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 L'océan sur Gaïa

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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Sam 24 Jan - 18:45

Sara
C'était tout à fait touchant de voir la petite Clémence discuter avec Vilal. Mais Sara ressentait pour l'une des première fois quelque chose qu'elle ne comprenait pas bien. Elle était vexée. Oui. Ça elle pouvait encore le comprendre, mais il y avait autre chose. Et pourtant elle aimait déjà Clémence. Et pour la jeune fille qui n'avait pas de sœur cadette alors qu'elle aurait bien voulu, elle était sure qu'elle pourrait se lier à elle et rendre leur couverture plus vraie que nature. Mais il y avait un mystère qu'elle allait devoir élucider avant ça, et cela concernait le commandant. Elle avait sans doute eu une vision déformée de ce qu'allait être l'engagement; elle se sentait beaucoup plus à l'aise dans son rôle de nièce que de Brutos aux ordres de ce dernier. Elle n'y était pas assez préparée. Elle aurait sans doute dû commencer aussi jeune que Clémence, voilà à quoi elle pensait. Sara était quand même heureuse de voir la petite revenir vers elle et poussa un long soupir avec un faible sourire.

Mais l'adrénaline allait vite remonter et faire ressurgir la Sara habituelle. Clémence avait donné l'alerte à sa manière, elle aussi, avant d'aller se cacher derrière Vilal. Ça va aller Clémence! Nous trois on va y'arriver!

D'habitude c'était Vilal le grand héros. Mais cette fois il fallait protéger la petite princesse à deux. Ce n'était pas une affaire facile car autant les monstres que la jeune demoiselle pouvaient être imprévisibles. Sara était encore qu'une bleue après tout. Mais elle avait tout de même agi d'instinct. Et c'était une plutôt bonne opération, enfin, même si la jeune femme avait pris un coup au passage. Elle n'allait pas se laisser faire par un petit hématome quand même!? Elle avait déjà connu tellement pire avec la fête de la chasse, pour commencer. Le petit conseil de Vilal arrivait donc à point nommé. Sara repensa vite à ce qu'elle savait faire... et un problème se profilait rapidement: elle ne possédait qu'une attaque qui affectait tous les ennemis, mais cette dernière nécessitait aussi 'la terre'. Ou alors le fait que l'ennemi soit assez gros et lent pour qu'elle l'utilise directement sur lui! Et les autres étaient des attaques qui demandaient de se concentrer sur un unique ennemi. Elle était un peu dans une impasse de ce côté. Il fallait donc utiliser la dernière option. Et que j'trouve d'quoi m'occuper d'ces bestioles à foison la prochaine fois! C'comme ces vermines d'Eskuriax d'la chasse! Elle s'était dit qu'elle réfléchirait à deux fois avant de dire que les Eskuriax étaient mignons! D'accord, m'n'oncle! Bon... va falloir que j'm'entraine mieux qu'ça, moi!

Sara se mit à courir pour en appâter un, elle chercha de quoi attirer son attention mais ne trouva rien. Elle repéra un mouvement suspect à sa droite et se mit à courir vers l'un d'entre eux qui était en train d'avancer vers la passerelle qui menaient à l'autre côté du bloc de cabines, où étaient allés d'autres passagers. Ahhhhr! Viens par là, toi! C'ici qu'ça s'passe! Celui là était sorti du lot; tout frais qu'il était, Sara s'élança vers lui et lui donna un coup tranchant, mais si cela avait coupé le bras de la bestiole, elle filait toujours sur ses pattes, Sara fit alors à nouveau quelques pas et se mit en travers de sa route pour lui donner un second coup, fatal celui-ci. Il n'en restait rien qu'une pluie fine de cristal qui s'envola avec le vent et quelques Gils que Sara laissa à terre pour le moment alors qu'elle courait déjà pour s'approcher et voir où en étaient Vilal et Clémence. J'me d'mande bien d'où y sortent c't'argent, ces trucs! commenta-t-elle avec dégout; n'en déplaise à Vilal. Mais c'est vrai... comment ces bestioles portaient sur elles des Gils? C'était surement le bruit retentissant des pièces sur le pont en métal du bateau qui avait fait que Sara y pense. Vilal avait sans doute raison, la jeune femme était bien trop dispersée. Heureusement que lui était tout à fait à l'opposé.

Ça va, ici?! demanda-t-elle en ne perdant pas les bestioles des yeux alors que l'une d'elle se préparait à... lancer d'l'eau?! Eh oui, un joli canon à eau... que Sara eut du mal à anticiper, mais c'était un peu comme la magie, qui rappelons le n'était pas la plus grande amie de la jeune femme. Décidément... ce n'était pas son jour. Mais après tout, le doute était tout sauf bon pour la concentration; elle en faisait les frais.

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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Lun 2 Fév - 16:20

Clémence
Surmonter ma peur, surmonter ma peur... C'est facile pour Vilal de dire ça, il est grand et fort, il a une grosse épée et en plus il a déjà regardé un phacoche dans les yeux ! Moi le plus gros monstre que j'ai jamais vu c'était un puluche dans le potager de papa... Oui et ben rigolez pas hein, parce que quand on est petit ça a l'air encore plus gros un puluche ! Oh là là là là... Je tremble de partout et en plus maintenant j'ai envie de faire pipi ! Sara elle est plus courageuse que moi c'est sûre ! Elle arrête pas de donner des coups d'épée pendant que tonton lui dit comment faire. En vrai Sara c'est une débutante comme moi quoi.

Bon... Je suis pas très forte – je le sais parce que les garçons me battent à chaque fois à la bagarre – mais je suis rapide ! Ça, personne il court plus vite que moi ! Sauf les chocobos ! Peut-être que si je tape un monstre que Sara a déjà tapé, je peux lui faire mal ? Il faut juste que je m'éloigne pas trop de Vilal pour pouvoir retourner me cacher derrière lui si je rate. Hum... alors ils ont tous l'air mal en point maintenant, donc je vais prendre le plus près. En plus ça tombe bien parce qu'il louche sur Sara cette andouille. Il me verra pas arriver ce sera bien fait pour lui. Allez hop ! Mon petit couteau dans ma main (bon pour moi ça fait comme une épée évidemment) je contourne Vilal et je cours vers le truc vert que j'ai choisi. Comme Vilal il m'a dit. J'ai vu qu'ils avaient une grosse carapace et qu'ils se cachaient dedans, donc je vise un truc qu'ils auront pas le temps de cacher. En plus je passe derrière, comme ça il me verra pas, toc ! Et puis là je me mets vite à quatre pattes et je vise ses pieds. ~Hop !

Et ben vous savez quoi ? Le truc vert il est tombé comme une mouche ! Je suis trop contente ! J'ai même envie de le faire remarquer à tonton et à Sara mais là, plouf !!! Je sais pas qui c'est la malin qui a fait ça mais je me retrouve avec plein d'eau partout. En plus ça fait mal, je suis obligée de reculer et évidemment je trébuche et je me retrouve sur les fesses... Pfff... Franchement ! C'est malin maintenant je suis toute mouillée ! Puisque c'est ça je retourne me cacher derrière Vilal moi !
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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Lun 2 Fév - 22:41

Vilal
En soit, ces monstres n'étaient pas très puissants. Vilal en était conscient. S'il s'y mettait vraiment, en un seul coup d'épée il aurait pu tous les tuer. Il disposait d'une technique circulaire qui aurait tout à fait pu faire l'affaire, mais son objectif n'était pas de montrer sa force, mais de former les deux jeunes femmes qui étaient désormais sous son autorité, tout en s'assurant qu'elles ne se retrouvent pas trop blessées dans la bagarre.

Sara suivait ses instructions, elle était novice encore, et heureusement pour elle, Vilal avait souvent eu l'occasion de former ce genre de soldat qui a tout à apprendre. Le plus important est la motivation, et la jeune femme en avait à revendre! Quant à Clémence, elle était jeune, très jeune. Aussi sa priorité était davantage de la laisser regarder que de l'inciter à attaquer. Elle s'entraînerait avec Sara ou avec lui pendant un temps avant de pouvoir vraiment tenter sa chance sur le terrain.

L'aînée de ses nièces avait fini par en achever un qui se dispersa en poussière de cristal, preuve que ces créatures ne seraient pas mangées pour cette fois, et des gils tombèrent par terre, ce qui déstabilisa la demoiselle qui se prit une attaque... Clémence quant à elle se décida à tenter le diable et fonça vers l'une des bestioles qui tenta de rentrer dans sa carapace! Peine perdue, la petite avait été plus rapide et avait réussi à le poignarder avec sa petite lame, et ce simple coup lui permit de l'achever avant qu'elle ne se prenne un jet d'eau de la part d'un autre monstre!


«Attention!» si son ton était sec, on ne sentait nulle panique. Il avait réussi à analyser les attaques de ces monstres, et même si la petite était fragile, elle serait assez solide pour supporter cette attaque. Malgré tout, il tendit la main pour qu'elle vienne jusqu'à lui. Son regard était grave, bien que non menaçant.

«C'est bien, tu as tenu le coup. Je pense que ça suffira pour ta leçon d'aujourd'hui.» faisant tournoyer son épée, Vilal gardait bien la petite dans son dos avant de fendre l'air en diagonale pour tuer le premier monstre à sa portée, puis il s'avança d'un geste vif et poursuivit son élan pour en tuer un deuxième... il n'en restait plus qu'un et le chevalier se tourna donc vers sa disciple pour qu'elle en finisse alors que lui-même se remettait en position défensive. Certes, il aurait pu ranger son épée puisque le combat était techniquement terminé, mais un vrai soldat reste toujours sur le qui-vive, aussi il préférait se tenir prêt au cas où un autre monstre débarque... bien que l'océan semblait calme désormais.

Il baissa les yeux pour voir la petite derrière lui qui semblait encore un peu mitigée entre la peur et l'envie de faire ses preuves

«C'est un bon début, soldat.» allez savoir pourquoi il l'avait appelée ainsi. Une envie de lui faire prendre conscience qu'elle avait fait une bonne action, ou simplement l'habitude d'appeler ses disciples ainsi? Il se tourna ensuite vers Sara, certes, il ne lui disait rien, mais elle pouvait voir dans son regard qu'il lui faisait pleinement confiance pour la fin de ce combat.

