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 Visite d'une Lady de Trabia

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MessageSujet: Visite d'une Lady de Trabia   Mer 3 Juil - 1:32

William, Madoka et Victorique viennent des Plaines de Balamb.

***************


WilliamLe trajet menant à la BGU s’effectua en moins de dix minutes à peine, le groupe ayant réussi à avancer sans autre complication majeure. Tout le long de la route, William avait fréquemment jeté un regard vers les deux jeunes femmes dont il avait la garde afin de vérifier leur progression et avait constaté que Victorique avait toujours autant de difficulté à supporter le vent chargé de pollen soufflant dans la région. Il valait mieux pour elle qu’elle s’acclimate rapidement à cet environnement si elle comptait rester plus d’un jour ici. Il se dit qu’il en toucherait quelques mots aux instructeurs et membres de l’académie avec qui il avait gardé contact afin qu’elle puisse se sentir à l’aise durant son séjour, mais il était inutile de lui en parler personnellement pour le moment. Il pensa aussi à Madoka, qui semblait vouloir simplement jouer les touristes. Il espérait qu'elle ne causerait pas de problèmes, mais puisqu'Auréa s'était déjà chargée de l'introduire auprès des supérieurs, il n'y avait aucune raison qu'elle soit refusée à l'entrée.

L’entrée principale de la BGU se profila devant eux, fermement surveillée par tout un contingent de SeeD. Bien. Maintenant qu'ils avaient franchis le portail principal en pénétrant l'enceinte de l'académie, ils étaient tous trois hors de danger à présent, ce qui signifiait qu’il allait pouvoir se relaxer un peu. Aussi William vint s’arrêter pour laisser le temps aux deux jeunes femmes de couvrir la distance qu'il avait précédemment maintenue avec elles, profitant de ces quelques instants pour observer la voie principale conduisant au poste de sécurité intérieure.


« Nous y voici. Je vais aller nous annoncer, aussi je pense que vous pouvez prendre le temps de souffler un peu après cette longue marche. Bien que je ne doute pas que vous ayez encore de l’énergie à revendre. Je vous ferai signe lorsque nous pourrons entrer. »

William s’avança alors vers les hauts portiques bloquant l’accès au hall principal de l’imposant bâtiment de la BGU, commençant déjà à fouiller sa veste afin d’y piocher son téléphone.

En soi, il n’avait pas vraiment besoin de justifier sa venue auprès des SeeD gardant l’entrée, William ayant l’habitude tenace de venir fréquemment à l’académie, soit pour y chercher du travail lorsqu’il n’était pas contacté par des clients de la ville, soit pour y effectuer les tests et examens médicaux nécessaires au suivi de sa condition. Et accessoirement, il venait régulièrement payer une visite à Erika Gartner pour l’entretien et les vérifications de son bras.

Cette pièce de métal à priori sans grande distinction avait été sa seule porte de sortie après qu’il soit retourné à la vie civile. Bien que le domaine des membres cybernétiques ne faisait encore que ses premiers pas sur Dol, l’efficacité de ces prothèses commençait lentement à se créer une réputation. Et tout cela était grâce à ces quelques génies dont faisait partie la jeune femme qu’il avait eut au téléphone avant de venir. Même si elle avait une tendance certaine à se vanter quelque peu pour rien, on ne pouvait pas lui retirer le fait qu’elle avait grandement contribué à la création du modèle militaire qu’il arborait et à la mise en service du programme pour les victimes de la dernière guerre.


« Eh bien ! Si ce n’est pas ce cher « Law » qui pointe le bout de son nez à cette heure matinale ! s’écria l’un des SeeD gardant le poste de sécurité en voyant arriver le détective. Alors, encore ici pour voir les toubibs ? A moins que tu ne sois encore en recherche d’emploi ? Attends, je sais ! Tu as rencard avec ta mécano, c’est ça ? Ha ha !
-Pas aujourd’hui, Carson. Je suis en mission d’escorte pour le compte de la BGU, cette fois-ci. Voilà l’ordre qui m’a été transmis, ajouta ensuite William en sortant son téléphone portable pour le donner à son collègue.
-Ah oui, j’en ai entendu parler. C’est donc toi qu’ils ont envoyé pour remplacer Auréa. Désolé que ce soit tombé sur toi, vieux. Mais, avec tout le bordel provoqué par la fusion mondiale, les SeeD de Balamb ont pas mal de boulot.
-Je vois ça. Ce n’est pas un problème, du moment que je n’ai pas répondu à cet appel pour rien.
-Bon ! Tout a l’air en règle pour ce qui est de la demoiselle de Trabia, mais je dois quand même faire quelques vérifications pour ce qui est de l’autre. Je n’ai pas encore reçu l’information complémentaire.
-Je comprends. Fais juste en sorte que ça ne prenne pas trop de temps. Elles ont fait un long chemin et l’heure de rendez-vous approche.
-T’en fais pas. Fais-les déjà avancer par ici, ça ne devrait pas être trop long.
-Compris… » vint soupirer William en se disant que ses collègues manquait cruellement d’organisation pour ne pas tout de suite savoir quoi faire.

Il vint ensuite indiquer à Madoka et Victorique qu’il leur était possible de s’avancer jusqu’à lui, mais leur imposa cependant de s’arrêter une fois à la hauteur du poste de sécurité.


« Le protocole. » se contenta-t-il de dire en guise d’explication, avant de se tourner vers le dénommé Carson qui était revenu avec un drôle d’appareil ressemblant à un télécommande équipée d’un objectif, qu’il pointa vers le visage de Madoka avant qu’un rai de lumière n’apparaisse furtivement.

« Comme vous ne possédez pas d’identifiants, vous allez me donner votre nom, prénom, votre continent d’origine, ainsi que le motif de votre visite. Comprenez qu’on ne laisse pas entrer n’importe qui sans précautions. »

Lorsque les formalités furent effectuées, l’homme tapota quelques informations supplémentaires sur le clavier de son appareil avant de finalement déclarer qu’ils allaient pouvoir entrer, une partie du portique gris venant s’ouvrir pour permettre le passage des trois personnes.

« Vous allez pouvoir entrer dans le bâtiment et vous pourrez visiter les zones qui vous auront été autorisés par le système, vint expliquer William à l’originaire de Gaïa. C’est pour cela que votre visage a été enregistré par l’appareil de tout à l’heure. Si jamais vous êtes reconnue dans une zone qui ne vous a pas été attribuée, ils se chargeront de vous reconduire à l’extérieur avec plus ou moins de délicatesse, selon l’attitude que vous aurez si ça venait à se produire.
-Essaie de ne pas me faire avoir d’ennui, Law ! Et passe le bonjour à Erika de ma part ! » lança le SeeD dans leur dos tandis qu’il refermait l’accès derrière eux.

Les trois individus franchirent alors les portes menant au hall principal de la BGU, lequel était actuellement presque vide, la plupart des étudiants de l’Université étant probablement encore en cours.


« Je suppose que c’est ici que nos chemins se séparent, Mademoiselle Bayushi. J’ignore si nous nous reverrons, aussi je vous souhaite bonne continuation pour le reste de votre voyage. »

Le jeune homme plaça son poing droit devant sa poitrine tandis que son bras mécanique partit derrière son dos, avant qu’il ne vienne se courber légèrement en signe d’au revoir. Il se redressa ensuite rapidement, accordant un dernier hochement de tête à Madoka, avant d’inviter Victorique à le suivre vers les ascenseurs menant aux étages supérieurs.
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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Jeu 4 Juil - 9:40

VictoriqueLa vue du bâtiment de la BGU fut d'un soulagement sans nom. À bien regarder la structure, il nous revenait à l'esprit qu'il s'agissait là non pas d'un édifice, mais bien d'un vaisseau. À cette pensée, sa taille n'en devenait que plus impressionnante. Nous avions du mal à imaginer que quelque chose d'aussi massif puisse se déplacer, encore moins voler. Quoiqu'il en soit, nous étions tous pratiquement arrivée à l'entrée pour le moins bien gardée. Chose certaine, il n'y avait plus vraiment de risque d'attaque une fois entrés à l'intérieur. Peu étonnant que la sécurité soit si serrée avec les monstres qui rôdent dans les parages. Peu importe, vraiment, nous mettre à l'abri de tous ces allergènes était probablement une priorité tout aussi importante que ne plus être à la merci de tous ces monstres à présent. Nous étions demeurée interdite face à son commentaire à notre arrivée. De l'énergie à revendre? Il ne fallait pas être devin pour savoir que avions grand besoin d'un peu de repos, surtout avec cette satanée valise. Ce n'était plus la peine de la voir être transportée pour nous à présent.

Notre mouchoir toujours à notre visage avec ces allergies prêtes à nous pourfendre à tout moment, nous devenions impatiente face au délais qui nous avaient été imposés. L'un des individus à l'entrée semblait d'ailleurs bien décidé à commencer une conversation avec notre guide. Ne pourraient-ils pas faire cela à l'intérieur. Nous tapions du pied avec cette frustration montante. Le culot qu'il avait tout de même! Non seulement ce langage était-il fortement inapproprié de sa part, mais compatir de la sorte du fait que son collègue s'était vu attribuer cette tâche était... Les oreilles nous frisaient, nous en avions tressaillit pour détourner la tête d'une moue plus qu'ennuyée. Tout pour éviter d'éclater de colère purement et simplement. Nous n'avions pas manqué de répondre à ce petit commentaire acide du nôtre, quitte à se faire prendre pour snob.

«La courtoisie voudrait que vous attendiez au minimum que nous ne soyons plus en sa compagnie avant de compatir sur son triste sort. Ne vous inquiétez pas, nous n'allons pas prolonger son supplice inutilement.»

Celui-ci en était venu à une bien mauvaise première impression pour demeurer polie. Malgré notre apparence neutre, quoique légèrement blasée sans doute, nous avions empressé le pas pour nous avancer jusqu'à l'entrée pour y attendre monsieur Lawrence et mademoiselle Bayushi. La chauve-souris, tant qu'à elle, était demeurée confortablement installée dans une large pochette située à l'avant de la valise. Des suites d'avoir été attaqué par le Xylopode, il avait déjà eu meilleure mine, mais résilient comme il était, ça ne semblait rien qu'un peu de repos ne saurait arranger. Une fois de plus, le fait qu'il soit parfaitement immobile avait de quoi le faire passer pour une peluche une fois de plus, pensée légèrement plus gênante qu'auparavant comme il était à la vue de parfaits inconnus à présent. Inconnus qui n'épargnaient pas de regards l'invitée de Gaïa, difficile d'imaginer pourquoi...

Nous étions bien contente de savoir cette traversée des plaines enfin terminée. Nous n'allions certainement pas y retourner de si tôt sans quelque chose pour mitiger les effets de nos allergies d'abord. Il ne s'agissait pas exactement d'un problème à Trabia, alors nous n'en avions pas emporté avec le reste de nos possessions. Nous nous faisions un point d'honneur à y être mieux préparée la prochaine fois, c'était certain. Une fois finalement entrées par contre là sera le réel soulagement. Nous avions prit notre première vraie grande bouffée d'air une fois en intérieur.

«Fuah! Enfin. Nous devons avoir une mine affreuse après tout cela. Ne vous en faites pas, vous n'aurez qu'à nous mener à nos quartiers pour que nous puissions y déposer nos affaires, puis jusqu'à monsieur Leonheart, en espérant que nous ne soyons pas en retard et vous serez sans doute libéré de vos obligations par la suite. Quand à vous mademoiselle Bayushi, puissiez-vous avoir un excellent voyage sur ces terres.»

Une courbette on ne peu plus classique d'une personne ayant reçu une bonne éducation s'en suivit. Quand elle s'éloigna par contre, nous ne pouvions nous empêcher de l'observer avec un grain de méfiance. Sa venue ici était pour le moins étrange. La BGU n'était pas exactement un lieu de tourisme récréatif, ni les monstres qui l'entouraient n'étaient-ils réputés pour être particulièrement dangereux, mis à part peut-être l'occasionnel T-rex. Il ne s'agissait pas du genre d'endroit qu'une guerrière avide de combat irait visiter. Il y avait une raison de plus à sa visite, nous pouvions y mettre notre main au feu, mais faute de preuves autres que l'intuition, elle se trouvait visiblement bien en son droit d'être ici.

Peu importe, il s'agissait du problème de la BGU à présent, non pas le nôtre. D'ailleurs, ils étaient parfaitement capables de se protéger eux-mêmes, et ce n'était sûrement pas une seule femme, aussi bonne combattante soit-elle, qui allait se montrer être une menace. Nous tentions de retrouver tout notre calme, mais cette rencontre avec ce rude personnage nous avait laissée de bien mauvaise humeur, bien que nous devions sans doute paraître plus froide et distante qu'autre chose. Nous avions gardé notre regard rivé droit devant et éviter celui des quelques étudiants que nous avions croisé en chemin jusqu'à l'ascenseur, bien que nous avions pu remarquer du coin de l'oeil que certains semblaient surpris de nous voir ici. Beaucoup avaient eu du mal à croire que nous étions étudiante à Trabia, et non une enfant égarée, bien que la blague n'ait pas été ménagée. Nulle surprise que ce soit toujours le cas ici.

Une fois confinée dans le même petit espace clos qu'était l'ascenseur, nous nous étions surprise à jeter un regard vers notre guide à quelques reprises. Il ne serait pas un mauvais parti s'il était peut-être un peu moins maladroit dans ses gestes avec les gens. Pensée que nous nous étions empressée de chasser comme il ne s'agissait ni du moment, ni de l'endroit pour cela. Nous attendions nerveusement l'arrivée à notre étage pour nous empresser de sortir devant. Nous ne pouvions être contre le fait d'avoir un peu plus d'espace personnel. À peine étions-nous sortie de cette cage de fer que nous avions manqué de peu de nous écraser le nez contre un passant. Arrêtée net juste devant, nous avions reculé d'un pas aussi vif que confus. Un autre élève à en juger par la combinaison de son âge et de son accoutrement. Il passa le regard sur nous, nous poussant à déglutir nerveusement au passage, puis leva les yeux vers monsieur Lawrence d'un air interrogateur.

«Law, tu as une nièce dont tu n'as rien dit?»
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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Dim 7 Juil - 2:47

MadokaEncore plus impressionnant vu de près que de loin, ce building. Et sa taille... Difficile de penser qu'il y avait un système de propulsion assez balaise pour le faire se soulever du sol, mais la terre secouée et les cratères laissés par les missiles balistiques de Galbadia étaient encore visibles pour un œil averti, malgré le rebouchage. Il avait bien fallu que la fac se soulève de terre pour esquiver les attaques. Impressionnant, vraiment.
Cependant, beauté, prouesse technologique et tout ce tadzam ne changeaient rien au fait que Balamb restait une fac militaire ; au cas où quelqu'un oublierait, Lawrence, à peine après être arrivé et avoir échangé quelques mots avec les gardes en faction, il fallut passer le sempiternel interrogatoire d'infos. C'était pareil en partant de Wutaï pour aller à Junon, puis de Junon à Balamb, alors le refaire une 3ème fois, facile. "Le protocole", qu'avait dit le manteau blanc.



- Madoka Bayushi, de Gaïa. Mon but est juste de me reposer quelques heures, puis de repartir.


