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 Psaume à la Lumière de la Vérité

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Ringu Ju-On
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MessageSujet: Re: Psaume à la Lumière de la Vérité   Jeu 5 Jan - 22:32

La phrase de Ringu avait eu de l'écho. C'était une évidence pour tous à présent : il y avait un moyen de redonner aux Brutos leurs libres arbitres. Le détective savait que ce n'était pas chose aisée. Il fallait assurer sa propre survie et agir avec professionnalisme afin de vaincre leurs assaillants sans risquer de les tuer par mégarde. Hors, dans le feu de l'action, tout ne se passe pas toujours comme on l'espère. 
Il venait de se faire blesser à la main, chose qui l'irrita quelque peu, mais plus encore, il y avait cette Amazone qui avait du mal à garder son sang froid. Pensait-elle vraiment que laisser libre cours à ses pulsions arrangerait la situation? C'était puérile de sa part. Mais il n'avait pas le temps de s'attarder sur elle qu'un Brutos relâcha une violente vague d'énergie ténébreuse. 


" Tch... "


Julian avait certes joué les héros dans cette affaire, mais personne n'avait aidé le détective qui avait reculé de quelques mètres sous l'impact. Il était certes encore debout, mais il savait qu'il n'encaisserait pas d'autres coups comme celui-ci aussi aisément. Il sortit donc un revolver et tira dans le crâne d'un Brutos. Directement dans sa tête. Béatrice, laquelle se soignait suite aux conseils de Brandgelina, écarquilla les yeux devant la chose. Venait-il d'assassiner froidement un Brutos?!


" Qu'est-ce que... Qu'est-ce que tu viens de faire?! "


Cependant, avant même que le détective ne daigne répondre, le Brutos se releva en tenant sa tête dans ses mains. Le détective la regarda en coin avec un léger sourire narquois. Sa tête surprise était impayable.


" Rhaaaaa ma tête!!! Pourquoi est-ce que ça raisonne si fort?! Qu'est-ce qu'il se passe ici? Qu'est-ce que je fous là?! "


En fait, la balle avait frappé de plein fouet le casque de l'homme, propageant un son brutal dont les vibrations avaient suffis à lui faire reprendre ses esprits. Une légère traînée de sang coulait de son front, mais sa vie n'était plus en danger. 
Ringu, de part sa grande force, le saisit d'une main pour le projeter violemment derrière lui. Il venait de lui éviter une attaque de la part d'un de ses confrères prisonnier de la succube. Le seul problème, c'est que l'attaque toucha encore Ringu dans son dos, laissant une traînée rouge tacher la belle tapisserie de ce lieu. La salle du trône était animée comme jamais!


Mais un nouvel événement vint perturber la scène en cours. Le mog de Noël. Ainsi donc, celui-ci était de retour? Le temps était figé et l'ancien cobaye ne put mouvoir ses jambes. Dommage, il en aurait bien profité! Il se contenta de ranger rapidement son cadeau, ayant des choses plus importantes à faire. Il regarda Julian un instant cependant.


" Rien d'utile pour nous aider je suppose? "


Ça serait trop beau hein? Et cette Veranissa restait sagement aux côtés de la reine Grenat en lui murmurant des choses. Le temps repris son cours et les yeux de la succube s'écarquillèrent quand elle se rendit compte du bonnet sur sa tête. Elle sembla même très surprise et porta du coup son attention sur le combat du quatuor contre ses pantins. Dehors, la lumière envahissait de plus en plus la ville et des images semblaient apparaître dans le ciel... Qu'est-ce que cela voulait dire? A l'extérieur comme au rez-de-chaussée, on pouvait entendre un début de bruits confus... De nouveaux protagonistes allaient-ils faire leurs apparitions? Rien n'était certain, mais Ringu était alerte. 


Il se redéplaça aux côtés de son allié pour lui chuchoter quelques mots.


" Quelque chose se prépare. Cette Claymia n'est surement pas venue seule. Nous ferions mieux de faire attention, nous risquons d'avoir de la visite sous peu. Mieux vaut en finir vite ici. "

______________________________________________________________________

Spoiler:
 
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Frost
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MessageSujet: Re: Psaume à la Lumière de la Vérité   Mer 11 Jan - 14:15

Cette magie... Le tomberry... Le Mog... Tout cela ne tramait rien de bon... Grenat était prisonnière de cette femme à l'art de la séduction féminine très poussée. Elle ne saurait dire par quelle maléfice, la femme avait réussi à s'octroyer l'allégeance de quelques Brutos qui n'hésitait pas à se battre contre leurs homologues féminins. Elle savait que le devoir des Brutos et des Amazones était celui de veiller sur elle au péril de leur vie. Elle ne pouvait pas abandonner maintenant, ce serait contraire à son propre devoir. Mais elle ne pouvait ni agir ni parler, comment avait-elle vraiment pu se faire avoir de la sorte...

Des signaux lumineux avaient attirés pas mal de curieux à l'extérieur sur les places d'où l'on pouvait voir le château. Les navettes sur le lac avaient été interrompus puisqu'une bonne partie de la garde avait été appelée à la rescousse.

Mais alors que le combat traînait en longueur entre les hommes sous le joug de la magicienne et celui de la garde bien consciente épaulée de Ringu et Julian, le collier de Grenat brillait d'une lueur très pure et qui illuminait toute la pièce.


Rapidement, les pouvoirs de Veranissa ne fonctionnaient plus et les Brutos revenaient à leur raison. On pouvait sentir quelque chose de divin dans la salle et la lumière du collier aveuglaient tout un chacun, la princesse comprit l'intervention d'Alexandre, venue pour le sauver. On ne saurait le voir mais on savait que tout ceci était de son agissement. Beate qui venait d'arriver prit rapidement la défense de Grenat, s'interposant de son corps.

De l'extérieur, les gens qui s'étaient rués dans les rues de la ville d'Alexandrie ont rapidement pu observer un phénomène que certains avaient déjà vus des années auparavant. De longues ailes blanches gigantesques s'étaient dressés, de part et d'autres du château. Pas de transformation de ce dernier pour autant, mais beaucoup avaient reconnus les mêmes ailes qui les avaient défendus de Bahamut alors qu'Héra était en totale conflit. Persuadé que c'est pour ce spectacle que les gens avaient été massés en ces lieux, les passants applaudissaient ce signe de liberté qu'était l'apparition même minime de la Chimère éponyme de la ville.

A l'intérieur, la grande voix d'Alexandre résonnait dans toute la pièce, la même que celle qu'avait entendu Julian et Ringu peu de temps auparavant durant leur épreuve.

- Humains, je suis Alexandre, l'éclat et la lumière de ces lieux. Vous n'êtes pas bienvenue dans le château de Sa Majesté.  

On ne pouvait déceler aucune animosité dans cette voix venue d'ailleurs et impassible. Cependant, la lumière se faisait encore plus forte et aveuglante en direction de l'usurpatrice aux cheveux roses. Mais c'était le moment où jamais pour elle et son complice de disparaître du château. Cette lumière semblait totalement entraver ses pouvoirs et ne pourrait alors rien faire de plus face à la puissance d'une chimère. Par chance, Veranissa avait eu l'occasion de piquer quelques cheveux de la souveraine avant de la relâcher.

Puis, tout devint blanc, on ne pouvait rien y voir et lorsque la vision revenait à chacun des protagonistes de cette histoire, Grenat n'était plus là. Les soldats de la garde blessée étaient pris en charge par les renforts. Une Amazone venait vers vous, vous remerciant de l'aide que vous avez apporté durant le combat.

"Si cela ne vous dérange pas, je pense que nous allons faire évacuer tout le monde du château et renforcer la sécurité. Je vous prierai donc de quitter ces lieux séant. Voici une lettre de marque de la part de Sa Majesté, c'est la moindre des choses que nous puissions faire. "

L'Amazone donnait donc une lettre de marque à chacun, rappelant ainsi des deux hommes que la reine leur était redevable. Elle les accompagnait ensuite jusqu'à une des barques pour qu'ils rejoignent rapidement la ville.


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Julian Quinn
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MessageSujet: Re: Psaume à la Lumière de la Vérité   Sam 11 Fév - 11:36

Quel drôle d’objet que ce traducteur de pensées… Comment une telle chose pouvait exister ? Certes, Julian n’avait de très faibles connaissances en matière de technologie mais il se demandait tout de même qu’elle était la nature de ceci. Il devait certainement y avoir une part de magie là-dedans, c’était certain. Ringu de son côté avait également reçu quelque chose de la part du mog mais ne l’ouvrit pas pour le moment, choisissant de se concentrer essentiellement sur le combat qu’ils menaient.

« Non, je le crains. »

Effectivement, le cadeau de Julian n’avait rien d’utile, pour la situation actuelle du moins. Comme le détective disait, quelque chose semblait se préparer à l’extérieur, avec cette lumière vive qui embrasait le ciel. Le plus déroutant dans cette histoire était de ne pas savoir quelles étaient les intentions de Veranissa – et par extension de Strainshield. Que pouvaient-ils bien vouloir de la Reine Grenat ? Cherchaient-ils à la tuer ? Non, ils l’auraient fait depuis longtemps s’ils l’avaient voulu. Ils semblaient vouloir quelque chose de la jeune souveraine mais Julian ne parvenait pas à mettre le doigt dessus. Un Brutos s’élança alors vers lui et Ringu et tenta de les faucher de sa lame. Le noble reprit à temps ses esprits et effectua un bond sur le côté afin d’éviter l’attaque de justesse. Il ne tenta pas de riposter néanmoins, cherchant toujours à analyser la situation et à anticiper les événements à venir.

Hélas, il n’avait point pensé à ce qui allait survenir quelques instants après : le pendentif que la Reine portait autour du cou se mit à briller d’une intense lueur qui repoussa les Ténèbres aux alentours. Très vite, les Brutos s’arrêtèrent et reprirent leurs esprits, le charme de Veranissa ne faisant plus effet. Julian fronça des sourcils en serrant un peu plus la garde de sa rapière. Quelle était cette force qui semblait émaner du château tout entier ? Ses interrogations ne tardèrent pas à trouver leurs réponses puisqu’une voix puissante retentit dans l’ensemble du bâtiment : Alexandre lui-même venait porter secours à Grenat. Julian jeta un coup d’œil furtif à Ringu. Voilà leur preuve que la chimère de la lumière était liée à la Reine d’Alexandrie ! Mais Julian ne put confronter cette dernière à ce sujet puisque la Générale Beate ne tarda pas à faire irruption dans la salle du trône. Elle fonça littéralement vers Veranissa pour tenter de la repousser mais la femme aux cheveux roses eut tout juste le temps de prendre une mèche de cheveux à la reine avant de reculer. La lumière se voulut plus forte et aveuglante, si bien que Julian n’eut d’autre choix que de fermer les yeux quelques instants.