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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Mar 3 Fév - 17:38

Sara
Oui, Sara était une bleue. Mais elle allait donner son maximum pour devenir de plus en plus forte. Peut-être que l'arrivée de la jeune fille était l'une des choses qui allaient encore plus lui donner l'envie de se montrer à la hauteur. Elle sentait qu'elle devait protéger Clémence comme Vilal avait dit devoir la protéger. Et si la fillette voulait vraiment s'entrainer, elle pourrait échanger quelques coups de lames avec elle... Ce serait sans doute un peu moins effrayant que de se battre contre une armée de monstres verts sortis de la mer. Et ça lui rappellerait surement des souvenirs qu'elle chérissait encore du temps où elle s'entrainait avec Hildebert.

La jeune femme était peut-être une débutante mais elle savait qu'en écoutant ce que son commandant lui disait, elle ferait des progrès et elle lui faisait une grande confiance. Surtout pour ce qui était des combats. Sara avait bien vu ce monstre préparer un mauvais coup... mais lequel? C'était toute la question, alors elle tenta de bouger, mais elle n'avait pas choisi le bon côté et encore pire... le jet touchait Clémence. Ahhhr! Clémence! Ça va?!

Elle courait pour se réfugier derrière Vilal. Qui en deux temps, trois mouvements avaient encore tué deux des bêtes. Ce n'était pas facile de tout gérer et Sara se mordais les doigts de ne pas avoir pu anticiper mieux les mouvements de ces sales bêtes et éviter à Clémence de se faire toucher. Et oui, en plus elle était mouillée, il fallait espérer qu'elle ne prenne pas froid... Bon Sara aussi était mouillée mais elle ne s'en inquiétait pas.

La Brutos en herbe croisa le regard perçant de Vilal, il n'avait rien de chaleureux, il ne l'avait jamais été et il ne le serait sans doute jamais, mais il témoignait d'une chose simple: il laissait le reste entre les mains de Sara. Elle s'avança donc et fendit l'air en un geste rapide vers le haut. S'en était fini du dernier monstre. La tension retomba et les épaules de la jeune femme s'affaissèrent deux secondes, elle tournais le dos au reste du groupe. Son regard était dur, dur envers elle même. Il fallait qu'elle fasse mieux! Elle y arriverait, elle le savait, mais elle arrivait surtout dans cette phrase de l'entrainement où on pense stagner... on a beau donner le meilleur de nous même, ça semble ne plus avancer. Elle se pencha pour récupérer les Gils tombés et après une bonne expiration bien bruyante elle se retourna vers ses compagnons. Les membres de l'équipage et les autres voyageurs revenaient peu à peu, certains d'entre eux applaudissaient et Sara se gratta la tête avec un air gêné... finalement un échec pour certains devaient paraitre une réussite pour d'autres? Mais elle se rendit vite compte qu'ils avaient raison, le résultat était là, personne n'avait été grièvement blessé, les montres étaient hors d'état de nuire.

Elle s'approcha et donna les Gils à Vilal: Voilà pour vous, mon oncle. J'crois qu'à chaque combat nouveau j'trooiiis mille leçons à apprendre! Faudrait ptetre qu'on revoit not' stratégie de combat, non? Il avait dit qu'il fallait qu'ils s'organisent tous les deux pour les combats mais la nouvelle venue venait justement de tout désorganiser. Puis elle se tourna vers Clémence et lui tendit sa part: Tiens, c'pour toi! Tu t'es super bien battue, t'sais?!

Sara prenait un petit chiffon à sa ceinture et essuyait son épée, elle la regardait un moment avant de la ranger dans son fourreau et de regarder Clémence. Pas sur qu'elle veuille bien, mais elle ne voyait là aucun mal: Dis Clémence. Tu me montres ton couteau? L'a l'air beau, comment l'as eu?
bilan du combat:
 
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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Ven 6 Fév - 17:20

Clémence
Ouaaaah ! Tonton Vilal il m'a appelé soldat ! Je l'aime trop ! Bon je suis toute mouillée et j'ai mal aux fesses, mais je l'aime quand-même. La prochaine fois je ferai encore plus mieux, il sera épaté ! Par contre là je me repose hein... ça fait peur tout ça quand-même. Sara a pas l'air fatiguée elle, et elle continue de taper sur les monstres. Vilal aussi. Il en tue deux. Il est trooop fort !!! J'aimerai bien être trop forte comme lui moi aussi. Je vais m'entraîner tous les jours !

« Des gils ? Euh... bin j'en ai pas besoin je crois. Je sais pas... Si ? »

Mes parents adoptifs ils m'en donnaient jamais. Ils disaient que j'étais trop petite et gniah et gniah et gniah. Et que je risquais de les perdre ou de me les faire voler, ou alors que la boulangère elle allait pas me rendre la monnaie comme il faut parce que je pouvais pas me défendre. Bref, n'importe quoi. Ma maman elle m'a donné plusieurs fois des gils pour que j'aille chercher le pain et je les ai pas perdus hein. C'est là que je me suis rendue compte qu'en fait Sara elle est cool comme ma maman ! Du coup j'ai pris les gils. Comme ça je pourrai lui acheter un croissant pour la remercier. Et à Vilal aussi, même si je suis sûre que lui il en mange deux à la fois.

« Merci... Eh au fait, j'ai des Mogarrons à la fraise ! C'est la madame du salon de thé à Alexandrie qui me les a donnés ! »

Normalement ils sont au début de mon sac, par-dessus la robe pas jolie que ma mère adoptive m'a obligée à mettre ce matin. Voilà !

« Oooh... ils sont un peu tout mouillés... et écrabouillés aussi. Mais c'est super bon ! Regarde Sara, ils sont en forme de mog ! C'est rigolo non ? J'aurai dû lui dire d'en faire en forme de chocobos avec du citron ! Ça aurait fait des Tiocarrons au citron ! Ah ah ah ah ah ! »

C'est trop bien trouvé comme idée ! Et puis comme j'ai faim j'en met un entier dans ma bouche. Pfiou... ça fait du bien ! Après Sara me demande de lui montrer mon couteau, mais j'aime pas trop... il est à moi... Mais bon, elle est gentille Sara. En plus elle a tué plein de monstres. Si ça se trouve elle peut me le rendre magique mon couteau ? Elle a dit qu'elle travaillait dans la forge non ? Si elle dit qu'il est beau  alors, c'est que c'est le plus beau couteau du monde. Bon... je lui prête mais elle a intérêt à me le rendre sinon je la mords ! Et je fais super mal quand je mords, alors rigolez pas trop !

« C'était à mon papa... »

J'ai combien de gils dans ma main...? Un... deux... trois... Je préfère les compter, c'est moins triste que de parler de mon papa. Mais je vais pas le dire à Sara parce que c'est pas ses affaires...
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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Sam 7 Fév - 17:44

Vilal
Bien, Sara en avait fini avec ces monstres. Ils pouvaient désormais se détendre, au moins jusqu'à la prochaine attaque. Il était évident que Vilal resterait sur ses gardes encore, maintenant qu'il avait constaté que ces créatures pouvaient attaquer à tout moment. Mais pour l'heure, un peu de repos. Il s'assura d'abord que la petite Clémence se portait bien, puis il se tourna vers Sara qui semblait épuisée, et surtout inquiète à l'idée de ne jamais voir le bout de son entraînement.

«On ne cesse jamais d'apprendre, Sara. Même moi je continue de m'améliorer en combattant à vos côtés.» il baissa les yeux vers la petite pour qu'elle comprenne qu'elle aussi, elle l'aidait à s'améliorer. Oui, il pouvait ainsi améliorer sa défense en ayant ces deux jeunes demoiselles à protéger... aussi, il ne fallait pas que Sara s'alarme à l'idée d'avoir encore bien à apprendre.

La jeune femme lui avait donné des gils, aussi il les rangea soigneusement dans ses affaires pendant que les autres marins reprenaient leur activité. Quant à Clémence, elle sortit des biscuits qui venaient d'Alexandrie - en espérant qu'elle n'ait pas passé des jours en captivité dans les griffes de cette Sierra. Ils étaient un peu écrasés, mais visiblement bons et le soldat la remercia d'un hochement de tête et d'un sourire si faible qu'on se demandait bien s'il en avait fait un.


«J'avoue n'avoir jamais goûté. C'est pourtant une spécialité d'Alexandrie.» mais comme tout le reste, le chevalier n'avait jamais été le genre à se soucier des "bonnes" choses. Il s'était toujours contenté de manger ce qui lui permettait de subvenir à ses besoins et de prendre des forces, donc il est vrai qu'il était le genre à manger très souvent la même chose: de la viande ou des œufs pour les protéines, du riz ou des pommes de terre pour les féculents, des légumes pour les fibres puis enfin des fruits ou des laitages pour les vitamines, le sucre etc. Bref, il cherchait surtout l'équilibre et non le goût.

De son côté, Sara s'intéressait à la dague de la petite - qui correspondait à une épée pour elle - et visiblement, l'enfant y tenait comme à la prunelle de ses yeux, si bien que Vilal préférait éviter de lui demander également de la regarder. Elle appartenait à son père, de son côté, il n'avait jamais été du genre sentimental. Pour preuve, il n'avait pas gardé l'épée que son père à lui, lui avait donnée. Il en avait rapidement fait forger une autre à Wutaï, jugeant que la performance était bien plus importante que le sentimentalisme.


«Bon boulot la petite famille! Est-ce qu'il serait possible que l'un d'entre vous aille aider en cuisine? Y'a des patates à éplucher pour le repas de midi!» le chevalier se tourna vers le marin qui était venu vers eux et approuva d'un signe de tête. C'est sur que le voyage risquait d'être long, donc autant mettre la main à la pâte pour les repas. Trois jours de mer, il faudrait aussi trouver de quoi s'occuper.

Nullement le genre à déléguer les tâches ingrates, le chevalier laissa les filles entre elles pour aller en cuisine et aider comme il pourrait. La corvée de patates, il connaissait. Il avait été un bleu après tout et avait du s'y coller comme tout le monde. Normalement, la journée devait pouvoir être tranquille pour la suite, et la bonne nouvelle serait qu'ils allaient surement manger le poisson le plus frais qu'ils n'aient jamais mangé!
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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Lun 9 Fév - 19:21

Sara
Plus de monstres et des dégâts moindres. C'était plutôt une bonne chose; bien que Sara n'était pas vraiment la plus heureuse des combattantes après ça. Mais Vilal tenta de la rassurer, en lui disant que lui même continuait à s'améliorer chaque jour. Elle savait bien au fond que c'était vrai. Elle hocha la tête et sourit J'sais que v'z'avez raison. Et même si c'est dur, j'vous promet d'y'arriver.

