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 Vous prendrez un kafé ? - Eté An IV - Alexandrie

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MessageSujet: Vous prendrez un kafé ? - Eté An IV - Alexandrie   Mar 12 Déc - 11:30

NosTout le monde était parti, à présent. J'avais mentionné le souhait de m'entretenir personnellement avec l'élémentaire du Néant, c'est pourquoi j'avais attendu que tout se tasse, comme celles que l'on entendait être nettoyé dans l'arrière cuisine de l'établissement de boissons. La réunion avait fourmillé d'informations en tout genre, je n'avais bien sûr pas tout retenu mais bon, tout ne me serait pas utile dans un avenir proche.

"Messieurs, je vous ressers quelque chose ? Un petit saké ?"

Pourquoi pas après tout. Je n'étais pas très kafé et la consommation d'alcool n'était pas proscrite ici. Elle était juste à consommer avec (la) modération. On prit alors place dans une table dans un coin. La banquette était pas la plus confortable du monde, sans doute pour encourager les gens à ne pas rester trop longtemps. Du moins sans boire...

Les habitués des lieux nous dévisageaient, c'est dire qu'on avait pas réussi à passer vraiment inaperçu tout à l'heure. Nos accoutrements et nos origines diverses devaient dénoter avec le quotidien morne et monotone de ces gens qui venaient ici pour déverser tout leur sou et leur soûl. Ces petites gens n'étaient pas de grandes menaces, et le peu qu'ils pourraient avoir à entendre ne seraient ni compris par leur intellect ni retenu par le peu de mémoire qu'il leur restait après l'avoir gâché de futilités comme l'adultère du voisin de la nièce par alliance du poissonnier.

Mais revenons à nos Mogs et la raison pour laquelle j'avais voulu m'entretenir avec le chef du Rokumeikai. En fait, y'avait pas mal de point à aborder.

"Bon, si j'ai voulu te parler en privé, c'est pour plusieurs raisons mais la principale, c'est que j'aurais encore besoin d'aide pour retrouver quelque chose... Je pensais retrouver en même temps que Zébal, une lance. Cette lance est imprégné de magie noire et ténébreuse, elle faisait partie de nombreuses légendes par chez nous. Mais il ne l'avait pas sur lui... "

Est-ce que ça m'intéresse va peut être-t-il se dire ?

"C'est cette lance qui a altéré mes pouvoirs et il me la faut pour dénoircir ma magie de glace, j'en suis convaincu. Là où cela peut t'intéresser, c'est qu'une fois que je serais affranchie de cette malédiction, je comptais t'offrir cette lance qui devrait hautement t'intéresser, pas pour son usage mais pour la magie qu'elle décèle..."



Clairement, ce qu'il pouvait ou allait faire m'intéressait assez peu, je savais que cela serait intéressant pour lui sans aucun doute mais surtout, je voulais arrêter de produire une glace teintée de noire. De plus, je me dis que si Zébal ne l'avait pas avec lui, alors il devait très certainement y avoir une raison que je devais découvrir...

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T-ckilla M
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MessageSujet: Re: Vous prendrez un kafé ? - Eté An IV - Alexandrie   Mar 12 Déc - 23:53

Je ressens.
La nuit m'enveloppe dans les ténèbres de cette cité bénie par les étoiles. Cette sainte lumière remplace celle du soleil et m'aveugle, irradiant tout mon être d'un feu carnassier. Las de l'avidité des flammes infernales, je plonge mon essence toute entière dans la gueule abyssale où les ombres guettent. Elles m'accueillent à bras ouverts, étreignant mon corps d'une douce pression, coupant mon souffle de leurs griffes maternelles. La tension est palpable dans l'air. Les habitués n'aiment pas qu'on envahisse leur territoire. Le vent, complice du crime qui se joue sous ses yeux, ne m'apporte que la morsure du froid en soutien. Chaque pavé se dérobe sous mes pas, m'emportant un peu plus dans la tombe à chaque seconde de mon existence. Pourtant je suis mon invité, faisant fis du danger.


Je vois.
L'obscurité se meut autour de moi. Loin du centre-ville, la délinquance augmente et les crimes se banalisent. Même Alexandrie dispose de son lot d'infortunés. Les âmes égarées sont bien plus nombreuses qu'on ne le croit. Elles déambulent, s'accrochant à un mur pour ne pas céder, tombent quand l'hiver approche et sont remplacées au printemps suivant. La lumière, quand elle est trop vive, ne détruit pas les ténèbres. Elle ne fait que les camoufler.
Mon regard se pose sur une ruelle. Un homme se trouve au sol. Ses vêtements sont sales, sa mine effacée, ses jours comptés. Son glas sonne alors que les passants l'enjambent. Ses semblables attendent en me dévisageant, apeurés au moindre de mes mouvements. Leur bouche est immense, leurs yeux monstrueux et leur mine affreuse. Bientôt, ce meuble usagé sera enfermé dans un sac et brûlé. A ce moment, la rue se sentira vide et, comme à chaque fois qu'elle se sent ainsi, commandera un nouveau meuble qui occupera cette même place et finira de la même façon.


Je sens.
Les premières effluves m'arrivent en plein visage, agressant mes sens d'une myriade de signaux électriques dont la gestion m'épuise. Leur force m'enivre bien plus que lors de la réunion. Ils s'infiltrent dans mon être, m'imbibant de leurs répugnantes significations. Urine, bile, décomposition, rouille, humidité, alcool... Tout ici transpire le malaise et la déchéance. Tout ici n'est que folie. C'est la mort du jour et la naissance du soir.


J'entends.
J'entends ce que d'autres n'entendent plus depuis longtemps. J'écoute la plainte du bâtiment abîmé, le fracas de la pluie sur un sol meurtris, la complainte des enfants quémandant de l'argent en échange de places de théâtre et l'agonie des vivants ivres de malheur. Le grincement de toute cette fourmilière assaille mes oreilles sans repos... Sans merci.


Je goûte.
Je trempe le bout de mes lèvres dans le breuvage que cette personne me tend. Un liquide incolore censé rendre la vie plus joyeuse me dit-il. A croire que la joie se procure en bouteille. Sa texture m'alourdit. La sensation qui en découle me fatigue et me brûle. Heureusement, seul Vlad en subit les effets. Moi, je demeure imperturbable.


Le monde qui se reflète dans mes yeux n'a pas de sens. Ce qui ne s'y reflète pas n'a pas même d'existence.


Je m’assoie sur la banquette à l'intérieur de ce bar. La réunion est finie. Les objectifs de chacun sont connus. L'avenir est tracé. Nous n'avons plus qu'à en faire quelque chose de concret. Je continue de boire mon saké pendant que mon interlocuteur parle.


Nos... Ce revenant était certainement le plus jeune de nos membres à occuper une position aussi importante. Plus je l'écoute, plus je constate qu'il reste fixé sur son objectif. Comme tout Homme, il ne considère que ses priorités, ne cherchant pas à améliorer le monde mais plutôt à améliorer sa petite bulle de confort. Soit, les humains ne cherche à aider les autres que par auto-satisfaction – dans le meilleur des cas – et aucunement par dénis de leur propre individualité en faveur d'un bien global. En cela, ils sont inférieurs aux colonies d'abeilles ou de fourmis. En d'autres termes, ils cherchent un sens à leurs actes, à leurs existences... Alors qu'il n'y en a aucun. Ils ne se démarqueront pas du lot et disparaîtront lorsque la Faucheuse passera les voir. Au final, le néant emportera la moindre trace de ce qu'ils qualifient de vie.
Pourtant, l'ancien roi se démarquait de la masse grouillante de moutons. Il n'était pas restreint au point de séparer le monde en bonnes ou mauvaises choses. Il faisait juste ce qu'il fallait, ignorant la morale lorsque cela s'avérait nécessaire. En cela, il m'était utile. D'ailleurs, l'histoire de cette lance m'intrigua.


Imitant le comportement des primates nous entourant, je vins poser mon coude sur la table et soutenir mon menton.


" Je vois. En effet, le concept d'une lance qui absorberait les ténèbres est intéressant. "


Il se trouve que la plupart des armes de néant que je matérialisais étaient des lances pour l'aisance qu'elles offraient en tant qu'armes de lancer.


" Je comprends qu'il y ait un enjeu personnel dans cette histoire, mais est-ce que te débarrasser des ténèbres augmenterait significativement tes capacités actuelles? "


Question comme une autre, mais nécessaire pour avoir mon soutien. S'il devait gagner en puissance suite à mon intervention, cela serait bénéfique au Rokumeikai.


" Autre chose, tu dis qu'elle a altéré tes pouvoirs. Elle est donc la maladie et le remède à la fois... Penses-tu que l'on puisse s'en servir contre un éventuel ennemi? "


Je réfléchissais, tentant de séparer le réalisable de l'impossible. Enfin, j'exposais mon idée.


