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 Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond

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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Sam 19 Mar - 3:09

GradivusBeau parleur parmi les beaux parleurs, décidément. Ce type devait adorer le son de sa voix, ou alors c’était un rôle qu’il s’était entraîné à pratiquer à la perfection. Deux perspectives aussi agaçantes l’un que l’autre pour Gradivus, éternelle laconique et franche personne.

Cependant, les choses changèrent quand Gradivus mentionna l’aide humanitaire Shinra. Deacon Jerry répliqua que vu les bazillions de gils que possédait la Shinra en dépit d’avoir attrapé un cas sévère de Cloudetsabandedanstagueulite, quelques cartons de nourriture et d’eau n’allaient pas mettre la société en dépôt de bilan ; argument qui tenait la route.

Celui de contrôler la population, moins déjà. Le « on contrôle le monde donc on est les méchants », les Yevonites se l’étaient pris dans les gencives un nombre astronomique de fois par toutes les peuplades de Spira, et tout le monde ou presque s’était mis au pas quand Asran s’était autoproclamé taulier de Spira sans cacher que l’église restait en place. Contrôler le monde est certes pas une bonne publicité, mais quand les gens autour de vous ne sont pas capables déjà de s’autogérer, quelqu’un doit prendre le gouvernail. La Shinra ne devait pas faire exception, si on regardait bien… Et en parlant de regarder, il voulait montrer un truc aux dames.



- Je vous suis.


Mauvais plan, très mauvais plan même ! Si Gradivus n’avait pas vu des civils innocents dans le bâtiment quand Jerry lui montra leur super Sweeper customisé, la machine aurait volé en éclats en moins de temps qu’il n’en fallait pour dire que Gradivus était pas aimable. La moine opta pour un froncement de sourcils et une tirade marmonnée sur la nature hérétique des machines. Et elle allait le répéter un bon nombre de fois au vu de tout le bazar entreposé chez eux… Avant d’arriver au clou du spectacle : une grande porte métallique située au fond d’une cuisine. OK, il voulait leur montrer quoi exactement ? La chambre froide ? La cave à vins ? Ou… Oui, à en juger par Mei qui fixait la porte avec attention, c’était définitivement pas des carcasses de bœuf ou des bouteilles de Château Nibelheim 1998 qui attendaient derrière, et les phrases de Jerry non plus. « On à du le mettre au frais. ». Quoi, ils avaient tué un soldat Shinra et avaient caché le corps ?


- Le mettre au frais ? Mais de quoi parlez-

…Yevon nous protège… Qu’est-ce que c’est que… CA ?



O.K. Totalement pas un soldat Shinra, le truc derrière la porte. C’était même difficile de savoir de quoi il s’agissait exactement, ou plutôt c’était facile mais inimaginable. Il y avait quelque chose de vivant sous toute la machinerie de la chose devant le groupe. Gradivus avait entendu dire que Gaïa et Dol avaient la technologie nécessaire pour développer des hybrides de créatures vivantes et de machines, mais ce n’était que des bruits de couloir… Jusqu’à maintenant. Et comme un malheur n’arrivait jamais seul, une inscription sur la créature indiquait son « nom ». SHELL-B21. SHELL-B. Alors il y avait d'autre créatures comme Mei dans les environs... Et visiblement bien moins loties qu'elle.
Après un commentaire de Mei illustrant bien ce qu'elle ressentait en voyant cette horreur, Jerry partit dans un nouveau discours, mais plus émotif que le précédent cette fois. Selon lui, cette chose n'était qu'un exemple parmi tant d'autres des horreurs dont était capable la Shinra, horreurs dont elle ne se cachait visiblement pas plus que ça. Et cette horreur-ci était conçue pour s'occuper du cas de ceux et celles qui creusaient un peu trop profond dans les petits secrets de la mégacorporation.
Certes, c'était moche, mais que voulait-il que Gradivus fasse pour lui maintenant qu'il avait posé le cadre ? Non parce que "faites-le", OK, mais quoi ?

... Oh.



- Je vois.


