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 Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond

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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Mar 10 Sep - 14:29

Cait SithLes jets de pierres de Cait Sith faisaient de petits dégâts, mais des dégâts répétés et rapides. D'autant qu'il ne s'arrêtait pas ! Quant à sa peluche, elle cognait avec toujours autant de vigueur à l'aide de ses gros poings, son éternel sourire fendant son visage idiot. Le premier soldat ne fut pas bien difficile à affaiblir, mais chaton sentit son sang ne faire qu'un tour - ou plutôt son huile de moteur... Bref, furieux de voir le traitement infligé à la mini chose cornue, il quitta son perchoir pour se jeter dans la mêlée en hurlant un « BANZAÏÏÏÏÏÏÏÏ !!! » tonitruant.

Le gros mog rose se retourna vers le soldat qui menaçait de s'en prendre à bibichette par derrière et lui colla son gros pied entre les deux jambes, le mettant K.O. pour quelques minutes. Cait Sith en profita pour lui sauter sur la tête et rebondir plusieurs fois comme s'il cherchait à l'aplatir.

« Ah ! Tu veux pas la jouer réglo hein ?!! Bah je peux faire pareil tu vois !!! »

Agrippant les cheveux du pauvre soldat sous ses pattes, il se mit à tirer dessus pour se pencher et lui hurler à l'oreille qu'il n'était qu'un lâche, puis disparu en un bond alors que sa peluche prenait le relais pour sauter sur l'homme à pieds joints. Un de moins ! Derrière son stand, le vendeur de hot dog s'était accroupi et se cachait la tête entre les mains. Les deux autres soldats ne tarderaient pas à tomber, mais en attendant c'était l'état de mini chat noir à cornes phosphorescentes qui l'inquiétait.

« Allez le mog, fais-leur un peu sentir ton haleine ! »

Aussitôt dit, aussitôt fait ! Docile, la peluche exhala son souffle verdâtre absolument infâme, aveuglant non pas les soldats comme on aurait pu s'y attendre, mais plutôt les badauds qui les observaient depuis tout à l'heure. Profitant alors du fait qu'ils se frottaient tous les yeux (ou se bouchaient le nez), Cait Sith ordonna à sa peluche de ramasser le petit corps de la biche et les poussa ensuite vers la première maison venue pour la faire entrer plus vite. Brrr... la prochaine fois, il achèterait une peluche qui marche plus vite quand même ! Et puis moins voyante aussi, parce qu'un Mog rose, ça ne passait pas inaperçu.

« Tu nous ouvre les portes Wyny tô plaît...? Allez... elle t'as aidé quoi... et en plus elle a dit ton nom tout à l'heure. »

Ce qui était un peu vexant en fait. Il aurait préféré qu'elle commence par dire « papa ». C'était pas juste !

« Promis, je t'échangerai plus jamais contre un hot dog... »
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Mer 11 Sep - 1:41

Le combat virait bien gore. À la grande surprise de Wynonah la cornue était venue à la suite de Cait Sith. Et elle empêcha un soldat d'attaquer la scientifique, qui envoya un regard ébahi à la créature.

La vue de la cornue en train de se faire dépecer arracha finalement une moue de dégoût à la blondinette. Enfin surtout la vue du sang peut-être.
Mais les efforts de nos protagonistes portaient leurs fruits, même si Wynonah du se contenter de lancer encore une Onde Ardente sur les Soldats, pendant que le caméléon cornu et le chaton ainsi que sa peluche attaquaient physiquement.

Tout cela se finit par une attaque magique de Cait Sith qui fit une grosse diversion, alors que Wyn avait commencé à se concentrer sur sa Lunalithe avant de lancer une Onde Ardente (qu'elle ne lança donc pas). Et elle n'acquit donc pas de nouvelle connaissance vu qu'elle vu forcer de ranger son nouveau caillou dans son sac tandis qu'elle vit Cait prendre la fuir.

Et comme il était hors de question que Wyn se fasse semer, elle suivit. Elle avait pourtant de gros scrupules, entrer ainsi dans une maison avec trois Soldats derrières neutralisés mais pas morts et qui les retrouveraient peut-être. Mais tant pis. Quitte à reprendre un peu ses esprits.

Pour le moment la maison semblait vide.
« Ils sont bizarres les gens, ils ne ferment pas leur porte à clé ? ».
Elle fit signe de ne pas faire de bruit afin d'entendre un éventuel son dans la maison traduisant une présence. Sauf que le silence, dans le cas où il aurait pu être établit, ne pu durer plus de quelques fractions de secondes. Ne serait-ce que quand elle calcula ce que Cait venait de lui dire. La cornue avait parlé et dit son nom ! Non mais seulement... était-ce vrai ? Non, ça devait être un argument faux pour se rattraper de certaines choses.

Cependant Wyn avait bien vu que la créature avait empêché un Soldat de l'attaquer et accorda donc le bénéfice du doute au chaton, non sans lancer un œil quelque peu surpris et interrogateur vers la cornue.

« S'il y a des gens ici, tu gères alors ! Et si elle a parlé face à toi, fais en sorte qu'elle reparle encore pour voir ! J'ai un peu de mal à te croire ! Et pour le hot dog, t'as intérêt à oublier cela en effet ».
Son ton était encore bien froid, elle avait ses raisons.

Même si dans un élan d'altruisme, en attendant, elle sortit son nouveau joujou qu'elle nomma la Nymphe, et qu'elle tenta d'en sortir quelques sons, tout en se concentrant sur le sort de Soin, dirigé vers la cornue. Histoire que celle-ci comprenne que non, Wynonah n'était pas méchante, mais que oui, il valait mieux éviter de lui faire certaines choses.
Elle savait que d'utiliser la magie avec sa flûte ne ferait pas de sort plus puissant, ou plus rapide ou quoi. Mais elle sentait bien que cela serait plus confortable pour elle, puisqu'elle avait joué plusieurs années avant – pas forcément de la flûte, mais elle savait combien la musique pouvait transporter la magie plus efficacement que la parole, quand on y mettait le cœur. Elle essaya au moins d'éviter les fausses notes, ce qu'était dur au début et pas terrible pour la magie !
Bon au pire ce nouveau joujou l'aiderait juste à se concentrer et à pouvoir lancer son Soin sans après !
Spoiler:
 

Bien qu'au bout de moment elle sentait les deux plumes cachées à un drôle d'endroit qui la grattaient. Elle se retourna et les sortit discrètement pour les remettre vite dans son sac. Espérant juste que des Soldats ne tombent jamais dessus, même s'ils ne se doutaient forcément d'où elles venaient. Elle ne voulait pas qu'il les détruisent surtout. Ni qu'elles soient dévorées d'ailleurs... D'ailleurs elle envoya un regard à Shellie, lui signifiant "on ne touche pas à ça !".

Et là, la situation risquait se corser à nouveau car il lui sembla entendre un bruit dans la maison, comme s'il y avait bien quelqu'un en fait.
Wynonah regarda Cait Sith en fronçant un peu les sourcils. « T'as entendu ? Tu gères hein... comme j'ai dit ».
Pendant ce temps, elle repris sa Lunalithe en main dans son sac, et se concentra à l'apprentissage d'une nouvelle magie.
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Mer 11 Sep - 9:55

ShellieQuand elle se sentit soulevée de sur le soldat, la jeune fille se débattit comme un diable. Elle agita jambes, bras et convulsait tout en poussait des cris de colère. Elle se montra cependant plus calme quand elle reconnut la grosse tête toujours figée dans la même expression du Mog. Le corps toujours raide, elle se laissa néanmoins traîner sans trop poser de résistance jusqu'à ce qui semblait être un lieu sûr. La première chose qu'elle fit quand ils se retrouvèrent dans l'intimité de ce bâtiment était de s'allonger sur le côté sur le sol. Dans le piteux état dans lequel elle se trouvait, elle tentait de bouger le moins possible. Son souffle était court et la blessure visiblement importante peu importe le degré de connaissances médicales. Lentement mais sûrement, sa peau revint à son blanc blafard de toujours.

Ses oreilles se braquèrent sur la source du nouveau son qui se présentait à elle. Elle tourna autant la tête que le permettait sa position actuelle. Une mélodie semblable à celle de ses souvenirs lui parvenait jusqu'aux oreilles. Si les matérias avaient été une grande perte, tous pouvaient être témoins du pouvoir des gemmes quand le bras de la petite manchot s'était mis à carrément repousser sous les effets du sortilège. Prise de surprise, elle se redressa en position assise et regarda sa main avant d'en agiter les doigts. Elle profita de son habileté retrouvée pour se débarrasser du sang du soldat qui était restée sur le visage. Elle leva les yeux vers celle à la queue de cheval, puis se reporta l'instrument qu'elle tenait dans sa main. Elle s'approcha un peu plus, mais stoppa net quand elle serra l'objet de son attention. Elle leva à nouveau la tête vers la femme pour se heurter à une expression une fois de plus peu invitante.

Face à la réponse de toute évidence peu ouverte de cette dernière, Shellie opta plutôt pour explorer les environs. Elle s'occupa à arpenter chaque coin et recoin de la pièce dans laquelle ils se trouvait de son nez comme faisait un chien arrivant dans un nouveau foyer. L'endroit était un peu plus chaud qu'à l'extérieur, et surtout avec moins de courants d'air, et donc elle envisageait de rester un peu ici en imaginant pouvoir se reposer enfin un peu. Jusqu'à ce qu'elle décèle une autre âme qui vive en ce lieu. Elle n'y paya pas grande mine au début, préférant bondir sur un canapé légèrement vieillit pour se rendre compte comment sa surface était moelleuse. Elle en tâta la surface, se préparant à y dormir jusqu'à ce qu'elle aperçoive les autres s'agiter à nouveau. Elle observa bien la scène, puis opta pour rester là où elle était dans le confort de ce petit nid. Comme un félin à la recherche d'une bonne position de sommeil, elle se tortilla avant de pousser un long et profond bâillement et de coucha en position foetale ainsi. Elle semblait en apparence endormie profondément, bien que ses oreilles elles continuaient à réagir aux sons et aux mouvements. Un endroit tranquille pour se poser un peu lui avait bien manquée après une journée aussi remplie.
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Jeu 12 Sep - 18:12

Cait Sith« Bah... Hasarda Cait Sith en se tournant à demi vers Wynonah. Y'a pas grand chose à voler non plus... t'as vu l'état des environs ? »

À part deux ou trois bouts de ferraille, il n'y avait rien. Des débris, des monstres. Rien de bien précieux au final. Et dans tout ça, chaton se demandait toujours si l'église d'Aérith était toujours debout, et si les fleurs y poussaient toujours. Sans réacteur Mako pour puiser l'énergie de la planète, il n'y avait pas de raison pour que ça ne fleurisse pas... mais si l'église n'était plus qu'un tas de gravas, il n'y aurait pas grand chose à voir, c'est sûr. Pour l'heure il était surtout question de se soigner et de souffler un peu. Éventuellement, de réfléchir à la présence de ces soldats et à leur réelle affectation, car tout ceci ne plaisait pas du tout au petit jouet mécanique.

Boudeur, il alla se percher sur une chaise et enfonça son menton dans l'une de ses mains pendant que Wynonah leur jouait un petit air de flûte. Il fronça les sourcils en voyant le bras de la petite chose repousser comme la queue d'un lézard mais ne prononça pas un seul mot - ce qui révélait presque du miracle le connaissant ! Après quelques minutes à avoir observé la petite qui se cherchait un coin où dormir, il prit une profonde inspiration et leva un nez accusateur vers la scientifique.

« Merci pour les soins mais... »

Ses petites jambes se balancèrent un court instant, jusqu'à ce qu'il se mette debout sur sa chaise et se place face à Wynonah, ses poings sur les hanches comme chaque fois qu'il s'apprêtait à lui remonter les bretelles.

« T'EN AS PAS MARRE DE TE MÉFIER TOUT LE TEMPS DE MOI ?!! Parce que moi oui ! Non mais, à t'entendre on dirait que je fais que mentir ! C'est pas moi qui vole des documents Shin-Ra et qui les cache sous mon oreiller je te signale ! Et puis je suis un héros d'abord ! Ajouta-t-il en se grandissant sur sa chaise. J'ai sauvé la planète et tout, alors t'arrête de me prendre pour un traître ou je sais pas quoi ! Si c'est comme ça, moi je continue tout seul, et puis tu auras plus le petit déjeuner au lit avec des fleurs ! »

Et pour appuyer son argument, il lui tira la langue comme à son habitude. Ce qu'il y avait de bien avec Cait Sith, c'était qu'une fois son sac vidé - et il ne se privait jamais de dire ce qu'il pensait - il oubliait suffisamment vite sa rancœur pour oublier de bouder. Du coup, il se rapprocha de mini brocard et pencha la tête sur le côté.

« Elle est peut-être un peu flippante quand elle clignote comme ça et qu'elle mange la moitié d'un soldat en une bouchée, mais... il n'empêche qu'elle est sympa d'être revenue t'aider alors que tu arrête pas d'être méchante avec elle. En plus t'as vu, elle a essayé de me protéger, c'est miiignooon... »

Les poings devant sa bouche et les yeux brillants d'émotions à l'idée qu'on ait pu penser à le protéger, lui, insupportable chat brailleur, lui mirent les larmes aux yeux... jusqu'à ce qu'un bruit attire son attention.

