafale de vent, avait tenté de filer vers le bas pour minimiser les pertes, mais seulement pour se manger un coup de latte que n'aurait pas renié un joueur de foot allemand, PUIS un coup d'épée à la tête le temps qu'il se remette.
Madoka et le Lygus faisaient désormais peine à voir : entre elle qui saignait maintenant relativement abondamment et lui qui était couvert de gnons et de micro-coupures...



- Bon, on le finit ou on tire qui sera sandwichée entre les hommes si on perd ?

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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Ven 16 Aoû - 22:01

VictoriqueUne douleur aiguë nous traversait toujours les bras. Nous relevâmes péniblement nos manches pour voir avec effroi la blessure qu'avait laissé le dard du monstre. Elle n'était heureusement pas assez large pour nous permettre de voir au travers, mais ils avaient décidément été traversés de part en part. Cela nous ramenait à la dure réalité de cet endroit. Ce n'était pas parce que nous étions à la BGU que cet endroit n'était pas dangereux. Nous pensions tellement à ce satané pari que nous avions carrément oublié la possibilité de pouvoir laisser notre vie ici. Ces monstres étaient tout aussi réels que les filets de sang qui coulaient de ces plaies, et sur nos vêtements dont les tons sombres venaient au moins le dissimuler. Voilà de quoi aller voir à nouveau cette infirmière, bien que cette fois, c'était plutôt pour nous. Pooki s'approcha pour observer les blessures, et émit une plainte craintive en remarquant le sang. Nous l'avions repoussé avant qu'il ne s'approche de trop près, non sans laisser s'échapper un râle de douleur.

Le monstre était occupé avec miss Bayushi, qui semblait bien décidée à le mettre en rondelles. Il n'avait pas du tout l'air d'apprécier les attaques de vent qu'elle lui avait portée. Elle aussi ne semblait pas se trouver dans la meilleure des formes, bien qu'elle n'en faisait pas vraiment de cas. Quelle femme étrange, et franchement incompréhensible. Nous accusâmes un pas vers l'arrière, puis un autre. La voie vers la sortie était libre, et l'idée de simplement tourner les talons de ce combat était en train de germer dans notre esprit. Du moins, jusqu'à ce que la venue de Gaïa vienne en remettre une couche avec cette histoire de pari. Notre visage s'empourpra à cette seule idée. N'avait-elle donc aucune honte!? N'empêche qu'elle marquait bien un point. Ils devaient toujours se trouver à l'entrée de la serre, et retourner seule bredouille était l'équivalent de déclarer défaite, il y aurait certainement moyen de se défaire de cet engagement, mais ce ne serait pas sans perdre quelques plumes au passage.

«Ce n'est pas la peine de revenir là-dessus ou de nous rappeler les enjeux. Vous devriez peut-être davantage vous en faire pour votre vie...»

Elle était beaucoup plus mal en point que nous l'avions pensé. Elle semblait vouloir continuer malgré tout, mais ses blessures tenaient un avis différent. Il fallait lui faire gagner du temps. Nous levâmes péniblement le bras en direction du monstre. Utiliser la magie s'avérerait plus difficile dans notre état actuel, mais toujours aussi efficace heureusement, il suffirait de serrer des dents et de parvenir à utiliser notre magie.

«Frigus aegida: cor fractis.»

Sans plus attendre, les épieux de glace entourèrent le monstre pour s'abattre sur lui au moment où nous avions fermé la main. Sa chitine était difficile à traverser, mais certains parvinrent à traverser sa défense. L'assaut avait été suivit par Pooki qui s'élança dans sa direction. Un coup de queue par contre l'envoya rebondir au sol comme un ballon. Il attaquait de façon beaucoup trop directe. Était-il en colère et avait perdu tout sens d'auto-préservation? Difficile à dire comme il n'était pas le plus expressif des familiers. Nous avions reprit la pose pour lancer une nouvelle salve.

«Frappe pendant qu'il est distrait par le sortilège Pooki. Frigus aegida: cor fractis.»

Et il se lança une fois de plus quand il aperçut les pieux de glace flotter autour du monstre. Il s'agissait de notre dernière magie disponible, alors mieux valait la faire compter. Quand ils s'abattirent sur le monstre, la chauve-souris frappa le monstre après que la glace s'était abattue une fois de plus. Après avoir perdu l'équilibre, le monstre se fit emporter dans les airs par le familier. Il le traîna jusqu'à le laisser tomber. Il le contourna pour le frapper dans le dos, utilisant la gravité pour reprendre de la vitesse et l'écraser au sol. Pour un monstre de sa taille, il était impressionnant de constater ce dont il était capable. D'un autre côté, qui sait ce qu'avait pu lui faire son ancienne maîtresse avant que nous mettions la main dessus. Il reprit de l'altitude pour retomber dessus avec presque autant de force, puis une autre fois. Jamais nous n'avions vu cette boulette de graisse animée d'une telle agressivité. Il se prépara à frapper une troisième fois, mais le dard du Lygus l'intercepta pour le traverser sans peine. Nous avions plaqué nos mains devant notre bouche pour retenir un cri de surprise quand il reçut l'attaque. Nous n'étions pas au bout de nos surprise, la chauve-souris se mit à se déplacer de manière erratique dans tous les sens, jusqu'à traîner même ce monstre avec lui. Un craquement finit par s'entendre, et Lygus se retrouva au sol une fois de plus. La force du coup quand Pooki s'en servit pour le jeter par terre en avait brisé la pointe, laissant une giclée de sang vert s'échapper de sa queue. Il ne perdit pas de temps pour frapper à nouveau tandis que ce moustique se redressait, mais il reçut une fois de plus le familier en pleine poitrine. Le dard par contre bougea sous l'impact, provoquant chez la chauve-souris une blessure plus grave encore quand il se retira en voletant de façon irrégulière. Sa mine semblait piteuse alors qu'il retournait vers nous, mais il semblait décidé à retourner à la charge au plus vite. Décidément, il nous faisait presque penser à miss Bayushi en un sens.

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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Dim 18 Aoû - 22:34

MadokaTant de sang, on se croirait dans un tome de Berserk.

Victorique avait désormais deux beaux trous dans les bras et Madoka continuait à avoir ce qui ressemblait à un impact de balle dans l'épaule. Il n'y avait guère que Pooki qui était peinard dans le camp des humains. Coupé de partout, le Lygus faisait aussi bien la gueule, cependant. C'était maintenant le moment de finir cette baston et d'envoyer ce truc au cimetière où il appartenait ; point de vue partagé par Victorique après que la remarque de sa collègue l'aie "revigorée" ; aussi grognonne était-elle il fut un temps, son inquiétude pour Madoka était cependant bien réelle maintenant en voyant l'état de sa blessure. Bien, elle avait compris qu'on meurt dans le monde réel. Il y avait du progrès en ce qui concernait son  arrêt de romancer les SeeD et la guerre en général.

Reprenant l'attaque de glace dont elle avait le secret, Victorique ne laissait aucun répit ; Et Pooki, qui rebondissait comme une balle de flipper un peu partout, y compris (surtout !) sur le Lygus, encore moins. Ces deux-là formeraient un duo instoppable si Pooki outrepassait sa peur des nibards et Victorique son attitude snob.
Tout partit cependant à vau-l'eau quand le Lygus, dans un dernier élan de cassage de noix, embrocha Pooki comme un poulet chez le rôtisseur avec son dard. N'importe quelle chauve-souris bateau serait morte sur le coup (et Victorique devait le croire vu sa tête), mais Pooki emm**dait les gens qui pensaient qu'il n'était qu'une chauve-souris bateau et en remit une couche avant de se replier. Désormais près de sa maîtresse, la chauve-souris était protégée plus ou moins. Sans desserrer les dents, Madoka vint s'interposer entre les deux au moment où le Lygus, réalisant que la chauve-souris lui avait pété son dard, prenait de l'élan pour se venger en un dernier coup. Vu l'état de l'animal, le prochain coup serait final, voire fatal.

Sabre en mains, Madoka ne se vantait plus et n'émettait plus aucun son (sauf si on compte le "plic-plic" du sang de ses plaies sur le sol). Le Lygus ne fit que peu de cas de cet obstacle et mit son plan a exécution : foncer vers Pooki.
Mais ce ne fut qu'une fois le groupe dépassé qu'il réalisa deux choses : d'une, l'obstacle avait changé de position depuis son déplacement. De deux, il lui manquait ses pattes droites. Tranchées net par l"'obstacle", au sol près de Madoka. Un seul coup, deux pattes.
Fou furieux désormais, l'animal fonça droit sur elle cette fois-ci ; et s'il réussit à heurter au passage l'épaule meurtrie; ses deux pattes gauches furent à nouveau coupées net par le sabre de Madoka ; ne restaient plus que des moignons. Avant qu'il ne puisse réagir, cependant, la blonde était sur lui et, de quelques tournemains, coupait en deux ses quatre ailes. Le Lygus tenta bien de mordre (et réussit) sauvagement un des opulents seins sur lesquels il tombait, mais un violent coup de pied l'envoya voler dans un coin où il put admirer comment était le monde sans bras, jambes ou ailes.

C'est alors qu'il comprit : il allait mourir ici et maintenant. Peut-être emmènerait-il la grande humaine, mordue et coupée de partout, avec lui, mais sans membres ou ailes, n'importe quelle créature le mangerait sans souci.




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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Mar 20 Aoû - 18:13

VictoriqueLe monstre faisait presque pitié à voir dans son état à présent. Nous en ressentirions presque s'il n'était pas en train de tenter de nous dévorer vivantes. Pooki n'avait pas fière mine ceci dit en passant. Il s'était laissé tomber dans nos bras et ne bougeait plus du tout, si ce n'était respirer bruyamment. L'insouciance de ses assauts avait porté son poids sur lui avec les coups qui avaient été échangés. Il n'y avait que peu de réponse de sa part quand nous tentions de le secouer gentiment. Il tenta de remonter dans les airs, mais retomba après avoir fait un mètre de distance pour tout juste nous laisser temps de le rattraper avant qu'il ne s'écrase par terre. Il se trouvait visiblement assez mal en point. Si jamais il avait possédé du sang, il y en aurait certainement perdu énormément, mais il semblait que la venue de Gaïa était décidée à battre tout le monde à ce niveau. Bien qu'elle se tenait encore debout, il était plus qu'évident qu'elle ne tiendrait pas un autre assaut de la part du monstre, peu importe à quel point il était lui-même mutilé. La question restait pourquoi elle se tenait encore et toujours dans le chemin alors qu'il tenait du miracle qu'elle soit encore vivante. Cette attitude qu'elle avait ne nous incitait qu'un sentiment de colère, mais surtout d'incompréhension.

«Vous vous conduisez en véritable abrutie. Vous nous pensez assez faible pour avoir besoin de l'aide d'une personne à deux doigts de la mort face à un monstre estropié? Arrêtez un peu de jouer au héro comme si vous vous trouviez dans une sorte de mauvaise fantaisie.»