Jerry était décidément plein de ressources. Le commun des mortels ne vous demandait pas souvent de faire office de bourreau, après tout. Mais l'affaire serait vite réglée : Gradivus avait été bien entraînée pour ca. Les moines guerriers se faisaient vite vriller dans le crâne que même s'ils n'hésitaient qu'une seconde à frapper ou tirer, l'ennemi utiliserait cette seconde pour ne pas hésiter à frapper ou tirer, lui. Peu importe dans quel état il était : les méchants sont soit morts, soit vivants, l'état de santé ou d'éveil ne comptant pas dans l'équation. Difficile de dire si SHELL-B21 était réveillé ou non, mais ce fut très vite le dernier de ses soucis quand sa tête vola dans la pièce avant de rouler au sol. Il avait suffi d'un seul coup à Gradivus pour passer à travers la fusion de métal et de chair qui le composait. Un seul coup net. précis et sec. Efficacité Bevelle.
Essuyant les projections de fluides sur son épée à l'aide d'un chiffon, Gradivus ressortit de la pièce avec l'air aussi serein que quelqu'un qui sortait de chez lui pour aller au travail. Les aléas du métier, ni plus ni moins.



- Fait. Ensuite ?
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Mer 30 Mar - 20:13

ShellieLa suite, après avoir voyagé avec quelque temps, Shellie pouvait s'en attendre. Jerry par contre s'en attendait moins. La bouche entrouverte, il replaça ses lunettes de soleil en cherchant ses mots quand la moine sortit sa grande lame, et ne demanda pas son reste pour s'enlever du chemin quand elle s'en servit pour trancher à travers l'armure. Il y avait moins de sang auquel elle pouvait s'attendre. Quand il ne restait plus que le cerveau et quelques organes, il n'y en avait plus besoin d'autant après tout. Le bruit de la tête robotique roulant au sol occupa la pièce entière pendant plusieurs longues secondes, et un silence pesant retomba par la suite, avec une Voix en moins au grand plaisir de la makonoïde. Pour la première fois, Gradivus semblait avoir réellement décontenancé l'homme. La commotion attira l'attention sur le petit groupe envers qui il s'efforça de retrouver son attitude habituelle.

-C'est euh... Je demandais pas vraiment de... Eh merde... On va avoir besoin d'un Sweeper ici pour le déplacer et euh... Une serpillière aussi au passage.

La voix de l'automate s'était éteinte, aussi faible était-elle déjà. Shellie regardait la moine sortir de la chambre froide. Avait-elle besoin de lui répéter ce qu'elle pensait de la multinationale et de ses actes? De ce qu'ils avaient pu faire sur les autres ''monstres'' qu'ils gardaient en cage dans leurs locaux? Chaque chose en son temps. D'autres étaient encagés de la sorte et rôdaient dans les parages. Les trouver et mettre fin à cette existence misérable semblait être la meilleure chose à faire. Quelqu'un devait bien le faire. À sa sortie, l'homme en veste de cuir alla apostropher la moine.

-Mes gars devraient pouvoir vous filer un coup de main s'ils sont dans les parages, alors hésitez pas. Ça m'embête de vous mettre ça sur le dos, mais je commence à être à court d'options. Aller bonne chance mes cocos.

Sur ces mots d'encouragement, il se retourna en direction de la dépouille et se gratta la tête, embarrassé du gâchis engendré par la moine. Considérant l'arme à feu rattachée à cette dernière, les choses auraient pu être pires. Curieusement, à leur sortie, le sweeper rose modifié n'était plus accroché à ses chaines, il avait disparut du garage, ce qui était probablement tant mieux pour les pauvres yeux de la moine qui avaient suffisamment vu d'hérésie pour une journée. Avec ce nouveau savoir, l'aspect lugubre des ruines ne s'arrangeait pas avec l'idée que d'autres monstruosités mécaniques rôdaient. Attirée par leurs cris de détresse provenant de l'intérieur, Shellie saurait trouver la piste de l'un d'eux. Sur la direction d'une mince colonne de fumée qui s'élevait à l'horizon, les restes d'une escarmouche étaient visibles avec les trous de balle et le béton fracturé. Aucun signe de pertes humaines ou robotiques cependant. Un match nul peut-être. Ce qui était certain était le fait qu'elles n'étaient pas seules. S'avançant dans leur direction d'un pas lourd et constant avant qu'elle n'ait la chance de se dérober à sa vue, un autre de ces colosses d'acier poli se faisait en vue. Le logo de la multinationale était immédiatement reconnaissable, de même que le numéro de série SHELL-B17 tout juste en-dessous. L'écran holographique projeté devant son visage pointé en direction de la makonoïde, ce dernier était passé au rouge, tandis que la morfale en fit de même de ses bois. À une distance de quelques mètres, il s'arrêta à la vue de Gradivus, subitement figé sur place. L'écran repassa au bleu, et une voix synthétisée résonna, grave et imposante.