« Qu'est-ce que c'est...? Hum...? Il y a quelqu'un ? Uh... Je ne sais pas qui vous êtes mais... euh... on vous fera pas de mal, on est juste venus se reposer parce que la petite est blessée... »

Sous l'escalier, une porte s'entrouvrit à peine pour laisser apparaître le regard affolé d'une petite fille. Elle observa quelques secondes les intrus et se décida après quelques secondes à sortir de sa cachette.

« C'est vrai que t'es un héros ?
_ Uh uh... et oui !
Se vanta Cait Sith en faisant le signe de victoire avec ses doigts.
_ Ouaaah ! Et elle est à vous la peluche géante ?
_ Oui oui oui ! C'est ma peluche ! Elle n'obéit qu'à moi !
_ Wouaaaaaaaah ! Mon papa est parti ramasser des trucs et des bidules dans les décombres dehors, du coup je suis toute seule. Vous voulez bien manger avec moi ? Je sais faire les crêpes super bien ! »


Chaton se retourna vers Wynonah pour l'interroger du regard. Évidemment en tant que jouet, il n'avait pas faim. Mais peut-être que Wynonah se montrerait moins agressive avec l'estomac plein ?

« Moi j'ai pas faim, mais je veux bien que tu m'apprenne à en faire ! »

La gamine sauta de joie et se précipita aussitôt vers la cuisine tandis que Cait Sith descendait calmement de sa chaise. En passant près de Wynonah, fier et droit comme un petit prince (en plus avec la cape et la couronne, c'était presque ça), il lui lança sans même la regarder d'en prendre de la graine.

« Tu vois quand on est gentils avec les gens, ben ils sont gentils en retour. Il s'arrêta quand même pour la regarder. La mini vache avait seulement faim, et si tu lui avais pas aboyé tout le temps dessus, elle t'aurait emmené aussi. Mais elle a essayé de me sauver moi, parce que moi je suis gentil avec elle. Et toc ! »

Et pour éviter de s'en prendre une, il fila au pas de course vers la cuisine, lançant au passage à sa peluche l'ordre de veiller sur mini biche... et de surveiller Wynonah.
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Ven 13 Sep - 2:13

Et non, pas moyen de se concentrer sur cette Lunalithe. Cait était à nouveau en train de lui reprocher des choses. Ah c'est sûr, Wynonah n'avait pas céder à Shellie lorsque celle-ci s'était intéressée à sa flûte polycalame. Et puis quoi, la scientifique n'allait se laisser bouffer ça quand même ! Elle venait à peine de l'acquérir et c'était déjà précieux pour elle.

Fort heureusement la cornue n'insista pas et fit une « visite » du coin avant de s'affaler sur le canapé dans une position qui laissait penser qu'elle voulait dormir.

Wynonah se retourna vers Cait Sith qui se remettait à crier.
« Hey ! T'es obligé de parler si fort ? Si tu prétends être gentil avec la créature, parle moins fort, tu vas l'empêcher de dormir sinon ! Et peu importe l'état des environs, rentrer ainsi dans une maison sans y être invité, ça ne se fait pas ! Enfin, non je n'ai pas volé de documents, et d'abord la Shinra n'est plus sensée exister ! Même si je ne sais pas d'où sortait ces trois Soldats. Bon me semble que Cloud a bien sa tenue de Soldat encore, sans en être un... On devrait essayer de le voir pour lui demander ».

Et c'est là qu'elle se dit.. si elle pouvait rencontrer Cloud d'ailleurs. Elle lui poserait bien quelques questions. Ignorant carrément qu'il n'avait en fait pas été dans le Soldat, mais seulement fantassin.

Elle soupira et essaya de se calmer, mais restait un peu en colère, et assez cynique.
« Ah, t'as été le seul à sauver la Planète c'est vrai ! Ah aaaah ! Et maintenant que j'ai soigné euh... la créature, tu dis que je suis encore méchante avec elle ? J'essaie même de ne pas l'empêche de dormir contrairement à toi qui parle terriblement fort ! ».

Wynonah bougea encore la tête de gauche à droite et soupira.
« Si tu savais comment beaucoup de personnes ont été avec moi, dont ma propre famille, tu ne me reprocherais pas de me méfier. Mais tu ne les connais pas, et tu ne me connais pas... Oh non, je ne me plains pas ou quoi, j'explique, juste... ».

Elle soupira encore et voulu reprendre sa flûte pour rejouer un peu mais sans magie cette fois-ci, mais se ravisa lorsqu'elle entendit encore un bruit dans la maison.
Et en effet une porte s'ouvrit et Wynonah apparu sur ses gardes. Elle se détendit en voyant la gamine apparaître, et laissa Cait Sith lui parler. Vu qu'il s'était octroyer le rôle du diplomate de l'équipe, autant éviter de le contrarier ! Puis fallait le dire, Wynonah et la diplomatie...

Elle se contenta de suivre la conversation, et afficha de grands yeux surpris lorsque Cait Sith parla d'apprendre à faire les crêpes. Wyn savait les faire, mais pourquoi pas laisser le chaton se débrouiller ! Au pire, si c'était si mauvais que ça, elle les laisserait à la cornue, qui, elle, ne ferait pas forcément de différence !

« Ouais ouais, vas faire des crêpes ! Et applique toi, au lieu de continuer à m'accabler de reproches quant à mon attitude ! ».

Wynonah resta un instant dans le salon, et comme l'odeur de la pâte à crêpe lui chatouillait sacrément le nez, elle ne pu s'empêcher d'aller voir. Elle avait pourtant bien mangé le matin mais ça lui rouvrait l'appétit.
Non, en fait, elle se ravisa dans un premier, pour finalement utiliser la Lunalithe, maintenant qu'elle était un peu tranquille. Elle irai donner un coup de main après cela !
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Ven 13 Sep - 8:48

ShellieSi Wynonah semblait beaucoup s'en faire pour ce qui était de réveiller la jeune fille aux cornes, ses craintes semblaient être en vain car c'est à peine si elle se trémoussa avec tous ces cris, hormis bien sûr ses oreilles qui semblaient suivre le son, même dans son sommeil. Elle avait visiblement largement excédé ses limites et se retrouvait complètement claquée. À peine se retrouva-t-elle dans cette position qu'elle tomba au pays des songes. Ses jambes ramenées contre sa poitrine, elle s'endormit paisiblement malgré tout. Elle ouvrit toutefois un oeil quand la fillette se pointa le bout du nez, mais une créature de cette taille ne lui faisait pas bien peur. Maintenant qu'elle avait enfin trouvé un coin où elle pouvait un peu se reposer, elle ne se trouvait plus aussi curieuse.

Elle rouvrit à nouveau un oeil quand elle ressentit une étrange sensation, une musique résonner et ressembler à celle à laquelle elle était habituée, mais ce n'était pas tout-à-fait cela. Elle reconnut dans la main de la blonde une pierre comme celle qui se trouvait incrustée dans son bracelet. Elle aussi résonnait quelque peu avec tout cela. Elle n'y prêtait cependant pas plus attention. Au final elle se retrouva seule au bout d'un moment. Enfin, elle n'était pas entièrement seule comme le gros mog rose se trouvait toujours dans la pièce à regarder le vide avec la même expression figée.

Malgré son air paisible, elle écoutait très attentivement tout ce qui se produisait autour. Elle n'avait jamais entendu autant de mélodies à la fois dans sa vie, et tant d'entre elles étaient si tristes qu'elles enterraient les autres. Difficile à imaginer pour elle que tous ces gens vivaient dans ce chaos constant, surtout avec ce chagrin palpable qui saturait l'air. Elle ressentait toujours ce serrement à la poitrine, et ne pouvait s'empêcher de sentir un certain malaise, mais se trouvait malheureusement mal équipée pour comprendre son état. La peur et la colère étaient choses bien réelles de là où elle venait, mais le reste lui était cependant nouveau. Quel monde étrange était-ce pensait-elle.

Elle finit par se réveiller à nouveau avec l'odeur de cuisson qui venait lui flotter au nez. Elle n'avait plus vraiment faim avec son en-cas de tout-à-l'heure, mais elle se trouvait quand même intriguée. Elle déploya le minimum d'effort afin de descendre de son petit nid, puis se déplaça un peu maladroitement jusqu'à la source de cette odeur. Une étrange ambiance emplissait les lieux. Elle s'arrêta dans l'embrasure de porte et s'y assied. Elle poussa un nouveau bâillement tout en se massant les paupières du revers de ses mains. Elle s'approcha encore un peu plus d'un pas léger jusqu'à arriver tout près du chat et de la petite personne à ses côtés. Cette dernière ne sembla pas l'avoir remarquée puisqu'elle sauta sur place quand elle se retourna. La surprise passée, elle ne semblait pas être bien effrayée, juste plutôt intriguée par ce qu'elle avait devant elle. Shelle pencha la tête sur le côté, trouvant également sa réaction plutôt singulière. La surprise menait normalement à la fuite comme première réaction, mais elle semblait au contraire fascinée. Plantée face à la fillette et au chat dans la position du papillon, elle détourna le regard en direction de celui à fourrure, comme pour chercher à savoir comment elle devrait réagir dans ce genre de situation.
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Mer 18 Sep - 14:26

Cait SithSur le chemin de la cuisine, Cait Sith s'arrêta pour se tourner une nouvelle fois vers Wynonah. Ses petits yeux plissés et les bras croisés cette fois-ci, il la fixa un moment pendant que la petite fille grimpait sur un tabouret pour récupérer les ingrédients nécessaires à la confection de ses fameuses crêpes.

« Dis donc toi... Finit-il par reprendre d'un ton étonnamment calme. Ça te plairait qu'on fouille dans les affaires de ton petit copain roux sous prétexte qu'il n'est plus sensé exister ? Tu veux que je te dise, j'ai plutôt l'impression que tu te donne beaucoup de mal à te chercher des excuses pour faire des choses pas très bien. N'empêche que c'est quand même pas bien de les faire ! »

Chaton se tourna à demi vers la petite qui leur lançait de temps en temps un regard inquiet. Elle en était à présent à tirer la langue pour atteindre une poêle suspendue au-dessus de la cuisinière. Ça tombait bien, parce que Cait Sith était du genre bavard, et il avait encore tout plein de choses à dire !

« D'abord j'ai pas dit que j'étais tout seul pour sauver la planète. J'étais avec des gens qui me faisaient confiance, et qui ne passaient pas leur temps à m'accuser de dévoiler leur taille de bonnet à n'importe qui ! »

Bon, ce n'était pas tout à fait vrai étant donné qu'il avait volé la clé de Pierre à Cloud pour la refourguer à la Shin-Ra. Du coup l'équipe s'était méfiée de lui comme pas possible... mais ça Wynonah n'était pas supposée le savoir. Heureusement d'ailleurs, sinon il était cuit... Décroisant les bras, il se hissa sur la pointe des pieds pour parler à voix basse.

« Moi aussi j'ai remarqué les uniformes... et je pense que je vais me laisser arrêter quand bibichette sera réveillée, parce que j'ai bien envie de voir la tête de leur employeur... et... Il se rapprocha encore un peu comme s'il voulait lui parler à l'oreille mais se mit subitement à hurler. Y'A PAS QUE TOI SUR GAÏA MADAME LA SCIENTIFIQUE !!! Tu me connais pas non plus, ni le bidule qui dort sur le canapé, alors arrête de t'en prendre à nous en disant que t'as le droit. On n'est pas là pour que tu passe tes nerfs je te signale. »

Et comme à son habitude, il lui tira la langue avant de déguerpir pour de bon dans la cuisine. En un bond, il se retrouva sur le plan de travail et décrocha la poêle pour la petite qui les regardait à présent d'un air triste.

« Est-ce que vous allez vous séparer ?
_ Hein ? Quoi ?
_ Mon papa et ma maman ils se disputaient tout le temps avant de se séparer...
_ Ah...
Fit Cait Sith en ébouriffant la chevelure de la petite. Mais non, mais non. Wynonah elle est trop amoureuse de moi, et puis moi je suis un chaton. Elle oserait pas abandonner son chaton, hein. Personne n'abandonne son chaton.
_ Ah oui c'est vrai ça ! »
S'exclama la gamine avec un sourire retrouvé.

Quelques minutes plus tard, Cait Sith se retrouva couvert de farine, du jaune d'œuf collé aux moustaches, une poêle entre les mains à se concentrer pour faire sauter sa première crêpe. Celle-là, s'il visait juste, il pouvait la faire atterrir sur la tête de Wynonah et prétendre qu'il avait pas fait exprès... Ça demandait juste un peu de concentration... À la une... à la deux... Mais il n'eut pas vraiment le temps, car mini cerf venait de les rejoindre avec les yeux encore tout collés de sommeil.

« Oh ! Tu es réveillée ? »

Chaton sauta au bas de son tabouret pour s'approcher d'elle. Les jambes fléchies pour la regarder par en dessous, il tendit la main vers la petite fille et articula « San-dra ». Ensuite il se désigna en tapotant sa poitrine velue et prononça « Ca-it » et montra Wynonah en répétant « Wy-ny ». Bon, celui-là elle connaissait. Son dernier geste alla en direction de la créature à cornes clignotantes.

« Et toi ? »

Bon, c'était pas gagné pour qu'elle comprenne ni même pour qu'elle ait un quelconque prénom, mais ça valait le coup de tenter, non ?
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Jeu 19 Sep - 2:49

Non, mais il avait pété un câble le chaton ! Maintenant c'était sûr. Ou plutôt il avait pété un circuit, pour utiliser un terme plus approprié.