Lorsqu’il les rouvrit, Beate, Grenat et Veranissa avaient toutes les trois disparu. Le combat était fini et les soldats blessés se faisaient soigner par des renforts que le noble n’avait pas vu venir. Ringu n’était pas très loin de lui, aussi Julian s’en approcha, voulant lui demander des explications sur ce qu’il venait de se passer. Peut-être en savait-il un peu plus que lui ? Mais il ne put lui parler puisqu’une Amazone s’approcha d’eux, leur demandant d’évacuer le château. Elle leur confia une lettre de Sa Majesté, preuve de sa reconnaissance. C’était bien maigre comme récompense, d’autant que Julian aurait préféré pouvoir confronter la Reine face à ce qu’il s’était passé. Même si seuls les cristaux l’intéressaient, le noble avait tout de même quelques interrogations sur ces chimères et leur lien qu’elles pouvaient avoir avec certaines personnes. Etait-il possible d’invoquer leur puissance s’ils établissaient un lien assez fort avec elles ? Une sorte de pacte, peut-être ? Cette question lui resterait en tête durant tout le trajet jusqu’aux barques sur le lac du château. Ringu et lui montèrent dans l’une qui les conduisit jusqu’en centre-ville…

Une fois à terre, Julian attendit que tous les deux soient assez éloignés de l’Amazone qui conduisait la barque pour lui faire part de ses pensées.

« Nous avons notre preuve du lien qu’entretiennent Alexandre et Grenat. Mais pourquoi une Chimère accepterait-elle de venir en aide à un humain ? Je pensais que depuis la fusion des mondes, ces entités ne se mêlaient pas aux affaires des Humains… Grenat aurait-elle établi un pacte avec Alexandre ? Ou bien les chimères garderaient-elles des liens avec ceux qui leur étaient unis autrefois ? »

Si cela était un fait possible, alors peut-être que d’autres chimères pouvaient avoir un lien identique avec une autre personne sur Héméra ? Julian ne connaissait pas les personnes influentes des autres mondes mais il se disait que peut-être certains dirigeants – qui avaient œuvré par le passé pour protéger la paix sur leur monde – possédaient des liens avec les chimères ? Comme Nanaki ou Squall Leonhart parmi les plus connus, par exemple. Toujours était-il que cela méritait d’être approfondi à l’avenir, si Julian et Ringu venaient à recroiser le chemin d’une chimère par exemple !

« Nous n’avons donc plus rien à faire ici, je présume ? Nous devrions peut-être nous rendre enfin à Midgar. Vous vouliez vous renseigner sur cette guerre qui avait fait rage à Junon, si je me souviens bien ? »

Ringu avait après tout accepté de faire un détour à Alexandrie à la demande du noble, donc celui-ci pouvait bien faire l’effort de s’arrêter à Junon sur le chemin qui les mènerait à Midgar ? D’ailleurs, il ne savait toujours pas quelle serait leur mission une fois là-bas. Veranissa était plutôt mystérieuse, preuve en était avec ce qu’il s’était passé quelques instants auparavant au château. Julian n’aimait pas trop ces imprévus, dans le sens où il n’avait le contrôle sur rien et que cela pouvait laisser supposer qu’il n’était qu’un pion sur l’échiquier de Strainshield. Certes, il avait accepté de venir en aide à ce dernier en l’échange de puissance, mais il n’aimait pas ce flou qui persistait entre les deux parties. Il aurait préféré une certaine transparence entre eux deux, qui montrerait leur bonne foi mutuelle. Là, il se demandait si Strainshield ne se jouait pas d’eux…

« Si nous prenons la route dès maintenant, peut-être devrions-nous nous préparer un peu au voyage. »

Par chance, il y avait tout ce qu’il fallait sur la place centrale d’Alexandrie. Julian se dirigea donc vers une boutique de gemmes et regarda un peu ce qu’ils avaient en stock. Il possédait un peu d’argent mais ne souhaitait pas les dépenser inutilement dans des améliorations d’équipements. Du moins, pour le moment. Il préférait économiser un peu encore et attendre le moment opportun ! C’est pour cela qu’il se rabattit sur l’achat d’une simple gemme pour apprendre une nouvelle technique plutôt simple en apparence mais qu’il affectionnerait tout particulièrement. Il était maintenant fin prêt à prendre la route, restait à savoir si Ringu l’était aussi ?

=========================
Julian achète Emeraude X01 > -500 Gils
Julian apprend la technique physique :

Taillade ouragan (Force 1) > Un coup d’estoc qui repousse l’ennemi en arrière avec un projectile de vent > -200 hp {Type Vent} [cible], -5 mp [Julian]
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Ringu Ju-On
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MessageSujet: Re: Psaume à la Lumière de la Vérité   Dim 12 Fév - 15:08

Je me demandais ce qu'il allait se passer. Qu'était ces sons à l'extérieur? Qu'étaient ces lumières qui se dessinaient dans le ciel? Était-ce là un autre tour de Veranissa? Non, cela devait être quelqu'un d'autre. Ma première pensée fut pour Varimatras, car je n'imaginais pas Strainshield se déplacer en personne ici. 


Malheureusement, mon allié n'avait rien d'utile pour notre combat. Nous étions en infériorité numérique, et je doutais que nous puissions tenir la cadence sur le long terme. Les Brutos étaient des soldats entraînés et, pire encore, la succube étaient plus loin. Nous gênions certainement les plans du divin Neutre avec nos actions, mais je n'en avais cure. En cet instant, il s'agissait d'obtenir du crédit de la part de la reine et d'aider Julian à l'approcher pour la confronter. Nous savions déjà que Alexandre résidait ici pour la simple et bonne raison qu'il jugeait Grenat digne de lui. Néanmoins, nous n'étions pas préparé à ce qui allait suivre.


Le collier de la reine Grenat se mit à briller.
Briller d'une vive et forte lumière qui me força à plisser les yeux. J'avais du mal à distinguer les formes dans les premières secondes, puis je finis par distinguer des formes ressemblant à des volutes à l'extérieur. Était-ce... Des ailes? Je ne saurai le dire. La lumière faiblit, me révélant la brute et implacable réalité. Les Brutos avaient retournés leurs armes vers Claymia et cette dernière avait été repoussée vers le balcon. Elle avait les mains en barrage devant ses yeux, apparemment affectée par la puissance de l'élément qui venait de la frapper. A cet instant, la voix d'Alexandre résonna dans la pièce. Venait-elle du pendentif? Mes yeux se posèrent d'instinct dessus, mais je ne pouvais le confirmer. A vrai dire, cela ressemblait plus à de la télépathie. 


Je rangeais mes armes : il n'y avait plus rien à craindre. Cependant, je n'affichais nulle sourire ou signe de satisfaction. Si Veranissa se faisait prendre maintenant, si elle parlait, nous risquions de mal finir. Toute notre mise en scène pourrait bien se retourner contre nous au final. C'est alors que j'eus une pointe de regret concernant le fait de m'être mêlé d'une affaire de Strainshield. Quoiqu'il en soit, je sortis machinalement mon PHS pour filmer la scène. Il fallait des preuves à Julian, non? Alors autant me rendre utile. Cela nous servirait peut-être en cas de procès. 


Cependant, cette précaution fut inutile. Alexandre laissa de nouveau sa voix résonner et emplir la salle. Une nouvelle lumière envahit les lieux, puis la réalité changea de nouveau. Les Amazones et Brutos se soignaient les uns les autres après cet incident. Je cherchais furtivement du coin de l’œil la reine de ce pays, mais je ne la vis point. Elle avait disparu. 
Malheureusement, Claymia aussi. C'était-elle fait prendre? C'était une possibilité, et je ne voulais pas prendre le risque de rester pour le savoir. D'autant plus qu'il y aurait surement des retombés suite à nos actions. Qu'importe. Je ne voulais pas penser à l'avenir. Cette histoire m'avait un peu fatiguée et je souhaitais reprendre la route le plus tôt possible pour revoir ma fille. J'avais soif aussi. De plus en plus soif. 


Julian s'approcha. Il devait être déçu de la tournure des événements. Ceci dit, il ne put tenir les propos qu'il voulait puisqu'une soldat vint à nous pour nous inviter à sortir de ce lieu. Même si je savais que le noble désirait surement voir la reine, il était sage d'obtempérer sans faire d'histoire, aussi dus-je m'exécuter. Je pris bien soin de cette lettre afin de m'en servir plus tard. J'avais une idée en tête. Quelque chose qui servirait probablement les intérêts de ce scientifique de malheur. Je posai juste un coup d’œil sur le blondinet afin de constater que lui aussi était pensif. 


Nous montâmes sur la barque sans échanger un mot. Il y avait toute cette eau autour de nous et je ne pus résister bien longtemps. Ma main blessée lors du combat se perdit ce lac et une légère lumière apparut au bout de mes doigts. Umi no Honshitsu, j'absorbais l'humidité ambiante et rafraîchissante de ce lac. Mes yeux se fermèrent à moitié tandis que mon corps basculait un peu en arrière. Un frisson me parcouru le dos alors qu'un gout délicat se fit sentir dans mon palais. Qu'il était bon de se sentir vivifier ainsi! Ce petit instant délicat fut néanmoins perturbé quand je me rendis compte de la foule amassée devant ce bâtiment et du nombre hallucinant de gardes qui s'y trouvaient. Même si les agents du scientifique excellait dans la fuite, il avait surement sous-estimé les forces du château en lançant une opération avec si peu de moyen. A croire que, contrairement à l'opération du réacteur de Corel, il n'avait pas eu l'aval de ses supérieurs cette fois. Il avait donc du passer par ces hommes à tout faire. 