-Cette zone est contrôlée pour la sécurité des citoyens et en cours de pacification. Veuillez identifier la raison de votre présence ici, sans quoi nous devrons vous escorter hors du périmètre de sécurité. Votre coopération est appréciée, votre sécurité notre priorité.
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Jeu 31 Mar - 22:24



Un éclat de lumière jaillit devant vous, caché sous un manteau sombre, un homme vous barre la route... un léger sourire sur les lèvres, il tient un drôle de flacon dans la main avant de le tendre vers vous. Ses cheveux blonds et ses yeux bleus vous ensorcellent, vous n'arrivez pas à bouger alors qu'il se met à agiter doucement le flacon

«Voyons voir si vos âmes sont bien accrochées!»

C'est alors qu'une épaisse fumée rappelant la brume qui sévissait autrefois sur Héra, se déverse autour de vous, rampant sournoisement jusqu'à s'enrouler autour de vous, grimpant encore et encore jusqu'à vous étouffer l'espace d'une seconde... et c'est le trou noir!

Lorsque vous reprenez vos esprits, le génome a disparu, mais si vous regardez à côté de vous, au lieu de votre partenaire, vous apercevez... vous-même? Baissez les yeux, ce corps n'est pas le vôtre! Quelle magie est-ce là?

Shellie se retrouve dans le corps de Gradivus
Gradivus se retrouve dans le corps de Shellie

=======================

[justify]Poisson d'Avril! Vos corps ont été échangés! Pas de panique, juste une petite expérience éphémère! Une bonne nuit de repos et vos âmes réintégreront vos corps! Sauf si vous avez envie de faire durer le plaisir!

Amusez-vous bien!



Cristal dessiné par la plus belle des étoiles: sa galerie, Nouveau kit by Nephilim Coeur2 !
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Dim 3 Avr - 16:47

GradivusVisiblement, Jerry ne s'attendait pas à ce qui venait d'arriver avec la chose de métal. "S'occuper" de ces choses n'impliquait visiblement pas le modèle d'exposition. Shell-E, égale à elle-même, n'avait pas réagi de façon évidente, même s'il y avait fort à parier que vu son commentaire avant que Gradivus ne passe à l'action, elle était ravie de ce qui venait de se passer. Si tuer cette chose avait mis fin à ses souffrances, ça faisait un bruit ambiant de moins à entendre pour elle. Ou un truc du genre.

Après avoir commenté comme quoi il lui faudrait nettoyer tout ce fatras, Jerry rappela à nos héroïnes du jour que ses hommes pourraient les aider si jamais elles affrontaient à nouveau une de ces choses ; quelle aide ils pourraient fournir excepté une distraction, on ne pouvait savoir... Enfin, s'il tenait tant que ça à aider les filles...
Le temps de repartir dans les ruines de la ville et une autre de ces monstruosités montrait le bout de son nez. Celui-ci était actif et en service, cela dit ; mais contrairement à ce que pensait Gradivus, il n'attaqua pas de suite après l'avoir vue, se contentant à la place de poliment lui demander de s'éloigner de la zone "en cours de pacification". Cent gils que ça voulait dire qu'un carnage était en train d'avoir lieu. Gradivus allait opter pour lui soustraire aussi la tête des épaules quand quelque chose arriva... Enfin, plutôt quelqu'un.

Arrivé de nulle part dans un flash lumineux, un type encapuchonné brandissant une fiole annonca qu'il voulait vérifier la "compatibilité" ou un truc du genre des âmes de Gradivus et Shellie. Avant que la moine ne puisse lui dire que leur orientation était légèrement incompatible pour envisager un truc du genre, un brouillard à couper au couteau apparut, englobant les deux damoiselles. Même pas le temps de réagir. Bon, c'était sûrement le pote du mog de la dernière fois, ce qui signifiait qu'il y avait encore des billevesées au menu pour un moment. En quoi allait être changée Gradivus cette fois ?



- Oh, non... D'abord un ronso, puis...


