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A life so cold...

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Tenshi Hattori

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MessageSujet: A life so cold... Jeu 1 Nov - 18:59

Normalement, Tenshi aime le froid. Le froid est un souvenir, un moyen de toujours se rappeler de qui il traque et pourquoi. Bien sur, il 'est pas pour autant suicidaire et il ne peut d'ailleurs pas s'empêcher de se souvenir de ce qu'il s'est passé la dernière fois qu'il a affronté un froid glacial sans préparation. Si Camilla-san n'avait pas été là... Mais pour le moment, ce n'est pas ça qui lui vrille la tête. Non, le froid qui le ronge est différent. Très différent. Alors que la main gauche chaude d'Elepir tient sa main droite beaucoup plus froide, il ne peut que garder les yeux baissés, parvenant sans savoir comment à garder sa respiration normale. Depuis dix minutes qu'ils ont repris la route, il est au moins arrivé à se calmer suffisamment pour respirer. Mais pas assez pour éviter de trembler... La tâche de sang dans la neige est à plus de cinq cent mètres derrière eux, mais pour lui, elle pourrait tout aussi bien se trouver directement derrière. Bien sur, ce que le jeune home lui a dit ainsi que l'étreinte qu'il lui a donnée a vaguement aidé, mais...

****Je croyais... que j'avais dépassé ça...****

Deux ans... Deux ans d'entraînement, d'apprentissage et de connexion. Deux années sans jamais penser à cet homme. Deux années sans jamais voir une seule goûte de sang, que ce soit le sien ou celui de quelqu'un d'autre. Bien sur, il se doutait quelque chose n'allait pas. Après tout, rien que toucher un kunai le rend malade. Mais en dehors de ça, il ne pensait pas que... que ce type continuait à le hanter ! Pourquoi est ce que des années plus tard, il est encore tourmenté par un homme qu'il a détesté et craint plus que tout ?! Le souvenir de ce qui vient de se passer lui revient et il tremble encore plus : ça aurait été si facile... C'est ça le plus terrifiant dans l'histoire : la facilité avec laquelle il aurait pu tuer cet homme. Il se rappelle encore l'horreur dans les yeux des autres orphelins ce jour là. même alors que le sang avait disparu de son visage et ses mains, ses vêtements en étaient encore maculés. L'odeur horrible, le pur choc... Mais aussi la pitié dans les yeux de la gouvernante... Un souvenir qu'il déteste plus que tout, mais contre lequel il n'a aucune défense. Et le pire dans l'histoire, c'est qu'il ne peut s'en prendre qu'à lui-même. S'il était resté au village... Il chasse immédiatement cette pensé : NON ! Le village était encore pire ! Y rester était un véritable supplice par moments : Entre Ranzou, Ce type aux cheveux blancs, et la sécurité totalement absente... sans compter l'absence de Youfie-sensei, la seule personne avec qui il se sentait vraiment en sécurité. Il serait devenu fou là-bas !

****Je dois vite... retrouver Shiva. Faut que j'en finisse avant que...****

Cette pensé est probablement la seule à peu près logique à laquelle il parvient à se raccrocher dans son état. Tout son être est totalement terrifié pour le coup et désire plus que tout retrouver un abri. N'importe quoi ferait l'affaire, que ce soit la personnalité de sa sensei ou la présence rassurante de Camilla-san. En temps normal, Tenshi n'aurait pas peur des ténèbres, bien au contraire : elles sont des alliées naturelles des ninjas après tout. Mais dans son état, il ne peut voir que la lumière décliner beaucoup trop vite à son goût, même s'il peut également voir le comptoir d'O'Aka, une quarantaine de mètres plus loin.

"Je... J-je s-suis d-désolé... Je... Je p-pensais p-pas... que ça f-f-finirait comme ç-ça."

A trembler comme il le fait, l'élocution est encore plus difficile que la normale, sans compter sa peur. Même alors que le sang n'est plus à portée de vue, il a l'impression que son corps tout entier en est couvert. Ce qui n'est pourtant que de la neige ramenée par le léger blizzard fondant au contact de son corps ressemble horriblement à du sang pour lui, son imagination brûlant littéralement. Intérieurement, il comprend pourquoi : quand il a quitté Wutai, il pensait n'avoir à combattre que des monstres. Après tout, les humains sont beaucoup moins attentifs que les créatures et peuvent être évités. Mais maintenant... Il se rend compte trop tard qu'il était stupide. Oublier ainsi l'une des premières leçons qu'on lui a données. La plus douloureuse de toutes d'ailleurs : les humains peuvent être pires que les monstres. Ranzou le lui a enseigné involontairement. Sa sensei lui a confirmé ensuite pour lui apprendre la prudence... Et ses voyages lui ont montré à quel point les humains étaient stupide par moments. Car après la fusion, au lieu de se réjouir des mystères qui les attendaient, de tout ce qu'il y avait à apprendre et découvrir... la première chose qui a passée par la tête de beaucoup d'entre eux a été la violence ! Ou dans le meilleur des cas, la méfiance ! Sa main droite se contracte autour de celle d'Elepir, sans pour autant être assez forte pour faire mal. C'est d'ailleurs pas vraiment le but. Non, Ten a juste besoin de sentir autre chose que ce froid. Que cette peur et ce dégoût. Et a chaleur qui émane du jeune homme en est une. Il veut juste... essayer de se calmer. Essayer d'oublier ce qu'il est. Mais la personne qui s'en chargeait avant n'est pas là. Un océan entier les sépare.