Une fois à terre, Julian initia la conversation. Nous avions des choses à nous dire, il était vrai. Tout ne s'était pas passé comme prévu, et nous devions nous estimer heureux d'avoir déjà acquis un tel résultat. Dans d'autres circonstances, les choses auraient pu être bien pire. Il mit directement les pieds dans le plat, parlant de la relation que pouvait entretenir humains et chimères. A vrai dire, une telle relation existait surement entre Godo et Léviathan. Ce n'était qu'une hypothèse, mais j'en étais presque convaincu. Je n'allais cependant pas en parler. Je ne voulais pas parler de ce village maudit. 


" Votre hypothèse est probable, cependant, cela ne me paraît pas "juste" compte tenu de la chasse aux cristaux qui s'opère. Si jamais les chimères censées les garder favorisent un Homme par rapport à un autre, cela revient à une forme de triche. A moins que... "


Je mis machinalement ma main sous mon menton en y réfléchissant. Je retournai l'idée dans mon esprit mais, il n'y avait pas à dire, c'était surement le plus logique. 


" A moins qu'il ne soit possible de former un pacte avec chaque chimère. Suivant certaines conditions, cela pourrait effectivement être une autre façon de chercher les cristaux. Cette piste est à explorer. " 


Malheureusement, nous n'avions pas plus d'informations que cela. Le cas de Grenat était-il unique? Mais Julian parla alors du fait de vouloir quitter cette ville. Effectivement, il ne fallait pas trop traîner. Surtout si mes craintes étaient avérées. De plus, il y avait effectivement cette histoire de guerre...


" Autant aller à Junon en premier lieu. Voir à Costa del Sol. Seras aura surement des informations pour nous. Nous irons ensuite à Kalm le temps de recevoir nos instructions. Nous ne savons toujours pas comment Strainshield va prendre le fait que nous ayons ruiner son plan. Même si la conclusion aurait surement été la même sans nous. "


Mon interlocuteur lança l'idée de s'équiper avant le voyage. C'est vrai que les choses risquaient de devenir plus difficile à partir d'ici. Je suivis donc Julian. Après plusieurs mois dans la grotte de Kwane, nous avions appris les techniques de l'un et de l'autre, aussi pouvions nous décemment faire les courses ensemble. C'était une bonne manière de voir ce que l'autre prenait et comment le compléter. J'avais cru comprendre que le vent était l'élément qu'affectionnait le plus mon compagnon. Je souris en observant son choix. Contrairement à lui, j'allais me faire dépensier aujourd'hui. J'avais envie de devenir plus puissant, mais surtout plus versatile, plus... Polyvalent. 


Après mes achats, nous prîmes la direction du port, près à nous rendre sur le plus beau monde qui soit : Gaïa. Cette guerre m'intriguait... Et je ne comptais pas laisser Spira impunie. 

_______________________________________________________________


Achats de Ringu : 

Equipement : Achat de défense élémentaire EAU = 1000 Gils

(ENFINNN!!! Mon perso devient plus logique :') Je suis ému! C'est un grand moment Very Happy )

Gemmes (niveau1) : 
Béryl*2 = 1000 Gils
Opale*2 = 1000 Gils
Rubis = 500 Gils
Lapis = 700 Gils


Total = 4200 Gils


Utilisation d'objets : 

Bon de Transport > Pour changer de continent : Direction Gaia.
Gemme au choix > Création d'une Lunalithe.


Création de Techniques : 

Béryl+Lunalithe Formée : 
Kiri no Sairen > Un brouillard se forme dans toute la zone autour de Ringu. L'humidité de l'air devient si importante que les opposants commencent à se noyer par le simple fait de respirer. De plus, le détective condense l'eau au niveau de la gorge pour empêcher ses victimes de crier. > Magie Multi-cible de type Eau, inflige Mutisme (20%).

Rubis+Béryl : 
Kika > D'un simple contact, Ringu fait bouillir l'eau à l'intérieur de son ennemi, faisant monter sa température corporelle, le brûlant de l'intérieur. >
Technique Physique, Monocible, type Eau+Feu.


Opale :
Toketsu Kanso > Ringu condense l'eau environnante en une bulle. Puis, par simple contact, la congèle en un pic de glace qu'il projette sur l'ennemi. >
Magie, Monocible, type Glace.

________________________________________________

Actions RP : 

Ringu accepte la lettre de Grenat.
Utilise son bon de transport pour se rendre sur Gaia à Costa del Sol. 
Incorporation de la Bataille Navale (An 3, Septembre). 
Reprise du RP avec Julian à la Grotte de Mithril.
_________________________________________________

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Frost
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MessageSujet: Re: Psaume à la Lumière de la Vérité   Mer 22 Fév - 14:18


Ringu gagne 550 gils et Julian en touche 500 gils !
Ringu et Julian montent au niveau 9 ! 

Ringu et Julian font du shopping ! 
Ringu dépense pour 4200 gils et Julian pour 1000 gils*

*transport inclus

Fiches modifiés !
Ringu et Julian s'en vont à la Mine de Mithril après un détour à la bataille navale


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Alphinaud Leveilleur
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MessageSujet: Re: Psaume à la Lumière de la Vérité   Mer 1 Nov - 10:32

Spoiler:
 

Alphinaud et Agnès viennent de Luca

Ils auraient de quoi papoter pendant qu’ils occuperaient du temps, avant de grimper sur le navire qui retournerait à Alexandrie sous peu. Agnès consentit à la proposition d’Alphinaud, avant de lancer le sujet des Primordiaux, donnant largement de quoi parler à l’élézen. Le jeune homme ne fut pas particulièrement surpris par la question, car après tout, il en avait fait mention parfois… disant souvent d’ailleurs que les chimères si amicales ici n’avaient absolument rien à voir avec les Primordiaux qu’il connaissait sur Hydaelyn. C’était bien pourquoi Agnès était intriguée.
« C’est une bien longue histoire. » Sourit-il, avant de pourtant entreprendre quand même d’expliquer. Il savait qu’ils avaient encore pas mal de temps à tuer, alors justement, une longue histoire était une bonne chose ! En marchant le long des quais, Alphinaud put parler de la nature des Primordiaux, des Asciens qui propageaient la pratique de ces terribles invocations pour souiller l’éther d’Hydaelyn et rependre le mal et la désolation via ces invocations funestes, et des combats que le Guerrier de la Lumière avait eut à effectuer pour en venir à bout. Autant dire que cela consuma énormément de temps…

L’élézen et sa camarade retournèrent vers le quai où le bateau de marchandise se situait. Agnès demanda s’il avait de quoi payer et évidemment, Alphinaud ne se voyait aucunement laisser sa nouvelle alliée payer la totalité du prix ! Surtout que c’était quand même cinq cent gils chacun… ce qui demanderait donc mille gils à la demoiselle ! C’était hors de question. « Oui. Je vais payer mon passage, ne te fais pas de soucis pour ça. » Il alla de suite chercher le compte d’ailleurs. C’était beaucoup comparé à ce qu’il avait, mais il savait qu’ils pourraient récupérer des gils autrement. Qui plus était, il se sentirait bien trop mal à l’aise si Agnès déboursait autant pour lui alors qu’il était apte à se payer le billet.

Il grimpa donc sur le navire, non pas sans avoir un léger nœud au ventre. Il se rappelait encore de ce long voyage entre Éorzéa et Othard… Brr. Il n’avait pas vraiment le mal de mer, mais il n’était pas de ceux qui étaient les plus à l’aise dans l’eau. Il s’abstint d’ailleurs de se tenir près des rambardes du navire, qui sait… Heureusement, ils eurent accès à une cabine confortable, loin de l’eau. Soulagé, Alphinaud s’installa et entendit Agnès commenter son bonheur à retourner sur son monde natal. Elle éprouvait une préférence notable pour celui-ci, le jugeant plus convivial.
« J’ai hâte de voir ça. » Il prit une profonde inspiration et l’expira aussi progressivement. « Pardonne-moi, je suis bien peu à l’aise avec la mer à proximité. Je pense que je vais rester majoritairement ici pendant la durée du voyage, si tu n’y vois pas d’inconvénient. » Il sourit, certes un peu nerveusement mais quand même. Ce n’était pas le mal de mer, ni même une peur panique de l’eau, juste une légère appréhension. Qui sait ce qui pouvait arriver en mer ? Tant qu’ils ne tombaient pas sur une île hantée par une sirène démoniaque, ils s’en tireraient bien…

Le voyage se déroula bien. Alphinaud alla parfois sur le pont mais pas trop souvent, et il put apprendre à connaître un peu mieux sa camarade pendant le temps qu’ils avaient à tuer. Quelques jours plus tard, ils arrivèrent au quai d’Alexandrie, où on les secoua tôt du matin pour leur demander de quitter le navire. Un peu bousculé aux premières lueurs du jour, Alphinaud récupéra ses affaires, puis suivit Agnès qui devait se sentir bien plus à l’aise à présent qu’elle était retournée sur un monde plus familier.

Alphinaud fut de suite frappé par l’architecture très ancienne, et pourtant magnifique des lieux. La pierre grise formait le quai et l’herbe décorait joliment les abords de celui-ci. Au devant, il pouvait apercevoir de grandes maisons aux toits orangés. Ses sourcils se haussèrent sous l’effet d’un étonnement sincère.
« Je crois que je n’ai jamais visité un endroit avec une architecture semblable. C’est très pittoresque. » Et ce n’était pas dit de façon moqueuse ou quoi. Il trouvait que c’était très coquet ! Il croyait un peu y repérer quelques éléments architecturaux rappelant vaguement Sharlayan telle qu’elle était jadis, mais ce n’était pas pareil. Ici, on sentait bien que c’était plus ancien, alors qu’en dépit de sa structure en pierre, Sharlayan disposait de technologies très avancées. Enfin… avant la guerre.