" Il est possible qu'un jour nous ayons à repousser la protection d'Alexandre sur cette ville, même temporairement. Or, il s'agit d'une chimère de lumière. Si cet artefact est suffisamment puissant, cela pourrait valoir le coup. Mais je doute de la faisabilité d'une telle entreprise. Plus de précisions m'est nécessaire. "


Je parlais à l'image d'un scientifique un peu fou, posant des hypothèses imparfaites. La vérité était surtout que je ne connaissais pas la puissance de cette relique.



" Enfin, le plus important : quel type d'aide désires-tu? "

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MessageSujet: Re: Vous prendrez un kafé ? - Eté An IV - Alexandrie   Mer 13 Déc - 12:40

NosJe lui exposai la lance que je maudissais autant qu'elle était maudite... J'avais visiblement réussi à attirer son intérêt personnel car il me posait davantage de questions sur cette lance. Peut être que l'image qu'il s'en faisait était un peu faussée, sans doute par son pouvoir conjureur qu'elle avait eu sur moi...

"Je ne saurai dire si cette lance absorbe les ténèbres, je pense plutôt qu'elle en est constituée. Un peu comme ces armes crées par des forgerons qui y implante l'essence élémentaire, sauf que celle des ténèbres sont plus rares et ont été interdits dans beaucoup de contrées. Surtout à cette dose... " 

Je reprenais ensuite pour répondre à sa deuxième question.

"Non, il s'agit d'un maléfice, regarde." 

Je créai alors une petite sculpture de glace d'une dizaine de centimètre de haut, si ce qu'elle représentait, la lance en question, la glace s'assombrit rapidement et fondait alors comme neige au soleil du désert de l'île des Pampas. Ma glace ne tenait plus tant que ces ténèbres se liaient alors à ma magie...

"Oui, il s'agit du remède comme de la source... N'utilise-t-on pas le virus lui même pour créer vaccins et sérum capable de le contrer ? Pour son utilisation, je ne pourrais pas le dire, tes pouvoirs n'ont pas l'air similaires à ceux que Zébal ont contracté... Il me faut peut être réexpliqué la situation de Dol, à ce moment là... Zébal, moi et les autres puissances de l'époque luttions pour obtenir le pouvoir d'Hyne. Cette puissance que nous cherchions n'était qu'un leurre mais le peu que nous étions exposés nous permit de contracter quelques talents. Par chance pour lui, son arme lui permettait de décupler ce peu de pouvoir latent qu'il avait reçu en lui, et qui lui permit d'accomplir tout ce qu'il a fait..." 

A savoir m'enfermer dans l'Aladore en compagnie de Nosferatu, ce genre de choses... 

"Le réel pouvoir d'Hyne fut transmis à des femmes, quel pied de nez pour nous tous qui aspirions à une telle source d'énergie... C'est ainsi que sont apparues les sorcières..." 

Je m'arrêtai là, je ne voulais pas en dire davantage pour le moment... 

"Même si la fusion des mondes a dû altéré leur pouvoir aussi, les sorcières dégagent une réelle puissance, je ne pense pas qu'il faille les sous estimer..." 

Je sais que ce que j'allais dire allait faire référence à la situation avec Camilla mais je préférais mettre une mise en garde d'une personne qui pouvait imaginer l'étendue de ces pouvoirs là... Mais nous abordions le véritable sujet, de quelle aide, j'avais besoin...

"Je sais que notre engagement initiale était que tu m'aidais dans ma quête personnelle et qu'en échange, je t'aide dans ce combat qui est le tien. Le nôtre, à présent. Mais cela passait notamment par l'aide que je devais te porter pour que tu récupères une partie de tes pouvoirs après ce qu'il s'est passé à Dali. Te souviens-tu ? Je ne sais pas comment tu as retrouvé Zébal, je doute que tu puisses faire la même chose avec son arme mais peut être avec son valet qui doit tout savoir de ce qu'il s'est passé..." 

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MessageSujet: Re: Vous prendrez un kafé ? - Eté An IV - Alexandrie   Jeu 14 Déc - 7:55

Mes questions étaient légitimes. Nos voulait m'impliquer dans ses projets et je ne pouvais le faire sans y voir un quelconque intérêt pour mon grand dessein. En effet, sa vendetta avait pour but de m'octroyer ses faveurs et donc d'ajouter des connaissances sur Dol à notre arsenal. Cette lance, en revanche, que m'apporterait-elle?


Je fus assez déçu d'apprendre qu'il ne s'agissait que d'une simple arme baignée de ténèbres. Il est vrai qu'il était souvent mal vu de passer une commande de ce genre auprès d'un forgeron, mais l'argent pouvait acheter le cœur de nombre d'âmes. Les matériaux pouvaient également se trouver avec un peu de temps, temps que la recherche de cet héritage du passé devait équivaloir.
En même temps, je suppose que tomber sur un artefact du niveau de la matéria noire, c'est-à-dire apte à réduire une planète à néant, était pratiquement impossible. Pourtant, l'idée de corrompre d'autres éléments restait alléchante. Y avait-il une limite à ce pouvoir? Cela avait marché sur une homme, sur deux mêmes, mais sur une chimère? Serait-il possible de ternir l'éclat d'Alexandre le grand? Pouvait-on même espérer briser l'équilibre des cristaux en contaminant de ténèbres la lumière de l'un d'eux? Peu probable si l'on admet que ces derniers sont absolus... Mais n'en ayant jamais vu, je ne puis en juger.


Alexandre... Cette chimère m’obsédait.
Pourquoi le Rokumeikai s'était-il affublé d'une réputation de lâches en attaquant Dali plutôt qu'Alexandrie? Alexandre. Pourquoi l'enlèvement de sa majesté et la rédition de la royauté avait échoué lors de l'attaque de Veranissa? Alexandre. Pourquoi est-ce qu'il était impossible encore aujourd'hui d'attaquer la reine en pleine audience? Alexandre.
Alexandre, Alexandre, Alexandre... Quoiqu'on en pense, cette chimère de lumière était une plaie conférant une immunité totale et absolue à la dirigeante de ce pays. Et c'est bien par sa faute que je devais employer la manière douce pour renverser ce royaume. Par sa faute, et celle de ce sceau qui contraignait mon véritable pouvoir. Néanmoins, je devais envisager la possibilité d'un échec en utilisant cette méthode. La paralysie de la chimère et la prise du château seraient alors mes dernières cartes à abattre.


Tandis qu'il poursuivait son discours, je ne pus que repenser aux événements ayant eu lieu un peu plus tôt dans la journée. Mon regard s'assombrit rien qu'à l'évocation des sorcières, sachant pertinemment que j'aurai le droit à une réflexion de la part de mon interlocuteur. Ce n'était nullement de la colère dans mes yeux. J'étais au dessus de ça. Ce n'était que le reflet d'une profonde réflexion sur les tenants et les aboutissants de mes actes.
En soit, j'avais très bien compris ce que Camilla désirait. L'obtenir serait plus aisé qu'il n'y paraît. Mais là où il ne lui aurait fallu qu'un souhait, elle menaça. Or on ne me dirige pas, on coopère tout au plus. Nos l'avait intégré et c'est en cela qu'il se différenciait d'elle. Cependant je lui concédais un point : il ne fallait pas sous-estimer son potentiel. Que l'ancien roi se rassure, ce n'était pas mon cas.
La seule ombre au tableau, c'était cette étrange sensation de malaise qui persistait depuis que ma main avait heurté son visage. Était-ce un semblant de culpabilité? Futile...


" Et bien jeune homme? Ton ami a passé une mauvaise journée? "


Le barman venait de nous déranger, visiblement pour nous suggérer de prendre une consommation supplémentaire. Il faut dire qu'il venait de Tréno, donc me connaissait certainement. Peut-être pensait-il que je disposais d'une réserve illimitée de gils? Si seulement... Malgré tout, il fallait faire bonne figure, comme tout noble sait si bien le faire.
Je ne pris pas la peine de décorer mon visage d'un beau sourire. Cela ne convenait pas à la situation.


" Rien. Juste une dispute avec ma femme qui me tracasse. "
-" Haha, je vois! Plusieurs gars finissent là pour les mêmes raisons. Je te sers un remontant? "
-" Téquila. "


Il repartit en rigolant bruyamment s'occuper des autres consommateurs tandis que je répondais à mon allié sur l'évocation d'un certain valet. Pour le coup, un léger sourire apparut au coin de mes lèvres.


" Rechercher quelqu'un d'impossible à localiser, hein? Et bien Nos... Tu me rendrais presque nostalgique. Cela me rappelle la fois où nous nous sommes entretenus pour la toute première fois. T'en souviens-tu? "



Je me remémorai. Je me remémorai ma rencontre avec cet étrange personnage. J'avais repéré ses habits tranchants avec les tenues plus sobres et moins sombres de la plupart des aventuriers. Son regard aussi en disait long sur son expérience de vie. J'avais donc tenté une approche banale pour confirmer mes soupçons... Quelle était-elle déjà?