****Sensei...****

Pire encore : la nuit approche de plus en plus et avec elle, le vent souffle encore plus fort. Bientôt, ce sera un véritable blizzard ce qui va retarder ses recherches et donc, le moment où il pourra retrouver la jeune femme. Au moment où il a le plus besoin d'elle, la seule personne à pouvoir la lui donner n'est pas là... Et le pire, c'est que c'est sa faute à lui, pas à elle ! Donc oui, finalement, tout ce qu'il peut faire, c'est agripper cette main qui continue à le guider vers le comptoir qui est de plus en plus proche. Il sent toujours ces impressions... toujours ces émotions de plus en plus sombres, mais tout ce qu'il peut faire, c'est continuer à respirer aussi calmement que possible et essayer de se focaliser sur une seule chose : tout ce qu'il y a à connaître. Malheureusement, même ça, ça lui est impossible pour le moment, si bien qu'il garde la tête baissée, recommençant à fixer la neige scintillante sous le soleil couchant. Un soleil qui commence à disparaître derrière de gros nuages noirs.

"Je v-veux pas... F-finir comme ce monstre... P-pas comme ça..."

Il ne se rend même pas compte qu'il vient de penser à voix haute. Sa plus grande peur vient juste de réapparaître et cette fois, il n'y a ni Youfie-sensei, dure, sévère, mais juste et toujours souriante, ni Camilla-san, si douce, patiente et gentille pour l'aider à l'affronter. Finir comme Ranzou... se perdre dans cette violence et devenir un monstre sans âme. Sa définition personnelle de l'enfer...
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Elepir Virela

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MessageSujet: Re: A life so cold... Ven 2 Nov - 17:01

Je marchais aussi vite que le permettaient les jambes de l’enfant dont je tenais la main. Il nous fallait trouver un abri, et vite. Le temps était mauvais, bien que je bouillonne intérieurement. Les images repassaient dans ma tête et je m’imaginais encore et encore agir. Cependant, le constat était là : Je n’avais rien fais. Ce type nous menaçait avec un couteau et j’étais resté immobile alors que Tenshi avait bougé, lui. En cela, je m’en voulais. Que les choses se soient bien passées n’est pas le plus important actuellement. Je n’arrive pas à relativiser. Je suis aveuglé par cette rage sourde qui gronde en moi. Je suis un volcan qui menace d’entrer en éruption. Mais contre qui ? Qui, si ce n’est ma propre impuissance ?

 

Les crocs du vent se brisent sur mes vêtements de feu. Rien ne me sort de cet état de violence. Je serre les dents, plus par hargne que par l’effet de la température. Je visualise à peine notre destination que ces pensées s’envolent sous le poids de ma culpabilité. Le jeune ninja mérite mon attention, mais je peine à détourner les yeux dans sa direction. Je me concentre sur la route. La route, et rien d’autres que les fantômes qui me hantent en dansant dans ce balai de givre et de rage.

 

Le comptoir se présente à l’horizon dans ce décor hivernal. Nous y sommes presque. La lumière luit tel un phare dans la nuit tombée aussi vite que l’obscurité s’est emparée de nos cœurs. Je sens un frisson remonter le long de ma main. Je me tourne vers le gosse cette fois. C’est lui qui frissonne.
 

« Tu as froid ? » - ou peut-être a-t-il simplement peur après ce qu’il vient de faire, cretin ! Et il peut bien avoir froid aussi, idiot !

 

Je m’en veux. Je m’en veux. Je m’en veux !
 

« Courage, on est bientôt arrivé. »

 

Mais il livre alors de sa voix terrifiée ce qui alourdit son âme. Je ne sais que faire. J’aurai bien envie de le prendre dans mes bras, de lui poser ma main sur sa tête ou de lui dire que ça va aller, mais j’accélère plutôt l’allure. Rester dans le froid n’est pas dans notre intérêt. Dépêchons-nous de rentrer.

 

Un nouveau murmure me parvient et cette fois, je me retourne vers le petit. Un instant, mon regard trahit ma pensée, mais bien vite, il s’assagit. Je me baisse à nouveau, posant un genou dans la neige et m’approchant de son oreille pour que ma voix lui parvienne plus fort que les hurlements du blizzard en peine.
 

« Nous sommes arrivés. A l’intérieur, suit-moi sagement. Je prendrai une chambre avec deux lits. Tu monteras vite prendre un bain chaud et enlever tes affaires mouillées, d’accord ? Il ne faut pas que tu tombes malade. »
 

Je me redressai puis ouvris la porte. Pénétrant dans l’enceinte aussi vite que possible, je saisis rapidement la porte pour la refermer. Elle me sembla lourde tant le vent la repoussait dans mon sens, mais je parvins à la fermer en y administrant un bon coup d’épaule. Le froid éjecté, je sentis de suite la neige fondre sur mes vêtements de tissus. La chaleur du lieu contrastait pas mal avec l’extérieur. Ce n’était pas un sauna, très loin de là, mais le feu de cheminée présent dans la pièce suffisait à combattre le blizzard qui cognait contre les carreaux, guettant la moindre faille pour s’engouffrer dans le refuge.

 

Les murs aux couleurs de jades et de saphir contenaient habilement la chaleur qui changeait la neige en eau, nous trempant de la tête au pied. Sacrée douche froide après l’épreuve que nous venions de traverser! Un regard me suffit pour voir que le dortoir serait une grande salle commune. Arf ! Aurevoir l’intimité ! Il serait dur de dire au gamin de se changer dans ces conditions. Par chance, mes yeux trouvèrent très vite une sorte de cabine de douche. L’eau devait être chauffée au feu de bois… Je présume ? Quoiqu’il en soit, je la pointais des doigts en regardant Tenshi.
 

« File te passer sous l’eau chaude et change-toi, compris ? Je vais voir avec le gérant pour payer la nuit. »
 

Bon, toujours saisi par l’adrénaline, je finis par me pointer devant ce personnage qu’était O’aka et le salua. Et là, gros blanc. Je réalise que je voyage avec un enfant que j’ai trouvé dans la nature et je ne sais absolument pas quoi dire. Devrais-je tout balancer au gérant en espérant qu’il joigne par un quelconque miracle les services sociaux de Spira ? Est-ce qu’ils existent au moins ? Je suis perturbé, incapable de penser rationnellement. Je cumule ce stress et je finis par tout lâcher à ce bon monsieur. Je lui dis que je dois livrer le temple en gemmes, que j’ai croisé ce petit garçon et qu’il faudrait l’aider.