En plus, voilà qu'il refaisait allusion à Genesis, ce qui ne manqua pas de faire piquer encore un fard à Wynonah. Mais elle DEVAIT rétorquer quelque chose et ne pas se laisser faire ! Non mais quand même !
« Alors d'une, ce n'était pas mon petit copain comme tu dis... » – la réflexion vachement crédible vu comment elle était empourprée... cela dit elle devait l'avouer, elle lui avait toujours trouvé quelque chose... – « et de deux... des affaires, je doute qu'il en ai encore beaucoup, dans la mesure où la Shinra a cramé la maison de ses parents, et qu'il n'a pas du laisser grand chose de personnel dans ses anciens quartiers de la Shinra ! ».
Évidemment elle ne fit aucune allusion sur les quelques trucs qu'elle avait récupéré, elle. Surtout que presque tout (enfin le peu qu'elle avait) lui avait été pris, volé... – chose qui la rendait triste quand elle pensait... et c'était le cas sur le moment même d'ailleurs. Bon il lui restait ses deux plumes... enfin sa plume, puisque l'autre était d'Angeal.

Elle secoua la tête de gauche à droite, dépitée par la réaction du chaton qui en plus lui hurlait dans les oreilles. Réveillant sûrement la créature vautrée sur le canapé. Presque. Puisque celle ne leva qu'un œil.

« Euh tu me reproches de passer mes nerfs sur vous tous ? C'est plutôt toi qu'est en train de le faire non ? Enfin, de passer ton équivalent de nerfs... Je pense que je vais te ramener chez le mécanicien tiens, t'as une puce qu'a du te cramer ! ».

Elle ne pu même pas répondre au reste – les aventures du chaton avec Avalanche, et le soucis des SOLDATS –, à cause d'un sanglot... puis plusieurs sanglots qui lui vinrent. La scientifique fut forcée de retourner à coté – ou au moins de se mettrait assez en retrait –, en voyant la fillette qui regardait tristement. Wyn ne voulait pas se sentir responsable de la tristesse de la fillette, même si Cait Sith raconterait des choses la culpabilisant. Enfin, pour le moment il se contenter de raconter à la fillette que Wyn était amoureuse de lui. Gnééé ? Depuis quand ?!! Enfin, maintenant elle le confirmait, un chat robot pouvait donc avoir des fantasmes !

Elle ne fit d'ailleurs qu'à peine attention à la créature qui avait fini par se lever, et calcula seulement quandle chaton essaya de lui faire découvrir les noms de chacun... et de découvrir son nom à elle... si tant est qu'elle en avait un.

Pendant ce temps, Wynonah fit un ou deux pas dans le salon afin de calmer ses larmes et tenta un peu de méditation. Mais en voyant cette espèce de chose à huit pattes toute près de la petite cornue, la scientifique fut figée, bloquée. À croire qu'elle avait vraiment la poisse ! Entre Cait qui lui gueulait dessus, la cornue qui lui avait bouffé sa fleur... et la vision d'horreur à plein de pattes ! En plus là ce n'était pas un opilion quand comme elle avait vu dans la grotte à Nibelheim. C'était un calibre au dessus : un brin plus charnu et un soupçon velu ! Bouhhhh ! Quelle horreur !

Le soucis c'est que d'autres étaient arachnophobes. Dont pas mal de fillette. Donc celle qui faisait les crêpes aurait peut-être peur, et ce n'était pas le but. Mais si près de la cornue, comment celle-ci allait-elle le prendre ?
Non mais là notre pauvre scientifique était prise de panique ! Tellement qu'elle ne pu réprimer un espèce de cri de peur et qu'elle ne se sentait même plus opérationnelle pour lancer une Onde Ardente sur la bestiole ! Surtout que Shellie pourrait se croire agressée là aussi !

Elle inspira donc bruyamment à fond, et restait à épier la bébête, ainsi que Shellie... des fois qu'elle s'écarte de la chose... ou qu'elle la bouffe, qui sait.
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Jeu 19 Sep - 19:49

ShellieUn regard intense toujours braqué sur le chat, elle l'observa pointer une fois de plus chaque personne tour à tour tout en continuant à parler. Difficile de faire la différence entre le flot constant de paroles qu'il débitait et ce qui semblait réellement avoir une certaine signification. Elle avait toujours dans l'idée que leur façon de s'exprimer était inutilement compliquée et peu pratique. Elle trouva de plus étrange qu'ils viennent à attribuer des bruits pour se désigner. Inutile de dire que si un nom lui avait été attribuée, elle n'en connaissait rien. Néanmoins, ça ne l'empêcha pas d'essayer. Elle tenta d'articuler ces sons avant de les prononcer d'une voix toujours un peu sous le souffle tout en pointant en direction de ces personnes, marquant une pause entre chaque.

«Sah...San-dra... Caït... Wy-ny...»

Nous étions encore loin des longues tirades, ni même des phrases complètes, mais parvenir à simplement prononcer des sons plus humains était déjà un début. Le problème survint quand il la pointa elle. S'il avait presque pu croire voir un début de sourire naître sur ses lèvres, son expression était vite redevenue d'une neutralité complète. Un bruit pour la désigner, elle n'en avait pas à sa connaissance. Shellie était Shellie à ses yeux, elle n'avait jamais éprouvé le besoin de se nommer. Elle recula un peu pour tomber assise. Ses yeux scannaient le sol tandis qu'elle réfléchissait. Elle faisait tinter ses ongles contre le métal du large bracelet à sa cheville. Le bracelet était d'acier et faisait une bonne dizaine de centimètres de longueur. Dessus était gravé SHELL-E en grandes majuscules, suivi d'un tout petit symbole de la Shin-Râ à la suite. Elle y réfléchit jusqu'à ce que Wyny se mette à crier en fait. Quelle étrange personne par moments se disait-elle. Elle pouvait sentir une très faible pression sur sa tête, quelque chose lui remuait les cheveux. Elle tendit la main pour s'en emparer. Elle porta à ses yeux ce qui ressemblait à une mygale de bonne taille. Un air de panique s'en échappait tandis qu'elle tentait de se faufiler hors de sa poigne. Elle ouvrit plutôt ses doigts, et l'araignée en profita pour lui courir sur la main et monter le long de son bras.

La fillette face à elle retenait son souffle tout en observant intensément la bestiole. Une peur semblable à celle de Wyny l'avait prise à la vue de l'arachnéenne. Seule Shellie était restée parfaitement calme face à la situation, jusqu'à laisser l'araignée se servir de son corps pour descendre jusqu'au sol. Qu'avait-elle vraiment à craindre d'une si petite bête après tout? Elle la poussa du bout du doigt en la regardant avancer d'un côté, puis de l'autre, indécise. La jeune fille à ses côtés finit par arriver à bouger de nouveau, et s'avança prestement pour l'écraser du pied. D'un geste rapide, Shellie empoigna la cheville de l'enfant avant qu'elle ne la tue. La mygale demeura figée sur place jusqu'à ce qu'elle retira l'épée de Damoclès qui se trouvait au-dessus de sa tête. De ce qu'elle avait comprit de toutes ces personnes ici, il était mal de tuer quelqu'un qui se trouve incapable de vous faire du mal, pas vrai? Visiblement, cette dernière n'était pas la bienvenue ici, alors elle la poussa de façon plus insistante cette fois. L'araignée roula des pattes à bonne vitesse pour disparaître de vue, quoique la fillette cornue pouvait toujours l'entendre se déplacer.

Mal à l'aise face à la situation, la jeune fille se recula quand celle à la peau d'ivoire lui lâcha enfin la cheville. Elle se racla la gorge, indécise si elle devrait se sentir offusquée ou désolée. Shellie, quant à elle, avait conservé une expression neutre tout ce temps, comme si en fait le sort de l'arachnéen ne lui importait pas, ce qui soulevait la question du pourquoi elle avait agit de la sorte.

«On devraient peut-être lui trouver quelque chose à se mettre, pas vrai? Elle va finir par avoir froid comme ça... On fait pratiquement la même taille, alors ça devrait pas être trop difficile.»
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Lun 23 Sep - 12:41

Cait SithSes petits poings gantés devant son menton et les yeux brillants, Caït Sith explosa tout à coup de joie et se mit à faire des bonds dans toute la pièce en chantonnant.

« Elle a dit Caïteuh, elle a dit mon nom !!! Là là là...! »

Le reste - Wynonah boudeuse, l'apparition d'une mygale ou sa crêpe en train de brûler au fond de la poêle - n'avait plus la moindre importance pour lui. Tout ce qui comptait était le fait que la petite biche ait prononcé son nom. Ah d'ailleurs, ça allait en boucher un coin à madame la scientifique qui ne voulait pas le croire, ça ! Il s'arrêta au bout d'une longue minute avec un grand sourire aux lèvres et congédia sa peluche qui avait voulu suivre mini chèvre comme cela lui avait été demandé, mais qui se retrouvait à présent coincée dans l'encadrement de la porte trop étroite pour elle.

« En biais, mog idiot, en biais... » Fit-il en secouant la main pour lui demander de disparaître.

Tout joyeux, chaton se tourna ensuite vers la petite Sarah qui proposait d'habiller leur compagne de route. Pourquoi pas ? À condition qu'elle sache à quoi servaient les vêtements. Cait Sith n'en portait pas lui-même d'ailleurs, mis à part sa cape et sa couronne. Il se gratta alors la tête pour réfléchir. Faire enfiler une robe à la petite chose risquait d'être compliqué. Déjà elle voudrait sûrement goûter le tissu... Si ça se trouvait, elle risquait même de prendre ça pour une agression et de se remettre à clignoter. Non vraiment, ce n'était pas si simple.

« Hum... d'accord, mais il va falloir que tu lui montre comment on fait, parce qu'elle est sauvage comme un chat errant. Et un chat errant, ça ne s'habille pas. »

Repérant la grosse araignée à ce moment là, Cait Sith trottina jusqu'à elle et l'attrapa agilement.

« Toi, tu devrais faire attention, Murmura-t-il à son oreille - si tant était qu'une araignée ait des oreilles - parce que la grande la-bas elle aime personne, et encore moins les araignées... »

Et comme il s'était rapproché un peu trop près pour lui parler, la petite bête en avait profité pour lui grimper sur le nez. Cait Sith resta donc une longue seconde immobile, louchant sur son nez, les moustaches remuant chaque fois que l'insecte le chatouillait. La récupérant entre son pouce et son index, il alla la déposer près de le fenêtre entrouverte et en profita pour jeter un œil à l'extérieur. D'autres soldats étaient en train d'interroger le vendeur de hot-dog. Hummm...

« Bon, alors ! Chantonna chaton en se retournant. Allons essayer une robe ! »

Sarah disparu aussitôt dans l'escalier en courant tandis que Cait Sith s'accroupissait près de mini biche. La tête penchée d'un côté, puis de l'autre, il semblait être en proie à une réflexion très intense qu'il abandonna bientôt. Baissant les yeux d'un air désolé, il remarqua alors le bracelet métallique que la petite portait à la cheville et ouvrit de grands yeux ronds.

« Shellie ! S'exclama-t-il tout à coup. Elle s'appelle Shellie, c'est marqué là ! »

Et de nouveau il recommença son manège, se désignant pour prononcer « Cait » puis posant sa petite patte sur la poitrine de la créature pour lui apprendre « Shellie » avec un grand sourire satisfait. C'était quand même mieux de pouvoir appeler les gens par leur nom ! Sarah revenait avec une petite robe, et comme le chaton le lui avait demandé, elle retira la sienne lentement et enfila la nouvelle. Puis elle tendit son autre robe à Shellie.

« Je ne sais pas si elle a compris...
_ C'est pas grave, si elle en veut pas Wynonah la mettra. Ça la changera d'avoir l'air mignonne. »


Plus qu'à espérer que l'intéressée ne trouverait rien à lui balancer à la figure...
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Mar 24 Sep - 0:43

Elle demeurait paralysée à cause de la peur, provoquée par l'horreur à huit pattes. Elle n'avait du coup même pas fait vraiment attention au fait que Shellie avait prononcé les noms de chacune des personnes présentes, sauf le sien.
Enfin, Wynonah mis un moment à le calculer, trop préoccupée par la vue de l'araignée. Elle eu encore plus peur en voyant l'araignée grimper sur la cornue et en avait les larmes aux yeux, et sentit un vertige, comme si elle était prête à tomber dans les pommes. D'ailleurs elle avait viré blanche comme un cadavre et se tenait à un meuble tout prêt pour ne pas tomber.

Elle ne fit même plus attention à ce qu'il se passait tellement la panique l'assaillait. Il lui semblait juste que Shellie avait juste poussé la bestiole, et ne l'avait pas mangée ! Cela dit, elle le comprenait, c'était tellement immonde comme truc !

Il lui sembla aussi juste entendre parler de robe.

Trop mal quand elle vit Cait Sith choper la bestiole, elle finit par devoir s'accroupir et s'assoir à terre, histoire d'éviter de s'affaler comme une crêpe. Il y avait de celles dans la poëlle !

Elle hocha juste la tête à l'attention de Cait quand il sautilla de joie alors que la cornue avait prononcé son prénom. La scientifique avait cru entendre le sien aussi mais su son état elle ne savait plus trop en fait.
« Ouais bein c'est cool mais euh... gnéééé ? Puis quoi j'aime bien mes deux amis, ce n'est pas... personne... ouais... enfin... ».
Trop confuse pour parler normalement...
Elle souffla quand même encore un peu.
« Hein ? Shellie ? Quééééé... Qui ? Quoi ? ». Elle fixa le bracelet que la cornue avait à la cheville, se demandant si ça serait prudent de l'approcher... sans se faire mordre.