***************



" Bonjour mon bon monsieur! Quels riches habits! Quelle élégance! Un fait plutôt rare de nos jours! Seriez-vous d'une contrée d'Héra ou bien fan d'une époque lointaine? "


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MessageSujet: Re: Vous prendrez un kafé ? - Eté An IV - Alexandrie   Jeu 14 Déc - 11:40

NosOn venait nous déranger pour nous inciter à prendre une consommation supplémentaire... Ce monde marchait sur les épaules à courir après l'argent et l'éphémère besoin qu'elle assouvit... Le maître des ténèbres commandait une nouvelle chose prétextant un fait de vie banale d'ordre conjugale pour expliquer sa présence ici. Je ne jaugeais même pas l'homme du regard, il était insignifiant. Mais T-ckilla se laissait aller à évoquer notre première rencontre...

_ _ _ _ __ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

Je me souviens lorsqu'il est venu à ma rencontre, visiblement surpris par mon accoutrement... Il faut dire qu'à cet instant, et encore maintenant, ma cape semblait avoir subi la morsure de milliers de bébéhémoths...

Je ne pensais pas lui répondre jusqu'à ce que j'observe cette personne. Elle venait aborder un inconnu mais je ne sentais ni peur ni appréhension chez elle. C'est certainement ce qui m'a fait réagir différemment qu'avec une personne lambda.

"Votre phrasé ne ressemble pas à celui de Galbadia, non plus. J'imagine que nous avons affaire à deux voyageurs d'un autre temps par rapport à celui-ci ?"

Effectivement, dans cette gare de Deling City, là où l'on entendait un vacarme résultant aussi bien de la circulation ferroviaire qu'automobile de cette ville assourdissante, nous dénotions tous les deux. Une ville perdue dans une nuit profonde, si l'homme que je recherchais devait choisir un endroit où habiter, ce serait bien celui-ci, ville dolienne perdue dans les ténèbres infinies...

"Etes-vous vraiment féru de stylisme ou est-ce une ruse pour que je vous dévoile des choses qui ne pourrait ne concerner que moi ?"



Si j'étais assez bête pour annoncer au premier venu que je venais de Dol mais il y'avait plusieurs millénaires... Mais cet homme ne semblait toujours pas avoir peur, au contraire, il semblait contrôler une situation alors que j'étais clairement un élément indépendant... Bizarre...
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T-ckilla M
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MessageSujet: Re: Vous prendrez un kafé ? - Eté An IV - Alexandrie   Dim 17 Déc - 21:32




Quelle heure était-il déjà? Suffisamment pour que le ciel soit teint de mauve, mais pas assez pour qu'il soit noir d'encre. La gare de Deling City n'était que peu remplie, les derniers trains étant souvent délaissés en dehors des périodes de festivités. Une caméra filmait le quai, dernière barrière forçant ma vigilance à être à l’affût.


J'étais là, face à cet individu qui daigna me regarder. Sa tenue m'avait interpellé, mais plus encore sa démarche, sa façon de se tenir, de se comporter, laquelle tranchait avec le reste de cette société individualiste, robotisée et puérile. Loin de toutes formes de technologies, il ne présentait également aucun signe trahissant une attente, une envie, ou un besoin. Il ne prenait donc pas le train pour rejoindre femme et enfants. Non, il était différent. C'était un aventurier. Un être dont la disparition relèverait de l'ordinaire tant cette réalité est ignoble et vide de sens. Le genre de personne qu'aucun ne pleurerait et pour lequel les autorités ne lèveraient pas le petit doigt.
Voilà le monde fantastique que les dieux ont créé. Un monde d'isolements et de souffrances où des entités sont assez débiles pour utiliser leur temps d'agonie à l'empirer, plutôt que de s'entraider pour l'améliorer. Héméra était ainsi devenue mon terrain de jeu. Mon influence se propageait rapidement aux revenants, aux explorateurs, aux aventuriers, aux personnes isolées, aux sans-abris, à toutes les personnes seules et démunies... Tous reçurent mon don. Enivrés par mon pouvoir, succombant doucement à la folie et perdant petit à petit le peu de matières constituant leurs individualités, ils devinrent mes esclaves. Ils étaient les nouveaux Moi. Ils étaient mes Subjugués. Et ce jeune homme, s'il s'avérait également isolé et faible, rejoindrait ma grande armée.
Bien sûr, je dus trouver un moyen d'engager la conversation afin de vérifier mes prédictions. Imitant donc les primates supérieurs du genre Homo, j'avais choisi un sourire engageant et une mine surprise pour faire face à ce personnage. Bien sûr, la réponse de cet individu ne tarda pas...


" Deux voyageurs d'un autre temps? Je vois que vous êtes attentif à mon langage. Il se trouve que je suis relativement âgé, bien qu'il me coûte de l'avouer. "


Un léger rire, idiot, dans le but de le mettre en confiance. J'étais bien familier mine de rien, mais cela ne me préoccupa pas plus que cela. J'étais sûr de mes capacités. Ma puissance d'antan me permettait de rendre l'impossible possible, de changer les règles de cette réalité et de briser ce misérable monde. Le Néant. Le Néant absolu arracherait cet endroit à la grande pestilence qu'est la vie. Plus aucune souffrance, plus aucune déception, plus aucune blessure... Simplement l'inexistence en cadeau. Voilà ce que j'offrirai à ces pitoyables vermines humaines. Voilà ce que serait mon héritage. Un héritage que ce blondinet allait recevoir dans quelques instants.


" Ooooh... "


Mon regard se figea un instant. Il ne m'avait pas percé à jour, il ne faisait que s'interroger légitimement sur la raison de mon approche. Il faut dire que les gens ne sont pas habitués à se faire interpeller en pleine rue de nos jours. Néanmoins, la méfiance qu'il affichait risquait de ne pas bien rendre sur les caméras de surveillance. Mieux valait-il attendre avant de le soumettre. Mieux valait-il discuter. Peut-être qu'il serait l'un des rares à attiser mon intérêt. Cela s'était déjà produis avec DIO, avec Buredo, avec Jonah, puis Cidolfus. Je pourrais aussi en citer d'autres, mais là n'est pas l'important. Était-il comme eux?


" Et bien voyez-vous, il se trouve que je suis... Disons un sponsor. "


Je fis quelques pas sur le côté, tournoyant autour d'un lampadaire à l'aide de ma main d'acier, conservant mon sourire. Porter ce masque était ridicule, mais le mimétisme était un élément crucial pour me fondre au sein de la société. De plus, je lui montrais ainsi que je ne me sentais nullement intimidé par lui, mais plutôt que j'étais amical. Du moins essayais-je malgré le fond de mes pensées.


" Je suis à la tête d'une organisation qui a pour but de fournir les aventuriers en matériel ou en ressources humaines. J'ai bien vu à votre démarche que vous êtes un individu d'exception, surement un futur héros de ce monde pour tout vous dire. Je vous propose donc mes services afin que vous puissiez accomplir vos quêtes. Je suis sûr que vous en avez n'est-ce pas? Quel genre de créatures est trop forte pour vous? Un Bombo? Un Ahriman? Un Béhémoth peut-être? A moins que votre problème soit d'une autre nature? "


Discours classique afin de jauger de la puissance et de la personnalité de ce gamin revenu d'entre les morts. Un revenant et un aventurier, deux raisons suffisantes pour en faire un subjugué... Ce qu'il allait me dire serait déterminant pour la suite.

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MessageSujet: Re: Vous prendrez un kafé ? - Eté An IV - Alexandrie   Lun 18 Déc - 14:33

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NosL'homme voyait bien à mon attitude suspicieuse que je n'étais pas né de la dernière larme sélénite. Il fallait peut être que je songe à arrêter d'utiliser des expressions vieilles comme le Royaume de Centra, d'ailleurs... L'homme était tout sourire, entre le mielleux et le commercial qui vient sonner à la porte des gens habitant en banlieue de ces nouvelles villes pour vous vendre des choses dont personne n'aura jamais besoin... Il venait même de tournoyer autour d'un lampadaire pour se donner un air assurant... Oui, il n'avait peur de rien... Et c'était peut être parce que c'était vrai au sens littéral que je restais encore à ne pas clore cette conversation qui n'apporterait sans doute rien...

L'homme se disait être sponsor, pouvoir me proposer du matériel ou une aide extérieure pour accomplir des objectifs inatteignables sans son aide. C'était donc ça, tout ce manège ? Vraiment ? Non, c'était beaucoup trop louche et ces méthodes me faisaient penser à ce vieil ami qui me plairait tant de retrouver pour enfoncer mes deux pouces dans ses orbites...

"Et quelle en serait la contrepartie ? Je ne pense pas que ce soit la monnaie qui dirige votre monde, ni un altruisme pour son prochain... Ou alors, vous allez me demander de faire la sale besogne à votre place... Cherchez un autre pantin, j'ai des choses bien plus importantes à accomplir pour perdre du temps..."

Retrouvez Zébal. Oui, il est vrai que c'était mon objectif premier car je sais très bien que tant qu'il serait de ce monde, mes sentiments humains de vengeance ne me permettront pas d'avoir les idées les plus claires. Retrouver Nosferatu, une autre histoire de vengeance mais celle-ci, plus raisonnée. Hyne s'était joué de nous, pauvres humains, mais aussi des Chimères de Dol. Nosferatu avait fait les frais de vouloir se révolter contre son créateur et l'avait enfermé dans cet objet qui fût ma geôle aussi... Alors, à moins que cet homme soit capable de faire cela...