Explication qui sembla contenter les plantons, vu qu'excepté un simple "N'allez pas dans les coins qui sont interdits." de la part de Lawrence, ils laissèrent passer le groupe sans demander plus de justifications. Tant mieux, dans un sens : les gars de Junon avaient pris des heures à poser toutes leurs questions, alors si c'était pour recommencer...
On pouvait remercier Victorique et son petit "caprice" pour ça : n'aimant visiblement pas cette petite session de cassage de sucre sur son dos (indirectement, certes, mais quand même), Mademoiselle le fit sentir avec une remarque que certains qualifieraient de "péteuse", mais ce n'est pas la grande blonde qui ferait une remarque à ce sujet. N'y avait bien mieux à faire, comme prendre congé du groupe, qui allait assister à sa réunion avec le grand patron local. Se fendant en deux pour répondre à leurs au-revoir, Madoka joignit le geste à la parole.



- Sieur Lawrence, dame De Bastille, que nos chemins se croisent à nouveau.


Admirant l'ascenseur se fermer, Madoka reprit sa route dans les couloirs de l'école. Le lobby en forme d'anneau qui entourait le pilier central permettait de juger de la beauté de l'endroit : non seulement tout était dans un état nickel, mais en plus, l'eau qui remplissait le "fond" du lobby donnait l'impression que l'ensemble flottait. L'accès restreint n'était pas si problématique avec la dégaine des choses, se dit l'héroïne du jour en remontant le lobby. Cet endroit lui suffirait amplement pour le moment.
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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Lun 8 Juil - 23:52

WilliamAlors que Madoka s’était éloignée pendant qu’ils entraient dans l’ascenseur, William n’avait pu s’empêcher d’observer l’attitude et la direction que prenait la sabreuse pour tenter de déceler un quelconque indice sur la manière dont elle allait bien pouvoir se comporter. Tout ce qu’il avait pu déceler était une absence totale de tension et qu’elle ne semblait pas avoir de destination précise dans le bâtiment. Cela ne pouvait vouloir dire qu’une chose : l’originaire de Gaïa n’envisageait pas de créer des problèmes et il n’aurait donc pas à se soucier d’elle plus longtemps.

Une fois que les portes de la cabine d’ascenseur furent refermées et que le dispositif commença à s’élever, William se permit finalement de répondre à la précédente déclaration de Victorique, celle-ci ayant apparemment oublié la demande qu’avait faite l’officier Adamova avant de les quitter dans les plaines :

« Je me permets de vous décevoir quelque peu, mais après votre rendez-vous avec le directeur Leonhart, j’ai reçu pour consigne de vous faire visiter les locaux de la BGU avant votre installation. Il semblerait que Mademoiselle Adamova avait cette idée en tête avant d’être réaffectée, aussi je pense pouvoir lui rendre ce modeste service. A moins que cela ne vous dérange…

Il n’eut pas vraiment le temps d’entendre une réponse de la part de Victorique que déjà les portes de l’ascenseur s’ouvraient pour les laisser passer, Victorique percutant soudainement un des étudiants de la faculté n’ayant apparemment pas prêté attention à son environnement.

« Law, tu as une nièce dont tu n'as rien dit? »

Lorsque l’étudiant lança sa remarque vaseuse, la réaction de William ne se fit pas attendre, le détective s’empressant de venir envoyer le tranchant de sa main ganté sur le coin du crâne du jeune homme en uniforme.

« Encore faudrait-il que j’ai une sœur ou un frère… Non, Shinji. Cette demoiselle ne m’est pas affiliée par le sang.
-Aouch ! On ne peut même pas rigoler avec toi, vraiment…
-Montre un peu de respect. La personne qui te fait face est âgée d’au moins trois ans de plus que toi, aussi je te prie de surveiller tes paroles.
-Wouah ! Je ne l’aurais pas cru… Désolé si j’ai pu vous vexer, c’est que je n’ai pas l’habitude. L'habitude de quoi ? Ce serait à William et Victorique de faire des suppositions dessus, étant donné que le dénommé Shinji préféra en rester là.
-Quoi qu’il en soit… Que fait le responsable des affaires générales hors de sa salle de cours à cette heure-ci ? La pause déjeuner n’est pas prête d’arriver, à ce que je sache.
-Eh bien, le responsable des affaires générales se doit de répondre aux demandes qui lui sont fournies par le conseil des élèves. Donc, je suis en plein travail pour le moment… Et toi, Law ? Qu’est-ce qui t’amène à l’académie de si bon matin ? Visiblement, ce n’est pas pour donner des cours, cette fois-ci.
-En effet. Victorique de Bastille ici présente est envoyée par la directrice Tilmitt de Trabia, et j’ai pour ordre de la conduire auprès du directeur Leonhart.
-Ah ? Eh bien, pour une fois que c’est le travail qui vient te chercher et pas l’inverse…
-Tu devrais être au courant. Aussi, peux-tu me dire où se trouve la chambre qui a été préparée pour sa venue ?
-Hein ? Tu me demandes ça, à moi qui ne sait même pas quel est le menu de la cafétéria aujourd’hui ? Si tu crois que je suis au courant des arrangements qui ont lieu entre la BGU et la TGU…
-Je vois. Tu penses connaître quelqu’un qui soit capable de nous renseigner ?
-Hum… Tous les élèves ou presque sont en cours à l'heure qu'il est... Et la plupart des membres du conseil des étudiants est assez occupée en ce moment, principalement à cause des affaires qui défraient la presse internationale… Ah ! Je pense pouvoir t’envoyer quelqu’un pour ça ! Laisse-moi juste un peu de temps…
-Entendu. Nous allons aller rencontrer le directeur en attendant que tu nous envoie cette personne. Dis-lui de se présenter au laboratoire du bloc 3 lorsqu’elle sera disponible.
-Ça marche ! Je te dis à plus, Law ! C’était sympa de te revoir ! lança le jeune homme en uniforme à son aîné tandis qu’il repartait dans un des couloirs adjacents.
-Eh bien... Je suis navré, mais vous allez devoir patienter un peu pour pouvoir déposer vos affaires. Allons rencontrer Monsieur Leonhart le temps que les informations se diffusent à travers le campus. »

William vint alors appeler de nouveau l’ascenseur, qui se manifesta rapidement et permit aux deux jeunes gens d’accéder à l’étage supérieur. Les portes de verre s’ouvrirent sur le grand bureau du dernier étage de la BGU, qui faisait office de pont principal lors des opérations nécessitant la transformation du vaisseau de la BGU. Assis derrière l’imposant meuble en bois précieux, faisant face à la fois à la cage d’ascenseur devant et à la baie vitrée derrière donnant sur la ville de Balamb au loin, le jeune directeur récemment nommé à la tête de l’agence la plus influente d’Esthar était en train de remplir une série de document marquée de plusieurs sceaux représentants les diverses organisations de Dol. Le travail important qu’il avait du effectuer au cours des dernières semaines et encore à l’heure actuelle devait sans aucun doute l’éprouver, se dit William en observant celui qui se trouvait être en quelque sorte son supérieur le plus haut placé, malgré l’indépendance dont il jouissait en tant que détective.

« Veuillez excuser le dérangement… vint déclarer l’ex-SeeD en plaçant sa griffe de métal au niveau de son cœur, effectuant le salut qui lui avait été autrefois enseigné lors de sa formation. William Lawrence, ex-SeeD et détective recruté par votre administration, au rapport. Mademoiselle Victorique de Bastille, envoyée de Trabia par la directrice Selphie Tilmitt, est arrivée. »

Le jeune homme resta quelques secondes sans osciller, avant de soudainement se relâcher comme s’il déposait une lourde charge, décochant un faible sourire à l'adresse de celui que l’on nommait désormais le « SeeD Légendaire ».

« Je suppose que c’est comme ça que ça se passe d’habitude. N’est-ce pas, Squall ? »
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Crystal
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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Mer 10 Juil - 11:46

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Une migraine pointant le bout de son nez, Squall avait l'impression de se retrouver noyé sous la paperasse ces derniers temps. Certes, il assumait pleinement son rôle au sein de la BGU désormais, bien qu'il avait parfois besoin de s'absenter pour pouvoir se rendre auprès des dirigeants des autres mondes. Cependant à présent, il aurait un peu moins besoin de le faire avec Irvine qui se baladait par monts et par vaux en ayant une fichue tendance à se faire une drôle de publicité.

Certes, Squall n'était pas le genre à lire ce genre de presse, mais il passait tout de même devant des kiosques à journaux et la dernière photo en date avait eu de quoi le faire sourire au moins deux minutes. Mais là, il était en train de s'occuper d'un autre problème: la Prison du désert. Augmenter la sécurité là bas était loin d'être simple, surtout si l'on ne voulait pas trop éveiller les soupçons, il était même probable qu'il doive aller y faire un tour d'ailleurs, mais il ne savait pas quand.

On frappa à la porte de son bureau et le jeune homme poussa un soupir de soulagement à l'idée d'une petite pause alors qu'il invitait les individus à entrer. Pas de rendez-vous aujourd'hui, donc une petite visite improvisée, ça faisait toujours du bien Ramenant ses cheveux en arrière avant que sa frange ne se rabatte inlassablement sur son front, il se leva pour saluer les nouveaux arrivants, l'un, il le connaissait - il faut dire que peu d'élèves portaient ce genre de prothèse - la jeune fille en revanche lui était inconnue.

«Peu importe comment ça se passe finalement, du moment que tu restes un minimum respectueux comme avec n'importe qui, ça me va. Entrez je vous prie, prenez un siège.»

Victorique de Bastille, si de vue elle ne lui disait rien, son nom en revanche était déjà plus connu et pour cause, il avait reçu un email le matin même signalant son arrivée. Se tournant vers son ordinateur, il pianota quelques touches avant de voir le fameux courrier. Il avait déjà pris toutes les directives pour la demoiselle qui avait accès à un dortoir réservé aux élèves des autres universités.

«Alors... Mademoiselle de Bastille. Je suppose que je n'ai pas à me présenter, mais je suis Squall Leonhart, le... Directeur. Selphie ne m'a pas donné d'information concernant la raison de ta visite, si ce n'est qu'elle me signale que tu pourrais m'être utile.» d'un autre côté, avec son enthousiasme légendaire, Selphie avait toujours tendance à penser qu'il pourrait avoir besoin d'aide pour tout et n'importe quoi, sans que ça ait forcément un rapport avec son rôle de Directeur. Elle lui avait déjà envoyé des gens pour organiser plus souvent des fêtes à la BGU, jugeant que sans elle, ça allait devenir triste à mourir, et elle était persuadée qu'il pourrait déprimer à force. Comme si c'était son genre? Bon un peu d'une certaine manière, mais plus vraiment maintenant.

Son regard se tourna une seconde sur son ordinateur où il reçut un nouveau mail d'un professeur suite à quelques soucis vers la mine de soufre. Fronçant les sourcils l'espace d'une seconde, il se tourna vers le duo face à lui, histoire d'en apprendre un peu plus sur la situation.



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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Lun 15 Juil - 22:07

VictoriqueHormis notre flagrante frustration quant aux commentaires de cet autre énergumène, nous n'avions guère prêté attention à ses gestes. Décidément, les SeeDs avaient visiblement été élevés pour être soldats avant tout. Elle tressaillit un peu au coup de griffe qu'il reçut. D'accord, la remarque était un peu grossière, mais ça ne valait probablement pas ça, à moins qu'il ne s'agissait là d'une habitude. Il en rajouta sur l'habitude, parlait-il de notre taille!?

Nous y étions bel et bien à présent. Face à celui qui était devenu chef des SeeDs. Si nous parvenions à conserver un visage neutre, tout notre corps lui se trouvait raide. Nos jambes se trouvaient légèrement tremblantes en raison de la nervosité, mais fort heureusement notre robe longue évitait au directeur de constater de la peur au ventre qui l'animait. Finalement, nous auront eu à nous présenter avec nos bagages sous la main, chose un peu gênante à vrai dire comme les sortir de l'ascenseur n'était pas chose facile avec cette satanée marche. Si nous n'avions pas rencontré tous ces monstres et cette femme de Gaïa sur la route, alors nous aurions fort probablement eu le temps de nous installer. Au moins à entendre monsieur Leonheart, le protocole ne semblait pas l'étouffer au plus haut point. Il ne semblait même pas être habitué au fait de s'appeler lui-même le directeur de cet établissement.

Il avoua donc ignorer le but de cette visite. C'aurait pu être là l'occasion de se couvrir et sortir une raison toute autre, mais la vérité était que si nous avions bien plus peur de mademoiselle Tilmitt et de ce qu'elle pourrait faire si jamais elle apprenait que nous avons afin d'éviter de faire partie de ce qui était essentiellement une immense chasse aux trésors où des calamités comme Ultimecia étaient nos adversaires. Nous avions hésité à prendre un siège sur le coup, mais refuser son offre reviendrait sans doute à une petite marque noire dans son estime même s'il ne l'avouerait pas. Après nous avoir installée, nous avions entreprit d'expliquer le but de notre visite, après avoir éclaircit notre voix pour éviter d'être cassante tout d'abord.

«La raison de notre visite ici est fort simple en fait. En ces temps troubles, les SeeDs sont une unité d'élite, mais hélas peu nombreuse. Nous avons été envoyée justement afin de vous porter assistance avec cette histoire de cristaux, qu'il s'agisse de les rechercher nous-même ou bien d'offrir l'opportunité à d'autres de le faire.»

La chauve-souris vint se dégager de la pochette qu'il occupait sur la valise et vint voleter près de nous. Il fixait monsieur Leonheart un peu trop intensément à notre goût. Avait-il peur de voir arriver un rival? Idée saugrenue, même s'il n'était lui-même pas désagréable du tout à regarder. Pensées impures que nous nous empressâmes de chasser.

«Pour être brève, il en revient à vous de décider si nous rejoindrons les SeeDs nous-même, ou si nous participerons en tant qu'élève de transfert uniquement, bien qu'une adhésion plus officielle à la BGU pourrait se montrer plus simple pour tous les partis impliqués. Miss Tilmitt elle-même nous a référée, alors vous n'avez nullement besoin de nous ménager.»
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MessageSujet: Lobby de la BGU   Mar 16 Juil - 21:23

MadokaDécidément, il était dur de croire que cet endroit si paisible d'apparence était en fait une école pour changer des gamins en super-soldats. Vu le calme, n'importe qui pourrait se poser dans le lobby pour piquer un somme et être seulement réveillé par le boucan des élèves sortant de cours. Sans doute une volonté des architectes de vouloir dissocier la guerre, quotidien des élèves, et la paix qui devait occuper leur esprit et leur rappeler pour quoi ils vont se faire trouer la peau... Ou juste qu'il voulait faire un building qui en jetait.

Sans prêter attention à l'occasionnel cochon qui restait bouche béé devant les pomélos montés sur blonde, Madoka continuait à admirer le secteur. Plus grand dedans que dehors, toutes les salles étaient accessibles depuis le lobby. Excepté, à en croire le plan, les salles de classe, la salle de bal (Une salle de bal dans une école, rien que ça ? Pourquoi pas un spa et un box pour chocobo pour chaque élève au point où on en était ?) et les quartiers du directeur ; mais il était difficile de croire que tous ces coins faisaient partie des "lieux tolérés". Loin de l'idée de Madoka d'aller piquer des trucs à l'infirmerie ou une voiture, mais il faudrait être une sacrée espèce de crapule pour voler après qu'on se soit fait inviter. Et un sacré crétin pour voler dans une école militaire.