Clémence avait été mouillée mais semblait s'en être remise à présent. Quand Sara lui donna sa part des quelques gils ramassés sur le pont, la jeune fille sembla hésiter. Réaction face à laquelle Sara approcha une nouvelle fois sa main en hochant la tête pour qu'elle les prenne. T'en aura b'soin si tu veux aller à l'aventure 'ec nous. J'peux t'les garder mais y sont à toi. Clémence les prit finalement et Sara lui sourit.

Puis l'enfant proposa à Vilal et à Sara de gouter à ses Mogarrons. Sara en eu les yeux qui brillent rien qu'à ce mot. Il fallait dire qu'elle n'en avait pas mangé depuis bien longtemps, bien plus longtemps que le moment ou elle avait quitté Alexandrie. Les biscuits soufraient un peu du mal du voyage, et étaient mouillés mais Sara était persuadée que le goût n'en avait pas pâti! Wah Génial! Bon moi j'veux bien en gouter! Tu parles qu'c'est rigolo! Des Tiocarrons... tu va voir! Quand on va devenir de grandes guerrières et qu'on va enfin rentrer à Alexandrie; ils en f'ront même des Clemcarrons et des Saracarrons... Sara se pencha vers Clémence pour lui glisser à l'oreille: J'comprends même pas comment z'ont pas encore fait des Vilalcarrons... Et elle sourit, fière de ce qu'elle venait de dire...

Puis Sara demanda à Clémence si elle pouvait voir son couteau. Elle l'avait vu lorsque la jeune demoiselle s'en était servi pendant le combat. Pour elle, encore si petite, il était plutôt comme une épée courte, mais Sara la regarda et c'était vraiment un magnifique objet. Sa garde était sculptée et il était très raffiné. Clémence avait ajouté qu'elle appartenait à son père. Sara la voyait très vite changer de sujet et comprit qu'il ne valait mieux pas fouiller trop de ce côté. Qui savait, un jour peut-être qu'elle raconterait d'elle même? Elle prit l'appeau à Chocobo qui était accroché à son sac et le montra à Clémence. R'garde. J'suis pressée d'ram'ner ça pour mon papa. Y dresse des Chocobos, et 'ec ça, on peut les app'ler même de très loin! Sara regarda la dague et la tendit à Clémence J'suis sure qu'tu vas dev'nir forte avec ça; elle doit avoir la force de ton papa! Sara y croyait. Sa Justice n'était surement pas la plus légère et maniable des armes, mais elle avait ce quelque chose qu'aucune autre arme ne pourrait avoir, c'était comme un symbole, la promesse qu'elle allait pouvoir accomplir son rêve. Et c'était le souvenir d'une amitié qui lui manquait beaucoup, même si elle se refusait à l'admettre.

Un homme arriva pour leur demander de venir aider en cuisine. Sara se tourna vers lui alors que Vilal semblait déjà en route pour la cuisine. Ah oui! J'peux vous aider! Y'a aut' chose à faire aussi? Eh, mon oncle c'est pas la peine, j'peux y'aller moi! Tu viens, Clémence? Chez elle, c'était Sara et sa mère qui s'occupaient de faire la cuisine.  Une petite famille qui épluche des légumes pour préparer le repas? Pourquoi pas. En tous cas, Sara serait ravie de recommencer un peu ce genre de tâches; mais apparemment sur Gaïa il y avait quelques petits instruments différents pour faire la cuisine, comme une mandoline; mais Sara n'avait même pas vraiment fait attention à ça et commençait à tout préparer à la main. Puis ils laissèrent le cuisinier faire et ne reviendraient que lorsque le repas serait prêt à être servi. Et on pouvait dire une chose: Woo! Ç'sent fort l'poisson par ici!

Sara s'ennuyait un peu sur ce bateau... il fallait dire qu'ils avaient vite fait le tour. Elle n'avait pas d'ordres, pas d'entrainement de prévu apparemment... cet après midi se serait annoncée bien longue si elle avait été seule... Ahhhhh!!! Partout où on r'garde y'a que d'l'eau! Dites... v'voulez pas jouer aux cartes? T'sais Clémence... Oncle Vilal c'un super bon joueur! Pas sur du tout qu'ils le veuillent... mais bon, Sara pensa que si elle ne tentait pas, elle n'avait pas de chance que ça marche non plus. Et elle n'avait pas envie de poireauter là des heures et des heures à guetter les monstres sans rien faire d'autre.

Oui, car si au début on regardait la mer, on se sentait libre et rafraichis! Rapidement on ne voyait que ça. Heureusement que Sara n'avait pas choisi la carrière de marin! En plus, à force ces remous lui donnaient un peu mal à la tête. Et puis surement qu'ils auraient à recommencer en cuisine pour le diner. Sara ne dirait pas non, elle aimait bien faire ce genre de tâches que certains considéraient comme des corvées. Puis vint le moment où ils devaient aller dormir. Sara était allée voir si Tio allait bien et lui donner de l'eau et de quoi manger, les épluchures des légumes étaient une bonne nourriture pour lui, même si ça faisait bien longtemps qu'il n'en avait pas eu. Une fois installés dans leur chambre, Sara voulut demander un renseignement à Vilal... elle ne pouvait malheureusement pas vraiment attendre, curieuse comme elle était.

Dites, y'aura queq'chose à faire pour notre mission là-bas, à Wutaï? V'm'avez pas dit... Sara pensait qu'il y avait là pas d'oreille indiscrètes et puis, il n'était sans doute pas interdit à des nièces d'aller en mission avec leur oncle, si? Bien qu'elle avait un peu oublié l’existence de ce petit appareil, lorsqu'elle rangea ses affaires, Sara tomba sur son téléphone, où une petite enveloppe fermée lui indiquait qu'elle avait reçu un message! Il devait être arrivé il y a longtemps déjà, mais le téléphone portable était aux oubliettes dans son gros sac. Elle regarda Vilal, toute émue. A vrai dire... c'était assez étrange de recevoir une lettre, non pas par Mog, mais par un petit appareil. Génial! Un message d'Ben! Y dit qu'c'dommage qu'on soit pas là, il était d'repos aujourd'hui! Bah non... on est r'partis pour d'aut' z'aventures.

Elle avait écrit la marche à suivre sur son carnet, elle répondrait plus tard. Mais elle avait réussi à lire... et c'était incroyable ces machines... elles traduisaient même les messages. Mais lorsque Sara tenta de répondre, ça ne fonctionnait pas, il n'y avait pas de réseau... Bah?! C'marche pas c'truc! Oh on verra ça d'main! Bonne nuit mon oncle! Bonne nuit Clémence!

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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Lun 9 Fév - 19:30

~ Like a Star @ heaven ~

Félicitation à la jeune Clémence qui passe au niveau 4! Elle gagne 200Gils.
Vilal gagne 400Gils et Sara 500Gils.

~ Like a Star @ heaven ~
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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Sam 14 Fév - 23:30

Clémence
Des Vilalcarrons ! Ah ah ah ! Alors là j'ai rigolé pendant au moins une heure quand elle a dit ça Sara ! Je suis sûre qu'ils auraient été tout noir avec de la glace dedans ! Pfrrrr ! Après on a encore rigolé sur tous les macarons qu'on pouvait faire. Les qwecarons, les groschocobocarons. On aurait pu en imaginer plein encore, mais après un monsieur est venu pour nous dire merci... Mais pas que merci en fait.

Alors là je le crois même pas ! Avec Sara et Vilal on s'est embêtés à tuer des monstres qui auraient pu manger tout le bateau, et le monsieur là, carrément il nous demande d'aller éplucher des patates en plus ! Non mais il veut pas qu'on fasse la lessive aussi tant qu'il y est ? Franchement, il pourrait nous donner une chambre de princesse rien que pour leur avoir sauvé la vie. Je le trouve pas très cool moi... Enfin bon... Apparemment Sara elle est d'accord, et comme Sara c'est ma grande sœur ben je suis un peu obligée de faire pareil qu'elle. Mais n'empêche que je l'aime pas le monsieur. Je préfère tonton. Il fait pas des grands sourires mais au moins il dit pas des bêtises.

Bon, après c'était rigolo de faire la cuisine en vrai. On a jeté les patates dans de l'eau et on a fait cuire du poisson qui pue. Sara elle les ouvrait en deux comme une banane pour enlever tous les trucs visqueux qu'il y avait à l'intérieur. Berk ! Pour cuisiner on avait des objets rigolos même si le cuisinier il m'embêtait à me dire de pas toucher le couteau parce que blah-blah je vais me couper avec. Du coup pour l'énerver j'ai épluché une patate avec mon couteau à moi et il est devenu tout blanc. C'était drôle !

Après on s'est promené dehors. Ça faisait du bien parce que dans les cuisines ça puait vraiment le poisson, j'avais mal à mon cœur à force. Le repas c'était bizarre, on avait des assiettes carrées avec des cases, et les trucs étaient dedans. La sauce à droite, le poulet à gauche, les haricot à côté. On aurait dit une boîte à bijoux de ma mère adoptive tellement c'était bien rangé... Au début j'osais pas y toucher mais bon on a mangé quand même pour reprendre des forces. Même que moi j'ai mangé deux fois ma part pour être forte comme Vilal plus vite ! Et après on a été dormir. Moi j'ai dormi avec Sara parce que j'avais froid, et en plus y'avait des drôles de bruits qui me plaisaient pas. Un marin m'a dit que c'était des rats gros comme des Mus qui mangeaient les enfants quand je lui ai demandé. Bon, je sais pas c'est quoi un Mu, mais si ça mange les enfants j'ai pas trop envie de savoir. Mais je suis pas sûre qu'il a pas dit ça juste pour m'embêter. En tous cas j'aimais pas les petits cris que ça poussait alors j'ai préféré me mettre avec Sara sous son drap. Oui ben ça doit bien avoir peur aussi une aventurière des fois, hein !

Sara je l'ai vu sortir un petit truc carré comme elle avait Sierra. Du coup je sais pas très bien si c'est pas une méchante elle aussi... En tout cas pour l'instant elle m'a pas demandé ma boule magique ou si j'avais vu le type sur son dragon blanc alors si ça se trouve, c'est une gentille.