Stop. Temps mort. Coupez. Depuis quand Gradivus avait une voix à mi-chemin entre un hippie perché et un vieux sage des montagnes ? Il n'y avait qu'une personne à sa connaissance qui parlait de la sorte, et elle était juste à côté. Normalement...

Le brouillard retombé, Gradivus eut confirmation de ses craintes : le monde autour d'elle baignait dans une lavasse colorée psychédélique digne d'un trip à l'acide ou d'un kaléidoscope, le tout avec un bruit ambiant assez indéfinissable et énervant. Encore une fois, qui voyait le monde en termes de couleurs et de voix étranges ?

Shellie.

Ce petit saloupiaud à capuchon avait, on ne sait comment, interverti les corps et les personnalités de Gradivus et Shellie. Ce qui signifie qu'en ce moment, il y avait quelqu'un qui devait voir le monde de façon très monotone et se sentir horriblement chargée par des dizaines de kilos de métal. Houla...



- Bon... Shell-E, tu ne mords et tu ne griffes RIEN tant que... Oh, c'est pas mal ça.


S'il y avait des avantages à être coincée dans le corps de Shellie, Gradivus en avait trouvé un aussitôt. Cela ne se remarquait pas vraiment avec son style vestimentaire habituel, mais Gradivus était, même si on enlevait tout le métal, plate comme une limande en haut comme en bas. Bien sûr, personne à Bevelle ou ailleurs n'avait relevé ce fait de peur de se retrouver jeté du haut du palais de Saint Bevelle, mais mainteant... Une autre perspective s'ouvrait à Gradivus maintenant qu'elle était dans un corps un peu mieux doté par la nature et surtout juste habilée d'une robe et rien d'autre.

Deux perspectives un peu sous les épaules, exactement.
Perspectives qu'elle s'empressa de tapoter du bout du doigt.

Une fois.

Deux fois.

Cinq fois.

Ving fois...



- Alors c'est ça que ça fait d'en avoir des normaux...


Gradivus avait vu son voeu s'exaucer sans trouver les 8 cristaux.
Flash info : le pitbull d'Asran avait des nichons maintenant. Forum terminé. 100% de complétion. A winner is you.
Problème résolu, on rentre à Bevelle.

Une fois les Shell-B réduits à néants et les cristaux ramenés à Asran.
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Lun 4 Avr - 2:24

Shellie  À nouveau sur alerte quand le garçon était apparut face au groupe, même le robot eut besoin d'un moment pour s'ajuster à cette apparition. Quand l'écran face à son visage était repassé au rouge et qu'il jugea bon de tenter de lui mettre la main au collet, le mal était déjà fait et il disparut aussitôt dans le nuage de fumée qu'il dégagea de la fiole qu'il tenait dans la main. Il regarda autour quand il se rendit compte qu'il avait les mains vides et qu'il n'y avait personne à l'horizon, laissant aux deux dames le temps d'apprécier les dégâts. Apprécier était un grand mot, car Shellie ne perdit pas de temps pour plaquer ses mains à ses oreilles en guise de réflexe, geste qui lui valut d'avoir ces mêmes oreilles lui siffler pendant un moment avec les épais gantelets qui couvraient ses mimines. Tout semblait si vide, délavé et silencieux, que se passait-il? Sur le coup, elle avait de quoi se sentir seule au monde.

-Gradivus? Où est-elle, où est tout le monde!? Que se passe-t-il? Elle n'entend plus rien du tout!

Plus rien, peut-être pas. Une fois la panique passée, elle commençait à percevoir ses entourages à nouveau, le minimum nécessaire pour se mouvoir dans son environnement, du moins c'était ce avec quoi elle allait devoir travailler. Ses mouvements, ses pas lui étaient si lourds, elle se sentait perdre l'équilibre à tout moment et le simple fait de se tenir debout se faisait éreintant et... Bon sang ce qu'il faisait chaud sous cette armure! Elle gratta furieusement sa poitrine et ses bras dans l'espoir de se défaire de ces entraves de métal, mais n'arrivait à rien d'autre qu'à faire grincer l'acier contre l'acier. Elle se retourna pour chercher Gradivus du regard, son seul sens qui semblait encore fonctionner un tant soit peu. De ce nouveau monde vu d'en haut, elle pouvait voir ces bois familiers pointer dans sa direction, oui car l'attention de celle qui occupait son corps était plutôt posé sur ses propres attributs mammaires, attributs qu'elle explorait du toucher avec tout le sens de l'émerveillement et de la découverte qu'un enfant qui venait de trouver un trésor inestimable.