 

Heureusement, le propriétaire est compréhensif. Il comprend ma situation. Néanmoins, la comprendre ne veut pas dire la régler. Il n’a pas vraiment de solution et c’est compréhensible. Le blizzard nous piège ici pour l’heure et il me conseille simplement d’en apprendre plus sur l’enfant. De comprendre les raisons de sa fugue et d’essayer de le raisonner pour le reconduire chez les siens. Sa proposition me semble logique. Il me propose de rester pour la nuit, mais j’insiste pour payer un petit peu. Il va nous nourrir et nous loger, aussi ne puis-je me résoudre à accepter son hospitalité si aisément. Question de principe.

 

Je reviens dans la salle commune avec un équivalent de ce qui serait du café sur Gaia et une boisson chaude semblable à du lait pour le jeune garçon. Je me pose sur un lit et attend qu’il sorte de sa douche. Une fois qu’il aura finis, je prendrai sa place et le laisserai boire. Enfin, je l’écouterai. Nous avons le temps. Que ce soit un jour ou une semaine, nous ne savons pas combien de temps cette tempête durera.
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Tenshi Hattori

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MessageSujet: Re: A life so cold... Dim 4 Nov - 21:00

Même en dépit de la grande douceur avec laquelle le jeune homme lui parle, Tenshi peut aisément sentir la colère qui émane de sa voix. Une colère sourde, grondante et quasiment infinie. Mais le pire, c'est qu'il sait d'où vient cette colère et il sait aussi qu'elle n'est pas tournée vers lui... ce qui ne l'empêche pas de la redouter légèrement. Il sait que ce qu'il a fait était mal, en tous cas, à l'extérieur de son village. Et même un peu à l'intérieur d'ailleurs, car des enfants aussi jeunes ne sont normalement pas censés être dehors, si loin de leur formateur et menacer des adultes de mort. Ou quiconque de mort d'ailleurs. Mais Tenshi n'est pas sourd... Et même à Wutai, il n'était pas rare d'entendre des gens faire divers commentaires sur lui. Commentaires qu'il a appris à détester d'ailleurs. Mais quand l'homme lui demande avec une inquiétude réelle s'il a froid avant de lui dire qu'ils sont presque arrivés, il ne peut que lui sourire timidement. Oui, il a froid... mais habituellement, ce genre de froid est parfait pour lui. Mais aujourd'hui...

"F-fait t-t-toujours plus f-froid quand... Y'a p-p-plus le s-soleil..."

Tu parles d'une réponse... Mais au moins, c'est dit. Oui, il a froid, mais ce n'est pas ça qui lui trotte le plus dans la tête. Non, ce qui lui trotte le plus dans la tête actuellement sont les ombres qui commencent à se détacher des arbres au dessus d'eux. Maintenant que la nuit tombe, n'importe laquelle de ses ombres pourrait être un traqueur. Ou pire, ce cinglé en blanc. Ranzou est mort... il est mort... il est mort. Il ne peut plus rien lui faire maintenant ! Alors pourquoi est ce qu'il redoute subitement de le voir sortir du rideau d'arbre, ce rictus glacial sur les lèvres et ses deux Tachis combinés dans la main ? Dans son état actuel, il se moque complètement des traqueurs. De fait, les voir serait même une consolation parce que actuellement, tout en lui désirerait se lancer dans les bras de sa sensei, quitte à prendre une de ses tapes sur le crâne et y rester jusqu'à ce que ses tremblements cessent. Mais il n'y a rien. Aucun traqueur, aucune ombre malsaine en dehors de quelques monstres qui sont trop loin pour les voir. Aucune présence, dangereuse ou non, ni familière, en dehors du jeune homme qui continue à le guider. La voix de ce dernier arrive d'ailleurs à ses oreilles et Ten se rend compte qu'ils sont juste devant l'entré du comptoir. Le jeune homme lui parle doucement, lui expliquant ce qui va se produire ensuite. Ordinairement, partager sa chambre avec un quasi-inconnu, surtout plus âgé que lui, l'aurait énormément troublé et il aurait tout fait pour y couper. Mais là... La froide morsure du vent et surtout, de ses souvenirs est si insupportable qu'il ne peut qu'acquiescer timidement. L'idée de prendre un bain chaud... juste pour se débarrasser de cette impression d'être couvert de sang a aussi quelque chose de fascinant, si bien qu'il n'a aucune objection, se contentant d'agripper la main d'Elepir un peu plus fort. La porte est ensuite ouverte... Et toute la neige accumulée dans ses cheveux et sur ses vêtements fond instantanément, lui arrachant un violent frisson. Il fait... chaud là-dedans. Beaucoup plus que dehors en tous cas. Et de ce qu'il voit autour de lui, même dans son état, une "chambre à deux lits" risque d'être difficile à obtenir, vu que ce qu'il voit ressemble beaucoup plus au dortoir auquel il était habitué à Wutai.

****Ça me manquait pas...****

C'est la seule pensé qui arrive à traverser son esprit encore embrumé. Dormir en groupe... A l'orphelinat, c'était une contrainte qui, pour la plupart des enfants, était rassurante. Malheureusement, lui-même a du attendre longtemps pour que cette contrainte puisse avoir l'air rassurante. Quelle ironie que ce soit son quasi-kidnapping par ce malade aux cheveux blancs qui ait poussé les autres orphelins à lui permettre de les rejoindre. Non pas qu'il l'ait fait d'ailleurs... après trois ans passés à le laisser seul, il était beaucoup trop tard. Mais dormir en présence d'enfants et en présence d'adultes est radicalement différent... Surtout après ce qu'il vient de vivre ! Un léger contact le réveille et il relève les yeux vers Elepir, lequel lui montre une petite salle du doigt en lui ordonnant d'aller passer sous l'eau chaude et se changer pendant qu'il s'arrange avec le gérant, chose qui le rassure légèrement : Y'a au moins un peu d'intimité pour faire ça...