Elle essayait néanmoins de regagner ses esprits totalement, surtout quand elle se rappela que la cornue pouvait être dangereuse. Surtout à ce moment là où apparemment la fillette et le chaton essayaient de l'habiller.
Elle resta assise, là où elle était, elle observait de loin, tout en attendant de ne pas plus avoir l'impression d'avoir dix essaims d'abeilles autour d'elle.

Elle souffla juste doucement.
« Hein ? Mettre ça ? Beeeein... Je ne rentrerai pas dedans... ».
Elle désigna son corps en même temps. Son corps frêle et même, dirait-on assez dénué de formes.
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Ven 27 Sep - 10:44

ShellieLa jeune fille demeura immobile, campée sur ses quatre pattes tout en observant le chant bondir d'un bout à l'autre de la pièce. Le geste lui avait rappelé celui de Deneth peu après l'avoir rencontrée. Elle commença à imiter les mouvements du chat pour y prendre part, lui avec cette euphorie qui l'animait, elle toujours avec une expression placide, presque figée dans le marbre. Elle faillit se jeter à plusieurs reprises sur Wynonah dans son agitation, mais changea de trajectoire de façon nette tout juste avant pour éviter de même l'effleurer, comme si sans même la regarder, elle était toujours consciente de sa position exacte. Elle finit par reprendre une position assise et retrouva tout son calme.

Elle observait ses mouvements et ses excentricités avec beaucoup d'attention, bien qu'avec peu d'émotion. Ses oreilles se trémoussèrent quand elle entendit la jeune fille s'en aller vers l'étage, y remuer des objets divers. Cette agitation avait attiré l'attention de l'enfant sauvage qui fit mine de s'avancer en cette direction, mais elle sera presque aussitôt interrompue par le chat qui sembla avoir quelque chose à lui dire. Il continua à se nommer, mais cette fois, ce sera elle qu'il pointa tout en insistant sur un autre bruit qu'il n'avait pas utilisé jusqu'à maintenant. Ses oreilles avaient remué à cette mention, puis elle pencha la tête sur le côté avec de grands yeux interrogateurs. Ainsi il lui attribuait un mot pour la nommer. Cette manie que ces êtres de la surface avaient d'attribuer des sons aux autres lui paraissait étrange. Des notes seules qui étaient détachées de tout et qui se perdaient tout aussi vite dans le reste.

Elle se prêta tout de même au jeu et se pointa finalement elle-même pour répéter ce mot. Au vu de la réaction qu'avait eu le chat, elle se dit qu'elle devait avoir fait la bonne chose. Cela ne lui enlevait pas la vacuité du geste de l'esprit malgré tout. Elle entendit l'autre jeune fille descendre les marches de manière précipité pour venir se planter face à son audience. Elle reconnut sommairement l'objet avec lequel elle était revenue. Elle en fit le tour et la renifla amplement comme elle portait encore l'odeur de la jeune fille non loin d'elle. Elle changea de vêtements sous ses yeux. Elle souleva le vêtement avec curiosité du bout des ongles, bien qu'elle ignorait un peu quoi en faire.

La jeune fille s'approcha pour prendre la robe, puis avait fait mine de tenter de l'aider à la mettre. Dès qu'elle la toucha, elle eut immédiatement un mouvement de recul de la part de Shellie. Elle ne changea cependant pas de couleur, elle était plutôt stupéfaite dans les faits, comme si elle ne comprenait pas exactement la situation. La fillette, quant à elle, semblait devenir de plus en plus familière avec.

«Shellie, ne bouge pas ou alors on ne pourra jamais te la mettre sur le dos.»

Ses oreilles remuèrent à la mention de son nouveau nom, tant qu'elle leva de grands yeux ronds vers celle qui l'avait prononcé. Cette nouvelle identité qu'ils lui donnaient. Qui était Shellie? Qui était leur Shellie? Était-ce la même personne qu'elle, ou changerait-elle? Difficile à dire, comme elle avait toujours été elle à ses yeux, et cette histoire de nom venait lui embrouiller les idées malgré elle. Elle y pensa si sérieusement, si profondément que quand elle était revenue à elle, on lui avait enfilée cette robe blanche. Elle poussa un petit cri suraigu à cette constatation, et fit mine de se débattre contre le tissu. L'enfant à ses côtés répéta à nouveau son nom, ce qui la poussa à reporter son attention sur elle. Le calme qui émanait de son ton l'hypnotisa un instant, juste assez pour apporter suffisamment de recul à Shellie pour reconsidérer cette histoire de robe. Au moins elle n'avait plus aussi froid avec les courants d'air qui traversaient la maison. La petite à ses côtés tendit la main pour prendre la sienne, mais se buta aussi vite à un autre mouvement de recul. Plus patience cette fois, elle la lui présenta en attendant qu'elle y réagisse. Shellie passa le regard à droite, puis à gauche, puis choisit finalement d’obtempérer. Elle se montra d'abord réticente quand elle lui enfila la première manche, mais le calme dont elle faisait preuve avait pour effet de la garder elle aussi relativement paisible. Si l'on ne s'attardait pas trop à ses cornes et l'extrémité de ses membres, elle avait presque les allures d'une poupée de porcelaine en fait.

Une vague impression de déjà-vu la frappa tandis qu'elle observait la robe dans laquelle elle se trouvait. Elle renifla une fois de plus le tissu, mais elle n'y décela rien d'anormal ou qui puisse lui être familier autre que son allure. Elle tira sur les longues manches bouffantes et inspectait son accoutrement comme si un quelconque indice allait lui sauter à la figure. L'heure n'était cependant pas à la découverte puisqu'elle se mit à entendre de l'agitation à l'extérieur. Ses oreilles s'étaient mises à frétiller en entendant deux personnes venir se poster près de la porte par laquelle le groupe étaient arrivés. Ce ne sera que quand elle aura sentir leur odeur qu'elle se mettra sur ses gardes par contre. Reconnaissant l'odeur des soldats qui venaient de les attaquer, elle bondit pour s'affaisser tout en fixant la porte d'un air menaçant. Elle avait toujours ses couleurs normales, mais elle grognait et dévoilait ses dents acérées dans un rictus mauvais. Sa posture était non sans rappeler celle d'un chien de garde avec ses ongles légèrement enfoncée dans le bois, prête à bondir sur tout ce qui pouvait se présenter une menace.
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Lun 30 Sep - 1:55

Cait SithCait Sith haussa les épaules.

« Oui oui oui... tu aimes tes deux amis, ça j'avais compris... m'enfin bon, aimer deux personnes disparues, c'est tout pareil que n'aimer personne... Il se retourna subitement pour la fixer d'un regard suspicieux. Et n'essaie même pas de me convaincre de disparaître pour que tu puisse m'aimer mieux, hein ! »

Il la voyait venir comme s'il l'avait faite ! En fait, c'était typiquement le genre de réflexion taquine qu'il aurait été capable de sortir si on lui avait tendu une si belle perche. Se tournant ensuite vers Shellie, il croisa ses mains derrière son dos et pencha la tête en se balançant d'une patte sur l'autre pour l'observer patiemment. Sarah faisait de son mieux pour l'habiller, et à vrai dire elle se débrouillait plutôt bien. Si bien même qu'elle fini par obtenir gain de cause et faire enfiler une robe à mini bibichette.

« Ouah ! Je pensais pas que tu y arriverais !
_ J'ai l'habitude, mon chat il veut jamais enfiler les vêtements de poupée que je veux lui mettre. »
Lui rétorqua la petite avec une certaine fierté.

Ce à quoi Cait Sith se contenta de sourire, un peu mal à l'aise. Brrrr... il n'aimerait pas être son chat ! Il l'imaginait cracher et gronder sans oser griffer, et la petite l'affublant d'un horrible bonnet. Le cliché parfait de l'enfant qu'aucun chat n'aimerait avoir pour maîtresse ! Enfin... l'habillage dura un petit moment, Shellie s'évertuant à renifler tout ce qui passait à portée de son nez avec un intérêt assez bizarre. Mais lorsqu'elle revint vers la porte en arrondissant le dos comme un chien furieux, Cait Sith fit des grands signes en direction du placard.

« Vas vite te cacher Sarah ! Les soldats reviennent. Il ne faudra pas dire que tu nous as aidés... tu vas avoir des problèmes sinon. Tu n'as qu'à t'enfermer dans le placard comme quand on est arrivés, et si on te trouve tu diras que tu n'as rien vu parce que tu étais cachée. D'accord ? »

Chaton se tourna ensuite vers Wynonah en se demandant si elle avait suffisamment récupéré ses esprits pour affronter la suite. Mine de rien, les dernières phrases qu'elle avait prononcées laissait tout de même penser qu'elle perdait la boule... Comme si c'était le moment ! Cait Sith se demandait parfois ce qui pouvait bien clocher chez elle. Mis à part le fait qu'elle était scientifique. Ceci expliquait peut-être cela, remarquez...

« Alors Wyny...? Tu prends la poudre d'escampette ou tu te laisse prendre ? Je ne sais pas ce que tu cherches - et surtout ce que tu cache - mais moi ça me plaît pas cette histoire de soldats... Je veux savoir ce qui se passe ici ! »

Et puis du coup, il se dirigea vers la porte et l'ouvrit toute grande. Une faction de soldats pointa aussitôt ses armes sur le jouet mécanique qui leur fit simplement « coucou » avec la main.

« Salut les gars ! Vous cherchez quelqu'un ? »

Et vlan ! Pour toute réponse Cait Sith se retrouva enfermé dans un sac de toile puante depuis lequel un « Eeeeeeh 'ais au 'fecours y fait tout noir 'aiffez-moi fortir !!! » s'échappa. Non mais, comment pouvait-on le traiter de la sorte, lui, si mignon !??
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Mer 2 Oct - 0:14

Ah la la ces compagnons de voyage ! Genre, la pauvre Wynonah tombait dans les pommes et personne ne venait voir si elle allait bien !

Bon cela dit, c'était un peu normal. Beaucoup même. Shellie ne semblait pas comprendre les choses humaines déjà, elle était elle même blanche comme un cachet d'aspirine. Un peu comme un « bronzage geek », mais ce n'était pas le cas de la cornue qu'elle n'imaginait absolument pas dans ce genre. Puis Cait Sith ne devait pas capter trop les choses humaines non plus. Et un robot faire du bouche à bouche... Mouais, bof !
De toute façon jamais Wynonah n'aurait accepté ça de la part d'un des deux ! Évidemment !

Enfin... Shellie avait quand même la décence d'éviter de lui sauter dessus au moment où elle s'était mise à sauter dans tous les sens. Qu'est-ce que cela voulait dire, la scientifique n'en savait rien du tout.

Elle avait encore un peu les z'abeilles (expression un peu spéciale, certes...) autour de la tête mais essayait de focaliser son attention sur Shellie qui se « laissait » habiller, ce qui était étrange d'ailleurs. Tandis qu'elle répondit en même temps à Cait Sith.
« Merci de considérer mes amis comme... personne. Ce n'est pas sympa pour eux. Ce sont les deux seuls qui m'ont appréciée vraiment en plus ».
Elle prononça ces derniers mots avec une mignonne petite mine digne de caliméro, ou tête de chien battu, comme vous préférez.

Elle soupira tout en continuant à regarder la petite Sarah enfiler la robe à Shellie, ce qui la surpris assez quand même. Et encore plus que la fillette déclara avoir déjà habillé son chat. Le truc que la scientifique n'avait jamais eu l'idée de faire. Même quand elle était enfant.
Enfin logique, quand elle était enfant, elle n'avait pas de chat, ses parents n'en voulant pas. C'était trop embêtant de s'en occuper selon eux, ça occasionnait des frais (bouffe, vétérinaire), puis « ce n'était qu'un animal, une bestiole ». Combien de fois elle l'avait entendue.
Plutôt que de montrer sa colère, elle regarda Cait, en l'imaginant étrangement avec cette même robe.
« Ah tiens, ça t'irait bien aussi peut-être », lui fit-elle, totalement détachée, tout en essayant de se lever alors qu'elle avait retrouvé assez ses esprits, même si elle se sentait un peu faible et suante.

Mais comme le bruit des « abeilles » avait laissé place au bruit... des Soldats, elle réalisa leur mauvaise situation. Elle réalisa encore plus quand Cait en parla, et grimaça.
« Je suis vachement en état de courir... Pfffff ça m'énerve cette histoire... ».
Avant toute chose, elle remis ses deux plumes dans son petit short. Hors de question que les Soldats mettent la main dessus, non mais !
Cependant la grande question était... Laisser ce qu'elle avait pris sur place ? Le prendre avec elle ? Laissé sur place, ça risquait être récupéré aussi.

Et elle n'eut pas le temps de réfléchir plus que Cait ouvrit la porte alors que Shellie continuait à grogner comme un chien de garde. Elle espéra que Sarah ne soit plus là, et ça semblait bien être le cas.