De son côté, Pooki commençait à retrouver ses esprits. Il se secouait et recommençait à battre des ailes. Il releva la tête quand il se rendit compte que son corps était redevenu noir. Malgré le fait qu'il se trouvait mal en point, il ne s'objectait aucunement de retourner à la bataille. Quelles étaient les véritables limites de ce petit monstre en fait pour pouvoir se mesurer à un Lygus? Tout ça était très nouveau pour nous, mais dans son cas, il semblait presque se trouver dans son élément. Il y avait de quoi nous laisser pensive quant à ce qui avait dû être son lot quotidien avec son ancienne maîtresse, et surtout ce pourquoi il en avait tellement peur. Il y avait cependant plus important moustique à écraser. Le familier fusa en direction du monstre qui s'apprêtait à attaquer la guerrière de Gaïa. Il le frappa de plein fouet en contournant habilement cette dernière en plein vol. Avec le contrôle direct que nous exercions dessus, il reprit de plus belle sa série d'attaques en orbitant autour de son adversaire pour le frapper et reprendre sa trajectoire. Ce manège infernal dura jusqu'à ce qu'il vienne frapper le Lygus de plein fouet d'un coup ascendant. Nous avions presque senti notre coeur s'arrêter quand il s'était fait mordre par le monstre, mais la force avec laquelle il s'élança eut raison de sa dentition. Dans un sordide craquement, il traversa la tête du monstre pour en sortir de l'autre côté. Sans doute déjà mort, le Lygus fut secoué de plusieurs spasmes violents causés par des influx nerveux hors de contrôle avant d'aller s'effondrer au sol.

Nous avions suivi tout juste après pour tomber à genoux les bras ballants. Le souffle court, nous lâchions un long soupir bruyant alors que nous n'avions presque plus d'énergie. La magie utilisée à répétitions, les assauts dirigés de notre familier et le surplus d'adrénaline avaient porté leur poids. Nous n'avions pas l'intention de nous relever avant un bon moment, du moins jusqu'à ce que nous puissions apercevoir Pooki immobile au sol lui aussi. Nous nous relevâmes en vitesse pour nous précipiter vers lui. Cette dernière morsure lui avait été très néfaste. Couvert du sang verdâtre du monstre, il ressemblait presque comiquement à un énorme concombre ailé. Il n'aura certainement pas volé sa prochaine visite vers l'infirmerie cette fois. Il s'en trouvait poisseux, mais combattre notre dégoût était une maigre affaire pour le recueillir entre nos bras qui se trouvaient au passage toujours très douloureux. Cet idiot avait plus d'un point commun avec la femme de Gaïa pour aller se placer ainsi dans des situations aussi dangereuses pour nous protéger. Nous serions profondément en colère face à lui s'il ne nous avait pas sauvée la vie une fois de plus. C'est avec un lourd poids dans la poitrine et la mâchoire serrée que nous nous étions retourner en direction de la guerrière de Gaïa, et sans doute les yeux un peu humides.

«Est-ce que cela en valait réellement la peine? Risquer constamment de perdre les choses les plus importantes que vous possédez simplement pour satisfaire votre fierté?»
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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Jeu 22 Aoû - 0:54

Madoka- Décidément, vous êtes dure à la détente.


Décidément, il fallait tout lui expliquer à cette môme. A élever les gamins avec des cuillères en argent dans le bec, on n'en ferait pas des soldats ou des guerriers dignes de ce nom. Ou juste des gens avec le moindre concept de ce qu'était l'honneur d'un combattant. Pooki avait plus de jugeote qu'elle, et c'était une grosse chauve-souris rouge avec une peur des nichons. Ça en disait long.
En parlant de lui, alors que Madoka se préparait à flanquer sa rouste finale au Lygus (quitte à en faire une attaque suicide !), il réussit à réunir ses forces et à se mettre à attaquer le Lygus à nouveau, finissant... Par lui perforer le crâne après s'être fait gober par le monstre. Ce petit truc rouge était décidément bien plus hardcore qu'il n'en avait l'air. Après s'être fait embrocher comme un poulet chez le rôtisseur et avoir pris sa vengeance, voilà qu'il allait lui infliger le coup fatal tout en s'en reprenant une. Madoka l'aurait presque high-fivé s'il ne risquait pas de faire une crise cardiaque en la voyant approcher ou de mourir sous l'effet du coup. A plus de Lygus.

Un soupir de soulagement plus tard, Madoka essuyait le mix vert et rouge sur son épée à l'aide d'un chiffon avant de la remettre au fourreau... Et de tomber sur le cul à cause de l'épuisement. Il y avait facilement un demi-litre de sang de Gaïa éparpillé un peu partout, normal.
Mais pas le temps de s'évanouir : à peine Madoka espérait-elle tomber dans les pommes tranquille que Victorique revenait à l'assaut. En sale état, Pooki a moitié mort dans ses bras et à la limite de pleurer, il FALLAIT en rajouter sur le pourquoi du comment que Madoka se battait. Après tout, la persévérance est une qualité !



- La chose la plus importante que j'ai pend à mon côté gauche. Je la perdrai quand je trouverai un ennemi assez fort pour me tuer. D'ici là...

D'ici là, j'aurais besoin d'aide pour me relever.
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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Jeu 29 Aoû - 3:46

VictoriqueRien de plus important que son épée? Vraiment? C'était décidément supplier que l'on prenne avantage d'elle, et elle nous nous sentions de moins en moins mal d'être la personne à en profiter. Pour autant qu'elle déblatérait continuellement toutes sortes d'étrangetés, l'idée d'avoir quelqu'un pour se mettre en travers du chemin des monstres autre que Pooki n'était décidément pas une mauvaise idée. Cette examen de SeeD au lac Obel pourrait définitivement s'annoncer beaucoup plus facile ainsi, et surtout moins risqué. Avant de lui parler à propos de ce genre de choses, mieux valait quitter cette satanée serre. Nos bras nous faisaient très mal, même quand notre familier ne bougeait que très peu alors qu'il se trouvait plus ou moins dans les vapes. Il avait bien mérité ce repos avec tout ce qu'il venait d'encaisser dans tous les cas. Ce Lygus ne lui aura laissé aucun répit, mais il en sera venu à bout au final. Cette petite bête dépassait décidément les attendes à son sujet.

«Peu importe, tâchons simplement de quitter cette maudite serre. Vivement un retour à l'infirmerie. Vous pouvez vous appuyer sur nous entre-temps dans ce cas.»

Tout en espérant simplement qu'elle ne vienne pas confondre notre tête pour un reposoir mammaire. L'un d'eux portait une vilaine blessure, alors c'était franchement peu probable. Nous nous étions approchée pour lui présenter notre épaule. Nous avions déjà Pooki dans nos bras, et si lui tendre la main aurait été plus poli, la blessure à nos avant-bras nous en empêchait. Si la marche était quelque peu ardue, on ne pouvait pas qualifier miss Bayushi de poids plume, la route était fort heureusement courte jusqu'à la sortie.

À peine étions-nous sortie et enfin en sécurité que nous étions tombées dans le champ de vision des deux élèves qui nous attendaient vraisemblablement. Ils semblait très surpris de nous voir dans un état aussi déplorable. Ils se précipitèrent à notre rencontre pour nous aider toutes les deux à nous tenir debout. Nous étions toujours capable de nous tenir debout par nous-mêmes, mais nous n'avions pas rechigné quand ce fut l'étudiant blond qui était venu à notre aide. Ce n'était pas un sentiment bien désagréable que de pouvoir nous tenir à son bras, jusqu'à ce que son ami se décide d'ouvrir la bouche.

«Si vous aviez si peu envie au point de risquer de vous faire tuer, vous aviez qu'à dire non vous savez.
-C'est amusant que vous en parliez, parce que le Lygus lui est dans un bien plus piètre état.
-Quoi!?
-Ce n'est pas exactement le plus important en ce moment.»

Ce n'était pas faux. Vivement un nouveau tour à l'infirmerie afin de traiter toutes ces blessures. Nous avions peut-être gagné, mais le prix en avait été très lourd. Décidément, il aurait été très certainement préférable d'installer l'infirmerie tout juste à côté de la serre, mais à quoi pensaient ces architectes!? Traverser les couloirs et très certainement croiser plusieurs autres élèves dans un tel état, on ne pouvait pas exactement classifier cela comme une glorieuse parade de la victoire.

«Pourrions-nous aller rendre visite à Mister Hyde une fois remises sur pieds? Il aurait quelques réponses à fournir celui-là. Hmph, un brin de toilette s'imposerait probablement d'abord...»

Quoiqu'en voyant le piètre état de nos manches et de notre robe, peut-être valait-il mieux de nous changer avant de songer à rendre une visite. Dans tous les cas, il s'agissait du moins d'une bonne partie de notre agressivité face à tout ce casse-tête qui venait de se dissiper. Qui aurait cru que tuer des monstres géants pourrait se montrer être un tel exutoire?
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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Dim 1 Sep - 21:49

MadokaSe relever fut ardu. Non pas que Madoka avait une force de crevette, mais essayez de vous relever après avoir perdu un demi-litre de sang et on verra. Heureusement que Victorique était là, sinon, il y avait de fortes chances que notre blonde favorite sorte de la serre en rampant. Ou pas, si l'oncle du Lygus venait lui rendre visite et qu'il tombait nez-à-nez avec les filles...

Avec sa carrure, Victorique faisait plus office de béquille tunée loligoth qu'autre chose, mais tout ce qui permettait de ne pas sortir de la serre en rampant était bienvenu. Pooki était, quand à lui, tellement mortifié qu'il ne remarquait même pas qu'il n'était même pas à un mètre des deux zeppelins qui, en temps normal, l'auraient déjà complètement terrorisé. Dans un sens tant mieux, Madoka ne voulait pas trop se séparer de sa porteuse ; si elle se mettait à courir après sa chauve-souris, on serait mal.
En parlant de porteurs, les deux ahuris au pari étaient toujours dehors à attendre et prirent le relais de Victorique. Si l'initiateur du pari ne put s'empêcher d'en caser une, tout le groupe tomba d'accord sur le fait qu'on résoudrait le pari après que tout le monde soit soigné, Victorique voulait quand même aller voir William une fois le calme revenu. Inquiète pour sa santé pour le fait que son examen SeeD puisse être repoussé s'il ne se remettait pas ?



- Un brin de soins passera avant, si je puis me permettre...


Aussi bien pour elle que pour sa béquille et Pooki, il faudrait aller se faire rafistoler, nettoyer, transfuser et tout un tas de trucs en -er avant de faire quoi que ce soit.
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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Mar 3 Sep - 10:41

VictoriqueAprès un voyage plutôt ardu jusqu'à l'infirmerie. Nous pouvions au moins les remercier pour l'efficacité de leurs soins même si l'emplacement lui restait franchement à désirer. Tout juste en quittant la pièce, nous massions nos avant-bras qui, malgré un certain élancement, n'étaient plus douloureux du tout. Pooki ne sera pas long à sortir à notre suite, l'air bien plus vif qu'à son arrivée ici. À peine miss Bayushi sortit à son tour de l'infirmerie qu'il se précipita dans nos bras. Quel froussard était-il d'avoir aussi peur d'elle alors qu'il venait d'affronter un monstre bien plus terrible encore qui s'était trouvé être une menace bien réelle. Peu importe, il avait au moins gagné le droit à cette indulgence après avoir combattu aussi férocement. Quel genre de vie devait-il avoir eu auprès de son ancienne maîtresse, la question continuait de nous flotter à l'esprit, mais faute de chance, il n'était pas doué de parole. Il répondit en se trémoussant un peu quand nous lui avions caressé la tête, et s'endormit très vite par la suite.