L'attention de Madoka se porta sur la serre de combat. Un lieu où exercer son talent à l'épée, c'était le panard pour elle, mais le reste de l'école serait peut-être plus intéressant... Repartant sur l'anneau, la blonde opta pour continuer à se remplir les mirettes au lieu d'aller à la chasse au légendaire T-Rex de la BGU. Un jour, il sera sien. Oh oui. Un jour, il sera sien.
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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Mar 16 Juil - 22:36

WilliamWilliam délivra un signe de tête à l’adresse de Squall pour dire qu’il avait bien reçu le message. Les mots qu’il avait prononcés étaient sa manière la plus polie de dire :
« On a beau être des connaissances de longue date et tu es peut-être retourné dans le civil, j’apprécierai tout de même que tu montres un peu de retenue devant les invités ! N’oublie pas qui signe les papiers garantissant que tu ne sois pas interné à cause de tes antécédents. »
Le jeune homme au bras métallique vint donc estimer qu’il n’avait rien de plus à ajouter, venant s’installer dans un coin de la pièce en retrait tout en restant debout.

Squall interrogea Victorique sur les motifs de sa visite. Sentant le regard de son « supérieur » se poser sur lui, il lui renvoya la pareille comme pour lui intimer qu’il n’était pas informé de la situation. Après tout, il n'avait été engagé qu'en tant qu’escorte, Squall était bien placé pour le savoir.

Selon les propres termes de la jeune femme, elle était ici en vue de participer à la recherche des cristaux. Cette annonce ne manqua pas de faire réagir William, qui fixa du regard la demoiselle quelques instants, un voile sombre venant obscurcir furtivement son visage, avant qu’il ne décide de reporter son attention ailleurs, le détective sortant son téléphone portable afin de vérifier ses derniers messages.

Il vint remarquer qu’Erika lui en avait laissé un nouveau lui intimant de venir la voir le plus vite possible. Il savait qu’elle ne lâcherait pas le morceau tant qu’il ne serait pas aller la voir, aussi il soupira. Visiblement, il avait bien fait de demander à ce que la personne se chargeant de montrer la chambre de Victorique le rejoigne là-bas, car il sentait que cette vérification allait prendre du temps.

Ainsi donc, la jeune femme souhaitait participer à cette chasse au trésor insensée ? Elle semblait avoir déjà tout ce qu’elle pouvait désirer, sa tenue et sa volumineuse valise montrant une certaine aisance financière de sa part. Quelle raison pouvait-elle avoir à vouloir trouver ces artefacts ?

William reporta son regard vers la jeune femme durant quelques instants alors que le silence s’installait dans la pièce, avant de soudainement venir plaquer sa main en acier sur sa tempe, une violente douleur à la tête venant l’assaillir sans signes avant-coureurs.


« Veuillez m’excuser quelques instants, ce ne sera pas long… » vint-il déclarer à l’adresse des autres personnes présentes en commençant à se diriger vers la porte de l’ascenseur principal.

Il put voir que Squall s’était levé de sa chaise comme en réponse au changement d’attitude de son ancien collègue, mais vint lui intimer du regard de ne pas s’occuper de lui, jugeant qu’il n’y avait pas encore de quoi s’alarmer.

Ce changement abrupte pouvait être facilement perçu comme un des symptômes de sa maladie, mais il ne s’agissait pour le moment que d’un léger mal de tête, William en était convaincu. Il pourrait gérer ça seul, inutile que le directeur de la BGU n’interrompe ses activités pour rien.

Les portes de l’ascenseur de verre se refermèrent sur lui, laissant Squall et Victorique en tête-à-tête le temps que l’entretien ne se finisse. Lorsque la cabine vint se rouvrir à l’étage inférieur, William s’empressa d’en sortir en haletant quelques instants, ne manquant pas d’attirer momentanément l’attention de quelques élèves présents dans les couloirs lors de sa sortie, avant de se diriger d’un pas hésitant vers une des fenêtres donnant sur l’extérieur du bâtiment. Un peu d’air frais ne pourrait que lui faire du bien, aussi il resta quelques secondes appuyé sur le rebord en inspirant et expirant bruyamment.

Une fois qu’il eut sentit la douleur s’estomper, il reporta son regard vers les ascenseurs à proximité, se disant que Victorique et Squall devaient avoir terminé leur discussion. Il serait probablement inutile de chercher à remonter pour le moment, aussi décida-t-il d’attendre que la demoiselle de Trabia ne redescende pour reprendre la visite des bâtiments. Il lui restait encore tant à faire avant de penser à retourner à Balamb, alors autant ne pas se précipiter et procéder pas à pas.
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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Mar 16 Juil - 23:37

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Jamais évident de jongler entre son rôle d'ancien étudiant et de directeur à présent. Squall faisait de son mieux pour ne pas prendre la grosse tête et être le plus à l'écoute possible des autres étudiants, mais ce n'était pas toujours évident, surtout face à un personnage comme William et sa «maladie».

Aussi, il devait se préoccuper de la jeune femme dans un premier temps, et il cherchait surtout à savoir pour quelle raison Selphie l'avait envoyée. Cependant, il ne s'attendait pas du tout à une telle réponse, et lorsque la jeune femme expliqua la raison de sa venue, il ne put s'empêcher d'afficher une certaine surprise avant de ramener quelques secondes sa main sur son front dans une mine songeuse.

Il y eut un bruit métallique et il se tourna vers William pour voir qu'il tripotait son téléphone, ce qui lui fit froncer des sourcils. Ce n'était pas vraiment correct lorsqu'on arrive à avoir un entretien dans ce bureau que de ne pas porter attention à ce qui est dit, s'il n'en avait que faire, il aurait pu rester dehors. Mais le jeune homme préférait ne rien dire et se tourna plutôt vers la demoiselle, reprenant un air sérieux

«Le diplôme de la BGU est radicalement différent de celui de la TGU. Si tu veux devenir mercenaire, il te faudra repasser l'examen ici.»

Soupirant alors qu'il revenait vers l'ordinateur, il pianota de façon à envoyer un mail à Selphie
«Tu n'auras pas besoin de repasser l'examen théorique. Je vais demander à Selphie de m'envoyer ton dossier. Pour l'examen pratique en revanche... voyons voir...»

Il leva les yeux vers la porte. Pourquoi est-ce que William avait filé bon sang? Levant une seconde les yeux au plafond, il finit par pianoter encore sur quelques touches avant de lancer l'imprimante. Il finit par tendre le papier à la jeune femme avant de hocher de la tête d'un air entendu
«William sera ton superviseur. Voici ton ordre de mission, vous êtes libre d'y aller quand vous voulez, il faudra juste me prévenir lorsque vous partirez.»

À partir de là, il n'avait rien de plus à ajouter
«Des questions?» son regard disait simplement que si elle n'en avait pas, elle pouvait disposer. Son regard s'était posé quelques secondes sur la drôle de petite créature qu'elle trimbalait avec elle, mais il n'en fut pas perturbé. N'importe qui pouvait dresser des monstres de nos jours.

Squall Leonhart a écrit:
Mission examen pratique du SeeD «Victorique de Bastille»
- Investigation au Lac Obel: des rumeurs circulent comme quoi une chimère d'eau pourrait se trouver sur place. Votre mission consiste uniquement à observer les lieux et à rechercher toute trace prouvant la présence d'une telle entité.
- De nombreux monstres semblent présents sur les lieux. La priorité reste l'investigation et non l'affrontement.
- Organisation, méthode, précision sont les éléments clés de cet examen.
Spoiler:
 



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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Mer 17 Juil - 21:51

VictoriqueDe par sa réaction par rapport à sa réponse, il y avait à parier qu'il ne s'attendait certainement pas à ce que nous lui annoncions être venue pour nous mettre nous aussi à cette chasse aux Cristaux. Nous n'avions peut-être pas la dégaine du soldat typique, mais il ne s'agissait pourtant pas d'une raison pour porter la main au front comme si nous allions être une montagne de problèmes! Il fallait se rendre à l'évidence qu'il ne devait pas croire que nous faisions l'étoffe de soldats comme l'étaient ceux de cette organisation, il ne s'agissait pas exactement d'une surprise. Nous allions en ajouter sur notre cas, mais un cliquetis métallique attira notre attention. Nous avions détourné la tête pour apercevoir monsieur Lawrence en train de pianoter sur son téléphone. Vraiment? La valise était déjà quelque chose, mais visiblement il s'en permettait davantage. Nous lui avions adressé une moue ennuyée, mais nous doutions qu'il s'en soit même rendu compte. Espérons au moins que son comportement n'allait pas compromettre nos chances. Apparemment, ce n'était pas le cas.

Quand il annonça devoir passer un examen pratique de SeeD, Victorique ne put s'empêcher un tressaillement nerveux. Ce genre d'examen se trouvait en général plutôt périlleux ici à la BGU. Comme quoi nous n'allions pas nous en tirer sur simple recommandation, il va falloir faire nos preuves en plus. Au niveau pratique ça, il n'y avait vraiment pas de quoi s'en faire, nous avions toujours été bonne élève. Nous allions même souvent au-delà du programme établi car nous pensions que ceux-ci couvraient soient trop étroitement le sujet, ou trop largement de façon superficielle. Pour ce qui était de la pratique en tant que SeeD par contre... Allons, il fallait se montrer forte. Nous souhaitions réellement mettre la main sur ces cristaux nous aussi, et pour cela, il nous faudra nous salir les mains malheureusement, métaphoriquement parlant bien sûr.

«Certes, les deux universités ont des buts radicalement différents, alors nous concevons qu'il est normal que quelques tests soient de rigueur.»

Voilà que Monsieur Lawrence faisait à nouveau des siennes. Voilà que tandis que monsieur Leonheart était occupé à consulter son ordinateur, il en profita pour s'éclipser. Nous nous en étions presque levée de notre siège afin de lui faire signe de rester. Quitter sans même l'annoncer, que pouvait-il bien lui passer par la tête!? Comportement qui n'avait pas non plus échappé au directeur. De mieux en mieux. Il tendit un papier contenant les détails de son assignation. Nous avions entreprit de le lire jusqu'à ce qu'il vienne nous demander si nous avions des questions à lui poser, signe que l'entretien était en soi terminé. Si vite!? Nous avions fait tout ce chemin pour quelques minutes tout au plus? Le départ précipité de son examinateur avait sans doute quelque chose à y voir. Il y avait bien cependant une question qui nous pendait aux lèvres. Nous avions un peu hésité à la poser comme elle n'avait aucun lien avec la situation présente, mais il n'avait pas précisé qu'elles devaient être en lien avec son examen. Nous nous étions grattée la joue du bout de l'index avec une certaine timidité.

«Une question oui. Concernant miss Adamova, l'autre SeeD chargée de nous escorter ici avant son transfert... Serait-il possible de savoir quand serait son retour ici à la BGU? Ou du moins s'il y avait moyen de rester en contact avec?»

Dans le pire des cas, nous allions nous faire rabrouer ou raconter qu'il ne s'agit pas d'informations qu'il détenait, mais nous n'avions pas grand chose à perdre à demander au final. Nous nous étions levée de notre siège et nous étions largement excusée pour le comportement de monsieur Lawrence à son égard. À notre retour vers l'ascenseur, nous n'avions pas manqué de nous masser l'arrête du nez en repensant à ses agissements. Les portes s'étaient ouvertes face à nous, mais nous n'y avions pas mit pied de suite. À la place, nous nous étions retournée pour faire face à monsieur Leonheart. Mains sur les hanches, nous avions presque une pose héroïque malgré ce qui nous allions dire.

«Foi de Victorique De Bastille, nous allons inculquer de meilleures manières en cet homme avant la fin de cette examination.»

Les portes de l'ascenseur de verre se fermèrent derrière nous et, de suite, la réalité était revenue au galop. Où diable était-il parti!? Nous ne connaissions rien de la configuration de ce bâtiment, et il pouvait se trouver sur n'importe quel étage! Et s'il était tout simplement parti on-ne-sait où d'ailleurs? Son travail était de l'escorter ici, alors il se trouvait aussi bien probable qu'il soit simplement parti vaquer à ses propres occupations, et ce sans même nous montrer notre chambre. Le culot qu'il possède celui-là! Nous serrions les poings dans une colère noire avant de retrouver une certaine contenance tout en soupirant d'une moue déconfite. Allons, d'un point de vue logique, il devrait se trouver au niveau du lobby principal, s'il n'en avait pas profité pour fuir comme un cambrioleur évidemment.

Une fois descendue jusqu'au rez-de-chaussée, nous étions sortie de l'ascenseur d'un pas pressé avec nos affaires à notre suite, mais nous avions beau regarder aux alentours, pas une trace de monsieur Lawrence en vue. Nous avions prit une grande inspiration chargée de frustration et posé nos mains sur nos hanches tout en tapant du pied tandis que nous perdions notre patience. Une vue familière se profila par contre. Comment oublier cette femme de Gaïa à la silhouette pour ainsi dire plutôt abondante qui se trouvait en train d'admirer la vue en plein centre des lieux, tandis que d'autres élèves autour semblaient admirer un tout autre paysage... Autant aller lui demander si elle avait aperçu monsieur Lawrence passer dans les parages, et sinon il devait bien être quelque part sur un autre étage.

«Eh bien, nous nous recroisons à nouveau miss Bayushi. Admirant le paysage nous présumons, il semblerait que d'autres en fassent de même...»

Dès lors elle jeta un regard noir par-dessus son épaule en direction des élèves toujours occupés à loucher sur ses courbes. Exposés à leur propre déchéance, ils optèrent pour partir dans la plus grande des gênes. Ces jeunes n'avaient-ils jamais vu de femmes auparavant? Franchement, de ce que nous avions vu des manières des hommes ici, ils avaient bien besoin d'un cours là-dessus. Être soldat n'était en rien une excuse pour être mal élevé! Bref, nous en retournions à notre étrangère après ce moment passé, tout en gardant de notre mieux notre calme malgré la colère qui nous animait.

«Il semblerait que notre escorte nous ait faussée compagnie. Se pourrait-il que monsieur Lawrence soit passé par ce hall? D'abord couper court à notre visite en évitant de nous montrer où nous allions demeurer et ensuite s'éclipser tel un voleur, sans oublier qu'il se devra être notre examinateur...»

Vint un second soupir. Nous étions près de la crise à ce point-ci. Il ne perdait rien pour attendre quand elle le retrouvera. La prochaine fois que nous allons nous procurer une nouvelle paire de bottes, ils n'auront qu'à mesurer la marque que son pied aura laissé sur ses tibias!

«Nous en sommes donc laissées toutes le deux à nous-même dans ce lieu inconnu. Autant en faire la visite de notre propre chef pour le moment. L'infirmerie ne serait pas une mauvaise idée pour traiter cette chauve-souris. Mais où diable est-il passé d'ailleurs?»

Lui aussi n'était plus en vue décidément. Ce ne sera que quand nous avions entendu ses battements d'aile dans notre dos que nous nous étions rendue compte qu'il s'y trouvait. De toute évidence, il demeurait près de nous et évitait à tout prix de se faire voix par miss Bayushi. De quoi avait-il peur maintenant? Nous ne l'avions jamais vu dans un tel état en présence d'une femme autre que cette sorcière à Trabia...
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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Mer 17 Juil - 22:02

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Non décidément, les manières de ce Lawrence n'étaient pas vraiment pour lui plaire. Bien souvent il semblait manifester un intérêt supérieur envers lui-même alors qu'il était loin d'égaler bien des SeeD. Mais dans la mesure où il ne faisait justement plus partie de l'équipe, Squall s'en fichait un peu.

