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 Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond

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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Dim 10 Nov - 21:34

Il était donc désormais question pour Kvelonia de suivre la petite créature au travers des nombreux couloirs du complexe. Elle n’était pas plus perturbée par la situation présente que par tout le reste, comme d’habitude. Il s’avérait simplement que les priorités avaient changées.
Cela ne lui posait pas de problème particulier, puisqu’elle était de toute façon ici pour récolter des informations sur la Néo-ShinRa. Si quelqu’un comme cette petite fille qu’elle avait décidé d’accompagner était capable de la guider à travers ce labyrinthe souterrain, sa mission serait simplifiée. Cela lui éviterait aussi probablement de trouer plus de corps, les carcasses des soldats qu’elle avait neutralisés plus tôt ayant probablement été trouvée par leurs collègues à l'heure actuelle.

Les deux individus arpentèrent une série de couloir avant de déboucher devant une porte en fer laissée déverrouillée. La salle sur laquelle elle donnait s’avéra être totalement vide, simplement occupée par le matériel médical et les machines utilisées pour les analyses et observations des sujets amenés précédemment dans la pièce.

Kvelonia laissa sa protégée s’éloigner quelques instants, à priori à la recherche d’un objet stocké dans cette pièce. L’automate profita alors de ce moment d’accalmie pour parcourir des yeux la pièce, à la recherche d’une quelconque source d’informations pouvant l’amener à comprendre la situation de la ShinRa. Elle se stoppa net lorsqu’elle remarqua l’un des ordinateurs encore allumé au fond de la pièce et vint s’en approcher, ses grandes mains commençant à frénétiquement taper au clavier pour en extraire toutes les données pertinentes dont elle avait besoin.

Elle en retira un grand nombre d’informations, comme les différentes observations réalisées au cours des derniers mois sur un grand nombre de cobayes, ainsi que les résultats des examens sur la santé des agents travaillant dans ce bâtiment. Ce qui attira le plus son attention fut la mention répétée du terme « mako », lequel ne lui disait absolument rien. Selon toute vraisemblance, il s’agissait d’un élément propre au monde de Gaïa, expliquant que sa base de données ne contenait pour l’instant aucune information sur la question. Les fichiers qu’elle parcourait depuis un moment ne contenaient quant à eux pas de définition précise et malgré tous les efforts qu’elle pouvait faire pour creuser plus en profondeur, il lui était impossible d’accéder à ce qu’elle voulait car l’appareil en face d’elle n’était pas relié au réseau de la ShinRa. Il lui faudrait trouver une machine plus puissante ou disposant d’une connexion avec les serveurs de l’organisation si elle souhaitait en apprendre plus.

Elle remarqua que la petite l’attendait désormais à côté de la porte, ses grands yeux rouges emplis d’innocence contrastant avec la pagaille qu’elle avait laissée derrière elle. Quel chenapan, se dit Kvelonia en la rejoignant. Elle remarqua le bracelet métallique qui était subitement apparu à la cheville de la fillette, l’accessoire dégageant une énergie presque similaire à celle des armes des soldats qu’elle avait éliminé tout à l’heure. Cela concordait avec les inscriptions gravées sur le bracelet, le logo de l’organisation imprimé dessus montrant l’appartenance de l’objet en question. Elle remarqua aussi les caractères en lettres majuscule et la retranscription qu’elle en fit lui donna un éventuel indice quant à l’identité de cette petite. Il restait encore beaucoup à découvrir sur elle, mais cela constituait un assez bon départ, Kvelonia pouvait en être certain.

Une alarme vint soudainement se déclencher à travers tout le bâtiment, signe que les membres de la Shinra venaient de rétablir les systèmes de sécurité comme l’avait prévu l’automate quelques minutes plus tôt. Elle vint alors prendre la fillette dans ses bras, la plaçant en biais de manière à ce qu’elle puisse voir ce qu’il se passait devant, une main dans le dos et l’autre servant à lui maintenir les jambes.


« Il nous reste peu de temps. Montre-moi la voie, d’accord ? » proposa-t-elle en sortant à toute vitesse dans le couloir, usant de sa manipulation gravitationnelle pour manipuler l’environnement.
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Mar 12 Nov - 23:12

ShellieArrivée dans l'aile médicale où elle se trouvait pas plus tard qu'hier, Shellie s'assied dans l'embrasure de la porte et observa les lieux. Beaucoup de bruits étranges s'échappaient des machines présentes tandis qu'elle balayait la pièce du regard à la recherche de son unique possession dans ce monde. Elle parvint finalement à retrouver son bracelet piégé dans une boîte jaune et noire à l'intérieur d'une cage de verre. Elle avait pu l'entendre malgré tout résonner à travers les couloirs. Elle sortit ses griffes et frappa violemment la vitre qui éclata. Elle se saisit de la boîte et la jeta par terre. Elle tourna autour tout en l'observant de près, espérant trouver une imperfection dedans qui lui permettrait de l'ouvrir. En vain, elle s'en saisit de nouveau et la jeta au sol dans un fracas, rien du tout. Au fond ce n'était pas bien différent au fait de briser une coquille contre une pierre, et elle continua à frapper ainsi sans relâche jusqu'à ce que la boîte cède enfin. Le couvercle sauta en faisant voltiger le contenu au-dessus de sa tête. Elle leva le nez pour le voir atterrir derrière et se détourna des débris qu'elle avait laissé, puis traversa le petit champ de mine laissé par les morceaux de verre brisés. Penchée sur l'objet inerte, elle le prit du bout des ongles et le porta à son visage. Il n'y avait pas de doute, c'était bel et bien le sien.

Shellie releva l'une de ses manches bien trop longues pour elle et fit tinter ces longs ongles pointus sur le métal froid. Elle avait retrouvé son bracelet, celui qui résonnait toujours de par cette berceuse. Elle ferma les yeux et laissa ce son familier s'étendre jusqu'à s'éteindre. Son corps tout entier se détendit avant de le remettre à sa place à sa cheville. C'était quelque chose de difficile à expliquer, surtout pour elle, mais elle se sentait déjà beaucoup mieux de le porter à nouveau. Un bruit la tira hors de sa contemplation et sa tête suivit le mouvement de ses oreilles pour regarder en direction de l'étrange femme qui était venue la chercher. Aussi immobile qu'une gargouille, elle leva à peine la tête quand elle se retrouva tout près.

Peut-être que la prendre de la sorte n'était pas une si bonne idée. Quand elle se retrouva subitement dans les bras de l'automate, elle s'anima immédiatement pour se débattre comme un vrai petit diable. Criant et griffant tout ce qui passait à sa portée, sa peau passa à un noir d'ébène et ses cornes se mirent à luire d'un rouge intense. En poussant contre la joue de Kvelonia avec la paume de sa main, elle finit par se faufiler hors de son étreinte. Elle s'éloigna d'un bond du robot et se tenait en position de se défendre, cheveux hérissés et grognant pour la mettre en garde. Elle retrouva lentement ses couleurs normales en s'éloignant de quelques pas de plus et son grognement s'estompa pour n'être qu'un léger bruit sourd. Confrontée à l'apathie de l'automate, Shellie s'en retrouva confuse. Ce serait normalement là qu'une autre personne l'aurait attaquée ou en aurait profité pour fuir. Ni un ni l'autre, encore une fois. Ces gens à la surface étaient donc bel et bien étranges, mais elle ne ressentait aucune violence dans la partition qui animait ce corps métallique. Son rythme et son timbre étaient étranges, tant qu'elle pourrait lui vouloir du mal qu'elle ne serait pas certaine de le discerner, mais outre l'avoir attrapée sans prévenir, elle n'avait encore rien tenté.

Elle se retourna dans le couloir tandis qu'une alarme résonnait dans les couloirs. Ce son était agressant et elle ne l'aimait pas. Il lui empêchait d'ailleurs de se concentrer sur celui de Deneth. L'agitation avait prit les lieux, les soldats couraient dans le complexe comme des fourmis sur le pied de guerre. Il restait cependant une dernière arme dans l'arsenal de la fillette. Elle huma longuement l'air jusqu'à retrouver l'odeur familière du fauve. Elle baissa la tête pour traîner son nez à quelques centimètres du sol et s'avança sur quelques mètres ainsi. Elle releva la tête, les narines frétillant encore quand elle sentit sa piste. Elle adressa un regard vers l'automate avant de se retourner et s'élancer dans les couloirs. Elle se dirigea à pleine vitesse vers son but, s'arrêtant aux intersections pour trouver son chemin. À l'une d'entre elles par contre, elle s'arrêta brusquement près du mur. Des bruits de pas arrivaient en leur direction. Elle pouvait les reconnaître à cette distance, et elle se préparait à bondir. Quand ces derniers s'approchèrent, la petite masse devenue à présent noir sortit de sa cachette pour sauter sur l'uniforme de la Shin-Râ trop près pour réagir à temps. Il poussa un cri quand il la vit lui sauter dessus, tentant de lever son arme, mais trop tard. Le mur tout près sera aspergé d'une longue ligne de sang quand elle le mordit prestement à la gorge. Deux autres gardes qui le suivait de près observaient la scène.

«Bordel, d'abord un intrus et maintenant un spécimen s'échappe. Feu!»

Leurs balles fusèrent, mais le petit spécimen se trouvait déjà hors de leur chemin. Elle bondit sur le côté et s'avança vers le premier pour lui enfoncer ses ongles dans l'estomac. Il laissa sortir un hurlement étranglé tandis qu'elle tirait sur son bras pour aller mordre sauvagement son bras armé. Elle cherchait à le jeter au sol pour faire la même chose de son allié. Pendant ce temps, le troisième soldat jaugeait le moment opportun pour ouvrir le feu sans risquer de toucher l'autre garde. Quand elle entraîna enfin sa proie au sol, elle entendit le garde s'agiter. Elle se retourna et se servit du corps comme protection. Elle poussa de toutes ses forces avec ses jambes pour le lancer dessus. Déstabilisés, elle bondit sur eux et commença à se servir de ses longues griffes pour se mettre à tailler dans la chair sans retenue. Le blanc de sa camisole se retrouvait à présent taché généreusement de leur sang, qui venait complimenter celui qui se trouvait toujours à son menton. Elle recula une fois qu'elle n'entendit plus rien d'eux, qu'ils dormaient à présent, et comme si de rien n'était, elle continua sa route.

Elle pouvait se sentir approcher de son but, mais une large porte de métal lui barrait la route. Elle plaqua son oreille contre la surface blindée. Elle pouvait entendre Deneth de l'autre côté, mais aussi ces autres êtres perturbants. Si elle voudrait traverser, elle allait avoir besoin d'aide, ou trouver un autre chemin.
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Jeu 14 Nov - 20:38

    → Shellie gagne 1 niveau. Shellie monte au niveau 4 !
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Sam 23 Nov - 0:31

La réaction à laquelle dut faire face Kvelonia lorsque la petite fille s’était agitée fut surprenante, c’était le moins que l’on puisse dire. Malgré les analyses réalisées par ses capteurs lors de la rencontre, l’automate avait jugé inutile de prendre les mesures nécessaires pour éviter une quelconque montée d’agressivité.

Shellie n’était PAS une enfant comme les autres, et encore moins une petite fille inoffensive avec qui l’on se comportait à la légère. Le comportement qu’elle venait d’afficher n’était pas sans rappeler celui des félins que Kvelonia avait pu observer à Lindblum, mais cette caractéristique particulière lui faisant changer de couleur de peau lors de ses accès de colère ne lui disait absolument rien. Comme l’avait pensé la poupée automatisée précédemment, elle devait en apprendre plus sur cette petite créature si elle comptait s’occuper d’elle. Tant que ce détail n’était pas réglé, il lui serait impossible de subvenir à ses besoins correctement.

Mais pour le moment, il était plutôt question de s’occuper de leur situation à toutes les deux puisque suite à l’activation des alarmes, elles n’avaient pas tardé à être rattrapées par les troupes régulières chargées de la surveillance des lieux. Ce n’était pas une surprise pour l’automate, et ce qui vint ensuite s’avéra être aussi prévisible, la petite fille se lançant au cou de l’un des soldats apparus au détour d’un des couloirs.

Le flot de sang vint éclabousser une partie du visage et les vêtements de Kvelonia, qui ne cilla pas devant une telle violence, de la part d’une créature au physique aussi frêle. Une telle agressivité ne pouvait qu’être le résultat de la rancune qu’elle pouvait éprouver envers ses geôliers, et Kvelonia avait établit depuis un moment déjà que quoi qu’elles fassent, ces personnes n’avaient aucune intention de les laisser indemne. Les éliminer s’avérait donc être l’unique solution pouvant leur assurer une fuite dénuée de complications sévères.

Les quelques balles qui volèrent dans sa direction furent interceptées par l’automate et son champ de gravité basique, et elle s’occupa par la même occasion de gêner les actions du troisième homme en lui envoyant une volée de lames dans les jambes, laissant à Shellie l’occasion d’achever le travail rapidement et sans bavures. Les armes de la cyber-espionne revinrent dans son dos rapidement, tandis qu’elle évaluait la situation.


