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 Kweche Quilon

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Kweche Quilon
Aventurier bedonnant

Aventurier bedonnant

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Niveau : 1
HP : 500/500
MP : 10/10
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MessageSujet: Kweche Quilon   Dim 29 Juil - 21:19

Fiche d'identité

• Monde d'origine: Héra
• Nom: Quilon
• Prénom: Kweche
• Âge: 220 ans
• Avatar utilisé: Kweena Quen - Final Fantasy IX [Avatar modifié ( Coeur2 ) de MisterStrum ]

Description

• Alignement: Guerrier du Néant

Remarque:
 


• Description physique:

Comme tout Kwe qui se respecte, Kweche a du mal à passer inaperçue (c’est le moins qu’on puisse dire) avec ce corps imposant, rond comme un melon. C’est simple, de loin elle ressemble à une énorme boule bleue à laquelle on aurait greffé une tête, des bras, des jambes puis enfilé des habits. Néanmoins plus la boule en question se rapproche, plus on peut discerner une énorme langue bien baveuse pendant et tanguant au gré des mouvements de mâchoire de la Kwe, mais aussi un visage pour le moins cartoonesque. Pour une personne ne connaissant pas cette espèce, deux réactions sont particulièrement récurrentes : trouver ce drôle de personnage absolument ridicule avec cet air grotesque et cette démarche pachydermique, ou bien confondre Kweche avec un monstre et paniquer en remarquant l’arme qu’elle tient fermement en main.

Sa gestuelle est généralement assez lourde à cause de sa masse importante, mais qu’elle soit en plus ridicule ne laisse guère transparaitre l’intelligence de la Kwe. Elle avance tel un militaire pendant une parade, la grâce en moins et la centaine de kilos en plus. Pire, ses mouvements pour appuyer ses paroles sont souvent trop marqués pour mieux faire passer ses émotions – le manque d’expression faciale des Kwe l’y oblige. Ce corps lourd qui semble l’encombrer plus qu’autre chose se révèle toutefois plein de surprise dans les moments d’actions ; elle semble avoir bien plus de contrôle dessus pour frapper, esquiver et se mouvoir rapidement.  

La tenue est un facteur déterminant dans son espèce, ils n’ont aucun mal à se reconnaitre entre eux mais se doivent d’en arborer des différentes s’ils veulent pouvoir être différencié par les autres races. Kweche va généralement choisir une tenue en lien avec la nourriture et la conserver pendant plusieurs décennies avant de se lasser pour en choisir une nouvelle. En cet an 5, notre Kwe porte une tenue toute droite sortie d’Utai - un habit d’itamae comme ils l’appellent là-bas – en hommage à ces chefs humains qui dédient leurs vies aux sushis. L’ensemble est composé d’un bandeau blanc au niveau du front, d'une veste noire façon kimono (Kweche adore sa douceur d’ailleurs), un pantalon grisâtre ainsi qu’un long tablier de cuisine accroché à sa taille tombant jusqu’aux mollets. Pour les anecdotes : le tablier dispose d’une poche avant très pratique pour ranger d’éventuels casse-croûtes, et la veste est tellement précieuse à ses yeux qu’elle enfile souvent un bavoir avant les repas de peur de la tacher.  

N’oublions pas Mâchoire, sans qui cela ferait bien longtemps qu’elle mangerait les pissenlits par la racine. Sa fidèle arme qui l’accompagne depuis bien un siècle maintenant : un hachoir. À l’origine décrit comme le plus tranchant du continent de la Brume, l’objet a perdu sa grandeur au fil du temps et des combats. Aujourd’hui il ne vaut guère mieux qu’un couteau ordinaire tant la lame s’est émoussée et demeure recouverte de sang séché de monstre, dissimulant par ailleurs l’inscription gravée.

Quand à son visage, à première vue il ressemble à celui de n’importe quel Kwe : petits yeux, langue démesurée, bouche gargantuesque et peau pâle comme du blanc d’œuf. Cependant une personne attentive peut aisément remarquer l’étrangeté de son regard – particulièrement les anciens – ainsi qu’une fine cicatrice à la lèvre, souvenir d’une vieille aventure oubliée. Sa voix aussi peut sembler anodine pour son espèce, les gens retiendront surtout qu’elle est grave et (comme absolument tout chez elle) impossible à genrer. Néanmoins en y prêtant un poil plus d’attention, on remarque que la sienne se différencie en étant plutôt sourde et traînante.    