Shellie pouvait arrêter d'hyperventiler peu à peu alors que la situation commençait à faire un peu plus de sens dans sa tête. Elle se retrouvait face à elle-même, et à en juger par cette chevelure bleue qui lui tombait sur les yeux, elle occupait un corps différent, et cette personne occupait maintenant le sien. Elle se regardait ses mains gantées avec de grands yeux ébahis. Était-ce cela l'expérience du monde que vivaient les êtres humains? Beaucoup de choses s'expliquaient du coup. Peu étonnant qu'ils pouvaient être si craintifs envers un monde qu'ils pouvaient à peine discerner, et surtout méfiants les uns envers les autres. Shellie se sentait soudainement coupée du monde, seule coincée dans sa tête, pas beaucoup plus différente que si elle était en cage. Elle ne pouvait rien entendre de ce que Gradivus pensait, souhaitait, ni comment elle pouvait se sentir ou sa réaction face à cette situation. La pauvre devait être tout aussi terrorisée, voire traumatisée.

-Ces vêtements, ils sont si lourds... Comment fait-elle pour porter tout cela? Elle ne peut plus courir ou sauter ou...

Avant de terminer sa phrase, une énorme main métallique se posa sur son épaule et causa la nouvelle Gradivus à réagir. Tout son corps se raidit et se retourna pour mettre un coup de poing de toutes ses forces à travers l'écran holographique, puis à ce qui servait de visage à l'abomination de métal qui devait en avoir soupé de ces simagrées. Le corps tout entier de l'automate se pencha vers l'arrière sous l'impact, et quand il tendit un bras pour tenter à nouveau de la saisir, Shellie répondit en le devançant pour le lancer dans le mur de gravats le plus proche avec lequel il s'effondra. Aussi lente et maladroite était-elle maintenant, sa force n'était allée nulle part elle par contre. Changement de corps ou pas, ils avaient toujours une tâche à faire, et le seul souvenir de l'atroce souffrance dans laquelle cette misérable bête devait se trouver suffisait comme motivation de mettre fin à ses jours.

-Elle va le libérer, de gré ou de force.
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Dim 17 Avr - 17:32

Gradivus- Héhéhéhéhéhéhéhéhéhéhéhéhé...


Eh ben, comme dit précédemment, on irait pas loin vu la situation. Le monde pouvait bien crever maintenant...

Jusqu'à ce que Shellie se souvienne brutalement que le frère de la machine que Gradivus avait décapité chez Jerry était encore là et ne décide de le libérer aussi de ses souffrances... En lui mettant une grosse patate des familles dans la gueule, ou en l'envoyant voler, Gradivus n'était pas sûre. Ce tintamarre l'obligea à sortir de sa contemplation mammaire et à se décider à aider Shell-E... Avant de réaliser un petit souci.



*- Si je pouvais utiliser mon épée, ça ne serait pas un problème, mais...*


Tant pis, il faudrait faire avec les moyens du bord, à savoir les griffes et les dents de la cornue. Le temps que la créature comprenne ce qui lui était arrivé, la makonoïde qui n'en était plus vraiment une lui tomba dessus. Sans savoir vraiment quoi faire. Gradivus fit ce qui lui semblait le plus simple : griffer et mordre tout ce qui semblait plus ou moins important et assez tendre pour ne pas se casser un ongle ou une dent dessus. Autant dire pas grand-chose. Et le SHELL-B n'était pas en reste, car si la moine réussit par hasard à trancher quelques câbles exposés et faire une rayure sur l'écran qui lui servait de visage, le cyborg répliqua d'un coup de poing au torse. Gradivus dans son corps normal aurait à peine flanché grâce à son armure, Shellie-Gradivus apprit à voler dans une pile de gravats. Bon, chose à apprendre dans ce corps ; esquiver. Faire le tank comme d'habitude était inutile sans 30 kilos d'acier pour encaisser à sa place. Mais pour le reste... Shellie semblait assez perturbée avec la perte de ses sens augmentés, tout comme Gradivus avait du mal à s'habituer à voir le monde comme une peinture de Kandinsky. Et à entendre tout ce que pensait cette créature, à savoir un charabia incompréhensible oscillant entre toute les émotions possibles. Les choses n'étaient pas bien parties...