-Comment ça nous ne sommes pas autorisées à lui rendre visite!? Il s'agit de notre examinateur, évidemment que nous pouvons aller le voir.

Les mains sur les hanches, il semblerait que, peu importe à quel point nous tempêtions face à la sécurité, ils étaient décidés à empêcher quiconque d'entrer. Certes, ils avançaient qu'ils ignoraient si son état pouvait encore se dégrader et qu'ils ignoraient s'ils pouvait encore se montrer dangereux, mais tout de même! Après tout le voyage depuis Balamb il ne s'était pas montré être un problème après tout. Un tibia à frapper aurait été plaisant en ce moment, mais nous avions laissé partir les deux étudiants perdants du pari pour le moment. En vérité, nous avions beau avoir gagné, nous ignorions un peu quoi en faire. Peu importe, nous trouverions bien tôt ou tard.

-Ce n'est pas terminé, nous avons bien l'intention de revenir, et nous espérons que votre discours sera différent. Quel culot nous devons rêver... Allons-y.

Nous fîmes volte-face en espérant que miss Bayushi suive. Il commençait à se faire tard depuis, et même après notre passage à l'infirmerie, le combat face à cette saleté de Lygus nous avait laissée drainée. Vivement que nous puissions trouver un peu de sommeil. Il n'y avait sans doute pas de bains ici, ce serait trop demander d'avoir ce minimum de confort, mais une douche fera l'affaire d'ici là. Nous nous arrêtâmes face à notre chambre, avant de nous retourner face à miss Bayushi. Une idée franchement un peu étrange nous passait par la tête.

-La BGU ne laisse généralement pas des invités rester pendant la nuit. Ils vous escorteront probablement jusqu'à Balamb où vous aurez droit à une chambre. Sinon, si vous souhaitez vraiment vous rendre au lac Obel avec nous, vous pouvez toujours passer la nuit dans notre chambre. Nous doutons fort qu'ils viennent y faire une inspection dès la première journée alors...

Seul petit hic, il s'agissait d'une chambre aménagée pour les SeeDs comme nous allions passer l'examen prochainement. Certes, cela éviterait des déplacements inutiles, mais cela faisait également en sorte qu'il n'y ait qu'un seul lit. Nous n'avions remarqué ce petit détail qu'une fois les pieds dans notre chambre à nouveau, car nous l'avions complètement oublié avec tout ce qui s'était produit entre-temps. Un coup de chaleur nous monta au visage, hors de question de même y songer pour cette touriste.

-À bien y repenser, nous ne voudrions pas vous causer des ennuis...


Dernière édition par Victorique De Bastille le Jeu 5 Sep - 0:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Mar 3 Sep - 21:22

MadokaBon, Madoka se sentait toujours dans le même état que Tokyo après le tournage d'un film de Godzilla, mais elle ne flanquait plus de sang partout, au moins. Par contre, Pooki était toujours terrorisé juste à la voir passer près de lui ; mais ça, on ne pourrait rien y faire.
Hélas, à peine remise de ses émotions (et de son demi-litre d'hémoglobine laissé dans la serre), Madoka mit une nouvelle fois ses tympans à rude épreuve quand Victorique démarra un esclandre devant la "chambre" de William. Instructeur ou pas, les péripéties le concernant avaient visiblement été jugées assez sérieuses pour le maintenir en isolement et interdire l'accès. Peu importe le nombre d'indignations, de tapages de pied ou d'ombrelles cassées, il était évident que sa fureur ne mènerait nulle part la gnome magicienne. Qui battit en retraite pour le moment non sans promettre de revenir. Un haussement d'épaules aux plantons l'air de dire "Relax, c'est toujours comme ça" et le groupe était reparti. Avant que Victorique ne mette une idée sur la table : comme la BGU ne laissait pas les étrangers squatter, ils enverraient Madoka coucher à Balamb, mais Victorique voulait la planquer dans sa chambre pour éviter ça. Tout irait bien si elle n'avait pas brutalement rougi en annonçant qu'il n'y avait qu'un lit. Hola, c'était une invitation à venir à Obel avec elle ou une passe qu'elle nous faisait, la Victorique ?



- Si c'est pour Obel, je me contenterai de l'hôtel de Balamb et vous attendrai à ce moment là...

Si c'est pour quelque chose de plus personnel, votre idée est tentante, un de vos étudiants me suffira.



Et surtout, Pooki pourrait l'attaquer. On ne sait jamais.


- ...Mais mon petit doigt me dit que c'est plus sabre que mon corps qui vous intéresse, je me trompe ?
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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Jeu 5 Sep - 0:15

VictoriqueNous pouvions sentir notre corps au complet s'allumer comme une bougie face à la proposition indécente de miss Bayushi. Forcément elle avait du mal comprendre, ou alors elle s'amusait une fois de plus à nous faire tourner en bourrique de la même façon que pour nous forcer la main pour entrer dans le pari. Articuler quoique ce soit de cohérent fut ardu sans être étouffée d'abord par un hoquet.

«Quoi!? Non, non! Ce n'est pas du tout ce que... MAIS QU'EST DONC CETTE IDÉE!? Les choses étranges que vous pouvez raconter parfois... Si vous pouviez vous montrer sérieuse parfois plutôt que de raconter des sottises.»

Nous avions faillit lui lancer Pooki au visage telle notre frustration était grande. Nous nous étions au moins ravisée par compassion pour tout ce que le familier avait fait jusqu'à maintenant. Avec l'agitation qui venait de le réveiller et la présence de la touriste de Gaïa, il préféra aller se jeter sous les couvertures sans demander son reste en attendant une situation plus favorable. Un soupir exaspéré vint sublimer une partie de notre colère. S'il ne s'agissait que d'un malentendu, nous pouvons supposer que nous aurions pu être plus claire dans nos propos. Elle venait par contre toucher à un sujet épineux.

«Vraiment vous faites erreur, nous n'avons aucun intérêt de cette nature envers vous. Cessons vite d'en discuter avant que quelqu'un d'autre ne se fasse d'idées semblables à vous entendre. Concernant le reste... Ce n'est pas exactement faux que je songeais à vous conserver dans les parages pour cette excursion au lac... Nous comprendrions sans doute si vous préféreriez vous retirer. L'endroit risque d'être fort dangereux après tout, il s'agit d'un examen de SeeD.»

Autant lui renvoyer la pareille. Rien de plus facile pour l'enrôler à notre cause que la promesse du danger après tout. Si elle ne voudrait pas entendre notre mise en garde, nous n'avions aucun remord à avoir, et autant être celle à en profiter dans ce cas. Enfin, nous étions prête à y aller à un seul détail près...

«Cependant il nous faudra encore tout de même nous enquérir de l'état de santé de monsieur Lawrence dès la première heure. Stupides brutes épaisses, s'ils nous avaient laissées passer au moins.»

Après une bonne nuit de sommeil réparateur au moins, et surtout après une douche. Nos vêtements portaient encore les traces du combat avec ce Lygus, et nous avions un peu hâte de nous en séparer.
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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Sam 7 Sep - 3:36

MadokaHeh heh heh. Décidément, Victorique était bien facile à énerver. Si ça ne lui jouait pas des tours à Obel, ce serait plus tard. Mais tours ou pas tours, pour le moment, la regarder fulminer était très distrayant en fait. Elle semblait prête à lui catapulter Pooki dans la tête, mais le bestiau avait plus ou moins anticipé le coup et venait de se cacher sous les couvertures. Tant pour elle comme pour lui ; il en avait assez bavé et se retrouver si près d'une paire de seins risquait de l'achever.
Aussi risible que fut cette mini-confrontation, elle eut le mérite de confirmer quelque chose : Victorique comptait bien utiliser Madoka comme hache-monstres / bouclier humain pendant sa mission. Au moins elle était quelque peu honnête à ce sujet ; pas de mensonge à deux gils sur ce coup.



- Comme si vous aviez une autre raison de me cacher dans votre lit que celle-ci... Je vous attendrai à Balamb tous les deux. Ne ratez pas le bateau... Et à y réfléchir, un de vos étudiants tiendrait dans le lit si je ne vous conviens pas.


Ultime pique avant d'aller se coucher. Madoka fila sans demander son reste de "peur" de se prendre une ombrelle, une chaussure ou tout autre projectile dans la tronche. Bon, maintenant que ça c'était fait, il faudrait rentrer à Balamb.
Fort heureusement, les gars de cette école étaient prévoyants et quelques braves gars se chargeaient de ramener les civils à Balamb en voiture ; comble du luxe, Madoka ayant expliqué qu'elle accompagnerait Victorique en tant que bouclier humain "consultante", ils ajoutaient au voyage en voiture une nuit à l'hôtel de Balamb réservé aux soldats. Ce n'serait probablement pas plus glorieux qu'une couchette avec un coin hygiène, mais Boobie Lady s'en fichait comme de l'an 40 du moment qu'elle pourrait se reposer du combat contre le Lygus.

Prévoyance ou hasard, aucun soldat ne lorgna trop sur elle pendant le trajet ou à l'accueil de l'hôtel malgré les vous-savez-quoi et les habits plus ou moins amochés. Probablement parce que c'était des soldates.
Encore une fois, cela dit, rien à faire : à peine arrivée devant la couchette en question qu'en un tournemain, la porte était verrouillée, les rideaux tirés, les vêtements sur une chaise posés, l'épée à la tête du lit placée (on ne sait jamais !) et Madoka pieutée. Temps de dormir...



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Madoka dort à l'hôtel de Balamb.
Victorique et William... Font ce qu'ils veulent.

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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Ven 13 Sep - 23:32

WilliamTout ce qui l’entourait était flou. Les informations qui lui parvenaient étaient incohérentes, incomplètes. Le brouillard obscurcissait son esprit. Il lui sembla rester ainsi pendant des heures. Ou bien était-ce des secondes ? Sa perception du temps était totalement faussée, le temps semblant s’étirer et se compresser à l’infini dans cet espace onirique. Onirique, c’était le mot. Un rêve. Probablement. Sans aucun doute.

Une sensation étrange lui parvint alors, comme celle d’être en mouvement dans un espace clos. Celui d’un véhicule. Une voiture.

Il la reconnaissait, à présent que le vrombissement familier lui parvenait, néanmoins distordu comme tout le reste des sensations qu’il expérimentait. C’était sa voiture, celle de sa famille. La vieille voiture que conduisait son père lorsqu’il habitait encore à Dollet, bien avant qu’il ne quitte Galbadia. Cette voiture, il l’avait connu depuis qu’il était tout jeune, ses parents n’ayant pas vraiment cherché à en changer tant que le besoin ne se faisait pas sentir. Ils avaient donc conservé ce véhicule à l’intérieur usé et à la peinture vieillissante durant la plupart de l’enfance de William. Jusqu’à ce que…

La lumière ambiante changea soudainement, ce qui était le décor nocturne d’un retour de soirée passant à la lumière éblouissante des flammes d’un incendie, tandis que sa perspective s’inversa totalement, l’habitacle se retournant en un instant des suites d’un choc puissant contre la carlingue.