Malgré tout, la demoiselle avait encore des questions avant de s'en aller, et c'est pourquoi il tenait à mettre un point d'honneur à y répondre afin que la bonne entente entre les universités perdure. Si Selphie avait envoyé cette demoiselle, c'est qu'elle était apte à suivre l'entraînement de la BGU et à accomplir les différentes missions qu'il aurait à lui imposer.

La question portait sur l'escorte officielle qu'il avait envoyée à l'attention de la jeune femme, aussi le directeur hocha de la tête afin de répondre, contrairement à ce qu'elle pensait, il estimait que ce n'était pas d'une grande confidentialité

«Il est possible qu'Andréa supervise également ton examen. William n'est pas un SeeD mais je connais ses capacités, c'est pourquoi il te supervise, mais il me faut un élément officiel pour vous seconder malgré tout. Je peux demander à Andréa de s'en charger.» en réalité, tout dépendrait du moment où ils quitteraient la BGU pour accomplir cette mission. Il faudrait voir si la SeeD serait revenue ou non d'ici là.

La jeune femme se décidait donc à partir, mais elle se tourna une dernière fois en disant qu'elle réussirait à changer le comportement de Lawrence... Squall ne put s'empêcher de sourire face à cette remarque et se contenta de lui souhaiter

«Bon courage...»

Les portes se refermèrent et la petite sorcière avait disparu. Il ne savait pas pourquoi, mais Squall se disait qu'elle allait semer une sacrée pagaille celle là!



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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Jeu 18 Juil - 1:41

MadokaQue voilà une surprise plaisante. Madoka fut tirée de sa contemplation du lobby de la BGU et de sa tentation de faire payer les élèves qui admiraient les deux nouvelles collines de chair (avec tarif double pour ceux qui voulaient prendre des photos) quand Victorique, une moue mi-ennui mi-colère sur le visage, sortit de l'ascenseur. Et à en juger par le tapotement de son pied et ses mains sur les hanches, c'était plus la colère qui dominait. Soit son entretien avec Squall s'était finalement mal passé, soit le manteau blanc avait encore trouvé un moyen de la rendre hargneuse (depuis l'épisode de la valise) ; deux options qui se valaient, vu le caractère de la miss.
Apercevant Madoka, la gnome magicienne partit en sa direction et, après l'avoir hélée, chassa le fan club improvisé d'un regard noir. Adieu, gils gagnés à ne rien faire.

Si la colère bouillait de façon plus qu'évidente sous la surface, Victorique restait calme comme un lac avant l'orage quand elle racontait qu'effectivement, William avait filé à l'anglaise laissant tout le monde en plan. Cela était garanti de faire un effet bœuf sur cette "gamine" au sang plus bleu qu'un Schtroumpf étranglé...



- Je n'ai pas vu le manteau blanc depuis que vous m'avez laissée ici. J'en déduis qu'il à dû considérer le job fini.
Et votre "petit" animal volète derrière vous.



Pooki ne semblait pas déterminé à approcher. Vu que Victorique l'avait plus ou moins utilisé comme arme, c'était compréhensible, mais... Au final non, ce n'était pas d'elle qu'il avait peur, mais bien de la blonde à katana incorporé. Curieux. Soit il était mammophobe, soit il y avait autre chose. A voir si Madoka devrait à nouveau servir d'aide de voyage à Victorique.


- Je ne sais pas si l'infirmerie pourra l'aider, mais ce n'est pas loin. Je vous ouvre la route ?
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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Sam 20 Juil - 17:50

WilliamWilliam s'était appuyé contre un des piliers du couloir adjacent aux cabines d’ascenseur en attendant l'arrivée de la demoiselle dont il avait la charge, se contentant d'écouter le bruit ambiant en gardant les bras croisés devant lui.

Comme il l'avait deviné, il se passa à peine quelques minutes avant qu'il n'entende le mécanisme de l'ascenseur principal se remettre en marche avant de commencer à faire descendre la cabine depuis le troisième étage.

Il se dit qu’il allait s’excuser auprès d’elle et commença à bouger pour la récupérer à la sortie de l’ascenseur, mais se rendit compte qu’elle venait de passer l’étage où il se situait pour descendre au rez-de-chaussée.

Venait-elle vraiment de passer devant lui sans le voir ? Eh bien, lui qui d’habitude se faisait remarquer dès le premier coup d’œil… Voilà que pour la première fois depuis longtemps, il était passé inaperçu aux yeux de quelqu’un. Intéressant.

Les portes en verre s’ouvrirent une nouvelle fois pour laisser passer quelques élèves de l’académie, avant de se refermer derrière William après qu’il soit entré, le jeune homme choisissant le lobby pour destination.

Il était étonné par la décision que venait de prendre la jeune fille. Lui qui pensait qu’elle le rejoindrait sans faire d’histoire, elle avait pris le parti de sauter l’étage où il se trouvait pour partir seule à la recherche de la chambre qui lui était attribuée. En soi, il était logique qu’elle veuille rejoindre l’étage où se trouvaient les dortoirs. Cependant, les mots qu’il avait prononcés avant de rejoindre le bureau de Squall laissaient à penser qu’ils allaient d’abord passer par le deuxième étage. Un problème de communication pouvait survenir de temps à autres, ce n’était pas non plus comme si il l’avait laissé au milieu d’un nid de créatures intimidantes. Quoi que dans le cas de cette demoiselle…

Le lobby fut accessible assez rapidement et il commença son investigation. Il n’eut cependant pas à faire un grand effort puisque le bruit des roulettes de la valise, accompagné de celui des bottes caractéristiques de sa "cliente" claquant contre le sol lui parvint à ses oreilles une fois qu’il eut fait quelques pas dans le hall principal. Il remarqua alors que les impacts des chaussures étaient particulièrement rapprochés les uns des autres, en plus du fait qu'une certaine force était déployée dans ces gestes. William vint en déduire que la jeune femme semblait particulièrement remontée par rapport à quelque chose. Ce devait sans aucun doute être lui qui était concerné, la réaction qu'elle avait eue au moment où il avait dû se retirer du bureau de Squall montrant qu’elle n’appréciait guère les décisions du jeune homme à moins qu’elle ne soit mise dans la confidence auparavant.

Fort bien, il venait de rehausser le niveau d’agacement chez Victorique d’un cran. Ou bien elle était particulièrement susceptible, ou bien il agissait vraiment comme le dernier des idiots. Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait autant irrité quelqu'un, le dernier en date étant un de ses collègues détective qu’il avait coiffé au poteau sur une affaire de vol de bijoux.
Il se dirigea donc vers l’endroit d’où provenaient les sons qu’il avait enregistré depuis son arrivée à la BGU et put constater que Victorique était en grande discussion avec Madoka, l’épéiste de Gaïa qu’il avait laissé vaquer une dizaine de minutes auparavant.

Du peu qu’il réussit à entendre avant d’arriver à leur hauteur, il lui semblait qu’elles allaient se diriger vers l’infirmerie pour traiter les blessures du compagnon écarlate de la jeune magicienne. Choix judicieux, quand on savait quels prouesses pouvaient accomplir les équipements de la BGU. Il ignorait si le Professeur Kadowaki occupait toujours le poste d’infirmière de la faculté, n’ayant pas eu besoin de ses services depuis son départ des SeeDs. Il se dit que cette visite des lieux pourrait éventuellement être l’occasion de vérifier à quel point pouvait avoir changé l’établissement au cours des deux dernières années, le jeune homme n’ayant pas prêté plus attention à comment se portait les lieux, malgré les innombrables rendez-vous qu’il avait pu avoir dans cet endroit.

Pendant quelques instants, il eut dans l’idée d’attirer l’attention de la demoiselle en lui tapotant l’épaule, mais abandonna rapidement l’idée en se souvenant comment elle avait piqué un far lorsqu’il s’était contenté de lui tenir sa valise. Il opta alors pour une approche un peu plus verbale, mais tout aussi efficace selon lui.


« En temps normal, j’apprécie d’être ignoré. Mais on va dire que pour cette fois, il m’est difficile de vouloir passer inaperçu auprès de vous, mademoiselle de Bastille. Je vous salue de nouveau, Mademoiselle Bayushi. Votre visite de l’établissement se passe-t-elle comme vous le souhaitiez ? »

Il attendit quelques secondes le temps qu’au moins une d’entre elles se retourne vers lui avant de poursuivre :
« Veuillez excuser ma soudaine absence de tout à l’heure. J’ai été quelque peu… indisposé, voyez-vous, et il m’a fallu régler ce problème au plus vite pour ne pas causer plus de problèmes. Je tâcherai de faire en sorte que cela ne se reproduise plus tant que quelqu’un d’autre ne soit là pour vous accompagner. Ainsi, qu’est-il ressorti de l’entretien avec monsieur Leonhart ? Avez-vous reçu les recommandations dont vous aviez besoin ? »

En prononçant ces mots, il se rendit compte qu’il avait quelque peu embarrassé son "collègue" en s’en allant du bureau de la sorte. Il s’attendait désormais à recevoir de sévères remontrances, aussi il envisagea de retourner s’excuser une fois que toute cette histoire serait terminée. Il avait de nombreuses dettes envers le nouveau directeur de la BGU, ainsi qu’envers de nombreuses autres personnes de l’académie pour l’aide qu’ils avaient pu lui apporter après son accident. Il était ainsi lié à l’académie par ces relations. Et ce, qu’il le veuille ou non.

« Il me semble avoir entendu que vous souhaitiez vous diriger vers l’infirmerie ? demanda-t-il en tournant la tête vers le couloir au sud-ouest de l’anneau. Je suppose que nous pourrions discuter de tout cela en avançant… Qu’en dites-vous ? »
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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Dim 21 Juil - 5:01

VictoriqueNous serrions notre ombrelle de toutes nos forces, l'envie bien présente de la briser sur la tête de monsieur Lawrence dès que nous le croiserions. Apparemment, nous n'aurons pas à devoir le chercher bien loin car il s'annonça après être apparu tout juste derrière nous alors que nous marchions en direction de là où l'infirmerie devrait se trouver. Enfin, nous ne faisions que supposer, il s'agissait bien de notre première visite ici à la BGU pour nous aussi. Notre main se serra sur la poignée du parapluie, et nous étions prête à la lever pour lui abattre sur le crâne, mais il ouvrit la bouche avant cela.

Nos joues se gonflèrent et notre visage rougit de colère et de frustration. Il avait beau dire ce qu'il voulait, il était tout de même parti sans rien dire et lui avait carrément collée la honte face au directeur des SeeDs! Ne serait-ce par politesse, nous le laissions continuer à s'expliquer. Un malaise disait-il? Nous demeurions un peu interdite face à cette explication. Souffrait-il d'une maladie quelconque? Une telle information aurait pu se montrer pertinente. Nous avions continué de ventiler tandis qu'il continuait à s'expliquer. Autant revenir au calme avant qu'il ne se mette à genoux. Nous poussâmes un long soupir déconfit tout en nous massant l'arrête du nez entre le pouce et l'index. Il n'y avait nul besoin de frapper quelqu'un à terre pour ainsi dire. Nous n'en étions plus à la violence, mais seule une mince couche de politesse dissimulait la frustration dont nous étions en proie. Autant changer de sujet, nous sortîmes le papier comportant les informations relative à notre assignation pour le lui tendre.

«Il semblerait au contraire que nous n'en soyons pas tout-à-fait à la croisée des chemins au final. Il nous faudra entreprendre l'examen pratique des SeeDs, et pour cela, nous avons besoin d'un examinateur. Nous pensons que vous vous imaginez où nous voulons en venir...»

Un long soupir de plus, cette fois un peu plus posé et retrouvée un peu plus composée. Il n'était plus nécessaire de tergiverser là-dessus après tout. Interrompue par Pooki l'espace d'un instant, celui-ci nous causa pratiquement une frousse en venant se cacher auprès de nous et se servait de notre corps pour faire écran à miss Bayushi. Il agissait de façon de plus en plus étrange, c'était un fait.

«Mais enfin, ce coup que tu as reçu sur la tête t'incommoderait-il toujours? Allez donc monsieur Lawrence, nous vous suivons. Vous êtes celui à connaître le mieux cet endroit après tout. Vous aurez de même le temps de lire un peu cet ordre.»

Des chuchotements parfois plus ou moins furtifs fusaient parfois quand le groupe passait près d'étudiants. Parfois même des sifflements qui se taisaient bien une fois que nous les fusillions promptement du regard. Apparemment, la femme de Gaïa ne manquait pas de faire sensation. Durant le trajet, Pooki devenait de plus en plus agité, jusqu'à ce qu'il nous échappe carrément pour partir de son propre chef dans les couloirs.

«Pooki! Cesses donc ces singeries immédiatement! Veuillez nous excuser un moment tandis que nous allons le chercher. Mais qu'est-ce qui lui prend, vraiment!?»

Nous partîmes aussitôt tout en laissant ombrelle et valise sur place. Impossible de partir à la poursuite de cette chauve-souris avec tout cet attirail après tout. Malgré sa petite taille, celui-ci se montrait bien rapide, probablement bien trop rapide pour que nous puissions nous en saisir de force, surtout en prenant en compte le fait qu'il puisse voler. Nous espérions très fort qu'il revienne à ses sens et cesse d'agir en tel possédé! De préférence avant qu'un élève en vienne à le prendre pour un monstre en liberté et ne l'attaque...
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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Lun 22 Juil - 20:47

MadokaNul doute que quand William reviendrait vers Victorique, il s'en tirerait au mieux avec les tympans vrillés par les piaulements de colère de la magicienne, au pire avec une ombrelle cassée sur le crâne à en juger comme elle s'y agrippait.
Et quand on parle du loup, il n'est jamais loin : le temps de pointer que Pooki était derrière sa maîtresse que Lawrence, l'air aussi peu dérangé d'avoir laissé son "invitée" en plan que d'avoir acheté le pain ; si on ajoutait à cela le fait que la conversation partait sur des banalités, Madoka pouvait presque imaginer le moment et l'endroit où et quand l'ombrelle irait fendre la caboche du manteau blanc...

Mais au final, rien n'était arrivé. La justification de Lawrence, invoquant une maladie quelconque (mais visiblement assez sérieuse, à en juger par son expression), avait semblé suffisante à la petite sorcière qui se contenta de lui annoncer la couleur : l'entretien avec Squall s'était plutôt bien passé, mais il lui faudrait partir en mission pour finaliser son inscription, et William était l'examinateur désigné. La conversation continua alors que le groupe partait vers l'infirmerie histoire de voir si quelqu'un pouvait jeter un œil à Pooki, qui s'agitait de plus en plus... Avant de carrément rompre la formation et de filer dans les couloirs, talonné par Victorique qui tentait (de façon comique, disons-le) de suivre le rythme du marshmallow rouge avec ses petites jambes.
Ramassant valise et ombrelle (laissés en plan par leur porteuse), Madoka s'adossa à une des rambardes du lobby avant de reprends la conversation.



- Dix contre un que je vais devoir vous accompagner dans cette mission à la demande de Mademoiselle. Même si la chauve-souris ne semble pas d'accord.
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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Lun 22 Juil - 23:19

WilliamVraisemblablement, les circonstances de son absence forcée telles qu’elles avaient été décrites semblaient avoir suffit à la demoiselle à la robe sombre, qui se contenta de le gratifier d’une moue boudeuse en guise de réponse, ponctuée d’un discret mais significatif soupir nasal.