Il se tourna vers la Vestale, souriant.
« Bien, je compte sur toi pour me guider, Agnès. » Après tout, elle connaissait cette ville… du moins, c’était ce qu’il avait crut comprendre ? Si ce n’était pas le cas, ils pourraient toujours la découvrir ensemble. Une chose était sûre pour le moment ; ils devaient atteindre le château pour aller rencontrer la reine de cette belle ville.
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Agnès Oblige
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MessageSujet: Re: Psaume à la Lumière de la Vérité   Mer 1 Nov - 19:11

Comme attendu, le voyage avait duré quelques jours, des journées déjà bien longues quand on ne peut rien faire à part attendre, mais d’autant plus longue puisqu’Alphinaud avait confié ne pas être à l’aise en mer. Agnès n’en raffolait pas non plus bien qu’elle n’avait pas toujours le choix, mais contrairement à lui, elle prenait davantage le « risque » de se rendre souvent sur le pont. Pour sentir la brise marine, il n’était pas très surprenant de constater qu’elle appréciait le souffle du vent puisqu’il s’agissait de son élément de prédilection. Enfin, elle ne passait pas sa journée dehors non plus, ce voyage avait aussi été l’occasion de discuter et d’en apprendre plus mutuellement l’un sur l’autre. Sur la Route des Mycorocs, Agnès avait évoqué sa sœur aînée et Gaza Est, et elle avait développé un peu plus le sujet. D’ailleurs à un moment où la jeune femme s’était retrouvée seule, elle s’était enfin décidée à utiliser son pendentif pour communiquer avec Lailah – là était la particularité de son collier, si certains prenaient ca pour de la magie, il s’agissait en réalité d’une technologie terrienne, proche de ce qu’Alphinaud avait connu avec les Linkperles. Au moins avait-elle pu enfin prévenir sa sœur de ses découvertes et de la route qu’elle prenait actuellement.

Lorsqu’Alexandrie fut enfin en vue – ou du moins le port – ce fut une Agnès fatiguée qui se leva et quitta le navire. Ils avaient beau « ne rien avoir fait » de particulier pendant le voyage, l’air marin et l’attente avaient le don de vous épuiser mentalement. Heureusement, rien que le fait de se rappeler qu’elle était de retour fut un coup de fouet pour lui redonner un bon moral et c’est d’un pas pressé qu’elle attira Alphinaud en dehors du port. Ils étaient déjà à l’entrée du château, c’était un avantage, mais la ville était visible au loin, après le lac. L’architecture était nettement différente de tout ce qu’ils avaient pu voir sur Spira, et Alphinaud ne manqua pas de faire une remarque sur la chose. La prêtresse étira un sourire doux en observant le décor devant ses yeux.

- Je trouve que c’est ce qui donne tout le charme de cette ville.

Puisqu’elle était déjà venue ici, Alphinaud laissa tout le soin à Agnès pour le guider. Jusqu’ici, ca allait, ce serait une fois en ville que les choses allaient se compliquer : Agnès avait déjà de base un pittoresque sens de l’orientation, et en plus, les rues d’Alexandrie formaient un véritable labyrinthe. C’était bien pour cela qu’il y avait de nombreux guides engagés pour faire visiter la ville aux touristes et aux nobles, mais bon.

- Avant toute chose puisque nous sommes à l’entrée du château, je vais aller demander à la Générale Beate s’il est possible que la reine nous accorde une audience. J’ignore où se trouve son bureau en revanche, il va falloir qu’on interroge une Amazone. Nous allons éviter de dire d’emblée que tu viens voir notamment Alexandre, trop de personnes viennent ici pour ce motif.

Elle lui expliqua dans la foulée que les Amazones étaient une troupe de femmes qui composaient une partie de l’armée d’Alexandrie, sous les ordres de la Générale Beate, donc. Heureusement pour eux, elles n’étaient pas bien loin : dès les grandes portes du château, deux d’entre elles étaient postées devant pour les surveiller. Agnès avait encore du mal à savoir comment leurs armures si – trop – légères pouvaient bien leur servir en combat, mais soit … Dès lors qu’elle demanda à l’une d’elles s’ils pouvaient être amenés au bureau de la Générale, la réponse ne se fit pas attendre.

- Je suis désolée, mais avec les récents événements, la sécurité d’Alexandrie et de la salle du trône a dû être renforcée. La Générale Beate et le Capitaine Steiner sont en quasi permanence aux côtés de Sa Majesté. Si vous voulez demander une audience, vous devez vous rendre au bureau de mademoiselle Edéa Lee.* Mais avant cela, veuillez décliner votre identité, s’il vous plaît.
- Je vois … Je suis Agnès Oblige, la Vestale du Vent. Et voici Alphinaud Leveilleur. Nous sommes venus apporter des informations importantes à Sa Majesté.


Bon, ce n’était pas vrai concernant Alphinaud et il n’était pas dans les habitudes d’Agnès de mentir, mais elle savait combien la reine pouvait recevoir des quantités astronomiques de visites juste avec pour prétexte de rencontrer Alexandre. Autant dire que ca prenait beaucoup de son emploi du temps juste pour ca … Mais entre son identité et le motif de sa venue, il n’en fallait pas plus pour que l’Amazone accepte de les laisser entrer, mais par mesure de sécurité toujours, elle escorta le duo, laissant sa collègue seule temporairement à la protection de l’entrée. La fameuse Edéa Lee se trouvait à l’étage, un sacré bout en train rien qu’à sa manière de parler, mais plus méfiante que les Amazones chargées de la protection des lieux. Il en fallait un peu plus que dire « informations importantes » pour la convaincre, Agnès dut se résoudre à parler de Garland et de ce qu’Alexandre lui avait montré à son sujet – comme ca au passage, c’était une nouvelle preuve qu’elle ne venait pas pour la Chimère puisqu’elle avait déjà passé son épreuve, elle ! Un petit coup d’œil sur un emploi du temps, et l’audience était fixée. Le duo avait alors un peu de temps libre pour faire un tour et se préparer. Une fois seuls, Agnès descendit les marches du château mais s’arrêta en bas pour lever le nez vers le plafond – très haut – comme si un frisson la parcourait.

- Je suis sûre qu’Alexandre sait déjà que nous sommes là. Elle baissa alors les yeux vers son camarade. - Pour avoir vu Ramuh de mes propres yeux, je sais que certaines Chimères sont visibles, mais je n’ai jamais vu Alexandre, seulement entendu sa voix. Avant la fusion des mondes, celui qui a été invoqué sur Héra faisait partie du château … certains témoignages affirment même qu’il était le château lui-même ! Alors je me demande si c’est encore le cas aujourd’hui …

Ca avait un petit côté effrayant de se dire qu’il était possible que les murs même du château étaient habités par une Chimère !

- Bien, nous avons un peu de temps. Je ne pense pas qu’on puisse se promener librement dans le château dans le contexte actuel mais nous pouvons toujours prendre une barque pour se rendre soit dans les jardins, soit dans la ville. C’est comme tu le souhaites.

Elle n’avait jamais vu elle-même les jardins par contre.

*:
 
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MessageSujet: Re: Psaume à la Lumière de la Vérité   Dim 5 Nov - 11:16

Alphinaud n’avait pas réalisé qu’ils étaient en avant même du château, trop intéressé par l’architecture qui ne ressemblait en rien à tout ce qu’il avait connu jusqu’à présent. C’est Agnès qui le lui fit remarquer. Puisqu’ils étaient à l’entrée du palace, ils allaient demander à rencontrer une certaine générale Beate, afin de demander audience. Il comprit une chose essentielle : il ne faudrait pas de suite mentionner qu’il venait pour parler à Alexandre, puisque ce serait mal vu étant donné que trop d’individus venaient avec ce motif en tête. Effectivement, cela devait commencer à être lassant pour la reine…

C’est donc peu de temps après qu’Agnès croisa une femme vêtue très légèrement, il fallait bien l’avouer. C’était donc ça, les gardes de ce château ? Sans vouloir offenser qui que ce soit, Alphinaud ne put s’empêcher de songer que ce n’était pas très… efficace comme armure de protection. Mais soit ! Ce n’était pas de ses affaires et il laissa Agnès régler cette histoire. La Vestale déclina son identité, ce qui sembla suffire à faire bouger l’Amazone qui les guida jusqu’au bureau de cette Edéa Lee dont il était question un peu plus tôt. Alphinaud suivait simplement, sans gêne aucune, profitant du passage pour admirer les environs et noter de minuscules détails çà et là sur l’architecture.

Peu après qu’on leur ait demandé de patienter, Agnès confia être certaine d’Alexandre était au courant de leur présence. Alphinaud leva, par réflexe, le nez vers le plafond, mais n’y voyait rien de plus que ce qu’il en était – un plafond. Il comprit mieux quand Agnès mentionna que selon certains témoignages, le château lui-même serait Alexandre.
« C’est très semblable au Primordial du même nom qui existe sur Éorzéa. Bien que ce ne fut alors pas un château mais une ancienne machine invoquée par la tribu des gobelins… Afin de l’apaiser, le Guerrier de la Lumière a dû pénétrer en son sein pour atteindre son cœur et l’anéantir. » Bien sûr, ce n’était pas l’objectif ici. Qui plus était, on pouvait presque supposer que le Alexandre qu’avait connu Alphinaud était bien plus gigantesque que celui-ci.

Quoi qu’il en soit, ils avaient du temps à perdre, aussi Agnès proposa d’aller faire un tour. Ils ne pouvaient pas décemment visiter le château selon leurs aises mais ils pouvaient toujours aller dans les jardins via une barque. Ils pourraient aussi aller visiter un peu la ville… Alphinaud devait bien admettre que les deux choix étaient intéressants. Toutefois, il supposa très vite que Agnès devait déjà avoir vu et revu la ville, et qu’ils auraient d’autres occasions de visiter le cœur de la cité une autre fois, alors que ce n’était pas dit que les jardins soient accessibles à nouveau – il supposait que c’étaient les jardins du château, peut-être ouverts aux touristes autorisés, mais ce n’était qu’une hypothèse.
« Allons aux jardins. Je suppose qu’ils sont plus près que la ville, et il vaut mieux ne pas trop s’éloigner, au cas où l’heure de l’audience viendrait à être changée. » S’ils allaient se balader trop loin, ils ne pourraient pas être rejoints si aisément… et puis, pour Alphinaud, ça revenait au même : il visiterait quelque chose et s’abreuverait de connaissance là où ses yeux se poseraient.