[Cibles neutralisés… Reprise des investigations…]

Quelques instants plus tard, les deux fuyardes arrivèrent devant une porte massive équipée de plusieurs renforts et mécanismes lui assurant une résistance à toute épreuve. Kvelonia ignorait encore pourquoi elle avait été amenée ici, mais les données qu’elle recevait en provenance de la pièce située derrière cette lourde porte lui indiquaient la présence d’une autre forme de vie inconnue, de même que plusieurs sources d’énergie importantes. Un regard en direction de la petite en train de fixer l’unique voie de progression l’incita à se lancer à l’action, l’automate commençant à sonder les environs. Elle ne mit pas longtemps à trouver un boitier numérique fixé au mur à droite de la porte et entreprit de l’utiliser pour déverrouiller l’accès, tapant un nombre affolant de combinaison à un rythme effréné. Quelques secondes passèrent, avant que la vitesse de traitement dont disposait Kvelonia vienne à bout du verrouillage de la porte, celle-ci commençant à laisser glisser les rideaux et barres de sécurité qui la bloquait.

[Alerte. Détection de signaux d'armements en approche. Trente secondes avant activation des contre-mesures de défense. ]
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Lun 25 Nov - 22:56

ShellieCe n'était qu'un murmure derrière le vacarme ambiant, mais Shellie pouvait entendre la voix de Deneth de l'autre côté de cette porte. Ce barrière était malheureusement infranchissable pour elle. Cette carapace n'était comme aucune autre qu'elle avait pu voir auparavant. Ses dents qui avaient pourtant facilement traversé celle du Sweeper qu'elle avait rencontrée à son arrivée dans cette ville n'arrivaient pas à faire une égratignure ici. La porte ressemblait plutôt à l'entrée d'un coffre-fort en fait, bien qu'avec ce qu'elle pouvait entendre de l'autre côté, il était sûr d'assumer qu'il s'agissait plus d'empêcher ce qu'il y avait à l'intérieur de sortir que ceux qui se trouvaient à l'extérieur d'entrer. La fillette s'assied face à cette porte, le regard fixe porté dessus. Elle demeura ainsi immuable jusqu'à ce qu'elle sente l'automate s'approcher doucement. Elle pencha la tête sur le côté pour l'observer en silence. Ses mouvements étaient étranges, elle n'avait jamais vu chose semblable, mais ils semblaient si fluides qu'ils ne pouvaient qu'être naturels en fait. Même quand ses doigts se déplaçaient à un rythme difficile, voire impossible à suivre pour bien des êtres normaux, elle pouvait écouter une mélodie simple qui guidait ses gestes où aucun n'était superflu. Aucun de ses mouvements pourtant à l'apparence aléatoires ne l'étaient. Après quelque secondes, son attention se reporta sur la porte qui émit une longue série de cliquetis métalliques. Des barreaux et mécanismes s'activaient à l'intérieur tandis qu'elle se décida enfin de se mettre à bouger.

Les craintes de Shellie s'étaient concrétisées. La barrière qu'opposait cette porte, doublée à une autre identique à quelques mètres devant en train de se soumettre aux mêmes opération, avaient fait en sorte de couvrir cette commune de mélodies chaotiques et erratiques. Rien ne les liaient, pas même à elles-mêmes. Un chant de folie pure remplissait les lieux, bien que ce mot n'avait aucune signification pour la jeune fille. D'autres l'auraient traitée elle de folle pour bien d'autres raisons superficielles à son avis, comme sa position très ouverte par rapport au cannibalisme. La tête basse et sur ses gardes, elle avançait vers cette autre prison d'une toute autre nature en se raccrochant à l'odeur du félin qu'elle suivait à la trace et qui était la seule raison pour laquelle elle n'avait pas encore tourné les talons. Pourquoi n'était-elle pas partie déjà en fait? Voilà une bonne question. Elle-même l'ignorait d'ailleurs, comme elle ne se la posait pas, elle se contenta de le faire, tout simplement.

Disposés en deux hautes rangées de part et d'autre d'un passage large de quelques mètres se trouvaient une multitude de grands caissons métalliques montés sur des rails identiques. Sur chacun se trouvait l'éternel logo de la Shin-Râ, suivi d'informations sommaires par rapport à l'espèce si cette dernière existait, de même que des numéros de série et autres matricules. Un bras hydraulique monté au plafond se rendant environ à une bonne dizaine de mètres du sol s'était mis à se déplacer pour fureter les spécimens dans cette archive macabre. Il s'arrêta subitement sur l'un d'eux pour le tirer hors de ses attaches et le traîner hors de vue, qui savait ce qui allait lui arriver à présent tandis qu'il marquait son départ par de longs échos enragés par la créature qui se trouvait à l'intérieur. D'autres se lançaient sans succès contre les parois de leur petite cellule. Malgré la taille oppressante des lieux, la majorité des caissons se trouvaient en fait vides, mais pour combien de temps encore, là était la question.

Sans prêter attention aux symboles et aux matricules, Shellie, faisait davantage confiance à son odorat afin de trouver ce qu'elle recherchait. Ses cornes s'étaient mises à luire et elle se recula d'un bond quand un grand coup secoua l'une des cages quand elle passa à sa hauteur. Elle scruta intensément cette boîte de Pandore, comme figée sur place. Elle n'aimait pas du tout cette endroit. Des larmes étaient venues lui marquer le visage sans qu'elle ne puisse comprendre pourquoi. La folie de ce lieu était en train de l'écraser, et, pour autant qu'elle n'arriverait pas à l'expliquer, craignait de ne plus être elle d'une certaine façon si elle restait ici trop longtemps.

Elle parvint à prendre de la distance pour déboucher plus loin sur une autre salle d'examen. Celle-ci était cependant équipée d'installations plus adaptées à accueillir ces caisses. Des instruments et machines étranges entouraient les socles ou l'un d'eux se trouvait attaché. Une poignée de scientifiques présents n'attendirent pas leur reste avant de détaler à la vue du duo insolite qui venait de débarquer dans la pièce. Ils étaient agglutinés auprès de Deneth qui se trouvait transférée derrière une cage de verre. Les deux gardes qui supervisaient la pièce émanèrent une agressivité qui n'échappa pas à la jeune fille. Ils levèrent leurs armes pour se mettre en position de tirer, mais Shellie était déjà à mi-chemin et se jeta sur les côtés d'abord pour éviter les quelques balles qui fusèrent avant de se jeter sur celui le plus proche. Prit de panique, le second préféra suivre l'exemple des scientifiques et reculer pour fermer la porte blindée. Shellie essuya sa bouche ensanglantée et se releva pour se diriger vers la cage de verre. Deneth se montra d'abord surprise de la voir ici, mais eut une idée de la situation en apercevant la bague d'identification en plastique à l'oreille de la jeune fille.

«Ils t'ont eue toi aussi? Il faut partir au plus vite.»

Un ton jovial émanait du fauve déçu de ne pouvoir atteindre la fillette pourtant juste en face. Un fond d'anxiété s'y trouvait pourtant. Shellie tenta de marteler cette prison, mais elle était trop forte pour qu'elle puisse y arriver par ses propres moyens, sans doute parce qu'elle avait été faite pour contenir des créatures tout aussi dangereuses qu'elle, sinon plus encore. Elle s'arrêta finalement pour lever la tête en direction de l'automate. Deneth en fit de même en suivant son regard. Colorée de confusion et intriguée, elle s'adressa à Kvelonia sur un ton respectueux, mais empreint de méfiance.

«Elle a l'air de te faire confiance. Tu n'es pas avec la Shin-Râ, ni l'une des créatures qu'ils gardent ici. Qui es-tu?»
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Mer 27 Nov - 18:30

Restant sur ses gardes, Kvelonia pénétra à l’intérieur de cette gigantesque salle où s’empilaient les caissons de confinement des spécimens de la Shin-Râ. Les expériences pratiquées en ces lieux semblaient toutes plus immorales les unes que les autres, et il ne serait pas étonnant de trouver encore d’autres entrepôts de ce type disséminés ailleurs dans les sous-sols de la ville.

C’était dans ce genre de situation que Kvelonia se demandait ce qui pouvait passer par la tête des humains pour qu’ils puissent imaginer perpétrer des actes aussi barbares. Ils se targuaient sans cesse d’être l’espèce la plus évoluée sur le plan intellectuel, mais c’est cet orgueil qui les amenaient à retomber dans ce type de débauche.

Shellie s’était avancée bien loin, aussi Kvelonia avait adapté une allure plus soutenue afin d’éviter de la perdre des yeux trop longtemps, s’engageant dans le même temps dans l’autre salle. C’est à ce moment que ses capteurs se déclenchèrent de nouveau, de la même manière que lorsqu’elle venait d’ouvrir la porte renforcée. Seulement, la proximité du signal avait été considérablement réduite et les couteaux des Crux Temperentia sortirent presque instantanément pour intercepter les premiers tirs perdus. La petite fille avait encore une fois été la plus rapide à répliquer et il n’y eut qu’un seul dommage collatéral dans cette panique, le cadavre encore chaud du soldat autrefois téméraire venant s’écrouler au sol tandis que les armes de l’espionne disparaissait une fois de plus derrière elle.

L’énergie dégagée par les appareils l’entourant lui était encore une fois totalement inconnue, et elle pouvait sentir une connexion particulièrement puissante entre cette salle et le reste du complexe. C’était peut-être l’occasion pour elle d’en apprendre plus, l’accès aux renseignements pertinents devant s’avérer plus facile depuis cet endroit. Mais la collecte d’information allait devoir attendre, puisque Shellie était venue s’approcher de la prison de verre au fond de la pièce. Une autre créature que Kvelonia ne reconnaissait pas était enfermée derrière ces panneaux transparents, et il s’avéra que le félin en question était capable de s’exprimer.

Un humain se serait fait la réflexion qu’il allait de surprise en surprise, vint penser Kvelonia. Car après avoir rencontré une petite fille qui se comportait en animal, voilà qu’elle faisait la connaissance d’un être à l’aspect de chat empruntant un discours rivalisant avec celui de l’Homme. Héméra recelait de nombreux mystères, ne cessait de répéter le roi Cid, mais elle n’avait jamais évalué une telle possibilité lorsqu’elle l’écoutait s’exprimer ainsi.


« Mon nom est Kvelonia Frendeilun, automate de Héra au service de Sa Majesté Cid Fabre, neuvième régent de Lindblum. Je me dois de taire la raison qui m’amène en ces lieux, mais il semblerait que je sois en mesure de vous porter assistance. Reculez de quelques pas, si vous le voulez bien. »

Le regard de l’automate se porta sur l’ensemble de la cage en verre, analysant dans le moindre détail la structure de l’objet pour y déceler la moindre irrégularité, le moindre défaut pouvant permettre de l’ouvrir.
Quelques secondes passèrent, avant que Kvelonia n’empoigne solidement ses croix d’acier pour les lever au-dessus de sa tête avant de les abaisser violemment en frappant le centre du panneau devant elle, y laissant une large entaille en croix. Une aura incolore se forma ensuite autour de la boîte, avant que plusieurs fissures n’apparaissent autour des entailles, pour que finalement la cage ne s’effondre sous la pression gravitationnelle exercée dessus.


« Je requiers quelques instants de votre patience avant que nous quittions cet endroit. »

Elle n’ajouta rien de plus et se dirigea vers le premier ordinateur disponible, ayant été laissé branché lors de la fuite des scientifiques. Comme elle l’avait deviné, ces postes de travail étaient reliés au réseau de communication de la société exploitant ces locaux. Nombreux étaient les accès verrouillés l’empêchant d’entrer dans le noyau principal de la Shin-Râ, mais elle allait pouvoir récupérer un maximum de renseignement sur leurs plus récentes activités ainsi que sur ce qui se tramait entre ces murs.

L’une de ses mains se souleva dans les airs, venant se placer au niveau des ornements en métal dépassant de son crâne. Le membre désolidarisé vint extraire de l’une des deux « oreilles » artificielles un objet de forme rectangulaire ressemblant à une carte mémoire, qu’elle fit ensuite glisser dans la machine par le biais de la fente correspondante. Plusieurs fenêtres correspondantes vinrent alors s’afficher à l’écran, en même temps qu’un compte à rebours s’affichait, indiquant le temps restant avant que le transfert de données ne soit complété.

Kvelonia ne put cependant maintenir une position stable, puisqu’une balle fusa vers elle, seulement interceptée par le positionnement rapide d’une de ses armes sur la trajectoire.


« Nous n’avons pas besoin de les combattre. Les retenir durant un petit moment me permettra de récupérer ce dont j’ai besoin. Une fois que ce sera fait, nous pourrons nous enfuir. » expliqua-t-elle en se retournant vers les deux chars mobiles apparus soudainement.

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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Sam 30 Nov - 12:16

ShellieAprès avoir écarté les morceaux de plexiglas qui avaient carrément explosé de sa patte, Deneth ne chercha pas à comprendre par quel moyen l'automate était parvenue à causer cela. Elle avait plus important devant elle pour s'en faire après tout. Une note plus triste que les autres s'échappa du félin quand elle la détailla. Elle n'était plus nue à présent, ce qui était déjà un départ, bien que la camisole de force n'était pas un vêtement qui mettait en valeur. Néanmoins elle était soulagée de la voir saine et sauve et en un seul morceau. Elle s'approcha pour tendre la tête et caresser chaleureusement celle de Shellie qui ne broncha pas. Elle ne comprenait pas l'intérêt du geste, mais elle n'avait aucune raison de l'en empêcher non plus comme elle ne lui voulait pas de mal.