• Description psychologique:

Il faut manger pour vivre, et non pas vivre pour manger, voilà une bien triste expression avec laquelle aucun Kwe au monde ne s’accorderait. Cette espèce à la simplicité intrigante a toujours été à part sur Héra, nombre de mystères et d’interrogations les entourent toujours. Vivant principalement dans les marais, ses membres accordent une importance primordiale à la nourriture ; leur quête perpétuelle de nouveautés culinaires en est une bonne preuve. Ainsi, pour beaucoup, les Kwe ne sont finalement qu’une race de simplets, détachés du monde qui les entourent et n’accordant que très peu d’importance aux autres. Ceux qui pensent de telles choses passent totalement à côté de leur philosophie !

Kweche possède énormément de traits de caractères communs à son espèce. C’est un être insouciant, plus inquiété par ce qu’il pourra bien avaler au prochain repas que par tous les monstres pouvant éventuellement lui tomber dessus au détour d’une plaine sauvage. Il est perpétuellement enjoué ; les Kwe tristes sont plus rares que les invocateurs de Madahine-salee après tout. Mais surtout, Kweche recherche sans cesse de nouveaux plats à se mettre sous la dent.

Considérer notre ami bedonnant comme un Kwe comme les autres est toutefois une grossière erreur ! Pour lui qui, pendant si longtemps – une centaine d’année plus exactement - s’est senti comme un étranger parmi son propre clan, la tolérance et la compréhension des autres espèces sont des valeurs essentielles. Il ne renie nullement l’idéologie de son peuple, mais apprécie toutefois de connaitre celles des gens qu’il rencontre, aussi étranges puissent-elles lui apparaitre. Kweche est pour ainsi dire un Kwe très sociable.

Cas assez rare pour être souligné, il se trouve être l’un des – si ce n’est LE – plus grand aventurier de son espèce. Terme à prendre avec des pincettes : cela ne veut pas dire qu’il est celui qui a le plus voyagé, affronté (et dévoré) de monstres ou encore trouvé le plus de recettes, non ; c’est le Kwe le plus désintéressé par la quête de nouvelles saveurs (désormais plus un prétexte qu’autre chose pour lui), il veut voyager toujours plus loin, découvrir toutes sortes de cultures inconnues et vivre des aventures extraordinaires. Sa vision est la plus fidèle au concept même d’aventure.

Ce qui potentiellement le distingue le plus de ses confrères Kwe du point de vue d’un humain classique doit être son côté parfois rationnel contredisant alors sa nature plus spontanée et tête-en-l’air. Quand la situation devient sérieuse et grave, il y a de grandes chances pour que son tempérament s’adapte.

Derrière cette bouille joyeuse, ce grand sourire niais et ces bons sentiments se cache toutefois quelque chose. Une émotion incompréhensible bien dissimulée, un genre de sentiment difficile à détecter chez Kweche, mais qu’une fois entrevu ne peut plus être oublié. Cette sensation étrange, grisante, inquiétante, c’est ce que 220 années de vie ont gardé en souvenir. Pour les individus les plus perçants, ce Kwe prend alors une dimension inattendue et devient un être particulièrement énigmatique. Mélancolie, regret, joie, inquiétude, nostalgie, tout cela se mélange pour rendre ce regard à priori simple infiniment plus complexe.

En résumé, Kweche est un bon vivant, sympathique avec les inconnus et respectueux de ses ainés. Un rêveur souvent en quête d’aventure, plus mystérieux et réservé qu’il n’y parait au premier coup d’œil. Ses peurs, ses erreurs comme ses défauts dont il a conscience disparaissent bien vite, noyés dans le flot de son insouciance.