Il sentit son corps se déplacer hors de la voiture, cherchant à échapper au brasier le plus vite possible. Et c’est là que se présenta à lui la silhouette de l’homme responsable de l’accident, en train d’émerger du véhicule qui l’avait percuté. Sa vue était biaisée, toujours partiellement obscurcie par cette sensation lui indiquant l’origine de ces scènes du passé. Mais il savait que ce qu’il avait devant les yeux était un homme se distinguant par l’éclat brillant parcourant son bras gauche. Un éclat rougeâtre, plus profond que celui des flammes l’entourant, qui lui parcourait l’intégralité de son membre, de la paume de sa main jusqu’à l’épaule.

Le monde autour de lui commença à changer de nouveau, en même temps qu’il ne prenait conscience de sensations nouvelles. L’incendie, la voiture et l’homme disparurent. A la place lui apparaissaient des plaines parsemées de carcasses métalliques et de cadavres de SeeD, aux uniformes marqués d’écussons provenant autant de Balamb que de Galbadia. Le ciel est parsemé de teintes bleues, rouges et grises et les figures massives de la BGU et de la GGU flottant au-dessus de sa tête viennent obscurcir encore davantage le paysage. Le site de la Bataille des Jardins, sur le continent de Centra.

Des volutes de fumées lui bouchèrent la vue quelques secondes, lui rappelant ce qu’il avait à faire. Il se redressa de la position allongée dans laquelle il était et se mit à courir en direction de la BGU, visant le point de ralliement située en retrait du vaisseau. Une distance quasi-indéfinissable le séparait de son but, mais il continuait coûte que coûte. C’était peine perdue, il savait ce qui allait arriver. Mais il continuait quand même, comme s’il existait un espoir que ça ne se reproduise pas. Mais bien entendu, le souvenir embrumé emprunta la voie qui lui avait été fixée depuis ce jour et il sentit le souffle chaud lui passer le long du côté gauche. C’était fini, la boucle s’était bouclée. Son bras n’était plus là, les tissus et les os s’étant faits presque instantanément désintégrés par le tir Galbadien.


******

William laissa échapper un gémissement étouffé tandis qu’il sortait de son état semi-comateux, une douleur fantôme du côté gauche le faisant s’agiter quelques instants avant qu’il ne reprenne conscience de son environnement en exultant bruyamment.

Il se trouvait allongé dans un lit d’hôpital, dans ce qui semblait être l’une des chambres spéciales de l’aile médicale de la BGU, une des pièces conçues pour l’isolement des patients difficiles. Ses souvenirs de la veille lui revenaient progressivement, mais particulièrement rendus brumeux par on ne sait quel médicament.

La chambre était plongée dans la pénombre presque totale, seules quelques lumières provenant de l’extérieur venant procurer un faible éclairage. Le lit dans lequel il se trouvait était équipé d’une série de capteurs médicaux assurant la surveillance de son état de santé, les machines retransmettant ses données se trouvant à côté sur un chariot. Lorsqu’il avait voulu porter sa main droite à son épaule gauche, il avait constaté qu’elle avait été immobilisée par des menottes reliées au garde-fou du lit, de même que ses deux chevilles. Probablement dans l’optique de l’empêcher de faire n’importe quoi durant la nuit.

Le jeune homme se renfonça alors dans le matelas, comprenant qu’il ne sortirait pas de cette pièce avant la fin de la nuit, à minima. Il savait ce qu’il avait fait, et ne pouvait s’empêcher de penser qu’une fois encore, tout était de sa faute. Mais ses pensées préférèrent se tourner vers un autre sujet, les souvenirs distordus qu’il venait de revivre le préoccupant pour le moment.

L’accident qui lui avait fait prendre conscience d’une toute autre réalité avait failli lui coûter la vie, ce soir-là. Lui et ses parents rentraient d’une soirée en ville, quand un autre véhicule avait percuté de plein fouet le leur, occasionnant d’importants dégâts sur la voie qu’ils occupaient. Le conducteur du camion était un fugitif connu des services de police à l’époque, qui tentait alors d’échapper à une patrouille l’ayant pris en chasse.

De nombreux détails de cette nuit avaient été en partie perdus lors du cursus de William, les G-Forces lui ayant occasionné une légère perte de mémoire avant qu’il ne cesse de s’en servir. Mais le détail qu’il n’avait jamais pu oublier, peu importe à quel point il avait pu essayer, restait la vision de ce bras à l’aspect informe qui émettait la lueur écarlate confondue au brasier qui l’entourait à ce moment.

Lorsqu’il avait quitté les SeeDs après avoir perdu son bras, et qu’il s’était reconvertit dans l’investigation, il avait cherché à retrouver les traces de cet homme mystérieux. Mais aucun des dossiers n’avait pu le renseigner sur l’identité du fugitif. Tous étaient incomplets, les informations qu’ils contenaient n’étant que des descriptions imprécises, voire inexactes, des agissements et des habitudes d’un homme que personne ne connaissait. Les enquêtes menées n’avaient jamais débouchées sur quelque chose de concret, les indices ne menaient nulle part et les témoins des exactions de ce criminel ne cessaient de délivrer des informations contradictoires. Et puis un jour, l’homme avait disparu. Plus aucun crime, plus aucune piste.

William n’avait pu que se résigner à abandonner ses recherches et tenter d’oublier ces évènements. Cela faisait bien deux ans qu’il n’avait plus repensé à tout cela, et il fallait pourtant qu’il soit assailli par ces cauchemars au moment où il s’y attend le moins.

Il passa quelques minutes à tenter de trouver une signification à tout ceci, mais sombra finalement dans un sommeil réparateur, trop épuisé par les évènements de la veille.


William récupère pour la nuit.

******

La première sonnerie du matin venait à peine de retentir lorsque Liliane frappa à la porte de la chambre de Victorique, arborant un uniforme quasi-semblable à celui du jour précédent, à ceci près que les bottes noires avaient été remplacées par une paire de chaussure de ville et qu’elle avait ôté les gants de combat de son ensemble.

Les cheveux encore partiellement mouillés des suites de sa toilette matinale et le visage légèrement endormi à cause des tâches qu’elle avait dû accomplir jusqu’à tard hier soir, la cadette laissait transparaître malgré elle une légère pointe d’intimidation, bien qu’il n’y ait apparemment aucune raison visible à cela. Inspirant légèrement, elle se décida à ouvrir la bouche plusieurs instants après avoir toqué, la voix résonnant au travers de la porte :

« Victorique ? C’est Liliane Mikaelis. La journée commence pour l’université et le petit-déjeuner ne dure pas plus d’une heure et demie. Je vous conseille de vous préparer pour la journée qui vous attend, mais je voulais aussi vous demander si vous comptiez venir prendre votre repas à la cafétéria ? Ca me ferait plaisir que vous veniez manger avec moi… A moins que vous ne préféreriez que je vous apporte quelque chose lors de mon retour ? »

Le peu de temps que les deux jeunes femmes avaient pu passer ensemble avait fait penser à Liliane que la demoiselle de Trabia n’appréciait guère d’être mêlée aux autres étudiants. Ou que tout du moins, elle avait du mal à supporter les ambiances telles que celle d’une salle bondée d’élèves discutant tous en même de tout et de rien.
Aussi, elle s’attendait assez facilement à se faire rembarrer presque aussi sec.
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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Dim 15 Sep - 3:38

VictoriqueLe réveil avait été plus brusque que nous l'avions espéré. Notre première réaction avait été de nous tourner et de nous retourner dans ce délicieux instant de repos. Une maigre consolation après avoir été tirée hors du pays des songes il fallait avouer. Un rêve qui avait été jusqu'à maintenant agréable, bien que le raconter trop en détail suffirait à nous faire rougir tel une pucelle. Ce ne sera que quand nous entendîmes frapper à la porte que nous nous étions rendue compte que quelqu'un venait en fait nous rendre visite. Nous avions émit un gémissement endormi à la perspective de devoir nous réveiller de si bonne heure. Pooki avait été le premier à se remuer. De nous deux il avait toujours été le plus matinal après tout. Avec la perte de notre oreiller chauffant, nous sortîmes de sous le monticule de couvertures afin de nous asseoir sur le rebord du lit. En cherchant à tâtons du bout des orteils sur le plancher froid tandis que nous reconnaissions la voix de miss Mikaelis, nous trouvâmes la paire de pantoufles soigneusement alignées face au lit en prévision de notre réveil. Nous nous levâmes à contrecœur de notre nid sous les encouragements du familier qui retrouva vite sa place entre nos bras.

Arrivée jusqu'à la porte, nous avions décidé de pousser un long et profond bâillement avant d'ouvrir, histoire d'éviter à notre invitée cette vue peu avantageuse. Certains pourraient également argumenter que la vue des larges pantoufles noires en forme de chat, d'un même qu'un pyjama uni constitué d'un pantalon et d'une chemise noirs portant un imprimé suivant le thème de ce que nous chaussions n'était guère plus glorieux. Nous pouvions encore sentir la statique dans nos cheveux entre-mêlés et notre visage portant les marques d'oreiller, mais pas le temps de faire un brin de toilette avant de répondre malheureusement. Nous avions ouvert la porte juste à temps comme elle se préparait à tourner les talons. D'une main libre, nous nous étions essuyée les paupières de sorte à voir un peu plus clairement, de même que de se débarrasser des larmes que nous avions au coin de l'oeil à force de bâiller aux corneilles. L'esprit encore embrumé, le regard à l'horizon, maintenir une conversation cohérente ne serait pas la chose la plus aisée qui soit. Nous nous sentions même la tête un peu légère et devions afficher un teint un peu plus pâle qu'à l'habitude de plus. Ce n'était certainement pas le moment de nous retrouver avec un coup de fatigue qui viendrait nous clouer au lit. Ces derniers jours avaient été marqués d'une bonne santé, raison pour laquelle nous avions souhaité en finir avec cet examen pratique au plus vite.

«Oh, bon matin mademoiselle Mikaelis. La cafétéria vous dites? Nous ignorons s'il s'agit réellement d'une bonne idée. Nous ne nous sentons pas exactement dans notre assiette en ce moment, rien que ne persistera à travers la journée, ne vous en faites pas. Nous sommes au regret de décliner votre offre de vous suivre jusqu'à la cafétéria...»

Une santé fragile avait au moins cela de bon de temps en temps. Petite faiblesse qui avait du bon parfois. Nous retrouver en plein milieu de cet espace public en compagnie de tant d'autres élèves à la fois n'était pour ainsi dire pas notre tasse de thé. Nous ne l'avions que fort peu fréquentée à Trabia, et nous n'avions pas exactement envie de changer cette habitude. La mine dépitée de la jeune élève en face nous arracha tout de même un regard fuyant. Par pitié, pas ce genre d'expression dépitée. Nous ne pouvions plus exactement en rester là sans revenir un peu sur notre parole avant même qu'elle ait la chance de répondre quelque chose.