«La robe te serait allée bien mieux je pense.»

Encore une affirmation qu'elle ne comprendrait pas, mais elle se faisait plutôt la remarque à voix haute plutôt qu'à son intention. Ses traits se froncèrent cependant quand elle aperçut la bague d'identification à son oreille. D'un coup de dent précis, elle brisa cette dernière en morceaux qui tombèrent au sol. Elle porta la main à son oreille en guise de réflexe, mais ne s'emporta pas outre mesure même face au geste pourtant un peu soudain. Le félin releva la tête en direction du robot, toujours un peu méfiante à son endroit, mais résignée au fait qu'elle n'était pas une ennemie.

«Tant que vous n'êtes pas de leur côté, ça me va.»

Shellie observait nerveusement les deux autres. Elle trouva étrange que Deneth se montre méfiante sans pour autant démontrer tout signe d'agressivité, ni même se mettre sur la défensive. Pourquoi d'ailleurs l'était-elle envers Kvelonia? Devait-elle lui aussi faire de même alors que ce n'était pas réciproque? Ses oreilles frétillèrent à une lourde sonorité qui se dirigeait vers le groupe à bonne allure. Elle reconnut vite l'odeur et le bruit des moteurs de ces coquilles vides. Elle n'était pas la seule comme le fauve lui aussi se mit sur ses gardes en observant l'entrée par laquelle ils s'approchaient. Toutes les deux se mirent en position défensive tandis que le vrombissement se faisait de plus en plus fort. Les cornes de Shellie se mirent à luire d'une lueur rouge vive. Après un instant de calme, les deux chars firent irruption dans la pièce, mais les deux bêtes avaient une longueur d'avance.

Shellie suivit le rythme de Deneth et fondit sur la machine de droite au même moment où sa peau vira à sa couleur noire, signe qu'elle passait à l'attaque. Elle piqua une course en zigzag, évitant au passage les tirs un peu maladroits du blindé. Une machine de cette taille avait manifestement été conçue pour des plus gros gibiers, et la simple petite fille et le fauve parvenaient à se faufiler hors de sa ligne de mire. Elles usèrent donc de l'espace entre la machine et le sol pour se faufiler en-dessous et resurgir par derrière. Bondissant sur son dos pour le marteler. Le char effectua un tour rapide sur lui-même pour se défaire de son assaillante qui tomba au sol, mais se remit en mouvement avant que les canons sur sa tête ne parviennent à la toucher. De ce qu'elle avait apprit avec l'autre coquille qu'elle avait croisé à son arrivée ici, c'était qu'elle devait se garder de mordre les canons d'où fusaient ses projectiles. Tandis qu'elle faisait le tour de ce mastodonte, elle cherchait des yeux une faille dans son blindage. D'expérience, elle savait que même une créature disposant d'une carapace à l'allure invincible devait avoir un point faible, bien qu'elle n'arrivait pas à le déceler ici. Bien que ses efforts avaient porté fruit afin de distraire cette machine, son but réel était de détruire cette abomination.
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Crystal
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Sam 30 Nov - 14:42

Eiko Décidément, il y en avait du grabuge aujourd'hui! Il avait fallu un moment pour que les troupes arrivent des quatre coins de la base, ça commençait à faire beaucoup d'évasions pour une journée!

«Notre priorité, c'est la petite et la bête! Ne vous occupez pas de la créature mécanique, ce sera du ressort des al-bhed de mettre la main dessus!» un groupe d'une dizaine de soldats apparurent de nulle part, encerclant les machines qui avaient déjà bien commencé à repousser le petit groupe. Ils pointèrent des armes sur Shellie et Deneth, un groupe de dix se tenait près de la femme pour tenter de l'immobiliser.

«Fléchettes paralysantes... feu!!» il y eut des bruits de coups de feu, mais Deneth esquiva souplement les balles alors que l'une d'entre elles percuta l'épaule et le ventre de Shellie de plein fouet! Puis il y eut une autre détonation, un filet fut envoyé sur la petite pour l'enfermer alors qu'elle s'endormait peu à peu. Deneth se tourna vers Kvelonia, ne sachant pas trop quoi faire

«Ils sont trop nombreux!» des fusils étaient pointés sur elles aussi, il y avait d'énormes tuyaux qui servaient autrefois à évacuer la mako et Deneth s'y précipita rapidement «Par ici!!!» il y eut de nouveaux coups de feu et Deneth sentit tout de même qu'elle était touchée, même si elle tint le coup jusqu'à la sortie! Ils étaient dans les taudis de Midgar et auraient donc l'opportunité de se cacher plus facilement par ici..

Du côté des soldats, ils avaient soigneusement enfermé Shellie dans une cage alors que d'autres continuaient de chercher Deneth et la femme machine.

«Ils se sont enfuis, on fait quoi?»
- «Donne le signalement de la bête à l'équipe de Dol, ils ont de meilleurs moyens que nous. Prépare l'hélicoptère, on envoie la petite teigne là bas, les installations sont mieux adaptées.»


Le groupe se précipita vers une zone où ils activèrent différents interrupteurs pour déboucher dans une salle où étaient garés des avions et des hélicoptères. Quatre soldats mirent la cage de Shellie dans l'un des appareils alors que d'autres continuaient de chercher Kvelonia et Deneth. De là où elles étaient, elles purent voir l'hélicoptère décoller et filer vers le Nord Ouest...

De là où elle était, Deneth se sentait mal, affaiblie par la balle tranquillisante qu'elle avait pris dans les fesses, mais elle ne pouvait se permettre de rester trop longtemps immobile. Elle leva les yeux vers Kvelonia d'un air épuisé

«Il faut.. partir d'ici. Allons vers Kalm d'abord, nous y serons à l'abri.»

Il faudrait qu'elle prenne son courage à deux pattes, avec un air profondément triste, elle regardait Shellie s'envoler vers une nouvelle contrée. Elle espérait qu'elle la retrouverait, qui sait ce que la ShinRa lui réserve?

«Je m'appelle Deneth...» c'était peut être par ça qu'il fallait commencer?



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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Dim 8 Déc - 21:31

Il ne s’était écoulé que deux minutes depuis l’arrivée des sentinelles automatisées que déjà le nombre de soldats appelés en renforts s’était cruellement intensifié, amenant la situation à changer drastiquement en débouchant sur le pire cas de figure envisageable.

Occupée à traiter en priorité le transfert des données sur son dispositif de stockage, Kvelonia avait été obligée de privilégier sa propre défense. Parant tous les tirs concentrés vers elle, il lui avait été impossible de réagir lorsque Shellie avait été touchée par les projectiles bourrés de somnifères, et elle n’avait pu qu’assister à la capture de la fillette.


[Erreur. Capacité de traitement réduite de 76%. Dépassement du point critique dans dix secondes. Sources d’énergie multiples détectées dans le périmètre. Confirmation totale des trajectoires impossible. Risques élevés d’endommagement des systèmes. Retraite suggérée.]

Les informations reçues et les supplications de Deneth finirent par inciter Kvelonia à agir, repoussant la dizaine d’homme l’entourant à l’aide des lames flottantes autour d’elles avant de se déplacer au milieu de la mêlée. Esquivant habilement les tirs, elle vint extraire la carte mémoire juste avant que l’ordinateur qu’elle piratait ne soit touché par un projectile, rendant la machine totalement inutilisable.

[Téléchargement des données interrompu à 43%. Échec du recouvrement des derniers fichiers. Protocoles de défense rétablis à 100%. Activation des processus d’hyper-compression.]

Maintenant à même d’user pleinement de ses capacités de combat, Kvelonia fit pleuvoir un véritable déluge d’acier sur les ennemis afin de couvrir sa fuite, évoluant habilement jusqu’au conduit géant qu’avait emprunté Deneth.
Une fois entrée dans le tuyau, suivie de près par son nuage de lame, Kvelonia enclencha sa maîtrise gravitationnelle afin de refermer la voie derrière elle, les tuyaux se contractèrent sur eux-mêmes pour empêcher les hommes de la Shinra d’emprunter le même passage pour les suivre.

L’automate retrouva le fauve à l’extérieur, cette dernière s’étant camouflée dans les décombres des habitations entourant l’ancienne évacuation de matériau. Du mouvement se fit sentir au-dessus d’elles et elles purent voir un appareil décoller pour partir vers le Nord-Ouest ; Dol, selon les bribes de conversation que ses « oreilles » bioniques avaient pu capter avant de sortir de l’enceinte du complexe scientifique.

Deneth vint alors conseiller de se rendre dans la ville de Kalm, à plusieurs kilomètres de là, afin d’y trouver un refuge.


« Je ne peux qu’être d’accord avec votre proposition, mais je doute que vous arriviez à vous déplacer jusqu’à la prochaine ville dans votre état actuel. Il vous faut des soins au plus vite, et attendre n’est pas une solution envisageable à l’heure actuelle. Je peux m’en charger dès maintenant, il me suffit d’un minimum de matériel. »

Elle appuya ses paroles en scannant les environs du regard durant quelques instants, durant lesquels elle put constater l’état des lieux. Un certain nombre de personnes devaient habiter l’endroit autrefois, la plupart des meubles et vêtements éparpillés dans les décombres laissant apparaître les marques d’une utilisation répétée. Difficile de dire si tout cela avait été sur la durée ou une plus courte période, mais toujours était-il que la zone était à présent totalement vide. Si elle espérait trouver quelqu’un, il lui faudrait rejoindre une autre partie des taudis, beaucoup plus éloignée des accès au centre de recherche.

Elle finit par trouver ce qu’elle cherchait en fouillant dans les tiroirs d’une vieille armoire renversée au milieu du salon d’une des bâtisses détruites à proximité et revint vers Deneth les bras chargés de bandes de tissu, d’aiguilles et d’
ampoules de désinfectant.

« Je vais devoir ré-ouvrir la plaie afin de localiser la balle, mais je refermerais une fois celle-ci extraite. Cela ne devrait pas prendre trop de temps, aussi prenez votre mal en patience. »

L’automate fit donc s’étendre Deneth sur une couverture qu’elle avait ramenée avec tout le reste et commença ensuite à s’atteler à la tâche. Usant de deux des lames flottantes qu’elle avait nettoyé au préalable, elle découpa la chair et les poils autour du point d’entrée de la balle afin qu’elle soit mieux visible. Suite à cela, elle commença à agir directement sur la balle à l’aide de sa maîtrise de la gravité et l’extirpa en quelques secondes à peine, appliquant tout de suite après le tissu imbibé d’antiseptique. Deneth se débattu un court instant sous le coup de la douleur, mais se calma rapidement une fois la sensation de picotement passée. Lorsque l’espionne jugea que le produit avait fait son office, elle retira le bout de tissu plus très soyeux et commença à manipuler le fil et les aiguilles récupérées plus tôt pour lui recoudre la plaie, qu’elle recouvrit ensuite par un bandage cachant une bonne partie de l’arrière-train de la félidé.

« Ceci devrait faire l’affaire, le temps que l’on vous trouve un médecin compétent. Dites-moi lorsque nous pourrons nous mettre en route, Dame Deneth. Si besoin est, je vous assisterais pour le voyage. »
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Mer 11 Déc - 9:29

PNJ
D'une certaine manière, Deneth n'avait pas vraiment mal à cause de la balle. Celle-ci ayant pour but de l'endormir avait totalement anesthésié la zone, et c'est pourquoi elle ne broncha pas lorsque l'étrange automate commença à essayer d'extraire la balle. Elle n'eut qu'un mouvement de réflexe lorsqu'apparemment elle toucha un nerf, ce qu'elle sembla prendre pour de la douleur jusqu'à ce qu'elle lève la tête pour voir que tout était terminé.

«Je vous remercie, mais euh... ça veut dire quoi Dame?» non parce que bon, pour une créature telle qu'elle, on ne pouvait pas dire que le terme était approprié. Certes, elle ne pouvait savoir que sur Héra, bon nombre de créatures avaient une apparence animale et étaient pourtant considérées comme des personnalités importantes, mais de son côté, elle n'avait jamais entendu pareille appellation.

Se redressant pour s'ébrouer un peu, elle sentait que toute sa partie postérieure était encore endolorie, mais elle pouvait tout de même se déplacer aussi elle se contenta de hocher de la tête avant de lever les yeux vers le ciel, là où l'hélicoptère avait déjà disparu.

«Pauvre petite. Qui sait ce qu'ils vont lui faire à présent?» il semblait qu'ils l'avaient conduite dans un autre laboratoire, et Deneth se prenait pour mission à présent de la retrouver quoi qu'il arrive. Certes, il n'y avait pas vraiment de raison, mais d'une certaine manière, la petite l'avait aidée à s'échapper de ce laboratoire aussi elle voulait mettre un point d'honneur à la sauver à son tour. Elle avait une dette envers la petite chose, tout comme elle en avait une à présent envers cette entité à moitié mécanique

«Nous devrions partir. Venez...» elle commença à se frayer un chemin dans les décombres, à l'aide de son flair, elle n'avait pas de mal à repérer les odeurs de l'herbe fraîche qui indiquait là où les plaines devaient se trouver. Elles arrivèrent rapidement là où d'énormes remparts entouraient autrefois là ville de Midgar, mais les murs s'étant effondrés en de nombreux endroits, il était désormais facile de trouver une ouverture.