Histoire

L’histoire de notre ravissant Kweche débuta en l’an 1586 dans la majestueuse cité de Lindblum et plus précisément dans son château. Une ville magnifique trônant fièrement sur les plus hautes montagnes du continent, véritable joyau d’architecture et berceau des plus grands inventeurs ayant foulé cette terre. Même à cette époque où les vaisseaux volants utilisant la Brume comme carburant n’existaient pas encore, la nation dominait les autres au niveau technologique. Enfant de Kwerty et Kweal, respectivement maitre des cuisines et saucier officiels du roi, Kweche fut un des rares Kwe à ne pas naitre dans un marais.

Le bébé grandit à son rythme – pour ne pas dire très lentement, comme tous les membres de son espèce – dans un foyer aimant en ayant accès à de nombreux privilèges, tels qu’une scolarité des plus décentes pour un enfant de cuisiner, une nourrice ou encore de la nourriture royale. Mais en toute honnêteté, Kweche ne se sentait pas à sa place au milieu de cet étalage de richesse, de ces gens beaux, élégants, soignés, maquillés, de ces centaines d’œuvres d’arts disséminées à travers le palais ; il faisait tâche dans ce décor de rêve et s’en rendait bien compte. D’ailleurs certains nobles de la cour, voire d’autres enfants le lui rappelaient trop souvent. Quand à tous ses privilèges, aucuns ne lui convenait réellement. Le mode d’éducation humain était bien trop exigeant pour un Kwe possédant une vie immensément longue pour apprendre, sa nourrice était certes sympathique mais il aurait préféré voir ses parents plus souvent et surtout… Il n’aimait pas la nourriture royale.

Kweche n’aimait rien manger.

Quand à l’âge de dix ans il fut en mesure de parler dans un langage plus qu’approximatif, ses parents le vécurent très mal. Un soir, après un énorme repas royal, la famille se réunit discrètement dans les cuisines pour manger les restes. La pratique n’était guère bien vue, néanmoins le Roi autorisait cela pour ses deux chefs Kwe. Les trois étaient assis autour d’une table en bois, pliant sous le poids d’innombrables plats à peines entamés, de véritables merveilles de gastronomie à n’en point douter ! Pourtant Kweche se contentait de triturer son morceau de dinde, accompagné de farce et de haricots verts, tout en le déplaçant pensivement à travers son assiette.

- Kweche, qu’est ce que nous t’avons sans cesse répété, Miam ?! On *munch* ne joue pas avec la nourriture, s’exclama Kwerty en parvenant à ne pas s’étouffer avec tout ce qu’il mâchait en parallèle. Goute plutôt, Kweal a concocté un jus délicieux pour accompagner la viande, Miam !
- Merci mon cœur, répondit l’autre Kwe en rougissant comme une tomate. Mais oui, juste un morceau tu verras c’est exquis, Miam.
- Je aime pas ça.
- Oh allons, les haricots ont été sautés avec de l’ail, des ognons et du parmesan, ça s’allie parfaitement avec le reste. Juste une bouché, pour nous faire plaisir Miam.
- Je aime pas ça.

Kweche semblait profondément résigné, installant un silence gênant à table. Même ses parents avaient arrêté d’avaler quoique ce soit. Kweal tenta une approche différente de celle de sa moitié, elle s’empara d’une nouvelle assiette sur laquelle elle déposa une part de gâteau, ainsi qu’une boule de vanille pour la forme.

- Je finirais ton assiette mon petit Kweche, passes plutôt au désert. Aujourd’hui c’est Flan aux raisins secs et au miel, avec en bonus un peu de crème glacée ; toute la cour a adoré, même le régent connu pour être difficile s’est resservit deux fois à ce qu’on m’a raconté.
- Je aime pas ça, répétait inlassablement le jeune Kwe, résolu à ne rien avaler.