Je disais perdre mon temps mais mes pensées et mes jambes ne m'avaient pas fait quitter l'endroit d'un seul pas. La curiosité ?

"Il n'empêche que je serais bien curieux d'imaginer quelle raison fantasque vous donnerait la motivation de prêter secours à mes plans. Pourriez-vous retrouver des gens qui se cache de ce monde ?"
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MessageSujet: Re: Vous prendrez un kafé ? - Eté An IV - Alexandrie   Mar 19 Déc - 23:06

La vie n'est qu'une vaste blague.


Le destin n'existe pas. Seul les faibles se font entraînés dans ce torrent boueux que l'on nomme destin. Les êtres naissent, grandissent, découvrent la Mort et souffrent. Cette souffrance engendre la peur, la peur engendre alors la colère, et de la colère naît la haine. Le côté obscur de tout être émerge ainsi.
Pourquoi agissez-vous? Vos actes n'ont aucun sens. Une fois mort, vous ne laisserez rien. Rien de plus qu'un douloureux souvenir, une blessure amère dans le cœur de vos proches. Votre âme partira emplie de regrets. Ces regrets seront transmis à votre si précieuse descendance qui agonisera à son tour. Il n'y a aucun espoir, aucune lumière, aucun échappatoire. Il n'y a que l'appel froid des ténèbres, l'ultime fatalité qui guette.


Quel sens avez-vous? Aucun. Vous ne vivez même pas. Vous vous contentez d'exister. Vous vous accrochez à des concepts moraux, des textes, des philosophies, des particularités afin de vous dégagez de la masse grouillante et informe de votre espèce. Vous cherchez à briller plus que les autres, à vous élevez pour être reconnu par vos pairs. Mais cela n'a pas de sens. Votre vie n'en a pas et n'en aura jamais. Vous pensez encore être guidé par de bons sentiments? Des émotions? Seuls les faibles mettent des années à s'en affranchir. Celui qui est maître de soi peut étouffer un chagrin aussi aisément qu'inventer un plaisir. Vous faîtes fausse route.


Je ferai don du Néant à l'Humanité que je hais. Je ferai don de l'inexistence à Héméra pour la délivrer d'elle-même. Je rendrai à cet univers la béatitude qui fut sienne.


S'il y a en ce monde une chose appelée Bonheur, elle doit être infiniment proche du néant. Le néant, c'est ne rien avoir, et donc ne rien avoir à perdre. Si ce n'est cela le bonheur, qu'est-il donc?




Cet individu me faisant face venait, à l'en croire, d'un époque révolue. "D'un autre temps", comme il se complaisait à le souligner lui-même. Lui aussi disait avoir "mieux à faire". Lui aussi pensait avoir un but. Lui aussi pensait que son existence avait une signification... En cela il était comme tous mes subjugués peu avant de découvrir les bienfaits du vide. Allons bon... Jouons le jeu encore un peu, juste le temps que les gardes se relaient et que plus personne ne se trouve de l'autre côté de cette maudite caméra.


Il commença à s'éloigner, non sans avoir d'avoir d'abord spéculé sur mes motivations. Néanmoins, il s'arrêta pour me poser une ultime question. La curiosité peut-être?


" Retrouver des gens? Je vois... "


Mon regard s'assombrit, prenant un air plus neutre. Je n'avais pas d'intérêt à pousser la comédie trop loin. Cet homme avait enfin dévoilé une partie de ses objectifs et j'allais bien sûr jouer le jeu le temps qu'il le faudrait.


" Donc votre objectif est la vengeance. "


Mes yeux restaient figés dans les siens, sans la moindre once de jugement. Ce n'était qu'un constat. Quant à savoir comment j'avais deviné la nature de son objectif, je le laisserai poser la question afin de l'impressionner par ma réponse. Je vins m'asseoir sur l'un des sièges de la gare. Le prochain train ne serait à quai que dans dix minutes de toutes manières.


" Vous désirez retrouver quelqu'un qui vous a causé du tord. Une personne qui se trouve être difficile à trouver... Et qui est plus maligne que vous. "


Avant toute intervention de sa part, je claquais des doigts. Sur l'autre quai, plusieurs paires d'yeux rouges s'illuminèrent et s'avancèrent à portée de la lumière lunaire. Je relevai la tête, mes yeux étaient également de sang à présent.


" Je suis intrigué. Non pas par votre petite histoire de vengeance, mais par l'inefficacité de mon aura sur vous. "


Je fis un léger signe de main. A ce moment, trois subjugués traversèrent la voie ferrée et se retrouvèrent au niveau des sorties de la gare. Ils étaient encore "inactifs".


" D'ordinaire, il ne faut que quelques secondes pour que les humains lambdas ne ressentent un profond malaise, presque viscéral, en ma présence. Cela est dû à la nature de l'aura invisible que je dégage. Néanmoins, cela ne semble pas être votre cas. Cela signifie donc que vous avez, au choix, abandonné votre Humanité ou bien que vous êtes relativement puissants. "


Étonnant... Bien qu'il n'était pas le premier à montrer une certaine résistance à ce phénomène. De plus, j'avais remarqué que plus j'étais affaibli, moins cette aura fonctionnait. Espérons que je ne finisse jamais au point qu'elle soit inefficace, me disais-je à l'époque... Mais restons concentrés sur ce souvenir.


" Vous aviez raison sur un point : je ne suis guère féru d'esthétisme. L'argent ne m’intéresse pas non plus. "


Les subjugués se mirent alors à parler à l'unisson, sans même que je n'ouvre davantage la bouche.


" Ce que nous désirons est changer ce monde. "
" Ce que nous désirons est changer ce monde. "
" Ce que nous désirons est changer ce monde. "


Je me relevais, fermant les yeux un instant. Mes pensées fusèrent avant que je ne reprenne sur le ton monocorde qui m'était bien plus habituel.



" Je peux vous aider à retrouver la personne que vous désirez. Après tout, je suis un sponsor. Néanmoins, cela n'est pas gratuit. Quel est votre nom? "

__________________________

spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Vous prendrez un kafé ? - Eté An IV - Alexandrie   Jeu 21 Déc - 14:25

NosHyne, créateur de toute chose. C'est en tout cas avec cette étiquette que la divinité était descendu sur Dol, à aucun moment, elle n'avait avoué être Nil, l'une des deux réelles divinités qui avaient crées toutes choses. Mais, dans tous les cas, un dieu nous avait créé et se jouait de nous. Nous n'étions que des jouets, des êtres vivants que nos créateurs se complaisaient à regarder évoluer comme ces vulgaires bonhommes dans ces jeux vidéos dont nous devions gérer le quotidien.

Et, c'est certainement leur oeuvre si Dol avait été rapproché de trois autres planètes pour en former qu'une, sans doute, une nouvelle expérience ? Je voulais avoir ses réponses, ses motivations, j'étais un des rares à avoir rencontre Hyne, je sais qu'il ne s'agit pas que d'une croyance et que l'origine de toute forme de vie est de sa volonté. Et nous l'avions presque mis à genoux mais Hyne a su nous roulé... Et si cela avait été si facile, c'est à cause de la cupidité et l'ingérence de Zébal... Je lui reprochais pleins d'autres choses mais de savoir qu'il était encore en vie, c'était forcément mauvais signe et un obstacle...

L'homme en face de moi, si ses dires étaient vrai, pourraient me permettre de me débarrasser d'une telle épée de Damoclès...  et j'avais juste mentionner que je recherchais quelqu'un... L'homme avait deviné le dessein qui m'habitait pourtant...

"Et bien, en quelques sortes. Une vengeance qui servirait à prévenir que l'homme en fasse de même, voyez-vous ? Mais je vois que vous êtes loin d'être dupe..."

Mais l'homme me faisait grimacer quand il expliquait que je recherchais une personne, et qu'elle serait plus maligne que moi... Je ne répondais rien à la provocation, il n'était pas question de finesse d'esprit mais d'événements qui lui ont été favorable. Il avait eu plus de temps que moi pour se préparer à ce nouveau monde...

Voilà, pourtant que l'homme changeai de visage et ses yeux semblaient utiliser une quelconque magie. Il se disait impressionner sur l'inefficacité de son sortilège sur moi... Certainement, une faculté que m'aura laissé Nosferatu en cadeau... D'un revers de la main, je voyais alors trois hommes arriver sur les voies sans la moindre peur, leurs yeux étaient similaires au regard de l'homme qui me faisait face.

"Vos méthodes me rappelle grandement quelqu'un..."

Seule la magie noire pouvait permettre ce genre de contrôle mental sur d'autres personnes... A ce moment, j'imaginai que Zébal m'avait alors retrouvé et qu'il avait gagné en puissance pour réussir ce genre de phénomène. C'est alors que l'homme m'expliquait que ses motivations étaient tout autre et ses marionnettes de m'en donner l'exactitude intitulé.