«...Par contre nous allions faire infuser quelques feuilles de notre propre thé, rien à voir avec celui qui s'offre ici. Il y en aura certainement plus que pour une personne alors... Si jamais vous souhaitez repasser, libre à vous.»

Vivement un brin de toilette d'abord, et retirer ces sapes pour mettre quelque chose de plus adapté pour la journée. Représenter l'université vaudrait bien de remettre l'uniforme qui nous avait été refilée par miss Mikaelis. Il nous était difficile de croire qu'il ait pu nous en être remit un à notre taille en si peu de temps, mais c'était à envisager vu le jeune âge de bon nombre des élèves ici. Encore plus vivement cinq petites minutes de repos tout juste après avoir refermé cette porte par contre... Et ces pantoufles étaient décidément trop confortables pour même songer à les retirer avant de quitter cette chambre.
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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Dim 15 Sep - 21:36

HRP:
 

Madoka"Bam" fit le crâne de Madoka en touchant le sol. Comme toujours, la blonde avait oublié un "léger" détail en allant se coucher ; contrairement aux lits de Wutaï, ceux partout ailleurs n'étaient pas à même le sol. Résultat, dés que la personne bougeait un peu trop dans son sommeil, c'était gadin garanti. Et Madoka bougeait beaucoup dans son sommeil.

Maudissant le type qui avait eu l'idée de surélever les lits et qui l'avait popularisée, mais gardant assez de self-control pour ne pas trancher le lit en 2, la première chose faite fut d'aller ouvrir la fenêtre et les volets. Le temps que la lumière entre et que Madoka sorte complètement du coltard dans lequel elle se trouvait encore, deux choses furent claires. La première, c'est que le soleil n'était pas levé depuis longtemps au vu de la lumière ambiante. La deuxième, c'est que Madoka était topless au vu des regards des quelques gens dans la rue... Ne faisant attention ni à l'un ni à l'autre (quoique pas sûr pour le deuxième), Madoka partit vite fait dans la salle de bains. Pas de danger pour ses affaires par chance, le réceptionniste avait visiblement réussi à lui donner une des chambres vides.
OK, ce n'était pas un jacuzzi, mais pas besoin de grand-chose pour se décaper. Pas comme Victorique qui serait sûrement encore très déçue du mobilier de la BGU ; quelque chose disait qu'elle avait plus l'habitude d'une baignoire en marbre avec option spa et tout ce qui allait avec. Mais pour un pauvre ronin solitaire loin de chez elle, une salle de bain format XS ferait l'affaire.

Ce n'est qu'une fois s'être décrassée que Madoka constata l'ampleur des dégâts de la part du Lygus. Les blessures (y compris celles qui avaient laissé un trou de part en part de l'épaule) disparaîtraient avec le temps, mais on ne pouvait pas en dire autant des trous dans les habits. L'était déjà pas très habillée en temps normal, la miss Bayushi, mais si c'était pour se promener en montrant encore plus de peau, autant postuler directement au Honey Bee Inn ou chez Don Corneo. Fort heureusement, notre boobie lady, comme toute personne normalement constituée, avait prévu cette éventualité... Et enfila un vêtement parfaitement identique au précédent. C'était le dernier, cela dit : tous les exemplaires emmenés depuis Wutaï (et c'était déjà dur d'en trouver pour contenir ces machins...) avaient finis en lambeaux à cause des monstres. Bon. Il faudrait trouver un magasin de fringues dans Balamb...

Le bruit des travaux qui commençaient la tira de ses réflexions. L'avant de l'hôtel avait été ravagé par une explosion d'origine criminelle et les travaux avaient commencé pour retaper le tout ; de quoi garantir un sacré réveil pour quiconque dormait encore. Heureusement, ce n'était pas le cas pour tout le monde.
Le temps que William et Victorique émergent et qu'ils arrivent ici, il y aurait largement le temps de trouver des habits. Direction les boutiques de Balamb pour Madoka.
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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Sam 28 Sep - 17:35

HRP:
 

WilliamLa déception de ne pas pouvoir déjeuner en compagnie de Victorique dans la grande salle fut grande, mais la réactivité de la demoiselle de Trabia permit à la jeune cadette de retrouver le sourire, ravie d’avoir l’occasion de pouvoir passer un peu de temps avec l’étudiante transférée. En tant que membre du comité de vie des étudiants, elle mettait toujours un point d’honneur à accueillir et prendre le temps de mieux connaître les nouveaux arrivants à l’académie, qu’ils soient originaires de la région ou qu’ils aient été transférés. Et bien que Victorique semble peu enthousiaste à l’idée de se mêler aux autres étudiants de la BGU, il était hors de question pour Liliane la laisser seule. Aussi, la proposition de la lolita encourageait la cadette à continuer dans cette voie.

« Je vous remercie et accepte avec joie votre invitation ! Je tâcherais de vous ramener quelque chose à mon retour. Je vous dis à tout à l’heure. »

Sur ces bonnes paroles, Liliane partit en direction du lobby de la BGU, un sourire radieux sur le visage. Les premières interactions avec la nouvelle venue avait peut-être été un peu maladroites du fait de l’incident de la veille, mais Liliane semblait regagner un peu confiance maintenant qu’elle avait établie un contact plus affirmé avec Victorique. Elle espérait que la situation continuerait sur sa lancée positive, pour que la demoiselle de Trabia puisse se sentir plus à l’aise.

******

« … Dans un tout autre registre, on annonce que les incidents ayant eu lieu dans la journée d’avant-hier, dans un hôtel du centre-ville de Balamb, n’ont pas empêché les habitants et les commerçants de retrouver des activités normales, comme en atteste aujourd’hui le lancement des soldes. Plusieurs centaines de clients se sont massés aux portes des centres commerciaux et boutiques pour faire leurs emplettes… »

Le jeune homme termina d’enfiler ses bottes lorsque la porte de sa chambre vint s’ouvrir, dévoilant la figure affable d’un homme en blouse blanche avec une tablette numérique dans la main. Il balaya la pièce du regard, avant de couper la station radio placée sur le meuble à côté de la porte d’entrée, puis se retourna vers William.

« Ils vous ont retirés vos fers, à ce que je vois… Je n’ai eu de cesse de leur répéter que c’était inutile, mais ils ont insisté…
-Ils ont bien fait, docteur ! le coupa William en enfilant son manteau, à présent dépourvu de manche gauche. Qui sait ce qui aurait pu se passer si j’avais été libre de mes mouvements ?
-Vous avez une bien triste opinion de vous-même, mon garçon… On m’avait prévenu, mais que vous ne fassiez ainsi pas confiance à votre corps me rend perplexe.
-Vous n’êtes pas le premier à me faire cette remarque, et vous ne serez certainement pas le dernier. Je vous en prie, épargnez-moi les banalités et dites-moi ce que vous avez appris.
-Les tests effectués au cours de la nuit n’ont encore une fois rien révélé d’étrange dans votre organisme. Aucune substance particulière, aucun parasite ou virus quelconque n’a été détecté. Une production massive d’hormones diverses a eu lieu à l’heure de votre crise, ce qui a entraîné une réponse de votre système nerveux comme on peut s’y attendre dans un cas normal. Mais à part ça, rien n’indique une raison précise à cette réaction de la part de votre métabolisme, comme l’atteste le témoignage de mademoiselle Gartner. Elle dit avoir suivi la procédure habituelle pour les tests de votre prothèse.
-Je m’en souviens, elle a parfaitement respecté le protocole, comme elle le fait toujours. J’ignore pourquoi, mais c’est lorsqu’elle a déverrouillé les connections entre mon bras et l’épaule que j’ai perdu le contrôle.
-Hum... Ça n’a probablement aucun rapport, mais comment se passent vos journées actuellement ? Est-ce que vous vous reposez correctement ? La BGU est sur le pied de guerre avec ces histoires de cristaux et elle oblige les gens comme vous à s’occuper d’affaires plus compliquées.
-J’ai toujours eu un rythme de vie particulier, et ce n’est pas ces histoires abracadabrantes qui ont changé quoi que ce soit à mes habitudes. Pour vous répondre, je dors environ six heures par nuit lorsque je suis sur une affaire. Autrement, je fais environ huit ou neuf heures dans les périodes vides. Même si je ne suis pas en train d’enquêter, je me dois de mettre à jour mes dossiers périodiquement.
-Je vois… Vous devriez songer à prendre quelques jours de repos après votre mission d’aujourd’hui. Je vais vous prescrire quelques médicaments pour vous aider à tenir le choc, mais je vous demande de prendre soin de votre santé au moins pour deux semaines. »

William ne répondit rien, bien qu’il n’aurait pas été contre rabattre le caquet à cet homme qui ignorait tout de sa personne. Prendre des vacances ? Et puis quoi, encore ? Ce n’était pas quelques heures de sommeil en moins qui allaient le tuer ! Il en faudrait bien plus que ça pour qu’il en vienne à s’écrouler.

« Tenez ! Portez ça dans n’importe quelle pharmacie et ils vous fourniront de quoi vous aider à rester sur pied. Mais n’oubliez pas que votre corps n’a pas une autonomie infinie comme ce que vous avez l’air de croire. Recharger ses batteries vaut aussi bien pour les appareils électriques que pour le corps humain.
- Je comprends. Je vous remercie de vous être déplacé pour me communiquer vos résultats. Au revoir. » répondit William d’un ton monotone avant de sortir de la pièce.

Il se passa quelques minutes pendant lesquelles l’homme en blouse blanche resta immobile dans la chambre, fixant la porte que William avait franchie pour quitter la pièce. Puis, comme se décidant enfin, il vint chercher un téléphone portable dans sa poche et le porta à son oreille après avoir sélectionné un numéro prédéfini.


« Oui, c’est moi. Les résultats sont arrivés tout à l’heure et ça ne présage rien de bon. J’ignore ce que c’est, mais au rythme où vont les choses, il ne pourra pas continuer sans risques de perdre l’ensemble de ses facultés… »

******

« Vous disiez vrai, Victorique. Je ne suis pas connaisseuse en la matière, mais comparé au thé que j’ai pu parfois goûter ici, le vôtre est exquis ! »

Liliane était installée à la table de la chambre de Victorique, un plateau accueillant le service à thé de la Demoiselle posé entre les deux jeunes femmes, accompagné d’un autre plateau regroupant diverses viennoiseries et pâtisseries que Liliane avait récupéré auprès des responsables du service de la cafétéria avant de venir.

« Si je puis me permettre, l’uniforme des SeeDs de Balamb vous va à ravir. J’avais peur que la taille que je vous ai choisie en urgence hier soir ne soit pas adaptée, mais il semblerait que je me sois inquiétée pour rien. » fit-elle en reposant la tasse désormais vide sur sa coupelle.

Le silence apaisant entrecoupé du très léger bruit de vaisselle emplissait la pièce, rarement interrompu par les bruits d’élèves traversant le couloir pour rejoindre leurs chambres ou pour gagner les autres ailes de l’université. Liliane comprenait maintenant pourquoi Victorique avait du mal à apprécier de déjeuner dans une salle bondée, quand on voyait quel état de sérénité pouvait provoquer l’ambiance d’une chambre confortable comme celle dans laquelle elles se trouvaient. La jeune étudiante n’avait pas souvent eu l’occasion d’expérimenter ce genre de calme, vu qu’elle était bien souvent sollicitée jusque dans sa chambre pour accomplir des tâches relatives à son poste dans le comité. Sa colocataire était pourtant studieuse et calme, mais comme elles faisaient toutes deux partie de la vie étudiante, il était difficile de se poser quelques minutes sans qu’une urgence ne les appelle.


