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 L'océan sur Gaïa

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Véga
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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Mar 17 Fév - 17:59

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Clémence gagne 50Gils et Vilal 100Gils.

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mini flèche Clémence, Vilal et Sara arrivent à Wutaï.
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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Mer 6 Mai - 9:24

Joan et Vincent viennent de Costa Del Sol


JoanLe séjour à Costa Del Sol n'avait pas duré bien longtemps, mais d'un autre côté, ce ne devait être qu'une étape avant d'arriver à Junon et enfin commencer l'enquête concernant Deneth. C'était le dernier endroit où on l'aurait vu, et il fallait espérer qu'il ne lui était rien arrivé. Bien que Joan supposait que si elle était du même gabarit que Nanaki, elle ne devait pas craindre grand chose?

Bref, avec Vincent, ils prenaient leur petit déjeuner, bien qu'une fois de plus, le vampire ne semblait pas vouloir manger quoi que ce soit. Dehors, le mauvais temps approchait, plutôt rare dans la région, mais en général quand ça arrivait, c'était pas bon du tout! Aussi, voyant qu'il était inutile d'insister pour que son interlocuteur avale quoi que ce soit, le jeune homme se leva et lui emboîta le pas pour rejoindre le port.

Ils embarquèrent donc sur le Titan, la première chose que fit le jeune homme, fut d'aller voir si sa moto était bien là! Lorsqu'il en fut assuré, il revint vers le vampire pendant que le bateau s'éloignait du port.

«Et nous voilà partis...» il y avait plusieurs passagers sur le bateau, depuis la fusion des mondes, la plupart des navires commerciaux prenaient des passagers pour les différents trajets.

Un peu plus loin, il y avait un drôle d'individu, une sorte de grand lion gris avec une corne sur le front. Cependant, si Joan n'était pas du genre à dévisager les gens, l'un des marins qui passait près d'eux avec une grosse caisse dans les mains semblait être intrigué par lui. Il donna un coup de coude à son collègue à côté de lui alors qu'ils se trouvaient entre le ronso et le duo Vincent-Joan


«T'as vu? Il ressemble à celui qu'on a transporté l'autre jour dans la cage... avec le fauve qui ressemble à Nanaki...» sur le coup, il était plus que probable que le cœur de Joan et du ronso plus loin se soient mis à battre bien vite... un ronso en cage? un fauve qui ressemble à Nanaki? Ce type était de Gaïa, donc logique qu'il connaissait son représentant, et logique aussi qu'il ne connaisse pas les ronsos... mais... en cage?
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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Mer 6 Mai - 17:13

ShifumiLa fête bat son plein, ça chante et ça danse autour du grand feu et çà se mesure à la lance, un peu plus loin. Nous, cette année, on a confié à Mitsuko la tâche primordiale de tenir le panier et de trouver toute seule un coin idéal pour le pique-nique. On se retrouve donc à l'ombre, sous un arbre, tous les quatre. Je crois qu'il va falloir qu'on lui re-explique le concept de la fête des clans, un de ces jours, mais bon, j'avoue, ça fait du bien de se retrouver un peu à l'écart. Dans notre panier, on trouve une salade, du pain au noix, un poisson fumé et tranché, du jus de fruits et je m'aperçois que ce n'est pas fini et qu'un double fond cache un saucisson, un autre pain, des brioches et les couverts. J'aime bien la fête des clans, chaque famille apporte un panier et en prend un autre pour manger le repas d'une autre famille. Mais le point important c'est ce poisson qui me rappelle étrangement Costa Del Sol et mon adolescence. Ce poisson arrive à point en fait, depuis hier soir, il me tarde vraiment de leur raconter la suite de mes aventures. Aussi, je leur demande de bien le hûmer, ce petit poisson, parce que c'était le même qui cuisait sur les broches du grill de la famille de pêcheurs de Costa Del Sol où j'avais élu domicile, le temps de me remettre de mon naufrage. Je ne sais pas pourquoi mais je rajoute encore un pirate et je sens bien qu'Aru se désintéresse de ce papillon en faveur de mon histoire. Ca commence, Mitsuko a compris qu'il était temps de piquer une brioche et de venir se lover dans mon bras, mais je les préviens avant, je ne voudrais pas avoir de réclamation. Tetsuo, lui, il me nargue presque, je le vois retrousser les babines et il a du mal à réprimer un fou rire, il me connaît, il sait que je fais un effort surronso pour enchaîner un récit, le mien en plus... Moteur, action.

"Par contre, ca risque d'être un peu long, alors je commence un peu cet après-midi et je reprendrai après le goûter et avant le dodo."

Et surement après aussi... Ca les fait rire quand je leur dis que je parlais comme Papi et Mamie, à savoir que je ne différenciais jamais autrui de ma personne et me distanciait, par coutume orale, dans le récit que j'apportais à mon interlocuteur. Bref à l'époque où Shifumi parlait de Shifumi, Aru comprend mieux, il se reposait de son arrivée imprévue à Costa Del Sol chez une famille tranquille de pêcheurs honnêtes. En fait, j'en sais rien s'ils étaient honnêtes, mais ils étaient tranquilles en tout cas. Je m'aperçois que j'embrouille avec cette famille, j'aurais du commencer directement par le Titan, ca aurait été plus vite. Mais tant pis, c'est fait, c'est fait, et Mitsuko demande s'ils ont un chat. Si je lui réponds, je suis parti pour une batterie d'autres questions et je lui dis que oui, ils avaient un chat, que non, ils n'avaient pas d'oiseaux, et que oui, leur tente était en béton et ne se déplaçait pas durant l'Exode et que l'Exode, ils appelaient çà des vacances. Elle est un peu perplexe sur leur vie sédentaire et j'avoue que je l'ai toujours été aussi. Et donc me voilà reparti dans mon récit, à bord du Titan. Tetsuo me rappelle sagement que j'ai surement sauté un passage dans l'histoire et il a raison. Je leur explique donc que leur Grand-Mère, l'Oracle, dans sa grande bonté, la folle, avait tout prévu et m'avait confié des Origamis de la Chance, grimés en hérons. J'évite de leur dire que les hérons en papier ont fini par attaquer la famille y compris le chat, pourtant, quand j'y repense, je ne peux m'empêcher de sourire et je me dis que quand mes enfants seront plus grands, je leur raconterai ce passage. Donc les hérons "gentils" m'ont "sympathiquement" montré le chemin vers le Titan en gazouillant. De mémoire, je crois que c'est moi qui hurlait à mesure qu'ils fondaient sur moi, pointe en avant. Et, comme tout ce que faisait l'Oracle en règle générale, les hérons finirent par brûler et livrer leurs cendres sur le quai de la ville, devant un cargo confortable qui avait troqué une partie de ses marchandises pour faire un peu de plaisance et arrondir les fins de mois. Je leur raconte alors que je vidais mes derniers gils pour prendre un billet, direction je ne savais trop où, alors persuadé de la cause noble qui m'habitait. Je confrontais l'océan à mon regard, pendant le trajet, lorsque je volai, sans grand effort, la discussion de deux marins. Et les voilà perdus. Aru me demande si les marins connaissaient les autres marins et où était Tonton Vincent. Ils se fichent éperdument de ce que pouvaient bien se dire ces deux là, sur le ponton. Remarque, je vais éviter de leur dire qu'un ronso était en cage, je n'ai pas envie de fausser leur regard sur les humains mais je prends une voix un peu nasillarde et comploteuse, je ne veux pas leur fausser leur vision du monde, mais si je peux quand même leur montrer par où regarder...

Aussi, je récapitule, j'instaure un brin de mystère et dévoile comme suit ma position, celle des marins et celle de Vincent et de son acolyte,John ou Ian, je crois. Et je leur dis que je reste alors simplement à regarder l'océan, alors qu'en fait je bouillais. J'étais jeune mais j'avais compris. Mais j'étais jeune et j'avais une mission sacrée et je comprenais tout de suite que ma première épreuve était de délivrer ce camarade. Bref, j'étais à deux coussinets de dégainer mon arme, mon coeur battait fort et je me cramponnais durement à la rambarde. Je comprenais la Torture ou l'Esclavage quand j'envisageais le futur de mon camarade, et ça m'énervait tellement que j'en oubliais un instant qui j'étais. Je ne pensais plus qu'à ce ronso inconnu. C'est aussi la première fois que j'ai grogné, montré mes dents à quelqu'un et sorti Aizume Sasori, mon couteau ronso. Pour être honnête, c'est la première fois que je ne contrôlais plus ma raison. Mais là, j'avoue, j'ai du mal à trouver quoi leur dire pour ne pas les choquer, aussi, je leur dis d'aller jouer un peu, le temps que je réfléchisse quoi leur dire pour leur expliquer ce qui arriva ce jour-là...
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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Sam 9 Mai - 19:52

Vincent
Cela fait des années que je ne compte plus sur la chance pour me sortir d'un mauvais pas. Malheureusement, il semble que le sort apprécie tout particulièrement de s'acharner sur moi. Le soleil laisse place à un immense cumulus, qui le masque désormais totalement. La traversée s'annonce mouvementée.

Une fois le navire parti, nous allons rejoindre les autres passagers sur le pont. Joan reporte son regard sur un immense fauve dressé parfaitement sur ses deux pattes. Sans doute fait-il parti d'un peuple similaire à celui de Nanaki.

Deux membres de l'équipage entament une conversation à voix basse, mais ils ne semblent clairement pas se soucier du fait que l'on puisse les entendre.

- ... le fauve qui ressemble à Nanaki...

Le silence s'installe brutalement, comme pour illustrer une certaine tension. Le félin adopte une posture plus guindée. La remarque du marin à son sujet n'a pas dû lui plaire. De même que je n'apprécie pas l'idée que l'amie d'enfance de Nanaki ait pu être mise en cage.

- Joan...

Je fais un léger signe de tête en direction des marins, comme pour lui demander d'interroger les deux compères.

Sa carrure, son poil bleuté, sa corne frontale... il s'agit sans doute d'un Ronso. Depuis la fusion des continents, il n'est pas rare de croiser de nouvelles races qui parcourent les routes. Le seul ronso que j'ai croisé dans le passé était un fier guerrier, prêt à en découdre avec ceux qui osaient le traiter d'animal ou de sauvage. Il n'était pas particulièrement bavard et parlait de façon étrange, mais cela ne me déplaisait pas. A quoi bon parler pour ne rien dire?