L'homme réitérait alors sa demande en me demandant mon nom.

"Je suis Nos. Nos Karpath puisqu'il est d'usage d'avoir un nom qui supplée le prénom. Mais on m'appelait le Tyran de Glace, autrefois."

Il était alors d'usage d'appeler les monarques et différents dirigeants par leur titre. Roi Noir, Tyran de Glace, Seigneur Incandescent... tous plus effrayants les uns que les autres...

"Vos facultés sont assez singulières. Cette magie me fait quelque peu penser à l'homme que je recherche mais votre souhait à celui d'une autre connaissance que j'aimerais revoir également... Comment comptez-vous changer le monde ? Cela peut vouloir dire tellement et si peu à la fois... "

Je n'avais pas encore accepter son offre même si celle-ci serait une aide inestimable dans ma quête. Pourtant, même si je me doute qu'un tel homme ne se livrerait pas sur ses réelles intentions envers moi, je pouvais au moins savoir si son combat me semblait compatible avec le mien...

"Je connais une chimère qui, elle aussi, aimerait changer ce monde..."



Et vouloir défier un dieu pour annihiler ses plans pourrait être compatible avec l'homme qui me faisait face et qui n'avait pas encore dit son nom.
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MessageSujet: Re: Vous prendrez un kafé ? - Eté An IV - Alexandrie   Ven 22 Déc - 15:40

Une vengeance... Servant à se prévenir d'une autre vengeance? Voilà qui est particulier. Mais les desseins des Hommes sont stupides, se targuant d'une complexité futile. Le fait est que ce désir est une faiblesse... Et chaque faiblesse est utilisable.


Une autre particularité me frappe : l'absence de peur chez mon interlocuteur. Trois inconnus venaient de sortir de l'ombre. Trois êtres qui bloquaient les différentes sorties et pourtant, c'est tout juste si ce "Nos" s'en inquiéta. Sa confiance est étonnante. Son titre également. Je vois un peu mieux à qui j'ai affaire.


Enfin parla-t-il d'une chimère... Un être humain connaissant un être chimérique? Cela me parait invraisemblable. Ces derniers n'étaient que des armes sur Gaïa. Ils n'étaient en rien conscients... Comment peut-il se targuer de les comprendre? C'est moi qui ne comprends pas. Je n'aime pas ça. C'est insensé. Pourtant, ce n'est pas la peur qui le fait divaguer. Il n'est pas aussi fragile que les autres Hommes. Il est différent.


" Mon souhait n'est pas semblable à celui de votre connaissance. Probablement différent aussi de celui de cette chimère... "


Je détourne mon regard vers cette caméra. Elle enregistre nos mouvements, aussi fais-je en sorte qu'on ne puisse y voir mes lèvres. Je ne tiens pas à laisser de traces.


" Je souhaite l'anéantissement de toutes existences. "


Je me relève, place mes mains dans mes poches, nullement inquiété par ce personnage.


" Je respecte la vie. Non... il serait plus exacte de dire que je l'aime. Voir les enfants grandir, les arbres bourgeonner, les éléments danser... "


Le ciel brille de mille feux, dévoilant nombre d'avenirs sans fins.


" Voilà plusieurs millénaires que je vois ce cycle se répéter. Mon esprit faiblit, la folie m'assaille. J'en ai assez. J'en ai assez de perdre le peu qui m'importe. J'en ai assez de voir les mêmes erreurs être répétées encore et encore. Tout se répète. Tout recommence. La vie, la mort, les deux dansent perpétuellement sans jamais parvenir à une victoire sur l'autre. Moi je demeure, témoin impuissant de ce manège sans fin. "


Je plonge mes yeux de sangs dans ceux de cet enfant à l'échelle du monde.


" L'Humanité est tout ce que j'exècre. Elle est un fléau à combattre et éradiquer. C'est d'elle que le plaisir vient. D'elle que la domination devient nécessaire. Elle consume la banalité et la transforme en une compétition. Elle force les individus à rêver, à s’élever, à en vouloir toujours plus. Elle confronte les rêves, les idéaux, et les brise en morceaux. Les rêves des enfants sont corrompus, leur monde idéal se fane et seule l'amertume demeure. Et quand on croit toucher à cette fantaisie que l'on nomme bonheur, il se dérobe sous nos yeux impuissants. On finit toujours par perdre quelque chose. On finit toujours par souffrir."


Je pointe l'une de mes subjugués.


" Celle-là est une femme qui partait à l'aventure le cœur léger. Elle a fini par perdre ses compagnons de route. Livrée à elle-même, elle dut combattre nombre de monstres pour trouver de quoi manger. Son rêve vira peu à peu au cauchemar. Puis vint le jour où elle rentra en ville. Sans argent et loin de sa famille, elle dut se prostituer pour continuer à ramper parmi les vivants. Je l'ai convié dans mon lit et ai appris sa douloureuse expérience. De là, je l'ai délivré du fardeau qu'est la conscience. "


Je pointe l'homme de ce trio d'infortuné.


" Voilà un SDF que son propre sang a jeté dehors. Démuni, il a erré sans but durant des années, mendiant pour obtenir le gil qui lui permettrait de remplir son estomac vide. Se réfugiant petit à petit dans l'alcool pour se réchauffer, il fut rejeté par le peu de citoyens qui acceptaient de l'aider. Noyé dans cette société, il ne put remonter la pente et le froid l'arracha peu à peu à cette réalité... Jusqu'à mon arrivée. "


Je finis par pencher la tête vers la dernière.


" La dernière était le genre de bénévole à se rendre dans les quartiers malfamés. Une étudiante comme une autre, si ce n'est qu'elle avait le "cœur" assez grand pour aller aider les sans domicile ou les réfugiés de guerre lors de l'époque où cette ville se trouvait engagé dans des conflits. Elle apportait chaque jour des denrées à ceux que certains voulaient bêtement jeter dehors. Résultat : un soir, quarante personnes se sont jetés sur elle. Les caméras ont filmé, les forces de l'ordre étaient présentes... Mais personne n'a bougé le petit doigt. Que faire contre une masse si importante? "


Je revins sur le Tyran de Glace.


" C'est l'Humanité qui engendre les vices, tout comme elle engendre les "bonnes" choses. C'est d'elle que naît le désir et le besoin. C'est d'elle que la souffrance vient. Et c'est la souffrance que j'éradiquerai de ce monde. Il n'y aura plus rien. Plus d'Hommes, plus de vies, plus de matière... Rien que le Néant. S'il existe en ce monde une chose appelée Bonheur, cette dernière doit être infiniment proche du Néant. Le Néant, c'est ne rien avoir, et donc ne rien avoir à perdre. Si ce n'est cela le bonheur, qu'est-il donc? "


Le bouton rouge à côté de la caméra s'éteint. Mes yeux se posent dessus.


" Tout comme personne n'est venu aider ces âmes infortunées, personne ne viendra pour te sauver. Je vais faire de toi l'un de mes pantins. Ensemble, nous ferons le vœu de rendre ce monde parfait. Un monde sans aucune émotion. Un monde sans souffrance. Zéro World. "


J'avance alors ma main vers lui. Au centre de ma paume trône une sphère violette, luisant de mille feux.
Pourtant, je sens le doute qui m'assaille. Une chose me fait dire qu'il pourrait être l'un des élus de mon nouveau monde. J'abaisse ma main, sans jamais le lâcher du regard.


" C'est ce que j'aurai aimé te dire. Pourtant, tu sembles différent du commun des mortels. Je pensais effectivement gagner du temps, mais je vois que tu ne sembles pas effrayé... "


Je fais craquer mon cou et retourne m'asseoir. Après autant de révélations, je dois passer pour un fou. Mais cela fait maintenant sept mille ans que je constate cette folie sans agir. Les choses changent. Les choses doivent changer.


" Les issues sont bloquées. A toi de me divertir. Quelle est cette chimère qui pourrait m'aider? "


J'attendis sa réponse avant de faire pencher ma tête vers l'un de mes subjugués.


" Mon organisation a pour vocation de rallier des individus aptes à rassembler les cristaux, soit par leurs réseaux d'influences, soit par leurs puissances. Une telle coopération ne peut se faire que si chacun d'entre nous met de côté son égo et ses principes. Nous devrons tuer, piller, torturer, consumer, abattre sans aucune vergogne. Dit-moi, Nos le tyran de Glace, penses-tu avoir ce qu'il faut pour faire parti des nôtres? Ou n'es-tu qu'un misérable insecte qui pense encore que la vertu, le devoir, l'inaction et l'amour permettront l'acquisition des cristaux et le sauvetage de ce monde? "


Je revins vers lui, le regard toujours aussi vide.


" Nous rejoindre te permettra assurément de retrouver celui que tu recherches... "
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MessageSujet: Re: Vous prendrez un kafé ? - Eté An IV - Alexandrie   Jeu 4 Jan - 15:50

NosJe plissais des yeux au fur et à mesure des ses explications sur son leitmotiv et le passé fugace des hommes et femmes qu'il avait corrompu, je plissais des yeux lorsqu'il avouait avoir constaté les mêmes erreurs et les mêmes incohérences pendant plusieurs milliers d'années, je plissais encore davantage mes yeux quand il affirmait que le Néant était alors la meilleure chose qui puisse arriver... Je plissais des yeux comme pour identifier si il s'agissait d'une vérité ou d'un fantasque qui débitait des choses incohérentes. 