Les autres jours c'était un peu tout le temps pareil. On faisait la cuisine comme si on était les boniches, des fois on lavait par terre. Le marin arrêtait pas de dire qu'on lavait le pont... Sauf qu'il y avait pas de pont à traverser donc j'ai pas compris pourquoi il disait ça. Je crois qu'il était fou. Des fois on a encore eu des monstres. C'était les mêmes que le premier jour, et je suis contente parce que j'avais moins peur. Sara et Vilal les ont renvoyé dans l'eau vite fait. J'ai vu des baleines ! C'est super grand une baleine !

Et puis après on a vu des montagnes devant. Ça voulait dire qu'on était presque arrivé ! Alors je suis allée me mettre devant et je regarde pour voir si on s'approche vite ou pas. J'en ai marre du bateau, j'ai envie de voir de l'herbe aussi un peu. Et je suis sûre que Tio aussi !
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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Dim 15 Fév - 10:27

Vilal
Le voyage ne risquait pas d'être un séjour de vacances. Vilal l'avait su depuis le début, mais visiblement, les filles avaient espéré un peu mieux. Mais c'était le prix à payer pour voyager gratuitement, et même s'ils auraient pu utiliser Tio pour se rendre à Wutaï, Vilal se serait senti mal à l'idée de lui faire traverser une telle distance, surtout qu'il aurait surement fallu s'arrêter tous les jours, car même lui n'aurait pas pu se rendre sur l'île en une seule journée.

Enfin, il ne participait pas vraiment aux jeux des demoiselles concernant cette histoire de mogcarrons, même s'il avait apprécié le geste de l'enfant qui lui en avait proposés. Il participait simplement aux tâches qu'on leur demandait... éplucher les pommes de terre, laver le pont - lui en revanche, connaissait ce terme pour avoir quelque peu navigué sur Héra - ou encore s'occuper des cordages lorsque la force était nécessaire.

Les jours étaient passés vite finalement, les filles avaient dormi dans le même lit suite à une histoire grotesque de rats de la taille de.. mu? Tout comme Clémence, il ignorait ce que c'était, mais de toute évidence, ce devait être gros pour que le marin en parle ainsi.

Finalement, l'île de Wutaï apparaissait, de hautes montagnes arides d'un côté, et des plaines verdoyantes de l'autre. Mais aussi d'imposantes statues gravées, représentant un étrange individu doté de plusieurs visages et plusieurs bras.

«Nous arrivons. Les habitants de Wutaï appellent cette montagne, le Mont Da Chao. Il semblerait qu'elle soit sacrée pour eux. Même si j'ignore pourquoi.» il se tourna vers les eux demoiselles, il se tenait le dos droit, les bras croisés sur le torse «Vous verrez que les habitants de cette île vivent de manière très différente de celles des autres villes. On y verra beaucoup moins de machines ici, ils vivent davantage comme nous.»

Ce qui ne serait surement pas pour déplaire à Sara!

En tout cas, ils débarquèrent sur la plage à proximité. Les marins les remercièrent pour leur aide avant de les mettre en garde sur les monstres de l'île

«Je suis déjà venu ici. Ce ne sera pas un problème» dit Vilal d'un ton assuré. Il passa sa main dans le dos de Clémence pour l'inciter à avancer à ses côtés, puis ils se dirigèrent vers le village visible d'ici. Une fois hors de portée de voix des marins alors qu'ils déchargeaient leurs marchandises, il se tourna vers les filles

«Méfiez-vous tout de même. Dans ces plaines, les monstres ont l'apparence de touffes d'herbe ou d'insectes.» aussi, il ne fallait pas s'amuser à se lancer dans la chasse aux papillons maintenant. Mais le trajet fut tranquille, et ils arrivèrent donc sans encombre à Wutaï.

«Nous voici arrivés. Vu l'heure, nous devrions au moins chercher une auberge pour nous laver et nous restaurer.» puis il se tourna vers les deux jeunes filles «ensuite, vous aurez quartier libre pour le reste de la journée. Nous irons voir le forgeron demain» ça leur ferait du bien surement d'être loin de la mer pendant quelques temps, de même que Tio serait ravi de pouvoir se dégourdir les pattes! Il aurait la place ici!
=========================

Clémence, Sara et Vilal vont vers Wutaï
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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Mar 17 Fév - 17:59

~ Like a Star @ heaven ~

Clémence gagne 50Gils et Vilal 100Gils.

~ Like a Star @ heaven ~

mini flèche Clémence, Vilal et Sara arrivent à Wutaï.
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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Mer 6 Mai - 9:24

Joan et Vincent viennent de Costa Del Sol


JoanLe séjour à Costa Del Sol n'avait pas duré bien longtemps, mais d'un autre côté, ce ne devait être qu'une étape avant d'arriver à Junon et enfin commencer l'enquête concernant Deneth. C'était le dernier endroit où on l'aurait vu, et il fallait espérer qu'il ne lui était rien arrivé. Bien que Joan supposait que si elle était du même gabarit que Nanaki, elle ne devait pas craindre grand chose?

Bref, avec Vincent, ils prenaient leur petit déjeuner, bien qu'une fois de plus, le vampire ne semblait pas vouloir manger quoi que ce soit. Dehors, le mauvais temps approchait, plutôt rare dans la région, mais en général quand ça arrivait, c'était pas bon du tout! Aussi, voyant qu'il était inutile d'insister pour que son interlocuteur avale quoi que ce soit, le jeune homme se leva et lui emboîta le pas pour rejoindre le port.

Ils embarquèrent donc sur le Titan, la première chose que fit le jeune homme, fut d'aller voir si sa moto était bien là! Lorsqu'il en fut assuré, il revint vers le vampire pendant que le bateau s'éloignait du port.

«Et nous voilà partis...» il y avait plusieurs passagers sur le bateau, depuis la fusion des mondes, la plupart des navires commerciaux prenaient des passagers pour les différents trajets.

Un peu plus loin, il y avait un drôle d'individu, une sorte de grand lion gris avec une corne sur le front. Cependant, si Joan n'était pas du genre à dévisager les gens, l'un des marins qui passait près d'eux avec une grosse caisse dans les mains semblait être intrigué par lui. Il donna un coup de coude à son collègue à côté de lui alors qu'ils se trouvaient entre le ronso et le duo Vincent-Joan


«T'as vu? Il ressemble à celui qu'on a transporté l'autre jour dans la cage... avec le fauve qui ressemble à Nanaki...» sur le coup, il était plus que probable que le cœur de Joan et du ronso plus loin se soient mis à battre bien vite... un ronso en cage? un fauve qui ressemble à Nanaki? Ce type était de Gaïa, donc logique qu'il connaissait son représentant, et logique aussi qu'il ne connaisse pas les ronsos... mais... en cage?
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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Mer 6 Mai - 17:13

ShifumiLa fête bat son plein, ça chante et ça danse autour du grand feu et çà se mesure à la lance, un peu plus loin. Nous, cette année, on a confié à Mitsuko la tâche primordiale de tenir le panier et de trouver toute seule un coin idéal pour le pique-nique. On se retrouve donc à l'ombre, sous un arbre, tous les quatre. Je crois qu'il va falloir qu'on lui re-explique le concept de la fête des clans, un de ces jours, mais bon, j'avoue, ça fait du bien de se retrouver un peu à l'écart. Dans notre panier, on trouve une salade, du pain au noix, un poisson fumé et tranché, du jus de fruits et je m'aperçois que ce n'est pas fini et qu'un double fond cache un saucisson, un autre pain, des brioches et les couverts. J'aime bien la fête des clans, chaque famille apporte un panier et en prend un autre pour manger le repas d'une autre famille. Mais le point important c'est ce poisson qui me rappelle étrangement Costa Del Sol et mon adolescence. Ce poisson arrive à point en fait, depuis hier soir, il me tarde vraiment de leur raconter la suite de mes aventures. Aussi, je leur demande de bien le hûmer, ce petit poisson, parce que c'était le même qui cuisait sur les broches du grill de la famille de pêcheurs de Costa Del Sol où j'avais élu domicile, le temps de me remettre de mon naufrage. Je ne sais pas pourquoi mais je rajoute encore un pirate et je sens bien qu'Aru se désintéresse de ce papillon en faveur de mon histoire. Ca commence, Mitsuko a compris qu'il était temps de piquer une brioche et de venir se lover dans mon bras, mais je les préviens avant, je ne voudrais pas avoir de réclamation. Tetsuo, lui, il me nargue presque, je le vois retrousser les babines et il a du mal à réprimer un fou rire, il me connaît, il sait que je fais un effort surronso pour enchaîner un récit, le mien en plus... Moteur, action.

"Par contre, ca risque d'être un peu long, alors je commence un peu cet après-midi et je reprendrai après le goûter et avant le dodo."

Et surement après aussi... Ca les fait rire quand je leur dis que je parlais comme Papi et Mamie, à savoir que je ne différenciais jamais autrui de ma personne et me distanciait, par coutume orale, dans le récit que j'apportais à mon interlocuteur. Bref à l'époque où Shifumi parlait de Shifumi, Aru comprend mieux, il se reposait de son arrivée imprévue à Costa Del Sol chez une famille tranquille de pêcheurs honnêtes. En fait, j'en sais rien s'ils étaient honnêtes, mais ils étaient tranquilles en tout cas. Je m'aperçois que j'embrouille avec cette famille, j'aurais du commencer directement par le Titan, ca aurait été plus vite. Mais tant pis, c'est fait, c'est fait, et Mitsuko demande s'ils ont un chat. Si je lui réponds, je suis parti pour une batterie d'autres questions et je lui dis que oui, ils avaient un chat, que non, ils n'avaient pas d'oiseaux, et que oui, leur tente était en béton et ne se déplaçait pas durant l'Exode et que l'Exode, ils appelaient çà des vacances. Elle est un peu perplexe sur leur vie sédentaire et j'avoue que je l'ai toujours été aussi. Et donc me voilà reparti dans mon récit, à bord du Titan. Tetsuo me rappelle sagement que j'ai surement sauté un passage dans l'histoire et il a raison. Je leur explique donc que leur Grand-Mère, l'Oracle, dans sa grande bonté, la folle, avait tout prévu et m'avait confié des Origamis de la Chance, grimés en hérons. J'évite de leur dire que les hérons en papier ont fini par attaquer la famille y compris le chat, pourtant, quand j'y repense, je ne peux m'empêcher de sourire et je me dis que quand mes enfants seront plus grands, je leur raconterai ce passage. Donc les hérons "gentils" m'ont "sympathiquement" montré le chemin vers le Titan en gazouillant. De mémoire, je crois que c'est moi qui hurlait à mesure qu'ils fondaient sur moi, pointe en avant. Et, comme tout ce que faisait l'Oracle en règle générale, les hérons finirent par brûler et livrer leurs cendres sur le quai de la ville, devant un cargo confortable qui avait troqué une partie de ses marchandises pour faire un peu de plaisance et arrondir les fins de mois. Je leur raconte alors que je vidais mes derniers gils pour prendre un billet, direction je ne savais trop où, alors persuadé de la cause noble qui m'habitait. Je confrontais l'océan à mon regard, pendant le trajet, lorsque je volai, sans grand effort, la discussion de deux marins. Et les voilà perdus. Aru me demande si les marins connaissaient les autres marins et où était Tonton Vincent. Ils se fichent éperdument de ce que pouvaient bien se dire ces deux là, sur le ponton. Remarque, je vais éviter de leur dire qu'un ronso était en cage, je n'ai pas envie de fausser leur regard sur les humains mais je prends une voix un peu nasillarde et comploteuse, je ne veux pas leur fausser leur vision du monde, mais si je peux quand même leur montrer par où regarder...