«Par ici...» dans un premier temps, le sol était encore noir et sec, totalement vidé de toute vie à cause de la ShinRa qui avait puisé sans le moindre scrupule toute la source d'énergie des environs à l'aide des réacteurs à Mako, mais plus elles avançaient vers l'Est, plus elles pouvaient voir l'herbe apparaître alors que les petites maisons de Kalm devenaient visibles à l'horizon. Il ne fallait pas plus de deux heures de marche pour rejoindre cette ville, même si Deneth avait l'arrière-train endolori, elles devraient y être rapidement.

Levant le museau vers l'imposante femme, la fauve se posait tout de même des questions à son sujet

«Je ne me souviens plus de votre nom... moi c'est Deneth, je viens du Canyon Cosmos, sur le Continent à l'Ouest d'ici...» autant profiter de la marche pour faire les présentations après tout.

Spoiler:
 



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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Sam 5 Déc - 3:13

Shellie et Gradivus arrivent de Junon

 ShellieD'une part suivant la prophétie de l'orbe des ténèbres, et d'une autre pour s'éloigner le plus possible du petit aéronef qui avait mené les deux jeunes femmes jusqu'à bon port, certainement pas par le biais de Shellie qui s'était faite les griffes sur les sièges au passage. Jusqu'à maintenant, elle avait fait les transports terrestres, maritimes et aériens, et jamais elle n'aura semblé complètement s'y faire à aucun d'entre eux. Encore sur le navire elle n'avait fait que tolérer l'expérience en se concentrant sur l'horizon plutôt que le navire lui-même. Pour ce qui était de l'aéronef par contre, il n'y avait pas grand chose qui avait pu la préparer. Comme son expérience du bain, Gradivus avait depuis l'expérience de sautes d'humeur pour ces choses, et les coups de griffes et de dents qui pouvaient s'en suivre. Le pilote, lui, peut-être un peu moins. C'était possiblement pour cela qu'il ne chercha pas à trop faire la conversation une fois qu'ils étaient arrivés à l'aérodrome de Midgar. Une virée de sensations fortes enfin terminée, une autre commençait immédiatement.

De retour au point de départ de tout cela, l'atmosphère de Midgar était toujours aussi oppressante et démoralisante que jamais. Si la pollution s'était allégée quelque peu depuis la destruction de la ville et de ses plateaux, cette nouvelle égalité des castes s'était faite en traînant tout le monde vers le bas, ce qui n'était pas exactement une amélioration. L'air était plus lourd de poussière que de fumée et de smog maintenant, mais l'odeur ne s'était pas arrangée. Elles n'avaient pas eu besoin de s'aventurer bien loin dans la ville pour être témoin de la misère humaine qui s'y trouvait. Il fallait croire que les efforts de reconstruction avaient davantage été pour obtenir des applaudissements que réellement aider les gens à en observer les lieux sur leur passage. Les seuls uniformes visibles dans les environs étaient ceux de la Néo-ShinRa, notamment où une longue file se formait pour recevoir le peu de nourriture et d'eau que la fondation avait à leur partager. À croire que l'habitude de vivre dans cette misère était la seule raison pour laquelle Gaïa ne s'était pas encore frottée à des émeutes de la part de la population. Shellie était tout aussi impuissante face à ce mur de misère et de douleur qui s'écrasait sur les deux femmes.

-Les ombres les ont déjà avalés, volés leur lumière. Le trésor du cavalier noir nous attend.

Encore fallait-il trouver cette fameuse cachette, mais SHELL-E était habituée de servir de limier pour d'autres. Pas de chance, les ombres n'avaient pas d'odeurs, et beaucoup de sales odeurs venaient faire interférence, humaines ou autres. La touriste et la makonoïde arrivaient sur ce qui devait avoir été une petite place de marché. Des tentes étaient mises en place et portaient fièrement les couleurs de la Néo-ShinRa. Les démunis ne semblaient pas vraiment faire de cas de tout cela, même quand les souvenirs de la ShinRa étaient toujours très vifs dans les mémoires. Comme quoi les gens n'étaient pas exactement prêts à se plaindre des seuls personnes qui leur tendait la main. Shellie s'arrêta soudainement sur place, ses oreilles dressées sur sa tête. Elle laissa la moine en plan sans l'en avertir. Elle s'approcha de l'une des longues files, se faufilant habilement et coupant au passage les gens trop rebutés par l'apparence de la jeune fille pour protester. À la fin de la file, un jeune homme portant l'uniforme de soldat de la Néo-ShinRa prenait des notes à un petit bureau de fortune.

-Une boîte de bouteilles d'eau par famille cette fois, je suis désolé c'est tout ce qu'on a. Il y a des couvertures à donner de l'autre côté si vous suivez la route du marché jusqu'à l'autre tente là-bas et... Et...

La vision de la makonoïde fit échapper son crayon au soldat qui fixait bouche-bée la jeune fille. Il se réveilla de sa transe quand un soldat derrière s'exclama en voyant le petit monstre, bien que lui était beaucoup plus actif en se saisissant de son fusil d'épaule. Le soldat au bureau leva le bras et cria à son collègue de baisser son arme avant de se lever et de s'interposer. Shellie ne recula pas à la menace de l'autre, se sentant nullement en danger par ce qu'ils pourraient faire, au contraire elle dépassa le bureau pour arriver juste derrière l'homme. Il tressaillit en se retournant, visiblement mal à l'aise de voir l'enfant juste devant lui à présent.

-Je rêve... Non?

Son visage tremblait, tout son être à vrai dire, autant qu'une feuille morte ballottée par les éléments. Lentement, il approcha ses mains du visage de SHELL-E, plus par crainte de voir ses sens le tromper que d'être attaqué par la créature. Il lui tira les joues, et elle répondit d'un grognement qui montra bien ses dents acérées. Quelque chose l'avait poussée à se diriger jusqu'à cet homme, et son instinct n'avait pas été un mauvais jugement à en juger à sa réaction. Ses lèvres tremblèrent de plus belles, ses mains avec, avant de tout bonnement s'emparer de la jeune fille et la soulever du sol en la faisant tournoyer tout en la tenant contre lui. Il s'arrêta enfin en la reposant au sol, manquant de peu de tomber avec au sol dans son excitation. Ses yeux étaient humides, encore incertains si tout cela était vrai. D'un geste de mimique, Shellie fit de même en lui pinçant et lui tirant les joues. Elle devait se tenir sur la pointe des pieds pour vraiment l'atteindre.

-Mei-Mei, c'est... C'est vraiment toi. Après tout ce temps. Mais où t'étais passée bon sang!? Je pensais que t'étais... Et les autres...

Il se tut quand il aperçut la moine de Bevelle s'approcher. Il plissa les yeux en reconnaissant ses vêtements, visiblement sur ses gardes de voir une représentante de Yevon dans cette ville d'hérétiques. D'un geste protecteur, il posa ses mains sur les épaules de la jeune fille et la rapprocha un peu plus de lui. Il appela la makonoïde quand elle se sépara de lui, s'emparant du poignet de Gradivus pour lui montrer qu'elle n'était pas une menace.

-Z'êtes une amie de Mei alors? Toujours aussi pleine de surprises celle-là. Écoutez, je vais avoir besoin d'un moment pour enregistrer tout ça, et je pense qu'on a beaucoup de questions l'un l'autre. Qu'est-ce qui vous amène dans ce petit coin de paradis d'ailleurs? Non, répondez pas, je sens que je veux pas savoir.

Il se recula, se tenant la tête à deux mains. Piétinant un peu avant de se décider, il demanda à son collègue visiblement plus méfiant de prendre la relève sur le travail. Il eut à se négocier une bière pour obtenir une réponse affirmative et s'écarta pour s'entretenir avec la moine.

-Écoutez, entre vous et moi, le peu que j'ai entendu des moines, vous m'en voudrez pas d'être méfiant. Si Mei vous fait confiance par contre, pourquoi pas. Un marché, ça vous va? Vous me donnez un coup de main, et je ferai pareil. On a besoin de tout ce qu'on peut pour aider les habitants de Midgar. Il y a même du gil à gagner, alors c'est gagnant-gagnant vraiment. Vous en dites quoi?
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Mar 8 Déc - 0:43

Gradivus- Yevon nous protège...


Le choc était pire que tout ce qui était imaginable. Difficile de dire si c'était les ruines en elles-mêmes ou le fait que des gens y vivaient encore qui choquait le plus Gradivus, mais les choses étaient là. Midgar mettait vraiment la pâtée aux villes machines de Spira en termes de gigantisme et de désolation. Comment des gens pouvaient vivre là-dedans, que ce soit maintenant ou après la destruction de la ville par le Météore ? Avec la pollution du dessus de la Plaque et les conditions de vie des plus insalubres en-dessous, sans compter tout l'écosystème autour de la ville qui était complètement ravagé ? C'était impensable, et pourtant... Il devait bien y avoir quelques bons côtés à vivre dans un tel trou à rats, ou du moins une obligation quelconque. Les habitants de Gaïa ne pouvaient pas souffrir de lenteur mentale à ce point... L'obligation semblait la plus probable. La ShinRa était, après tout, le gouvernement mondial de facto ; ce qui voulait dire la main mise sur presque tous les emplois et les infrastructures. Même un simple job de balayeur des rues, que beaucoup considéreraient comme un boulet à traîner, devait être impossible à trouver ailleurs que dans cette méga-corporation sans âme..

Shell-E, remise de sa virée en avion (encore un transport à rayer de la liste des choses qu'elle supportait), lâcha une réplique tarabiscotée comme elle en avait le secret illustrant bien la situation : les gens du secteur étaient déjà foutus, mais le cristal les attendait toujours peu importe la situation. Mais quelque chose allait changer la donne.
Les deux dames arrivèrent sur une petite place bardée de tentes portant un logo bleu étrange. Gradivus nota la ressemblance frappante avec celui de la ShinRa, la seule différence étant que le logo originel était rouge. Ainsi donc, la fameuse compagnie s'était bien reformée. Et réformée, à en juger par l'ambiance aide humanitaire : ce n'était pas tous les jours qu'une organisation ayant fait exploser tout un arrondissement de la plus grande ville du monde organisait une distribution de biens de première nécessité, surtout après avoir laissé le secteur 7 et ses taudis en ruines. Vraie volonté de changer ou effort mou pour se faire mousser ? Gradivus n'eut pas le temps de penser quoi que ce soit, car la bestiole à cornes venait de partir comme une fusée vers un des employés. On pouvait s'attendre à ce qu'il se fasse mordre ou assimilé, mais bien au contraire. A la surprise générale (excepté pour Gradivus, qui limita ses émotions à hausser un sourcil), le ShinRa s'avéra connaître la bestiole. Et de près, car à peine l'avait-il toisée un peu qu'il se fit à la faire tournoyer dans ses bras. Que se passait-il ?

Et tout fut soudain plus clair. Le type venait d'appeler Shell-E ''Mei''. Il la connaissait. Soit d'avant sa mutation, soit de juste après, mais il connaissait son nom humain. Voilà qui était surprenant. Mais surtout, enfin humanisant. Shell-E, enfin, Mei, avait enfin un vrai nom au lieu de cette dénomination/nom de code à la noix de pécan. Ce n'était pas grand-chose, mais ça l'humanisait un tant soit peu et ne résumait pas son identité à une simple référence laborantine. L'homme était sorti de ses réjouissances en avisant Gradivus et s'était logiquement mis sur la défensive en voyant le Panzer bleu, mais Shell-E, enfin, Mei, calma le jeu en lui prenant le poignet pour indiquer que oui, c'était une copine.



- On peut dire que oui. Et je confirme, nous allons avoir beaucoup de questions mutuelles.


L'homme partit négocier une pause afin de mettre les choses au clair avec la moine et le truc à bois. Il était temps de déballer tout.


- Aider les gens de cette ruine ? Pourquoi pas, si ça peut leur donner un lieu de vie un peu plus décent... Mais d'abord, je veux savoir des choses. Qui, ou quoi, est Shell... Mei exactement ? Et comment s'est-elle retrouvée dans son état actuel ?
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Mar 8 Déc - 18:44

Shellie
-J'vous arrête tout de suite. Cette ruine, c'est la demeure de beaucoup de bonnes personnes à qui on a jamais laissé une chance. Qui va les accueillir vous croyez s'ils décident de tous partir? Après les beaux discours, pour les grosses pompes, ça reste que des parasites, les indésirables restes d'une guerre dont personne ne veut la responsabilité. La seule raison pour laquelle j'ai des vêtements propres et trois repas par jour, c'est parce que j'ai accepté d'échanger ma dignité pour une place chez la ShinRâ, pour que d'autres n'aient pas à le faire. C'est pas loin de vendre son âme. Je préfère qu'ils aient des bribes plutôt que toute la conversation. Je suis qu'un troufion en bas de chaîne, je suis pas sensé savoir ces choses moi.