Après de rares autres tentatives désespérées, ils abandonnèrent et le laissèrent retourner dans sa chambre. Aucun des cuisiniers ne put retrouver l’appétit pour finir les restes après cela, ni le sommeil d’ailleurs. Le caractère difficile de Kweche en termes d’alimentation n’était pas nouveau, mais jamais auparavant ne l’avait-il exprimé aussi clairement avec des mots. Cela peut paraitre ridicule, mais pour un parent Kwe il n’y a pas de situation plus délicate ; avoir un fils dégouté par la nourriture leur donnait l’impression d’avoir échoué, d’être les pires parents du monde…  

Les années continuèrent de passer sans aucune amélioration de son état, ses parents ne faisaient plus que se morfondre en attendant « le plat miracle » comme il l’appelait, celui capable de redonner l’appétit à leur enfant. De son côté, il continuait d’apprendre à son rythme, il retenait certaines leçons d’histoires, de géographie et de maths mais sans jamais briller. Il fut aussi de plus en plus confronté à la notion de genre, une étrange invention des autres espèces pour trier les individus. Il ne savait jamais quoi répondre quand on lui demandait son sexe, quelle question saugrenue.

Et puis soudain, peu avant ses seize ans, la Quinzième Guerre de Lindblum l’opposant à Alexandrie éclata. Une ambiance sombre et maussade s’insinua entre les murs du château et rendit tous les humains plus nerveux et agressifs. Ce climat oppressant motiva Kwerty et Kweal à fuir la ville un moment pour ramener leur enfant à ses vraies racines, espérant sincèrement qu’il guérirait. Une nuit, ils quittèrent tous trois le château et s’échappèrent via la porte du Dragon pour rejoindre le marais des Kwe. Par chance, leur route ne croisa pas celle de soldats.

Le marais des Kwe, lieu soi-disant sacré dont ses parents ne cessaient de lui rebattre les oreilles, était loin de l’idée qu’il se faisait d’un foyer convenable. L’air empestait, une horreur à vous donner des haut-le-cœur, l’eau était sale et sans nul doute emplie de maladies, et le sol demeurait perpétuellement boueux en dépit du soleil. Des huttes se cachaient un peu partout, au moins les Kwe semblaient plus amicaux que beaucoup de monde à la cour et ce maitre Quale qui dirigeait la tribu était décrit comme bon et sage. Avant même qu’il ne comprenne réellement ce qui se jouait devant ses yeux, Kweche fut trainé par ses parents et le chef jusqu’à une petite mare. Il n’écoutait que très peu leur conversation et fut donc doublement surprit quand Quale s’avança sur le ponton, passa la tête en dessous, attrapa une grosse grenouille bien visqueuse puis lui offrit. « Une tradition de bienvenue, Miam ? » pensa-t-il sur l’instant, avant de comprendre qu’il devait l’engloutir.

- Pas question que j’avale ça, Miam !

-Mais enfin, Kweche… La voix de Kweal s’éteignit avant de terminer sa phrase.
-En effet, c’est un gros problème que nous avons là. Je n’ai jamais eu de cas comme ça Miam. Vous avez bien fait de l’amener ici, s’exprimait maitre Quale sur un ton intrigué. Fait un effort mon petit Kweche, la grenouille est notre nourriture principale, tu peux le faire.
-Courage mon enfant, j’ai confiance en toi, Miam !

Écœuré, mais malgré tout enclin à s’améliorer aux yeux de ses parents, il goba l’animal en une bouchée. Quelle horreur, elle remuait à l’intérieur de sa bouche ! Il l’avala aussi vite que possible. D’interminables secondes s’écoulèrent, chacun des adultes présents attendant son verdict.

-J’aime pas, Miam ! Aucun gout, comme tout le reste.

Une nouvelle fois, il blessait involontairement ses parents. Désormais c’était certain : Kweche était malformé, son cerveau ne possédait pas le sens du gout.

Le sentiment d’exclusion du château de Lindblum refit vite surface car il ne se sentit nullement à sa place ici non plus. Un Kwe sans papille gustative n’en était pas vraiment un, pas plus que… Je ne sais pas, un humain avec une queue de singe n’était un véritable humain. Sauf que ce ne furent pas quinze longues années qui s’écoulèrent cette fois mais soixante-dix ; sept décennies marquées par la puanteur, le sentiment d’exclusion, les croassements incessants, l’éducation inutile (principalement de la cuisine et de l’étude des monstres en s’intéressant uniquement à leurs différents gouts, autant dire qu’il ne brillait pas non plus ici)… Sans oublier les insultes involontaires, car les Kwe étaient rarement méchants ou mal intentionnés mais comme tout le monde ils pouvaient blesser par leurs paroles. Les remarques incessantes du style « Nan mais t’as pas encore gouté à ça, Miam ! »,
« Comment tu fais pour rien aimer, je ne comprends pas. » ou encore « Grâce à toi, y’a plus de grenouilles pour moi, merci Miam ! » le rendirent un tantinet irritable.