Aussi, je récapitule, j'instaure un brin de mystère et dévoile comme suit ma position, celle des marins et celle de Vincent et de son acolyte,John ou Ian, je crois. Et je leur dis que je reste alors simplement à regarder l'océan, alors qu'en fait je bouillais. J'étais jeune mais j'avais compris. Mais j'étais jeune et j'avais une mission sacrée et je comprenais tout de suite que ma première épreuve était de délivrer ce camarade. Bref, j'étais à deux coussinets de dégainer mon arme, mon coeur battait fort et je me cramponnais durement à la rambarde. Je comprenais la Torture ou l'Esclavage quand j'envisageais le futur de mon camarade, et ça m'énervait tellement que j'en oubliais un instant qui j'étais. Je ne pensais plus qu'à ce ronso inconnu. C'est aussi la première fois que j'ai grogné, montré mes dents à quelqu'un et sorti Aizume Sasori, mon couteau ronso. Pour être honnête, c'est la première fois que je ne contrôlais plus ma raison. Mais là, j'avoue, j'ai du mal à trouver quoi leur dire pour ne pas les choquer, aussi, je leur dis d'aller jouer un peu, le temps que je réfléchisse quoi leur dire pour leur expliquer ce qui arriva ce jour-là...
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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Sam 9 Mai - 19:52

Vincent
Cela fait des années que je ne compte plus sur la chance pour me sortir d'un mauvais pas. Malheureusement, il semble que le sort apprécie tout particulièrement de s'acharner sur moi. Le soleil laisse place à un immense cumulus, qui le masque désormais totalement. La traversée s'annonce mouvementée.

Une fois le navire parti, nous allons rejoindre les autres passagers sur le pont. Joan reporte son regard sur un immense fauve dressé parfaitement sur ses deux pattes. Sans doute fait-il parti d'un peuple similaire à celui de Nanaki.

Deux membres de l'équipage entament une conversation à voix basse, mais ils ne semblent clairement pas se soucier du fait que l'on puisse les entendre.

- ... le fauve qui ressemble à Nanaki...

Le silence s'installe brutalement, comme pour illustrer une certaine tension. Le félin adopte une posture plus guindée. La remarque du marin à son sujet n'a pas dû lui plaire. De même que je n'apprécie pas l'idée que l'amie d'enfance de Nanaki ait pu être mise en cage.

- Joan...

Je fais un léger signe de tête en direction des marins, comme pour lui demander d'interroger les deux compères.

Sa carrure, son poil bleuté, sa corne frontale... il s'agit sans doute d'un Ronso. Depuis la fusion des continents, il n'est pas rare de croiser de nouvelles races qui parcourent les routes. Le seul ronso que j'ai croisé dans le passé était un fier guerrier, prêt à en découdre avec ceux qui osaient le traiter d'animal ou de sauvage. Il n'était pas particulièrement bavard et parlait de façon étrange, mais cela ne me déplaisait pas. A quoi bon parler pour ne rien dire?

Ne sachant pas comment va se dérouler la conversation entre Joan et les deux autres, je préfère garder ma main non loin de mon arme. Si le ronso s'excite ou si les marins deviennent agressifs, je tiens à m'assurer d'avoir la situation bien en main en cas de conflit.
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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Dim 10 Mai - 8:45

JoanÀ croire que tout le monde avait réagi aux propos du marin! Joan sursauta en entendant le grondement du ronso, on pouvait sentir qu'il était jeune et impétueux et qu'il serait surement prêt à sauter à la gorge du marin si celui-ci ne faisait pas gaffe!

D'un regard vers Vincent, le jeune homme comprit qu'il fallait qu'il intervienne. Il remarqua que le vampire était sur ses gardes, même si Joan ne pouvait pas savoir envers qui. Soupirant, le jeune homme se précipita vers le marin en l'attrapant par le bras

«Hey... excusez moi...»
- «Quoi? Qu'est-ce que tu veux, gamin?»
- «C'est quoi cette histoire de ronso en cage? Et d'une créature ressemblant à Nanaki?»
- «En quoi c'est ton problème?»
il semblait inquiet tout d'un coup, regardant à gauche et à droite comme s'il avait peur qu'on l'écoute. C'était un peu tard pour ça maintenant que tout le monde l'avait entendu ou presque!
- «Je travaille pour Nanaki, alors ça m'intéresse!» le gars semblait encore plus nerveux, passant sa langue sur ses lèvres alors que Joan le faisait venir un peu plus vers Vincent pour qu'il puisse entendre aussi, et sans le vouloir, se mettre davantage à portée des oreilles du ronso qui avait surement l'ouïe bien plus fine qu'eux

«Je... ça fait un bail vous savez? La fin de l'année dernière quoi... on a transporté vers Dol un lot de créatures diverses et variées. Y'avait des monstres qu'on connaît bien, des canines de Kalm par exemple, tout ça... mais y'avait aussi deux bêtes que je n'avais jamais vues. Un grand lion gris avec une corne, comme celui la, là bas... sauf qu'il avait des touffes de poils blonds et pas gris...» Joan hocha de la tête et sortit rapidement son téléphone pour prendre des notes «il était vachement plus grand aussi, plus costaud, un vrai colosse...»
- «Est-ce qu'il était vivant?»
question délicate, mais il fallait bien la poser!
- «Oui, il n'était pas vraiment dans une cage, celui-là... c'était plutôt une sorte de container en verre, rond... je suis sur qu'il dormait seulement car on le voyait bouger quand il respirait, mais ils ont du lui filer une dose massive de tranquillisant pour qu'il soit sonné comme ça.... et pareil pour l'autre, celui qui ressemblait à Nanaki.»
- «Alors vous, vous transportez une créature qui ressemble à Nanaki et vous n'en référez pas à Junon???»
- «Ah mais si!! Je vous jure que je l'ai fait! Mais on m'a pris pour un fou! On m'a dit que Nanaki allait très bien et qu'il était au Canyon Cosmo!!»
Joan soupira, c'est vrai que personne ne savait que Nanaki avait une compagne... tout le monde était persuadé qu'il était le dernier de son espèce! Argh, ce secret avait peut être causé la perte de Deneth? Et forcément, si personne ne l'a cru, personne n'en a informé Nanaki.
- «Je vois. Il était comment? Il lui ressemblait beaucoup ou bien juste une vague ressemblance?»
- «Ah non, limite copie conforme! Mais beaucoup moins de cicatrices... j'ai pas fait attention s'il avait ses deux yeux, mais sa crinière était moins fournie je crois. Mais sinon, la même petite flamme au bout de la queue, les marques sur les pattes, mais pas de XIII nulle part. Pour ça que je savais que ce n'était pas Nanaki, mais on ne m'a pas cru...»
- Joan soupira alors en baissant des yeux, c'était mauvais, très mauvais.

«Ce bateau, il allait où?»
- «Sur Dol, on les a débarqués à Dollet, mais un gros convoi de camion attendait tous les monstres. Ils les ont tous chargés, et je ne sais pas où ils sont partis ensuite... je le jure!»
il semblait paniqué, surement parce qu'il pouvait voir le regard du ronso, allez savoir.

«Une dernière question, qui a transporté ces créatures?»
- «Je sais pas... ils portaient des combinaisons bizarres, mais aucun logo ni rien. Les uniformes ressemblaient un peu à ceux qui étaient au tournoi là, mais sans le logo de la ShinRa»
- «La Néo ShinRa...»
- «Si vous voulez mon avis, c'est pareil. De toute manière, si ces types avaient été de la ShinRa, ils seraient jamais montés à bord! Le Capitaine n'aurait jamais accepté.»
oui, donc si c'était eux, ils avaient volontairement caché leur logo, logique sur Gaïa où il était trop connu. D'autant que l'organisation a su rester secrète jusqu'à maintenant, donc s'ils ont agi il y a plusieurs mois - bordel, si longtemps? - ils ne devaient pas avoir de logo officiel encore à montrer... ils se faisaient discrets.

Joan se tourna vers Vincent pour voir ce qu'il en pensait. Leur seule piste était désormais Dol, Dollet plus précisément. Ils allaient donc devoir chercher un autre bateau pour gagner ce continent. Problème, les transports là bas n'étaient pas donnés, et pas dit que Reeve accepte de leur prêter de l'argent pour ça!
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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Dim 10 Mai - 10:34

ShifumiVoilà un bon quart d'heure que je triture mon esprit, allongé sous l'arbre du pique-nique. Aru chasse des papillons, Mitsuko est partie grignoter avec son papi et ma propre mère vient se poser près de moi. Avec le temps, elle est devenue complètement blanche et ses traits sont très tirés mais son regard est toujours à l'affût. Ses oreilles s'inclinent, ses yeux se brident et instinctivement je pose ma tête sur son ventre, elle, sa main sur ma tête.

"J'ai fait une bêtise, m'man..."
"Ttt ttt..."
"Hmpff... Shifumi a fait une bêtise, m'man..."
"Elle t'écoute..."