Il sentait que sa conduite ne lui avait pas plu, et s'il s’attendait à ce qu’elle se permette ne serait-ce qu’un sermon en guise de représailles, il n'en fut rien. Il l’aurait accepté avec humilité, ce n’était pas un problème pour lui. Mais vraisemblablement, elle tâchait de faire preuve de retenue pour une raison qui lui échappait encore. Etonnant. Il jeta un coup d’œil dans sa direction avant de porter son attention vers Madoka, qui semblait vouloir rester à l’écart de la discussion. Peut-être Victorique voulait-elle ne pas perdre la face à côté de la bretteuse de Gaïa ? C’était une des nombreuses possibilités à l’origine de la situation actuelle.

Il accepta en silence le bout de papier qui lui était présenté et en parcouru le contenu en très peu de temps, tandis qu’il avançait en compagnie du reste du groupe. Il était donc assigné à sa garde encore quelques temps, qui plus est en tant qu’examinateur pour un examen SeeD sur le terrain ? Quelle surprise.

Certes, William était habitué au rôle d’instructeur de la BGU, un des nombreux travails qu’il acceptait de prendre lors des périodes vides du milieu de l’investigation. Ainsi, il connaissait à la lettre le protocole à respecter pour encadrer les étudiants souhaitant devenir SeeD, et plus spécifiquement les règles de l’examen pratique.

Un premier point qu’il ne mit pas longtemps à éclaircir était la tranche d’âge limite pour le passage de l’examen SeeD, qui allait normalement de 15 à 19 ans. Victorique, pourtant âgée de 21 ans selon les informations qu’il avait reçu, disposait cependant d’une dérogation spéciale mentionnée sur le papier qu’il détenait, appuyée par le fait que la directrice Tilmitt l’avait elle-même dépêchée sur Balamb. Elle était de plus acceptée par l’actuel Directeur et selon ce qui était écrit sur la feuille que lui avait donné la jeune femme, les résultats de l’examen théorique qu’elle avait passé à Trabia étaient déjà enregistrés, ce qui faisait qu’elle était dispensée de repasser cette étape ici, à Balamb. Tout semblait donc en règles.

Le seul point qui pouvait noircir ce tableau était l’état de William. Il était certes qualifié pour examiner Victorique lors de cet examen sur le terrain, mais qu’arriverait-il s’il venait à perdre ses moyens comme il l’avait fait il y a à peine quelques minutes ? Et si quelque chose de plus grave qu’un simple mal de tête venait à arriver ?

Il allait devoir en discuter avec les personnes en charge de son observation, parmi lesquelles Squall lui-même. Cette décision le surprenait plus qu’il ne voulait le laisser paraître. Il savait pourtant à quel point William pouvait être imprévisible… Alors pourquoi ?

Le jeune homme fut sortit de ses pensées par le cri agacé de Victorique, son familier s’étant vraisemblablement échappé pour une raison obscure. Il avait effectivement put sentir un pointe de tension chez l’animal étrange, mais il pensait que ce n’était pas si important. Mais maintenant qu’il était parti vadrouiller on ne sait où, William commença à envisager que la chauve-souris n’appréciait guère la proximité de toutes ces personnes autour de lui. Il devait probablement être plus habitué à une affluence réduite voire quasi-nulle. Difficile à dire, tant une créature telle que celle-ci pouvait sortir des conventions.

William s’apprêtait à donner des consignes à Madoka avant d’aller à la suite de Victorique, mais la plantureuse jeune femme s’était déjà occupée de récupérer les affaires de la demoiselle aux rubans, comme s’étant déjà résignée à devoir rester en retrait le temps que le familier se calme.


« Nous ne pouvons décemment pas vous imposer cela. Vous n’appartenez pas au SeeD, aussi vous n’êtes pas tenu de répondre aux demandes qui vous sont faites par les étudiants ou les SeeD. Même moi qui ait quitté l’organisation il y a de cela de nombreuses années ne peut vous demander cela. D’ailleurs, il me semblait avoir compris que vous comptiez repartir sous peu ? »

Il marqua une courte pause au cas où Madoka lui réponde quelque chose, mais remarqua que s’il restait sur place trop longtemps, la demoiselle à la robe noire allait sortir de son champ de vision.

« Je ne suis d’ailleurs même pas sûr que vous soyez autorisée à nous suivre, les personnes extérieures à l’établissement ne disposant pas des mêmes droits que les membres de l’organisation... Quoi qu’il en soit, je ferais parvenir une demande aux responsables pour savoir s’il vous est possible de venir en tant qu’observatrice. Après tout, ce n’est pas vous qui êtes évaluée, à ce que je sache. »

Il commença alors à s’avancer pour partir à la poursuite de Victorique et de son familier, mais prit tout de même la peine de se retourner une dernière fois vers Madoka pour lui déclarer :

« Vous le savez déjà probablement, mais sachez que même si vous disposez de moyens détournés pour ouvrir les portes qui mènent au sommet, il vaut parfois mieux chercher les clés qui y correspondent avant de faire autre chose. C’est que m’a apprit mon métier de détective. »

Il repartit alors à travers le couloir, évoluant au plus vite afin de retrouver la trace de la demoiselle aux longues nattes blondes. Il ne mit pas longtemps avant de la retrouver toujours en train de courir après la boule de viande rouge flottante et se plaça à sa hauteur pour l’avertir de ce qu’il comptait faire :

« J’ignore ce qui peut le mettre dans un tel état, mais je propose de me charger de l’attraper afin de l’emmener à l’infirmerie. Si vous le permettez… »

Il attendit quelques secondes avant d’accélérer d’un coup pour rattraper Pooki, avant de l’attraper et le maintenir solidement contre son torse à l’aide de ses deux bras, la créature se débattant férocement pour se libérer.

« Du calme ! T’agiter comme ça ne résoudra rien ! Arrêtes un peu de bouger quelques secondes, tu n’as rien à craindre pour le moment ! Inutile de t’enfuir ainsi ! »

William tâchait de maintenir sa prise de manière à ce que l’animal ne s’étouffe pas et ce n’était pas simple lorsqu’on possédait un bras mécanique comme le sien. Mais s’il continuait à s’agiter de cette manière, il allait devoir se résoudre à user de la force pour le calmer. Il espérait cependant ne pas avoir à en arriver là, Victorique n’appréciant certainement pas que l’on maltraite son animal de compagnie…


Dernière édition par William Lawrence le Mer 24 Juil - 11:39, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Mar 23 Juil - 0:06

Petit oubli ^^
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Victorique passe au niveau 3
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Merci à vous deux!
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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Jeu 25 Juil - 22:45

VictoriqueNos talons et plate-formes claquant bruyamment contre le plancher, il n'y avait qu'à tendre l'oreille pour se douter à quel point courir avec ces choses s'avérait difficile. Donner la chasse à ce satané marshmallow volant s'avérerait plus qu'ardu de la sorte. Les seuls moyens qui pouvaient nous venir en tête afin de rattraper cette tête forte serait soit par les mots, ou plus simplement en nous servant de gravité sur lui. Si possible, nous préférerions éviter de recourir à la violence. L'énergie nécessaire pour utiliser ce pouvoir semblait nous être revenue, mais ce serait de quoi réellement devoir traîner cette bête à l'infirmerie cette fois. Nous avions le plus grand mal du monde à simplement le garder dans notre champ de vision. Il n'en avait peut-être pas l'air du fait qu'il était un peu grassouillet, mais quand il s'y mettait, il était réellement rapide!

Durant ce temps, la réaction de monsieur Lawrence nous revenait à l'esprit, ou plutôt de son manque de réaction. À chaque fois que nous levions le ton, il se contentait de baisser carrément la tête et s'excuser. Belle façon de nous faire nous sentir comme une horrible princesse pourrie gâtée après s'être lui-même comporté de façon plus qu'inappropriée. Ce comportement passif de sa part nous donnait encore plus envie de faire un scène, de quoi le faire réagir un peu, mais rien ne semblait le faire dérider un peu. En plus d'être malhabile avec les gens, le voilà de plus d'une raideur. Un comportement qui nous faudrait bien changer, si ce n'est pour le rendre plus supportable pour une futur moitié...

C'était justement en pensant au loup qu'il se pointa en nous longeant à la course. Il semblait de toute évidence d'être désisté de mademoiselle Bayushi afin de venir nous prêter main forte avec ce problème de familier. Maintenant, s'il pouvait à la fois l'attraper tout en évitant de le découper en morceaux avec cette main mécanique, il s'agirait du meilleur des deux mondes. Nous nous étions arrêtée pour assister à cette scène quand il parvint à l'attraper finalement pour tenter de le maîtriser à présent. Pour une si petite chose, il disposait tout de même d'une certaine force. C'était sans oublier qu'il s'agissait bel et bien d'un monstre qu'il tentait de retenir de la sorte, même si en repensant à ce qu'il avait fait de ces larves, il s'avérerait certainement capable de cela au moins. Il lui donnait cependant un certain mal malgré tout alors qu'il lâchait de perçants cris de panique. Le souffle court, nous approchions d'un pas lourd du duo et, sans crier gare, avions joint les mains pour les abattre de toutes nos forces sur la tête du familier. Un silence s'en suivit, et plus un son ne sortait de la bouche du petit monstre jusqu'à ce qu'il s'écrasa. À bout de souffle, nous avions prit un moment pour respirer les mains sur les cuisses et sans doute le visage un peu rougit par l'effort.

«Voilà une bonne chose de faite. Ne vous en faites pas pour lui, il est beaucoup plus résilient malgré les apparences. Au moins il cessera de s'agiter.» Nous nous en étions saisie plus ou moins délicatement pour lui tirer vigoureusement les joues. «Ne refais plus jamais quelque chose de la sorte, tu entends!»

D'accord, sa réaction en avait été une de peur, mais ça n'enlevait pas au fait qu'elle avait été tout-à-fait démesurée et irrationnelle. Avec notre bras contre ce qui lui servait probablement de cou, nous serrions de sorte à le maintenir solidement en place. Nous reprîmes la marche afin de retourner auprès de miss Bayushi que nous avions quelque peu laissée en plan. Pendant ce temps, il s'agirait du meilleur moyen d'expliquer notre hypothèse face à cette peur soudaine puisqu'elle impliquait probablement cette dernière.

«La dernière fois qu'il a réagit de la sorte, c'était en raison de la sorcière auquel il appartenait. La seule explication que nous puissions trouver serait que miss Bayushi ressemblerait à cette dernière. Vous savez, elle avaient au moins un point en commun...»

Nous avions mimé un geste de préhension de notre main libre, et désignions très visiblement les courbes qu'elle disposait. En fait, cette dernière était pratiquement son portrait craché, si ce n'était du rire allant entre celui de la baleine et du phoque que cette sorcière avait, c'était bien le pire d'ailleurs. Une peur des seins, il s'agissait bel et bien d'une première. Il y avait de quoi se demander s'il ne se serait pas attachée à nous simplement parce nous n'avions pas été gâtée par la nature à ce niveau. Notre emprise sur lui s'était renforcée rien qu'à cette idée. Tout le corps de la chauve-souris se raidit quand mademoiselle Bayushi fut de nouveau en vue, ce qui venait bien confirmer notre hypothèse. Il en avait très peur visiblement, suffisamment pour fuir alors qu'il n'avait eu aucun problème à affronter ces monstres dans les plaines. Tenir à la fois cette chauve-souris, notre ombrelle et notre valise à la fois n'était pas mince affaire, mais mieux valait cela que demander de l'aide.

Une fois arrivés à l'infirmerie, nous fûmes la première à mettre un pied dans la pièce. La porte avait été ouverte, ainsi avions-nous au moins prit la peine de frapper tout de même à celle-ci avant d'y pénétrer. Une infirmière s'y trouvait, affairée sur des documents. Le genre un peu courte et nerveuse, bien qu'elle nous dépassait toujours d'une bonne tête au moins.

«Bonjour, ce serait pour...»

Nous n'avions pas eu le temps de nous expliquer que quand cette dernière se retourna, elle hurla presque en apercevant Pooki qui reposait sagement et qui semblait avoir cligné des yeux alors qu'elle posait les yeux dessus. Comme première impression, on aura vu mieux. Elle ne semblait pas à l'aise en compagnie d'un monstre, même domestiqué, c'était peu dire.

«Si vous pouviez vous calmer, nous pourrions vous expliquer la situation! Non mais ce n'est pas possible...
-Euh, cette... Chose que vous tenez là...
-Notre familier, il est blessé et nous espérions que vous ayez quelque chose pour. Et si vous disposiez de quelques cachets contre les allergies, ce serait apprécié, auquel cas nous pourrions nous voir trop incommodée pour contenir ce monstre qui se trouve entre nos mains...

Une menace un peu inutile, mais elle semblait avoir effet comme elle ne tarda pas à s'activer. Au moins cela faisait bien le travail, quitte à se faire prendre pour aussi commode qu'un cactus ici. Elle était au moins descendue des rideaux pour retrouver un semblant de calme. Malgré tout, elle semblait très nerveuse à la vue de Pooki qui pourtant n'était pas le plus menaçant des monstres qu'il puisse être donné de rencontrer. L'un avait une peur irrationnelle de mademoiselle Bayushi pour des raisons innommables, puis l'autre avait peur d'un monstre qui avait davantage l'air d'un marshmallow volant. Eh bien tout cela allait être amusant.
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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Ven 26 Juil - 22:19

MadokaPas question de courir après le familier pour Madoka ; d'une part, courir avec de tels machins, c'était un coup à perdre l'équilibre ; et d'autre part, cela venait seulement de lui sauter aux yeux, mais le bestiau ne s'agitait que quand elle était dans les parages. Hmmmm... Sans doute que ce monstre pouvait sentir la grandeur de Wutaï et qu'il en était terrifié. Ouais. Pas d'autres solutions que celle-là.

William, lui, n'hésita pas des masses à se lancer à la chasse au Pooki, non sans ajouter que n'étant pas un personnel officiel des SeeD, il y avait de fortes chances qu'on ne laisse pas Boobie Lady se joindre à eux pour l'examen de Victorique. Logique, soit dit au passage ; il s'agissait de sujets militaires après tout, ça se tentait que laisser le premier ahuri venu mettre le nez dedans n'allait plaire à personne de haut placé. Dommage, il faudrait donc se séparer de cet amusant groupe pour le moment. Mais pas tout de suite.
Désignée de façon non-officielle gardienne du barouf de la magicienne laissé en plan pour partir choper la chauve-souris, Madoka resta sagement à surveiller la valise et l'ombrelle jusqu'à ce que tout le monde revint, chauve-souris calée sous le bras. Et l'explication tomba : c'était bien de Madoka dont il avait peur... Mais pas pour la badassery de Wutaï. Juste parce que son ancienne maîtresse avait le même châssis. Dawwwww.



- Première fois que j'impressionne quelqu'un de cette façon, je dois l'avouer.


Toujours est-il qu'après ces aventures, Victorique était bien décidée à ramener son pet à l'infirmière locale pour le faire examiner, peu importe à quel point il résisterait. Jugeant qu'il n'y aurait pas besoin d'y rentrer aussi, Madoka resta dehors... Non sans pouffer de rire en entendant l'infirmière scolaire piauler devant Pooki.
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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Sam 27 Juil - 1:41

WilliamWilliam ne s’était pas vraiment attendu à ce que Victorique ne calme son petit compagnon aussi violemment, aussi il ne put s’empêcher de hausser un sourcil lorsque le familier fut envoyé dans les vapes. Voilà qui était peu commun. Même si, quand on prenait le temps de réfléchir, ça paraissait plutôt logique étant donné que la créature servait d’arme vivante lors des combats.