Kweche détestait son espèce, regrettait amèrement d’être né ainsi et maudissait l’imbécilité, la futilité de ses semblables. La quête éternelle de la meilleure nourriture ou encore l’idée que cuisiner pour quelqu’un qu’on aime rendait les plats meilleurs, comment pouvait-il se ranger derrière de tels concepts ? Lui qui comprenait autant le gout qu’un aveugle pouvait s’imaginer les couleurs. Ce n’était cela dit pas la seule espèce à s’attirer ses foudres, en effet le jeune adolescent s’était mis à haïr l’humanité à cause des soldats qui, pendant la guerre, traversaient parfois le marais. Certains ne faisaient que passer, d’autres pillaient et les pires tuaient. Il avait vu des Kwe qu’il connaissait bien trépasser devant ses yeux, abattus de sang froid.

Ses parents - dont les cernes et les rides avaient été creusés par quatre vingt cinq années d’inquiétudes – décidèrent de tenter d’offrir un avenir différent à leur enfant, le seul autre qu’ils connaissaient : cuisinier royal. Un soir, Kweal vint le trouver et lui tint la jambe jusqu’à ce qu’il accepte. Ils partirent tous deux le lendemain même, laissant derrière eux Kwerty qui avait perdu sa jambe durant un combat pour protéger le marais Kwe. La guerre avait prit fin et une nouvelle paix s’était temporairement installée sur le continent.    

"Kweche, le cuisinier du roi", si cette pensée illuminait les pupilles de Kweal là où pendant longtemps son enfant n’y avait vu que doute et inquiétude, l’idée ne fit pas long feu. Dès que Kweal se présenta au palais pour reprendre son poste déserté si longtemps auparavant, les enfants de l’époque maintenant devenus vieillards approuvèrent fermement l’idée et lui rendirent son exact même poste de saucière. Kweche lui fut prit en tant qu’aide cuisinier… Et se fit renvoyer deux semaines plus tard. Un désastre, une catastrophe ambulante, un assassin involontaire ! Il salait et poivrait trop les plats, oubliait bien souvent des ingrédients dans une recette mais surtout dosait tout mal, même en utilisant des balances !

Cette succession d’échecs, ce sentiment constant de faire honte à sa famille, cet avenir qui devenait sans cesse plus trouble en se rapprochant, cette absence de repères, tout cela devenait graduellement trop dur à supporter pour Kweche. Le soir de son renvoi, sa discussion avec Kweal lui redonna toutefois un semblant espoir. Voulant en discuter avec son parent, il pénétra dans sa chambre et constata que tout était parfaitement propre et rangé, à l’exception d’une épaisse valise étendue sur le lit.

- Ah mon petit Kweche, j’ai appris ce qui s’est passé. C’est tout bonnement révoltant, Miam ! Il n’est pas question qu’on reste ici une seule minute de plus, s’ils ne voient pas ton potentiel c’est qu’ils ne te méritent pas ! Prochaine étape : Alexandrie, il te faut juste encore un peu d’entrainement et tu verras…
- Kweal, coupa son enfant dans un murmure. C’est inutile, je ne suis juste pas un vrai Kwe et tu le sais très bien.
- Allons bon, qu’est ce qu’il ne faut pas entendre des fois !...

Le visage du Kwe plus adulte passa progressivement du blanc au vert pâle puis au rouge ardent, toute une palette de couleur pour accompagner celle de ses émotions. Jamais ne l’avait-il vu aussi furieux. Kweal enfourna violemment son dernier vêtement dans la valise, loin de sa douceur habituelle et son regard plongea dans celui de son enfant.