Pour ce qu'elle était, le jeune homme semblait un peu susceptible quant on s'adressait en mal de Midgar, ou plutôt de ceux qui y vivaient. Les lèvres du jeune homme se tordirent à la mention de la première vague de questions qui lui était destiné. Son embarras de se faire poser la question ici était palpable. Il se retourna et fit signe à la moine de suivre tandis qu'ils faisaient une promenade autour du marché. Shellie s'était très vite habituée à la présence de cet individu, marchant à ses côtés en silence pendant que le trio faisait le tour. Probable qu'il en profitait pour laisser Gradivus voir ces visages et le décor au passage. Sans stopper, il tira un paquet de cigarette de ses poches et s'en porta une au bec avant de l'allumer en usant de sa main pour la protéger du vent. Comme pour gagner un peu de temps, il tira une longue bouffée qu'il exhala par le nez avant de poursuivre sur son monologue. Il adressa un long regard à la makonoïde à leurs côtés, attendant à se motiver à se ressasser toutes ces mémoires.

-Bref, si vous me posez la question sur ce qu'elle est, j'imagine que vous êtes pas trop au parfum sur l'histoire des makonoïdes. Je crois pas que j'ai besoin de vous faire un cours d'histoire là-dessus. La ShinRâ puisait dans le sol pour tirer l'énergie mako pure et en faire une source d'énergie. Quand un humain y était exposé en trop forte dose, il arrivait qu'ils... Changent... Il y avait ceux qu'ils produisaient délibérément. Nous, on étaient qu'un accident.

Il arrêta son récit un moment pour sonder le visage de Gradivus, tentant de déceler d'un regard fatigué qui trahissait sa façade détachée. Il n'y avait besoin du don de la makonoïde pour se rendre compte qu'il n'appréciait guère partager ces choses. Il ne faisait rien pour en soustraire cependant. Il marcha environ une minute le regard bas, sentant sur lui celui de la jeune fille, et fort probablement de la Yevonite. Peu à peu, le groupe se retrouvait aux abords du Wall Market où ils risquaient moins de souffrir des oreilles indiscrètes. Tout ce temps-ci, celles de Shellie étaient, quant à elles, assaillies par le flot d'émotions qu'il tentait de réprimer pour conserver son stoïcisme.

-On étaient six en tout, et Mei était la cadette. On étaient à notre petit repère quand c'est arrivé. Notre cachette à nous quelque part dans les champs de rebuts. On a entendu une explosion d'en haut, et à peine qu'on a eu le temps de lever la tête que ça nous est tombés sur la gueule. Une... Une malfonction d'un réacteur sûrement, ou un pipeline qui avait cédé. C'est arrivé très vite. Quand je me suis réveillé, c'était du sang partout pour moi, des débris étaient tombés et m'ont écrasé la jambe. Vous me croyez pas? J'ai eu à glisser quelques pots de vin pour le cacher aux inspections de santé.

Jetant un regard méfiant autour de lui, l'homme s'assied sur le reste d'un mur de pierre et retira sa botte après s'être assuré qu'aucun uniforme n'était en vue, ou une caméra d'ailleurs. Ce qui avait la forme d'une jambe n'avait effectivement pas grand chose d'origine, ni d'humain d'ailleurs. S'étendant jusqu'à son genou, la peau avait presque un aspect brûlé, sans aucune pilosité. Au niveau du genou, une sorte de protection naturelle, une petite carapace d'os, protégeait sa jambe. Le membre était étrangement d'un vert similaire à celui de shellie, hormis que des veines plus claires étaient bien visibles tout le long et les ongles d'orteils disparus. Il décida enfin de remettre sa botte, histoire d'éviter à Gradivus de perdre son déjeuner, bien qu'elle ne semblait pas étrangère aux mutations.

-Tout avait été sectionné à partir du genou, et je perdais beaucoup de sang. C'est un peu flou à partir de là, mais j'ai senti quelque chose me porter. Miranda était la première que j'ai vue. C'était l'aînée. Grande, l'air avenante, presque une sainte vraiment. Elle prenait soin de tous ceux qu'elle pouvait, mais elle avait prit Mei et son amie sous son aile surtout. Faut croire que ça lui était restée comme réflexe, parce que c'est elle qui a réparé ma jambe, même si je lui dois son apparence maintenant. Quand j'ai finit de délirer, je me suis rendu compte qu'ils avaient changé. J'avais été séparé pendant l'éboulement, je crois que, je crois que c'est ça qui m'a épargné une mutation au mako. Les autres ont été moins chanceux. Ça n'a pas prit longtemps avant que des uniformes se pointent. Ils avaient tenté d'ouvrir le feu sur Miranda, mais Eize s'est interposé. Grand gaillard lui aussi, quoique plus imposant. Il aurait pu se faire une carrière comme gros bras s'il était pas un gros nounours en fait. Il avait jamais eu peur de se prendre un coup pour les autres. Il lui était poussé ces espèces de... Boucliers? Je sais pas trop comment décrire ça. Ces bâtards étaient venus préparés par contre, il s'était pas attendu à ce qu'ils aient du feu avec eux. Ouais... Ils l'ont fait frire vivant, et il leur a pas laissés approcher un centimètre de plus avant la fin. Ça lui a fait perdre les pédales à l'autre par contre... Adam il, il m'a toujours un peu donné les mauvais frissons, même avant d'avoir changé. Le cri qu'il a poussé quand Eize est mort... Il va rester brûlé dans ma mémoire. Les uniformes sont tous tombés en l'entendant, les autres se sont mis à changer une fois de plus. Moi-même j'ai cru que j'allais en devenir dingue.

Assise à ses côtés, Shellie s'était contentée de regarder les environs, balançant ses jambes innocemment et, occasionnellement, ses oreilles réagissaient à un quelconque bruit autour. Quand l'homme en uniforme arriva au point du récit ou il mentionna ce cri par contre, elle se plaqua violemment les mains contre le crâne, comme prise d'une douleur aiguë. La douleur qu'il en ressentait lui était aussi vive que celle de la mémoire qui lui en refaisait surface, ou plutôt la cicatrice que cet événement lui avait laissé dans son esprit. Une marque, une fissure, une abysse plutôt, laissé par cette expression de rage plus brûlante qu'aucun mortel ne pouvait songer porter en lui. Dans son expérience sous la douche, Gradivus pouvait attester que le monde de la makonoïde, malgré le peu d'expressivité dont elle faisait preuve, était très intense, et que sa douleur présente pouvait aisément être aussi mentale que physique. L'espace d'un instant, des taches noires s'étaient formées sur sa peau, du moins jusqu'à ce que l'homme en uniforme l'enlace dans ses bras dans un effort de la réconforter. Peu à peu, cet assaut qui voulait la mener jusqu'aux confins de la folie s'atténua, et elle se détendit, se laissant affectueusement bercer, presque au sommeil. Sa voix meurtrie était en soi réconfortante par ses tremblements de honte et de regrets envers elle, et qui ne souhaitaient en répéter ce qui en avait été la raison.

-Du sang pour du sang. Son cauchemar avale toute la lumière, toutes les Voix. La spirale creuse dans la tête, la noirceur y entre. Ses ténèbres ne sont pas paisibles, elle couvre leurs Voix par sa colère.
-Ça va aller, ça va aller... Je suis là maintenant, et pas lui... Écoutez, je peux pas trop vous en raconter plus là-dessus. C'est Mei qui m'a traîné hors de là après coup. C'est la dernière fois que je les ai vus. Si vous voulez en savoir plus, la ShinRâ a ce que vous cherchez. J'ai essayé de les rejoindre après coup pour avoir des réponses, mais toute cette société est trop secrète pour qu'un simple petit soldat remplaçable comme moi arrive à faire grand chose seul. Je suis qu'un engrenage dans la machine, mais je peux essayer de vous fournir tout ce que j'ai pu ramasser pendant ces années.


Après avoir totalement retrouvé son calme, Shellie, endormie petit à petit, se retrouvait à présent la tête appuyée sur la cuisse du soldat. Allez savoir si elle dormait réellement tout ce temps, ou simplement de la même façon qu'un être humain le faisait. Se rendant compte de son nez qui frémissait au contact de la fumée et de la grimace qui s'en suivait, le soldat écrasa ce qui restait de la cigarette contre la pierre et jeta le mégot.

-Maintenant c'est mon tour de questions. Qu'est-ce que vous voulez à Mei exactement? Elle est quoi à vos yeux vraiment? Maintenant que vous savez ce qu'elle est, d'où elle vient, vous vous mettriez en danger pour la protéger, ou est-ce qu'elle est juste une arme que vous allez remplacer quand elle sera cassée? J'ai passé pas mal de temps dans la ShinRâ, alors je sais reconnaître un menteur. Je préfère autant que vous me disiez carré qu'elle vaut rien pour vous que de me raconter des salades. D'une façon ou d'une autre je pourrai pas y faire grand chose. Sachez juste qu'on parle là d'une amie d'enfance.
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Ven 25 Déc - 12:13



Au beau milieu de la conversation, se moquant bien de qui disait quoi ou qui faisait quoi, un petit mog apparut de nulle part et se précipita devant Shellie et Gradivus... le temps semblait s'être arrêté, les gens autour d'eux se retrouvaient figés et ne semblaient pas se rendre compte de ce qu'il se passait et le petit mog tendit alors deux petits cadeaux aux jeunes gens

«Joyeux Noël! Coubo!»

Il leur remit les cadeaux et pouf! Il disparut! Le temps reprenait son cours, euh, c'était quoi ça?

===================

Le Mog de Noël vous offre un petit cadeau!

Gradivus reçoit un poster dédicacé à l'effigie de Monseigneur Asran (et signé par lui)
Shellie reçoit un ruban thermoforme indestructible il change d'apparence pour pouvoir la couvrir en toutes circonstances, même quand ses vêtements son détruits. Tant qu'elle n'en a pas besoin, il ressemble à un simple ruban enroulé autour de son poignet.

Joyeux Noël!



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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Mar 5 Jan - 20:09

GradivusLe copain de Shell-E, pardon, Mei, prenait visiblement mal le fait que quelqu'un qualifie Midgar de ruine. Il y avait donc des gens qui tenaient en estime cette décharge à ciel ouvert que certains appelaient une ville... Voire même leur maison. Déprimant. Même le refuge des Al Bhed était plus vivable que cet endroit, et on parle d'une ruine au beau milieu du désert de Bikanel. Quoique... Il est vrai que seule la caste supérieure de Midgar vivait sur la Plaque : les pauvres et les laissés pour compte vivaient dans les Taudis.


- Et les hauts gradés de la ShinRa se sont cachés à Kalm et à Junon, laissant le peuple dans les ordures...


La conversation allait prendre un tour intéressant bien plus vite que prévu, cela dit. Visiblement mal à l'aise face aux questions de Gradivus, l'homme emmena les dames faire une balade et s'en grilla une avant de se mettre à table. Les makonoïdes (le nom des créatures comme Mei/Shell-E) étaient bien un pur produit made in ShinRa, faits à partir d'humains surexposés à l'énergie Mako. Note troublante, il parla de choses comme ça créées volontairement et d'autres comme ''accidents''... Plus le temps passait et moins la ShinRa avait le cul propre, décidément.


- Des ''accidents'' ? De quoi parlez-vous ?


Mei et son petit gang de clochards avaient eu la malchance d'être pris dans un espèce d'accident industriel, à entendre l'homme. Lui disait y avoir laissé une jambe ; chose difficile à croire vu qu'il semblait bien portant et que peu d'armées engageraient un unijambiste. Quoique vu qu'il parlait d'avoir graissé quelques pattes... La surprise fut de taille quand il enleva sa chaussure, révélant une peau carbonisée avec une excroissance osseuse. Gradivus dut faire un sacré effort pour ne pas rendre son déjeuner en voyant le spectacle, et Yevon savait que des corps en piteux état, tout le monde en avait vu quelques uns du temps de Sin...

Pour en rajouter, le copain de Mei prit le temps d'expliquer comment il s'était retrouvé avec une jambe mutante. L'accident avait eu de sacrées conséquences sur le groupe de laissés pour compte, visiblement. Lui semblait vouloir dire qu'il s'en était tiré à bon compte... Et ce n'était pas dur de le croire avec la suite du récit : la ShinRa avait ramené sa frimousse avec assez de pyrotechnie pour transformer l'endroit en un concert de Rammstein et avait réduit en cendres un des makonoïdes involontaires. Et visiblement rendu fou un des autres, qui aurait... Fait muter toute la bande et mis KO l'escouade ShinRa juste en hurlant ? C'était possible, ça ?
Visiblement oui, car Mei eut sa réaction habituelle au stress (a savoir, commencer à virer au noir) en entendant ce passage de l'histoire. Gradivus n'eut pas le temps de réagir que l'homme la prit dans ses bras. Après tout, S'il la connaissait vraiment si bien, il pouvait vraiment la canaliser sans trop risquer de se faire réduire en charpie, ce qui arriva. Une tirade alambiquée plus tard et l'histoire reprenait. L'homme avait rejoint la ShinRa pour tenter d'en savoir plus, mais bien sûr, le commun du rang n'avait pas vraiment un accès privilégié aux informations confidentielles. Enfin, après avoir fini sa cigarette, c'était à son tour de poser les questions. OK.