"H-hai..."

A peine ce mot en Wutaien prononcé, il se dirige vers la pièce, refermant ensuite la porte derrière lui avant de fixer la "baignoire" qui ressemble à s'y méprendre à un chaudron géant... ou dans ce cas là, une baignoire traditionnelle wutaienne. Cette vision le trouble énormément tandis qu'il retire presque mécaniquement son sac, puis de ses bottes et ses chaussettes. Détachant ensuite ses cheveux, il finit de se déshabiller avant de finalement reprendre son épée à la main, non pas pour menacer quiconque rentrerait, mais juste... essayer de se rassurer. Une fois prêt, il grimpe dans la baignoire avant s'y plonger totalement, pendant un bref instant, ressortant ensuite seulement la tête. Ses cheveux restent collés à son visage et à son dos, mais il n'y fait pas attention, se contentant de garder les yeux clos tout en laissant son bras gauche pendre hors de la baignoire alors que sa main droite serre presque convulsivement le fourreau de son arme. Inspirer. Expirer. Inspirer. Expirer. Ne rien faire, ne rien dire. Juste rester calme, laisser son coeur reprendre un rythme normal. Ne SURTOUT pas penser à ces hommes. Que ce soit celui qu'il a tué deux ans plus tôt ou celui qu'il a failli tuer vingt minutes plus tôt. L'impression d'être couvert de sang disparaît lentement et il inspire à nouveau, laissant l'eau chaude le calmer. C'était... Horrible. Vraiment. Alors que les dernières traces de peur disparaissent lentement, il ne peut que garder la tête baissée, n'osant toujours pas ouvrir les yeux. L'eau chaude aide, réchauffant son corps glacé et détruisant des crampes qu'il n'avait même pas senties avant qu'elle soient parties. Mais il sent toujours cette pointe de peur et de doute. Cela faisait... longtemps. Très longtemps qu'il n'avait plus eue de crise dans ce genre. Sa sensei l'avait maintenu beaucoup trop occupé pour qu'il ait le temps d'y penser et Camilla avait réussi à maintenir les cauchemars au loin en le persuadant de lui en parler. Mais pour le coup, il ne peut pas s'empêcher de grimacer légèrement. Il savait que Ranzou avait laissées des traces. Mais de là à être mis en pièces par la vision du sang...

****Je suis toujours aussi faible...****

Un violent frisson l'envahit à cette idée. Il pensait avoir progressé, mais apparemment, c'était pas le cas. Sa main droite se contracte encore plus sur le fourreau de son arme, presque à lui faire mal, mais au final, il se contente de grimacer à nouveau, puis de soupirer en rouvrant les yeux avant d'écarter les mèches blondes qui gênent sa vision. La pièce n'a rien de particulier. Juste petite, avec une simple plate-forme ouverte au centre et sous laquelle brûle en permanence un feu pour réchauffer l'eau de l'espèce de baignoire. On dirait vraiment une des vieilles salles de bain traditionnelles de son pays et pour le coup, il ne peut pas s'empêcher d'avoir un léger pincement au coeur. Il y a des jours où Wutai lui manque. Beaucoup Mais il sait qu'il ne peut pas y retourner. Pas maintenant... trop dangereux... aussi bien pour lui-même que pour tout le monde là-bas. Tant que ce type en blanc sera dans la nature, c'est hors de question d'y retourner. D'ailleurs, l ne peut pas s'empêcher de grimacer en se rendant compte qu'Elepir est peut être lui aussi en danger rien qu'à rester près de lui. Mais pour le moment... Enfin, peu importe dans l'immédiat : il se contente de ressortir du bain après dix minutes, ignorant le sol tiède sous ses pieds nus avant d'aller ouvrir son sac pour prendre de quoi se sécher. Puis une fois sec, il prend quelques vêtements de rechange... Dont un simple Yukata noir et des Zoris. Pas la peine de refaire sa queue de cheval et son foulard est encore trempé. Le temps que le kimono d'hiver sèche, ce sera parfait. Se rhabiller prend peu de temps, et une fois le vêtement maintenu fermé par un obi rouge, pour changer un peu, il remet sa précieuse épée à sa place habituelle avant de reprendre son sac et de ressortir de la pièce. L'homme au comptoir le regarde d'une manière qui le trouble légèrement et il se dépêche de détourner le regard avant de se diriger vers la salle commune, juste à temps pour voir Elepir assis près d'un lit, deux tasses posées devant lui. Une qui dégage une odeur peu familière, mais qu'il peut reconnaître comme du Café et une autre toute aussi fumante qui dégage une odeur rappelant du lait. Cela le fait timidement sourire, mais il parvient à murmurer doucement :

"Oh... M-merci b-beaucoup..."

Il s'approche lentement, sentant une forte pointe d'hésitation : Il sait que le jeune homme va obligatoirement lui demander des explications. Non seulement sur les raisons pour lesquelles il est si loin de chez lui mais aussi et surtout sur son comportement. Le problème... C'est qu'il ne veut vraiment pas en parler. Mais il peut facilement entendre le blizzard à l'extérieur et il se doute qu'ils vont être là un moment... Si bien qu'il se contente de poser son sac près du lit le plus proche, puis de quitter ses zoris pour aller s’asseoir sur le lit en question, ramenant ensuite ses jambes contre sa poitrine. C'est... bizarre... il se croyait tellement plus fort que ça. Et au lieu de ça, il se rend compte qu'il est en fait plus faible que jamais. Sa prise sur ses jambes se resserre un peu plus à cette idée, mais il se contente de fermer les yeux un bref instant, avant de les rouvrir pour regarder l'homme avant de murmurer :

"Vous êtes... t-trempé vous aussi... V-vous voulez p-pas aller vous r-réchauffer aussi ?"
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Elepir Virela

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MessageSujet: Re: A life so cold... Mar 6 Nov - 12:02

Nous étions enfin au chaud.