Mais ce Néant, dont je n'avais plus peur, c'était un peu comme l'Aladore dont j'avais été emprisonnés avec Nosferatu. Je n'avais rien et ne désirais rien, hormis ce sentiment de vengeance qui me consumait. Une fois vengé, ne pourrais-je alors pas supporter à nouveau un tel sacerdoce sans broncher ?

Mais l'homme projetait alors de me donner le même sort que les trois pantins sur les rails mais je sentais alors un doute plâner, j'en profitais alors pour enfin réagir à ces propos. 

"Tu sembles connaître tout de ceux sur lesquels tu as jeté ta malédiction, j'imagine que tu vas attendre de tout savoir de moi avant d'agir, non ?" 

Mais il se ravisait et constata une différence avec ces autres marionnettes. J'imagine que sous la peur, tout ces gens avouent l'inavouable avant le moment fatidique. Mais il n'en était rien, peut être que si j'étais délivré de ma conscience, j'en serais ravi... Ou peut être que je ne croyais à aucune de ces sornettes... 

"Si tu veux donc tout savoir, je n'ai fait qu'un avec la chimère que l'on nomme Nosferatu, enfermée dans un artefact par le créateur lui même... Le comble car je fus enfermé avec lui et en lui dans ce même artefact par l'homme que je désire retrouver. J'imagine que tu comprends que ce n'est pas une vengeance que je supporte depuis seulement quelques années mais bien au delà... Mais si Nosferatu s'était soulevé contre son créateur, j'imagine qu'il en était bien d'autres de cet avis..." 

=== === === === === === === === 

Et je savais maintenant de la bouche de Cidolfus que d'autres en faisaient partie comme tous ces Eons qui avaient décidé de se retourner contre leurs créateurs... Des alliées potentiels et très intéressants...

=== === === === === === === ===

L'homme m'expliquait alors ce qu'il attendrait de moi en retour de ses services, je comprenais mieux ses méthodes maintenant... 

"Oh, je vois, tu soumets à ta volonté les gens en échange de ton aide. Et aux plus utiles, tu leur laisses leur libre arbitre... Je vois... Tu sais cet homme se nomme Zébal, et il ne me serait pas surprenant qu'il soit lui aussi à la recherche de ces cristaux. Je te donnerai tout ce qu'il a en échange de sa localisation. Et je t'assisterai dans ta tâche, je n'attends rien de la vie hormis cette vengeance. De plus, si tu arrives à tes fins, cela veut dire que nous allons à l'encontre du créateur de la Vie et cela me convient parfaitement... 
Enfin, je pense pouvoir convaincre Nosferatu de se rallier à notre cause s'il est encore de ce monde, et je crois qu'avoir une chimère à nos côtés serait un réel avantage, non ?" 

Qu'importe... si je trouve Zébal et que je lui fasse payer...
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MessageSujet: Re: Vous prendrez un kafé ? - Eté An IV - Alexandrie   Mer 24 Jan - 13:07

Cette époque était loin maintenant.

Ce temps où je regardais le monde d'en haut, sûr d'avoir toutes les réponses et prêt à soumettre n'importe qui à ma volonté. JE planifiais chacune de mes actions sans jamais connaître l'échec. JE possédais une assurance bien au delà de l'excès et JE me voyais déjà purger ce monde du virus de la Vie.




Tout me dégoutait. Toute cette fourmilière rampait sur le sol qu'elle appauvrissait, consumant le ventre de sa propre mère et écrasant ses semblables pour une réussite illusoire. En quête d'un avenir meilleur, personne n'hésitait à projeter des millions d'autres êtres vivants dans les abîmes de l'oubli. Utopie? Entraide? Partage? Lorsque le choix entre ces chimères et l'ascension personnel doit être fais, d'aucun choisit la première option. On se cache derrière de beaux discours, on se protège en prétextant que l'on avait pas le choix et l'on finit même par attribuer la faute à un autre. On n'assume pas, on agit pas. On se laisse porter par le flot de la vie, baignant dans notre douce bulle de confort, ne cherchant sous aucun prétexte à en sortir. Au final les événements s'enchainent et l'on reste spectateurs impuissants de ce qui nous arrive. Et le pire dans tout ceci, c'est que je ne suis pas si différents d'eux sur ce point.




Alors je détruirai tout. Je supprimerai la souffrance, je supprimerai les humains, je supprimerai la vie, et quand toute chose aura disparu, je me supprimerai à mon tour. Je suis une erreur, étant moi aussi le témoin impuissant de ce monde corrompue. Au même titre que les Hommes, je ne suis qu'un engrenage dans ce grand système anarchique, dans ce chaos universel. Soumis au vice, je finirai moi aussi par commettre des actes personnels et dénués de sens, guidés par des émotions nouvelles ou simplement pour assurer ma propre survie en dépit de choix logiques. Je ne désire pas tomber si bas. Je préfère tout effacer. Il n'y aura plus de douleur, plus de malheur, plus de compétition et plus de regrets. Il n'y aura que l'immensité et le silence.




Je pris mon verre et m'enfila mon shooter de tequila. Mon regard se balada sur les vitres de l'établissement avant de revenir vers Nos. Notre petite discussion réveillait en moi de vieux souvenirs.



" Je me souviens de ta réaction, peu après que j'ai voulu te contrôler. Pour être honnête, j'étais impressionné... Je ne pensais pas que quelqu'un serait en mesure de conserver son sang-froid face à trois de mes subjugués. Les mortels me semblaient si peureux et fragiles à l'époque. Maintenant que ma puissance est scellée, j’ai bien peur d’être au mieux leur égal. »



_______________________________




Je considérais calmement cet étrange interlocuteur. Étrange était bien le terme : il n’était pas normal de me faire face. La folie pouvait expliquer son assurance, mais il démontrait un calme tranchant avec l’idée d’une démence innée. Ses paroles m’atteignirent. Il ne désirait que la vengeance, qu’importe le prix. Qu’importe donc s’il venait à disparaître.

Mieux encore, il me parlait d’une chimère qui désirait se venger des dieux, autrement dis ses créateurs. Donc, des êtres avaient créés les chimères et se vantaient d’être des divinités… Encore des individus puissants qui se croyaient au dessus de tout et qui devraient être réduis en poussière.



«  Tu ne considères pas le devenir de ta propre existence? Curieux. Néanmoins, une fois vengée, peut-être changeras-tu d’avis devant l’imminence de ton trépas. »



Je restais prêt à le mettre sous ma coupe, mais j’estimais que sa sincérité méritait des minutes de mon précieux temps. Après tout, quand bien même il changerait d’avis, il n’en restait pas moins un pion exploitable durant notre collaboration. De plus, le nombre de subjugués augmentait de plus en plus, aussi posséder des pantins sans avoir à les manipuler directement me fatiguerait moins, augmentant mon efficacité.



«  Ce que tu prétends, au sujet de ce Nosferatus, me perturbe. J’ai du mal à imaginer qu’une chimère et un mortel fusionnent. »



Je marquais un temps d’arrêt avant de me relever. Je m’approchais, sans signe apparent d’agressivité.



«  Cependant, si tu as effectivement un lien avec cette créature et que tu penses pouvoir la convaincre de se joindre à nous, cela m’intéresse. »



Les trois subjugués firent un pas de côté, dégageant les différentes issues. Le roulement des gardes devaient être terminé et il n’était plus question de le contraindre.




«  Pourquoi ne pas te joindre à moi en tant qu’égal? »



Le silence plana quelques secondes avant que je ne poursuives.



« Mon organisation a pour véritable but de récupérer les cristaux, comme je te l’ai dis. Néanmoins, elle repose surtout sur le principe d’associés. Je ne suis que l’un de ses dirigeants, avec mes propres objectifs. Chacun dispose des siens. Nous collaborons et rentrons en compétition en bonne intelligence afin de ne pas nous isoler comme le font de bien trop nombreuses calamités. C’est le seul moyen de lutter efficacement contre les états et les hordes d’aventuriers qui nous concurrencent. »



Je radotais, mais expliquer une seconde fois, de façon différente, pouvait permettre une meilleure compréhension.



« En devenant l’un des nôtres, tu pourras prétendre à l’obtention des cristaux et ne pas avoir à suivre aveuglément des ordres comme un vulgaire toutou. Tu seras force de proposition et deviendras capable d’accomplir ta vengeance, et bien plus encore. Néanmoins, cela demande une implication réelle, une motivation sans faille, et surtout le fait de supporter que d’autres avec lesquels tu n’es pas d’accord puisse s’opposer à toi… Sans les éliminer je veux dire. Ceci dis… »



Je levais mes yeux au ciel, regardant les étoiles.