- Je suis la raison pour laquelle elle n'a pas fini criblée de balles dans les rues de Bevelle. Un gardien ou un tuteur, si vous voulez. Rien de plus. Quoi exactement pour elle, je ne saurais-


Le temps stoppa net autour de Gradivus et Mei en plein milieu de la phrase. Gradivus ne le réalisa cependant que quand une petite voix perça le silence. Un mog. Et flûte, c'était reparti comme dans la Plaine Félicité ! Hors de question de devenir un Ronso à nouveau !


- Joyeux Noël ! Coubo !
- AH NON PAS ENCORE !!!


Rien à faire du monde, Gradivus plongea à la Max Payne derrière un pan de béton avant que cette andouille à pompons ne la change en Hypello ou quoi que ce soit. Curieusement, rien ne se passait. Gradivus avait encore ses mains et ses pieds normaux, pas de fourrure aux mains et pas de joues de grenouille. Bon... Sortant de derrière son caillou, la moine partit voir ce que le Mog avait fait.
Imaginez sa surprise en voyant qu'au lieu de faire n'importe quoi avec sa magie, le petit mage avait fait apparaître... Des paquets cadeaux. Dont un au nom de Gradivus. Huh. Ca devait être cette fameuse tradition de "Noël" où les gens s'offraient des cadeaux. Ouvrant le sien, la moine tomba des nues en voyant son contenu : un poster de Monseigneur Asran, et dédicacé en plus ! Génial. Juste. Génial. Difficile de penser ce que Mei et son pote pensaient, mais il y avait en ce moment plus d'étoiles dans les yeux de Gradivus que dans le planétarium de la Cité des Sciences. Avec les microlarmes au coin de l'oeil qui allaient avec.

Le monde revenait à la normale peu à peu alors que Gradivus rangeait avec un soin extrême (on pourrait même dire... religieux) son nouveau poster de la morkitu avant de rependre la conversation. Mieux valait pour le type ne pas faire de commentaires sous peine de se faire Akula No Jutsu sa face.



- Sinon, vous aviez parlé d'un marché ?


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Gradivus et Shellie acceptent la mission "Des fouilles à Midgar"

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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Jeu 7 Jan - 18:46

 ShellieN'étant pas seule à avoir remarqué l'apparition du mog au tempérament farceur, Shellie ne perdit pas non plus de temps pour bondir de sa couche. Elle s'avança du mog en rouge en montrant les dents, bien décidée à ne plus se faire jouer de tours. Elle se ravisa quand même quand elle eut une meilleure idée de ses intentions, bien qu'elle ne se garda pas d'un grognement pour montrer sa rancune. Un coup de chaleur attira son attention sur son poignet gauche, duquel quelque chose brillait avant de devenir une sorte de ruban rose qui le lui encerclait. Éloignant sa main comme si elle était persuadée que le présent était sur le point d'exploser, un mélange de panique et de confusion s'étala sur son visage normalement bien placide. Elle essaya de s'en défaire de ses dents, de mordre et de le déchirer, mais rien à faire, elle n'arrivait même pas à en faire une seule déchirure, à en défaire une maille. Elle reporta son attention sur Gradivus qui n'avait pas perdu une seconde pour sauter à couvert malgré l'arsenal qu'elle portait sur le dos et la grande armure sur tout le corps. Plutôt impressionnant en soi, mais ce n'était pas le plus étonnant. S'il y avait moyen de capturer ce moment autrement que dans les mémoires, la vue de la moine normalement aussi sympathique qu'une porte de prison s'extasier devant son prix comme celui du cadeau personnel de la pop star préférée d'une jeune prépubère. La morfale s'approcha pour examiner ce qui pouvait bien la mettre dans tous ses états, et autant dire qu'elle n'était pas bien impressionnée.

De son côté, le soldat avait de quoi être complètement largué par tout le monde qui soudainement transporté tandis que Gradivus parlait, dont Shellie qui reposait auparavant sur sa jambe. Il était second à sauter de son siège improvisé en cherchant les deux femmes du regard avec le temps qui était revenu à la normale. Autant dire qu'il se retrouvait médusé par ce qu'il venait de se passer, et un peu laissé pour compte vu comment il semblait être le seul à se demander encore ce qui se passait. Sa bouche articula le début de sons, sans doute une question, mais rien ne sortait dans un premier temps, cherchant ses mots.

-J'me suis endormi ou bien? Il s'est passé quoi là?
-Il était là. Il avait des objets.
-Il? Qui ça ''il''?


Peu à peu rassuré par l'aspect confiant de ses deux hôtes, il finit par se réajuster, désireux de simplement oublier cet étrange incident, probablement pour éviter que ce soit lui qui passe pour bizarre. Gradivus le remit en piste avec une question. À sa façon de la regarder, on pouvait presque voir les engrenages se mettre à tourner dans sa tête, la bouche entrouverte. Il finit par secouer vigoureusement la tête pour repartir ce morceau de conversation qui, franchement, n'allait nulle part à zéro.

-Non, j'ai pas parlé de marché, pas encore en tout cas. Comme je vous disais, je peux vous aider à trouver des réponses chez la ShinRâ, mais j'aimerais un coup de main d'abord de mon côté. Honnêtement, je demande pas grand chose. La ShinRâ- pardon, la Néo-ShinRâ envoie le nécessaire pour survivre à ces gens, mais c'est tout. C'est là que vous entrez en compte, Shellie aussi.

Il adressa un regard rapide en direction de la petite makonoïde avec un sourire en coin furtif avant de relever la tête vers son interlocutrice principale. Il fut néanmoins incapables de résister à l'envie de lui poser la main sur la tête de Shellie pendant ce temps dont le regard ne cessait de passer de l'un à l'autre sans dire mot.

-Nourriture, eau, vêtements, couvertures, matériaux de construction, tout ce qui peut aider à relever un peu le niveau de vie dans le coin. Les tentes, c'est bien pour un temps, mais ça devient petit très vite, et qui sait combien de temps encore l'aide de la Néo-ShinRâ sera gratuite et ''désintéressée''. Suffit de marquer l'endroit pour tout ce que vous pourrez pas emporter avec vous et on viendra chercher ça plus tard. Croyez-moi quand je dis que vous avez la bonne partenaire pour le boulot. Cette petite a le meilleur flair de ce côté du Wall Market.

Pour mettre plus d'emphase sur ce qu'il disait, il pointa Shellie tout juste sur le bout du nez, qui se montrait étrangement bien docile pour la furie qu'elle était normalement connue. Pour cela, Gradivus pouvait être certaine qu'ils se connaissaient bel et bien, ou alors elle en avait encore beaucoup à apprendre sur comment interagir avec. Il en revint à la moine enfin, et son visage se draina de toute plaisanterie. Sa mâchoire se serra en la regardant, elle devait l'avoir vu des centaines de fois chez les recrues qui ne l'appréciaient pas et ne pouvaient rien y faire.

-Mouais, je vais juste assumer que vous vous faites encore une idée sur son cas. Je pense qu'elle a autant à vous apprendre que vice-versa. Dans tous les cas c'est trop dangereux de la garder avec moi, mais soyez prévenue que je vous tiendrai responsable d'elle. Ah, et une dernière chose. Si vous tombez sur des armes et d'autres trucs du genre, vous venez à moi et moi seulement... Aller, soyez sages!

Sur ce, il salua les deux jeunes femmes sans plus de cérémonies et retourna au pas de course en direction de son poste avant que son absence ne commence à soulever des interrogations. Cela les laissaient toutes les deux seules à présent à l'écart du Wall Market pour commencer à se mettre au travail. La demande était vague, mais il fallait avouer qu'il n'en fallait pas de grand chose pour apporter un peu plus de qualité de vie aux survivants de Midgar. Sans grande idée d'où se mettre à chercher dans les débris et les gravats, Shellie laissait son nez lui indiquer la voie. Elle huma l'air et se laissa carrément traîner par l'organe olfactif plus que ses yeux, et sans crier gare, sauta par-dessus le morceau de mur sur lequel ils avaient tenu leur brin de conversation pour s'enfoncer dans les ruines hostiles et désolées. Plus chasseuse que charognarde, cela restait à prouver si elle allait être d'un tel secours que le soldat l'affirmait.
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Jeu 7 Jan - 18:52

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Shelllie et Gradivus se lancent dans la quête "Des Fouilles à Midgar"
Les gains seront reversés à la fin de votre travail

Gains actuels: +150 gils [Shellie], +100 gils [Gradivus]

Note: je suis votre nouveau MJ!

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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Mar 12 Jan - 20:02

GradivusDifficile de dire ce que devait penser le coprin de Mei devant la scène : sa copine se battait furieusement contre un ruban apparu sur son poignet et la planche à repasser bleue avec une épée de 50 livres était en train de baver devant un poster d’un mec chauve avec un tatouage top swag sur son crâne d’obus. Le tout visiblement apparu de nulle part. Humeur du jour : what the f*ck avec une chance de Gradivus Rage.

La conversation reprit, avec l’homme au pied moche qui jouait sur les mots (un service contre un service, on appelle ça un marché) avant enfin d’arriver au vif du sujet : aider la Néo-ShinRa à reconstruire un chouia Midgar, ou du moins améliorer le quotidien de ses habitants en allant fouiller dans les ruines pour y trouver de la subsistance, voire de quoi construire des maisons. Jean-Maurice ShinRa craignait, potentiellement à juste titre, que la méga-corporation n’aie pas qu’un intérêt purement bénévole à aider la population de Midgar ; crainte légitime quand on connaissait le passif de la société. Gradivus avait du mal à voir en quoi sa noble initiative allait aider quoi que ce soit ; si la ShinRa décidait de reprendre Midgar, ils avaient plutôt intérêt à utiliser la force plutôt que la gentillesse ; si même leurs plantons comprenaient que leur minuscule aide humanitaire actuelle sentait le cadeau empoisonné à trois kilomètres… Et surtout, les gens avaient malheureusement pour certains l’expérience des Taudis sous la Plaque ; personne n’avait songé à tenter de construire des abris, aussi sommaires soient-ils ? Les gens couchaient littéralement dehors sans les tentes ShinRa ?
Et surtout, il y avait bien un nouveau gouvernement sur Gaia avec Reeve et Nanaki aux commandes, alors ils faisaient quoi pour aider ces gens ? Gaïa était donc peuplée exclusivement d’incompétents et/ou d’égoïstes ?!



- Bevelle serait intervenue pour une catastrophe cent fois moins importante sur Spira. Pourquoi personne n’est en train d’aider ces gens excepté la ShinRa ?


Ce type pouvait se faire passer pour un défenseur de Midgar autant qu’il voulait, force était de reconnaitre que c’était plutôt pas terrible comme effort d’aide aux populations et de reconstruction. Kilika n’était plus une ruine fumante depuis longtemps, et pourtant Sin avait presque exterminé et rasé la ville du temps du pèlerinage de Yuna. Et l’argument du manque technologique ou de personnel compétent ne comptait pas : même les gardiens de Yuna et les Besaid Aurochs avaient contribué à la reconstruction, et ce sans technologie impie.
Bref, il y avait matière à rouler des mécaniques pour Spira sur ce point : leur peuple n’était pas abruti ou nombriliste au point de laisser pendant plusieurs mois leurs réfugiés vivre dans les gravats.

Utiliser Mei comme limier pour trouver des ressources, comme le suggérait ShinRa-Man, était effectivement une bonne idée, surtout si elle ne squattait pas la première couverture venue pour faire un roupillon. Bon, sa remarque à la noix sur comme quoi elle était responsable de Mei, il aurait pu se la garder, mais le temps n’était pas à lui faire cracher quelques chicots ou voir si sa deuxième jambe repousserait comme l’autre si on lui coupait. Avec une épée de 50 livres à portée de main et la compétence pour s’en servir, on prend beaucoup plus mal les critiques, curieusement.
A peine la conversation finie et ShinRa-Man parti se faire pendre ailleurs, Mei fila comme une balle dans les ruines plus en avant. Allez savoir si elle avait reniflé une caisse de nourriture fraîche ou un rat pour son goûter… Bon, bah ça voulait dire que Gradivus était seule pour fouiller les environs. Et surtout sortir l’orbe pour tenter de localiser la cachette du cristal. Mais un marché était un marché, sémantique ou pas et quoiqu’en pensait l’éclopé. Bon…

Le temps de faire quelques pas et Gradivus trouva quelque chose qui tranchait nettement avec le béton fracturé et l’acier rouillé qui était légion à Midgar : une aire de jeux pour enfants ! Avec des balançoires, un toboggan en forme d’ours et… Des WC portatifs. O. K.
Gradivus se souvint qu’avant la construction de Midgar et des Taudis, plusieurs villages se trouvaient sur le site de la ville. Il y avait de fortes chances que ces jeux aient été flanqués sous la Plaque lors de sa construction. Et l’énorme pile de gravats derrière indiquait la frontière entre les Secteurs 6 et 7, quand la ShinRa n’avait pas hésité à faire s’écraser une partie de la Plaque sur les Taudis, causant une fortune en dégâts et des milliers de morts, juste pour écrabouiller Avalanche (essai non concluant, au passage). Le Wall Market, l’ancien quartier « chaud » des Taudis, n’était pas loin. Difficile de dire si Gradivus y trouverait la cachette du cristal, quelques choses utiles ou juste la collection de sextoys de Don Corneo, mais on ne le saurait qu’en y allant.
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Ven 15 Jan - 16:59

ShellieShellie marchait sur beaucoup de souvenirs alors qu'elle foulait le sol poussiéreux des ruines. L'enchevêtrement des restes des bâtiments qui composaient la plaque supérieure était un silencieux témoin de la tragédie qui s'était produite ici. Le soldat s'était contenté de conclure qu'il n'était pas là pour parler politique avec Gradivus, seulement qu'il ajouta que, peut-être, les personnes en place préféraient voir Midgar disparaître pour ce qu'elle avait été comme marque dans le monde en tant que siège de la ShinRa. Le gouvernement sur Gaïa est définitivement bien différent, et la perte abrupte de la compagnie avait laissé un trou derrière, et de ce fait, personne n'était vraiment tenu officiellement de les aider à reconstruire.