Elle regarda les Soldats l'air de rien et se montra offusquée lorsqu'ils s'emparèrent de Cait Sith.
« Non mais, euh... sauf votre respect messieurs, mais je crois qu'il y a un malentendu là. Que cherchez vous exactement ? Qu'est-ce que ce chat vous a fait ? ».
Ah elle était très polie en posant sa question. Et elle coula même un regard vers Shellie afin d'espérer lui faire comprendre de ne pas attaquer, ce qui serait sûrement vain. Elle aurait au moins essayé.

Et pourtant, la politesse ne suffisait pas. L'un deux s'avança vers elle et lui agrippa violemment le bras.
« Mais qu'est-ce qui vous prend ? Je ne vous ai rien fait de mal moi, et je n'ai rien fait de mal à personne ! Lâchez moi ! ». Elle se débattait en vain.
« Vous venez avec nous, et sans discuter ! » lui rétorqua le Soldat.
« Vous avez quand même de drôle de façon de traiter les gens, surtout les innocents ! Et vous ne voyez pas que je ne suis pas en forme en plus ?! ».
« LA FERME ! »
Elle râla comme ultime réponse et se résigna. Elle ne ferait pas le poids face à eux, de toute façon, avec sa force de poisson rouge...

* Merci Cait * jura-t-elle au fond d'elle, avant d'essayer de se rapprocher du sac de toile, mais retenue par le Soldat qui lui faisait carrément mal.
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Mer 2 Oct - 13:22

ShellieLes choses s'étaient produit assez rapidement une fois que les soldats étaient entrés. Un homme armé d'une lance fit sauter la porte hors de l'un de ses gonds d'un violent coup de pied. Il pointa l'arme qui, malheureusement pour lui était mal adaptée dans un espace exigu. À sa suite, d'autres hommes en bleu déboulèrent dont au moins l'un d'entre eux pointant une arme à feu en direction de la jeune fille cornue dans le passage dont les mains et les pieds commençaient à changer au noir. Le noir se propagea sur sa peau normalement blanchie jusqu'à ce qu'elle vit Cait s'approcher dans le calme le plus complet. Shellie se trouvait à présent tout aussi immobile qu'une gargouille à observer la scène. Sans grande surprise, les soldats se montrèrent tout aussi agressifs et défensifs face au chat tandis que lui tentait de leur parler. Les ongles de la jeune fille s'enfoncèrent dans le bois du plancher quand la seule réponse à laquelle le chaton aura droit sera de se faire mettre en sac.

Les yeux rouges de la jeune fille portaient une lueur maligne tandis qu'elle se préparait à bondir, du moins l'aurait-elle déjà fait si Wyny ne s'était pas interposée d'abord. La situation s'envenima très vite quand elle aussi sera maîtrisée à son tour. N'avait-elle pas senti qu'il n'y avait aucun moyen de les raisonner? L'attention des intrus se porta finalement sur la jeune fille. Leurs armes braqués sur elle, leurs corps raides par l'anxiété, ils se préparaient au pire. La peau finit de changer de couleur quand Shellie bondit pour attaquer. Ses cornes émettaient une forte lumière rouge dans la légère pénombre de la pièce. Le soldat devant accusa d'abord un mouvement de recul dû à la surprise, mais se ravisa bien vite et plaça son arme de travers pour recevoir l'assaut. Il souleva de la jeune fille et la projeta avec un grand fracas au sol tandis que la lance pressait lourdement contre sa poitrine. Tombant tête première contre le bois, elle se retrouva désorientée par l'impact.

«Immobilise-là, je m'occupe du sédatif.»

En réponse à l'ordre lancé, le soldat acquiesça d'un hochement de tête avant de presser la semelle de sa botte, de même qu'une bonne partie de son poids contre la gorge de la fillette. Cette dernière se débattit furieusement tout en plantant ses longs ongles dans le cuir dans un gargouillis paniqué. Dès que l'ouverture se présenta, l'homme en bleu se servit de sa lance pour la planter à travers la paume de sa main et la clouer au sol. Les jambes de la jeune cornue fouettaient l'air tandis qu'elle tentait de se dégager, mais la différence de poids était trop grande, et ce même si elle était plus forte qu'elle en avait l'air. Un soldat se précipita sur la main immobilisée pour décapsuler une seringue. Au moment où l'aiguille traversa la peau, Shellie s'arrêta de se débattre, se contentant de regarder à l'horizon les yeux écarquillés de stupeur. Elle poussa ou rugissement désespéré tout en reprenant son combat avec l'ardeur d'une possédée, tant que sa main retenue par la lance se déchira dans un affreux craquement d'os. Elle planta sauvagement ses ongles dans la jambe du soldat qui poussa un cri de surprise. Il chavira quand la jeune fille suivit son mouvement de recul. Elle tenta de s'avancer sur lui, ses dents dévoilées et prêtes à viser à la gorge pour lui rendre la pareille, mais sa vue commençait déjà à s'embrouiller. Elle finit par s'affaler sur le torse du soldat qui se soulevait au rythme de sa respiration saccadée. Il poussa le corps inerte sur le côté et se releva afin de reprendre son souffle et s'éloigner de cette chose. Sa main tremblait sur sa lance, et il regardait la jeune fille qui semblait dormir paisiblement comme si rien de tout cela ne s'était produit d'un oeil particulièrement mauvais. L'homme qui lui avait administrée le sédatif poussa un soupir de soulagement quand il passa les entraves à ses poignets. Il afficha un air un peu gênée, visiblement incertain de la façon dont il devrait s'y prendre afin de la transporter. Il opta finalement pour passa l'une de ses mains sous ses genoux tandis que l'autre venait lui soutenir la nuque.

«Sale bestiole. L'appel disait pourtant qu'elle était grièvement blessée. Je savais qu'on pouvaient pas prendre un monstre comme ça à la légère, mais c'est juste dingue.
-Avec ce que je lui ai injectée, elle devrait pas se réveiller du voyage.
-Pour quelqu'un de normal peut-être, pas pour un sale monstre dopé au mako dans son genre. Rentrons, j'aime pas faire autant de témoins.»
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Dim 6 Oct - 18:17

Spoiler:
 

Cait SithCait Sith cessa de se débattre juste une minute pour tendre l'oreille. Mine de rien, ce n'était pas évident d'entendre ce qui se passait quand on était soi-même enfermé dans un sac. Attentif, donc, il entendit quelque chose à propos de monstre, de Mako et de sédatif. Ah ? Shellie n'était pas juste un peu bizarre alors ? Elle l'était totalement quoi. En parlant de Shellie, de grands bruits indiquèrent au chaton que la petite devait être en train d'opposer une résistance comme on disait... et Wynonah se plaignait d'être traitée de façon indigne.

« Ouais elle a 'aison f'est quoi fes maniè'es ? » S'insurgea à son tour Cait Sith pour faire plus vrai... et aussi parce qu'il ne pouvait pas s'empêcher de l'ouvrir à tout bout de champ.

Il ne manquerait plus que les soldats se rendent compte qu'ils se laissaient attraper exprès, tiens. Mieux valait faire semblant d'être scandalisés et se débattre un peu. Shellie avait fait ça très bien sans qu'on ait eu à lui expliquer quoi que ce soit... Wynonah, ben... comme à son habitude la scientifique se montrait de mauvaise humeur et accusait tout le monde de plein de défauts qu'elle avait elle-même. Cait Sith enfin, se contentait d'agiter les bras et les jambes comme un hystérique, hurlant des « 'aiffez-moi fortiiiir !!! » comme s'il étouffait. Heureusement qu'il ne respirait pas.

Du coup chaton ne vit rien du trajet. Et lorsqu'il toucha enfin le sol, ce fut avec les fesses quand celui qui le portait le jeta par terre, ni plus ni moins. Furieux, il se débarrassa du sac qu'il avait sur la tête et bondit sur ses petits pieds, son index ganté pointé sur celui qui avait osé.

« Tu vas voir ce que tu vas voir toi, regarde-moi ça, ma cape est toute froissée à cause de toi ! Et puis ça sentait pas bon dans ton sac, je suis sûr que je vais avoir l'odeur pendant des semaines !
_ Ça va la ferme, tu nous casse les pieds !
_ Oui et ben je vais te casser bien plus que les pieds si tu... eh ! EEEH !!! »


Mais non, loin de se laisser intimider, le soldat se contenta de soupirer en levant les yeux au ciel d'un air exaspéré. Et la porte de leur cellule claque juste sous les moustaches du chaton qui avait suspendu son mouvement. Une fois le silence enfin revenu, il examina brièvement l'endroit avant de froncer les sourcils d'un air suspicieux.

« Ah aaah... Alors comme ça il y a des structures sous les débris... Ça ne me plaît pas trop cette histoire. Pas du tout même... » Bougonna-t-il en remettant sa couronne en place.
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Lun 7 Oct - 22:20

Spoiler:
 

Aaaah ça ne sentait pas bon... Mais pas bon du tout, toute cette histoire. Cait Sith s'était retrouvé fourré dans un sac et à couiner comme à son habitude. Et voilà que Shellie se faisait calmer avec une piqûre, après un combat acharné face aux soldats, et un changement de couleurs.

Wynonah, elle, se faisait agripper douloureusement et tenta de se débattre.
« Hey toi la femme, tu veux qu'on te calme aussi ? ».
Il demanda à son collègue : « T'as bien un autre sédatif au cas où hein ? ».
« Ouais plusieurs ! »
.

Wynonah fit mine de se calmer surtout lorsqu'elle pensa au risque que cela présentait pour elle de se faire endormir. Enfin, de toute façon, elle savait très bien que ses affaires lui serait prises, et cela aussi ça lui mettait la larme à l'œil.
« Votre truc ne sera pas nécessaire, de toute façon vous voyez bien que je ne peux rien faire contre vous ! Mais pourriez au moins me serrez moins fort... bande d'abrut... ».
Elle n'eut pas finit son mot qu'elle prit une grosse gifle d'un des Soldats, lui répondant alors par un crachat bien visqueux bien collant comme on les adore dans la figure. Mais sans se débattre d'avantage.

Elle regarda juste Shellie avec un air apitoyé... Et assez intéressé à la fois, surtout quand elle entendit parler de « monstre dopé au mako ». C'était donc ça. Enfin... un monstre, elle le savait déjà. Mais dopé au mako, voilà ce qui expliquait bien des choses. Si ça pouvait lui offrir une porte de sortie. Si seulement !

Et heureusement – enfin... façon de dire... – ils arrivèrent à ce qui semblait être une structure, puis une prison.
NéoShina. Une structure dans les ruines de Midgard. Des Soldats qui les y trainaient de force.
Intéressant, les rumeurs semblaient donc fondées.

Cependant, elle n'eut pas le temps de voir assez d'éléments dans la structure puisque tout se passa trop vite avant qu'ils ne se retrouvent en cellule. Elle fut projetée à terre, cul plat, la faisant hurler de douleur au passage.
« Hey mais ça va, vous pouvez vous calmer vous aussi, bande de pleutres ! C'est vrai que vous risquez énormément face à quelqu'un comme moi ! Crétin ! ».
« La feeeeerme blondasse ! ».
Elle n'eut pas de riposter qu'ils étaient déjà partis.
« Sale c** ! » balança-t-elle tout de même.
Et quand Wynonah se mettait à dire des gros mots, c'était vraiment le stade d'énervement extrême...

Elle se tourna vers Cait l'air sombre. « Comme tu dis, des structures, il y a donc bien quelque chose. Quelle bande de brutes ces gens. J'en avais déjà vu des Soldats. Pas aussi abrutis que cela... Tu n'es pas cassé au moins ? Ah non t'en a vu plus que ça hein. Hmmm sinon c'est vrai que tu pues là... ».  

Elle se leva péniblement au bout d'un moment pour explorer les lieux. Bien sombres ma foi. Elle essayait d'entendre des bruits, mais c'était vain. Sauf au bout d'un moment, comme un ronflement de moteur où d'on ne savait quoi. Quelque chose qui agaçait, et qui l'empêcha d'entendre les pas de quelqu'un qui arrivaient vers eux. Pile poil au moment où une feuille tomba de ses affaires.

Wynonah se baissa pour prendre la feuille en vitesse mais un pied l'en empêcha.
« Non, ça c'est à nous maintenant ! Que cachez vous ! ».
Le Soldat la poussa violemment et pris la feuille et la lu.
« Ah tiiieeeens. Une lettre d'un certain M. Cleversoul à ce cher Hojo. Il n'est plus là dommage. Mais ça peut être intéressant quand même. Si vous trainez ce papier, vous savez donc qui était cette Wynonah Cleversoul sans doute ? ».

Elle baissa un peu la tête et soupira, mais ne voulant pas donner une telle information. Même si elle se doutait que Cait le ferait trrrrès certainement.

« J'étais scientifique pour cette satanée compagnie surtout ! Mais avec cette bande d'inhumains, j'ai préféré démissionner ! J'avais juste oublié que j'avais encore ce papier bien sûr ! ».
« Oh ? Démissionner ? Dommage ! Vous pourriez tellement nous aider ! À moins que vous ne soyez pas assez compétente ? ».
« Mes compétences n'étaient pas un soucis. Les intentions de la Shinra étaient le problème. Et le sont toujours d'après ce que je comprends ! ».
« Vous ne devriez pas dire cela, nous agissons pour le bien des gens, rien d'autres. D'ailleurs, vous allez sûrement nous aider à analyser le monstre non ? ».
« Je ne vous aiderai en rien ! ».
« Oh ? Vous êtes sûre ? Même si ça vous permet de sortir de votre trou et d'avoir une place de choix ? Réfléchissez bien ! ».