« Alors, Victorique ? Comment vous sentez-vous, aujourd’hui ? Je dois vous avouer être un peu curieuse, car je n’ai moi-même pas encore passé mon examen sur le terrain. Est-ce que vous n’êtes pas nerveuse à l’idée de ce qui arrivera ? »
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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Lun 30 Sep - 8:46

VictoriqueC'est avec un sourire trahissant une pointe de nervosité que nous avions refermé la porte suite à ce que miss Mikaelis ait accepté notre offre avec autant d'entrain. Nous n'avions dans l'idée qu'elle accepte aussi vite, l'expédier hors de notre chambre comme une malpropre n'aurait pas été convenable après une attitude aussi conciliante de sa part il fallait l'avouer. Elle était loin d'être la pire compagnie qui soit ici d'ailleurs. Peut-être n'était-ce que son travail que de faire en sorte que les élèves se sentent la bienvenue d'un côté, mais il était difficile malgré tout de penser qu'elle n'ait pas au moins une pointe d'intérêt sincère. Et puis pourquoi pas au final, elle n'avait pas un minois désagréable et faire de nous une hôte pour une fois pourrait s'avérer amusant.

La main toujours posée contre la porte, un certain malaise s'installait au fond de notre poitrine malgré tout. Nous n'avions jamais vraiment invité quelqu'un de la sorte à Trabia, et n'en avions jamais réellement eu l'intention. Nous avions secoué la tête pour nous en détourner et d'abord tâcher de nous rendre plus présentable. Postée face au miroir, nous étions tout juste en train de peigner cette grande tignasse blonde tout juste l'avoir séchée hâtivement. Une étape toujours assez longue au réveil, mais qui demeurait bien nécessaire pour des cheveux aussi longs. Une seconde douche aurait pu sembler beaucoup, mais celle-ci était presque davantage pour se réveiller plus qu'autre chose.  Nous ne disposions pas de beaucoup de temps avant que miss Mikaelis ne revienne, mais avec l'aide d'un familier possédant autant de diligence que Pooki, il n'y avait pas exactement de crainte à se faire. Il s'affairait déjà à préparer la table, bien que ses pattes grossières l'empêchait de faire des tâches plus minutieuses.

C'est avec un peu d'incertitude que nous regardions celle en face dans le miroir portant l'uniforme de la BGU. Nous réajustions le ruban jaune, ce dernier n'en était pas une pièce désagréable, bien que la jupe elle par contre était un peu courte. Il s'agissait peut-être d'une crainte irrationnelle, la crainte qu'elle laisse en laisse voir un peu trop allait s'installer, mais les robes n'avaient pas été notre fort pour rien. Pour une fois, ne pas être bien grande serait un plus. Il y en avait d'autres à qui ce genre d'accoutrement allait beaucoup mieux décidément, ou en sont beaucoup plus à l'aise avec tout simplement. Une longue paire de chaussettes noires pour contrebalancer ce dévoilement peut-être un peu soudain était d'une certaine aide, bien qu'il fallait admettre qu'elles n'arrivaient qu'à mi-cuisse et ne couvraient par conséquent pas l'entièreté des jambes. Trabia était un peu moins à cheval sur ces règles, probablement en raison de sa directrice, et puis ce n'était pas comme si nous allions souvent à ces cours. L'idée de nous confiner dans une petite salle avec autant d'élèves n'était pas très invitante, nous étions du moins studieuse de notre côté.

Nous avions tout juste eu le temps de mettre l'eau à bouillir et replacer la coutellerie dans une présentation plus acceptable que des coups retentirent à nouveau à la porte. Par réflexe, nous nous étions précipitée pour ouvrir, bien que notre main demeura figée tout juste en l'effleurant. La nervosité s'emparait à nouveau de notre personne, tant que nos doigts en tremblaient presque. Avec une longue et profonde inspiration, notre expression devint vite plus neutre, plus blasée, pour ensuite s'illuminer un peu en apercevant l'invitée.

L'opportunité de pouvoir parler à quelqu'un de tout et n'importe quoi avait quelque chose de rafraîchissant dans les faits. Un moment de calme partagé en compagnie d'une autre personne. Certes, il y avait toujours le bruit de quelques élèves passant dans les parages pour briser le moment, mais il était néanmoins facile de s'en détacher, beaucoup plus facile que les fois où nous étions seule dans les faits. Nous avions prit un peu de fierté quand l'invitée nous complimenta sur le goût du thé. Nous avions lâché un court rire calme dans un soupir serein.

«Naturellement, il s'agit au moins de l'un des avantages de Winhill. Rien à voir avec celui produit en masse si nous puissions dire, bien que la préparation elle-même est tout aussi importante. Nous en recevons régulièrement de la part de notre famille là-bas en fait, nous pourrions leur en toucher un mot de votre part pour vous en faire parvenir également.»

Nous avions accusé un regard évasif quand s'était mise à parler à propos de l'uniforme. Nous trouvions un peu embarrassant qu'elle commente notre apparence, et cela même si c'était en bien. Trouver une taille appropriée n'aura jamais été chose facile, surtout quand nous pouvions même entrer dans les tailles pour enfants malheureusement. Balamb semblait plutôt bien équipée dans cette éventualité, la moyenne d'âge ici était relativement jeune ceci-dit, nous étions presque une aînée ici à vrai dire. Avec un pincement de lèvres, nous avions essuyé un bout de crème resté sur notre lèvre inférieure à l'aide d'un mouchoir pour répondre d'une voix chancelante.

«L'uniforme est parfait, merci. Balamb est réputée pour être plus rigide sur les règles, n'est-ce pas? C'est à peine si nous avions conservé le nôtre à Trabia pour des événements officiels. Il y a de quoi se montrer un peu paranoïaque parmi autant de garçons avec une jupe aussi courte, pas que nous passions beaucoup de temps avec les autres élèves. C'est presque si nous nous contentions de nous présenter pour prendre part aux examens, pas que nous soyons fainéante, bien au contraire.»

Un sujet un peu plus épineux était survenu par la suite. Évidemment, cet examen pratique nous était resté en tête, et plus particulièrement la réaction de monsieur Lawrence hier. Nous avons dû demeurer songeuse un peu trop longtemps comme nous avions levé la tête pour remarquer le visage soucieux de miss Mikaelis. Nous nous étions efforcée de la rassurer d'un sourire, bien que nos traits étaient quelque peu tiré et tendus. La porcelaine émit un faible tintement cristallin quand elle fut posée sur l'assiette.

«Comment nous nous sentons? Difficile à dire, appelez cela le trac du novice si vous voulez. Il est plus qu'évident que nous ne sommes pas exactement faite pour l'art de la guerre, mais... Monsieur Lawrence est probablement celui à mériter le plus nos inquiétudes ici...»

Décidément, le ton prenait un tournant plus sombre. Le regard en panique du jeune homme nous revenait en tête tandis qu'il ne devait probablement même pas s'être rendu compte de ce qu'il venait de faire. Dans quel était devait se trouver miss Gartner également. L'intérêt qu'elle avait envers lui était palpable, et difficile à dire s'il faisait exprès de l'éviter ou s'il était simplement un peu sot en la matière. Dans tous les cas, il se devra au moins de lui en toucher un mot avant de quitter l'université, quitte à devoir l'y traîner de force. Nos appréhensions face à cette épreuve à part, la question sur nos propres motivations était survenue intérieurement. Est-ce que devenir SeeD allait changer quoique ce soit? Pourquoi alors agir pour obtenir l'admiration de personnes auxquelles nous n'avions aucun intérêt à connaître? Celui à nous tirer hors de cette tension et ces idées noires sera le familier à présent devenu impatient à force d'être ignoré. Il alla carrément se vautrer sur nos cuisses, manquant de peu de nous faire renversé le liquide brûlant sur notre uniforme. Un coup de sang nous empourpra le visage tandis que nous donnions une bonne leçon à ce petit diablotin d'avoir agit de la sorte.

Après quoi, une fois le calme revenu, il était à présent facile de voir quelle était son intention réelle. De toute notre scolarité à Trabia, cette chauve-souris était le seul être vivant à occuper une place importante à nos yeux à provenir de cet endroit. Notre poigne s'était adoucit sur le pauvre monstre couinant grâce. Il braqua ses deux petites billes blanches sur nous, et une certaine confiance nous en était revenue presque comme par magie. Peu importe les obstacles devant, il y avait toujours au moins ce petit bougre pour nous suivre.

«Vérifier l'état de monsieur Lawrence ne devrait pas faire de mal. Vous avez sans doute beaucoup de responsabilités qui vous accablent. Nous sommes honorée que vous ayez daigné passer votre déjeuner en notre compagnie. Si jamais vous souhaitiez remettre cela pour une autre fois alors... Bref, repassez quand vous le souhaitez.»

C'est avec confusion que nous avions ressenti quelques palpitations alors que cette dernière se retirait. Un sentiment qui se trouvait pour le moins étrange. Toujours lourde de confusion, nous nous étions attelée à tout nettoyer pour occuper notre esprit et éviter de tergiverser trop longtemps sur la chose. Les cheveux tombant toujours en cascade sur les épaules, nous étions prostrée face au miroir tout en observant l'uniforme, et plus précisément la personne qui se trouvait dedans. Les épaules droites, une posture plus militaire, nous étions restée ainsi un moment, jusqu'à éclater de rire à l'idée. Une attitude qui allait peut-être bien à mademoiselle Adamova, mais qui ne faisait franchement pas très sérieux pour une poupée dans notre genre. Un jour peut -être. En attendant, nous nous étions dépêchée de faire nos nattes et changer les pantoufles pour les bottes à plate-formes. Nous avions quitté la chambre tout en passant par-dessus notre tête et sur notre épaule la bande de tissu noir de notre sac de la même couleur contenant diverses de nos possessions essentielles, reposant contre notre hanche tandis que Pooki terminait le cortège tout en traînant notre ombrelle de la veille.
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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Sam 5 Oct - 23:53

HRP:
 


MadokaLe soulagement du personnel et des clients était plus que palpable quand la paire de seins blonde sortit de la boutique de vêtements. Non pas qu'elle était du genre à tout essayer puis ne rien acheter et laisser tout dans les rayons au pif, mais 1) lui trouver quelque chose de potable qui ne risquerait pas d'exploser au premier éternuement s'était avéré coton 2) une cliente se baladant avec une lame à la ceinture mettait les gens fort peu à l'aise même dans une ville de garnison 3) il fallut BEAUCOUP de concentration aux vendeurs pour ne pas regarder trop intensément.

Impossible de trouver des vêtements à la mode Wutaï, évidemment, aussi fallut-il se rabattre sur des choses plus "conventionnelles", mais qui feraient amplement la rue pour éviter d'avoir à se balader dans la rue avec ses cheveux et son fourreau comme seule couverture. Repartant vers le port pour y attendre William et Victorique, Madoka n'eut pas le loisir de trop profiter de la vue, car quelqu'un avait choisi ce moment pour l'attaquer. Enfin, si on compte "lui attraper les nénés par derrière en passant dans une rue déserte" comme une attaque.