Il laissa Agnès parler avec l’Amazone qui s’occupait de la barque, avant de grimper lorsqu’ils eurent le feu vert. Le petit quai contre lequel ils accostèrent de l’autre côté était bien plus raffiné, avec une petite sculpture en forme d’ailes qui ornait la pierre. Alphinaud n’y vit aucune signification outre celle d’une décoration délicate, bien qu’en fait, il s’agissait d’un memoriam à la tentative ratée des invocateurs d’appeler Alexandre cinq cent ans plus tôt, environ. Non pas qu’un natif d’un monde différent puisse le savoir, ça c’était clair…

« Tu es déjà venue au sein du château, auparavant ? » Demanda-t-il en s’éloignant un peu des quais, mais pas trop. Il n’osait pas s’avancer sans la proximité d’Agnès, jugeant par un quelconque instinct que puisqu’elle était native de ce monde, elle était son guide et devrait aller de l’avant pour qu’il la suive.
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MessageSujet: Re: Psaume à la Lumière de la Vérité   Dim 5 Nov - 12:11

Note au MJ, aux lecteurs et à Alphinaud:
 

Bien que les Primordiaux et les Chimères semblaient différents, ils avaient leurs similitudes également. Là où l’Alexandre d’Eorzéa semblait être autrefois une grosse machine, celui d’Héra semblait être le château lui-même. On pouvait deviner ainsi le pourquoi ce royaume s’appelait Alexandrie. Malgré tout, un frisson parcourut le corps de la jeune femme lorsqu’Alphinaud expliqua que son camarade avait du rentrer au sein même d’Alexandre pour pouvoir le détruire. C’était assez … glauque, quelque part, de se dire qu’on devait rentrer à l’intérieur du « corps » d’une entité. Remarquez, on pouvait presque dire pareil du château d’Alexandrie quelque part …

En tout cas puisqu’ils avaient du temps à tuer, Alphinaud choisit de se rendre dans les jardins royaux, il était vrai qu’ils étaient plus proches et en cas d’imprévus, le duo pourrait retourner plus vite au château. Agnès alla parler à l’Amazone qui s’occupait de la barque et ils n’avaient plus qu’à monter à bord. La demoiselle qui ramait inspirait un peu d’empathie de la part d’Agnès, ca ne devait pas être son jour de chance pour avoir été affecté au transport batelier ! Enfin bon, ce n’était jamais deux fois la même Amazone entre le matin et l’après-midi, et d’un jour à l’autre. Une fois de l’autre côté, Alphinaud se demanda si Agnès était déjà venue au château, chose qu’elle approuva d’un hochement de tête.

- Ruby et moi avions été frappées d’un sortilège lors de notre visite à Alexandrie. Nos âmes s’étaient échangées, nous étions dans le corps de l’autre. Brrr, rien que d’y penser, elle en tirait la moue ! - Nous étions venues au château dans l’espoir d’y trouver la solution. La reine était absente ce jour-là et la Générale Beate la remplaçait. Cette femme est réputée sur ce monde pour être une redoutable guerrière mais aussi pour ses soins prodigieux. Hélas ni elle ni Alexandre ne pouvaient y faire quoi que ce soit, c’était un sortilège certes, puissant, mais temporaire.

Bref, voilà comment elle s’était retrouvée au château et le pourquoi de fil en aiguille, elle avait passé l’épreuve d’Alexandre ! Les deux demoiselles n’étaient même pas venues pour Alexandre à l’origine, c’était Beate elle-même qui les avait guidées de son plein gré dans son antre, signe que même la Chimère souhaitait les rencontrer. Ah … Un voile de nostalgie passa sur le visage de la Vestale en repensant à cette époque qui lui semblait si lointaine … Mais alors qu’ils n’avaient pas encore quitté le quai, ce fut une personne pour le moins … inattendue, qui venait d’arriver. Et qui eut un bug de deux secondes en passant son regard sur Alphinaud, Agnès et … Alphinaud ?

SiegfriedSource : Image Officielle Final Fantasy XIV : Stormblood
Siegfried Thorne

- Alphinaud ? C’est bien toi ?

Peut-être aussi maladroite que banale comme question, mais que demander d’autre ? Bien sûr que c’était lui, mais du point de vue d’Agnès, son regard fut d’abord curieux, puis confus, puis elle observa à tour de rôle les deux garçons, puis elle fut encore plus confuse ! A voir la réaction de l’un comme de l’autre, ca semblait être une évidence.

- Vous vous connaissez ?

Bien sûr, Alphinaud avait parlé à plusieurs reprises du Guerrier de la Lumière, il l’avait mentionné il y avait quelques minutes encore avec Alexandre, mais Agnès ne connaissait ni son nom, et encore moins sa tête ! Enfin. S’il s’agissait du fameux Elu d’Hydaelyn, Agnès comprenait mieux les histoires à son sujet, il avait une carrure imposante et il y avait comme une aura qui planait autour de lui et qui forçait le respect. Mais à voir le sourire qui se dessina sur les lèvres du jeune homme, on pouvait aisément y deviner le réconfort et la joie qui le parcouraient à cet instant.

- Quel soulagement de retrouver un visage familier.

Enfin, un « bon » visage familier … Pas le visage d’une personne qui avait manqué de faire basculer une partie de son monde dans les ténèbres, n’est-ce pas.
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MessageSujet: Re: Psaume à la Lumière de la Vérité   Mar 7 Nov - 8:45

Un sortilège inversant l’âme de deux personnes d’un corps à l’autre ? Voilà qui donnait froid dans le dos ! C’était une bien sombre magie, mais heureusement, Agnès et son amie Ruby semblaient être parvenues à régler la question. Justement, c’est avec espoir de retourner dans leurs corps respectifs que les demoiselles étaient venues ici, preuve étant donc qu’Agnès était déjà venue au château. Le sortilège qui l’avait frappé était cependant tout à fait temporaire, si bien qu’au final, elles n’eurent rien à faire pour y remédier. Cela dit c’était tout de même inquiétant. Est-ce que ce genre de choses arrivait si fréquemment sur Héméra ? Alphinaud avait connu sa dose d’événements étranges, mais jamais une telle chose…

L’élézen posa le pied sur la pierre du quai, et à cet instant, une voix profondément familière raisonna dans le silence. Pris au dépourvu, le jeune homme sentit son cœur se serrer soudainement en tournant le regard pour reconnaître une grande et imposante silhouette qui se tenait là, tout près. La voix, les traits, la tenue, rien n’y trompait. Agnès sembla soudainement bien perdue et demanda s’ils se connaissaient, mais autant dire qu’Alphinaud était un peu trop bouche bé pour répondre à la vestale sur l’immédiat.
« Siegfried ? Mais comment.. ? » Alphinaud n’était pas dupe et savait très bien que s’il était ici, en dépit de quelques souvenirs manquants, c’était bien parce qu’il était mort. Si Siegfried était ici, était-ce donc pour la même raison ? Probablement… Il se souvenait d’une chose et c’était d’être décédé en ayant le cœur en paix, en sachant qu’Éorzéa était sauvée, comme son feu grand-père l’avait tant souhaité. Siegfried avait sans doute subit le même sort, mais de là à le revoir ici, maintenant, par un si grand hasard… Il en oublia encore une fois les politesses et ne répondit pas à Agnès – en dépit de ses manières habituelles.

Il sentit quelque chose lui piquer les paupières juste alors que le Guerrier de la Lumière disait que c’était un soulagement de retrouver un visage familier. Alphinaud dû se faire violence pour ne pas simplement se mettre à pleurer son bonheur – et n’avait-il pas promis de ne plus pleurer après l’épisode des Braves du Cristal ? Décidément, il était incorrigible. Il eut un petit reniflement mais ravala ses pleurs de joie et sourit enfin.
« Pareillement mon ami, quel soulagement de vous revoir. » En dépit de leur proximité, il ne fallait pas oublier non plus que la seule et unique personne que Alphinaud tutoyait était sa sœur - et Agnès maintenant, certes. Même le grand et illustre Guerrier de la Lumière, qui était pourtant son ami depuis de nombreuses années, recevait un vouvoiement. Et ce même si Agnès lui avait donné une bonne raison d’utiliser le tutoiement ! Les vieilles habitudes avaient la vie dure. « Je dois bien admettre que je ne m’attendais pas à vous revoir ici. Surtout compte-tenu de la méthode plus ou moins obligatoire pour mettre les pieds sur Héméra… » Il leva sa main pour l’approcher de son menton dans cette moue de réflexion qu’il abordait souvent, avant de l’abaisser, pour mieux voir son ami et bouger la tête de droite à gauche.

« Peu importe. Je suppose que comme moi, vous êtes parvenus à vos fins et n’êtes ici que des suites de votre existence de jadis. » En tout cas, il l’espérait du fond du cœur. « Mais que faites-vous donc à Alexandrie ? Qui plus est, au château ? » Il ne pouvait pas être ici par hasard n’est-ce pas ? Il devait forcément y avoir une raison, et Alphinaud savait bien que Siegfried n’allait pas çà et là sans avoir une raison.

Il tourna la tête ensuite vers Agnès pour constater qu’il l’avait un peu… oublié. Gêné, il se reprit de suite.
« Oh, mes excuses Agnès ! Comme vous pouvez le constater, Siegfried et moi sommes des amis de longue date… Voici Siegfried Thorne. Il s’agit du Guerrier de la Lumière qui sauva Éorzéa et ses contrées voisines. Je l’ai secondé au travers la majorité de ses aventures. Mais en toute honnêteté, c’est surtout lui qui fut d’une précieuse aide pour nous tous… » Il sourit à la vestale, avant de se tourner vers le guerrier. « Et voici Agnès Oblige. Comme j’ai à l’époque guidé votre route, elle guide à présent la mienne sur ce monde dont je ne connais encore que trop peu de choses. » Il les regarda tour à tour, heureux de les présenter. Après tout, il n’aurait jamais eu espoir de croiser le Guerrier de la Lumière, alors on pouvait dire qu’il était fort heureux tout court !
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MessageSujet: Re: Psaume à la Lumière de la Vérité   Mer 8 Nov - 19:01

SiegfriedSource : Image Officielle Final Fantasy XIV : Stormblood
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Complètement larguée dans ce qu’il se passait, Agnès ne pouvait que servir de témoin aux retrouvailles entre Alphinaud et Siegfried. L’un comme l’autre, ils étaient soulagés de retrouver des connaissances, même si oui, qui disait retrouvailles sur Héméra, disait mort sur Hydaelyn. Agnès ne savait plus si elle devait être heureuse ou désolée, là ! Mais à la remarque de l’élézen, Siegfried hocha la tête de gauche à droite, lentement.

- Je l’ignore, ma mémoire me joue des tours sur les événements qui ont précédé ma mort. Puis vint la question inévitable : que faisait-il à Alexandrie ? Un soupir s’échappa alors de ses lèvres, ah … Ca n’avait rien de réjouissant ca, hélas. - C’est une longue histoire … Et son expression sérieuse laissait penser que c’était bien plus grave qu’on ne pourrait le penser.
- Nous avons un peu de temps devant nous, vous êtes libre de la raconter.