Elle me tapote un peu le front, fronce légèrement les sourcils mais m'incite par son sourire à lui expliquer que je veux rester honnête avec mes enfants, ça me parait essentiel, mais que je ne veux pas non plus les affoler ou rendre leurs nuits plus difficiles qu'elles ne le sont. De loin, ma soeur me toise et croque ardemment dans son gigot, je vais en réentendre parler du Shifumiàsamôman, c'est certain. Je lui raconte alors, sans autre procès, que sur le Titan, Javotte ou Jano intérrogeait les marins qui avait kidnappé ce ronso, quelques années auparavant. Et alors que ce jeune humain se tournait vers son supérieur, Vincent, je sautais d'un seul bond face au marin interrogé. J'étais adolescent, mais adolescent chez les ronsos, nous avons la taille d'un adulte déjà très grand. Et aussi surement l'esprit pas aussi assagi qu'adulte. J'arquais ma tête vers le marin, sourire carnassier et convaincant, mon énorme couteau en main, derrière mon dos. Mes sourcils fronçaient à mesure que j'égrainais ces simples mots : "Shifumi pense que tu n'as pas tout dit... Encore..."... Ma queue vacillait de droite à gauche, avec énergie, j'étais amusé, presque, par la situation, mon coeur battait vite, je me sentais vivant. Et idiot aussi, avec le recul. D'ailleurs je suis tout penaud devant ma mère qui maintenant digère mes propos.

"Fumiko est fière de savoir son fils habile et intelligent. Shifumi savait que le Livre de Bord était le seul à ne pas mentir ou qu'il resterait silencieux. Son fils savait qu'il pouvait retracer alors sa proie. Fumiko est très..."
"Ah pas du tout, M'man ! Shifumi voulait en fait avoir une meilleure description des habits dits "bizarres"... Shifumi aurait aimé avoir sa mère à ses côtés, c'est ici que luit sagement l'Intelligence..."
"Ttt ttt... Fumiko a son lot de cicatrices qui prouvent le contraire... "
"Ttt ttt..."
C'en est visiblement trop pour ma soeur qui nous rejoint comme à son habitude, ni vue ni connue. Je ne sais même pas comment elle a fait pour se tenir maintenant elle aussi allongée contre ma mère. Elle rigole un peu, je n'aime pas son rire, elle se moque de moi, c'est certain.

"Shifumi était agressif, avait sorti son arme et menaçait ce pauvre marin... Mitsuko a tout vu, Mitsuko était là..."
"Niah niah niah niah... Je t'avais vue, idiote..."
"Tu m'avais sentie, nuance ! C'est d'ailleurs quand tu m'as humée que tu as perdu ton attention ce jour-là."
"Pffff... T'es plus ma prof, tu sais, j'étais bien là avec m'man et tu viens t..."
"Ttt ttt..."
"Mitsuko veille juste sur son petit frère..."
"Shifumi est adulte maintenant et même sans sa corne, il dépasse d'une tête sa grande soeur !"
"Mitsuko tremble comme un cerisier trop frêle à l'automne ! Elle a si peur ! Attention, Shifumi montre ses petites quenottes de lait !"

On ne parle plus, on hurle et ça vire littéralement en catch. Ma mère a déjà pris la poudre d'escampette et se fait sermonner par mon père mais répond qu'au moins, elle nous a repris dans le langage. Mon père se passe la main sur le front et expire avec lassitude. Sous l'arbre où je subis une clé de bras qui me fait perler une larme de douleur intense, tous mes frères tapent dans leurs mains et m'encouragent, mes soeurs me huent ou félicitent ma soeur. Les autres ronsos du clan commencent à venir un par un et nous y voilà... Le soir est tombé, les vasques d'huile soutiennent les feux et un ring de fortune délimite ma soeur et moi. Voici quatre heures que nous nous battons à mains nues, soutenus par le rythme des musiciens et les choeurs de ma famille. Et alors que je croise le regard de ma fille, impressionnée et enjouée, je comprends que si je ressors vivant de ce match, je leur dirai simplement la vérité, comme elle me revient.
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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Lun 11 Mai - 12:38

Vincent
Sans réfléchir plus longtemps, je dirige mon arme sur le ronso et les marins, afin de prévenir tout débordement.

- Nous ne voulons que des informations, rien de plus. Range ton arme.

J'espère qu'il ne m'obligera pas à tirer. Je préfère néanmoins dans le même temps prévenir le marin.

- Il serait préférable que vous nous disiez toute la vérité. Dans votre intérêt comme pour le nôtre.

Les deux marins sont de plus en plus agités. Ils se regardent l'un l'autre avant de s'exprimer en bredouillant.

- On peut vous s'assurer qu'on ne sait rien de plus!


- Comme on vous l'a dit, ces hommes étaient camouflés sous leurs capuches et leurs vêtements n'avaient aucun motif particulier! Allez à Dollet! Ils en sauront forcément plus que nous!

Ils tremblent en prononçant ces mots et menacent de s'effondrer à tout moment. Je me tourne légèrement vers Joan.

- Il a raison. Nous nous trompons de continent. Ils n'y sont sans doute plus, mais nous trouverons forcément une piste sur Dol.

Profitant de l'état de faiblesse des deux marins, je tente de nous faire changer de cap.

- Est-il possible de rejoindre Dollet directement?


- Ca serait avec plaisir Mr Valentine... mais la tempête approche et menace de réduire le navire en lambeaux si nous nous attardons trop dans ces eaux.


- On peut vous promettre qu'on fera tout notre possible pour arriver à Junon le plus vite possible ! On peut même vous avoir une place gratuite sur le prochain navire à destination de Dollet!

C'est toujours mieux que rien. Je range mon arme, en espérant que le ronso fera de même. De toute manière, terrifiés comme ils sont, il pourrait en retirer toutes les informations souhaitées sans même devoir user de la force.

Je fais volte-face et décide de m'éloigner un peu pour prendre du recul.

La Neo-Shinra jouerait donc double jeu... rien d'étonnant en soi. Mais il leur sera beaucoup plus facile d'agir s'ils sont perçus comme des héros aux yeux de la population. Ce qui, depuis le tournoi, est déjà le cas.
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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Lun 11 Mai - 15:14

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JoanOk là, ça risquait de chauffer si le ronso se mettait à agresser tout le monde! De toute évidence, il était jeune, ça se voyait à la taille de sa corne, mais Joan ne s'était pas assez renseigné sur les ronsos pour le savoir et s'interposa donc comme il put en sortant aussi ses nunchakus pour se placer entre les marins et le fauve, Vincent avait également avancé pour s'interposer au cas où le jeune garçon ne suffise pas - ce qui était plus que probable, non mais il était peut être jeune, mais z'avez vu ses griffes?

Bref, le vampire semblait prendre les choses en main, même si tout le monde était visiblement bien énervé, stressé, ce qu'on veut, mais pas calme quoi!

«Va pour Dollet... mais je ne pense pas qu'on puisse changer la direction d'un navire comme ça, Monsieur Valentine...»
- «On n'aura jamais assez de carburant, surtout que Dol, c'est pas du tout à côté d'ici...»


Par la suite, les gars essayaient de promettre d'avoir une place gratuite sur le prochain bateau qui partait pour Dol, mais encore fallait-il qu'il parte rapidement. En tout cas, ils avaient au moins un début de piste, même si elle était froide. Il ne servait à rien d'enquêter à Junon, il fallait mettre les voiles vers Dol, Dollet précisément.

Vincent s'éloignait et Joan se tourna vers le ronso pour essayer de le calmer

«Je suis désolé pour votre ami... mais l'une de nos amies à nous est aussi prisonnière! Attaquer ces marins ne vous aidera pas, mais on peut peut-être essayer de les retrouver ensembles?» honnêtement, avoir un fauve comme garde du corps, ce serait bête de s'en priver!

Joan tendit la main, il ne savait pas si c'était comme ça que les ronsos se saluaient puisqu'il ne connaissait que trop peu ce peuple, mais autant essayer de se montrer poli, ça le calmerait peut être

«Je m'appelle Joan. Lui là bas, c'est Mr Vincent Valentine.» première approche, même si, une fois de plus, c'était Joan qui se tapait ce genre de boulot! Vincent lui, s'en fichait un peu. M'enfin, rien d'étonnant de sa part, il n'avait jamais été célèbre pour sa sociabilité celui là...
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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Lun 11 Mai - 20:04

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ShifumiCher journal,

Mes enfants préférant subitement la voix de Tetsuo pour les bercer le soir, j'ai décidé de continuer seul, sait-on jamais, le vent n'étant pas aussi changeant que l'humeur de ma progéniture. Nous étions donc à bord du Titan, un cargo sympathisant de voyageurs et j'agressai ces pauvres marins alors que Vincent me tenait en joug et Jonah se mettait entre nous. Les deux gaillards prenaient l'air de mousses terrifiés et déballaient un maximum d'excuses et de fausses promesses. J'étais un ronso, d'accord, je vivais dans une tente, d'accord, mais je voyageais depuis que j'étais né et j'étais confronté tous les jours aux humains. Et visiblement ces deux idiots de Gaïa confirmaient qu'ils étaient les mêmes partout. j'avais pas si mal fait en fait de montrer les dents. Je reprenais une pose plus détendue et escamotait tranquillement mon large couteau, avant de le clipper derrière mon dos. Je ne disais rien, j'écoutais sagement le petit chevelu faire les présentations et lui accorda un léger sourire même, signe que j'étais calme. Pourtant...

"Dis à ton maître que s'il repointe son canon vers Shifumi, il le lui fera rentrer par les..."

*Bvuûûûmmm*

Le sifflement lourd des machines couvrit ma voix douce mais déterminée. Il y avait des façons de se présenter, j'en étais convaincu. On se présentait cordialement à ses futurs amis et on dégainait facilement devant ses ennemis. Aussi quitte à paraître un peu brusque, je tenais quand même à indiquer ma pensée la plus profonde du moment :

"Shifumi parlera de toi à son amie s'il la retrouve. Il lui rappellera aussi qu'elle devrait éviter de côtoyer les humains si elle veut éviter les ennuis..."