« Tu auras un objectif qui va au delà de la simple vengeance. Tu auras l’occasion de chercher quoi faire une fois ton ennemi vaincu. »



J’attendis sa réponse, ayant toute la nuit devant moi. Puis, je me tournais vers l’une des sorties.



« Demain soir, je me rendrais ici. Si tu désires de l’aide pou retrouver ton rival, retrouves-y moi. »


___________________________________

Le temps avait passé depuis, et nous étions là, tout deux à ce bar.



« La vengeance n’est plus ta seule motivation. Tu veux te débarrasser des ténèbres qui t’habitent et retrouver ta pureté d’antan. Finalement, il semble que la vie ait retrouvé un sens à tes yeux, je me trompe? »



Pour ma part, je ne voyais toujours pas le but de cette grande pestilence, ni même son sens. Rien n’avait d’importance, rien si ce n’est le retour au néant absolu afin que la décadence s’arrête.

« Retrouver le valet de ce Zébal sera plus compliqué. Je n’ai plus autant d’Hommes à mes ordres et avec la disparition de son maître, il ne serait pas étonnant qu’il se cache. »
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MessageSujet: Re: Vous prendrez un kafé ? - Eté An IV - Alexandrie   Lun 29 Jan - 16:12

NosCette rétrospective de cette rencontre qui avait changé tant et tant de choses était empreinte d'un mélange de nostalgie et de curiosité. Il s'agissait d'une trame temporel qui aurait pu être tout autre si nos comportements avaient été différents. Même sensiblement. 

Je posai alors l'objet que je lui avais montré ce jour là sur la table. L'Aladore.

"Je t'avais parlé alors de ma "fusion" contrainte. Je ne sais pas si le terme est exacte mais quand tu enfermes deux entités dans un endroit trop petit pour leur existence, ne se mélange-t-elle pas un peu ? " 

L'homme voulait savoir si mon état d'esprit n'avait pas changé alors que j'avais rempli mes objectifs de l'époque. Enfin, partiellement puisque je n'étais pas totalement rétabli en terme de puissance...

"Je t'avais dit être mort à l'époque, après tout, c'était le cas, j'ai déjà eu mon existence, disons que je ne suis encore qu'en sursis, et j'en suis conscient. Si je venais à disparaître maintenant, cela me serait assimilé. Néanmoins, peut être que si je suis encore là, c'est qu'il me reste encore un rôle à jouer... Et ma vengeance n'est pas totalement acquise, sans doute..." 

Mais de là à imaginer attendre quelque chose de la vie, je n'en étais pas certain. Cela serait contradictoire avec les desseins de l'acolyte ici présent qui désirait destituer toute vie de ce monde. 

"Zébal cherchait les cristaux dans le but de soustraire la Mort et que la Vie soit éternelle, tu es un peu son antithèse. Si tu parviens à tes fins, j'aurai contrecarré ses plans de la plus belle manière qui soit ainsi qu'à ces divinités qui ont inventé cette Vie, tu ne crois pas ?" 

Je buvais alors à mon tour, d'une traite la consommation que contenait le petit récipient de verre. Impassible.

"Le destin joue parfois de drôles de tours, et si tout a commencé à Centra, sans doute que tout y finira. Si ce n'est pas le cas, nous aurons au moins, un endroit pour nous recueillir plus adéquat que ce bouge... Quoiqu'il en soit, si tu trouves cette trace...
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MessageSujet: Re: Vous prendrez un kafé ? - Eté An IV - Alexandrie   Mer 7 Fév - 0:16

Si des entités qui sont forcées de coexister fusionnent? Est-ce là ta question Nos? J'ai bien peur de ne pas en avoir la réponse. Je ne suis pas dans ce cas, je suis un parasite. Un être si instable et si faible dans cette réalité que j'en suis réduis à vivre sous l'enveloppe d'un autre pour pouvoir agir. Mes pouvoirs sont grands, pourtant je crains la moindre caresse du vent, la moindre chaleur d'un cœur aimant et l'infime palpitation de la terre. Je ne suis rien. Rien de plus que l'être le plus fragile qui soit. Et contrairement aux insectes qui peuplent les différentes planètes de cet univers, je suis seul.


Je ne réponds pas à sa question, mais mon visage témoigne de ma curiosité. Cela devrait suffire. Le langage corporel est parfois suffisant pour se faire comprendre. Pourtant, mon intérêt s'efface lorsque le jeune roi énonce la possibilité d'un rôle pour lui. En tant qu'être immortel, je vois les choses bien différemment. Les vies s’enchaînent, le cycle continue, et personne ne demeure éternel. Un jour, on retourne au néant... Quoiqu'on fasse.
C'est pourquoi je n'adhère pas au déterminisme. Le destin, le fait que les choses soient écrites, que l'on ait pas le choix, voir qu'un être supérieur nous guide inconsciemment... Cela, je le laisse à d'autres. Il n'y a rien Nos. Aucun but. Aucune voie. C'est à nous d'avancer et de prendre ce que l'on désire. Et c'est ce qui rend le monde absurde et dégénéré. Car la vie n'a aucune finalité. Elle n'a que celle que l'on veut bien lui donner.


La suite de son récit me livre des détails que je n'aurai pu soupçonner. Ce Zébal était donc suffisamment bête pour laisser un tel cycle de souffrance se répéter éternellement? Un léger sourire pare alors mon visage.


" Je comprends mieux pourquoi tu m'as rejoins. Soyons honnête, je ne pense pas que mes propos t'ai convaincu à l'époque. Pourtant, tu es là aujourd'hui. Cela témoigne de l'importance que tu accordes à ta vengeance, quitte à t'associer à une monstruosité telle que moi. Si je ne peux comprendre ton ressenti envers cet individu, sache que je respecte ton engagement et la sincérité que tu mets dans l'accomplissement de ton dessein. "


Nos était quelque peu obsédé par la vengeance. Avant même de savoir ce qu'était le Rokumeikai, avant même de savoir ce qu'il pouvait en tirer, il avait saisi l'occasion qu'on lui donnait de pouvoir atteindre son but. C'était obsessionnel chez lui. Je m'en étais rendu compte depuis un moment déjà. Ce n'était pas une vulgaire rivalité opposant deux hommes, c'était quelque chose de bien plus profond. C'est comme si le cœur du tyran de glace était blessé... Après, il ne s'agit là que d'une grande hypothèse, rien de concret.


" Je vois que construire une base à Centra te tiens à cœur. Je comprends que cela ait plus de charme que celle que je compte faire à Tréno, mais n'est-ce pas surtout un moyen de réhabiliter ton ancien royaume? Le passé te manque-t-il? "


Se sentait-il nostalgique? Pourquoi pas après tout. Le monde qu'il a connu à l'époque n'est plus.


" Tu sais, s'il est difficile de gagner ma confiance compte-tenu de mon... Tempérament, une fois celle-ci acquise il m'est facile de me projeter et de me dévouer à remplir les objectifs de mes camarades. "


Je me laissais tomber un peu plus profondément dans ce fauteuil. Penchant la tête en arrière et posant mes yeux au plafond. Là, je fus saisis par l'intensité des étoiles perçant le drap nocturne. Chacune d'elle était une nouvelle étincelle dans le chaos de l'univers d'où la vie pouvait surgir. Alors pourquoi les Hommes levaient-ils sans cesse la tête vers elles?


Ma main se posa sur l'Aladore que je mis au dessus de ma tête pour mieux l'observer.


" Que ce soit toi, Cidolfus, Jonah, Veranissa, Varimatras... Chacun d'entre vous à des attentes différentes pour cette organisation. Il est évident que tous ne souhaitent pas que ce monde soit purger de toutes vies. Pourtant, s'ils se sont joins à cette grande aventure, c'est parce qu'ils espèrent obtenir quelque chose. Vengeance, connaissance, pouvoir, suprématie, liberté, utopie, frisson... Concilier tous ces objectifs me paraît compliqué... Surtout pour quelqu'un qui ne comprend pas les émotions les plus élémentaires. "


Je me basculais vers l'avant.
Il n'était pas dis que Nos souhaite entendre ce genre de discours, mais, peut-être parce que j'avais abordé la confiance que je lui portais, je laissais tomber le masque pour lui livrer mes incertitudes. Paraître fort quelques soient les circonstances, agir et porter un projet en prenant le risque de se faire des ennemis puissants, démarcher des nobles, la reine, se lancer dans de lourdes et fastidieuses négociations... C'était les devoirs d'un leader dans un monde où les connexions et le réseau font un Homme. Je n'avais pas le droit d'être faible, quand bien même une gamine me brise les cottes d'un simple sortilège, quand bien même une personne formidable et que je respecte m'insulte en public, quand bien même un griffon me contraint à batailler comme un esclave dans une fosse... Je devais être puissant. Je devais être fort. Je devais être l'incarnation de notre volonté, quitte à aller à l'encontre de mes envies. Pourtant, je n'étais pas toujours comme ça...


" Concernant ta lance... "


Je n'étais pas doué pour les transitions.