Il reparti... avec la lettre... Reclaquant la porte de la cellule.

Wynonah regarda Cait, l'air lasse.
« Si ça peut nous aider à savoir des choses »... Lui murmura-t-elle.

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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Mar 8 Oct - 20:34

ShellieSeul le bruit des gouttes de sang qui perlaient du haut plafond venaient ponctuer le silence assourdissant qui imprégnait cet endroit. Shellie progressait à travers cette immense cage dont elle ne pouvait voir l'autre côté. Elle faisait attention à ne pas mettre la main ou le pied dans l'une des marres de sang ou amas de restes organiques indéterminés qui jonchaient le sol. Parfois, une main ou un pied étaient reconnaissables, mais sans plus. Certains étaient horriblement déformés. L'odeur de pourriture âcre saturait les lieux, mais rien ici ne venait la frapper autant que le silence. Elle lança un regard désespéré dans toutes les directions à la recherche d'âme qui vive. Rien. La réverbération d'une musique familière finit par lui parvenir jusqu'aux oreilles. Faible, mais douce et intrigante, elle suivit cette mélodie pour en trouver la source. Une silhouette aux vagues formes humanoïdes émanait une lueur difficile à supporter pour la vision que possédait la petite créature. Cependant, même sans arriver à la voir ou percevoir quelque odeur que ce soit provenant d'elle, Shellie possédait l'intime sentiment de connaître l'être qui se tenait devant elle. Le ton de sa mélodie lui invoquait toujours ce sentiment oppressant. Sa poitrine lui serrait, mais elle ne se détournait pas de cet être éthéré. Au contraire, elle se sentait comme si elle était appelée par ce dernier.

Un cri rauque et perçant interrompit la partition de l'apparition. Prit comme d'une panique, le spectre s'agita et préféra disparaître. Shellie s'élança pour l'attraper avant qu'il ne s'évapore, mais trop tard. Un second hurlement retentit et faisait vibrer le sol et même le corps de la jeune fille. Un amas de notes chaotiques et incompréhensibles provenait de la gigantesque masse qui se dirigeait vers elle. La jeune fille écarquilla les yeux, et tous ses muscles se tendirent d'un coup alors qu'elle prenait la fuite. Toutes ces personnes qui avaient posé sur elle ce regard haineux ne sauraient comprendre ce qu'est un véritable monstre tel que celui qui s'élançait vers elle. Il s'agissait d'une partition démente et assourdissante de destruction, une folie incarnée. Une main osseuse la frappa violemment au niveau des côtes. La petite cornue vola plus loin sous l'impact et alla s'écraser tout en se retrouvant amplement tachée de tout ce sang et ces restes nauséabonds. Un violent frisson la prenait en envoyant des décharges électriques dans tout son corps quand elle vit la chose de face à quelque pas seulement. Son corps noir et décharné était tordu et tremblant de spasmes nerveux. Seul la blancheur de ses os sortant douloureusement de sa chair mise à nue par endroit constellait la noirceur de cet être. Les deux petites billes rouges qui lui servait de yeux brillèrent d'une lueur maligne quand il les braqua intensément sur elle. Sa mâchoire squelettique, figée dans un rictus éternel du fait qu'il n'avait plus assez de peau pour la recouvrir en entier, paraissait lui sourire. Les pensées de la jeune fille aux cornes s'embrouillaient tandis qu'elle se sentait se perdre dans cette musique de folie et de fureur. Elle ouvrit la bouche pour hurler, mais aucun son n'arrivait à s'en extirper.

«Immobilisez-là, elle va finir par briser ses entraves!»

Réveillée, mais pas encore hors de panique, Shellie profita amplement du fait qu'elle n'était plus paralysée par cette vision pour pousser un hurlement à s'en déchirer les cordes vocales. Un cri peu différent de celui d'un animal dont la mort lui semblait imminente et qui se sentait pris au piège. Son corps passait du blanc au noir de façon complètement aléatoire, comme si elle n'avait plus aucun contrôle sur cette fonction de son corps. Tous les infirmiers préféraient garder leurs distances et la laisser passer sa crise. Du moins, c'était jusqu'à ce qu'elle sente une main se poser sur son front. Elle ne pouvait voir son visage, mais elle pouvait la mélodie sereine qu'il lui destinait, lent et apaisant. Un sentiment de sécurité retrouva l'enfant qui se calma en quelques instants seulement. Elle ferma même les yeux alors que le reste de son corps adoptait un état de détente tandis qu'elle se concentrait sur ces notes. L'odeur qu'il traînait avec lui lui était hautement familière, et ressemblait plus particulièrement à cet endroit. Bien qu'elle détestait cette odeur sans vraiment savoir pourquoi, elle se laissa faire. Les autres employés regardaient d'un air ébahi le docteur jusqu'à ce que l'un d'eux sorte de son mutisme.

«Comment vous avez...
-J'ai simplement prit la peine de feuilleter son dossier. Sa capacité d'empathie est apparemment plutôt singulière. Il semble pourtant qu'elle ait beaucoup changé depuis la dernière fois qu'elle se soit trouvée ici.
-Capacité d'empathie? Vous voulez dire comme les chiens qui ressentent la peur?
-Plus profond que cela encore, mais ce n'est pas le temps pour ça. Ils en savaient décidément bien peu sur elle, même à l'époque. Il n'y a aucune note concernant un départ ou une fuite d'ailleurs. Comme s'ils avaient voulut effacer son passage ici...»


Les oreilles de la fillette tressaillirent en entendant des bruits de pas se rapprocher. Pressé et empreint de frustration était son ton. Shellie ouvrit les yeux, mais elle ne pouvait le voir dans la position dans laquelle elle se trouvait quand la porte s'ouvrit. Elle perçut au moins le parfum un peu âcre de poudre à canon à laquelle elle avait amplement pu identifier sur le Sweeper. Elle se tenait un peu plus tendue à son arrivée, sans doute car elle pouvait sentir ce ton de par la main qui se trouvait toujours sur son front. L'homme tout juste arrivé adressa un regard dédaigneux vers la fillette sanglée sur la table, puis sur le docteur.

«Caporal, content de vous voir. J'allais justement remettre le spécimen en lieu sûr. Je préférerais la remettre dans les cellules qui servent aux prisonniers conventionnels.
-Et les enclos à monstres ne suffisent pas?
-Sauf votre respect monsieur, la présence des autres monstres risque de lui causer un stress très important, voir même de causer des dommages psychologiques importants.
-Il faudra qu'elle s'y habitue comme ce sera sa nouvelle vocation ici. Elle a faillit tuer deux de mes hommes, et elle peut nous servir.
-Caporal, elle est un peu différente des autres monstres que nous avons ici. Comment dire... C'est un peu comme si elle se trouvait entre le stade du soldat et du makonoïde et s'était stabilisée depuis.
-Gardez vos explications pour quelqu'un qui en a quelque chose à faire. C'est un monstre comme les autres. Je m'en fous que vous vouliez jouer au papa avec, elle sera utile à la Shin-Râ, et je veux que vous en fassiez un parfait petit soldat obéissant. Est-ce clair monsieur Seinfield?
-... Oui Caporal...
-Tant qu'à toi, j'ai du mal à croire qu'une enfant décharnée dans ton genre ait pu faire ça à mes hommes.»


Il s'approcha pour lui prendre son menton de sa grosse main rugueuse. Le docteur remarqua le changement d'expression de la jeune fille, mais il avait été trop tard pour réagir. Elle reçut de plein fouet le flot de colère et d'agressivité que contenait cet homme, et ne pouvait que réagir pareillement. Sa peau passa à un noir d'encre si vite qu'il n'avait pu enlever sa main à temps. Il poussa un hurlement et s'éloigna prestement de l'enfant. Les infirmiers s'approchèrent de lui pour voir ce qui n'allait pas. Une coulée de sang tomba sur le sol quand ils constatèrent qu'il lui manquait à présent deux doigts. Cela avait rendu le ton du docteur anxieux, mais à la fois très amusé, bien qu'il avait fait preuve d'une retenue légendaire pour ne pas rire, elle avait pu le sentir, et en retrouva ses couleurs. Il y avait dans sa musique une pointe de tendresse qui n'avait pas été bien loin de celle que Deneth avait eu envers elle. En parlant de cette dernière, elle pouvait sentir son odeur ici. Avait-elle été emportée ici aussi? Trop tard pour y penser, le caporal aboya d'emporter la jeune fille à sa cellule avant qu'il ne décide de l'éliminer. La civière s'était mise en marche.

La porte de la cellule s'ouvrit sur les deux autres détenus. Le docteur échangea un regard rapide en direction de l'autre scientifique, puis reporta son attention sur la fillette. L'un des soldats s'approcha pour s'occuper de son transfert, mais le docteur le repoussa.

«Vous n'allez que la faire s'énerver en l'approchant comme ça. Laissez-moi faire.»

Son ton était sec, bien que calme. Le soldat rouspéta un peu, mais s'écarta du chemin. Il était néanmoins prêt à intervenir si jamais elle devenait hostile. À sa grande surprise, ce n'était pas le cas. Le docteur retira les sangles sur la civière, et la jeune fille bondit sur ses pattes pour observer intensément le docteur qui demeura impassible. Il tendit patiemment la main, attendant que la fillette la saisisse. La longue manche de la camisole de force qu'il lui avait enfilée lors de son examen rendait l'exercice plus difficile, mais elle finit par obéir. Il la traîna jusqu'à l'intérieur de la cellule tandis qu'elle le suivait à quatre pattes. Quand il la lâcha et fit mine de sortir, elle tenta de le suivre, mais s'arrêta quand lui fit de même, brusquement, sans même jeter un regard vers elle. Shellie baissa le regard et se recula de quelques pas. À son oreille gauche, ses deux compagnons pouvaient y apercevoir une bague de plastique. Apparemment ils n'avait pas tarder à la répertorier. Elle s'assied sur le sol froid tout en massant sa cheville où se trouvait auparavant le bracelet en métal.

Le docteur s'arrêta une dernière fois à l'extérieur de la cellule et adressa un dernier regard avenant par-dessus son épaule en direction de la fillette. Tous les scientifiques ici n'étaient peut-être pas des monstres après tout. Il passa son regard en direction de Wynonah et fronça les sourcils, comme s'il tentait de faire fonctionner sa mémoire. Il se retourna et s'avança péniblement de quelques pas tout en s'appuyant sur sa cane. Il boitait de la jambe gauche.

«Vous... N'êtes-vous pas... C'est sans importance, je dois probablement me tromper. Vous étiez avec cette fillette, n'est-ce pas? Quel est votre lien avec au juste? Je comprendrais si vous ne souhaitez pas répondre, je ne suis pas l'un de ces soldats, vous n'êtes pas tenue de tout me dire tout de suite. Je tâcherai de revenir quand elle aura prit du repos. En attendant, tâchez d'éviter de vous attirer trop d'ennuis avec ces brutes épaisses, je vous prie.»
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Ven 11 Oct - 3:26

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Cait ne disait plus un mot, et cela ne lui ressemblait pas, lui qui était normalement une vraie pipelette. Et ça l'inquiétait beaucoup.
Shellie avait été emmenée – probablement pour subir des expériences – et finalement Wynonah n'avait pas été réquisitionnée pour aller jouer du scalpel ou autre sur elle. Ce qui semblait logique dans le fond, vu qu'ils ne connaissaient pas... ou ne la REconnaissaient pas.
L'autre problème était qu'ils lui avaient confisqué son petit sac... avec les documents récupérés dedans, puis cette lettre... et cette liste, qui la suggérait future cobaye. Puis une ou deux photos où elle posait avec ses deux amis de Banora. Sans oublier sa Nymphe tout juste achetée, et sa jolie dague flamboyante. Elle était désarmée et il serait plus difficile pour elle de lancer des sorts sans sa flute polycalame.

Wynonah envoya un nouveau regard vers Cait Sith et s'approcha même de lui, tout en se grattant la hanche à l'endroit où elle avait caché sa paire de plumes.
Elle s'approcha bien du chaton mécanique et essaya de l'examiner sous toutes les coutures, espérant qu'il était encore fonctionnel. Elle essaya même les chatouilles au ventre et éventuellement sous les coussinets, bien qu'elle se doutait qu'un robot n'allait pas les craindre. Mais qui sait, il était tellement bien conçu qu'il réagirait peut-être. Elle lui semblait que les chats, les vrais, pouvaient les craindre !
« Cait ! Tu m'entends ? Tuuuu es actif ? ».

Au moment où elle tenta cette attaque un peu particulière sur ce pauvre chaton, la porte de la cellule s'ouvrir, laissant apparaître un scientifique... et Shellie.

Wynonah fixa le scientifique un temps, son visage lui rappelant quelque chose. Aaaah elle avait sûrement du le croiser pendant ses années de travail au service de Hojo. Mais tellement de choses s'étaient passées dans sa vie. Hmmm en réfléchissant bien, ce type était peut-être plutôt aux coté de Hollander, ce qui expliquait pourquoi elle ne l'aurait que croisé. Même si elle même aurait préféré travailler pour Hollander aussi. Cet autre vieux fou ne valait pas plus cher que Hojo mais il ricanait juste moins que l'autre taré de binoclard et en était donc un peu moins irritant !

La scientifique ne regarda que vaguement la scène... Shellie en train d'être libérée par ce scientifique qui semblait bien la gérer. Wyny se concentrait bien sur le scientifique, tout en portant par moments son attention sur Cait Sith.