Il n’ajouta rien lorsqu’elle reprit son familier dans ses bras et se contenta de la suivre, rejoignant Madoka qui avait été quelque peu laissée derrière pour surveiller les possessions de la demoiselle aux rubans.

Victorique semblait avoir trouvé une explication à la soudaine agitation de Pooki, soi-disant qu’il était effrayé par la silhouette de Madoka lui rappelant son ancienne propriétaire. Voilà qui était plutôt étrange. Cependant, William tâcha de ne pas trop s’en formaliser.

Le jeune homme remarqua cependant la peine avec laquelle Victorique se déplaçait avec tout son chargement, qu’elle avait demandé à récupérer dès que les trois promeneurs s’étaient retrouvés. Il se serait bien proposé de récupérer la valise, mais il remarqua la poigne solide que la jeune femme appliquait à ses possessions. Puisque Victorique semblait autant déterminée à vouloir transporter ses affaires, il garda le silence.

Ils rejoignirent l’infirmerie très rapidement. Mais contrairement à ce que pensait William peu de temps auparavant, seule une jeune infirmière inconnue se trouvait de service à la place du docteur Kadowaki. L’infirmière en chef devait probablement être ailleurs dans l’académie, ou bien en déplacement à l’extérieur de la BGU, puisque son poste lui incombait souvent de rejoindre les SeeDs blessés dans la région.

Tant pis, pensa-t-il. Il aurait bien d’autres occasions de voir la femme qui lui avait sauvé la vie lors de cet incident lui ayant coûté son bras.

La jeune fille qui était de garde semblait très mal à l’aise devant la chauve-souris rouge, ce qui n’était pas vraiment étonnant. Voir un monstre de si près, même non-agressif, avait toujours de quoi déconcerter quelque peu… Surtout si on n’en avait pas l’habitude, ce qui semblait bien être le cas de la frêle infirmière.

Il se demandait combien de temps cela allait-il prendre pour régler cette histoire que son téléphone se mit à sonner brusquement, la sonnerie aux timbres accrocheurs venant retentir depuis la poche intérieure gauche de sa veste. Il sortit l’appareil de son vêtement avant de jeter un coup d’œil à l’écran pour vérifier qui était la personne en train d’essayer de le contacter et poussa un léger soupir en reconnaissant le nom de la personne en question.


« Veuillez m’excuser, je dois répondre. Allô, Erika ? Qu’est-ce qu’il y a ? Je suis toujours en plein travail, là !
-Encore ?! Will, je te vois sur mon écran ! Ne me dis pas que ta mission d’escorte n’est pas finie, ta balise indique que tu es à la BGU ! »

La voix qui filtrait à travers l’appareil était celle d’une femme, relativement jeune, et suffisamment forte pour que l’on puisse l’entendre dans un rayon de deux mètres autour de William. Un brouhaha indescriptible pouvait aussi être perçu en arrière-plan à travers le téléphone, n’aidant pas vraiment à rester discret.

« Je suis en train de faire faire le tour du propriétaire pour le moment ! Je viendrais te voir une fois que ce sera fait. Et qu’est-ce que c’est que ce boucan que j’entends derrière toi ?!
-Je suis en plein boulot ! Le département logistique a reçu une commande de Galbadia pour dans deux semaines, et ça doit être fini avant ! Mais Will, dis pas de conneries ! Si tu fais la visite du campus, passe me voir. Ça fait toujours plaisir de voir de nouvelles têtes, et tu m’as promis de venir faire une révision en arrivant !
-Ecoute, Erika !
-Will ! Si tu ne viens pas tout de suite, je continuerais à t’appeler même si je suis saturé de boulot ! Autant faire profiter à tout le monde ! »

William lâcha un grand soupir, suivi d’un pincement de l’arête du nez. Il sentait qu’il n’avait plus le choix, Madoka et Victorique ayant de toute façon certainement déjà tout entendu et ne souhaitant pas faire attendre la mécanicienne plus longtemps. Il était de toute façon déjà prévu de passer par là-bas, William ayant demandé à ce que la personne en charge de guider Victorique jusqu’à sa chambre le rejoigne à cet endroit. Il ignorait encore qui se montrerait, mais si cette personne pouvait le remplacer pour la visite des locaux tandis qu’il se faisait examiner par Erika, ce n’était peut-être pas plus mal. Depuis un petit moment, il sentait que l’ambiance n’était pas vraiment au beau fixe, les regards que lui lançait Victorique lui donnant l’impression qu’elle n’appréciait guère sa présence. Ce n’était qu’une vague impression, mais il fallait bien dire que sa conduite n’avait pas été vraiment exemplaire. Aussi valait-il peut-être mieux que quelqu’un d’autre ne s’occupe d’elle pour le moment, au moins jusqu’à ce qu’ils se retrouvent pour l’examen de la demoiselle à la robe noire.

« Très bien, je vais venir tout de suite… Prépare-toi à nous recevoir.
-Super ! Je finis vite fait ce que j’ai commencé et je vous attends ! A tout de suite ! »

Le jeune homme raccrocha, mettant fin par la même occasion à la cacophonie qui émanait de l’autre bout du fil.

« Je suis navré. Je n’avais pas prédit cela, mais il semble que nous allons devoir passer plus tôt que prévu par cette partie du bâtiment. »

Il s’apprêtait à ranger son téléphone quand son regard se posa sur le visage de Madoka, qui n’avait loupé aucun bout de la conversation, sans aucun doute possible. Il était difficile de savoir ce qui lui était passé par la tête le court instant qu’il la fixa droit dans les yeux, mais il composa un numéro sur son portable avant de le reporter à son oreille. Quelques secondes passèrent avant qu’une voix féminine ne se fasse entendre cette fois encore - bien que différente de la précédente -, William venant ensuite s’exprimer :

« C’est moi. J’aurais besoin que tu fasses quelque chose… Oui, en compensation de ce que tu sais… Hum… Hum hum… C’est d’accord, je tâcherais d’y penser en retour. Donc, vérifie les fiches des visiteurs les plus récentes et trouves-moi celle avec le nom Bayushi. Madoka Bayushi. Hmm… C’est ça, de Gaïa. C’est bon ? Bien, alors je voudrais que tu lui augmentes son niveau d’accréditation. Elle est actuellement au niveau 1, fais-la passer au 2… Oui. Fais-le et je te promets de faire ce que j’ai dit… Je me porte garant de tout ce qui pourra se passer. Hmm… Je vois… Entendu. Salut. »

L’affichage de l’écran changea pour indiquer la fin de l’appel et William put enfin ranger le communicateur.

« Vous venez de gagner une des clés dont je parlais tout à l’heure, Mademoiselle Bayushi. Vous êtes maintenant autorisée à accéder à l’étage supérieur, ne serait-ce que temporairement et sous haute surveillance. Je suis sûr que vous ferez bon usage de ce passe-droit que je vous fourni, autrement vous savez de quoi il en retourne. »

Le jeune homme s’avança vers la porte de l’infirmerie pour vérifier ce qui se passait et pu voir l’infirmière qui venait de terminer de s’occuper du traitement rendre son animal à Victorique, en plus de lui procurer les médicaments qu’elle avait demandé. Il était temps de bouger.

Une fois qu’ils eurent progressé de quelques pas en direction du lobby principal, William vint se retourner pour expliquer ce qui allait se passer par la suite, afin d’être sûr que personne ne soit laissé pour compte cette fois-ci :


« Nous n’allons pas faire le tour du premier niveau tout de suite, mais nous allons rejoindre le second étage pour atteindre le laboratoire du Bloc 3. Ma présence de ce côté de l’académie a été sollicitée d’urgence, si je puis dire. Je ne sais pas si vous vous rappelez de ce que j’ai discuté avec le garçon malpoli de tout à l’heure, Mademoiselle de Bastille, mais la personne au courant des mesures prises pour votre hébergement devrait nous rejoindre là-bas, si elle ne nous y attend pas déjà. Si personne n’a d’objection, allons-y. »

Il n’attendit cependant pas qu’on lui répondre pour se remettre en route et avança d’un pas vif vers les ascenseurs, qu’il appela au plus vite. Laissant Madoka et Victorique le rejoindre aux cabines, il ferma la marche lorsqu’elles furent toutes deux entrées dans la cage en verre, qui s’éleva ensuite rapidement jusqu’au deuxième niveau.

« C’est par ici, il faut marcher un peu mais ça ne prend pas beaucoup de temps. »

Ils durent donc avancer quelques instants sur l’anneau du deuxième étage, passant devant plusieurs salles de classes de l’académie encore occupées par les cours du matin. William vérifia sa montre, l’horaire de la pause du déjeuner s’approchant assez rapidement. Ce n’était plus qu’une question de minute avant que ne retentisse la sonnerie indiquant aux élèves et instructeurs qu’ils pouvaient quitter leurs salles pour aller se restaurer.

Tandis qu’ils avançaient en direction du fameux bloc 3 qui était leur destination, ils pouvaient entendre un bruit gagner en intensité, le même bruit qu’ils avaient pu percevoir déformé par le téléphone plus tôt. Ils obliquèrent dans un couloir adjacent et marchèrent encore quelques mètres avant de déboucher sur une grande salle séparée des couloirs par une grande double-porte coulissante en verre, qu’ils passèrent pour pénétrer dans le « laboratoire ».


« Erika !? appela William à travers la grande salle, ce à quoi vint répondre la même voix que celle entendue à travers le combiné précédemment, rendue plus claire par l’absence de dispositif intermédiaire :
-Je suis là ! J’arrive tout de suite ! »

L’endroit où ils venaient d’arriver était en fait une autre salle de classe de la BGU, qui avait été modifiée pour les besoins des travaux qui y étaient réalisés chaque jour : plusieurs tables, où trônaient les mêmes ordinateurs que ceux mis à disposition dans chaque salle de cours de l’académie, étaient disposées tout autour de la pièce volumineuse. Le modèle de tableau numérique commun à chaque salle était lui aussi accroché dans le fond, au-dessous duquel se trouvait le bureau réservé à l’instructeur. Le reste du laboratoire était occupé par plusieurs ateliers et tables d’opérations où quelques élèves s’occupaient de travailler sur des appareils et pièces détachées à l’aide de diverses machines et outils mis à disposition.

Un faisceau lumineux suivit d’une flopée d’étincelles fusèrent d’une salle reliée à celle où ils se trouvaient par un autre panneau en verre, avant que le bruit d’un siège à roulette ne se fasse entendre, accompagné par la sortie de cette salle d’opération annexe de la part d’une jeune femme de stature moyenne et dont le rouge flamboyant de sa coiffure était légèrement assombrit par une fine couche de poussière.
Elle se débarrassa de la blouse blanche et des lunettes de protection qu’elle portait, les déposants sur un porte-manteau à proximité, avant d’attraper un chiffon proche pour s’essuyer le visage et les cheveux.


Erika Gartner:
 

« Bonjour tout le monde ! Ah, Will ! Il était temps que je revois ma frimousse balafrée favorite, ça faisait une éternité !
-Je suis venu il y a un mois pour la dernière vérification…
-C’est tout comme ! Alors, alors… Qu’est-ce qu’on a là ? Tiens, je croyais que c’était seulement une personne que tu accompagnais ? Et voilà que je te retrouve en très bonne compagnie.
-Et si tu te présentais, avant de tirer des conclusions hâtives ?
-Eh ! Mais t’as raison, je suppose.
-Tu supposes ?
-Je suis Erika Gartner ! Je suis une SeeD, instructrice de la BGU pour l’étude de la mécanique et de la physique d’Héméra. Enfin, on va dire que j’essaie d’enseigner une matière qui n’en est qu’à ses balbutiements, puisqu’Héméra n’existe vraiment que depuis quelques mois. Je suis surtout connue pour les travaux que j’ai réalisés sur les prothèses mécaniques de Dol en tant qu’assistante responsable de la logistique de l’université.
-Elle est à l’origine de la conception de mon bras.
-Mais, j’allais le dire ! Tu gâches tout le suspense, Will ! Bref, c’est vrai que je suis la créatrice du bébé que porte notre cher détective ! Je suis en quelque sorte le génie qui a permis à William et à pas mal d’autres personnes de reprendre du service après la guerre qui a eu lieu il y a un peu plus de deux ans. »

Erika afficha un grand sourire aux personnes lui faisant face, montrant à quel point elle pouvait être fière de ce qu’elle avait accompli. William se dit qu’elle pourrait faire preuve d’un peu de modestie, mais il n’avait pas le cœur à lui retirer son petit moment de gloire.
Tout à coup, une sonnerie vint retentir à travers tout le bâtiment, indiquant que la dernière période du matin venait de se terminer et que les élèves étaient libres de quitter leurs salles de cours pour aller déjeuner.


« Pile dans les temps ! déclara Erika en se retournant vers l’intérieur du laboratoire. Okay, tout le monde ! Eteignez tous les appareils et rangez-les à leurs places avec vos outils et votre équipement de travail. Enregistrez toutes vos notes et l’avancement de vos travaux avant d’éteindre vos postes de travail. Lorsque vous avez terminé tout ça, vous pourrez sortir. Et faite en sorte de ne rien laisser traîner ou bien vous aurez affaire à moi. »

La jeune femme vint alors se diriger vers la salle annexe tout en déclarant :
« Will, je vais mettre en route les appareils pour ta vérification. On pourra commencer dans quelques minutes quand ils auront bien chauffé. Aussi, prépare-toi pour l’opération.
-Entendu. »

Le jeune homme se décala alors de quelques pas sur le côté pour laisser passer les étudiants de la BGU sortant de la salle, et commença à retirer la protection en métal attachée en-dessous de son épaule gauche, détachant les quelques lanières de cuir lui maintenant le tout en place.

« Trouvez-vous un siège et installez-vous. Quelqu’un devrait bientôt arriver pour la suite de la visite. »

Quelques minutes passèrent pendant lesquels Erika alluma la plupart des machines et autres dispositifs éparpillés dans son bloc annexe, tandis que William continuait de retirer les pièces de vêtement gênantes, ayant déjà enlevé son grand manteau blanc, qui était à présent disposé sur le porte-manteau accueillant les affaires d’Erika. Lorsque la manche stylisée recouvrant son bras gauche fut retirée, Victorique et Madoka purent voir plus en détail la prothèse de métal et les multiples câbles qui en faisaient le tour, seules quelques zones sensibles étant recouvertes par des plaques d’acier trempé.

« Encore combien de temps avant que tout soit prêt ?
-Ca ne devrait plus tarder. Tiens, pendant que tu y es, enlève ta veste.
-Vraiment ? Quel est l’intérêt ? Elle ne gêne pas ce type de vérification, à ce que je sache.
-Quoi ? C’est de montrer ton corps d’Apollon à ces demoiselles qui te pose problème ? » demanda la technicienne sur un ton moqueur, tandis qu’elle retirait plusieurs pièces de métal de la table de travail qui se situait au milieu de sa salle d’opération.

William ne répondit rien et se contenta de suivre les demandes de sa collègue, retirant sa veste noire pour la poser avec le reste, dévoilant ainsi les nombreuses cicatrices parcourant son torse et son dos.

Ce fut ce moment-là que choisit une voix tremblante pour se manifester depuis l’entrée du laboratoire, la figure angélique bien qu’apparemment fatiguée d’une demoiselle arborant un équipement de combat très proche de celui des SeeD faisant son apparition.