Lançant un caillou aux pieds de la moine en armure, Shellie lui montrait sa position du haut d'un mur effondré. De son perchoir, elle regarda les environs désolés, écouta, sentit. Il y avait beaucoup de promesses de richesses enfouies dans ce cimetière gigantesque. Leurs efforts les faisaient presque passer un peu pour des pilleurs de tombes, et c'aurait été trop beau de ne pas avoir de rivaux. Ils étaient loin d'être les seuls à chercher ici, et le chacun pour soi primait toujours chez beaucoup qui ont peur d'en manquer. Quelques rares bâtiments toujours debout portaient des signes peints sur les façades, et à en juger par leurs sentinelles peu commodes, hors d'accès s'ils souhaitaient éviter des ennuis.

Arrivées au centre d'une aire de jeu pour enfants, l'air était saturé d'échos lointains et plus récents. Beaucoup de souvenirs flottaient dans l'air comme un smog. Un endroit précédemment populaire si elle devait en croire ses oreilles. Alertés par du bruit qui venait de l'extérieur, des grognements se faisaient entendre de sous le toboggan ours. Deux chiens de toute apparence sauvages en sortirent. Sales, malades et maigres, leur fourrure manquait par endroit d'où une peau blafarde ou des cicatrices se faisaient voir. Leurs grognements et leurs menaces se turent sous ceux de Shellie qui leur fit bien savoir qui était plus haut dans la chaîne alimentaire. Couinant, ils mirent les voiles sans demander leur reste. Perchée du haut du toboggan, elle scruta ses alentours avec attention. La promesse du danger voulait dire plus de chances de trouver leur compte. Plus ils s'éloignaient des portions ''réétablies'' de Midgar, plus ces endroits hostiles pouvaient receler de trésors, mais d'autres prédateurs auraient certainement la même pensée.

Il était difficile de se déplacer dans ces ruines sans sentir un peu de paranoïa justifiée. Chaque angle mort, chaque recoin sombre en était un qui pouvait contenir une menace qui les épiaient. À plusieurs reprises, les bois de la makonoïde se mettaient à luire, et elle s'arrêtait pour se préparer à se défendre. Tous ces charognards qui les suivaient, aussi persistants soient-ils, avaient au moins le défaut d'être tout aussi pleutres, et n'étaient pas envieux de s'en prendre à une cible avertie. Continuant sa progression, l'endroit commençait à lui être de plus en plus familier, frais dans sa mémoire. Elle avait déjà été ici. Dans la pénombre d'une montagne d'acier froissé qui restait au-dessus de leurs têtes, les restes d'un vieux Sweeper s'y trouvait toujours, le vieux Sweeper qui s'était attaqué à elle alors qu'elle venait à peine de retrouver ce monde de la surface. Il avait l'apparence d'un squelettes avec son blindage arraché de sa carcasse, laissant les circuits et la machinerie à l'air libre, qui elle n'était pas en meilleur état.

Cela semblait être un premier arrêt qui pouvait valoir la peine. Quelqu'un ou quelque chose en avait pris toutes les pièces utilisables avec une certaine expertise. Faisant le tour de la machinerie, Shellie tentait de la sentir pour y trouver une odeur qui pourrait lui donner une piste à suivre.
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Jeu 28 Jan - 1:19

GradivusLe roulement d’une pierre aux pieds de Gradivus la sortit de ses contemplations sur les ruines de Midgar. Levant la tête, elle vit que le machin à cornes se trouvait en haut d’un mur en partie ébranlé la surplombant. Bon, eh bien visiblement l’estomac ou la flemme ne commandaient pas cette fois-ci. Peut-être allait-elle trouver quelque chose. Et ce fut le cas ; une fois L'aire de jeu traversée, un vieux robot à moitié défoncé gisait dans un coin en train de se faire renifler par Mei. Quelques composants électroniques à récupérer ou autres. Cependant, c'était dans le Wall Market lui-même que les choses intéressantes allaient commencer, une fois que Gradivus découvrit avec surprise le contenu d'une des échoppes... Juste un ordinateur avec une fente pour glisser des gils et une trappe.

Un magasin d’objets géré par une machine ?  Eh ben… Juste imaginer ce truc sur Spira aurait valu de finir au fin fond de la Via Purifico. Bon, il pouvait peut-être rester des objets à peu près utiles dans l’inventaire… Voyons voir, appuyer sur ce bouton, puis celui-ci… Gradivus pensait avoir compris le fonctionnement quand un bruit mécanique se fit entendre au-dessus de sa tête… Suivi d’une pluie de balles. Gradivus ne dut qu’à ses réflexes et l’épaisseur de son armure de ne pas ressortir de la hutte avec un trou de la taille d'un melon au milieu du torse. Cette « boutique » avait l’antivol le plus efficace de la planète : une mitrailleuse Gatling au plafond destinée à réduire en gruyère les voleurs à la tire. Mais pas les voleurs à la tire avec une gunblade et une armure ! Quelques tournemains plus tard et la cabane en ferraille gisait en ruines au sol et le distributeur d'objets était à moitié écrasé, comme si quelqu'un très en colère lui avait mis un gros coup de pied...



-  Cochonnerie de ville impie !!!


Bon côté des choses, le distributeur avait vomi tout son contenu après avoir subi le même sort qu'un ballon de foot devant Mark Landers, merci Gradivus. De l'eau en bouteilles, des boissons aux protéines et des sucreries... De la malbouffe, mais des trucs avec une durée de vie suffisante pour servir. Et à défaut d'un coq au vin avec un Château Margaux 1979, ça remplirait bien l'estomac de quelques habitants. Et on pourrait toujours ramasser les morceaux de cabane pour faire des abris. Temps d'explorer le reste de Don Corneo Land.
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Dim 31 Jan - 19:44

ShellieNe lui rappelant pas des souvenirs particulièrement heureux, les coups de feu fruits du fouinage de la moine fit sursauter la makonoïde avec un cri suraigu. Tête basse, dos bombé et poils hérissés, elle se recula pour voir la scène, puis se rendre compte finalement de la fausse alerte quand Gradivus eut la brillante idée d'en faire un tas de métal tordu. Voilà au moins une menace de moins dans le coin, d'autant qu'il y avait peu de chances que son propriétaire revienne réclamer sa distributrice depuis. Un coup de frousse et de rage plus tard, tout était revenu au calme. Si tout le monde à un kilomètre à la ronde n'était pas déjà conscient de leur présence, voilà qui était fait. Lâchant un court soupir à ces pitreries Shellie se retourna pour se remettre au travail.

S'approchant à nouveau de la carcasse métallique, elle se remit à sentir la machine de plus près. Ceux qui l'avaient démontée avaient forcément laissé des traces, et les retrouver pouvait être une idée, bien qu'il n'y avait aucun moyen de savoir quelle serait leur réaction face aux deux femmes. Nul doute qu'il allait falloir graisser quelques pattes pour obtenir une coopération favorable, ou alors tout simplement en venir à la violence, cela marchait aussi quand tout devenait trop compliqué. L'odeur de son propre sang séché était toujours présent sur la carlingue éventrée du Sweeper, et planait comme un mauvais souvenir, de plus de celle de ces individus. La trace n'était pas exactement ce que l'on pouvait qualifier de fraîche, la makonoïde était confiante que son nez fin finirait par trouver l'endroit. Elle arriva auprès de Gradivus qui recouvrait son souffle de son petit jump scare et tira sur ce qu'elle avait équivalent de manche, et pointa en direction des ruines.

-S'ils savent comment dépecer ces sans-voix, ils auront sûrement plein d'autres trucs. Par là.

Et d'où avait-elle appris à parler un iota plus clairement à présent? Bon ce n'était pas vraiment important. Elles avaient une piste qui possédait un peu plus de promesse qu'une distributrice piégée. Voulaient-elles cependant vraiment aller là où des gens semblent faire quelque chose de ces machines impies?
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Lun 8 Fév - 2:29

Gradivusavoir entassé tout ce que le distributeur avait craché pour pouvoir le ramasser plus facilement (et non sans avoir déglingué à coups de pompes la mitrailleuse juste pour être sûre et se remettre de sa frayeur), Gradivus fut interrompue dans son train de pensée par Shell-E, qui semblait vouloir aller voir ailleurs si elle y était en laissant sous-entendre (de façon relativement claire pour une fois !) que si les deux dames trouvaient d'autres survivants, ils trouveraient plus de ressources. C'était pas stupide.

A première vue, toutes les baraques étaient abandonnées, à l'exception d'une derrière un mur de restes de ferraille, à en juger par la lumière ambiante... Et quelle maison. Une fois que le groupe s'en était approché, le bâtiment s'avéra énorme et couvert de guirlandes lumineuses à moitié éteintes, avec en guise d'emblème un genre de bébé-abeille volant suspendu à un câble. Enfin, si c'était ça, avec la peinture écaillée et la rouille. S'il y avait de la lumière, il y avait de l'électricité et donc des habitants. Gradivus ne voulait cependant pas vraiment racketter les pauvres gars qui vivaient là, juste échanger. Après tout, certains pourraient être intéressés par la bouffe que Gradivus avait trouvé. Mais un rapide coup d’œil dans ce qui campait dans le bâtiment permit d'attester du contraire : les types réunis dans leur campement sentaient la racaille à deux bornes... Mais avaient réuni une pile de réserves impressionnante : à en juger par les logos sur les cartons desquels se déversaient des conserves, ces types avaient taxé un chargement d'aide humanitaire Néo-ShinRa. Bouh les vilains.



- Qu'est-ce qu'il veut, le frigo ?
- Jolie pile de ressources que vous avez là. Vous n'avez jamais pensé à partager avec les autres habitants ?
- Premier arrivé, premier servi ! Et s'ils sont pas contents, ils n'ont qu'à venir nous le dire en face !
- Et si c'est moi qui vous dit en face de partager ?
- Primo, vous êtes deux et on est 6. Deuzio, va te faire voir. Troizio, file avant qu'on se fâche, sinon on te casse la gueule et toi et ta copine, vous rentrerez chez vous à poil en guise de préjudice moral.


Un rapide coup d’œil permit à Gradivus de voir l'"imposant arsenal" qu'exhibaient ces racailles : des fusils faits à partir de vieux tuyaux, des bettes de baseball cloutées et même un simple gant de boxe sur lequel on avait collé des éclats de verre à la Super Glue. Rien qui serait capable de faire ne serait-ce qu'une rayure sur la peinture de l'armure de Gradivus... Ou qui pourrait faire le poids face à la gunblade de Gradivus, comme toute l'assemblée put juger quand la moine prit tout son temps pour la sortir de derrière son dos.


- Je crois avoir mal entendu.
- "Va te faire voir !" ? Oh mais pas du tout, je voulais dire "Mais avec plaisir !" ! Tout est à vous, servez-vous donc !
- Merci.
- Sur ce, veuillez nous excusez, mais moi et mes amis venons de nous rappeler que nous avions un rendez-vous urgent et devons partir !
- Faites donc.


Détalant sans demander son reste, le groupe de malandrins ne pensa pas une seconde à embarquer son butin avec lui, laissant Gradivus évaluer le tout. Outre la bouffe, l'enseigne décrépite du bâtiment lisait "H..EyBe. Inn". Peu importe ce que c'était, le bâtiment était à moitié détruit, mais ça ferait toujours un lieu de refuge.


- Débiles. Shell-E, tu sais où on pourrait d'autres machines ?
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Lun 8 Fév - 13:09

ShellieDétaler comme de lapins au premier signe que les choses allaient dégénérer, ces gens ne pouvaient qu'aboyer et fuir la queue entre les pattes en voyant que ça ne prenait pas. C'était d'autant qu'en voyant la créature aux bois passer du calme aux andouillers luisants, signe qu'elle aussi était prête à renchérir, ils avaient une double raison de filer à l'anglaise. Cela laissait le duo sur place avec la petite cargaison dont Shellie n'attendit pas avant d'examiner de plus près. On ne pouvait pas dire que cette nourriture était de qualité première, mais les affamés n'y verraient sûrement pas grand chose à redire dans leur situation. La question de Gradivus eut de quoi étonner la makonoïde qui leva la tête du butin. Deux billes rouges se fixaient sur la moine.