- Tu es tout autant un Kwe que moi, arrêtes de dire des sottises. Tu ne ressens pas les gouts, et alors, Miam ? Tu restes mon enfant, je défie quiconque de dire que tu ne serais pas des nôtres.
- Mais… Et les autres ? Et tous les enseignements Kwe que j’ai reçu et qui ne m’ont jamais servi ?
- Au diable tout ça, Miam. On s’en fiche des autres. Quand à notre culture, en te regardant grandir j’ai compris qu’elle n’est pas parfaite, qu’elle a des failles grosses comme le monde, Miam. Avant qu’on ne découvre qu’on pouvait faire du chocolat à l’aide des fèves de cacao, personne n’aurait pu imaginer meilleur garniture que des fruits pour un gâteau. Un Kwe a été assez malin pour voir tout le potentiel dans ce produit pourtant si amer, si tu veux mon avis lui non plus devait pas être considéré comme normal. Si ça se trouve, ce « plat miracle » dont on te parlait tout le temps durant tes premières années de vie – tu te rappelle ? – il existe. Une création si unique que seul un Kwe aussi spécial que toi pourrait trouver les ingrédients et les assembler correctement ! Ce que tu possèdes mon enfant, ce n’est pas une anomalie ou une malédiction, c’est un don qui te permettra de voir plus loin que n’importe lequel d’entre nous.

Kweche resta sans voix. Cette déclaration l’avait ému, aussi put-il seulement essuyer ses larmes, faire un dernier câlin d’au revoir à Kweal avant de le quitter. Ce message digne d’un grand Kwe lui avait redonné une étincelle d’espoir, l’adolescent ne rentrerait pas au marais mais partirait plutôt explorer le vaste monde. Son but : trouver l’ingrédient ultime, au gout si divin que même ses papilles seraient capables de l’apprécier. Cela prouvera au monde sa légitimité à appartenir à son espèce !

Commença alors un périple à travers le continent de la brume (mais pas seulement), si long qu’il serait impossible de rentrer dans les détails. Comment narrer correctement une vie entière d’aventures ? Le voyage dura cent quatorze ans, entre 1671 et 1785 pour être tout à fait exact. Kweche trouva quasiment tout ce qu’il recherchait dans cet intervalle de temps : amour, trésors, puissance, amis, ennemis, frayeurs, joies et la liste est encore longue. Tout, sauf la recette ultime. En parallèle, la technologie et les relations diplomatiques sur Héra ne cessèrent d’évoluer et la plupart des personnes qui joueront un rôle clé en l’an 1800 naquirent dans cet intervalle de temps. Il eut même la chance d’en rencontrer une en particulier, l’adorable Kweena. Le Kwe parcourut son continent natal jusqu’à le connaitre comme sa poche, puis s’en lasser, ce qui le poussa à emprunter la route des Fossiles pour découvrir le continent extérieur. Quand celui-ci finit aussi par l’ennuyer, il se construisit un radeau de fortune et explora les deux autres manquants.

Que retenir précisément de tout cela ? Sans aucun doute Gefn, son premier et unique amour. Une burmecian un poil forcenée possédant un cœur plus gros que le ventre de Kweche. Ils furent d’abord rivaux, se battant pour un artefact rare dissimulé dans la caverne de glace. Puis, après avoir manqué de perdre la vie dans cette aventure, une étrange complicité naquit entre eux. Ils furent brièvement camarades de voyage, puis amis, et finalement amants. Les deux années qu’ils passèrent ensemble sur les routes ouvrirent les yeux au petit Kwe. C’est à ce moment qu’il passa réellement de l’adolescence à l’âge adulte. Il comprit enfin le concept de cuisiner pour ceux qu’on aime en goutant les plats de Gefn car ce fut la première fois qu’il ressentait autre chose que du dégout pour un plat. Sa nourriture unique lui remplissait l’estomac, mais aussi le cœur et l’esprit. De plus, leur relation le fit relativiser et revoir le jugement qu’il portait sur les autres espèces intelligentes, abandonnant son mépris pour la race humaine au même titre que celui pour les Burmecians.
C’est drôle quand on y pense, ce fut grâce à un individu d’une autre espèce qu’il comprit enfin la philosophie Kwe et se considéra comme un membre à part entière de sa race.