- WAAAAAH ?!?
- Je l'savais que ces deux-là me disaient quelque chose !


Le pervers du jour s'avéra être une perverse, au son de sa voix. Mais peu importe son genre : triturer Madoka sans demander la permission d'abord ne restait pas impuni.
L'agresseuse lâcha prise sitôt que la blonde lui eut écrasé le pied d'un coup de talon, mais esquiva le coup de poing infligé en riposte (pas question de se battre à main armée en ville, même si l'autre avait aussi un sabre !).

Une fois face à face, Madoka put détailler un peu mieux qui l'avait molestée. L'assaillante, bien moins rembourrée qu'elle (haha !), portait cependant des vêtements dans le même style que les siens, à l'exception des couleurs ; rouge et blanc pour l'une, noir pour l'autre. De longs et raides cheveux noirs coupés de façon étrange ornaient sa tête : ceux de derrière lui descendaient jusqu'au creux des reins et étaient lissés, mais ceux de devant étaient à peine assez longs pour couvrir le visage et étaient coiffés en pics et épis dans tous les sens, donnant la coupe de cheveux la plus mal foutue du monde. Et cette expression goguenarde figée sur son visage... Cette tête suffit cependant à déstabiliser Madoka pendant une seconde, autant pour l'horreur capillaire que pour le fait que cette trogne ne lui était pas inconnue ; une seconde qui suffit à l'autre pour tenter un atemi au cou. Mais aussi rouge et mal coiffée était-elle, cette tripoteuse n'était pas au niveau de Madoka et l'apprit à ses dépends quand elle partit embrasser le mur d'une maison après une projection.

L'altercation aurait pu en rester là si, en jetant un dernier regard vers la trombine de la fille en rouge, Madoka réalisa pourquoi cette tête lui disait quelque chose...



- ...Seiko ?!


Seiko Tsuruchi. Un autre des gamins embrigadés après la guerre de Wutaï pour devenir des machines à découper la Shin-Ra. Madoka n'avait pas été dans la même cellule qu'elle, mais elle se souvenait de cette tête en permanence amusée et sa tendance à molester les autres filles lors d'entraînements communs. Quelques années plus tard, rien n'avait changé visiblement. Bon, autant arrêter le cassage et voir ce qu'elle voulait ; mais d'abord, l'aider à se relever.


- Toujours aussi perverse, on dirait.
- Et toi, toujours avec les nichons en semi-liberté. Même si ça t'empêche pas de te battre...
- Qu'est-ce que tu fiches à Balamb ?
- Je te retourne la question, mais avant d'y répondre, j'aimerais reprendre mes esprits. J'ai vu un café au port, tu dirais quoi qu'on aille rattraper le temps perdu devant un peu de boisson ? Ma tournée.


Retrouver une vieille connaissance ET se faire payer quelques canons ? Mais tout de suite, chère madame ! Victorique et William arriveraient un peu plus tard, donc autant s'occuper...


Dernière édition par Madoka Bayushi le Dim 20 Oct - 13:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Dim 6 Oct - 14:22

→ Victorique de Bastille passe niveau 4
→ Madoka Bayushi passe niveau 3 (pas étonnant après s'être fait tripoter *SBAM*)
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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Sam 19 Oct - 0:45

WilliamLiliane avait bien senti que malgré tous ses efforts, Victorique semblait toujours mal à l’aise pour discuter comme elles le faisaient depuis le retour de la cadette de la cafétéria. La nouvelle élève paraissait se soucier de beaucoup de choses, et aussi étonnant que cela puisse paraître, William en faisait partie. La brunette avait été étonnée lorsque le nom de l’instructeur à temps partiel avait été mentionné, ne s’attendant pas à ce que la jeune femme en face d’elle vienne s’inquiéter du jeune détective. Etait-elle inquiète à propos du déroulement de l’examen, après ce qu’il s’était passé hier ?

« Lorsque j’ai tenté d’aller le voir dans sa chambre plus tôt, on m’a dit qu’il ne serait pas autorisé à sortir avant l’heure de votre rendez-vous. Je suppose qu’il devrait être dehors, à présent. Ne vous en faites pas ! Je suis persuadée que tout se passera bien pour vous ! » vint-elle rassurer dans un sourire.

L’heure sonna finalement et Victorique invita Liliane à prendre congé tout en la remerciant de sa venue, ce à quoi répondit la jeune SeeD dans un autre sourire chaleureux :

« Ce fut un réel plaisir que de vous tenir compagnie. J’espère pouvoir recommencer au plus vite, moi aussi. Je suis sûre que nous aurons l’occasion de nous revoir. En attendant, je vous souhaite bonne chance pour votre examen et pour le reste de votre séjour parmi nous. »

La porte se referma derrière Liliane, qui laissa passer un moment de flottement avant de partir en direction du hall principal, qui commençait lentement à se désemplir du flot d’élève en train d’accéder aux salles de cours.

******

« Eeeet… Voilà ! C’est terminé ! De ton côté, tu sens quelque chose ?
-Deux, trois picotements… A part ça, rien qui ne sorte de l’ordinaire. »

William remit en place son manteau par-dessus la coque de métal qui venait d’être installée pour protéger son épaule, apposée à l’aide des emplacements habituellement occupés par les fixations de sa prothèse.

« Tu veux quelque chose à boire ? J’ai gagné une machine et quelques doses dans une loterie, y’a pas longtemps. Tu me diras si ça te convient.
-Qu’est-ce que tu as ?
-Un de tes favoris : le Spécial 49 de Dollet.
-Je t’en remercie. » fit-il en guise de réponse avant de descendre de la table d’opération, Erika se dirigeant vers le plan de travail au fond de son atelier.

Le laboratoire n’avait pas vraiment souffert de l’incident d’hier, puisque seules quelques étagères semblaient être absentes par rapport à hier, tandis qu’on pouvait apercevoir quelques marques discrètes sur les panneaux de verre entourant l’espace dans lequel les deux personnes se trouvaient.

Il se passa quelques instants de flottement avant que la jeune femme ne se retourne vers lui en lui tendant une tasse remplie de café fumant, qu’il récupéra sans un mot. La mécanicienne vint alors s’installer devant le bureau situé au coin de la pièce et commença à boire immédiatement, tandis que William resta à fixer sa tasse en silence. Un silence gênant commença à s’installer et le jeune homme voulut profiter de cette occasion pour se lancer.


« Erik-
-N’oublie pas que cette protection n’est qu’une mesure provisoire…
-Pour éviter que les quelques circuits installés dans mon épaule ne s’abîment, tu me l’as déjà dit…
-Je suis désolée, mais je n’ai toujours pas reçu les pièces pour installer le revêtement imperméable que je t’avais promis. La mission d’aujourd’hui t’oblige donc à te passer de ton bras, mais il était de toute façon nécessaire que je travaille dessus un petit moment. »

William lâcha un bref soupir, avant de poser sa tasse sur une table à côté de lui.

« Ecoute, je voudrais…
-Hé ! Fais pas cette tête ! chercha à rassurer la jeune femme. Ce qui s’est passé hier, ce n’est rien de plus qu’un peu de verre brisé. Pas de quoi en faire tout un plat !
-Ne fais pas comme si ce n’était rien !
-Je suis solide, tu le sais ! Tu te montes la tête pour pas grand-chose.
-Erika ! J’ai perdu la tête lors d’une procédure standard, qu’on a répété des dizaines de fois auparavant ! Je t’ai attaqué sans prévenir et tu as été blessée ! Comment est-ce que tu peux être aussi calme ?
-L’important est que nous allions bien tous les deux, tu ne crois pas ? Ce qui est arrivé n’est pas de ta faute, alors inutile que je m’énerve contre toi ou que tu t’excuses. D’accord ?
-Er-
-Ta-ta-ta ! Je ne veux plus en entendre parler ! Va rejoindre Vicky, maintenant ! Je suis sûre qu’elle est en train de t’attendre en bas, vu l’heure qu’il est. En plus, mes cours vont bientôt commencer. Alors, du balai ! Dégage de là ! » ordonna l’instructrice en allant déjà s’affairer à sa table de travail.

William ne répondit rien et sortit de la pièce au plus vite, croisant quelques élèves attendant devant le laboratoire avant de prendre la direction des ascenseurs.

La cabine parcouru rapidement les étages et William rejoignit le lobby en à peine quelques secondes, où l’attendait effectivement Victorique, en uniforme de cadet SeeD et visiblement prête pour la journée qui s’annonçait difficile.


« Bonjour, lui lança-t-il sommairement en guise de salutation. Avançons déjà à l’extérieur si vous le voulez bien. »

Il ne laissa pas le temps à la jeune femme de répondre qu’il rejoignait déjà l’entrée principale, désireux d’accélérer les choses.

Il prit le temps de se renseigner auprès des agents en faction en passant le portique intérieure ainsi que de les avertir de leur sortie, puis revint vers la demoiselle une fois que tout était réglé.

Un léger silence gênant passa tandis qu’ils attendaient le véhicule qui les emmèneraient à Balamb, avant que William ne se décide finalement à parler avant toute question de la part de Victorique :

« Les évènements d’hier étant ce qu’ils sont, il est désormais inutile pour moi de vous cacher plus longtemps ma condition. A moins que quelqu’un ne vous ait déjà expliqué, je suis atteint d’une maladie inconnue provoquant ce qui s’apparente à des crises de folie, de manière totalement aléatoire. C’est l’une des raisons principales pour lesquelles je tenais tant à ce que vous restiez éloignée de moi lorsque nous nous sommes rencontrés… »

Il observa la jeune femme quelques instants, cherchant à déceler chez elle un élément lui indiquant quelles étaient ses impressions sur la situation. Il détourna le regard au bout d’une dizaine de secondes et reprit en guise de conclusion :
« J’ignore ce que nous réserve cette journée, aussi je vous demande de rester prudente. Le lac Obel n’est pas connu comme étant une région dangereuse de Galbadia, mais tout peut arriver. »

HRP:
 
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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Dim 20 Oct - 10:17

Victorique«Certes, à une prochaine fois sans doute...»

Ce n'était non pas sans un soupir soudainement quelque peu fatigué que nous avions longuement regardé la porte par laquelle était partie miss Mikaelis et que nous empruntions à présent. Elle faisait décidément beaucoup d'efforts afin de nous montrer la bienvenue, mais autant que la rembarrer n'était pas une option bien invitante, nous doutions fort être capable de le lui rendre. La perspective de nous intégrer ici au reste du flot d'élèves ne nous avait même pas effleuré l'esprit avant son intervention. Ça n'en avait jamais été une à Trabia en fait. Nous avancions avec un pas assez mesuré, prudente à l'éventualité d'un jeune écervelé qui viendrait s'écraser sur notre personne. Même encore le malaise était palpable alors que tout ce que nous faisions était de marcher parmi le reste de ces gens. Avions-nous vraiment envie de nous mêlée à tous ces gens? Ils étaient bruyants, énervés et il n'y avait qu'à tendre l'oreille pour s'en désintéresser. Cela ne voulait pas dire pour autant que notre venue ici était une perte de temps. L'idée était pourtant simple, la BGU fournirait des outils et des ressources pour nous aider à mettre la main sur ces fameux cristaux.