Se permit Agnès … qui rappela d’une certaine manière – et involontairement - qu’elle était là. Ce qui poussa Alphinaud à faire les présentations, mais plus il en étalait, plus la Vestale se mit à sourire. Plus que de l’amitié, l’éloge qu’il faisait de son camarade laissait penser qu’il le considérait comme un modèle. Mais s'ils étaient amis de longue date, pourquoi le vouvoyait-il !? Puis il présenta la demoiselle et si Siegfried resta courtois dans un premier temps, il finit par étirer un sourire amusé.

- Tiens donc, Alphinaud a réussi à retenir le nom d’une fille, quel exploit.

Petit clin d’œil à leur disparue amie Minfilia qui lui avait fait la même remarque pour se moquer de lui, à l’époque des émeutes des réfugiés à Ul’Dah. Une jeune fille avait perdu ses parents dans l’agitation et Alphinaud l’avait aidée le temps que Siegfried règle quelques affaires pour le compte des Héritiers. De son côté, Agnès battit des cils quelques instants avant de se mettre à rire.

- Parce que ca arrive souvent ? Siegfried haussa des épaules.
- Si j’en crois les dires d’une vieille amie. Une quelconque réaction de la part de l’élézen, et le Guerrier de la Lumière reprit une expression plus sérieuse. Grave même. - Pour répondre à ta précédente question Alphinaud, je suis venu ici dans l’espoir d’y rencontrer la reine d’Alexandrie. Mais j’ai l’impression qu’elle est beaucoup demandée.
- La reine ? Nous devons la voir tout à l’heure pour une affaire urgente … et dans l’espoir qu’Alphinaud puisse rencontrer Alexandre. Êtes-vous venus dans ce même but ?
- Alexandre ? L’une de vos Chimères c’est cela ? J’y avais déjà pensé, mais c’est une de mes découvertes alarmantes de Dali qui m’a poussé à venir ici.


Des nouvelles alarmantes de Dali ? Agnès se mit à réfléchir et … et mais attendez !?

- C’est vous l’homme dont les journaux parlent ? La personne qui a aidé les habitants de Dali à reprendre leur vie en main ? Il acquiesça d’un hochement de tête et se tourna vers son ancien – et pendant longtemps – compagnon de voyage.
- J’aurai voulu que ces retrouvailles se passent d’une autre manière mais autant rentrer dans le vif du sujet puisque la question a été posée. Si j’ai quitté Dali pour venir ici, c’est parce que nous ne sommes pas les seuls à être revenus d’Hydaelyn. J’ai eu la – désagréable – surprise d’y croiser Sire Zephirin.

Et même davantage … Pour une personne aussi intelligente qu’Alphinaud, Siegfried n’aurait pas besoin d’en dire plus pour se douter que les retrouvailles s’étaient, de leur côté, trèèèès mal passées. Bon en revanche du côté d’Agnès, c’est bon, on l’avait perdue à nouveau ! Elle ignorait bien qui était cet individu contrairement aux deux garçons.
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MessageSujet: Re: Psaume à la Lumière de la Vérité   Ven 10 Nov - 9:35

A priori, Siegfried avait également quelques soucis de mémoire, voilà qui était… pouvait-on vraiment dire inquiétant ? Au moins, Alphinaud se sentait nettement moins esseulé dans cette situation. Lui-même avait quelques troubles avec ses souvenirs. Etait-ce donc quelque chose de normal pour ceux qui revenaient à la vie ? Alphinaud leva une main pour l’apposer contre son menton et essayer de se souvenir si Agnès avait déjà mentionné quelque chose de similaire auparavant, mais il lui semblait pourtant bien nettement que non.
« C’est la même chose pour moi. Mais peu à peu, certains souvenirs me reviennent. Je suppose qu’il en sera de même pour vous sous peu. » Sourit-il pour rassurer le grand guerrier, ce qui donnait une image somme toute étrange. Une personne si grande et forte devrait être celle qui rassurait les autres après tout. Cependant, Siegfried n’était en aucun cas porteur de bonnes nouvelles, et l’élézen le devina rien qu’à voir son visage se rembrunir lorsque le jeune homme demanda pourquoi il était à Alexandrie.

Agnès l’intima de poursuivre quand bien même le Guerrier de la Lumière expliqua que c’était une longue histoire, mais puisque Alphinaud venait de présenter la demoiselle, Siegfried se permit de plaisanter en disant qu’il était somme toute rare qu’Alphinaud se rappelle du prénom d’une fille ! De suite, le garçon aux oreilles pointues vira au rouge pivoine.
« C-c’était il y a bien longtemps de ça… » Il se passa une main derrière la tête avant de la secouer de droite à gauche. Rho la la, décidément les vieilles habitudes avaient la vie dure ! Pourquoi tout le monde aimait le taquiner à ce point ? Dites donc ! Au moins, ça n’en était pas au point de Krile qui allait cracher qu’il avait un coup de crayon tout à fait extraordinaire rien que pour impressionner les demoiselles au centre d’études de Sharlayan… mais quand même !

Heureusement, le sujet ne resta pas trop sur la table et heureusement, parce que le pauvre Alphinaud ne savait déjà plus où se mettre. Redressant la tête, l’élézen attendit que son ami ne réponde à son interrogation – la raison pour laquelle il était venu voir la reine principalement – et il admit que ce n’était pas pour venir voir Alexandre contrairement à la majorité des visiteurs. C’était une découverte alarmante à Dali qui l’avait précipité à Alexandrie : il avait découvert qu’une autre personne d’Hydaelyn était revenue ici, et Alphinaud sentit ses entrailles se nouer en devinant déjà que ce n’était pas l’un de leurs amis.

« Par les Douze ! » Sire Zephirin, vraiment ?! Parmi tous leurs adversaires, ça devait être lui ? Certes il n’avait pas été le plus… majoritairement présent, mais cet homme était d’une cruauté sans pareille, et vouait un respect tout à fait irréprochable à l’Archevêque, suivant la moindre de ses demandes en tant que bras droit. « J’ai du mal à le croire… » Alphinaud bougea la tête de droite à gauche, le visage clairement en proie à un désarroi profond. Agnès devait être tout à fait confuse, la pauvre… mais l’élézen tentait encore d’enregistrer l’information qui peinait à s’inclure dans son cerveau. « Parmi tous nos ennemis, il fallait que ce soit un Chevalier de l’Azur qui recroise notre route… » Déplora-t-il juste avant un soupir marquant un léger découragement.

Il se tourna vers Agnès, le visage marqué par une certaine inquiétude.
« Sire Zephirin est l’un de nos anciens… adversaires. Il servait les sombres desseins de l’Archevêque Thordan VII qui régnait sur l’église orthodoxe d’Ishgard, une cité-état d’Hydaelyn. Il était entouré de douze chevaliers, tous des hommes, appelés les Chevaliers de l’Azur, chargés de lui obéir et de le protéger jusqu’au-delà même de la mort. » Il jeta un coup d’œil vers Siegfried en semblant désolé, et avec raison vu ce qui suivit. « …cet homme a assassiné l’un de nos plus proches amis, sire Haurchefant. Indirectement – à vrai dire, il a tenté de tuer Siegfried en l’attaquant en fourbe, mais sire Haurchefant s’est interposé. » Forcément, ce souvenir en fut pas sans envelopper l’ambiance d’un voile grisâtre, mais Alphinaud n’avait pas terminé ses explications, et suite à ce qu’on pourrait associer à une minute de silence, il reprit pour faire comprendre à Agnès pourquoi la présence de Sire Zephirin était, ici, un réel problème.

« Les Chevaliers de l’Azur se considèrent comme des frères d’armes, liés les uns aux autres à la vie à la mort. Afin d’empêcher les Chevaliers et l’Archevêque d’atteindre un statut quasi-divin pour régner en terreur sur Éorzéa, Siegfried n’a eu d’autres choix que de les occire… Tu peux d’ores et déjà deviner que Sire Zephirin doit être animé d’un désir de vengeance imperturbable à l’heure qu’il est. » Siegfried devait sûrement déjà l’avoir rencontré s’il pouvait parler de sa présence comme d’une certitude. « C’est un homme très dangereux. Rien ne dit ce qu’il pourrait faire pour tenter d’accomplir son objectif de jadis. » Il paraissait tout à fait inquiet, et avec raison ! Mais peut-être que Siegfried aurait davantage d’informations à leur transmettre à ce sujet ?
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MessageSujet: Re: Psaume à la Lumière de la Vérité   Ven 10 Nov - 14:42

SiegfriedSource : Image Officielle Final Fantasy XIV : Stormblood
Siegfried Thorne

C’était assez difficile de se retrouver entre deux personnes lors de retrouvailles, surtout lorsqu’elles commencent à aborder un sujet dont vous ignorez tout. C’était le cas d’Agnès à ce moment-là, et l’on pouvait dire que les rôles étaient inversés. Alphinaud avait eu son lot de confusion en débarquant sur Héméra et la Vestale avait eu tout le loisir de lui déballer des histoires sur Héméra. Siegfried – après une petite moquerie sur son camarade – reprit tout son sérieux pour expliquer la raison de sa venue à Alexandrie. Agnès ignorait qui était ce Zephirin, mais à voir la réaction de l’élézen, ce n’était clairement pas une bonne surprise.

Et pour cause, il commença à expliquer à la jeune femme de qui il s’agissait, en parlant de l’Eglise sur son monde, à Ishgard … L’Archevêque. Thordan. Chevaliers de l’Azur. Oh la la. Ca faisait beaucoup d’un coup, mais elle semblait surtout déduire qu’ils n’étaient pas des saints en dépit du fait qu’ils appartenaient à une religion. Et surtout qu’un de ses « fidèles » - le fameux Zephirin – avait assassiné un de leurs amis. La mine sombre de Siegfried en disait d’ailleurs long sur la nature de leur relation. Plus que des alliés, c’était certain, ils étaient de très bons amis. Ce dernier se rappelait encore qu’à ses derniers instants, Haurchefant lui avait dit que les héros « n’avaient pas le droit d’être tristes ». Certes … ca avait été difficile dans un premier temps de ne pas l’être, mais ses dernières paroles et sa mort en elle-même avaient été une source de motivation pour pousser Siegfried à toujours donner le meilleur de lui-même. Trop de personnes s’étaient sacrifiées pour lui permettre de faire briller la lumière.