Laissant la pression accumulée retomber, je m’effondrai sur le matelas, fesses en avant, basculant contre les barres de maintien du lit superposé. Je sentais la fatigue m’envahir, bien que je ne puisse ignorer la sensation désagréable de l’eau passant à travers mes vêtements. Cette sensation de tissu mouillé m’oppressait, aussi avais-je hâte que le jeune Tenshi ai fini. Je me demandais d’ailleurs s’il n’avait pas besoin d’aide, mais je me repris bien vite en me disant que je n’étais pas son père.

 

Son père d’ailleurs… S’inquiétait-il de le savoir si loin ? Pourquoi avait-il quitté Utai ? Je ne comprenais pas. Le fait qu’un gamin fugue découlait parfois de bien sombres facteurs. Avais-je vraiment envie de les connaitre ? De me confronter ainsi à sa réalité ?

 

Je sortis quelques affaires de mon sac, puis je vins les poser sur le lit près de moi. J’avais les tasses destinées à nous réchauffer avant de dormir et je ne pus attendre avant d’entamer ce café bien chaud dont l’odeur m’alléchait davantage à chaque seconde. Sa saveur amère me transporta, bien que le voyage ne fut que trop bref. Mon regard se balança entre la porte d’entrée, où le gérant me lançait un regard compatissant, comprenant à présent ma situation si particulière, et la douche, où l’enfant se trouvait. Dans quoi m’étais-je encore embarqué ?

 

J’entends la porte d’entrée s’ouvrir.

Je me tourne et vois une femme accompagnée de deux hommes se présenter à l’accueil. Sa tenue est plutôt légère, si bien que je m’étonne grandement de sa présence en ces lieux. Elle prend le temps de saluer notre hôte avec une bien étrange révérence, puis chancèle et se retrouve rattrapée par ceux qui l’accompagnent. Elle est mal en point, ce qui n’est pas étonnant vu la violence du blizzard. Je la dévisage malgré moi, assez surpris par son apparence. Pourquoi venir ici avec juste une longue robe pour habit ? Il faut être parfaitement con, non ? Hmmm… Je réfléchis de façon trop rationnelle, j’en suis conscient. Ce salut, serait-ce là le signe d’une tradition? La demoiselle serait-elle en pèlerinage ?

 

Elle arrive dans la salle commune et salue l’ensemble des personnes présentes en nous bénissant au nom de « Yevon ». Bon, cela répond à mon interrogation : c’est une sorte de curé. On en avait aussi dans d’anciennes églises des taudis à Midgar. Mais bon, pas comme si j’accorde une grande importance à la religion. Elle prend place dans un lit, toujours bien entourée de ces deux armoires à glace, puis attend que la place sous la douche se libère.

 

C’est à ce moment que Tenshi sort de la salle d’eau. Je m’en rends compte lorsqu’il m’interpelle de son léger « Merci ». Evidemment, je lui tends la tasse, tout sourire, me voulant réconfortant.
 

« Je t’en prie, c’est bien normal. L’eau était assez chaude ? »
 

Je me retins de lui demander si tout s’était bien passé, même si la question griffa mes lèvres pour tenter de s’en extirper. Il me demanda alors si je comptais aller me laver, avec une tête toute choupie ! Aussi, plutôt que de directement lui répondre, mon visage s’orienta naturellement vers l’invokeur.
 

« Allez-y, j’irai après. »

-« Heu… Vous en êtes sure ? Je peux attendre… »
-« J’insiste. Cela me fait plaisir. »
 

Sa mine surprise fut un véritable délice. Il faut dire qu’elle était plutôt pas mal ! Cependant, j’avais bien plus urgent à faire que dragouiller. A vrai dire, lui proposer d’y aller me sembla juste logique. J’étais dans un certain inconfort, là où elle était ultra pale, donc bon… Je pouvais bien la laisser y aller avant.

Je me relevai du rebord du lit et finis d’une traite mon café. Je retirai mon pull et l’étendit près du feu, là où une pile d’autres affaires séchaient. A croire que c’était à qui trouverait la meilleure place. Il faut dire que nous étions une petite dizaine piégé ici. Nous risquions donc d’être serrés. Je revins vers Tenshi et me baissa à son niveau.
 

« Tu viens avec moi ? On va étendre ton linge mouillé. »
 

Car bon… Les quelques rares endroits où il restait de la place étaient en hauteur. Il faudrait donc que je l’aide. Il pouvait aussi tout me laisser. Vu la situation, cela ne me dérangeait pas.
 

« Ensuite, tu iras te coucher pendant que je prends ma douche. »
 

Bien entendu, j’avais un certain nombre de questions pour lui. Cependant, chaque chose doit être faite en son temps. Ce petit vient de subir un sacre choc émotionnel et je mentirai en disant que je ne suis guère affecté. Demain, au chaud, nous aurons tout le temps de discuter.

 

Le temps s’écoule, et l’Invokeur sort enfin. Elle semble aller mieux, bien qu’elle renifle. Tiens… En voilà une qui a chopé la crève ! Je prends sa suite et vais profiter de la grande bassine d’eau chauffée.

Et bien ! Si l’on m’avait dit que je me laverai dans une marmite ! Cela m’évoque les contes pour enfants de ma jeunesse sur les ogres qui voulait cuisiner les jeunes enfants sortant hors de Midgar. Une bien curieuse nouvelle quand j’y pense, bien que reflétant la terrible réalité de l’époque sur l’abandon des enfants par leurs parents en période de famine.