Mais tout était clair désormais. Cette inversion de corps avait bien plus de conséquences qu'en pouvait penser avec une créature spéciale comme Shellie. Tous ces sens suraiguisés et ces informations qui arrivaient en même temps semblaient déjà durs à assimiler pour elle, mais pour un humain normal comme Gradivus, c'était pire maintenant qu'elle était au calme après son vol plané. Pour continuer sans craquer sous la pression, il faudrait ni plus ni moins devenir Shellie. Ou du moins, comprendre sa façon de penser en allant plus loin que "Shellie est spéciale". A commencer par son baratin habituel sur les émotions... Le SHELL-B était idéal pour ça. Le charabia qu'il déblatérait était facilement compréhensible si on prenait le temps d'écouter, chose que Gradivus n'avait pas fait. Même si toutes les émotions allaient et venaient dans sa tête, une ressortait particulièrement. La souffrance.
La souffrance d'être prisonnier d'un corps à la fois mécanique et organique sans s'être préoccupé si les deux pouvaient s'associer sans provoquer un rejet quelconque. Pauvre bête... Une seule chose à faire.



- Mei. Mon épée.
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   Mar 3 Mai - 9:11

Shellie  Sa main gantée vibrait toujours sous le coup de son dernier impact avec l'automate. Quelle sensation désagréable était-ce. Comment pouvait-on porter quelque chose d'aussi encombrant et lourd. Elle grimaça et recula en tentant de se masser la main, oh, c'est vrai, quelle sotte, elle ne pouvait pas faire cela. Elle savait même plus ce qu'elle était capable de faire ou non, elle était perdue dans un corps étrangers et coupée de ses sens. Face à elle se trouvait un ennemi imposant, et le seul souvenir de sa voir aussi torturée que puissante suffisait à lui arracher des frissons d'horreur. Elle ne voyait plus ses intentions, les vecteurs de sa haine dirigés sur elle. Elle qui était normalement une combattante agile et sans peur qui se faufile entre les coups de ses ennemis sans la moindre hésitation, elle se trouvait à présent paralysée et incapable de faire autre chose que se protéger des coups en portant ses bras devant elle. Chaque coup porté par le colosse métallique résonnait dans cette armure.

La crainte prenait le contrôle de ses gestes, et elle n'arriverait à rien sur la défensive comme cela. Encore quand elle vit son propre corps se jeter sur l'automate, ses instincts lui disait d'utiliser cette opportunité, mais son corps se figea sur place malgré tout. Elle tendit sa main quand elle vit son propre corps voler après voir reçu un coup fulgurant qui l'envoya valser. L'automate se retourna en direction de la seconde menace directe. Approchant rapidement à pas lourds le robot se leva ses deux mains pour tenter de les poser sur la Shelliedivus. En geste de réflexe, elle répondit en faisant de même et opposant un concours de force entre eux deux. Ils semblaient à armes égales tous les deux, du moins jusqu'à ce qu'un bruit de cliquetis était provenu de ses poignets. Des canons en étaient sortis et, s'ils n'étaient pas directement pointés sur elle, c'était amplement suffisant comme des grenades au lacrymogène en étaient sorties pour éclater juste derrière elle. Le nuage d'épaisse fumée âcre ne tarda pas à lui brûler la gorge, la forçant à tousser. Fléchissant une fraction de seconde, c'était suffisant pour laisser à son adversaire l'opportunité de la déséquilibrer, puis de l'envoyer valdinguer à son tour d'un grand coup du bouclier rattaché à son bras.


-Hein... Ta quoi?

Encore légèrement sonnée, ses oreilles lui sifflaient encore un peu quand le son de sa propre voix lui était parvenue. Elle eut besoin d'un moment pour que le déclic se fasse dans sa tête. Cette grande masse de métal qu'elle se servait pour se battre, elle savait s'en servir et pas elle. Si elle la voulait, elle n'avait qu'à venir la prendre, car quand Shellie tenta de tirer sur l'arme affixée à son dos, celle-ci refusait de suivre peu importe ses efforts. Technologie, quand tu nous tiens...

-Elle n'arrive pas à l'entendre clairement... Elle va faire de son mieux pour le retenir. Gradivus va devoir porter le coup final.
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MessageSujet: Re: Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond   

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Quand on va trop haut, il n'y a plus de plafond
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