-Machines? Ah, les sans-voix. L'odeur passe par ici, mais elle se termine plus loin.

Pointant sa griffe en direction de la trace, celle-ci coïncidait avec la direction que ces racailles avaient prise. S'ils avaient de nouveau affaire à eux en tout cas, ils ne seraient pas difficiles à écarter, même si cela pouvait ressembler à de l'acharnement. Suivant ses directions, ils finirent par tomber sur un second bâtiment encore somme toutes intact, et en fait il y avait des signes clairs de réparations qui avaient été faites dessus. Le logo trouvé sur les ruines de l'hôtel qu'ils avaient croisé s'y trouvait également au-dessus de la porte, mais ce dernier semblait davantage avoir été arraché d'un autre endroit pour être ensuite affixé au chalumeau pour en faire une enseigne. Face au bâtiment se trouvait, contre toutes attentes, nos racailles préférées, or ces derniers étaient en train de parler à un visage nouveau cette fois, et quelle rencontre était-ce.

Espadrilles noires et blanches, jeans bleus légèrement délavés et t-shirt blanc, jusque-là rien de particulier si ce n'était du reste. Une veste de cuir noir sur laquelle l'abeille était fièrement représentée en logo à l'arrière, des lunettes de soleil noires et une coiffe qui menaçait presque de prendre feu sous le soleil seul. C'était... Comment dire... Une étrange aura émanait de cet homme. Les bras croisés, sourcils froncés et le regard sobre, il écoutait le dégénéré qui avait osé insulter la moine. Un sourcil se leva quand il leva la tête en direction du duo qui n'était franchement pas exactement discret. Son attention portée sur eux, monsieur racaille suivit son regard et perdit ses couleurs en voyant son dernier cauchemar à nouveau face à lui, et alla même se cacher derrière l'homme en veste noire.

-Alors c'était elles hein...

Un lourd silence tomba sur l'assemblée. Les sous-fifres se regardaient nerveusement entre eux, même avec leur patron qui était là pour aider. Les sangles en cuir d'un holster étaient visibles sur son torse, mais ils ne pouvaient pas juger de l'arme qu'il avait ou non sur lui de leur position. Plus dramatique qu'autre chose, Shellie portait son attention entre lui et la Yevonite. D'un mouvement théâtral, il réajusta ses lunettes de soleil, causant un reflet à arriver dans les yeux du duo face à lui. Il devait avoir beaucoup de pratique dans le domaine.

-Cette classe, ce panache, j'aime bien ton style l'amie. On m'appelle Jerry Riggs dans le coin. Bienvenue chez les Bee's Knees, meilleurs mécanos du Wall Market, enfin, ce qui en reste. Pardonne mes copains, le bleu les mettent un peu à cran ces derniers temps, si tu vois ce que je veux dire. Où sont mes manières, on devraient parler de ça autour d'une bière.
-Tu vas quand même pas...

Et bim! Les deux jeunes femmes pouvaient presque sentir le choc du revers de la main de Jerry sur la joue de la racaille. Enfin, difficile à dire si Shellie ne l'avait pas littéralement ressenti avec toutes ses histoires de voix et de sons. Dans tous les cas, notre antagoniste tomba sur les fesses en se tenant son visage rougit autant de honte que de cette claque. Il eut besoin de quelques secondes pour comprendre ce qui venait de se passer et se relever sans même prendre la peine d'enlever la poussière qui s'était déposée sur lui.

-Ton premier strike, c'était de menacer deux demoiselles sans provoque. Ton deuxième strike, c'est de me dire que je devrais pas être hospitalier avec pour calmer le jeu. Tu veux rester assez longtemps pour avoir ton troisième strike?

Simple, mais efficace. Prenant une seconde fois les jambes à son cou, le sous-fifre s'en alla sans donner son reste ni risquer une réponse qui lui vaudrait le courroux de son patron. Il replaça une fois de plus ses lunettes et sa veste et se retourna en direction des deux femmes avec un grand sourire.

-À ce train il aura pas sa veste... Bref! Z'en dites quoi? Vous êtes cool, je suis cool, on peut tous être cool. Qu'est-ce que je peux faire pour vous?
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Jeu 25 Fév - 21:40

GradivusOh, comme le monde est petit. A peine quelques pas faits dans la direction suggérée par Mei et nos amies trouvaient un batiment quasimen neuf après réparations... Et leurs nouveaux copains, visiblement en train de rapporter leur grosse frayeur du jour à un type au look swiggityswag comme c'est pas permis. Et à en juger par son attitude en entendant le discours, le hipster devait être leur chef. Mais même un look mixé entre un greaser et un fan de ska ne suffirait pas à impressionner Gradivus, qui n'eut aucune réaction (comme toujours) quand l'individu bien sapé envoya un reflet dans la figure des dames en retirant ses solaires. Ca impressionnait peut-être le clampin moyen, mais les maîtres de Yevon et les makonoides, pas épatées pour deux ronds.

Curieusement, le bigboss semblait assez avenant malgré le fait que ses acolytes venaient de se faire chasser de leur planque en abanonnant leur pile de trésors juste parce que deux personnes venaient de leur faire les gros yeux. Bon, quelqu'un avec une épée/mitrailleuse légère/lance-grenades de 25 kilos dans le dos et une créature mutante, mais bon, toujours seulement deux personnes.
Sa suggestion de discuter de toute cette histoire autour d'un coup à boire souleva quelques protestations de la part de son laquais ; protestqtions qui lui valurent de se prendre un magnifique bitchslap de la part du hipster, visiblement pas content que son gars aie manqué de respect à la gente féminine et ne soit pas enclin à laisser son N+1 rectifier le tir.
Après s'être fait dire en termes clairs que sa troisième bavure serait la dernière, l'homme partit sans demander son reste. Et la proposition du type tenait toujours.



- Je ne bois pas d'alcool, mais pourquoi pas. Nous devons en effet parler. Du fait que vous gars monopolisent les ressources d'aide humanitaire de la Néo-Shinra.
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Ven 11 Mar - 1:08

 ShellieLes grandes lunettes fumées qui lui couvrait les yeux pouvait le rendre un peu plus difficile à cerner, mais tout compte fait pas tant que ça. Il rendit un grand sourire de ses dents blanches à Gradivus quand elle accepta un brin de causette, sans prendre offense du fait qu'elle refusait le verre. Sous sourcils s'arquèrent tout de même quand elle revint au sujet de la cargaison que ses garçons s'étaient permis de prendre pour eux. Il ne tarda pas par contre à revenir à son habituelle apparence joviale et imperturbable. Il leva les mains dans les airs comme un bandit qui venait de se faire prendre, mais il n'allait vraisemblablement pas tout accepter sans se défendre un peu.

-Monopole, monopole, c'est un grand mot. S'ils sont vraiment sérieux, ils peuvent se permettre de remplacer quelques pots cassés, puis c'est un moyen pour eux de contrôler la populace au passage. Tous ceux qui chantent pas la même chanson qu'eux, tu peux être sûre qu'ils recevront rien mon p'tit coeur, et c'est là que nous on arrive. On les tiens sur leurs gardes. J'perdrai pas mon temps à dire que c'est eux qui ont tiré en premier, ils te dirons sûrement la même chose. J'peux te montrer un truc chérie? Je t'assure que ça te changeras d'avis.

De grands mots, ne savait-il pas qu'il n'avait pas en face de lui qui n'était pas exactement réputée pour changer d'avis bien souvent? Néanmoins il n'attendit même pas sa réponse pour lui montrer la voie. En faisant le tour du bâtiment, un garage s'y trouvait à l'arrière, anciennement utilisé pour des livraisons il fallait assumer. La grande porte était ouverte, et de cette dernière en sortit une énorme machine. Un Sweeper de la ShinRa, bien que ce dernier avait été repeint et modifié. D'un rouge particulièrement criard, des flammes oranges se démarquaient dessus. Il avait une forme plus humanoïde que leur marcheur habituel. Shellie le regarda approcher avec attention, chose qu'elle ne réservait normalement que pour les êtres vivants. Le présumé robot leva un bras, et à la place des griffes, une main s'apparentant davantage à un grand gantelet fit un salut aux deux femmes. Légèrement étouffée sous ses entraves métalliques, une voix fit de même, demandant même à Gradivus si ça roulait. Il tourna dos au groupe pour retourner vaquer à ses occupations, une arme présumée de plus haut calibre que le pétoire que l'on croise habituellement ici posé sur son autre épaule. Au fond du garage, une autre machine un peu semblable s'y trouvait suspendue au plafond par des chaînes. Modifications à part, le modèle devait être le même si l'on oubliait que ce dernier était rose, et décoré de petits mogs équipés d'instruments de musique dessus. À en juger par l'arrière ouvert et tous les outils disposés autour, contrairement aux automates de la ShinRa, ces modèles étaient faits pour être pilotés.

Ce n'était cependant pas ce que leur hôte souhaitait leur présenter. Après avoir passé plusieurs monceaux de ferraille et de restes divers à l'utilité plus ou moins nébuleuse, ils arrivèrent à la porte qui menait au bâtiment lui-même. La petite forteresse semblait bien aménagée avec ses sacs de sable à l'extérieur et ses barricades improvisées, et ses quartiers plus familiers à l'intérieur. Les couloirs aux murs délavés avaient été réparés par endroits après l'usure et les dégâts reçus. Arrivé à ce qui devait servir de cuisines, un homme et une femme s'y trouvait déjà, étonnés de voir ces deux nouveaux visages pour le moins peu communs. Il posa la main sur une grande porte métallique sans fenêtre, et s'arrêta net, incertain lui-même de vouloir aller plus loin. Shellie s'était arrêtée la première, les yeux écarquillés et les oreilles tendues. Quelque chose se trouvait derrière.

-Désolé pour le suspens, je sais juste pas trop comment vous expliquer le truc, c'est mieux si je vous montre juste. On a eu à le mettre au frais en attendant de savoir ce qu'on devraient en faire.

À ces mots, il tira le coin de la bouche en signe d'embarras, et tira d'un coup sur la porte qui s'ouvrit grand. Dans la grande chambre froide se trouvait ce fameux truc qui était sensé la faire changer d'avis sur les intentions de la multinationale. La respiration de Shellie se faisait plus rapide et saccadée alors qu'elle fixait la chose. Une autre machine, mais elle n'avait rien comme les autres qu'elles avaient croisé auparavant. Elle était récente, et ne présentait aucune des lignes dures qu'avaient les robots plus primitifs qui traînaient encore dans les ruines. Un bijou de technologie, si ce n'était de ce qu'il refermait. Sa poitrine ouverte laissait voir un enchevêtrement de câbles, de machinerie et de quelque chose de vivant, c'était la seule vraie façon de décrire cette vue. Des organes étaient rattachés à la machinerie qui maintenait l'un et l'autre en marche. Une cage thoracique métallique trahissait une colonne vertébrale bien osseuse à l'arrière. Sur sa poitrine, une série de chiffres était peinte sur la carlingue rutilante; SHELL-B21.

-Je peux vous avouer qu'on est peut-être pas toujours des saints de notre côté, mais ça... J'aimerais bien les voir essayer de l'expliquer. J'ai déjà entendu parler de cybernétique, mais ça dépasse tout. C'est un robot, mais...
-Il crie, il souffre. Ses cris remplissent sa cage et il n'entend plus rien d'autre. Plus un son, plus de lumière. Laissez-le dormir.
-À ce point... On ignorait quoi en faire, mais s'il est encore conscient, alors autant en finir avec. Vous voyez maintenant? Midgar a toujours été un enclos pour ceux d'en haut, et j'ai rien pour m'enlever de la tête qu'on est toujours que du bétail pour eux. Quand quelqu'un disparaissait, y'avait rien à faire. Soit la loi s'en contrefoutait, ou alors c'était eux qui kidnappait des gens pour nourrir leurs recherches, et leur ''science'' a toujours faim. Aide humanitaire... Faut arrêter les conneries. C'est que du bourrage pour rendre les gens dépendants et continuer leurs expériences tranquilles. Maintenant qu'on connait leur secret, ils veulent nous effacer du paysage avec d'autres de ces saloperies.

La température menaçait de baisser encore avec la colère froide qui animait l'homme en veste noire. Il plaquant sa main sur la machine à ces mots, crachant ses paroles comme du venin contre la multinationale. Son bras tendu en tremblait sous l'émotion. Il retira ses lunettes fumées pour fixer la moine de ses yeux bruns devenus humides. Tous ses airs de rock star et de dur à cuir s'étaient évaporés pour laisser place à un regard implorant qui ne laissait pas de doute sur ses craintes pour l'avenir.

-Je veux pas que ça recommence, Midgar leur a donné assez de vies comme ça. Même si vous en avez rien à branler de cette ville, faites-le au moins pour que ça se reproduise pas ailleurs. Ils recommencent à mettre leurs tentacules partout, et j'ai pas envie de les laisser faire sans avoir mon mot à dire.
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Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond
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