Ne sachant pas comment va se dérouler la conversation entre Joan et les deux autres, je préfère garder ma main non loin de mon arme. Si le ronso s'excite ou si les marins deviennent agressifs, je tiens à m'assurer d'avoir la situation bien en main en cas de conflit.
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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Dim 10 Mai - 8:45

JoanÀ croire que tout le monde avait réagi aux propos du marin! Joan sursauta en entendant le grondement du ronso, on pouvait sentir qu'il était jeune et impétueux et qu'il serait surement prêt à sauter à la gorge du marin si celui-ci ne faisait pas gaffe!

D'un regard vers Vincent, le jeune homme comprit qu'il fallait qu'il intervienne. Il remarqua que le vampire était sur ses gardes, même si Joan ne pouvait pas savoir envers qui. Soupirant, le jeune homme se précipita vers le marin en l'attrapant par le bras

«Hey... excusez moi...»
- «Quoi? Qu'est-ce que tu veux, gamin?»
- «C'est quoi cette histoire de ronso en cage? Et d'une créature ressemblant à Nanaki?»
- «En quoi c'est ton problème?»
il semblait inquiet tout d'un coup, regardant à gauche et à droite comme s'il avait peur qu'on l'écoute. C'était un peu tard pour ça maintenant que tout le monde l'avait entendu ou presque!
- «Je travaille pour Nanaki, alors ça m'intéresse!» le gars semblait encore plus nerveux, passant sa langue sur ses lèvres alors que Joan le faisait venir un peu plus vers Vincent pour qu'il puisse entendre aussi, et sans le vouloir, se mettre davantage à portée des oreilles du ronso qui avait surement l'ouïe bien plus fine qu'eux

«Je... ça fait un bail vous savez? La fin de l'année dernière quoi... on a transporté vers Dol un lot de créatures diverses et variées. Y'avait des monstres qu'on connaît bien, des canines de Kalm par exemple, tout ça... mais y'avait aussi deux bêtes que je n'avais jamais vues. Un grand lion gris avec une corne, comme celui la, là bas... sauf qu'il avait des touffes de poils blonds et pas gris...» Joan hocha de la tête et sortit rapidement son téléphone pour prendre des notes «il était vachement plus grand aussi, plus costaud, un vrai colosse...»
- «Est-ce qu'il était vivant?»
question délicate, mais il fallait bien la poser!
- «Oui, il n'était pas vraiment dans une cage, celui-là... c'était plutôt une sorte de container en verre, rond... je suis sur qu'il dormait seulement car on le voyait bouger quand il respirait, mais ils ont du lui filer une dose massive de tranquillisant pour qu'il soit sonné comme ça.... et pareil pour l'autre, celui qui ressemblait à Nanaki.»
- «Alors vous, vous transportez une créature qui ressemble à Nanaki et vous n'en référez pas à Junon???»
- «Ah mais si!! Je vous jure que je l'ai fait! Mais on m'a pris pour un fou! On m'a dit que Nanaki allait très bien et qu'il était au Canyon Cosmo!!»
Joan soupira, c'est vrai que personne ne savait que Nanaki avait une compagne... tout le monde était persuadé qu'il était le dernier de son espèce! Argh, ce secret avait peut être causé la perte de Deneth? Et forcément, si personne ne l'a cru, personne n'en a informé Nanaki.
- «Je vois. Il était comment? Il lui ressemblait beaucoup ou bien juste une vague ressemblance?»
- «Ah non, limite copie conforme! Mais beaucoup moins de cicatrices... j'ai pas fait attention s'il avait ses deux yeux, mais sa crinière était moins fournie je crois. Mais sinon, la même petite flamme au bout de la queue, les marques sur les pattes, mais pas de XIII nulle part. Pour ça que je savais que ce n'était pas Nanaki, mais on ne m'a pas cru...»
- Joan soupira alors en baissant des yeux, c'était mauvais, très mauvais.

«Ce bateau, il allait où?»
- «Sur Dol, on les a débarqués à Dollet, mais un gros convoi de camion attendait tous les monstres. Ils les ont tous chargés, et je ne sais pas où ils sont partis ensuite... je le jure!»
il semblait paniqué, surement parce qu'il pouvait voir le regard du ronso, allez savoir.

«Une dernière question, qui a transporté ces créatures?»
- «Je sais pas... ils portaient des combinaisons bizarres, mais aucun logo ni rien. Les uniformes ressemblaient un peu à ceux qui étaient au tournoi là, mais sans le logo de la ShinRa»
- «La Néo ShinRa...»
- «Si vous voulez mon avis, c'est pareil. De toute manière, si ces types avaient été de la ShinRa, ils seraient jamais montés à bord! Le Capitaine n'aurait jamais accepté.»
oui, donc si c'était eux, ils avaient volontairement caché leur logo, logique sur Gaïa où il était trop connu. D'autant que l'organisation a su rester secrète jusqu'à maintenant, donc s'ils ont agi il y a plusieurs mois - bordel, si longtemps? - ils ne devaient pas avoir de logo officiel encore à montrer... ils se faisaient discrets.

Joan se tourna vers Vincent pour voir ce qu'il en pensait. Leur seule piste était désormais Dol, Dollet plus précisément. Ils allaient donc devoir chercher un autre bateau pour gagner ce continent. Problème, les transports là bas n'étaient pas donnés, et pas dit que Reeve accepte de leur prêter de l'argent pour ça!
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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Dim 10 Mai - 10:34

ShifumiVoilà un bon quart d'heure que je triture mon esprit, allongé sous l'arbre du pique-nique. Aru chasse des papillons, Mitsuko est partie grignoter avec son papi et ma propre mère vient se poser près de moi. Avec le temps, elle est devenue complètement blanche et ses traits sont très tirés mais son regard est toujours à l'affût. Ses oreilles s'inclinent, ses yeux se brident et instinctivement je pose ma tête sur son ventre, elle, sa main sur ma tête.

"J'ai fait une bêtise, m'man..."
"Ttt ttt..."
"Hmpff... Shifumi a fait une bêtise, m'man..."
"Elle t'écoute..."

Elle me tapote un peu le front, fronce légèrement les sourcils mais m'incite par son sourire à lui expliquer que je veux rester honnête avec mes enfants, ça me parait essentiel, mais que je ne veux pas non plus les affoler ou rendre leurs nuits plus difficiles qu'elles ne le sont. De loin, ma soeur me toise et croque ardemment dans son gigot, je vais en réentendre parler du Shifumiàsamôman, c'est certain. Je lui raconte alors, sans autre procès, que sur le Titan, Javotte ou Jano intérrogeait les marins qui avait kidnappé ce ronso, quelques années auparavant. Et alors que ce jeune humain se tournait vers son supérieur, Vincent, je sautais d'un seul bond face au marin interrogé. J'étais adolescent, mais adolescent chez les ronsos, nous avons la taille d'un adulte déjà très grand. Et aussi surement l'esprit pas aussi assagi qu'adulte. J'arquais ma tête vers le marin, sourire carnassier et convaincant, mon énorme couteau en main, derrière mon dos. Mes sourcils fronçaient à mesure que j'égrainais ces simples mots : "Shifumi pense que tu n'as pas tout dit... Encore..."... Ma queue vacillait de droite à gauche, avec énergie, j'étais amusé, presque, par la situation, mon coeur battait vite, je me sentais vivant. Et idiot aussi, avec le recul. D'ailleurs je suis tout penaud devant ma mère qui maintenant digère mes propos.

"Fumiko est fière de savoir son fils habile et intelligent. Shifumi savait que le Livre de Bord était le seul à ne pas mentir ou qu'il resterait silencieux. Son fils savait qu'il pouvait retracer alors sa proie. Fumiko est très..."
"Ah pas du tout, M'man ! Shifumi voulait en fait avoir une meilleure description des habits dits "bizarres"... Shifumi aurait aimé avoir sa mère à ses côtés, c'est ici que luit sagement l'Intelligence..."
"Ttt ttt... Fumiko a son lot de cicatrices qui prouvent le contraire... "
"Ttt ttt..."
C'en est visiblement trop pour ma soeur qui nous rejoint comme à son habitude, ni vue ni connue. Je ne sais même pas comment elle a fait pour se tenir maintenant elle aussi allongée contre ma mère. Elle rigole un peu, je n'aime pas son rire, elle se moque de moi, c'est certain.

"Shifumi était agressif, avait sorti son arme et menaçait ce pauvre marin... Mitsuko a tout vu, Mitsuko était là..."
"Niah niah niah niah... Je t'avais vue, idiote..."
"Tu m'avais sentie, nuance ! C'est d'ailleurs quand tu m'as humée que tu as perdu ton attention ce jour-là."
"Pffff... T'es plus ma prof, tu sais, j'étais bien là avec m'man et tu viens t..."
"Ttt ttt..."
"Mitsuko veille juste sur son petit frère..."
"Shifumi est adulte maintenant et même sans sa corne, il dépasse d'une tête sa grande soeur !"
"Mitsuko tremble comme un cerisier trop frêle à l'automne ! Elle a si peur ! Attention, Shifumi montre ses petites quenottes de lait !"

On ne parle plus, on hurle et ça vire littéralement en catch. Ma mère a déjà pris la poudre d'escampette et se fait sermonner par mon père mais répond qu'au moins, elle nous a repris dans le langage. Mon père se passe la main sur le front et expire avec lassitude. Sous l'arbre où je subis une clé de bras qui me fait perler une larme de douleur intense, tous mes frères tapent dans leurs mains et m'encouragent, mes soeurs me huent ou félicitent ma soeur. Les autres ronsos du clan commencent à venir un par un et nous y voilà... Le soir est tombé, les vasques d'huile soutiennent les feux et un ring de fortune délimite ma soeur et moi. Voici quatre heures que nous nous battons à mains nues, soutenus par le rythme des musiciens et les choeurs de ma famille. Et alors que je croise le regard de ma fille, impressionnée et enjouée, je comprends que si je ressors vivant de ce match, je leur dirai simplement la vérité, comme elle me revient.
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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Lun 11 Mai - 12:38

Vincent
Sans réfléchir plus longtemps, je dirige mon arme sur le ronso et les marins, afin de prévenir tout débordement.