« Excusez-moi du retard… Je… J’étais… En pleine séance d’entraînement à la Serre de Combat lorsque… J’ai été prévenue… Fuaaah ! Laissez-moi quelques secondes pour reprendre mon souffle…
-Inutile de t’excuser.
-Ah ! Monsieur Lawrence ?! J’ignorais que vous étiez concerné par cette histoire ! lança la jeune fille en relevant la tête après avoir reconnu la voix qui s’était adressée à elle, son visage déjà légèrement rougit par l’effort prenant une teinte cramoisie. Shinji ne m’avait pas prévenu que vous seriez là !
-Celui-là, alors ! Toujours à oublier les détails importants ! J’ai encore du mal à croire qu’il fasse partie du conseil des élèves, celui-là ! Ça va, Lina ?
-Je vais bien, Mademoiselle Gartner. Mais je vous ai déjà dit de m’appeler par mon vrai prénom !
-Rooh, fais pas la difficile ! Je t’autorise bien à m’appeler Rika, la même chose devrait s’appliquer pour toi.
-Si nous revenions au sujet qui nous intéresse, qu’en dites-vous ? Liliane, Shinji t’a-t-il expliqué pourquoi tu devais venir ici ?
-Je… Oui, il a au moins eu la décence de me mettre au courant du problème auquel vous faisiez face… répondit-elle en détournant le regard, ses joues commençant lentement à reprendre leur teinte normale. De ce que j’ai compris, vous avez besoin de moi pour indiquer sa chambre à l’élève transférée de Trabia qui devait arriver aujourd’hui.
-C’est exact. Mademoiselle de Bastille ici présente est la personne concernée par la situation actuelle. Erika tient absolument à me garder ici le temps de faire les vérifications de mon bras, aussi je voudrais savoir si tu pouvais me remplacer pour lui faire la visite du campus une fois que tu lui auras indiqué sa chambre. Tu es d’accord ?
-Bien sûr ! Après tout, c’est mon devoir en tant que membre du comité de vie des étudiants. J’accepte de vous rendre ce service, Monsieur Lawrence !
-Génial ! Will, viens t’installer sur la paillasse ! On va pouvoir commencer. Les filles, je ne vous oblige pas à rester assister au spectacle. Les tests devraient être finis lorsque vous reviendrez, aussi je vous dis plutôt à tout à l’heure !

La demoiselle se tourna vers Victorique et Madoka et leur envoya un large sourire avant de déclarer :
« Mon nom est Liliane Mikaelis ! Enchantée ! »

******

Liliane Mikaelis:
 
Liliane était en train de siroter une boisson gazeuse, assise à l’une des tables de la cafétéria en compagnie des deux visiteuses qu’elle avait accompagnées à travers toute l’université, chacune faisant face à un plateau garnit de plats qu’elles avaient eu l’occasion de choisir parmi ceux proposés au menu de la cafétéria.

Après avoir mené Victorique à la chambre qui lui avait été préparée et qu’elle y avait déposé toutes ses affaires, les trois demoiselles avaient pu faire le tour de l’académie, sans bien sûr avoir à repasser par l’infirmerie. La bibliothèque et l’amphithéâtre avaient été explorés de fond en comble par le groupe, la jeune étudiante ayant tenu à mettre en évidence tout ce qui pouvait être intéressant dans ces parties du campus, mais elle n’avait bien sûr pas pu leur faire visiter le centre d’entraînement ni les parkings, pour des raisons évidentes. La situation de Madoka avait été ensuite expliquée, la présentant comme un soutien de Victorique sans aller dans les détails. Ainsi, Liliane avait déclaré s’occuper d’arranger les choses et avait expliqué qu’une chambre de l’hôtel de Balamb affilié à l’université allait être préparée pour la bretteuse avant la fin de la journée. Il lui suffirait alors de se présenter à l’entrée principale de la BGU pour qu’un taxi lui soit envoyé pour couvrir le trajet.


« Alors ? Comment avez-vous trouvé l’académie, jusqu’à maintenant ? »

Elle avait posé cette question pour recueillir les impressions des deux jeunes femmes sur le tour d’horizon qu’elle venait de mener. Une fois que ce fut fait, elle aborda un sujet tout autre, son visage précédemment rayonnant affichant un léger voile sombre.

« J’imagine que ça n’a pas dû être évident de devoir composer avec le caractère de monsieur Lawrence. Moi et les autres élèves ayant eu l’occasion de suivre ses enseignements… Comment dire… On se rend bien compte à quel point il peut paraître… distant. »

Elle marqua une légère pause, avant de continuer son argumentation :
« Il y a des rumeurs… Elles ne sont certainement pas toutes fondées, mais beaucoup semblent avoir une part de vérité… On dit que lors des évènements qui lui ont coûté son bras, Monsieur Lawrence a été victi- »

La jeune fille fut interrompue par le bruit de chaises se faisant tirer ainsi que plusieurs bruits de pas se déplaçant au même rythme, plusieurs élèves commençant à se diriger vers l’extérieur de la cafétéria. Elle tenta de demander à quelqu’un ce qu’il se passait et on vint lui répondre que la sécurité avait été appelée pour une urgence au bloc 3 du deuxième étage.
L’information fut suffisante pour pousser Liliane à se lever en catastrophe afin d’aller vérifier à son tour ce qu’il était en train de se passer, suivie de près par Victorique et Madoka.

Elles rejoignirent le lobby en quelques instants, où l’on pouvait désormais voir un groupe de SeeDs encadrer les ascenseurs, une nervosité anormale pouvant être lue sur presque tous les visages. Il ne fallu pas longtemps avant de connaître l’origine de cette commotion, l’une des cabines venant s’ouvrir pour libérer deux SeeD en uniforme encadrant un autre homme, qui n’était autre que William, dépourvu de sa prothèse pour quelques obscures raisons. Le jeune homme affichait un air étrange, lançant des regards suspicieux tout autour de lui en serrant les dents, plusieurs tâches rougeâtres lui couvrant le visage.
Le personnel de sécurité libéra le passage pour la patrouille, qui se dirigea vers les couloirs de l’aile médicale de la BGU.

La foule commença alors à se disperser de nouveau et Liliane voulut partir à la suite de William pour découvrir ce qui avait pu se passer, mais elle fut retenue par Erika Gartner, qui venait d’apparaître à son tour, un sachet de glace reposant sur sa joue droite tandis qu’un bandage lui entourait le haut du crâne.

La jeune femme invita les trois autres à venir s’installer sur une des banquettes du lobby et leur expliqua la situation :
Alors que tout semblait se passer pour le mieux dans le laboratoire, les vérifications arrivant à leur dernière étape, William avait commencé à expérimenter des vertiges. Il avait déclaré que ça n’avait aucune importance sur le moment et avait encouragé Erika à terminer ce qu’elle avait à faire sans se préoccuper de son état. Cependant, alors qu’elle déverrouillait la sécurité nerveuse de la prothèse pour effectuer les derniers tests, le jeune homme avait semble-t-il perdu tout contrôle et tentait de s’enfuir. Erika avait bien essayé de le calmer, mais alors qu’elle tentait de s’approcher de lui, il l’avait repoussé d’un geste de la main droite, l’envoyant dans le décor sous la force du coup. Comprenant qu’elle n’arriverait à rien seule, elle avait contacté la sécurité qui était intervenu rapidement en maîtrisant le jeune homme, bien qu’il ait fallu plusieurs personnes pour ce faire. Il était prévu qu’il soit mis en examen pour en apprendre plus sur les circonstances de l’incident, avant d’être envoyé en cellule d’isolement pour une durée indéterminée.


« Mademoiselle Gartner, est-ce que cet incident a un rapport avec les rumeurs qui circulent dans l’académie ?
-Ces rumeurs-là ? Eh bien, il y a un fond de vérité, je suppose… »

Les regards interrogateurs des trois personnes en face d’elle firent comprendre à Erika qu’elles souhaitaient en savoir plus, ce qui ne manqua pas de lui faire lâcher un léger sourire en coin.

« Je vois… Il faut croire que ce genre d’histoire se répand plus facilement qu’on ne le croit. Elle repositionna le sac de glace au coin de sa bouche, laissant échapper une plainte discrète, avant de reprendre. Will est atteint d’un mal un peu particulier, qui lui impose une dose de stress importante. Il ne le montre pas, borné comme il peut être, mais ça lui pourrit l’existence. Les derniers résultats médicaux auxquels j’ai pu jeter un coup d’œil ne montraient rien d’anormal, si ce n’est que son cerveau carburait à plein régime 24 heure sur 24 pour une raison qui échappe à tout le monde. C’est peut-être ça qui lui déclenche le genre de délire auquel tout le monde a pu assister, mais je n’en sais pas plus…

Sur ces paroles, Erika s’en alla, prétextant qu’elle devait elle aussi aller se faire soigner avant de retourner à ses occupations. Liliane ne tarda pas à déclarer elle aussi qu’il lui fallait partir, ses responsabilités de membre du comité de vie des étudiants l’appelant. Elle se permit tout de même un dernier conseil à Victorique avant son départ les responsabilités qu’elle avait envers la demoiselle de Trabia lui incombant de lui fournir le plus d’informations possible :

« Je ne pense pas être disponible avant un certain temps, mais j’ai donné quelques consignes aux autres élèves du comité pour le cas où vous ayez besoin d’aide pour vous installer ce soir. N’hésitez pas à passer à ma chambre si vous avez un problème. Si je ne suis pas de retour lorsque vous y passez, ma colocataire devrait être capable de vous fournir ce dont vous avez besoin. »

Après ces paroles bienveillantes, elle les salua une dernière fois avant de disparaître à travers les couloirs de la BGU.
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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Mer 31 Juil - 14:38

Victorique«Un endroit intéressant. Ne pas avoir l'ambiance de fête constante de Trabia a ses avantages, comme celui de pouvoir s'entendre penser. On pourraient presque oublier qu'ils forment tous les jeunes ici à la guerre.»

En tout cas, si les bretzels ici à la BGU étaient à commettre un meurtre pour, leur thé laissait en revanche pas mal à désirer. Nous en avions même laissé la moitié dans sa tasse, le goût étant bien trop fade pour même nous donner la peine de le terminer. Pour rater autant un thé, il fallait vraiment y mettre un effort, et hors de question de même songer à mettre la main sur l'une des boissons gazeuses que buvait miss Mikaelis. Nous faisions lentement glisser la tasse sur la table d'un air nonchalant. Heureusement nous avions au moins notre propre réserve dans nos propres affaires. Affaires que nous n'avions plus à transporter un peu partout, cette valise commençait à devenir vraiment lourde. Ce William aurait pu au moins se proposer à la transporter au moins. La chevalerie est bel et bien morte en tout cas, à moins qu'il n'ait été que trop timide pour se tenter une seconde fois. Un grand gaillard comme lui? Difficile à croire... Nous avions lâché un fou rire empreint de sarcasme.

«Distant oui c'est le moins que l'on puisse dire. Nous plaignons bien cette pauvre Erika. Elle aurait beau lui envoyer des signaux toute la journée, nous doutons qu'il parvienne à les comprendre. Au moins il ne semble pas faire exprès, c'est déjà ça de gagné...»

Avions-nous déclaré avant de prendre une autre bouchée de bretzel. Pour autant que ces pâtisseries goûtaient comme le bonheur, il y avait de quoi se questionner sur leur présence dans une école militaire. Nos jambes se balançaient furieusement rien qu'à repenser à l'attitude de monsieur Lawrence. La vue quand il s'était révélé torse nu était revenu par la même occasion, et nous avait arrachée un toussotement gêné. Nous nous empressâmes de retrouver notre contenance avant que notre visage ne devienne aussi rouge qu'au moment où mademoiselle Gartner en avait fait la proposition. Posé sur nos cuisses, Pooki quant à lui s'étira paresseusement pour protester à notre agitation un peu soudaine. Au moins il semblait enfin pouvoir relaxer un peu à présent. Il s'était montré nerveux à la vue de miss Mikaelis d'ailleurs, sans doute encore cette étrange phobie qui était à l'oeuvre. Il ne semblait au moins pas en proie à la panique quand nous étions suffisamment proche pour le rappeler à l'ordre.

Nous écoutions l'élève parler de rumeurs tandis que nous avions sorti un miroir de poche afin de vérifier l'état de notre maquillage, ou du moins en apparence. Nous n'avions pas le visage cramoisi par ces dernières pensées, c'était déjà cela de gagné. Le miroir claqua quand nous le refermions en hâte pour jeter des regards intrigués tout autour. Un mouvement de masse se dirigeait vers les ascenseurs. Arrivée un peu en retard pour suivre de par notre robe qui se mettait dans le chemin. Sautillant sur place pour tenter de voir, nous avions finalement opter pour séparer cette foule de manière un peu plus agressive. Nous frayant un chemin tout en jouant un peu du coude, c'était juste si nous avions pu entrevoir monsieur Lawrence avant qu'il ne disparaisse de notre champ de vision.

La situation semblait surréelle. Nous étions restée pantoise en apercevant mademoiselle Gartner avec un bandage sur la tête. Nous ignorions combien de temps nous étions restée à fixer les plaies qu'elle avaient reçu, suffisamment pour avoir manqué une bonne partie de ses explications toutefois. Nous avions au moins comprit qu'il était affligé d'un étrange mal qui lui avait fait perdre le contrôle. Les mains jointes sur nos genoux, nous avions dévié les yeux en directions de nos pieds alors que nous les faisions balancer d'un air pensif. Nous avions levé la tête quand mademoiselle Gartner se leva pour s'en aller, mais nous nous étions arrêtée à mi-chemin, la bouche entrouverte alors qu'aucun son n'en sortait. Qu'avait-il à rajouter au fond. Nous avions plutôt opté pour nous pencher à nouveau vers l'avant, les mains jointes derrière les genoux cette fois. Nous répondîmes d'un subtil hochement de tête aux instructions de miss Mikaelis, puis avions attendu que toutes les deux se retirent avant de lâcher un long soupir déconfit.

«Il semblerait que nous allons devoir attendre avant de pouvoir entreprendre notre examen... Pour avoir prit ce genre de risques à l'avoir gardé secret, elle devait vraiment...»

Autant éviter d'aller dans ce genre de terrain, surtout quand celle concernée n'était plus sur les lieux pour se défendre. Quelle idée stupide que de tenter de la réconforter d'ailleurs, nous n'étions rien de plus qu'une inconnue, et avions bien risqué d'empirer les choses plutôt. Comme quoi nous n'étions pas la seule à devoir vivre avec une santé fragile, bien que la nôtre soit seulement physique. Notre mâchoire se serrait à penser à ce destin injuste qui incombait de façon si arbitraire tous ces obstacles. Nous avions un trop plein d'agressivité à déverser avec toute cette histoire.

«Eh bien, avec ce délais soudain, il semblerait que nous ayons plus de temps libre sur nos mains que nous l'avions prévu. Si vous avez une quelconque suggestion, nous sommes toute ouïe. Nous avions cru remarquer que la serre de combat avait retenu votre attention... Après ce que nous avions croisé dans les plaines, il devrait s'agir d'une véritable promenade de santé.»
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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Jeu 1 Aoû - 0:24

Madoka- Que de méfiance. J'en serais presque blessée.