 

Toute cette affaire me préoccupe. Aussi finis-je par perdre quelques minutes assis dans l’eau avant de finalement me laver. Je sors, regarde mes vêtements propres, puis je réalise que… Que… QUE… J’AI OUBLIE MA SERVIETTE PUTAIN !

 

Le CON ! A force d’avoir la tête prise par les nuages, j’en ai oublié l’essentiel ! Je regarde à gauche, puis à droite, et constate que rien ne pourra me sécher. Alors oui, je peux rester près du feu, mais il y a des gens qui attendent ! Et je ne peux pas appeler pour demander de l’aide ! La Honte, quoi ! Alors j’entre-ouvre la porte, regarde à gauche et à droite en m’assurant que personne ne regarde, puis me faufile cul nu dans les toilettes. Je prends le rouleau de PQ, puis retourne illico dans la salle d’eau, cachant ma partie intime avec ce maigre cache misère. Je souffle un bon coup en tombant par terre derrière la porte et commence à déchirer le sacro-saint papier pour m’essuyer. Sauf que… Sauf que ça colle. Et merde…

 

Tant pis, je le supporterai. Je gâche une belle montagne de feuilles et finit par tout mettre au feu. Ni vu, ni connu ! Mission accomplie ! Je me souris à moi-même, content de mon exploit, puis m’habille et sors. Mon dos est encore trempé ci-et-là, mais tant pis. Je ferai avec.

Je me retrouve dehors, referme la porte et constate que personne ne semble m’avoir remarqué. P-A-R-F-A-I-T ! Je vais donc voir l’une des armoires à glace et tente de faire fondre le froid qu’ils inspirent en les invitant à profiter de la chaleur du bain. L’un d’eux y va, et je vois alors la miss qui les accompagne détourner le regard, rouge comme une pivoine.
 
« Ça va, vous n’avez pas de fièvre ? »
 

Elle me sort un charabia incompréhensible et détourne les yeux. Est-elle mal à l’aise ? Hey ! C’est que je dois lui faire mon petit effet ! Je repars alors vers le lit et je réalise que… Wait… Si elle rougit parce qu’elle m’a vu ?

 

Je deviens rouge de honte, ne me retourne SURTOUT pas, et me contente de rejoindre Tenshi. Bon, bon, bon… Où en étions-nous ? Ha ha… Ha ha ha ha…

 

Je me penche de nouveau vers l’enfant, m’assois sur le rebord du lit, puis viens câliner ses mèches blondes en le regardant.
 

« Ce soir, il faut dormir. Demain, j’aurai de petites questions pour toi. »
 

Je regarde autour de nous, puis ajoute :
 

« Même s’il y a tous ces gens, personne ne te fera de mal ici. Tu es à l’ abri. Si jamais tu as besoin de moi cette nuit, je serai juste au-dessus de toi, d’accord ? En attendant, fait de beaux rêves. »
 

Je prends une grande respiration, puis soupire. Est-ce que j’agis bien ? Aucune idée. Je fais ce qui me semble pertinent, mais je ne saurai dire si cela est assez…

 

Je me couche ensuite, me rentrant bien profondément dans mes draps quand quelqu’un se plaint qu’il n’y a plus de papier toilette et m’endors très très vite. Bonne nuit !


_______________________________


Je ne sais pas si j'ai tous mes Hp/Mp (reboot, toussa toussa), mais si ce n'est pas le cas, je paie ma part de la chambre ^^
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Zelura

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MessageSujet: Re: A life so cold... Mar 6 Nov - 13:32

Avec le reboot, tous vos HP et MP ont été restaurés gratuitement Wink





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Tenshi Hattori

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MessageSujet: Re: A life so cold... Dim 11 Nov - 21:07

Le lait chaud a quelque chose de rassurant. Une aide douce et légèrement sucré qui lui réchauffe un peu plus le coeur. Alors que lui et Elepir boivent leur tasse respective, l'homme lui répond doucement que c'était bien normal et lui demande si l'eau était assez chaude, ce qui lui arrache un léger sourire. Oui, largement. Au moins, il parvint désormais à sourire, en partie à cause de ça, même s'il peut toujours sentir une vague sensation de froid dans son coeur. Un lointain souvenir... Mais plus facile à ignorer qu'il ne l'était avant. Mais pour combien de temps ? Il l'ignore, si bien qu'il se contente de répondre doucement :

"Oui... C'était p-parfait..."

Toujours mieux que de devoir s'infiltrer quelque part pour se laver ou utiliser un ruisseau. Dans les deux cas, c'est loin d'être agréable et vu qu'il doit rationner les gils... intérieurement, il ne peut pas s'empêcher de se demander une fois de plus pourquoi il s'inflige ça, avant e se rappeler des raisons. C'est trop tard pour les regrets... beaucoup trop tard. Relevant légèrement la tête, il sourit légèrement en voyant Elepir discuter avec une jeune femme. Apparemment, il invite cette dernière à aller au bain avant lui, même si à en juger par les regard sévères des deux hommes qui accompagnent l'inconnue... et les regards respectueux des gens aux alentours, elle doit être importante. Une prêtresse peut être ? Ou une invokeuse ? Son coeur se refroidit légèrement à cette idée : dans les deux cas, ce n'est pas une bonne nouvelle... Car si elle est là, c'est forcément pour Shiva et il en sait assez pour savoir que les chimères disparaissent ailleurs une fois que quelqu'un les a trouvées. Une partie de lui envisage subitement de se changer pour enfiler son autre kimono d'hiver, puis partir en direction du temple, mais il se rappelle d'un coup ce qui s'est passé la dernière fois... Et cette fois, il n'y aura pas de Camilla pour le sauver de sa propre stupidité s'il retente quelque chose de ce genre. Cette idée le fait frissonner : il a beau aimer le froid, il n'y est pas plus résistant que les autres. Cette idée en tête, il grimace légèrement, mais est immédiatement arraché à ses pensés lorsqu'Elepir revient. Le jeune homme lui propose d'aller étendre leur linge, même si lorsqu'il regarde, Ten se rend compte que les meilleures places devant le feu sont déjà prises... ne leur laissant que les places en hauteur. Places qu'il ne peut naturellement pas atteindre.