- Nous ne voulons que des informations, rien de plus. Range ton arme.

J'espère qu'il ne m'obligera pas à tirer. Je préfère néanmoins dans le même temps prévenir le marin.

- Il serait préférable que vous nous disiez toute la vérité. Dans votre intérêt comme pour le nôtre.

Les deux marins sont de plus en plus agités. Ils se regardent l'un l'autre avant de s'exprimer en bredouillant.

- On peut vous s'assurer qu'on ne sait rien de plus!


- Comme on vous l'a dit, ces hommes étaient camouflés sous leurs capuches et leurs vêtements n'avaient aucun motif particulier! Allez à Dollet! Ils en sauront forcément plus que nous!

Ils tremblent en prononçant ces mots et menacent de s'effondrer à tout moment. Je me tourne légèrement vers Joan.

- Il a raison. Nous nous trompons de continent. Ils n'y sont sans doute plus, mais nous trouverons forcément une piste sur Dol.

Profitant de l'état de faiblesse des deux marins, je tente de nous faire changer de cap.

- Est-il possible de rejoindre Dollet directement?


- Ca serait avec plaisir Mr Valentine... mais la tempête approche et menace de réduire le navire en lambeaux si nous nous attardons trop dans ces eaux.


- On peut vous promettre qu'on fera tout notre possible pour arriver à Junon le plus vite possible ! On peut même vous avoir une place gratuite sur le prochain navire à destination de Dollet!

C'est toujours mieux que rien. Je range mon arme, en espérant que le ronso fera de même. De toute manière, terrifiés comme ils sont, il pourrait en retirer toutes les informations souhaitées sans même devoir user de la force.

Je fais volte-face et décide de m'éloigner un peu pour prendre du recul.

La Neo-Shinra jouerait donc double jeu... rien d'étonnant en soi. Mais il leur sera beaucoup plus facile d'agir s'ils sont perçus comme des héros aux yeux de la population. Ce qui, depuis le tournoi, est déjà le cas.
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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Lun 11 Mai - 15:14

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JoanOk là, ça risquait de chauffer si le ronso se mettait à agresser tout le monde! De toute évidence, il était jeune, ça se voyait à la taille de sa corne, mais Joan ne s'était pas assez renseigné sur les ronsos pour le savoir et s'interposa donc comme il put en sortant aussi ses nunchakus pour se placer entre les marins et le fauve, Vincent avait également avancé pour s'interposer au cas où le jeune garçon ne suffise pas - ce qui était plus que probable, non mais il était peut être jeune, mais z'avez vu ses griffes?

Bref, le vampire semblait prendre les choses en main, même si tout le monde était visiblement bien énervé, stressé, ce qu'on veut, mais pas calme quoi!

«Va pour Dollet... mais je ne pense pas qu'on puisse changer la direction d'un navire comme ça, Monsieur Valentine...»
- «On n'aura jamais assez de carburant, surtout que Dol, c'est pas du tout à côté d'ici...»


Par la suite, les gars essayaient de promettre d'avoir une place gratuite sur le prochain bateau qui partait pour Dol, mais encore fallait-il qu'il parte rapidement. En tout cas, ils avaient au moins un début de piste, même si elle était froide. Il ne servait à rien d'enquêter à Junon, il fallait mettre les voiles vers Dol, Dollet précisément.

Vincent s'éloignait et Joan se tourna vers le ronso pour essayer de le calmer

«Je suis désolé pour votre ami... mais l'une de nos amies à nous est aussi prisonnière! Attaquer ces marins ne vous aidera pas, mais on peut peut-être essayer de les retrouver ensembles?» honnêtement, avoir un fauve comme garde du corps, ce serait bête de s'en priver!

Joan tendit la main, il ne savait pas si c'était comme ça que les ronsos se saluaient puisqu'il ne connaissait que trop peu ce peuple, mais autant essayer de se montrer poli, ça le calmerait peut être

«Je m'appelle Joan. Lui là bas, c'est Mr Vincent Valentine.» première approche, même si, une fois de plus, c'était Joan qui se tapait ce genre de boulot! Vincent lui, s'en fichait un peu. M'enfin, rien d'étonnant de sa part, il n'avait jamais été célèbre pour sa sociabilité celui là...
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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Lun 11 Mai - 20:04

Première page

ShifumiCher journal,

Mes enfants préférant subitement la voix de Tetsuo pour les bercer le soir, j'ai décidé de continuer seul, sait-on jamais, le vent n'étant pas aussi changeant que l'humeur de ma progéniture. Nous étions donc à bord du Titan, un cargo sympathisant de voyageurs et j'agressai ces pauvres marins alors que Vincent me tenait en joug et Jonah se mettait entre nous. Les deux gaillards prenaient l'air de mousses terrifiés et déballaient un maximum d'excuses et de fausses promesses. J'étais un ronso, d'accord, je vivais dans une tente, d'accord, mais je voyageais depuis que j'étais né et j'étais confronté tous les jours aux humains. Et visiblement ces deux idiots de Gaïa confirmaient qu'ils étaient les mêmes partout. j'avais pas si mal fait en fait de montrer les dents. Je reprenais une pose plus détendue et escamotait tranquillement mon large couteau, avant de le clipper derrière mon dos. Je ne disais rien, j'écoutais sagement le petit chevelu faire les présentations et lui accorda un léger sourire même, signe que j'étais calme. Pourtant...

"Dis à ton maître que s'il repointe son canon vers Shifumi, il le lui fera rentrer par les..."

*Bvuûûûmmm*

Le sifflement lourd des machines couvrit ma voix douce mais déterminée. Il y avait des façons de se présenter, j'en étais convaincu. On se présentait cordialement à ses futurs amis et on dégainait facilement devant ses ennemis. Aussi quitte à paraître un peu brusque, je tenais quand même à indiquer ma pensée la plus profonde du moment :

"Shifumi parlera de toi à son amie s'il la retrouve. Il lui rappellera aussi qu'elle devrait éviter de côtoyer les humains si elle veut éviter les ennuis..."

Je me croyais clair à présent, je n'avais pas besoin d'aide, et encore moins de bâtons dans les roues. Je n'étais pas proprement xénophobe, la situation nous échappait à tous certainement, et j'avoue que je m'intéressais de plus en plus à ce parfum de bergamote et de poulet grillé sauce besaid. Ma soeur était dans le coin, je le savais, elle m'épiait et ne lèverait pas le petit doigt. Elle devait surement se pincer pour ne pas rire, sans doute. J'étais têtu et convaincu, certain d'être plus fûté à moi seul que l'ensemble de l'équipage. J'étais adolescent en somme. Par contre, je ne savais pas où était Dollet, et encore moins Junon. Je m'efforçais de répéter ces destinations et captait mon attention vers ailleurs, laissant l'assistant de Vincent vaquer à ses occupations. J'humais alors tranquillement l'air marin et repartait dans mes observations mentales. J'avais une carte d'Hemera, surement incomplète, mais brodée à la patte. Chaque voyageur y avait apposé leur savoir et j'espérais y retrouver ces villes pour comprendre où j'étais déjà. Si suivre la piste d'animaux sauvages demandait un bon flair et quelques techniques ancestrales, chercher des individus civilisés relevait plutôt de l'information, et je n'avais pas grand chose. Johann était certes chétif mais avait raison sur un point. La prochaine destination était Dollet, mais il fallait en passer par Junon. J'observais alors les lieux et son équipage, tentant de trouver quoi que ce fût qui ressemblait de près ou de loin à de l'information. Journal, télévision, même un barde ferait l'affaire. C'était surement inutile, je le savais déjà, mais à bord du Titan, les activités se comptaient sur une patte et le trajet prenait son temps. On pouvait s’asseoir, regarder l'océan, marcher sur le pont, point. J'aurais pu demander simplement à Jorah mais je les boudais franchement, Vincent et lui. La misère culturelle et médiatique avérée de cette nef, je décidais de jouer le tout pour le tout. Je sortais Kujaku, la dépliait avec science, tendait les cordes et l'accorda pendant deux ou trois minutes. Puis mes griffes pincèrent les cordes et j'entamais une mélodie douce mais régulière, affirmée, mais presque sourde. Je la voulais entêtante et discrète, un peu comme ses enfants qui riaient de l'autre côté du pont et qui vous forçaient à relever la tête pour sourire innocemment à leur chahut. Et tel un pêcheur patient, j'attendis sournoisement que la ligne frétillât, ne manquant pas de snober franchement les deux enquêteurs de fortune, piégés dans le même bateau.
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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Mer 13 Mai - 20:53

Vincent
Le temps se couvre de plus en plus. Les nuages remplissent le ciel et la fine pluie est rapidement remplacée par un véritable déluge. Le calvaire commence.

L'équipage tourne à plein régime. Le capitaine est inquiet, presque livide. S'il pouvait rebrousser chemin, il le ferait sans doute. Mais malheureusement pour lui comme pour nous, il est déjà trop tard. Les vagues se déchainent et prennent de l'ampleur. Je rejoins Joan qui se trouve non loin du Ronso.

- Tiens-toi prêt. Les monstres profitent de ce genre de temps pour emporter les marins et les voyageurs dans les abysses.

Comme pour appuyer mes propos, un tentacule vient s'enrouler autour de la jambe de Joan et le tire violemment vers le rebord du navire. Je dégaine quasi instantanément mon arme avant de viser le tentacule. Tant pis si Joan se débat, je dois absolument le débarrasser de ce monstre, quitte à le blesser.
Par chance, j'atteins l’extrémité de la créature sans toucher Joan. Elle le lâche automatiquement et se projette en plein centre du navire, éjectant au passage les marins qui ont eu le malheur de se trouver ici. Il s'agit bel et bien d'un lance-couronne.

- Joan, relève-toi. On a du travail.


Je lance un regard en coin au Ronso, qui n'a pas bougé d'un poil et reste imperturbable. S'il pouvait nous aider, il serait certainement d'une grande aide.

Après quelques secondes d'hésitation, le lance-couronne donne son premier assaut et balaie la zone où nous nous trouvons avec un de ses filaments. Je me déplace rapidement sur le côté et cours en ligne droite vers la créature tout en esquivant ses filaments qui tentent d'arrêter ma ruée. Une fois à bout portant, je pointe mon arme et fais appel au pouvoir des gemmes.