Après le pataquès qui venait de sortir du téléphone de William (assez fort pour pousser Madoka à rentrer dans l'infirmerie), ce dernier s'avoua plus ou moins battu par la personne au bout du fil et, passant un autre coup de fil, s'empressa de... Relever le niveau de droit de promenade de Madoka. Tout en lui rappelant gentiment mais fermement de ne pas faire le cake. Euh, merci ?
Sortis aussi vite qu'ils étaient entrés de l'infirmerie, le groupe partit comme un seul homme vers l'ascenseur tout en recevant un bonus d'explications sur cette mini-scène dans l'infirmerie et où ils allaient. Ainsi donc, il y avait quelqu'un qui attendait tout le monde là-haut, et ce quelqu'un ne semblait pas vouloir lâcher l'affaire au vu de ce que le manteau blanc avait pris au téléphone. Muy bien. En route vers l'ascenseur.

Tout s'expliquait une fois arrivés en haut : la personne qui faisait ce barouf digne d'un troubadour sous crack était un prof la personne chargée du bras mécanique de William. Si c'était le genre à aimer son job, la question du pourquoi elle beuglait dans le téléphone ne se posait même pas. Le fait que le manteau blanc "spoile" le fait qu'elle aie crée son bouzin ne faisait que confirmer cela. Fierté du travail bien fait, tout ça...
La séance de mécanique commença (pour, sans doute, le plus grand plaisir oculaire de Victorique. Et un peu de Madoka.) avant d'être interrompue par une autre personne ; celle que William avait appelé pour indiquer ses appartements à Victorique. La suite au prochain épisode, et tant mieux, car ce labo était franchement malodorant en dépit du rangement. Les machines, ça pue, comme dirait le Yevonite moyen.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, la cafétéria servait de l'alcool pour les adultes. Si Victorique et Liliane (le nouveau guide fourni au groupe) avait préféré un thé et un soda, Madoka mettait les choses au clair avec de l'alcool de riz (LOIN derrière les cuvées de Wutaï, bande de petits joueurs de Dol). Madoka ne combattait pas soûle (ou se soûlait en général), mais avait un péché mignon pour la bouteille. Surtout quand l'alcool avait une niaque à déraciner des arbres.
Liliane avait commencé un discours sur William, son caractère et des "rumeurs" à son sujet ; discours suivi par Victorique sur le fait que William semblait peu intéressé (voire carrément pas au courant) des signes que sa mécano le voyait comme plus qu'un client... Quand tout le monde se mit à sortir et que quelqu'un lâche l'info comme quoi il y aurait une urgence... Dans la salle où était William et sa rouquemoute à clé anglaise. Et comme on pouvait s'y attendre, sachant que ça concernait William, Liliane était au taquet et partit vers l'ascenseur. Ce William et son swag... Madoka se serait presque attendue à ce que l'urgence consiste à avoir surpris en flag William en train de tester son outil et celui de la mécano, mais les gardes armés firent vite passer le cerveau de la blonde antigravitationnelle de "lubrique" à "alerte". Et si personne ne l'avait remarqué à cause de l'attroupement devant la salle, depuis leur arrivée jusqu'à la sortie de la mécano (avec l'air de s'être pris une patate) et celle de William (la cause de l'urgence), Madoka avait le pouce sur la garde de son épée. Un geste suspect et TCHAC !

Ce ne fut pas nécessaire au final et la mécano, secouée mais intacte, put s'expliquer : William avait visiblement un problème qui lui faisait avoir ce genre de crise. Intéressant. Surtout quand on lui donne la responsabilité d'une élève à la carrure de crevette (qui faillit remettre cette potentielle amourette à sens unique sur la table avant de se raviser). Qui était le baltringue qui avait proposé ça à Squall ?
Laissées en plan par l'élève, Victorique suggéra que le duo des extrêmes mammaires partit s'entraîner dans la serre de combat.



- Rien n'est moins sûr quand à la dangerosité, mais je suis d'accord. Une épée n'est pas faite pour rester au fourreau.
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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Mer 7 Aoû - 10:09

VictoriqueNous n'avions pu nous empêcher de lever un sourcil en surprise par rapport à la réponse de miss Bayushi. Nous nous attendions à devoir la travailler un peu afin qu'elle accepte, mais apparemment elle était excitée à l'idée de combattre dans la serre, allez savoir. Ce n'était pas comme si nous partagions cet enthousiasme, mais si nous voulions survivre à cette expédition au lac Obel, il va falloir se salir un peu les mains malheureusement. Nous tremblions encore un peu en repensant à cette Elmidea qui avait bien faillit nous soustraire la tête des épaules. Nous pouvions bien remercier Pooki pour sa réactivité sur ce coup, il nous avait une fois de plus sauvée la mise. C'est avec l'entraînement que l'on devenait meilleur, et quoi de mieux que de s'y adonner dans un milieu relativement sécuritaire après tout? Disions-nous pour nous décider de suivre, mais décidément, ce n'était certainement pas notre tasse de thé. Hors de question de se défiler par contre quand nous avions eu l'initiative par contre. Nous mettions machinalement chaque pied devant l'autre tandis qu'un sentiment pesant s'installait dans notre poitrine. Nous tentions de comprendre en vain l'entrain qu'avait cette femme de Gaïa à aller combattre ces monstres.

«Rien ne presse, autant commencer par quelque chose de facile en guise d'échauffements.»

Si nous pouvions au moins voir en entier l'écran qui contenait les informations par rapport aux monstres qui étaient gardés ici. Nous devions nous tenir sur la pointe des pieds pour ne serait-ce qu'entrevoir. Pour une université contenant beaucoup de jeunes gens, cet endroit n'était décidément pas très bien aménagé pour une personne de notre stature, mais à quoi pensaient-ils? Nous tempêtions face à l'ordinateur placé trop haut jusqu'à nous lever sur la pointe des pieds et nous soulever le plus possible en nous y agrippant. Un message indiquait que la serre était en train d'être utilisée. La porte s'était ouverte pour laisser voir deux étudiants de la Fac en sortir visiblement éprouvés. Ils étaient couverts de blessures mineures et ecchymoses, et leur dégaine en sueur n'était pas sans charme. La magie s'évapora vite quand l'un d'eux ouvrit la bouche.

«Euh, tu serais pas perdue petite?
-Vous faites erreur, nous venons tout juste d'être transférée ici de Trabia.
-Ils laissent les nains de jardin entrer chez les SeeDs maintenant? J'y crois pas ils vont finir par recruter directement à la pouponnière à ce rythme-là.»

Commentaire inutile qui piqua très vivement. Même son ami sembla trouver cela un peu excessif, mais s'était ravisé à dire quoique ce soit, que ce soit pour le faire taire ou acquiescer. Il semblait être le plus intelligent des deux comme il était le seul à éviter de dire quoique ce soit de stupide. De notre côté, nous tremblions de colère, si bien que Pooki devait commencer à en avoir de la difficulté à respirer. Nous étions tentée de simplement le jeter sur lui afin de lui donner une leçon, mais simplement recourir à la violence n'était pas suffisant. Quand insulte était faite, il fallait s'attaquer de la même façon à sa fierté.

«Nous comptions prendre cette séance d'entraînement un peu à la légère après nous être tout juste installée ici, mais il semblerait qu'il nous faudra vous apprendre une leçon jeune homme. Miss Bayushi, vous sentiriez-vous d'attaque pour un Lygus par hasard?
-Un Lygus? Toi!? Tu bluffes.
-Vraiment? parieriez-vous là-dessus? Nous pensions justement que nous avions besoin de quelqu'un pour transporter nos affaires à travers l'université. Vous feriez un parfait petit laquais.»

Le mot T-Rex nous était presque échappée des lèvres. Nous étions dans une colère aveugle, certes, mais il nous restait au moins quelques lueurs de raison malgré tout. Cette gageure semblait avoir déstabilisé le jeune homme, et son ami ne s'en trouva que plus perturbé par la scène, bien que toujours muet. Il passait le regard entre nous deux d'un air très inquiet. Le Lygus, même s'il n'était pas aussi puissant, demeurait un monstre à ne pas prendre à la légère malgré tout. Nous regrettions déjà d'avoir fait cette déclaration, mais tout ce qu'il restait à faire à présent était de garder une façade forte, et surtout éviter la crise de panique!

«D'accord, mais si vous vous faites écraser, j'aurai un rencard avec ta grande soeur là. T'en dis quoi Alex? Tu peux toujours en demander un à la demi portion si jamais elle perd, mais tu seras dans le coup toi aussi.
-Je préférerais rester hors de tout ça...
-Rabat-joie»

L'idée d'avoir son ami comme servant également n'était effectivement pas une mauvaise idée maintenant qu'il l'avait mentionné, bien que cela semblait prendre un peu plus d'efforts pour l'y convaincre. Voilà qui ferait un lot de consolation acceptable. Que dire, ses cheveux blonds qui lui tombaient un peu sur le visage de même que l'air innocent et légèrement timide qu'il arborait poussait bien un ou deux de nos boutons, surtout à l'idée que sous ses vêtements modestes d'étudiant devait se trouver un corps travaillé... Pour cela, il fallait au moins d'abord avoir la permission de Miss Bayushi il fallait avouer, elle était en partie le prix après tout... Nous lui avions adressé un regard subtil, lui faisant signe de la tête de se prononcer sur la situation.
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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Mer 7 Aoû - 23:58

MadokaComme on pouvait s'y attendre, Victorique voulait commencer par quelque chose "de facile" (comprendre : un combat qu'elle pourrait finir sans nous sortir un "ze veux rentrer à la maison" comme dans les plaines). Madoka aurait préféré troncher le T-Rex dont tout le monde parlait à demi-mot, mais si la demoiselle voulait éviter de finir en casse-dalle pour dinosaure, c'était compréhensible.

Des terminaux mitoyens donnaient des infos sur les "citoyens" qui occupaient la serre. Si Madoka n'avait aucun mal à les lire, Victorique alternait tractions et pointe des pieds pour tenter de voir ce qui était affiché à l'écran, de façon assez drôle. Madoka songeait à lui conseiller d'acheter des semelles compensées ou de la soulever par le col pour la mettre devant un des écrans quand deux élèves sortirent de la serre. En sale état : sueur et coupures au menu. Victorique ne se dérangeait pas pour admirer le spectacle quand l'un d'entre eux eut la "bonne" idée de faire référence à la petitesse de la blondinette, confondue avec son âge. Aïe. Il n'en fallait pas plus pour piquer au vif la naine, qui proposa très vite un moyen de regagner la face : un pari. Si Madoka et Victorique battaient un Lygus (un puissant monstre local), les deux gars serviraient de laquais à la gothique. L'autre posa son offre à son tour : un rencard avec miss bonnet F si elles perdaient. Génial.

Si Madoka n'avait rien contre un peu de compétition, se retrouver embrigadée comme ça juste parce que Victorique avait un tempérament de feu ne lui plaisait pas outre mesure ; hors de question d'être seule à payer les éventuels pots cassés.



- Je relève le niveau. Toi, moi et mademoiselle pour le rencard et ce qui s'ensuit si on perd. TOUT ce qui s'ensuit.


Et voilà. Si Victorique était aussi prévisible que Madoka le jugeait, elle ne reviendrait pas en arrière. Honneur, colère ou juste volonté de rabattre le caquet de ce type la pousserait à accepter.
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MessageSujet: Re: Visite d'une Lady de Trabia   Ven 9 Aoû - 9:46

VictoriqueNous avions d'abord adressé un regard interrogateur face à la réponse de miss Bayushi, jusqu'à ce que nous comprenions pleinement les implications de ce qu'elle venait tout juste de dire. Nous avions d'abord cru que nos oreilles nous avaient jouée un tour, mais la réaction générale laissait croire le contraire. Nous n'étions pas la seule, mais nous étions de loin celle dont le visage avait viré le plus au rouge. Le sang qui venait de nous monter à la tête avait presque de quoi nous rendre un peu étourdie. Nous nous étions interposée entre elle et les deux étudiants, surtout pour éviter de leur montrer notre visage devenu cramoisi. Nous tentions de répondre quoique ce soit à ce véritable couteau qu'elle venait de nous planter, mais les mots restaient coincés dans notre gorge. Nous étions transie et crispée par la situation, pétrifiée sur place, vraiment. Même l'étudiant blond semblait s'objecter à la chose apparemment.

«Ce serait pas en train de devenir un peu hors contrôle?
-Je trouve que ça devient intéressant au contraire, et difficile à refuser, même si c'est demie portion.
-Tu penses quand même pas accepter je rêve.
-On fait rien d'illégal à ce que je saches. Si t'es pour jouer le chevalier blanc, t'as qu'à entrer dans le pari toi aussi, sinon ça en fera juste plus pour moi.»


Il marqua un silence tendu. Nous espérions vraiment qu'il mette fin à cette folie. Nous étions celle qui en était venue avec l'idée du défi pour commencer, alors nous retirer maintenant serait impensable. Miss Bayushi semblait au contraire bien apprécier notre détresse, n'avait-elle donc aucune fierté? Nous nous étions lentement retournée pour assister à leur réaction. Nous accusions un mouvement de recul empreint de dégoût en observant la façon qu'avait l'autre étudiant de nous regarder, même s'il concentrait davantage son attention sur celle venue de Gaïa qu'il semblait croire être notre soeur. Quant à l'autre, cette idée semblait le mettre presque aussi mal à l'aise, même si elle semblait avoir fait son chemin dans sa tête par la même occasion. Il finit par

«Tu n'as vraiment aucune honte. C'est bien juste parce que je crains ce que tu pourrais faire autrement.
-Là tu parles, mais il ne reste plus qu'une personne à convaincre ici...»


Il posa un regard inquiétant sur notre personne, tandis que son ami lui s'empressa de détourner les yeux quand il passa son bras autour de son épaule en signe de camaraderie. C'était donc cela, voilà que le vrai visage de miss Bayushi qui nous était révélée. Soit nous acceptions ce pari aux conditions abjectes, soit nous nous désistions pour passer pour une pleutre. Elle ne s'était certainement pas faite une alliée aujourd'hui. Elle venait peut-être d'ouvrir les hostilités tout en portant un premier coup dévastateur, mais la guerre qu'elle venait de déclarer était à peine commencée déjà. Nous comptions bien lui rendre cette affront au centuple. Il n'était plus question de modestie, de craintes ni de politesse, notre talon claqua au sol alors que nous nous avancions d'un pas décidé vers le duo d'étudiants.

«Nous convaincre de quoi au juste? Il pourrait s'agir de nos vies en jeu que nous n'en serions pas plus inquiète. Nous espérons juste que vous n'irez pas trop geindre quand nous reviendrons victorieuses. Sur ce, nous avons un Lygus à mettre à mort.»

Nous nous étions retirée de cet attroupement menton levé et tirions sur la manche de miss Bayushi afin de lui faire signe de nous suivre. Le plus vite ce sera terminé, mieux ce sera. Nous marchâmes à travers les portes qui menaient hors de vue des deux élèves pour nous retrouver dans le sas sensé empêcher les monstres de sortir directement de la serre. Malgré notre allure stoïque, nous pouvions presque entendre les battements de notre coeur résonner jusque dans nos oreilles. Un silence tendu régnait, et nous n'avions aucune envie de le briser. Nous étions trop en colère pour tenir une conversation constructive, et préférions la conserver pour les monstres. Son cas viendra plus tard quand ce sera fait, en espérant évidemment qu'elle ne vienne pas saboter nos chances simplement pour son propre amusement, auquel cas un petit accident pouvait toujours subvenir, bien qu'il s'agirait d'un dernier recours. Nous avions besoin d'elle pour nous aider à vaincre cette saleté de monstre. Il fallait en trouver un au plus vite et éviter de se laisser distraire par les autres monstres si nous voulions avoir toutes nos chances.
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