Leur relation demeura assez libre au fil des années qui suivirent, chacun d’eux désirant avant tout continuer ses propres aventures. Il arrivait qu’ils ne se croisent pas pendant plusieurs années, alors qu’en d’autres circonstances ils pouvaient rester ensembles une décennie entière. Malheureusement le temps jouait contre eux, la maturité que gagnait Kweche d’années en années contrastait avec la sagesse de sa bien-aimée qui mine de rien commençait à se faire vieille. Gefn fut la raison pour laquelle l’aventurier mit un frein à sa carrière. Ils vécurent ensemble les dernières années de sa vie à Clayra dans une humble maison remplit d’innombrables souvenirs de voyage.

Kweche, immobile sur son petit tabouret, contemplait avec un sourire triste le couteau accroché au mur au-dessus du lit de sa moitié. Elle dormait paisiblement, sa respiration était si faible qu’il fallait tendre l’oreille pour l’entendre, sonnant comme une douce mélodie. D’un mouvement hésitant, comme s’il avait peur que l’artefact se fissure à son contact, il effleura la lame du doigt. Le temps l’avait bien conservée, le manche était intacte et le tranchant encore capable de faire des miracles.

- La GlagLame, notre première rencontre, tu te souviens ?... Quand j’y pense, quel nom stupide je lui ai donné à l’époque. J’étais loin d’être une lumière et malheureusement c’est toujours le cas aujourd’hui, chuchota-t-il avant de faire une pause, les souvenirs abondaient dans sa mémoire et ses larmes n’allaient certainement pas tarder à faire de même ; pourtant Kweche continuait de sourire. Plus j’y repense, plus j’ai l’air ridicule dans mes souvenirs. Je revois toute la scène défiler devant mes yeux : toi qui me dépasse et prend l’avantage dans cette course à l’artefact, moi qui comme à mon habitude fait une gaffe, miam… Je glisse, m’approche dangereusement du précipice mais est sauvé de justesse par une main qui me retient, la tienne. On a bien faillit y passer tous les deux ce jour-là, tout ça par ma faute.

Le kwe ne put retenir un rire franc, tout juste voilé par la tristesse qu’il tentait de cacher.

- Pourtant, grâce à cela nous voila ensemble aujourd’hui. Notre mariage à Dali, tu t’en souviens ? Le coucher de soleil splendide accompagnant ta marche vers l’autel. Le chant des rossignols… Gefn ?...


Plus aucun son, la belle s’était éteinte en ce 15 janvier 1798. Il n’y eut alors aucun mot assez puissant, assez horrible pour décrire ce que ressentait Kweche, condamné à vivre une vie bien trop longue seul. Il quitta les lieux le cœur serré, incapable de rester plus longtemps dans cette ville où tout lui rappelait sa femme. Triste ironie du sort, fuir sa tristesse le sauva d’une mort certaine car deux ans plus tard, Clayra fut victime de la folie meurtrière de la reine Garnet.

Après ce tragique événement, Kweche tomba quelques années en dépression et se réinstalla parmi les siens chez ses parents. Reprendre gout à la vie est une épreuve difficile dans cette situation. Pendant ce temps, la fusion des mondes s’opéra sans qu’il n’en prenne réellement conscience. Finalement en l’an 4, il se décida enfin à aller de l’avant et s’embarqua dans une nouvelle aventure : il "emprunta" un radeau et partit seul comme à la bonne époque. Bon, le radeau n’ayant jamais le meilleur moyen de transport, et certainement pas le plus sûr, il coula au beau milieu de l’océan. Les instincts d’aventurier de Kweche étaient rouillés, sachant qu’il n’avait aucune idée des distances séparant les iles du monde d’Héra de celles des autres mondes.

Son histoire aurait pu se terminer sur cette erreur ridicule – après tout ce n’était pas la première qu’il commettait. Par chance, il réussit à s’accrocher à une des planches de son navire de fortune et il dériva longtemps avant d’apercevoir la terre. Il s’échoua sans douceur et il eut fut sauvé par les villageois de Wutaï. Heureusement qu’ils ne l’avaient pas confondus avec un monstre... S’ensuivit une longue et douloureuse convalescence. Déshydratation, insolation, problèmes de dénutritions et jambe cassée, Kweche avait vraiment un don pour rester en vie malgré sa bêtise.