- Brûle.

Les flammes s'étendent tout autour du monstre qui prend instantanément ses distances. Je pense avoir calmé ses ardeurs pour le moment.
Joan va prendre le relais pour s'occuper de lui au corps à corps. Je dois le couvrir pour lui éviter de se faire attraper pendant son attaque. Je recule tout en tirant sur la méduse géante pour l'immobiliser autant que possible.

- Joan, vas-y.

Lance-Couronne


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Immu: Man, Con, Fol, Sto, Par
Résiste: Terre
Absorbe: Foudre
Gain: Super potion (14%)

Attaques: Griffe (-55HP), Éclair (-153HP), Épingles de la mort (riposte en cas d'attaque une fois en dessous de 50% de ses HP, -20HP sur cible), Constriction (- 200 HP)

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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Jeu 14 Mai - 17:43

Joan
Son maître? Sérieusement? Le ronso a cru que Vincent était son maître? Zut alors, est-ce que ça voulait donc dire que Joan avait l'air d'un gosse au service de quelqu'un? Bon ok, il bossait techniquement pour Nanaki et Reeve, m'enfin quand même! Il était un ancien turk quoi, pas un simple mioche ramassé dans la rue. Bref, il préférait éviter de se montrer vexé, même si le ronso s'était à peine présenté - il avait une drôle de façon de parler, mais est-ce que Shifumi était son nom?

Toujours est-il qu'il préféra s'éloigner et retint juste qu'il aiderait Deneth s'il la retrouvait, sauf que voilà, il ne savait probablement pas à quoi elle ressemblait... drôle de type.

«Euh, ben vous savez, si on retrouve votre ami ronso, on pourra aussi lui transmettre le même message...» ben quoi? C'est vrai non? Y'a pas que Deneth qui s'est fait capturer visiblement hein?

Bref, Joan n'allait pas avoir l'occasion d'en placer une autre, car un tentacule lui agrippa le pied et il se vautra par terre de tout son long, manquant surement de se casser le nez dans sa chute! Mais heureusement, Vincent réagit vite et bien et il y eut un coup de feu avant que le jeune homme ne soit libéré... il roula sur le côté pour se relever, il n'avait pas besoin que le vampire l'encourage pour ça!

Il se mit rapidement en position défensive, les lance-couronnes étaient de véritables saletés, en soit pas forcément agressives, mais lorsqu'elles avaient envie d'un casse-croûte, les marins étaient généralement leur premier choix! Bref, le jeune homme sortit ses nunchakus de leur étui, puis les fit tourner de manière à lancer les aiguilles d'acupuncture sur la bête, mais celle-ci ne semblait pas apprécier d'être prise pour un punching ball après les dommages déjà causés par Vincent! Elle n'aime pas le feu, problème, Joan n'a pas de technique similaire..

Il y eut un flash, et le jeune homme eut l'impression de basculer dans un trou noir, un éclair l'avait frappé de plein fouet et il s'était retrouvé plusieurs mètres plus loin, se cognant violemment contre la rampe du bateau... aoutch, ça ne faisait pas du bien! Vincent allait encore lui demander de se relever, mais là bobo!



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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Ven 15 Mai - 12:03

ShifumiEt tel un pêcheur, je fus surpris de ce qui mordit à mon bouchon... Le temps déjà avait donné quelques signes de faiblesse et maintenant l'horizon ondulait comme un danseur disco sous kétamine, le ciel ne manquant pas de ciseler par endroits de forts rayons de soleil. A la fois presques magiques et terrifiants, ces gigantesques molosses de coton brumeux aussi épais qu'une montagne menaçaient l'équipage d'un air quasi mystique. La réflexion de la lumière percée rendait le ciel de charbon à vanille, en passant par l'orge et le grenat, par endroits. C'était magnifique, éblouissant, mais quelques orages feignants vinrent faire tomber un fin crachin, puis clairement une averse. Naturellement, je sortis Aizume Sasori et regardai les deux marins avec un air malicieux, jouant toujours à feindre la non-présence de Vincent et Jonathan. Ou Jeannot... Avec dextérité et frime, il faut l'avouer, je jouais avec mon couteau ronso, le détachais en deux, le dépliais ainsi d'abord en éventails puis le regroupais. Je détélescopais une autre partie et obtenais un énorme parapluie pour me protéger du temps. Je décidai par le même temps d'arrêter de jouer, de toute façon, entre le vent qui se mettait à déferler, l'averse et les vagues qui s'entrechoquaient, on n'entendait plus grand chose. Je regardai alors d'un coup d'oeil où étaient Vincent et son Acolyte et découvris, étonné, qu'ils en décousaient violemment avec un gros machin violet qui était soit une méduse géante soit un poulpe géant, il fallait dire que je n'avais jamais vu de lance-couronne de ma vie et dans l'affolement des passagers, je n'avais pas eu le temps de compter les tentacules. Alors que Vincent croisait mon regard, je me rappelle encore lui sourire bêtement et même lui souhaiter bon courage. Je n'avais aucune intention de les aider, mais alors aucune. Tant que cette bête ne venait pas me déranger, je n'allais pas être un obstacle entre elle et son estomac. Et puis, c'était la Règle de la Chasse, de toute façon... Cela devenait difficile cependant de les ignorer vraiment, surtout le petit Johann qui contre-attaquait la Bête avec ses nunchakus. La technique était fluide, le garçon semblait enjoué et il remontait légèrement dans mon estime mais un éclair pernicieux vint le frapper, comme en réponse à son geste. Le gamin vola et heurta une rambarde en fer en pleine tête, le coup était violent. La foudre avait aussi atteint les transistors, du moins je le pensais un court instant car un énorme brouhaha grésilleux en sortait à présent. Mais un sourire presque malsain vint dresser mon visage lorsque je perçus nettement les tambours Tsubaki rythmer cette cacophonie technologique. Je connaissais alors la suite...

*Waters Of Nazareth - †*

Le bateau chavira, poupe vers le ciel. Avec la pluie battante et l'inclinaison du bateau, le ponton était alors une sorte de patinoire ascensionnelle. Cela n'allait pas durer longtemps, aussi, il fallait en profiter dès à présent. Je bondissais, rédépliais Aizume Sasori, me récupérais sur les genoux et me faisais glisser rapidement en direction de Jonah. J'esquivai d'un bond une grosse caisse qui déferlait de l'avant, jetai un coup d'oeil et compris l'urgence. La caisse avait des cousines et elles semblaient toutes se ruer vers Jonah comme des groupies hystériques et résolues à toucher leur idole, coûte que coûte. Si le message n'avait pas été suffisamment clair, il l'était à présent. Je récupérai d'un bras Jonah qui chutait aussi et profitait alors de sa masse comme d'un pendule pour le rabattre sur mon dos en baluchon. Les pattes arrières arquées contre la rambarde, je bondis en rugissant pour récupérer un cordage, la nef étant alors trop pentue pour pour s'y risquer. Ensuite j'avoue que je n'ai jamais compris ce qu'il s'est passé vraiment. Nez à nez avec le lance-coursonne, je me suis servi de Jonah comme d'un nunchaku. Pourquoi ? Comment ? Je ne sais pas vraiment, je dirais l'instinct de survie, peut-être, et encore, quand j'y repense, je trouve çà stupide, vraiment. Je ne prenais pas le temps d'y réfléchir, mon cordage terminant son ascension vers ma nouvelle destination, la rambarde tribord...

"Accrochez-vous !"

Car en effet, tout était ainsi et tout était équilibre. Ce qui montait redescendait et c'était le cas avec le Titan qui s'écrasait maintenant sur le creux d'une prochaine vague vigoureuse...

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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Dim 17 Mai - 19:08

Vincent
Pour un titan, on peut dire que ce navire ne porte pas bien son nom...

L'attaque de Joan a donné suite à une série d'événements aussi imprévisibles que fâcheux. Le Ronso s'est finalement décidé à porter secours à Joan, mal en point suite à une attaque du Lance-Couronne. Le navire se trouve en mauvaise posture et les vagues déchainées menacent  de faire sombrer l'embarcation dans les prochaines minutes.

Malgré un équilibre précaire, j'alterne les sauts pour avoir un meilleur angle d'attaque tandis que mes balles percent tour à tour la "chair" de l'animal. Cependant, ses filaments sont de plus en plus vifs et précis et j'essuie quelques coups qui, malgré leur manque de puissance, peuvent me faire passer par-dessus bord à tout moment.

Il faut jouer le tout pour le tout.

Je m'approche de Joan, qui reprend peu à peu ses esprits après la décharge qu'il a reçu.

- Je vais tenter une transformation. Si jamais je perds le contrôle... tue-moi.

Je ne me souviens plus de la dernière fois que j'ai fait appel à cette énergie. Cela doit dater sans doute de l'époque d'Avalanche et de nos aventures.
Suis-je aujourd'hui capable de contrôler ce flux chaotique alors que ma puissance a autant diminué?
Peut-être que cette puissance maléfique a aussi régressé avec la disparition de la rivière de la vie?

Le Lance-Couronne se saisit de moi alors que je tente de rassembler mes forces pour faire appel au chaos qui sommeille en moi. Rien ne vient. Pas même une once de cette force extraordinaire et incontrôlable. Je me fais juste écraser par la puissance des tentacules de ce monstre, sans même réagir. Je ne suis donc même plus assez puissant pour une métamorphose, même incomplète.

L'étreinte se resserre et quelques longues secondes me sont nécessaire pour me dégager, à l'aide de mon revolver et de quelques balles. Je me réceptionne avec difficulté, posant un genou à terre. La douleur est intense, mais nullement comparable à celle que j'ai ressentie pendant toutes ces années après la perte de Lucrécia.

Je recharge mon arme et recule de quelques pas pour récupérer. Il faut abattre ce monstre... et vite. Le Titan ne tiendra pas très longtemps avec cette tempête.
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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Lun 18 Mai - 9:27

Joan
Pauvre Joan.. déjà que le ronso ne retenait pas son nom, voilà qu'il allait être ballotté comme une poupée de chiffon. Le bateau tanguait dangereusement au point que l'on pourrait croire qu'il allait finir par chavirer. Mais il tenait bon, malheureusement, les mouvements avaient réussi à détacher une partie de la cargaison qui filait tout droit sur le jeune turk qui serait surement mort si le ronso n'avait pas décidé d'agir.