Je me croyais clair à présent, je n'avais pas besoin d'aide, et encore moins de bâtons dans les roues. Je n'étais pas proprement xénophobe, la situation nous échappait à tous certainement, et j'avoue que je m'intéressais de plus en plus à ce parfum de bergamote et de poulet grillé sauce besaid. Ma soeur était dans le coin, je le savais, elle m'épiait et ne lèverait pas le petit doigt. Elle devait surement se pincer pour ne pas rire, sans doute. J'étais têtu et convaincu, certain d'être plus fûté à moi seul que l'ensemble de l'équipage. J'étais adolescent en somme. Par contre, je ne savais pas où était Dollet, et encore moins Junon. Je m'efforçais de répéter ces destinations et captait mon attention vers ailleurs, laissant l'assistant de Vincent vaquer à ses occupations. J'humais alors tranquillement l'air marin et repartait dans mes observations mentales. J'avais une carte d'Hemera, surement incomplète, mais brodée à la patte. Chaque voyageur y avait apposé leur savoir et j'espérais y retrouver ces villes pour comprendre où j'étais déjà. Si suivre la piste d'animaux sauvages demandait un bon flair et quelques techniques ancestrales, chercher des individus civilisés relevait plutôt de l'information, et je n'avais pas grand chose. Johann était certes chétif mais avait raison sur un point. La prochaine destination était Dollet, mais il fallait en passer par Junon. J'observais alors les lieux et son équipage, tentant de trouver quoi que ce fût qui ressemblait de près ou de loin à de l'information. Journal, télévision, même un barde ferait l'affaire. C'était surement inutile, je le savais déjà, mais à bord du Titan, les activités se comptaient sur une patte et le trajet prenait son temps. On pouvait s’asseoir, regarder l'océan, marcher sur le pont, point. J'aurais pu demander simplement à Jorah mais je les boudais franchement, Vincent et lui. La misère culturelle et médiatique avérée de cette nef, je décidais de jouer le tout pour le tout. Je sortais Kujaku, la dépliait avec science, tendait les cordes et l'accorda pendant deux ou trois minutes. Puis mes griffes pincèrent les cordes et j'entamais une mélodie douce mais régulière, affirmée, mais presque sourde. Je la voulais entêtante et discrète, un peu comme ses enfants qui riaient de l'autre côté du pont et qui vous forçaient à relever la tête pour sourire innocemment à leur chahut. Et tel un pêcheur patient, j'attendis sournoisement que la ligne frétillât, ne manquant pas de snober franchement les deux enquêteurs de fortune, piégés dans le même bateau.
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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Mer 13 Mai - 20:53

Vincent
Le temps se couvre de plus en plus. Les nuages remplissent le ciel et la fine pluie est rapidement remplacée par un véritable déluge. Le calvaire commence.

L'équipage tourne à plein régime. Le capitaine est inquiet, presque livide. S'il pouvait rebrousser chemin, il le ferait sans doute. Mais malheureusement pour lui comme pour nous, il est déjà trop tard. Les vagues se déchainent et prennent de l'ampleur. Je rejoins Joan qui se trouve non loin du Ronso.

- Tiens-toi prêt. Les monstres profitent de ce genre de temps pour emporter les marins et les voyageurs dans les abysses.

Comme pour appuyer mes propos, un tentacule vient s'enrouler autour de la jambe de Joan et le tire violemment vers le rebord du navire. Je dégaine quasi instantanément mon arme avant de viser le tentacule. Tant pis si Joan se débat, je dois absolument le débarrasser de ce monstre, quitte à le blesser.
Par chance, j'atteins l’extrémité de la créature sans toucher Joan. Elle le lâche automatiquement et se projette en plein centre du navire, éjectant au passage les marins qui ont eu le malheur de se trouver ici. Il s'agit bel et bien d'un lance-couronne.

- Joan, relève-toi. On a du travail.


Je lance un regard en coin au Ronso, qui n'a pas bougé d'un poil et reste imperturbable. S'il pouvait nous aider, il serait certainement d'une grande aide.

Après quelques secondes d'hésitation, le lance-couronne donne son premier assaut et balaie la zone où nous nous trouvons avec un de ses filaments. Je me déplace rapidement sur le côté et cours en ligne droite vers la créature tout en esquivant ses filaments qui tentent d'arrêter ma ruée. Une fois à bout portant, je pointe mon arme et fais appel au pouvoir des gemmes.

- Brûle.

Les flammes s'étendent tout autour du monstre qui prend instantanément ses distances. Je pense avoir calmé ses ardeurs pour le moment.
Joan va prendre le relais pour s'occuper de lui au corps à corps. Je dois le couvrir pour lui éviter de se faire attraper pendant son attaque. Je recule tout en tirant sur la méduse géante pour l'immobiliser autant que possible.

- Joan, vas-y.

Lance-Couronne


Niveau: 20
HP: 440
MP: 70
Craint: Feu
Immu: Man, Con, Fol, Sto, Par
Résiste: Terre
Absorbe: Foudre
Gain: Super potion (14%)

Attaques: Griffe (-55HP), Éclair (-153HP), Épingles de la mort (riposte en cas d'attaque une fois en dessous de 50% de ses HP, -20HP sur cible), Constriction (- 200 HP)

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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Jeu 14 Mai - 17:43

Joan
Son maître? Sérieusement? Le ronso a cru que Vincent était son maître? Zut alors, est-ce que ça voulait donc dire que Joan avait l'air d'un gosse au service de quelqu'un? Bon ok, il bossait techniquement pour Nanaki et Reeve, m'enfin quand même! Il était un ancien turk quoi, pas un simple mioche ramassé dans la rue. Bref, il préférait éviter de se montrer vexé, même si le ronso s'était à peine présenté - il avait une drôle de façon de parler, mais est-ce que Shifumi était son nom?

Toujours est-il qu'il préféra s'éloigner et retint juste qu'il aiderait Deneth s'il la retrouvait, sauf que voilà, il ne savait probablement pas à quoi elle ressemblait... drôle de type.

«Euh, ben vous savez, si on retrouve votre ami ronso, on pourra aussi lui transmettre le même message...» ben quoi? C'est vrai non? Y'a pas que Deneth qui s'est fait capturer visiblement hein?

Bref, Joan n'allait pas avoir l'occasion d'en placer une autre, car un tentacule lui agrippa le pied et il se vautra par terre de tout son long, manquant surement de se casser le nez dans sa chute! Mais heureusement, Vincent réagit vite et bien et il y eut un coup de feu avant que le jeune homme ne soit libéré... il roula sur le côté pour se relever, il n'avait pas besoin que le vampire l'encourage pour ça!

Il se mit rapidement en position défensive, les lance-couronnes étaient de véritables saletés, en soit pas forcément agressives, mais lorsqu'elles avaient envie d'un casse-croûte, les marins étaient généralement leur premier choix! Bref, le jeune homme sortit ses nunchakus de leur étui, puis les fit tourner de manière à lancer les aiguilles d'acupuncture sur la bête, mais celle-ci ne semblait pas apprécier d'être prise pour un punching ball après les dommages déjà causés par Vincent! Elle n'aime pas le feu, problème, Joan n'a pas de technique similaire..

Il y eut un flash, et le jeune homme eut l'impression de basculer dans un trou noir, un éclair l'avait frappé de plein fouet et il s'était retrouvé plusieurs mètres plus loin, se cognant violemment contre la rampe du bateau... aoutch, ça ne faisait pas du bien! Vincent allait encore lui demander de se relever, mais là bobo!



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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Ven 15 Mai - 12:03

ShifumiEt tel un pêcheur, je fus surpris de ce qui mordit à mon bouchon... Le temps déjà avait donné quelques signes de faiblesse et maintenant l'horizon ondulait comme un danseur disco sous kétamine, le ciel ne manquant pas de ciseler par endroits de forts rayons de soleil. A la fois presques magiques et terrifiants, ces gigantesques molosses de coton brumeux aussi épais qu'une montagne menaçaient l'équipage d'un air quasi mystique. La réflexion de la lumière percée rendait le ciel de charbon à vanille, en passant par l'orge et le grenat, par endroits. C'était magnifique, éblouissant, mais quelques orages feignants vinrent faire tomber un fin crachin, puis clairement une averse. Naturellement, je sortis Aizume Sasori et regardai les deux marins avec un air malicieux, jouant toujours à feindre la non-présence de Vincent et Jonathan. Ou Jeannot... Avec dextérité et frime, il faut l'avouer, je jouais avec mon couteau ronso, le détachais en deux, le dépliais ainsi d'abord en éventails puis le regroupais. Je détélescopais une autre partie et obtenais un énorme parapluie pour me protéger du temps. Je décidai par le même temps d'arrêter de jouer, de toute façon, entre le vent qui se mettait à déferler, l'averse et les vagues qui s'entrechoquaient, on n'entendait plus grand chose. Je regardai alors d'un coup d'oeil où étaient Vincent et son Acolyte et découvris, étonné, qu'ils en décousaient violemment avec un gros machin violet qui était soit une méduse géante soit un poulpe géant, il fallait dire que je n'avais jamais vu de lance-couronne de ma vie et dans l'affolement des passagers, je n'avais pas eu le temps de compter les tentacules. Alors que Vincent croisait mon regard, je me rappelle encore lui sourire bêtement et même lui souhaiter bon courage. Je n'avais aucune intention de les aider, mais alors aucune. Tant que cette bête ne venait pas me déranger, je n'allais pas être un obstacle entre elle et son estomac. Et puis, c'était la Règle de la Chasse, de toute façon... Cela devenait difficile cependant de les ignorer vraiment, surtout le petit Johann qui contre-attaquait la Bête avec ses nunchakus. La technique était fluide, le garçon semblait enjoué et il remontait légèrement dans mon estime mais un éclair pernicieux vint le frapper, comme en réponse à son geste. Le gamin vola et heurta une rambarde en fer en pleine tête, le coup était violent. La foudre avait aussi atteint les transistors, du moins je le pensais un court instant car un énorme brouhaha grésilleux en sortait à présent. Mais un sourire presque malsain vint dresser mon visage lorsque je perçus nettement les tambours Tsubaki rythmer cette cacophonie technologique. Je connaissais alors la suite...

*Waters Of Nazareth - †*

Le bateau chavira, poupe vers le ciel. Avec la pluie battante et l'inclinaison du bateau, le ponton était alors une sorte de patinoire ascensionnelle. Cela n'allait pas durer longtemps, aussi, il fallait en profiter dès à présent. Je bondissais, rédépliais Aizume Sasori, me récupérais sur les genoux et me faisais glisser rapidement en direction de Jonah. J'esquivai d'un bond une grosse caisse qui déferlait de l'avant, jetai un coup d'oeil et compris l'urgence. La caisse avait des cousines et elles semblaient toutes se ruer vers Jonah comme des groupies hystériques et résolues à toucher leur idole, coûte que coûte. Si le message n'avait pas été suffisamment clair, il l'était à présent. Je récupérai d'un bras Jonah qui chutait aussi et profitait alors de sa masse comme d'un pendule pour le rabattre sur mon dos en baluchon. Les pattes arrières arquées contre la rambarde, je bondis en rugissant pour récupérer un cordage, la nef étant alors trop pentue pour pour s'y risquer. Ensuite j'avoue que je n'ai jamais compris ce qu'il s'est passé vraiment. Nez à nez avec le lance-coursonne, je me suis servi de Jonah comme d'un nunchaku. Pourquoi ? Comment ? Je ne sais pas vraiment, je dirais l'instinct de survie, peut-être, et encore, quand j'y repense, je trouve çà stupide, vraiment. Je ne prenais pas le temps d'y réfléchir, mon cordage terminant son ascension vers ma nouvelle destination, la rambarde tribord...