"... Le plus simple serait d'aller à Guadosalam en prétextant que le valet est un proche. Avoir une image ou un dessin devrait être suffisant pour que les Guados le reconnaissent et t'indiquent par où aller. Pour la suite, une lance est un objet massif et difficile à cacher. Si cette dernière dégage une magie de ténèbres, des personnes ont du le remarquer. "


Je me relevais doucement.



" Je pense que nous pourrions profiter de la nuit pour marcher un peu. Nous continuerons cette discussion sur la route si tu le veux bien. "
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MessageSujet: Re: Vous prendrez un kafé ? - Eté An IV - Alexandrie   Jeu 1 Mar - 14:57

Nos"Tréno est un ville dénuée de technologie. Je crois que tu mésestimes ce qui peut se terrer encore sur mon vieux continent. Je ne suis pas sûr que tu puisses trouver à Tréno, les infrastructures qui te permettent toutes tes envies." 

J'avais entendu parler de certains de ses projets, et je voyais mal un endroit dénué de réel énergie technologique et de défense digne de ce nom, constituer un véritable bastion pour nos forces.

"Tréno a cet avantage d'être une plaque tournante, je te l'accorde. Peut être que ces deux lieux valent mieux qu'un, après tout ?" 

Et tant pis, si l'homme restait convaincu que mon ambition était uniquement égoïste. J'aurais sans doute une chance de le faire changer d'avis quand il verra ce que les vestiges de ma civilisation recèlent. 

L'homme m'invitait à me lever pour aller discuter de la suite dehors alors que la pénombre était déjà bien installée. Nous serions discret alors, bien davantage qu'en pleine journée. 

"Pour cet homme, je devrai certainement trouver une piste bien plus fraîche que celle de son arrivée sur Héméra. Cela risquerait d'être une traque bien trop longue mais je ne désespère pas... Je pense que je suis passé à côté de quelque chose, une telle arme ne peut pas passer inaperçu à ce point là, j'imagine..." 

Il commençait à faire frisquet mais de mon affinité avec le froid et de la nature de T-ckilla, cela n'avait aucun incidence sur notre présence en ces lieux.

"Je suis encore intrigué que tu fasses preuve d'autant de dévouement pour des gens qui ne devaient que te servir de pion sur un échiquier. Mon conseil serait de ne pas faire trop dans le sentiment ou l'humanité si tu veux garder l'autorité que tu as sur ces gens. L'insolence de ce Jonah ou la résilience de cet allié d'un autre monde que tu as avec toi ne doivent pas te jouer des tours... Je ressens quelque chose de contradictoire chez ce dernier... "


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MessageSujet: Re: Vous prendrez un kafé ? - Eté An IV - Alexandrie   Lun 5 Mar - 19:46

Nos semblait faire une fixette sur Centra. Ses arguments étaient... Appréciables, bien que Tréno restait une priorité. La raison en était simple : l'engagement. Je m'étais investit depuis presque un an maintenant dans cette ville et j'en touchais tout juste les premiers bénéfices. Comme il le disait si bien, il s'agissait d'une plaque tournante, d'un lieu riche où les marchandises affluaient pour conquérir le cœur corrompu de la noblesse. Mieux encore, je disposais d'un plan, certes compliqué, pour ravir à ses dirigeants la cité nocturne. Néanmoins, devant son insistance et l'attention toute particulière qu'il portait à la "technologie" de son ancien royaume, je ne pus rester insensible à ses propos.


" Comme tu le dis, deux lieux valent mieux qu'un. A vrai dire, si tout se passe comme je l'espère, Tréno peut devenir une base axée sur le recrutement. Rien n'empêche ceci dit que Centra devienne notre "siège". Cela me semble un bon compromis. Mais as-tu une idée de comment y acheminer les ressources nécessaires à la construction d'une base? A moins que tu ne connaisses un lieu déjà pré-construit qu'il serait facile de réhabiliter? "


Très bien Nos, voilà ta chance. Convînt-moi. Pour ma part, je ne suis pas contre un refuge supplémentaire, surtout si les choses se déroulent mal sur Héra. Nous sortîmes donc afin que je lui confie mes difficultés à concilier les attentes de chacun. J'en profite d'ailleurs pour revenir sur cette histoire de lance et de valet. Lorsqu'il me répond, je lève une nouvelle fois la tête vers le ciel, pensif.


" Si cette arme est spéciale, il y a fort à parier que son porteur l'est aussi. Peut-être suis-je dans le faux, mais pense à interroger les forgerons des différentes villes. Cette lance nécessite un entretien particulier... Qui sait? Je suis aveugle sans plus d'informations. Néanmoins, dans l'optique de prendre Tréno, je vais certainement devoir subjuguer quelques personnes. Bien que faibles, elles pourront peut-être t'aider si tu en prends quelques unes. Nous pouvons même nous y mettre cette nuit, avant ton départ... Il doit bien y avoir un SDF ou deux, même à Alexandrie. "


C'est alors que Nos choisit de rebondir sur ma dévotion envers les autres et donc sur les états d'âmes que je pourrais avoir auprès de mes pions. Il n'a pas tord sur plusieurs points, je le sais. Pourtant je suis en plein dilemme. Peut-être que le lui expliquer m'aidera?


" Hmm.. Et bien Nos? Le contact ne passerait donc-t-il pas avec Zephirin? Trouverais-tu ce dernier trop froid à ton goût? "


Je restais de marbre quelques secondes avant de poursuivre.


" Tu as raison sur un point : ma dévotion envers les membres du Rokumeikai est grande. C'est peut-être ce qui m'a conduis à défendre excessivement les miens lorsque cette sorcière a osé nous menacer. C'est aussi ce qui fait que je t'écoute me parler des avantages de Centra et que j'essaie de concilier l'idée d'une base là-bas avec celle de Tréno. Pourtant, je n'ai effectivement pas le droit au respect qui m'est dû. J'essaie tant bien que mal de m'adapter et de m'aligner sur le commun des mortels, mais j'ai du mal à saisir la nuance entre les moments où je dois être ferme et ceux où je dois, au contraire, faire preuve de "souplesse". Je ne suis pas un tyran et j'aimerai, tant qu'à faire, que tout le monde s'entende dans notre groupe. Je souhaite que nous ayons une vision commune et que nous construisions des choses ensemble. Bien sûr, je pourrais me contenter de m'adonner à mes propres quêtes, chercher à briser mon sceau et devenir toujours plus puissant, mais seul, tout puissant que je puisse devenir, je suis vulnérable. "


Je marquais une pause, soupirant.


" Mon seul soucis à l'heure actuelle, c'est que je n'arrive pas à me faire respecter de simples humains. Une gamine d'un mètre cinquante supporte mon regard et m'attaque en public sans le moindre scrupule et sans que je ne puisse rien y faire. C'était la fameuse Vestale dont la sorcière a parlé. J'échoue à contrôler une garde alors que nous sommes à deux contre elle. Ça, c'était à Tréno. Je ne parviens même pas à convaincre un noble d'écouter mes conseils sans que ce dernier ne se méfie instinctivement. La réalité est que je ne provoque que le rejet. Rien de ce que j'entreprends ne se passe comme je le prédis et je finis bien souvent en mauvaise posture. Et c'est ce T-ckilla pitoyable qui vous dirige... Quelque part, je comprends que Jonah se comporte ainsi. J'avais l'habitude de soumettre le monde qui m'entourait à l'aide de ma toute-puissance. Aujourd'hui, je me sens minuscule et déboussolé. "


Je m'arrêtai cinq secondes dans ma marche. Il était bon d'ajouter une précision.


" Je ne suis pas en train de me plaindre, rassure-toi. Je cherche juste un moyen de contre-balancer la perte de mes pouvoirs. Un peu comme toi quelque part. Pour le moment, je n'en trouve aucun. Je n'ai pas encore ce qu'il faut pour manipuler à ma guise les personnes influentes de ce monde. A l'heure actuelle, je pense avoir ce qu'il faut pour arracher Tréno à sa reine. Malheureusement, il suffirait d'un simple souffle trop fort pour balayer un à un les pions que j'ai du mal à mettre en place. J'ai l'impression que les choses n'avancent pas. Aurais-tu une solution miracle? "


Je fermais mes yeux makos avant de les rouvrir un peu plus loin.


" Puis-je compter sur toi lorsque nous irons libérer ce Kuja et les prisonniers de la prison spatiale? Ce n'est pas pour tout de suite, il va s'en dire. Pourtant, je pense que tu comprends que j'ai besoin de garantie. "


________________________________________________

Les deux hommes poursuivirent leur discussion le reste de la nuit, préparant leur prochain méfait avec la plus grande attention. Bientôt le Rokumeikai frapperait de nouveau. Bientôt le monde tremblerait.


Glaçon:
 
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MessageSujet: Re: Vous prendrez un kafé ? - Eté An IV - Alexandrie   Sam 24 Mar - 12:55

Bilan

Gains: + 400 gils [T-Ckilla]

Fin du rp!

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MessageSujet: Re: Vous prendrez un kafé ? - Eté An IV - Alexandrie   

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Vous prendrez un kafé ? - Eté An IV - Alexandrie
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