Il ne sut pas tout de suite ce qu'il venait de se passer, il s'était senti soulevé, puis c'était comme s'il volait... au moment où il se décida à ouvrir les yeux, le jeune homme était accroché sans savoir comment et dans un large mouvement, il vit ses pieds aller percuter le lance-couronne avant qu'il ne reprenne pleinement conscience de ses mouvements et se libère de la prise du lion gris


«OUAAAAAAAAAAAH! C'était quoi ça???» touchant son corps comme s'il essayait de réaliser qu'il était vivant, il manqua de perdre encore l'équilibre avec les mouvements du bateau, mais cette fois il tint bon. Quant à Vincent, il semblait vouloir tenter quelque chose... une transformation? Chouette!! Il allait pouvoir voir ça de ses propres yeux!!

Malheureusement non.. avec la fusion des mondes et la perte de l'énergie mako en lui, il ne lui restait plus assez de pouvoir encore pour pouvoir se transformer comme avant. Inutile de dire que Joan était déçu, mais il préférait ne pas trop le montrer. Vincent ne montrait rien non plus, mais le jeune homme était presque sur qu'il devait être furieux ou au moins agacé de ne pas pouvoir agir comme bon lui semble.

S'armant de ses nunchakus, le jeune homme se préparait à attaquer, mais le vampire était pris au piège par les tentacules de la bête et le jeune arçon le vit chercher son arme pour pouvoir se libérer! Hop! Un petit coup de main s'imposait! Il se précipita pour donner deux coups de nuchakus avant que la bête ne libère son étreinte et lui donne un autre coups pour l'envoyer valser, mais cette fois, Joan vit le coup venir et esquiva habilement l'attaque en se baissant à temps!


«Encore un effort! Il ne bouge presque plus, faut l'achever!» ça se voyait à la manière dont il bougeait, il n'en avait vraiment plus pour longtemps à vivre...


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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Mar 19 Mai - 23:14

ShifumiVincent et son acolyte n'en avaient pas eu assez et continuaient de s'acharner sur ce pauvre poulpe géant. Ce dernier accusait de sérieux dommages et semblait tituber à moitié tandis que trois de ses tentacules avaient leurs derniers vibres-sauts. Je plaignais alors presque la bête alors que je bondissais derrière elle, élégant, et assénait le dernier coup d'un grand coup flexible de couteau. Je rebondissais sur une poutre et me ramassait, tranquille, ma victime dans mon dos. Je roulais presque des mécaniques et affichais un sourire arrogant à l'encontre de Vincent. Alors que je tendais mon index en signe d'une future leçon pour le vampire, mon menton heurta violemment le sol, mes pieds ayant rencontré une tentacule encore tressaillante. S'enroulant autour de mes jambes, elle m'envoya vers la proue du bateau, vers les caisses qui avaient résisté alors au chahut du cargo. J'éclatai le reste des survivantes de bois de toute ma masse et me relevai aussitôt en rugissant de colère. Cette sale bestiole toute flasque agitait maintenant ses grosses tentacules dans tous les sens, dans un vain espoir d'y réchapper. Je donnai un coup de pied à mon couteau, fis quelques saltos pour éviter les tentacules, récupérai mon arme toujours avec élégance et la planta entre ses deux gros opercules noires et mats. Entre ma force et ma vitesse, mon corps entier pénétra le poulpe et il me fallut une nouvelle attaque pour sortir de son corps, entièrement recouvert d'une substance violette âpre et collante. Je glissai alors à trois reprises pour rejoindre Vincent et me retint encore une fois sur l'épaule de Jeannot avant de retrouver un certain équilibre. Alors qu'un bout de foie dégoulinait de ma joue sur mon torse, je reprenais mon index péripatéticien* et d'un air à la fois mondain et noble, autant dire presque méprisant, je leur confiais :

"Vous ne connaissez rien à l'art de la chasse !"

Fier de moi, je regardais le coeur de la bête qui était dans ma main et je me félicitais déjà. L'oracle raffolait de la tourte au coeur de poulpe et ce présent tout frais saurait certainement apaiser un peu la manie qu'elle avait pour me mettre dans des situations impossibles. Ma mère préférait les tripes mais ces dernières étaient étalées tout du long entre moi et la bête, coincées dans mon arme. J'étais encore jeune, mais au moins j'avais eu le coeur. Je nous regardais alors et comprenais rapidement que tous avions subi des dégâts durant la bataille. Je donnai un coup violent pour me débarrasser des tripes comme un maître d'armes et déployait Aizome Sasori derrière mon dos. Les pattes avant libres, j'exécutai une série de claquements de doigts de plus en plus rapides. Tout autour du ronso, des bulles jaillirent du sol, dans les tons miel irisé. Mes plaies, celles de Najo et celles de Vincent s'apaisèrent, nos vêtements se séchaient et un des boutons de manchette du petit chevelu à nunchaku réapparut dans un pop lumineux. Beaucoup de bulles s'essayèrent à rafistoler la cape de Vincent mais malgré leur effort, rien n'y parvint et nous accusions tous encore quelques mauvais coups et accrocs dans nos toilettes. Mais comme disait mon père, l'important était de participer... Les bras croisés, je rajoutais :

"Shifumi a entendu la Nature, Shifumi accepte l'aide des deux apprentis chasseurs... Bien... Que savons-nous ? Un adulte ronso dans un oeuf de verre, votre amie en cage, deux humains sans armoiries travaillant sur la recherche endémique d'Héméra en toute illégalité, visiblement. Et enfin une escale à Dollet... Si on regarde la carte..."


Je sortais de mon baluchon ma carte, le temps se calmait et elle ne risquait rien. Alors que les continents de Spira contenaient plein de points brodés et pleins de renseignements écrits en patte de mouches, les autres continents ne contenaient que les informations communes que l'on trouvait un peu partout. Je mettais du temps à trouver Dollet sur la carte puis indiquait deux points : l'université de Galbadia ou le Tombeau du Roi Inconnu. Puis je rajoutais, perplexe :

"L'université semble toute indiquée mais le tombeau pourrait aussi se révéler être un repaire peut-être. Ce qu'il faudrait savoir, c'est s'il y a des zoologistes à l'université ou si nous perdons notre temps. Et aussi si d'autres disparitions étranges ont vu le jour récemment, où... Il nous faut des informations avant de se jeter dans la bête... C'est décidé, Shifumi achètera un téléphone connecté à Junon..."

Je regardais encore ma carte et étais convaincu. Ce genre d'opération demandait discrétion et stratégie, Dollet était certainement le port le plus proche et la caractéristique commune zoologique des deux enlèvements pointait l'université comme suspect numéro un. Si tel était le cas, c'était les derniers jours de la bâtisse...

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*Qui enseigne en dehors, hein  Wink
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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Jeu 21 Mai - 11:17

Après un combat aussi intense que court, la bête se retrouve éparpillée sur le pont du navire, en une vingtaine de morceaux. Ce Ronso a du cran, il faut le reconnaître. Raison de plus pour que je souhaite qu'il nous accompagne. Joan semble en forme malgré ses blessures. Il faut dire que le sort de soin du Ronso nous a bien requinqués. L'équipage, après un nettoyage rapide du navire, reprend le contrôle du navire et nous permet de continuer notre route.

Shifumi nous expose son plan et le manque d'informations nous nuit cruellement. Effectivement, après autant de temps, Deneth pourrait être séquestrée dans les entrailles de la Terre comme dans une cité à deux pas de la cité de Balamb. Rien n'est moins sûr. Néanmoins, les propositions du Ronso tiennent la route et je pense que Joan pourrait avoir quelques informations.

- Joan, tu pourrais sans doute nous faire éviter le chemin jusqu'à Galbadia pour vérifier par nous-même, je me trompe?

La dernière phrase de Shifumi me rappelle que je possède un téléphone portable. Cependant, je ne m'en sers pour ainsi dire jamais. Je reçois de temps à autres des messages ou de rares appels, mais me connaissant, il savent tous très bien que la conversation a de fortes chances de tourner en rond très rapidement.

Je sors mon téléphone et le lance dans les pattes du Ronso.

- Tiens, je ne m'en sers pas. Préviens-moi juste si quelqu'un appelle ou s'il se met à vibrer.

Il en fera sans doute meilleur usage que moi. Les rayons du soleil percent à travers les nuages au fur et à mesure que nous approchons de Junon.

Plus le temps passe et plus les questions s'accumulent. La NeoShinra, les cristaux, la création d'Héméra, la réapparition de Sephiroth...
La paix est un bien si précieux et éphémère que chaque seconde doit être savourée. Qui sait quand une guerre peut éclater sur une planète où chaque monde est régi par des lois, des préceptes et des objectifs totalement différents.


Dernière édition par Vincent Valentine le Dim 24 Mai - 1:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Jeu 21 Mai - 12:51

Joan
Bon, une bonne chose de faite! Maintenant que ce monstre n'était que de l'histoire ancienne, Joan allait pouvoir se reposer un peu. Dès que Shifumi acheva la créature, le jeune homme tomba à genoux, les mains sur le pont du navire, trempé par la pluie et les vagues qui continuaient encore de passer par-dessus bord, il se sentait épuisé. Ses blessures lui faisaient mal avec le sel qui s'incrustait sur sa peau, mais il eut surtout l'impression d'halluciner lorsque des petites bulles apparurent de nulle part?

Se redressant, il vit Shifumi faire une sorte de petite danse qui créait justement ces bulles, il se redressa et remarqua que même le bouton de manchette qui avait été arraché pendant le combat par l'un des tentacules du monstre, était réapparu!

«Ouah!! Merci!» le jeune homme se redressa, ce n'était pas la grande forme, mais ça allait mieux quand même.

Quant au ronso, il semblait finalement intéressé à l'idée de chercher son ami avec eux puisqu'ils avaient désormais une cause commune. Le ronso kidnappé était quelque part avec Deneth, aussi au lieu de perdre du temps à chercher n'importe comment, en s'associant, ils avaient plus de chances de les retrouver.