****En tous cas, pas sans tricher un peu... Et vu la tête que tirent les gardes de cette femme...****

Les deux hommes sont en effet totalement à cran et ça se voit. Tenshi peut facilement voir leurs armes d'ailleurs : un fusil pour l'un et une énorme épée pour l'autre. Le fusil lui fait d'ailleurs hausser un sourcil : ce genre d'arme n'est pas censé être interdit par leur ancienne divinité ? Mais il se contente de détourner rapidement le regard et d'acquiescer à la proposition d'Elepir, non sans ranger son arme à sa ceinture, au niveau de ses reins. La vision de Kokuzoku, même rangé dans son fourreau semble déplaire au deux hommes d'ailleurs, à en juger par le grognement que pousse l'un deux. Ou est ce que c'est son âge et le fait qu'il soit armé qui leur déplaît ? Peu lui importe de toutes manières. Il se lève doucement, reprenant son kimono trempé posé sur une chaise à côté du lit, puis suit Elepir sans broncher même quand ce dernier lui dit d'aller se coucher ensuite. L'idée de dormir est... troublante. Non seulement parce que c'est dangereux avec les traqueurs, mais en plus parce qu'il sait qu'avec ce qu'il s'est passé aujourd'hui, son sommeil risque pas d'être remplit de doux rêves... Mais d'un autre côté... Il n'a pas vraiment d'autres choix. Avec un minuscule sourire, il bondit d'un coup, atterrissant sur l'âtre, juste au dessus de la cheminée. Bien que la température sous ses pieds est légèrement désagréable, il se contente de tendre les bras pour accrocher calmement son linge, parvenant à retenir difficilement un petit sourire en voyant la réaction des deux "molosses" ainsi que celle du propriétaire de l'auberge... Avant qu'il ne se rende d'un compte de ce qu'il vient exactement de faire. Leur protégée sort d'ailleurs de la salle de bain et le regarde à son tour en se demandant  probablement comment il est monté, chose qui lui fait vivement baisser la tête. Une légère chaleur qui n'a rien à voir avec celle du feu commence à chauffer ses joues et il se contente d'accrocher rapidement ses vêtements trempés à la corde avant de redescendre d'une manière moins "spectaculaire", filant ensuite se cacher sous ses couvertures. La gêne gronde de plus en plus fortement en lui au point de ramener ses genoux contre sa poitrine à nouveau, se roulant dans une boule de la plus petite taille possible. Quel idiot !

****Je suis censé rester caché là ! Pas montrer mes capacités à tout bouts de champ pour gagner du temps ou juste troubler deux andouilles qui en plus, font que leur boulot !****

Ses cheveux étant la seule chose qui dépasse des couvertures, il ferme les yeux un instant, non pas pour dormir, mais pour essayer de calmer le lourd rougissement qu'il sent lui brûler le visage tout entier. Le bruit d'une porte qui claque lui apprend qu'Elepir est à son tour allé se laver, mais il ne fait rien pour sortir de sa cachette, parfaitement conscient que les deux gardes du corps regardent dans sa direction. Au moins, ainsi, il peut réfléchir à la suite des événements... et surtout, à ce qui va se passer demain. Cette seule pensé lui glace la poitrine : il ne veut pas en parler... Vraiment pas ! S'il y a bien une chose qu'il préférerait oublier, c'est bel et bien la raison de ses crises. En parler avec Camilla est une chose. Dans l'état où il était, il n'était pas vraiment en état de faire attention à ce qu'il disait et en plus, tout en lui en avait assez ce jour là. La jeune femme offrait toute son attention et sa douceur, prenait soin de lui et n'hésitait pas à le rassurer. Lui en parler était tout naturel. Mais avec Elepir... le jeune homme est certes gentil et calme, mais... est ce qui peut vraiment lui expliquer ? Camilla pouvait comprendre ce qu'il était. Plus ou moins. Elle ne lui a certes pas expliqué pourquoi, mais elle savait ce qu'il ressentait. Mais Elepir... C'est un type normal qui, à en juger par sa réaction avec le bandit (et le sang de Tenshi se glace dans ses veines à ce souvenir), n'a jamais versé une goûte de sang. Et il se demande même s'il a un jour eu à vraiment combattre pour sa vie. En tous cas, contre un humain. Est ce que quelqu'un comme lui pourrait comprendre ? Tenshi ne peut que garder les yeux fermés tout en essayant de se concentrer sur autre chose, mais en vain.

****C'est tellement... j'arrive même pas à trouver le mot...****

Finalement, il se contente de soupirer avant de laisser son corps se détendre, prenant une position moins compacte et laissant sa tête dépasser des couvertures, le regard fixé vers la cheminée... Du moins, jusqu'à ce qu'il entende la voix du jeune homme interroger la jeune femme, ce qui le fait sursauter : est ce qu'il a mis si longtemps à réfléchir ? Apparemment oui.... Tenshi se retourne alors légèrement ce qui lui permet de se rendre compte que 1 : la jeune femme est également rouge comme une pivoine... ou plutôt comme lui quand il est particulièrement gêné. Et que 2 : Elle bafouille encore plus que lui en regardant le jeune homme... lequel semble avoir un éclair de fierté dans son regard un bref instant avant de sembler comprendre quelque chose de particulièrement gênant. Est ce que c'est son imagination ou est ce que les deux molosses semblent partagés entre l'idée de rire et celle de se mettre en colère ? Apparemment, il a raté quelque chose... Mais peu importe : à en juger par les mines des concernés, mieux vaut ne pas savoir. Cette idée en tête, il ferme les yeux un bref instant, mais les rouvre brusquement lorsqu'il sent une main se poser sur ses cheveux, les caressant légèrement ce qui lui provoque une vive sensation de brûlure dans les joues ainsi qu'un vague sursaut. Son regard plonge dans les yeux marrons du jeune homme qui vient de s'asseoir au bord du lit et continue à caresser ses mèches. Elepir se contente de lui dire doucement que pour le moment, c'est l'heure de dormir, mais lui précise qu'il aura des questions à lui poser le lendemain ce qui le fait grimacer. Ça, il s'en serait douté... Mais d'un autre côté... il a pas vraiment le choix. Si bien qu'il se contente d'acquiescer, même si sa main droite se contracte légèrement autour du fourreau de son épée sous la couverture. Dormir en compagnie d'autres adultes n'est vraiment pas son truc. Surtout de parfaits inconnus. Elepir semble d'ailleurs avoir entrevu son trouble car il lui dit gentiment qu'ils n'a rien à craindre et lui indique qu'il sera juste au dessus de lui s'il a besoin d'aide. Cela n'empêche bien sur pas Tenshi de s'en faire, mais... peut être...