Notre désintéressement devait être flagrant comme nous n'avions heureusement pas eu de problème à nous frayer un chemin, heureuse tournure des choses comme ce n'était pas toujours chose aisée pour une personne de notre... Stature... En fait, mis à part un regard parfois un peu étonné à notre endroit, notre espace vital en demeurait respecté. Arrivée non loin de l'entrée principale, nous avions sorti un petit miroir de poche pour au moins nous assurer d'être présentable avant de mettre le pied dehors. Le miroir opposa un claquement sec quand nous l'avions refermé après avoir remarqué monsieur Lawrence dans la réflexion par-dessus notre épaule. Nous avions rendu son bonjour d'un court fredonnement distant, suivit d'un furtif trait du coin de la lèvre. Il n'avait certainement pas une mine bien reluisante, quoique relativement correcte quand l'on repense à sa crise d'hier. L'échange avait été si bref que nous ne nous attendions pas à ce qu'il se dirige de suite vers la sortie. N'allait-il rien dire après tout ce qui s'était produit? Notre voix se coupa en tentant de l'appeler, trop tard pour cela, il n'y avait plus qu'à suivre.

Et puis s'il ne voulait rien dire après cet incident, alors qu'il ne dise rien du tout dans ce cas, tant pis! Nous n'allions certainement pas nous engager sur ce terrain alors que ce n'était pas nécessaire. Nous avions évité tout contact visuel une fois dehors, tapant du pied en attendant que la portière s'ouvre à nous. Nous étions soulagée de sentir que les tablettes reçues de l'infirmière hier marchaient bien, plus d'attaques d'allergies en raison du pollen au moins, c'était déjà cela de gagné. Nous n'avions pas cillé quand il se décida enfin d'ouvrir la bouche. Nous prenions le temps de digérer toute cette histoire tandis que notre regard se perdait vers l'horizon devant. Les sourcils froncés, chargés de toutes ces nouvelles informations, il était difficile de savoir comment réagir exactement. Un bon coup d'ombrelle sur cette tête aurait été un bon départ déjà. Le véhicule venu nous chercher nous en déroba cette chance avant que nous la saisissions.

«Tch. Pouvez-vous même vous rappeler de la dernière fois où vous vous êtes surpris à sourire? Peut-être devriez vous essayer d'avoir moins peur de vous-même, vous décoincer quelque peu. Vous allez vous retrouver avec des cheveux blancs à votre âge à ce rythme. Tout le monde a ses secrets, ce n'est que naturel et vous n'étiez nullement tenu d'en faire part dans les moindres détails.»

Le ton avait été neutre, quoique sec. Nous avions prit place une fois la portière ouverte. Assise près de la fenêtre, nous nous étions contentée de regarder lascivement en direction du paysage. La sécurité de cette cabine rendait presque le lieu méconnaissable, surtout alors que tout défilait aussi rapidement pour changer. Accoudée sur le rebord, pensive, que pouvons-nous dire à propos de notre propre condition? La BGU accepterait-elle vraiment une élève en tant que SeeD alors que cette dernière pourrait se retrouver affligée de maux certes plus communs que ceux de monsieur Lawrence, mais non pas moins inconvénients. Quelle jolie paire de bombes à retardement nous faisions dans ce cas. Peu importe, nous n'en étions toujours pas à ce stade pour ce qui était de notre cas. Peut-être qu'en faisant nos preuves alors ce serait différent.

Le retour à Balamb quant à lui sera la bienvenue. Nous étions partie devant afin d'aller nous retrouver prostrée face à la première vitrine de magasin venue. L'endroit était certes réputé pour être une excellente ville pour le tourisme, et toutes les boutiques présentes dans la ville se montraient alléchantes, de même que les odeurs qui flottaient dans l'air. Les yeux rivés vers cette effusion de couleurs et d'annonces, nous nous demandions si miss Bayushi en avait profité afin de faire sa propre ronde déjà. Difficile à dire si monsieur Lawrence serait d'accord pour délayer un peu notre voyage de la sorte, mais si nous pouvions ranger la venue de Gaïa de notre côté, alors ce serait sans doute possible. Arrivés près d'un café situé non loin du port, nous avions pu reconnaître cette chevelure blonde parmi les gens postés sur la terrasse. Nous avions envoyé la main, avant d'être interrompue par Pookie qui venait de remarquer cette présence de toute évidence, et partit se réfugier dans nos bras en toute hâte. Il tremblait déjà un peu moins qu'à leur première rencontre, mais il allait encore falloir beaucoup de travail de toute évidence pour lui faire surmonter sa peur. Nous avions pressé le pas en faisant fit de notre chaperon pour nous diriger en direction de cette dernière, non pas sans avoir d'abord envoyé la main.

«Miss Bayushi, nous nous retrouvons alors. Nous espérons que vous avez apprécié votre séjour à Balamb jusqu'à présent, ou alors avez-vous attendu avant de profiter vraiment des lieux. Il en va probablement également du ressort de monsieur Lawrence ici présent, mais que diriez-vous d'au moins profiter un peu de ce moment, surtout que bon nombre des établissements de la ville semblent être entrés en périodes de soldes. Nous ne serions d'ailleurs pas contre un ensemble plus saillant que cet uniforme de cadet. Il serait sottise de rater pareille occasion, vous ne trouvez pas?»

La dernière remarque se trouvait davantage dirigée vers notre chaperon. Nous ne doutions pas être capable de persuader Miss Bayushi, le véritable défi serait plutôt de convaincre le détective à la raideur légendaire. Un regard subitement plus sombre allait certainement lui passer le message comme quoi il se trouvait en sous-nombre ici, et puis pour peu qu'il se relâchait un peu, il pourrait certainement trouver quelque chose à son goût ici, quoiqu'il serait difficile pour nous de trouver quoi. Que pouvait même aimer un homme aussi grognon d'ailleurs?
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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Dim 20 Oct - 19:04

Madoka- Et là, on pense tous que Kyoko lui a fracassé le dos après l'avoir envoyé contre le mur, mais il se relève et hurle : "C'était trop bien !!!" !


Double éclat de rire autour de cette histoire. En soi, rien de folichon, mais après avoir vidé un pichet d'alcool à elles deux, les filles auraient probablement trouvé n'importe quoi désopilant. Toujours est-il que se remémorer le "bon vieux temps" (si on pouvait considérer 16 heures d'entrainement par jour du bon temps) ne faisait jamais de mal, pensa Madoka en descendant un nouveau verre. Cependant, quelque chose lui disait que sa vieille camarade n'était pas là pour rien.


- Qu'est-ce qui t'amène sur Dol ?
- Si je te dis que c'est pour revoir une vieille copine, tu me crois ?
- Pas vraiment.
- Je m'en doutais... Tu sais comment vont les choses au pays ?
- Toujours un nid à touristes.
- Ouais. En apparence...


"En apparence", l'expression qui voulait tout dire. Le vieux Kisaragi n'avait jamais digéré d'avoir perdu la guerre contre la Shin-Ra et de transformer son pays en attrape-touristes, et sa gamine n'était pas mieux. Maintenant que Rufus et sa clique avaient quitté la place et malgré les bruits de couloir que Reeve Tuesti comptait mettre en place une organisation visant à combler le vide laissé par la mégacorporation, il semblait bizarre que le père Godo n'ait rien fait pour redorer le blason de Wutaï...


- Dans les fats, quelqu'un à vite compris qu'avec la disparition de la Shin-Ra, c'était le bon moment pour faire son nid. Le fric ramassé avec le tourisme permet de se payer des beaux jouets.
- Comme les neuf dojos.
- Yup ! La plupart d'entre nous se sont retrouvés le bec dans l'eau quand Rufus à cassé sa pipe grâce à l'Arme Diamant. Je sais pas pour les autres, mais la plupart des gars du dojo de la Mante ont vite retrouvé un job grâce à ce "quelqu'un". Et ils veulent les huit autres avec eux.
- Ce quelqu'un, c'est le vieux Kisaragi ?
- J'en sais rien. Tout ce que je peux te dire, c'est que ceux qui sont intéressés ont un toit au-dessus de la tête et une bonne paye.
- Et tu me racontes tout ça parce que...?
- Madoka, fais pas ta blonde. Tu étais la meilleure des mômes qui à fini dans le dojo du Scorpion. T'es sur ma liste.
- Ta "liste" ?


Seiko descendit un autre verre avant de répondre, mais surtout pour laisser sa petite flatterie faire son effet. Bayushi était pour le crétin moyen une simple paire de seins sur pattes, mais pour tous ceux qui connaissaient deux ou trois choses sur les cellules anti-Shin-Ra, cette paire de seins sur pattes était surtout parmi les meilleurs de sa génération pour la baston. Si elle était née quelques années plus tôt, elle n'aurait sans doute eu aucun mal à se faire une place dans le groupe de Cloud, disait-on.


- Mon mystérieux mécène à filé à tous ceux qui l'ont rejoint une liste des gens à recruter et à éliminer. T'es, heureusement pour moi, pas dans la lite à éliminer.
- Intéressant.
- N'est-il pas. J'te demande pas de me suivre de suite. Prends ton temps pour potasser ça. Tout c'que tu dois savoir est ici.


Se levant après un dernier verre, la coupe de cheveux atroce posa un papier cacheté sur la table. Une invitation à aller quelque part à Wutaï et demander à parler à une certaine personne si l'offre la tentait.


- Bon ma belle, c'est pas que je me lasse, mais j'ai encore quelques gusses à trouver et embaucher dans Dol. Si t'es intéressée, suis les instructions du papier. Moi, je te laisse, j'ai un ferry à prendre.
- Qui est sur la liste a éliminer ?
- Ceux qui sont devenus fous ou ont basculé du mauvais côté. Et malheureusement pour moi, il y a des pointures dans le lot.
- Des pointures...
- J'me fais pas de mouron pour toi, pas après que tu m'aies envoyée dans un mur sans même forcer. Allez, faut vraiment que j'me casse moi maintenant !


Filant comme une flèche après avoir laissé une poignée de gils sur la table et fait une courbette à son interlocutrice, la fille en rouge fila vers le port.
Restant là à finir le pichet, Madoka relisait le papier. Ce ne serait pas une si mauvaise idée de revenir une fois qu'elle en aurait fini avec Dol, même si quelque chose lui disait qu'elle ne serait pas débarrassée si facilement de Victorique...

Il suffisait d'en parler pour qu'elle arrive, tiens. Toujours flanquée de Pooki (qui était blotti dans ses bras à la vue de Madoka) et de William (qui avait visiblement quartier libre malgré le pataquès d'hier), la miss avait une idée en tête avant de partir : faire les boutiques. Que c'était surprenant venant d'une lady.



- Je me suis déjà servir après que le Lygus aie dévasté mon habit, mais si votre bateau ne part pas tout de suite, je n'ai rien contre une "contre-visite".


==========

William, Victorique et Madoka sont à Balamb

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