Le jeune homme sortit son téléphone dès que Vincent le lui demanda suite aux informations de Shifumi, il chercha des informations sur Galbadia et ce fameux tombeau, mais ce fut un article de presse qui l'intéressa

«Hum... en tapant Galbadia, je suis tombé sur un site, le Deling24.gbd... apparemment, la Néo ShinRa a établi un QG dans les sous-sols de Deling City, une ville de Dol...» par conséquent, si les gens qui ont capturé Deneth et le ronso sont de cette organisation, il y a des chances pour qu'ils les aient emmenés là bas?

Joan regarda Vincent donner son téléphone à Shifumi, mais est-ce qu'il allait savoir s'en servir?

«Euh.. tu veux que je t'explique comment ça marche?» ça ferait peut être passer le temps jusqu'à leur arrivée. D'ailleurs, le temps semblait se calmer un peu, et un marin s'approcha de nous pour leur signaler qu'ils étaient bientôt arrivés à Junon...

«Ah super! Merci!» dit le jeune homme avec enthousiasme. Ils étaient trempés, mais il n'était pas sur que Shifumi ou Vincent s'en soucient. Il était probable qu'ils voudraient trouver un bateau tout de suite pour repartir... même pas une petite pause avant? Non parce que ça leur ferait pas de mal quand même!

«Euh... ça vous dit qu'on passe au moins le reste de la journée à Junon et qu'on reparte demain? Non parce que je vous avoue que là, j'en ai un peu ma claque de la mer...» ben il allait être servi, car malheureusement pour lui, sa mission s'arrêterait à Junon, on allait avoir besoin de lui pour autre chose... quelle plaie.

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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Jeu 21 Mai - 16:01

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Vincent (et Joan) passent au niveau 4, Shifumi passe au niveau 2
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Merci à vous deux!
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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Sam 29 Aoû - 0:38

Alvin et Lily viennent de Junon.

J’attendais sagement dans le salon, assise bien droite sur le bord du canapé. Il ne restait plus qu’à Alvin d’aller se brosser les dents pour que l’on puisse partir d’ici et rejoindre le port de Junon. Le bateau ne devait pas tarder à quitter la ville en direction de Wutaï, aussi était-il important que nous nous dépêchions si nous ne voulions pas le manquer. Une fois sorti de la salle de bain, Alvin me fit signe qu’il était prêt à partir. Je quittai l’appartement la première – pour qu’il puisse fermer à clef derrière moi – et nous voilà tous les deux dans les rues de la cité immense. Nous n’avions encore rien mangé de solide au petit-déjeuner et comme le trajet en bateau risquait de durer longtemps, Alvin se montra prévoyant et acheta un croissant. J’optai pour un petit sachet d’une demi-douzaine de chouquettes, histoire d’avoir de quoi grignoter pour faire passer le temps. Et puis, faut dire qu’elles m’avaient donné faim à être ainsi exposées en vitrine ! Nos achats faits, il était temps d’aller au port. Les nuages sombres ne laissaient présager rien de bon quant à la traversée en mer, et mes craintes furent confirmées lorsqu’Alvin s’adressa au capitaine du navire : la mer agitée risquait de doubler le temps du trajet.

« C’est une blague. »

Lançai-je au capitaine sans vraiment me rendre compte du ton exaspéré que j’avais employé. Les bras croisés, j’observai le ciel en cherchant un quelconque rayon d’espoir auquel me raccrocher mais hélas, aucun signe ne me vint en aide. Non, on allait devoir perdre notre temps sur ce rafiot au beau milieu d’une mer déchaînée. Ouais, c’était plutôt sympa comme voyage. Je sentais ma bonne humeur du matin s’effriter peu à peu au vue de cette triste nouvelle, mais Alvin me tira de mes pensées pour m’inviter à monter à bord. Nous n’avions pas le choix que d’y aller de toute façon, n’est-ce pas ? Nous nous trouvions dorénavant à l’intérieur, plus précisément sur le premier pont qui était donc couvert par l’étage supérieur. Impossible qu’il nous pleuve dessus ainsi, mais il était au moins possible d’observer l’océan. Alvin était pensif lui aussi. Il s’inquiétait surtout pour nos recherches et ce que ce temps de trajet représentait pour une mission comme la nôtre. Il était tout à fait possible que Clémence nous échappe à peu de choses près. Toutefois, il s’agissait de la seule option.

« On tâchera de s’activer un maximum une fois sur place. Profitons du séjour pour bien nous reposer. »

Même si personnellement, j’avais très bien dormi la veille. Mais bon, par là, j’entendais flâner et ne rien faire de particulier, quoi. Pour ma part, j’avais mes chouquettes pour me tenir compagnie mais je savais bien qu’elles ne dureraient pas éternellement ! Heureusement qu’il y avait un petit restaurant à l’intérieur, sinon je crois que je serais morte de faim avant d’arriver à destination. Quoi qu’il en soit, Alvin changea de sujet et me parla de mon mal de mer. Oh, alors il s’inquiétait pour ma santé ? Quelle douce attention !

« Tu te préoccupes de mon bien-être ? C’est touchant ! » Je me moquais bien évidemment de lui, avec un petit rire histoire de le lui montrer au cas où il n’avait pas saisi la blague. « Mais non, je ne pense pas avoir le mal de mer… Je n’ai rien ressenti de particulier durant le précédent trajet. »

Bon, les deux situations n’étaient pas comparables car si durant la première, la météo s’était avérée clémente à notre égard, cela n’allait pas être le cas durant la deuxième. Et puis, je n’avais pas suffisamment pris le bateau dans ma vie pour savoir si j’avais le mal de mer ou non. Je suppose que j’allais bientôt le découvrir. En tout cas, je m’approchai de la rambarde pour y déposer mes deux avant-bras et regarder le port de Junon. Le navire n’allait pas tarder à partir, à en juger par les marins qui s’affolaient un peu plus bas. La sirène retentit alors dans un bruit sourd, signalant le départ du navire. Quelques instants plus tard et la terre ferme s’éloignait doucement pour laisser le bateau s’élancer vers l’horizon. Un long chemin nous attendait…

« Tu veux une chouquette ? »

Heureusement que j’en avais ! Et puis, allez savoir pourquoi mais j’adorais prononcer ce mot… Alors au final, en proposer à Alvin était plutôt une excuse pour m’exprimer à voix haute. Je sortis donc le paquet de pâtisserie de ma petite sacoche puis le tendis vers mon partenaire. S’il croyait que j’allais rester comme ça le bras tendu bien longtemps, il se trompait ! Je finis donc par me servir également et déguster ce petit mets qui servait surtout de petit-déjeuner. Vint alors le temps de briser le silence qui s’installer entre nous, tout aussi grandissant que la distance nous séparant de Junon.

« Je repense à cette histoire avec Sephiroth qu’on a vu hier soir… Crois-tu que Clémence puisse être capable de tout pour arriver à ses fins, elle aussi ? » Je tournai la tête vers lui sans mouvoir le reste de mon corps. « Je veux dire, ce n’est qu’une enfant mais… Il se peut qu’elle ne souhaite pas nous écouter et nous remettre son orbe. Serait-elle prête à s’opposer à nous pour poursuivre sa route, et à utiliser la force s'il le fallait ...? »

J’appréhendais un peu ce passage, à vrai dire. Je n’avais encore jamais été confrontée à une mission qui mettait autant en jeu mes valeurs morales. Je savais pourtant qu’en travaillant pour la ShinRa puis la Néo-ShinRa, j’allais être amenée à faire des choses que je n’allais pas apprécier. Néanmoins, je possédais tout de même certaines limites et affronter une enfant en était une. Je n’étais pas si sûre de pouvoir la franchir sans en sortir indemne… Je retournai mon regard vers l’océan tout en remettant une mèche de cheveux derrière mon oreille. Le vent commençait vraiment à se lever et la pluie à tomber. C’était peut-être plus sûr de retourner à l’intérieur pour se mettre à l’abri.

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Alvin
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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Dim 30 Aoû - 19:17

Avec une météo peu favorable, le trajet allait être bien ralenti. Alvin se préoccupait naturellement de leur mission avec Clémence, à savoir que le temps qu’ils allaient mettre était précieux, et pendant ce temps, la fillette aurait largement le temps de mettre les voiles et quitter Wutai pour aller Dieu sait où. Ce pourquoi Lily répondit qu’ils devraient tous les deux mettre les bouchées doubles une fois sur place pour garder sa trace. Alvin était bien d’accord là-dessus, pas de tourisme une fois sur place même si ca pouvait paraître tentant !
A présent sur le bateau, le mercenaire se préoccupait de la santé de sa camarade, ce qu’elle ne manqua pas de lui envoyer à la figure pour se moquer.

- Quel coéquipier ferai-je si je me moquais complètement de l’état de ma partenaire !

Un petit sourire moqueur, et ils ne purent qu’attendre que le navire quitte bon port pour se retrouver au beau milieu des flots, agités par le vent. Lorsque ce dernier leva l’ancre, Lily observait la ville rétrécir au fur-et-à-mesure, de leur champ de vision, puis elle proposa une chouquette à son partenaire. Sa seule réponse ? Il tendit la main pour qu’elle-même lui tende son sachet contenant ces petites pâtisseries, afin qu’il puisse piocher dedans, en prendre une, et mordre dedans. Le silence s’installa brièvement, jusqu’à ce que la jeune femme reprenne la parole pour revenir sur le sujet de Clémence, avec ce qu’ils avaient vu la veille aux informations. Alvin avait pris une mine un peu sombre … L’idée de combattre une enfant, même si c’était les ordres, ne l’enchantait guère non plus. Chaque être humain avait ses limites et ses principes. Les siens s’arrêtaient là aussi.

- J’ai du mal à croire qu’une gamine de son âge s’intéresse déjà à ses choses-là. Elle est trop jeune et encore trop peu consciente des conséquences que cela peut avoir. Je pense qu’elle a rencontré une Chimère par pur hasard … et je ne sais pas comment elle a fait pour obtenir son orbe.

Alvin et Lily n’ayant jamais cherché à rencontrer une Chimère, aucun d’eux ne pouvait savoir comment cela se déroulait concrètement pour qu’une Chimère cède son orbe à une personne. Fallait-il discuter avec jusqu’à la convaincre ? Fallait-il passer une épreuve ? Fallait-il les affronter ? Qui sait.