Le docteur avait lui aussi fixé Wyny. Peut-être la reconnaissait-il ? Ce qui lui confirmait que...
Cela ne lui plaisait pas des masses, mais il avait l'air pas trop méchant celui là. Et il faudrait bien de l'aide pour ce sortir de ce trou à rat.

Il finit par s'approcher d'elle, commençant carrément à lui demander qui elle était... avant de passer directement sur le lien avec Shellie.
Wynonah baissa les yeux, se tourna vers Cait, et à nouveau vers le type.
« Nous n'avons pas... spécialement de lien... avec elle. On l'a trouvée. Et... comme elle était toute maigre euh... bein... on a eu pitié... presque... ».

À peine finit-elle sa phrase que des pas approchèrent. Des pas qui approchaient vivement.
Un soldat apparu et fixa les trois détenus avant de s'arrêter sur la scientifique. C'était celui qui lui avait pris ses documents.

« Hey vous là ! La blondasse ! Vous n'avez pas voulu me répondre hein. Vous êtes bien Mademoiselle Wynonah Cleversoul, amie avec un déserteur... euh non... deux déserteurs ! Qu'espériez vous en désertant presque avec lui ?! Ah ah ah ah ! ».
« Je vous l'ai dit. Je n'avais pas envie de rester avec ce ramassis d'inhumains. Tout comme le déserteur... comme vous dites si bien ! Et s'il est parti et s'est rebellé c'était simplement pour chercher un remède que vous étiez incapables de lui trouver ! ».
« Et la grande compétente que vous êtes l'a aidé hein ! La preuve, il a finit par crever ! Tout comme les autres déserteurs, Hewley et Fair ! Enfin on vous laisse encore une chance de prouver vos grandes compétences, sur ordre du chef ! ».

Wynonah le dévisagea et détourna le regard laissant échapper une petite larme. Crever ! Comment osait il parlait de ses amis comme s'ils étaient du bétail ! Ou ce type avait il appris le respect !
Pendant ce temps le scientifique empêcha le soldat de s'approcher d'elle d'avantage.
« Laissez moi m'occuper d'elle ! Je pense pouvoir la raisonner largement mieux que vous ! Et vous aviez à faire il me semble ! ».
« Ouais okay on vous laisse à votre masturbation intellectuelle entre scientifiques ! ».

Le soldat s'éloigna en ricanant, pendant que le scientifique hocha la tête. Il savait à présent.
« Vous allez venir ? ».

Wynonah ne répondit pas et revint vers Cait Sith, regarda Shellie, à nouveau le chaton, et le docteur... Ne sachant pas quoi répondre. Saisir la pseudo-chance qu'ils lui laissaient serait pourtant une bonne option. Mais ça sonnait tellement comme une trahison.
« Qu'allez vous faire de lui ? » finit-elle par demander en désignant le chaton. D'ailleurs c'est bien qu'elle espérait aussi en apprendre un peu plus sur lui, selon comment il se comporterait.
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Sam 26 Oct - 18:49

[Statut de l’embuscade : Succès. Neutralisation de la menace immédiate terminée.]

Les deux morceaux de jambes se décollèrent du cou de l’agent de Néo-Shinra inconscient à terre, avant de se repositionner sur le corps de Kvelonia. Celle-ci se redressa d’elle-même tandis que les deux paires d’éléments constituant ses bras redescendaient vers elle, le corps de l’autre homme chutant lourdement au sol maintenant que les membres artificiels avaient relâché leur prise au plafond.

Une fois ré-assemblée, l’androïde vint s’approcher du dispositif lumineux situé à côté de la grille d’aération occupant la plus grande partie du mur en bout de couloir et passa quelques secondes la main apposée dessus jusqu’à ce qu’il s’éteigne. La voie était désormais libre.


[Piratage des systèmes de surveillance secteur terminé. Reprise de la mission.]

Les deux dispositifs en croix à ses côtés, Kvelonia reprit la marche à travers les couloirs de cette structure souterraine qu’elle avait infiltrée dans le cadre d’une enquête sur les agissements de l’organisation, lancée à la suite de rapports mentionnant l’apparition de plusieurs hommes suspects arborant les couleurs de l’ancienne entreprise de Gaïa un peu partout sur Héméra.

Du mouvement au niveau de l’intersection devant elle se fit sentir et le premier réflexe de l’automate fut de se positionner au plafond, usant de sa capacité à manipuler la gravité pour se maintenir dans l’ombre tandis qu’une patrouille passait.

Au bout de quelques minutes pendant lesquelles elle esquiva nombre de soldats de la Shinra en pleine effervescence, elle finit par arriver dans ce qui ressemblait à un quartier pénitentiaire. Elle vérifia que la voie était dégagée, avant de fermer les yeux quelques instants en tendant les bras, tandis que les Crux Temperentia s’élevaient au-dessus de ses épaules.


[Nombreux signes vitaux détectés dans le périmètre. Confirmation d’une présence humaine. Alerte : Détection d’une forme de vie non répertoriée. Investigation approfondie requise.]

Reprenant un profil plus discret, Kvelonia s’avança alors vers la source des signaux mêlés, prête à engager le combat s’ils s’avéraient être une menace. Mais elle retrouva rapidement une posture neutre lorsqu’une fois en position devant la cellule ouverte, elle observa l’absence totale d’armes ou tout autre élément indiquant un danger. Elle jugea alors bon de ne pas rester plus longtemps, mais à peine fut-elle retournée qu’elle détecta de nouveaux mouvements en provenance de la direction dont elle venait. Plusieurs gardes firent alors irruption dans le couloir, brandissant leurs fusils et autres armes à feu.

« Bordel ! Mais qu’est-ce que c’est que cette chose ?!
-On s’en fout ! Elle a infiltré les locaux et a réussit à neutraliser les deux autres ! On s’occupera de savoir ce qu’elle est une fois qu’elle sera hors service ! Feu !!!
-Passage en mode Assaut… Déploiement des modules d’interception… »

Le barrage de tir fut intercepté par un nuage de couteaux miniatures relâchés par les croix d’acier de Kvelonia, ayant réussi à déclencher ses protocoles de défense presque instantanément. Tout en calculant la durée pendant laquelle elle pourrait tenir le rythme et en commençant déjà à anticiper une éventuelle contre-attaque, l’automate vint tourner la tête vers les occupants de la cellule devant laquelle elle n’avait pas bougé et déclara calmement :

« La situation risque de se dégrader très rapidement. Si vous n’aviez pas déjà envisagé cette solution, je vous recommande de fuir immédiatement. »
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Dim 27 Oct - 11:33

ShellieFatiguée et en proie à un mal de tête, Shellie finit par s'éclipser et se glisser sous la banquette de la cellule servant de lit afin de s'y poser. Plus personne ne lui portait vraiment attention à présent de toute évidence, et elle tombait littéralement de sommeil. L'espace était petit, mais outre la poussière elle y trouva son confort. Les standards d'une créature dans son genre ne pouvaient être bien élevés après tout. Elle tendit malgré tout l'oreille pour se repaître des bruits et musiques qui émanaient autant de ceux présents dans la pièce que dans tout ce complexe. Elle rouvrit les yeux quand une marque familière traversa sa perception, celle de Deneth. Dans l'impossibilité pour elle de quitter cette pièce comme l'avait fait savoir le docteur Seinfield, leurs retrouvailles allaient donc devoir attendre. De son côté, le docteur demeura de marbre quand les SOLDATs s'étaient permis ces piques complètement gratuites à l'égard de la scientifique. Il attendit qu'il soit finalement sortis pour lâcher un long soupir fatigué.

«Ce n'est pas exactement un emploi de rêve en effet, mais il s'agit de votre meilleure porte de sortie. Le seul autre moyen pour vous de sortir d'ici serait par la force, et même s'ils ne peuvent vous déposséder de votre magie, je doute fort que ce soit une idée sage. Je reviendrai demain pour aller chercher mademoiselle. Vous pourrez me donner votre réponse d'ici là, ou attendre si cela vous chante.»

Shellie sentit le regard de l'homme se poser vaguement sur elle. Toujours de dos, bien à couvert dans sa petite retraite, ses épaules se soulevèrent et elle ramena ses genoux contre sa poitrine un peu plus près encore. Elle n'avait pas encore rencontré d'être de son espèce de la sorte. Elle pouvait voir Deneth en lui, c'était probablement pourquoi elle s'était laissée calmer aussi facilement par ce dernier. L'homme finit par tourner le dos à Wynonah pour faire face à l'embrasure de la porte. Il leva les yeux en direction du ciel, puis les abaissèrent avant de répondre d'une voix monotone.

«J'ignore comment, mais elle s'est échappée d'ici une fois déjà. Ses dossiers ici n'ont jamais fait état d'un départ quelconque ou d'une évasion. Elle a juste... Disparu des fichiers. Les effets du Mako sont effrayants sur les êtres vivants, n'est-ce pas? Cette énergie est perdue à jamais, mais ses cicatrices sont encore présentes par endroits. C'est l'explosion d'un réacteur qui a fait ça. Celui de Midgard il y a quelque temps de cela. Vous vous en souvenez certainement. Quand ils l'ont trouvée, les retombées avaient déjà commencé leur travail. Ils sont parvenus à stopper la mutation à mi-chemin, mais les dégâts étaient déjà faits. Le coeur du mystère réside dans le fait que les résultat de ses mutations ne concordent pas avec nos données d'autrefois. Elle a changé depuis, est devenue plus sauvage encore...»

Le docteur se retourna et fit mine de faire un pas en direction de son homologue. Il s'appuya lourdement sur sa cane, manquant presque de faire un faux pas au passage. Des yeux brillants, presque pétillants faisaient fit et contraste des cernes autour de ses yeux gris et d'une barbe brune laissée dans un léger état d'abandon. Malgré le fait qu'il devait avoir à peine quelques années de plus que Wynonah, quelques cheveux blancs se profilaient déjà sur sa tête tout en se faisant rares. Il ressemblait au genre d'homme qui avait perdu le sommeil depuis longtemps. Au genre d'homme qui avait quelque chose à se faire pardonner. Elle pouvait être certaine néanmoins que son intérêt envers la créature était autre que purement scientifique.

«C'est peut-être difficile à croire, mais il y a toujours une humanité cachée quelque part dans ce petit corps, je le crois. Vous avez travaillé sur les effets du Mako, n'est-ce pas? Vous disposez d'une certaine expertise dans le domaine. Vous savez que je dis vrai. Je ne prétend pas être en mesure de lui offrir une cure, de lui rendre son apparence d'origine, mais si je parvenais au moins à trouver la petite fille enfermée dans cette bête sauvage, alors peut-être, je dis bien peut-être arriverais-je à lui éviter le destin de chien d'attaque lavé du cerveau au service de la Shin-Râ. Dépossédée de tout libre arbitre, de toute opportunité à une vie acceptable. C'est là que vous entrez en jeu. J'ai besoin de remplir les cases vides, d'en apprendre plus sur son état afin de pouvoir l'aider. Ce n'est pas ce que mes patrons ont en tête, mais c'est mon plan à moi. Réfléchissez bien à votre choix, j'aurai besoin d'une aide sincère...»

À ces mots, il se retira de la cellule en boitant toujours autant et appela les gardes pour qu'ils reviennent fermer la cellule. Il n'avisait certainement pas de tenter la fuite, mais les options à court terme elles semblaient être tout aussi limitées. Pendant ce temps, Shellie elle se trouvait depuis longtemps au pays des songes. S'allonger sur le lit allait probablement se promettre étrange avec un animal sauvage dans son genre ayant élu le dessous comme refuge. Une nuit entière pour réfléchir, disait-il.

**********

La lourde porte de cellule couina sur ses gonds en s'ouvrant sur les pensionnaires forcés. D'une mine toujours aussi sombre, le docteur Seinfield sera le premier visible dans l'embrasure avec à ses côtés deux autres SOLDATs. Il toisa les hommes en bleu du regard et répliqua sèchement.

«Je vais prendre les choses en main à partir de maintenant. Votre présence ne va faire que la rendre nerveuse de toutes façons.
-C'pas de refus. Vous crierez quand elle vous aura bouffé une main, on sera au bout du couloir.
-Encore que l'autre Denver est encore en train de péter les plombs avec l'autre bestiaux à cornes. Il voulait pas se fermer la gueule avec ses histoires de s'en servir comme cible d'entraînement après qu'elle lui ait bouffé les...»


Il hocha la tête avec une moue dégoûtée en regardant les deux gardes s'éloigner jusqu'à ce que leurs voix deviennent inaudibles, hormis bien sûr un sale rire gras dont personne ne saura la cause. La créature n'avait pas bougé de sous le lit depuis hier, occupée à écouter comme il n'y avait pas grand chose d'autre à faire. Il entra enfin en jetant un regard vers le jouet mécanique qui n'avait pas non plus bougé depuis la veille. Un regard teinté d'un court soupir servant plutôt à l'aider à retrouver le calme, il frappa d'un petit coup sec de sa cane sur le sol. Shellie y répondit d'un tressaillement. Elle bougea de sous sa cachette pour en sortir enfin, les yeux encore à demi fermés par le sommeil et la lumière soudaine. Elle alla se poster face à lui, assise comme un chat dans une position décontractée, mais prête à bondir. Le docteur accusa un regard inquisiteur en direction de Wynonah.

«Alors, vous en dites quoi?»