"Je... J-je v-veux bien essayer... M-mais juste p-pour demain... Je..."

L'idée de parler de cet homme l'horrifie de plus en plus, au point d'être presque sur que rien que de parler de lui suffirait à l'invoquer. Camilla le lui a vaguement expliqué : la fusion a ramenées certaines personnes mortes depuis des années à la vie. Et certaines personnes d'après elle aurait VRAIMENT rendu service à Héméra en restant mortes ! En temps normal, souhaiter la mort de quelqu'un n'est vraiment pas quelque chose qu'il aime faire, mais dans ce cas précis, il est prêt à faire une exception. Si Ranzou est revenu...

"S-si vous voyez un homme en n-noir avec... un trench-coat aux col et épaules en... p-plumes de c-corbeau et... deux sabres combinés... F-fuyez. Le l-laissez p-pas vous voir.  Il v-vous tuera s'il v-vous voit. Il d-détruit t-tout. V-vous trouvez que Séphiroth était un d-démon ? Ce m-malade est p-pareil."

Et ce n'est même pas une exagération. Il est sur que dans un combat réel, Séphiroth se serait littéralement servi de Ranzou comme serpillière avant de l'écraser sans difficulté, mais en ce qui concerne le mental... Il se demande même si à ce niveau, Ranzou n'était pas encore pire. Au moins, Séphiroth avait plus ou moins un objectif. Le ninja, lui tuait et c'était tout. S'il est de retour... Mieux vaut qu'Elepir sache. Lui, et tous les autres. D'ailleurs, il voit les deux gardes du corps qui le regardent avec stupeur, puis se regardent avant d'acquiescer en même temps. Apparemment, son avertissement est passé. Si bien qu'il ferme légèrement les yeux, serrant un bref instant ma main gauche du jeune homme avant de détourner la tête, recommençant à fixer le feu. Une partie de lui aimerait au moins souhaiter une bonne nuit au jeune homme, mais après ce qu'il vient de lui dire... Lui-même ne sait même pas s'il arrivera à dormir après ça. Fixer la flamme... seule chose qui arrive à le rassurer légèrement. Le feu n'est pas son élément préféré, mais fixer des flammes a quelque chose de fascinant... et de reposant. Si bien que quand le jeune homme se couche sur le lit du dessus, Ten parvient murmurer un "Bonne nuit..."A peine audible, mais suffisant pour être entendu au dessus. La voix d'un autre client se plaignant qu'il "n'y a plus de papier" est la dernière chose qu'il entend avant que l'épuisement ne le rattrape et qu'il ne s'écroule de sommeil.

"Je serais toujours là..."

Tenshi rouvre brusquement les yeux en entendant cette voix glaciale. Une voix menaçante qui parle tout contre son oreille. Son regard darde partout autour de lui, mais... Il n'y a rien. L'auberge est complètement déserte. Les lits sont vides et l'aubergiste n'est pas derrière son comptoir. Non seulement ce fait est déjà troublant, mais en plus... Où est Elepir ? Où sont les autres ? Tous les lits sont faits en dehors du sien et alors qu'il se lève... il se rend compte que le sol est horriblement froid sous ses pieds. Le feu est éteint et... est ce que c'est son imagination ou est ce que c'est le vent qui parle ? Ses pas le mènent lentement en direction de la porte d'entré, mais au moment où il la touche...

"Je n'ouvrirai pas si j'étais toi... C'est dangereux dehors."

Son dos se crispe violemment lorsque la voix retentit à nouveau derrière lui. Et il se retourne, juste à temps pour voir deux yeux bleus le regarder dans la pénombre. Deux lames de sabre brillent d'un coup dans l'ombre et Ten n'a que le temps de lever Kokuzoku pour contrer la frappe... Avant de se retrouver d'un coup au sol, les pieds entortillés dans sa couverture le visage surpris de l'invokeuse au dessus de lui, la main droite de la jeune femme encore positionnée au dessus de son oreiller. A en juger par sa position, elle essayait de le réveiller mais...

****que...****

"Tu parlais dans ton sommeil... Est ce que ça va ?"

L'un des deux gardes s'approche, desserrant ensuite la couverture avant de lui tendre la main et après une légère hésitation, Tenshi accepte l'aide, même s'il se sent complètement perdu. Apparemment, le soleil est levé, même si à en juger par ce qu'il entend et entrevoit par la fenêtre, le blizzard est encore pire que la nuit dernière. Mais... S'inclinant légèrement pour remercier la jeune femme et ses gardiens, il file s'asseoir à côté du feu, recommençant à observer les flammes en attendant qu'Elepir se réveille... faute d'autre chose à faire à en juger par la tempête. D'ailleurs, inconsciemment, il pense d'un coup tout haut :

"Bizarre quand même ce temps... Est ce qu'elle est en colère ou quoi ?"
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