- Malgré tout, elle doit être consciente que cet objet lui appartient et comme tout enfant, elle ne le donnera pas facilement. Mais je doute qu’elle en vienne aux mains. Non, ce qui m’inquiète en revanche, ce sont les personnes qui l’accompagnent. Eux par contre, ne risquent pas de nous laisser l’approcher pour récupérer un bien si précieux.

Lorsqu’ils avaient eu leur réponse au port, la personne qu’ils avaient interrogée avait été claire et nette : Clémence était sur un chocobo au moment de monter sur le bateau, et elle était accompagnée de deux personnes. Un homme, et une femme. L’air sérieux à fixer l’horizon, la pluie se mit à tomber. C’était le signe pour eux d’aller se mettre à l’abri. Mais Alvin attendit un moment de conclure quand même ce qu’il avait commencé à dire. Il se tourna complètement vers sa partenaire.

- Me battre contre des adultes, j’en culpabiliserai moins, pour être tout à fait honnête. Quant à Clémence … Je ferai mon possible pour récupérer son orbe sans avoir à la blesser. Je te le promets.

Il fallait lui faire confiance sur ce coup-là. Quand il promettait quelque chose, ce n’était pas des paroles en l’air, même s’il mentait parfois, les promesses, c’est sacré. Lily pourrait bien se moquer de lui si elle le voulait, pour une fois, il était sincère.

- Allez viens, on va se mettre à l’abri.

Ce serait bête qu’ils choppent une crève du tonnerre à cause de la pluie hein ?

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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Dim 30 Aoû - 20:41

Youhou Alvin passe au niveau 2! Youhou

Lily et Alvin gagnent 50 gils chacun ! De quoi payer un tour de manège ! Pompons


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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Jeu 3 Sep - 12:51

Clémence… Pourquoi j’avais un mauvais pressentiment quant à notre rencontre avec elle et ses deux compagnons ? A chaque fois que j’essayais de m’imaginer ce qui allait se passer lorsque nous la retrouverions, j’avais cette boule au ventre qui me prenait et qui ne me lâchait plus. Rien à faire, le stress était bien trop important. J’espérais simplement que la situation serait différente une fois en face d’elle, que je n’aurais pas à m’inquiéter autant de devoir en venir aux mains avec elle. Heureusement, Alvin tenta de me rassurer… Selon lui, Clémence était tombée sur son orbe un peu par hasard, sans doute. Si c’était le cas, alors je suppose que les chimères ne sont pas si difficiles que ça à trouver, non ? Mais ce qui inquiétait bien plus Alvin, c’était les deux personnes qui accompagnaient la jeune fille. Car oui, si Clémence aurait pu être facilement manipulable pour la convaincre de nous rendre l’orbe, ces deux-là en revanche pouvaient très bien faire office du bouclier et de l’épée… Finalement, je n’étais pas si certaine que les propos d’Alvin me rassuraient… Enfin, je pensais ça juste avant qu’il ne se mette à me promettre qu’il ne ferait aucun mal à Clémence. Ce n’était pas souvent que je l’avais entendu promettre quelque chose et à en juger par son regard sérieux, j’avais comme envie de le croire.

« Je compte sur toi... »

Ces mots étaient sincères eux aussi. J’ignorais ce qui allait se passer le moment venu, si je parviendrais à agir et penser comme il se doit. C’était peut-être de l’appréhension que je ressentais… Non. De la peur. Peur de devoir agir à l’encontre de mes convictions. Peur de ne plus pouvoir me regarder dans un miroir… Je n’avais jamais été aussi en proie au doute. Mes mains se resserrèrent sur la rambarde alors que mon regard se plongeait sur les remous de l’eau provoqués par le mouvement du bateau. Finalement, Alvin m’extirpa de mes pensées pour me conseiller de me mettre à l’abri. Il n’avait pas tort, la pluie commençait à tomber et le vent soufflait de plus en plus fort. Je le suivis donc à l’intérieur, au bar pour être plus précise. Le lieu s’avérait plutôt bien décoré et chaleureux, de quoi passer le trajet dans de bonnes conditions. La plupart des tables étaient prises par les passagers mais nous trouvions tout de même deux places au centre de la pièce. Une serveuse vint nous proposer quelques rafraichissements pour patienter jusqu’à l’heure du repas. Pour ma pris, je pris seulement un verre d’eau. J’avais la gorge sèche d’avoir pensé à tout ça et un peu la nausée aussi. Il faut dire que le mouvement du bateau qui tanguait ne m’aider pas non plus. Avant que la serveuse ne revienne avec notre commande, je tenais à remercier Alvin pour les mots qu’il avait dits tout à l’heure. Quelque part, cela représentait beaucoup pour moi, et je ne prenais pas les promesses des gens à la légère. Question d’éthique.

« Merci pour tout à l’heure… Tu es un bon partenaire. » Mon verre d’eau arriva et je m’empressai d’en boire une gorgée avant de poursuivre. « S’il-te-plait, ne gâche pas tout. »

Disais-je cela sur le ton de la plaisanterie ? Moi-même, je l’ignorais. J’avais la tête ailleurs… Il fallait que je me ressaisisse rapidement si je ne voulais pas finir par saper le moral de notre équipe ! Et quoi de mieux pour cela qu’un petit imprévu ? Le timing était parfait : un membre de l’équipage fit irruption dans la salle et s’écria.

« Des monstres sur le pooont !! »

Visiblement un nouveau dans le métier, peu habitué à gérer ce genre de problème par lui-même. Mon regard se porta sur Alvin. Pensait-il à la même chose que moi ? Je n’avais rien contre un petit peu d’action pour passer le temps, personnellement. Bon et puis fichtre ! J’allais me proposer, qu’il me suive ou non.

« - Laissez-nous nous en occuper.
- Vraiment ? Oh merci… Nous saurons vous récompenser ! »

Je n’en doutais pas une seule seconde ! Je me levai donc de ma chaise avant de vérifier si Alvin me suivait ou pas. En fait, je l’avais embarqué dans l’histoire sans même faire attention, lorsque j’avais dit que NOUS nous en occuperions. Bah, j’étais sûre qu’il se ferait une joie de dérouiller du poisson, lui aussi. Nous prîmes donc la direction du pont, où la tempête commençait à sévir de plus en plus. Mes cheveux volaient dans tous les sens et cette pluie… Disons qu’elle était fine et du genre à vous énerver dès la première goutte. Je cherchais du regard les monstres en question, observant dans un premier temps le sol car je m’attendais à voir des êtres marins. C’est alors que deux machins volants passèrent juste à côté de nous à une vitesse très rapide !

==========================
Baiser d’épingle Informations :
Formule X02
Niveau : 2
HP : 240
MP : 100
Craint : Vent
Immu : Terre
Techniques : Attaquer (-20hp), Bombardier de l’air (Vent, -50hp, 5mp), Impulsion bleue (Vent, -75hp sur tous, 20mp), Impulsion croisée (Vent, -100hp sur tous, 30mp)
==========================

« Wow, c’est quoi ces machins ?! »

Je n’en avais encore jamais vus mais leur rapidité était suffisamment importante pour m’inquiéter un peu. Enfin… Il ne fallait pas céder à la panique, n’est-ce pas ? Il n’y en avait que deux et nous étions des soldats bien entrainés. Pas de raison de s’en faire ! Je sortis donc le manche de mon sabre ainsi que mon revolver et me tint prête à lancer l’assaut. Les deux piafs planaient devant nous avec une aisance remarquable de ce temps, sûrement pour nous narguer. Je ne comptais pas me laisser intimider, pas par des monstres de pacotilles ! Je fus donc la première à me lancer, pistolet en main. Levé devant moi, l’œil gauche fermé pour plus de précision, j’appuyai sur la gâchette de mon flingue et la balle fila droit vers sa cible mais la manqua de peu.

« Tss… Avec ce temps, ça risque d’être compliqué de faire des tirs corrects ! »

Et qui plus est, ils étaient plutôt rapides, ces piafs ! D’ailleurs, celui que j’avais visé ne semblait pas avoir apprécié mon geste, puisqu’il commençait à foncer sur moi ! Mince, je n’avais pas encore pris le temps de prendre connaissance de mon environnement pour bien en faire usage ! J’aperçus quelques caisses à côté de moi et sans trop réfléchir, je me mis à rouler par-dessus pour tenter d’esquiver l’attaque de l’oiseau. Malheureusement, il parvint tout de même à m’effleurer le bras droit…

« Fais gaffe Alvin, ils sont sacrément rapide ! »

Et plus intelligents qu’ils n’en avaient l’air…

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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Dim 6 Sep - 14:39

On pouvait dire que c’était l’une des rares fois qu’Alvin pouvait paraître aussi sérieux et sincère. Lui non plus n’avait guère envie de taper sur une gamine, c’était contre tous ses principes. Aussi fit-il la promesse à Lily de faire tout son possible pour ne jamais avoir à lever la main sur cette fillette, s’ils la retrouvaient. Il n’osait même pas imaginer la scène s’ils devaient en venir aux mains. L’arme pointée sur Clémence, l’air désolé de devoir en venir là ? Non, c’était inconcevable.
Bref. Avec le retard dû à la météo, le duo était rentré à l’intérieur pour s’installer à une table du bar mis à disposition des voyageurs. Alvin évita l’alcool et prit plutôt une simple limonade … Allez savoir si c’était à cause de la conversation, mais l’ambiance semblait étrangement lourde, alors que partout autour d’eux, les gens discutaient joyeusement, d’autres jouaient même aux cartes pour faire passer le temps et patienter. Mais Lily brisa le silence en remerciant notre mercenaire pour ce qu’il avait dit plus tôt. Lui un bon partenaire ? Il était prêt à faire une boutade à ce sujet comme le trahissait si bien son petit sourire en coin qui venait d’apparaître, mais Lily ne lui laissa pas le temps de prononcer un seul mot.

- Hey, je n’ai rien dit encore !

Le pauvre n’avait même pas le temps de dire autre chose qu’un marin débarqua dans la salle pour prévenir l’arrivée de monstres. Même pas besoin de demander l’avis d’Alvin, même s’il soupira un peu, il finit son verre cul sec avant de se lever pour aller se défouler un peu. Ca ne pourrait que leur faire du bien après une telle conversation. De retour sur le pont avec un vent accablant, ils ne virent rien dans un premier temps … jusqu’à ce que deux oiseaux leur passent au-dessus à toute vitesse !