Réponse que Wynonah n'aura pas le temps de souffler mot. Une silhouette apparut dans l'embrasure. L'attention portée en sa direction des autres occupants força le scientifique à se retourner pour regarder à son tour de quoi il s'agissait. Hébété, il accusa un mouvement de recul, visiblement sur la défensive.

«Qu'est-ce que... Ce n'est pas un modèle de la Shin-Râ... Une intrus? Sécurité!»

Il eut vite sa réponse quand elle se mit en position de défense, interceptant des balles qui se mirent à fuser dans sa direction. Shellie elle n'avait pas fait mine en l'appercevant. Elle avait déjà senti sa présence depuis un moment. Elle ne pouvait cependant pas s'empêcher de se montrer intriguée. Son odeur n'était pas d'ici. Son rythme et son timbre n'avait rien de commun aux autres êtres humains qu'elle avait rencontré. Quel être étrange, pensa-t-elle ironiquement. Face à sa suggestion de fuir, le scientifique s'emporta, s'interposant entre Wynonah et la sortie.

«Non! Je sais que c'est tentant, mais pensez au moins à ce que vous laissez derrière!»

S'il opposait une résistance morale, celle physique n'était pas exactement un grand obstacle. Même s'il était relativement jeune, il serait sans doute aisé pour Wynonah d'écarter cet homme boiteux et fatigué de son chemin. Ce n'était pas exactement une brindille, mais pas si loin non plus. Shellie elle promenait quant à elle son regard entre les deux interlocuteurs, se demandant vers quel côté se ranger.
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Mer 30 Oct - 21:36

Cait SithImmobile et muet comme un simple jouet inerte jusqu'à présent, Cait Sith s'extirpa brusquement de sa torpeur dès qu'un raffut de tous les diables se pressa jusqu'à leur cellule. Clignant brièvement les yeux, il sauta aussitôt sur ses pieds, son dynamisme revenu comme un boomerang. La porte de leur cage pas tout à fait dorée était grande ouverte, et une sorte de robot envoyait des missiles et des couteaux vers on ne savait quel ennemi encore hors de portée de vue pour le moment. Ça, c'est ce qui s'appelait une diversion !

« Oui ben... si ça vous ennuie pas on aimerait bien sortir d'abord. S'exclama chaton d'un ton cinglant en se dirigeant vers monsieur le scientifique. Et puis vous aborderez le sujet de l'entretien d'embauche plus tard, hein ? »

Se faufilant entre les jambes du vieil homme, il trottina jusqu'à la porte et passa prudemment la tête par l'embrasure pour évaluer la situation. Au bout de quelques secondes, il recula d'un bond et se retourna vers Wynonah.

« OUAAAAH !!! Je voudrais pas dire mais ça barde dehors ! C'est tentant d'en profiter pour prendre la poudre d'escampette, mais on risque de sortir sur une civière à ce rythme. Tous des fous ! »

Toutes des folles aurait été plus approprié. Malgré tout, cette chance n'était pas prête de se représenter deux fois. Cait Sith fit donc signe à Wynonah de s'approcher et attendit une accalmie dans tout ce brouhaha de tirs. Lorsqu'il jugea la voie plus ou moins libre, il se faufila entre les jambes de la jeune femme et la poussa dans le couloir devant lui de toutes ses forces.

« Viiiiiiiiiiiiiiiite !!! Cours, cours, cours !!! »

Décidément, ils passaient le plus clair de leur temps à courir pour échapper à leurs ennemis ! Wynonah portait vraiment la poisse ! Où ça de la mauvaise foi ? Jugeant qu'il n'était pas assez fort pour faire avancer la scientifique aussi vite qu'il l'aurait souhaité, chaton la doubla finalement et se mit à détaler devant elle, tournant à l'angle du premier couloir qu'il croisa pour s'abriter des échanges de tirs. Et lorsqu'il voulu vérifier que sa copine de route le suivait, il eut la surprise de voir rappliquer l'autre scientifique qui boitait au bout de sa canne.

« Eh... pfff... doucement, je ne cours pas aussi vite que vous moi...
_ Oui, et ? On n'a pas besoin d'un ennemi à nos trousses je vous signale.
_ Pfff... pfff... je ne suis pas votre ennemi... Attendez... je sais comment sortir... pfff... je vais vous aider mais il faut m'attendre. »


Cait Sith croisa les bras et plissa les yeux sur un petit air suspicieux lorsqu'une explosion le fit sursauter. Définitivement, ce n'était pas le moment de perdre du temps à réfléchir !

« AAAAAAAAH, CETTE CINGLÉE VA TOUS NOUS FAIRE TUER !!! En plus ma peluche est restée à Midgar... Je veux dire, à la surface... Zut, zut et zut, Wynonaaaaaah !!! Sauve un petit chaton terrorifiééé !!! »

Et en moins de temps qu'il ne fallait pour le dissuader de mettre à exécution l'idée qu'il avait en tête, Cait Sith avait grimpé sur les épaules de la scientifique et se cramponnait à ses oreilles. Eh ! Il avait bien retenu la leçon, on ne s'agrippait pas à ses cheveux !

« COUUURS !!! »

Devant eux, le scientifique s'était déjà mis en route et ouvrait le sas vers le couloir suivant à l'aide de sa carte d'accès. Chouette ! En espérant que la porte se referme sur toute cette folie !

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Sam 2 Nov - 23:36

Le barrage de tirs soutenus continuait de déferler à un rythme effréné tandis que Kvelonia pouvait voir que les occupants de la cellule quittaient les lieux comme elle le leur avait demandé. Lorsqu’elle pensa voir le dernier prisonnier s’échapper derrière elle, l’automate vint profiter d’un léger moment d’accalmie pour planter ses croix d’acier dans des conduits de gaz à proximité des soldats, ce qui eut pour effet de remplir la zone d’un épais brouillard.

A peine les agents de la ShinRa eurent le temps de s’équiper pour contrer leur perte de vision qu’ils furent assaillis de tous les côtés, attrapés, projetés, les membres coupés et transpercés par Kvelonia et son arsenal polyvalent. La fumée se dispersa soudainement sur le groupe de soldats à terre et couverts de blessures, tandis que Kvelonia se rassemblait en faisant tourner ses armes à la manière de pâles de ventilateurs. Le nuage de lame vint ensuite se réfugier à l’intérieur des croix et l’androïde vint les récupérer avant de se retourner vers la cellule, se rendant compte qu’elle captait de nouveau le signal ambigu de tout à l’heure.

Elle revint vers la cellule précédente et découvrit que Shellie se trouvait toujours là, en même temps de se rendre compte qu’elle était celle qui émettait les signes vitaux inconnus.


[Erreur. Code génétique du sujet contaminé à 76% par une source énergétique inconnue. Mutation organique en approche de phase 4.]

L’automate resta immobile quelques instants, observant les réactions de la petite créature en face d’elle. Elle ignorait ce qu’elle devait faire et se perdit dans divers calculs compliqués, sans trop arriver à une solution. Ce n’est que lorsqu’elle revint poser son regard sur le visage de la petite fille aux longues cornes qu’elle comprit qu’il n’y avait pas lieu de surranalyser la situation et qu’il suffisait d’agir comme elle le ferait avec n’importe quel enfant d’Héra. L’automate vint se baisser au niveau de Shellie et tendit sa main droite vers la petite, ses gros doigts venant s’ouvrir pour inciter l’enfant à l’approcher. Son expression faciale ne bougea quant à elle pas d’un pouce. Mais si elle avait eu la possibilité de le faire, elle aurait lancé un grand sourire pour mettre toutes les chances de son côté.

« Il ne faut pas rester là. D’autres pourraient revenir d’une minute à l’autre. J’ai quelque chose à faire ici avant de partir, mais je te promets de te sortir d’ici au plus vite pour t’emmener dans un endroit sûr. Fais-moi confiance. »

Les accessoires placés de chaque côté du haut de son crâne se mirent à vibrer de manière presque imperceptible, signe que les capteurs sonores contenus à l’intérieur s’étaient activés en réponse à du bruit venant d’un autre endroit du complexe. Il ne restait plus beaucoup de temps avant que le blocage qu’elle avait appliqué précédemment ne soit levé et que les agents de Néo-ShinRa ne reprennent le contrôle des systèmes de sécurité pour donner l’alarme.

« Si tu es d’accord pour m’accompagner, c’est le moment. Je ne peux pas t’obliger à venir avec moi, mais c’est trop dangereux pour toi de rester ici. »
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Dim 3 Nov - 10:00

ShellieLes balles fusèrent dans le couloir, bien qu'elles étaient presque toutes interceptées par l'intrus. Shellie suivit tout ce beau monde qui n'attendit pas son reste pour prendre leurs jambes à leur cou. Cependant, elle s'arrêta net, presque comme si elle venait de frapper un mur invisible. Elle se tenait face à l'embrasure de la porte et s'était souvenue clairement du docteur qui lui avait formellement interdite de le suivre quand il était parti hier. Serait-il déçu si jamais elle se permettait de le suivre? Elle désobéirait clairement à ses directives alors que, pour une fois, elle faisait vraiment des efforts. Pourquoi d'ailleurs devait-elle rester dans cette boîte alors qu'elle pouvait entendre d'autres voix se déplacer absolument partout dans ce complexe. C'était quelque peu comme percevoir toute une colonie de fourmis y grouiller. Il s'agissait probablement de la raison pour laquelle elle avait été capable de dormir aussi bien, malgré des idées sombres venant de Wyny qui était venues la perturber quelque peu.

Le ricochet d'une balle venue frapper près de ses mains la poussa à se reculer. Cela l'avait ramenée à la situation présente d'ailleurs, de même que son petit problème. Elle pouvait entendre les autres continuer à s'éloigner tandis qu'elle se trouvait toujours ici. Ils avaient été invités à sortir, mais pas elle, cela voulait dire qu'elle ne le pouvait pas, n'est-ce pas? Elle continua d'écouter comme sa vue se retrouvait embuée par une brume épaisse. Le de lames qui venaient taillader avec violence les soldats résonna d'entre les coups de feu jusqu'à ce que cette pétarade faiblisse jusqu'à s'éteindre. Tous dormaient à présent d'un sommeil dans le silence. La chose qui portait le sang de ces soldats s'approcha pour entrer dans la cellule. La créature recula immédiatement.

Rien en cet être ne lui rappelait quelque chose. L'odeur qu'il transportait ne venait pas d'ici, et le tempo qu'elle exhalait ne ressemblait à rien de ce qu'elle avait croisé auparavant. Face à l'inconnu, elle adopta une posture défensive. Elle continua de reculer, la tête basse et les muscles tendus, prête à réagir à toute note semblable à celle qu'elle avait laissé s'échapper quand elle avait scellé le sort de ses geôliers. Prise au piège dans cette petite cage, elle planta ses griffes dans le sol et poussa un petit grognement sourd à peine perceptible. Cependant, face à ce qui semblait une certaine confiance à son encontre, Shellie observa l'automate de la rougeur de ses deux petites billes oculaires. Elle approcha son nez de sa main pour en sentir cette odeur à l'origine inconnue. Aussi loin qu'elle avait pu percevoir les odeurs de la surface, rien ne concordait vraiment. Le monde était-il si grand que ce dernier pouvait toujours se ressembler autant tout en demeurant vastement différents? Elle passa sous sa main pour s'approcher du corps du robot et tourner autour d'un pas léger tout en imprimant ces nouvelles odeurs bien profondément dans son esprit. Maintenant qu'elle l'observait de nouveau, sa posture n'allait pas sans lui rappeler celle du docteur Seinfield quand il lui avait prise la main pour la guider. Instinctivement, elle tendit sa main dont les mains pourvues de griffes acérées se dévoilèrent de sous les manches trop longues. Elle devait donc être celle sensée la guider ici depuis que l'autre scientifique était parti de cette endroit. Les membres presque aussi ballants que des spaghettis, elle tenait la main de l'automate et se laissait traîner par cette dernière.

Du moins c'était jusqu'à ce qu'elle mette les pieds hors de sa cellule. Elle leva la tête et écoutait attentivement chaque mouvement dans le complexe. D'entre tout ce qu'elle pouvait discerner, mis à part le docteur et les autres qui étaient à présent déjà loin, elle pouvait ressentir les vibrations provenant de son bracelet dans la salle d'opérations et d'analyses médicales dans lequel elle s'était réveillée hier. Elle y était attirée à la façon d'un papillon de nuit vers une lampe brillante. Un tout petit fragment de cette berceuse qu'elle avait prise en affection depuis toujours y résonnait encore. Plus loin dans le complexe, elle pouvait entendre le rythme singulier de Deneth. Elle se trouvait donc bien ici. Elle semblait cependant apeurée et souffrante, tant qu'elle pouvait le sentir d'où elle se trouvait. Un malaise lui survint cependant en ressentant d'autres mélodies qui se faisaient assourdissantes tout autour. Discordantes et chaotiques, elles étaient semblables à l'horrible musique de son cauchemar, bien qu'à différents degrés. Elle était confinée avec ces êtres répulsifs et pour l'atteindre elle devrait donc passer près de ces derniers. Son bracelet passait donc en premier. Elle se trouvait à présent un peu la guide à présent tandis qu'elle tirait mollement sur la main de l'automate tout en la guidant jusqu'à la salle médicale.
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Luciole
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Sam 9 Nov - 12:50

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Cait Sith et Wynonah Cleversoul filent de leur côté : Pas 3.000 solutions pour fuir !
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Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond
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