Du côté d’Agnès, elle semblait comprendre que Siegfried avait dû abattre les Chevaliers et leur leader, et que les retrouvailles n’avaient pas dû être joyeuses. Lorsqu’Alphinaud mentionna un désir de vengeance, le Guerrier de la Lumière répliqua presqu’aussitôt.

- Ce n’est rien de le dire.
- Mais … Si cet homme est revenu à la vie lui aussi, qui dit que ce n’est pas aussi le cas de ses camarades ?
Siegfried battit des cils un instant. Bah quoi, il n’y avait pas pensé ?
- C’est possible, mais je n’en ai pas la moindre idée. Et s’il y a bel et bien d’autres Chevaliers de l’Azur en vie, il semblerait que Zephirin l’ignore lui aussi. Il était plutôt accompagné d’un homme étrange qui d’ailleurs ne me dit rien qui vaille non plus. Il n’avait pas l’air bien innocent.

Il commença à fouiller dans ses affaires pour tendre un papier vers les deux jeunes gens. Puisqu’Alphinaud ne pouvait pas lire, Agnès se chargea de le prendre pour lire rapidement les lignes.

- J’ai récupéré ca à Dali, les soldats l’avaient sur eux.
- C’est un avis de recherche venant de Tréno. Mais il ne mentionne qu’un certain Aymeric et un dénommé Vlad.
- La première description correspond à Zephirin, il a juste salement emprunté le nom d’un de nos amis communs, à Alphinaud et moi. J’en ai profité pour révéler sa véritable identité. Le deuxième en revanche, j’ignore s’il s’agit de son vrai nom, mais sa façon de faire m’a laissé perplexe. Quelque chose clochait chez lui, son aura même. Il a abordé un sourire trop malsain à mon goût pour être innocent lorsque je leur ai montré qu’ils étaient recherchés, et j’ai du mal à concevoir que deux personnes pareilles venaient réellement aider Dali après le désastre que le village a vécu.


Entre temps, l’avis de recherches avait été retiré, mais Siegfried avait conservé le sien. Sûrement pour s’en servir comme une quelconque preuve auprès de la reine. Agnès s’était faite songeuse tout à coup.

- Si ces deux personnes sont mal intentionnées, il est vrai que c’est à se demander ce qu’ils sont venus chercher dans un village en ruines et en deuil comme Dali …
- Je sais juste que les criminels se plaisent à revenir sur leurs scènes de crime.
Agnès pencha la tête sur le côté, ne voyant pas trop où il voulait en venir. - Je n’ai aucune preuve de ce que j’avance, ni même s’il s’agit de Zephirin, de ce « Vlad », ou même des deux. Mais Dali est détruite, il y a comme un assassinat qui a été déjoué à Tréno, ils sont recherchés, puis ils se rendent à Dali, et quelques temps plus tard, Tréno commence à subir des changements d’ampleur, alors que ca a été justement leur destination après Dali ?

Agnès fronça des sourcils, que quoi ? Ils sont recherchés à Tréno mais ils retournent quand même !? Oui ok ils retournent sur leur scène de crime ici … mais quand même ! Honnêtement elle avait du mal à suivre. Visiblement Siegfried aussi et pourtant, c’était comme si son instinct lui disait quelque chose. D’ailleurs Siegfried tiqua sur quelque chose.

- Attendez. Vous vous appelez Agnès Oblige ?
- E-Euh, oui.
- Une certaine Edna Oblige se disait Vestale de la Terre à Dali. Elle est repartie justement avec eux à Tréno et c’est notamment grâce à elle que la ville a pu commencer à changer son économie. De là à dire qu’elle coopérait avec, il n’y a qu’un pas.
- V-Vous avez vu ma sœur !??? Par tous les dieux !! Je ne l’ai pas revue depuis des années !!
Si Agnès s’en réjouissait, elle reprit tout aussi vite son sérieux. - Mais pourquoi aiderait-elle de tels individus … ?

Malgré tout, il avait Alphinaud, et ce dernier avait un esprit de déduction et une façon d’émettre des hypothèses qui en avaient impressionné plus d’un.

- Ca sent l’anguille sous roche, tu en penses quoi Alphinaud ?

De bien drôles d’événements semblaient être orchestrés sur Héra … Et Agnès en était encore plus troublée à l’idée de se dire que l’une de ses sœurs faisait partie de tout ca. Sur le moment, elle en oubliait la vraie raison de sa venue ici et semblait animée par le désir de mettre la main sur Edna pour faire la lumière sur ces histoires. Siegfried aurait pu se méfier d’Agnès en l’associant à sa sœur, pourtant il voyait bien qu’elle était elle-même confuse – et elle avait bien dit que ca faisait des années qu’elle ne l’avait pas vue. Mais non, même concernant Edna il ne savait pas, elle était restée à Dali un long moment pour aider les habitants et tout à coup elle était repartie avec des personnes hostiles pour mettre en place un projet dans une ville où ils étaient recherchés. C’était bizarre non ? Etait-ce vraiment qu'un hasard ou une vraie coïncidence ?
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MessageSujet: Re: Psaume à la Lumière de la Vérité   Sam 11 Nov - 17:14

La nouvelle du retour de Zephirin n’était absolument pas réjouissante, évidemment. A présent, Alphinaud avait un nœud d’inquiétude dans l’estomac et se sentait inapte à s’en défaire. Ça alla de mal en pi quand Agnès suggéra que d’autres Chevaliers de l’Azur étaient peut-être revenus aussi sur Héméra, laissant Alphinaud sincèrement nerveux à cette idée. Elle n’avait pas tort, et même Siegfried sembla temporairement troublé par cette hypothèse. Et si c’était vrai ? Certes Zephirin l’ignorait si c’était le cas, comme le mentionna le Guerrier de la Lumière, mais ça n’en restait pas moins angoissant comme perspective.

Pourtant, Zephirin n’était pas seul, bien que ce ne fut pas un Chevalier de l’Azur. Il était accompagné d’un homme inquiétant selon Siegfried, et Alphinaud savait que l’instinct de son ami ne mentait jamais. Il leur montra une feuille de recherches récupéré chez un soldat de Dali et celle-ci indiquait des descriptions et donnait deux noms : Aymeric et Vlad. Le cœur d’Alphinaud sursauta alors que le Guerrier de la Lumière donnait une explication à ce sujet : Zephirin avait utilisé l’identité d’un de leurs amis pour salir sa réputation et également, bien sûr, se camoufler des regards. Heureusement, Siegfried avait éclairé les gardes à ce sujet.
« Tsch, de quel droit se permet-il une telle chose ? » Se fâcha Alphinaud en fronçant les sourcils, cela dit, il se retint d’en dire davantage, vu qu’il ne souhaitait pas tellement passer pour un malotru aux yeux de la vestale. Celle-ci était de toute façon accrochée aux paroles du Guerrier de la Lumière et le fut d’autant plus lorsque, après avoir parlé de ses doutes au sujet du duo, Siegfried demanda à Agnès si elle se nommait Agnès Oblige, et fit le lien avec une certaine Edna Oblige.

De suite, la brunette mentionna que c’était sa sœur et parut extasiée à l’idée de la revoir. Ce qui était inquiétant cependant, c’était bien qu’elle semblait travailler de paire avec Zephirin et ce Vlad, ce qui laissa, et avec raison, Agnès perplexe. Troublée, la jeune femme demanda pourquoi elle aiderait de telles personnes, mais là, ni Siegfried, ni Alphinaud ne pouvaient l’aider. L’élézen leva sa main à son menton en penchant la tête, on aurait put voir les rouages de ses réflexions se mettre en route alors que Siegfried notait qu’il devait y avoir anguille sous roche. Il lui demanda son avis, et bien qu’Alphinaud ne fut guère confortable à dire du mal de la sœur d’Agnès, il ne pouvait se permettre d’omettre aucune éventualité.

« Nous n’avons pas si bien connu Zephirin vous et moi. Nous ne connaissions que sa dévotion imperturbable pour l’Archevêque et sa cause. J’ignore si c’était un grand manipulateur ou un maître des mots. Il jouait fort bien la comédie toutefois lorsqu’il a prétendu nous avoir arrêté des suites d’une malencontreuse erreur. » Il parut presque dédaigneux sur le coup. Malencontreuse erreur. Tseuh. Il avait même semblé sincèrement désolé, ce brave chevalier. Quel beau parleur celui-là ! « Je ne connais en aucun cas cette Edna cependant, je ne peux donc guère la juger. Toutefois, Agnès… » Il se tourna vers la concernée. « Tu dis ne pas l’avoir revue depuis de nombreuses années n’est-ce pas ? Qui sait, peut-être a-t-elle grandement changée depuis la dernière fois que tu l’as rencontrée. » C’était de mauvaise augure cependant. Si une vestale travaillait avec Zephirin et ce Vlad, ça n’annonçait rien de bon.

Mais Alphinaud tenta d’être magnanime, et de voir les deux côtés de la médaille.
« Vous dites qu’elle a aidé à changer l’économie de Tréno. Je ne connais pas cette ville, mais j’en déduis que ce n’est pas une mauvaise chose ? » En effet, ou du moins de ce qu’il se rappelait, Agnès ne lui avait pas parlé de Tréno. Ce n’était pas vraiment le sujet de conversation en même temps. « Peut-être que Zephirin et cet autre individu l’ont convaincus que ce serait pour le bien de cette ville, d’où sa participation ? » Evidemment, il n’y aurait qu’une seule manière de le découvrir, et ce serait d’enquêter là-dessus, voire même de rencontrer cette Edna. Mais si Agnès ne l’avait pas vu depuis si longtemps, Alphinaud supposait qu’elle ne débarquerait pas comme ça dans les parages. Quoi que le hasard semblait leur faire cadeau de sa présence actuellement, ne serait-ce qu’avec cette rencontre avec Siegfried ! Des retrouvailles douces-amères, mais tout de même.