"Accrochez-vous !"

Car en effet, tout était ainsi et tout était équilibre. Ce qui montait redescendait et c'était le cas avec le Titan qui s'écrasait maintenant sur le creux d'une prochaine vague vigoureuse...

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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Dim 17 Mai - 19:08

Vincent
Pour un titan, on peut dire que ce navire ne porte pas bien son nom...

L'attaque de Joan a donné suite à une série d'événements aussi imprévisibles que fâcheux. Le Ronso s'est finalement décidé à porter secours à Joan, mal en point suite à une attaque du Lance-Couronne. Le navire se trouve en mauvaise posture et les vagues déchainées menacent  de faire sombrer l'embarcation dans les prochaines minutes.

Malgré un équilibre précaire, j'alterne les sauts pour avoir un meilleur angle d'attaque tandis que mes balles percent tour à tour la "chair" de l'animal. Cependant, ses filaments sont de plus en plus vifs et précis et j'essuie quelques coups qui, malgré leur manque de puissance, peuvent me faire passer par-dessus bord à tout moment.

Il faut jouer le tout pour le tout.

Je m'approche de Joan, qui reprend peu à peu ses esprits après la décharge qu'il a reçu.

- Je vais tenter une transformation. Si jamais je perds le contrôle... tue-moi.

Je ne me souviens plus de la dernière fois que j'ai fait appel à cette énergie. Cela doit dater sans doute de l'époque d'Avalanche et de nos aventures.
Suis-je aujourd'hui capable de contrôler ce flux chaotique alors que ma puissance a autant diminué?
Peut-être que cette puissance maléfique a aussi régressé avec la disparition de la rivière de la vie?

Le Lance-Couronne se saisit de moi alors que je tente de rassembler mes forces pour faire appel au chaos qui sommeille en moi. Rien ne vient. Pas même une once de cette force extraordinaire et incontrôlable. Je me fais juste écraser par la puissance des tentacules de ce monstre, sans même réagir. Je ne suis donc même plus assez puissant pour une métamorphose, même incomplète.

L'étreinte se resserre et quelques longues secondes me sont nécessaire pour me dégager, à l'aide de mon revolver et de quelques balles. Je me réceptionne avec difficulté, posant un genou à terre. La douleur est intense, mais nullement comparable à celle que j'ai ressentie pendant toutes ces années après la perte de Lucrécia.

Je recharge mon arme et recule de quelques pas pour récupérer. Il faut abattre ce monstre... et vite. Le Titan ne tiendra pas très longtemps avec cette tempête.
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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Lun 18 Mai - 9:27

Joan
Pauvre Joan.. déjà que le ronso ne retenait pas son nom, voilà qu'il allait être ballotté comme une poupée de chiffon. Le bateau tanguait dangereusement au point que l'on pourrait croire qu'il allait finir par chavirer. Mais il tenait bon, malheureusement, les mouvements avaient réussi à détacher une partie de la cargaison qui filait tout droit sur le jeune turk qui serait surement mort si le ronso n'avait pas décidé d'agir.

Il ne sut pas tout de suite ce qu'il venait de se passer, il s'était senti soulevé, puis c'était comme s'il volait... au moment où il se décida à ouvrir les yeux, le jeune homme était accroché sans savoir comment et dans un large mouvement, il vit ses pieds aller percuter le lance-couronne avant qu'il ne reprenne pleinement conscience de ses mouvements et se libère de la prise du lion gris


«OUAAAAAAAAAAAH! C'était quoi ça???» touchant son corps comme s'il essayait de réaliser qu'il était vivant, il manqua de perdre encore l'équilibre avec les mouvements du bateau, mais cette fois il tint bon. Quant à Vincent, il semblait vouloir tenter quelque chose... une transformation? Chouette!! Il allait pouvoir voir ça de ses propres yeux!!

Malheureusement non.. avec la fusion des mondes et la perte de l'énergie mako en lui, il ne lui restait plus assez de pouvoir encore pour pouvoir se transformer comme avant. Inutile de dire que Joan était déçu, mais il préférait ne pas trop le montrer. Vincent ne montrait rien non plus, mais le jeune homme était presque sur qu'il devait être furieux ou au moins agacé de ne pas pouvoir agir comme bon lui semble.

S'armant de ses nunchakus, le jeune homme se préparait à attaquer, mais le vampire était pris au piège par les tentacules de la bête et le jeune arçon le vit chercher son arme pour pouvoir se libérer! Hop! Un petit coup de main s'imposait! Il se précipita pour donner deux coups de nuchakus avant que la bête ne libère son étreinte et lui donne un autre coups pour l'envoyer valser, mais cette fois, Joan vit le coup venir et esquiva habilement l'attaque en se baissant à temps!


«Encore un effort! Il ne bouge presque plus, faut l'achever!» ça se voyait à la manière dont il bougeait, il n'en avait vraiment plus pour longtemps à vivre...


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MessageSujet: Re: L'océan sur Gaïa   Mar 19 Mai - 23:14

ShifumiVincent et son acolyte n'en avaient pas eu assez et continuaient de s'acharner sur ce pauvre poulpe géant. Ce dernier accusait de sérieux dommages et semblait tituber à moitié tandis que trois de ses tentacules avaient leurs derniers vibres-sauts. Je plaignais alors presque la bête alors que je bondissais derrière elle, élégant, et assénait le dernier coup d'un grand coup flexible de couteau. Je rebondissais sur une poutre et me ramassait, tranquille, ma victime dans mon dos. Je roulais presque des mécaniques et affichais un sourire arrogant à l'encontre de Vincent. Alors que je tendais mon index en signe d'une future leçon pour le vampire, mon menton heurta violemment le sol, mes pieds ayant rencontré une tentacule encore tressaillante. S'enroulant autour de mes jambes, elle m'envoya vers la proue du bateau, vers les caisses qui avaient résisté alors au chahut du cargo. J'éclatai le reste des survivantes de bois de toute ma masse et me relevai aussitôt en rugissant de colère. Cette sale bestiole toute flasque agitait maintenant ses grosses tentacules dans tous les sens, dans un vain espoir d'y réchapper. Je donnai un coup de pied à mon couteau, fis quelques saltos pour éviter les tentacules, récupérai mon arme toujours avec élégance et la planta entre ses deux gros opercules noires et mats. Entre ma force et ma vitesse, mon corps entier pénétra le poulpe et il me fallut une nouvelle attaque pour sortir de son corps, entièrement recouvert d'une substance violette âpre et collante. Je glissai alors à trois reprises pour rejoindre Vincent et me retint encore une fois sur l'épaule de Jeannot avant de retrouver un certain équilibre. Alors qu'un bout de foie dégoulinait de ma joue sur mon torse, je reprenais mon index péripatéticien* et d'un air à la fois mondain et noble, autant dire presque méprisant, je leur confiais :

"Vous ne connaissez rien à l'art de la chasse !"

Fier de moi, je regardais le coeur de la bête qui était dans ma main et je me félicitais déjà. L'oracle raffolait de la tourte au coeur de poulpe et ce présent tout frais saurait certainement apaiser un peu la manie qu'elle avait pour me mettre dans des situations impossibles. Ma mère préférait les tripes mais ces dernières étaient étalées tout du long entre moi et la bête, coincées dans mon arme. J'étais encore jeune, mais au moins j'avais eu le coeur. Je nous regardais alors et comprenais rapidement que tous avions subi des dégâts durant la bataille. Je donnai un coup violent pour me débarrasser des tripes comme un maître d'armes et déployait Aizome Sasori derrière mon dos. Les pattes avant libres, j'exécutai une série de claquements de doigts de plus en plus rapides. Tout autour du ronso, des bulles jaillirent du sol, dans les tons miel irisé. Mes plaies, celles de Najo et celles de Vincent s'apaisèrent, nos vêtements se séchaient et un des boutons de manchette du petit chevelu à nunchaku réapparut dans un pop lumineux. Beaucoup de bulles s'essayèrent à rafistoler la cape de Vincent mais malgré leur effort, rien n'y parvint et nous accusions tous encore quelques mauvais coups et accrocs dans nos toilettes. Mais comme disait mon père, l'important était de participer... Les bras croisés, je rajoutais :

"Shifumi a entendu la Nature, Shifumi accepte l'aide des deux apprentis chasseurs... Bien... Que savons-nous ? Un adulte ronso dans un oeuf de verre, votre amie en cage, deux humains sans armoiries travaillant sur la recherche endémique d'Héméra en toute illégalité, visiblement. Et enfin une escale à Dollet... Si on regarde la carte..."


Je sortais de mon baluchon ma carte, le temps se calmait et elle ne risquait rien. Alors que les continents de Spira contenaient plein de points brodés et pleins de renseignements écrits en patte de mouches, les autres continents ne contenaient que les informations communes que l'on trouvait un peu partout. Je mettais du temps à trouver Dollet sur la carte puis indiquait deux points : l'université de Galbadia ou le Tombeau du Roi Inconnu. Puis je rajoutais, perplexe :

"L'université semble toute indiquée mais le tombeau pourrait aussi se révéler être un repaire peut-être. Ce qu'il faudrait savoir, c'est s'il y a des zoologistes à l'université ou si nous perdons notre temps. Et aussi si d'autres disparitions étranges ont vu le jour récemment, où... Il nous faut des informations avant de se jeter dans la bête... C'est décidé, Shifumi achètera un téléphone connecté à Junon..."

Je regardais encore ma carte et étais convaincu. Ce genre d'opération demandait discrétion et stratégie, Dollet était certainement le port le plus proche et la caractéristique commune zoologique des deux enlèvements pointait l'université comme suspect numéro un. Si tel était le cas, c'était les derniers jours de la bâtisse...

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*Qui enseigne en dehors, hein  Wink
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