Et pour finir...

Quelques questions vous concernant:

• Votre vrai prénom dans la vraie vie? Haha secret  Wink
• Votre âge? 20 ans
• Comment avez-vous connu FF Rebirth? En cherchant un peu au pif sur google :c
• Avez-vous lu toutes les règles? Y a t'il des choses que vous n'avez pas comprises? Yup, j'espère avoir tout bien compris !  


Dernière édition par Kweche Quilon le Lun 30 Juil - 20:29, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Kweche Quilon   Lun 30 Juil - 7:25

Coucou et encore bienvenue sur le forum !

Pour quelqu'un qui trouvait qu'on avait un haut niveau sur le forum, tes descriptions sont déjà très riches! Surtout ne te mets pas la pression hein? Écris tel que tu as envie d'écrire Wink

En tout cas, c'est déjà très bien Smile

Bonne continuation pour ton histoire! N'hésite pas à mettre une petite réponse pour préciser quand tu auras terminé!

Encore bienvenue Smile


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MessageSujet: Re: Kweche Quilon   Lun 30 Juil - 8:43

Bonjour ! Bienvenue sur le forum ! heart

J'adore le fait que tu ais choisi de faire un kwe ! Ce qu'ils sont bien ces personnages Razz

Bon courage pour ton histoire et n'hésite pas à nous contacter si besoin Smile



Petit animal trop adorable par Engare

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Kweche Quilon
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MessageSujet: Re: Kweche Quilon   Lun 30 Juil - 20:28

Merci les gens Coeur2

(Les kwe c'est la vie !!! Méh )

Du coup je poste histoire de signaler que j'ai finis ma fiche o/
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MessageSujet: Re: Kweche Quilon   Lun 30 Juil - 23:52

Bonjour et donc, BIENVENUE!

Ma foi, mais QUELLE HISTOIRE!!! C'est vrai qu'avec un personnage avec une telle durée de vie forcément, y'a de quoi raconter! Mais vraiment, j'ai tout simplement adoré!

Le seul kwe n'ayant aucun sens du goût, c'est juste énorme! J'ai versé ma petite larme sur la fin malgré tout, c'était juste très très bien écrit! Vraiment Smile

Tu es évidemment validé! Tu peux m'envoyer par mp les éléments pour ta fiche de combat, à savoir: la répartition de tes 20 points de statistiques, une arme, un équipement, et deux techniques de combat. On en a déjà parlé un peu par mp, mais n'oublie pas que tu peux avoir les renseignements dont tu as besoin dans le système de combat, dans la rubrique "Votre équipement" et "Les techniques de combat".

Ensuite, tu pourras faire une demande de rp par ici pour te trouver un partenaire, en ce moment, on a Fran qui cherche un partenaire? Elle est à Luca, mais rien n'empêche de faire modifier un chouilla la fin de ton histoire pour dire que finalement, tu arrives à Luca plutôt que sur Wutaï ^^

Tu peux également faire une demande de rang ici et n'hésite pas à renseigner la date d'anniversaire de ton personnage dans ton profil, ainsi qu'ici si tu veux qu'il reçoive un petit cadeau chaque année!

Encore bienvenue sur FF Rebirth!

La fiche sera verrouillée d'ici une semaine pour le cas où certains veuillent te souhaiter la bienvenue Smile


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Kweche Quilon
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HP : 500/500
MP : 10/10
Statistiques :


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MessageSujet: Re: Kweche Quilon   Mar 31 Juil - 1:12

KYAHHHH !!! T'es vraiment trop choupie Crystal ! Coeur2 Coeur2 Coeur2 Merci pour ses compliments I love you

Je pars m'attaquer à la fiche de combat ! Smile  En revanche en ce qui concerne la demande de RP, cela ne me dérange pas du tout de déplacer mon personnage à Luca mais dans ce cas je pense rajouter un chouïa d'histoire pour garder le fait qu'elle arrive à Wutaï^^

(Demande de rang faite au passage o/)

Coeur2 Coeur2 Coeur2
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MessageSujet: Re: Kweche Quilon   

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Kweche Quilon
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