- Tsch. Des Formules. Répondit-il à la question de Lily. Il connaissait suffisamment la faune de Gaia avec tous les contrats qu’il avait eu par le passé. - Je suis quand même surpris de les voir là par un temps pareil. Les oiseaux sont généralement déstabilisés par le vent !

Comme quoi, ils n’avaient pas peur de jouer avec le … vent ! Ils avaient même une étrange aise … Lily avait du mal à viser avec tous les facteurs dérangeants à prendre en compte, mais Alvin ne se faisait pas de soucis : ce ne sont pas deux piafs qui viendraient à bout de leur duo ! Il sortit son glaive ainsi que son revolver.

- Tu vas voir s’ils vont nous échapper encore longtemps ! Regarde les pros !

Bon il lui faisait à chaque fois le coup. Chargeant son arme à feu tout en exploitant le pouvoir de la gemme de feu qu’il y avait incrusté par le passé, il commença à viser l’un des oiseaux, son canon suivant la trajectoire de la créature jusqu’à ce qu’il tire en rafales en jouant sur la gâchette. La bête se fit percuter à plusieurs reprises, mais de toute évidence, le feu n’était pas l’une de ses faiblesses si l’on observait la réaction du monstre. Normal.

- Bon au moins il est touché, mais je crois qu’aucun d’entre nous ne connaît de techniques éoliennes. C’est toujours l’élément le plus efficace contre des créatures volantes.

Cela déstabilisait leurs ailes, et donc, leurs trajectoires de vol. Bon en l’occurrence ceux-là semblaient se débrouiller, mais bon. L’autre Formule se stabilisait dans les airs pour pouvoir se servir de ses ailes en direction d’Alvin et lui envoyer une violente bourrasque. Heureusement, notre mercenaire l’avait vu – ils n’étaient que deux, c’était plus gérable pour faire attention à tout que s’ils étaient dix – et se servit de son arme blanche pour ralentir un maximum la rafale qui lui fonçait dessus en forme de serpe. Ironique. Ils n’aiment pas le vent, mais n’hésitent pas à s’en servir sur leurs adversaires. Malgré tout, une partie de l’attaque lui frappa le buste, ca lui avait fait l’impression d’être victime d’une coupure.

Frapper à l’épée était une option à oublier pour notre duo, et tirer avec leurs revolvers s’avérait compliqué avec les conditions actuelles … Le combat serait sûrement plus difficile qu’il ne devrait l’être. Difficile, mais pas impossible !

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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Mer 9 Sep - 15:49

Il était grand temps que je me change les idées, moi… Non mais c’est vrai, cette mission commençait à me faire douter de mes capacités ainsi que de me questionner sur mes valeurs morales. Disons que je n’avais pas vraiment besoin de ça en ce moment… C’est pour cela que lorsque le marin vint lancer une alerte aux monstres sur le pont, j’ai trouvé que c’était le bon timing pour s’échapper de ces pensées peu productives. Alvin semblait également de la partie, ce qui était plutôt rassurant : notre légendaire duo allait casser la baraque pour assurer la sécurité des autres passagers. J’ouvris donc la marche vers le pont et bien évidemment, la première chose qui nous frappa fut la force du vent qui s’était bien levé depuis tout à l’heure. Au moins, les marins n’avaient pas menti sur cette tempête, même si elle n’allait pas nous frapper complètement. Toujours était-il que mes cheveux virevoltaient dans tous les sens, passant assez souvent devant mes yeux et m’empêchant de rester concentrée bien longtemps. Ah, les problèmes des femmes aux cheveux longs ! Alvin ne devait pas être autant embêté à ce niveau-là…

Bref, on ne voyait pas grand-chose au final sur le pont, jusqu’à ce que deux oiseaux nous frôlent de justesse pour se positionner devant nous. Inutile que j’étais assez surprise par ces deux bêtes, mais Alvin se chargea de me faire un petit topo à leur sujet. Ainsi, ils étaient couramment appelés « Formules » mais ne se trouvaient pas dans cette région de Gaïa en général. De nos jours, il ne fallait plus s’étonner de rien, n’est-ce pas ? Toujours était-il qu’ils n’avaient absolument pas l’air déstabilisés par le vent. Au contraire, ils se laissaient planer doucement au-dessus du sol en nous narguant un peu. Du coup, il ne m’en fallut pas plus pour prendre mes armes et tenter de faire feu sur eux. Je dis « tenter » car avec les conditions météorologiques, j’ai lamentablement raté mon tir… Et cela n’a pas plus à l’un des Formules qui s’est lancé sur moi ! J’ai à peine eu le temps de l’esquiver en me jetant par-dessus un tas de caisses à ma gauche, mais son bec m’effleura tout de même le bras. Reprenant rapidement mes esprits, j’haussai un peu la voix pour qu’Alvin m’entende avec ce vent.

« Généralement ? Ils m’ont l’air plutôt à l’aise, là ! »

On aurait dit de vrais deltaplanes… Quoi qu’il en soit, Alvin tenta de se la raconter un peu – pour changer – en ouvrant le feu à son tour. Le moins que l’on puisse dire, c’est que sa rafale de tirs fit mouche sur le Formule qui m’avait pris pour cible, même si effectivement, il ne semblait pas vulnérable à l’élément feu… Qu’importe, nous allions devoir faire avec les moyens du bord. Le deuxième volatile s’en prit alors au pauvre Alvin, qui reçut une sacrée rafale de vent dans la figure. J’étais bien contente que ça ne soit pas moi à cet instant, j’avais suffisamment à gérer avec ma propre blessure, aussi minime soit-elle. J’essayais donc d’évaluer la situation, de peser le pour et le contre. Comme j’avais pu le remarquer, j’avais quelques difficultés à tirer avec précision sur nos adversaires à cause de ce vent et malheureusement, leur rapidité rendait les attaques rapprochées quasiment obsolètes. Enfin, qui ne tente rien n’a rien, n’est-ce pas ? Et puis, après avoir essuyé un échec avec le revolver, je comptais bien retenter ma chance avec le sabre photon !

J’appuyai donc sur le bouton de mon sabre pour l’enclencher. Une vive lumière violette qui n’était en fait que de l’énergie photonique s’échappa du manche et prit une forme cylindrique très maigre, semblable à un sabre laser. J’allais tenter le tout pour le tout. Je me précipitai vers l’oiseau qui m’avait attaqué précédemment et tenta à plusieurs reprises de l’attaquer, en vain. Et bien puisque les attaques horizontales s’avéraient inutiles, je décidai de le prendre par surprise en passant par-dessus lui ! Prenant appui sur mes pieds, je sautai en l’air et effectuai une vrille ascensionnelle afin de passer derrière lui. C’est donc tout en retombant sur mes deux pieds que j’en profitai pour lui asséner un coup de sabre dans le dos.

« Touché ! »

Malheureusement, il ne semblait pas avoir été paralysé par le choc des photons sur son corps. Bon, tant pis, l’avoir touché était déjà suffisant ! Il poussa un petit cri avant de faire à son tour usage de ses ailes pour me lancer une attaque éolienne ! Et comme j’étais juste à côté de lui, autant dire que je m’étais tout pris de plein fouet… Les entailles que j’avais subies un peu partout picotaient légèrement. Rah, il allait falloir se montrer extrêmement prudents !

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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Ven 11 Sep - 15:33

Spoiler:
 

C’était bien leur veine, combattre en pleine tempête avec des oiseaux étrangement à l’aise avec lesb bourrasques de vent … Alvin était pourtant sûr de ce qu’il affirmait. Ce n’était pas la première fois qu’il voyait ces créatures, il en avait déjà affronté au cours de ses multiples péripéties au sein de Gaia. C’était si perturbant de les voir autant à l’aise dans un environnement pareil, avec des conditions météorologiques aussi désagréables. Mais soit. Le duo allait faire de son mieux pour faire le ménage, et espérer aussi que d’autres ne viendraient pas rejoindre la fête …
Lily fit mouche à son tour lorsqu’elle tenta le tout pour le tout en frappant avec son sabre photon, pour le coup, si Alvin n’avait pas les mains prises par ses armes, il aurait presque pu l’applaudir ! Mais il se contenta de siffler d’admiration pour le moment.

- Toujours aussi impressionnante. Tu ne cesses de m’étonner de jour en jour.

Si ca se trouve, elle allait s’en moquer complètement, avec le temps, elle avait pris l’habitude de ne pas trop relever les petits compliments d’Alvin. Elle savait très bien que ca cachait des choses derrière ! Mais pour le coup, il était aussi sincère dans la mesure où ce n’était vraiment pas évident d’attaquer de front avec ces oiseaux. Mais bon. A son tour, Lily subit la riposte éolienne de la créature et Alvin profita que la bestiole soit stabilisée dans les airs pour l’attaquer.

- Attention !

D’un mouvement de bas en haut, la lame de notre mercenaire glissa sur le sol pour envoyer une onde de choc en plein sur le monstre, qui ne put – malheureusement pour lui – l’esquiver. Bon par contre, il fallait croire que l’autre n’avait pas apprécié que son copain se fasse démonter par notre duo, puisqu’il sortit le grand jeu et envoya une bourrasque encore plus forte sur les deux jeunes gens. Les serpes de vent tailladèrent Alvin comme si un animal venait de le griffer … C’était fortement désagréable, mais loin d’être suffisant pour le mettre à terre !

- Ca va Lily ? Tu tiens le coup ? Va pas t’envoler avec ton poids plume, je me sentirai seul !

Provoquer une personne aussi impulsive que Lily, c’était le meilleur moyen de la motiver à dégommer ses adversaires ! Ou la motiver à foutre un coup de poing à Alvin … Enfin peu importe, puisque l’autre monstre – celui sur lequel ils s’acharnaient depuis le début – vint griffer notre mercenaire. Heureusement, il eut le réflexe de soulever son glaive pour provoquer une nouvelle entaille sur l’ennemi, qui n’eut guère le choix que de s’éloigner à nouveau pour éviter les mauvais coups … Combien de temps ils allaient devoir se battre sous la pluie et le vent ?

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