« Toute cette histoire ne me dit rien qui vaille. » Admit Alphinaud. « Je crois qu’il est important d’en parler à la reine. L’objectif de Zephirin et de ses frères d’armes était de régner en maître via sur Éorzéa en employant la terreur pour imposer la paix… Rien ne dit qu’il ne tentera pas d’essayer de faire de même sur Héra — voire même sur Héméra ! » Il jeta un regard soucieux sur Siegfried, puis sur Agnès. « Crois-tu que Sa Majesté nous écoutera ? » Il ne connaissait absolument pas Grenat, et ne pouvait donc pas en déduire que oui. Heureusement pour lui, il s’agissait là d’une reine bienveillante qui tenait à la sûreté de son peuple. L’oreille promettait donc d’être en effet tendue.
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Agnès Oblige
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MessageSujet: Re: Psaume à la Lumière de la Vérité   Sam 11 Nov - 18:02

SiegfriedSource : Image Officielle Final Fantasy XIV : Stormblood
Siegfried Thorne

Les faits rapportés par Siegfried étaient inquiétants, Agnès aurait pu s’en sentir un poil concernée si la sécurité d’Héra était menacée … mais puisque sa sœur était potentiellement dans le coup, elle ne pouvait plus fermer les yeux, à vrai dire, elle devrait même avertir Lailah et le Grand Prêtre qu’elle avait une piste pour retrouver Edna ! Mais pour l’heure, trop d’éléments étaient encore confus, et Siegfried s’était tourné vers Alphinaud pour avoir son avis. S’ils ne connaissaient pas non plus Zephirin personnellement, ils lui connaissaient un côté manipulateur. Si Agnès comprenait bien ce que son camarade expliquait, ils avaient été portés en justice soi-disant à cause d’une erreur. La vérité, c’est surtout qu’ils avaient essayé d’éloigner au possible le Guerrier de la Lumière et ses alliés des histoires d’Ishgard et de leurs projets. Toutefois lorsqu’Alphinaud supposa qu’Edna avait pu changer depuis ces dernières années, Agnès s’en vexa, comme aveugle de croire qu’elle aurait pu basculer du mauvais côté.

- C’est impensable ! Non. Ce n’est pas acceptable !

Elle plissa des yeux mais daigna bien vouloir expliquer la situation de Tréno.

- Tréno est la Cité des Nobles. Cette ville est réputée pour la noblesse, officiellement parlant. Officieusement, tout le monde lui connaît la réputation des deux extrêmes. Les riches vivent dans les hauts quartiers, et les pauvres dans la basse ville.

Siegfried semblait curieusement réfléchir à quelque chose tout à coup, et après explication, Alphinaud se demandait aussi s’il était possible que Zephirin et Vlad n’aient pas simplement manipulé Edna. Agnès écarquilla les yeux à ce moment. Non pas qu’elle était outrée des propos de son camarade cette fois, mais surtout parce que … non. Manipulée, impossible. Mais l’inégalité de la ville aurait été justement le genre de sujet qu’Edna n’aurait pas aimé ! Enfin, avant qu’elle ne dise quoi que ce soit, Alphinaud termina son analyse et partagea ses craintes, en se demandant même si Grenat les écouterait. S’il était question d’une potentielle menace pour son pays, Agnès doutait que la reine ferait la sourde oreille.

- Héra a eu son lot de souffrances par le passé, et Grenat est une reine appréciée de son peuple, très dévouée à sa protection. Je doute qu’elle rira de ces histoires. Elle leva les yeux vers Siegfried. Diantre qu’il était grand à côté d’elle. - Nous avons réussi à obtenir une audience pour tout à l’heure. Vous n’aurez qu’à nous accompagner, je doute que la reine comme les gardes protestent votre présence au vu des nouvelles que vous apportez. Je vous apporte également mon soutien, en passant.
- S’il s’agit d’un Chevalier de l’Azur, je ne voudrais pas que vous vous en mêliez.
- S’il s’agit de ma sœur également et de la sécurité du pays où je suis née, je suis d’ores et déjà concernée.


Répondit-il presque sèchement. Elle savait se faire entendre quand il le fallait et de toute façon, elle était bien trop têtue pour qu’on l’évince de cette histoire maintenant ! Siegfried la fixa un instant avant de se mettre à sourire, il voyait bien qu’il n’y avait pas à insister. Chose dite, Agnès invita le duo d’Hydaelyn à la suivre dans les jardins, n’étaient-ils pas venus ici pour visiter un peu à l’origine ? Mais tout en marchant, Agnès revint sur le sujet de la Vestale de la Terre, en s’adressant principalement à l’élézen.

- Je pense surtout qu’il faut essayer de mettre la main sur Edna pour connaître la vérité. Alphinaud, il est vrai que je n’ai pas vu ma sœur depuis des années, mais les Vestales ont le cœur pur. C’était peut-être prétentieux d’affirmer cela en sachant qu’elle en était une elle-même, mais elle savait très bien que les sages ne l’avaient pas choisi au hasard, le jour où elle était née. - Edna a toujours été une personne très … spéciale. Je ne sais pas si on peut parler d’une justice, mais elle n’a jamais apprécié l’inégalité. De là à dire qu’elle aurait pu subitement choisir de changer les lois de Tréno … ca lui ressemblerait de participer à un tel projet mais pourquoi maintenant, et pourquoi avoir accompagné deux criminels ? Pour les ramener à la justice ?

Tout à coup, Agnès remettait en doute la présence d’Edna dans cette histoire. Si ce n’était qu’un pur hasard ? Siegfried se replongeait alors dans ses réflexions.

- Je dois admettre que vous marquez un point, il va falloir retrouver votre sœur. Mais en parlant d’économie, Héra ne cesse d’en être bouleversée, n’est-ce pas ?
- Hum … Il est vrai que lorsque je me trouvais à Lindblum la dernière fois, les prix avaient flambé tout à coup sans leur fournisseur … c’était après la … destruction de Dali.


Agnès battit des cils toute seule. Mais qu’elle avait été naïve !! De son point de vue, ca n’avait été qu’un acte de cruauté de massacrer des innocents et ravager les champs ! Elle s’en était même arrêtée et s’en trouvait bouche bée.

- Dali était le fournisseur de combien de royaumes ?
- Je dirais de presque tous sur ce continent ?
- Dali est détruite, les prix flambent partout, et vous avez parlé d’une différence sociale notable à Tréno.


La situation n’avait pas dû s’arranger à Tréno si les pauvres avaient encore plus de mal à payer leurs nourritures et les nobles, réputés pour être des rapaces, avaient dû s’arracher le marché pour faire leurs réserves avant une éventuelle pénurie. Siegfried avait tourné ses yeux vers Alphinaud pour voir si ce dernier était en train de réfléchir. En général tout ca, c’était sa spécialité, et peut-être que ca rassurerait l’Elu du Cristal de sentir qu’il n’était pas le seul à y voir quelque chose de vraiment trop bizarre avec tous les faits rapportés précédemment.

- Tu vois où je veux en venir Alphinaud, n’est-ce pas ? Mon ami, je ne vais pas te mentir. Je compte prévenir chaque royaume d’Héra de ce danger potentiel. Je ne doute pas que si la reine accepte de nous croire, elle enverra des missives, des courriers, à ses alliés voisins, et je suis prêt à jouer son porte-paroles. Mais si ce n’est pas trop te demander, j’aimerais que tu fasses quelque chose pour moi. J’aimerais que tu ailles enquêter à Tréno. Je sais que tu es mieux placé que moi pour trouver de bonnes réponses.

En espérant qu’ils mettent la main sur Edna aussi en passant. Si elle avait aidé Tréno, elle devait être encore là-bas, ou du moins pas très loin, à l’heure actuelle. Si déjà ils arrivaient à la voir et à lui arracher des réponses, ce serait un grand pas en avant.
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MessageSujet: Re: Psaume à la Lumière de la Vérité   Dim 12 Nov - 11:59

Sans le vouloir, Alphinaud vexa un tantinet Agnès, qui s’offusqua de suite en disant que sa sœur ne pouvait avoir changé. C’est ce qui vint plus ou moins pousser l’élézen à supposer plutôt que Zephirin et ce Vlad utilisaient, peut-être, Edna en employant le bonheur du peuple et en prétendant que c’était pour le mieux. Lorsque la vestale parla de Tréno et de sa hiérarchie sinistre, Alphinaud ne put que tendre vers cette supposition encore davantage.

Qui plus était, à priori, il n’y avait aucune raison pour que la reine n’écoute pas leur histoire : c’était une dame compréhensive qui aimait son peuple, aussi n’y avait-il aucune raison pour qu’elle n’entende pas raison s’ils lui parlaient de la menace que représentait le Chevalier de l’Azur. A ce sujet, Siegfried demanda à ce que Agnès reste en dehors de ça, mais la vestale démontra un comportement des plus farouches lorsqu’elle s’obstina ouvertement avec le Guerrier de la Lumière à ce sujet. C’était sa sœur, et elle était après tout sur sa terre natale, elle n’avait aucunement l’intention de rester là à ne rien faire. Dès lors qu’Alphinaud vit Siegfried sourire, il comprit que c’était entendu.
« Ma foi, j’ai bien cru entendre Alisaie l’espace d’un instant. » Sourit-il en échangeant un regard avec Siegfried. Certes Agnès ne pourrait pas savoir pourquoi mais il lui avait déjà parlé de sa sœur jumelle, et on pouvait facilement en déduire qu’elle était bien plus directe et obstinée que lui juste avec cette comparaison ! Non pas que ce soit une mauvaise chose.

La suggestion d’Agnès était simple : il faudrait trouver Edna pour en savoir davantage. Elle expliqua alors à Alphinaud que les vestales avaient le cœur pur, c’était bien la raison pour laquelle elles étaient vestales. Edna était certes assez spéciale en son genre, mais elle n’en était pas une mauvaise personne pour autant. Elle dépréciait l’inégalité, et il y avait fort à parier pour qu’elle ait souhaité changer les règles à Tréno pour donner aux pauvres les mêmes privilèges que les riches. Peut-être avait-elle donc été manipulée à aider ces gens avec cet objectif à la clef.

Sauf que soudainement, le sujet bifurqua sur autre chose, toujours en concordance avec sire Zephirin et son curieux acolyte. Il fut question de l’économie d’Héra qui avait drastiquement changé récemment, et Siegfried fit de nombreuses connexions. Alphinaud put rapidement comprendre où son ami souhaitait en venir… Justement, celui-ci se tourna vers lui pour lui faire une demande spéciale : il voulait qu’il se rende à Tréno pour enquêter sur la question. Lui, il irait prévenir chaque royaume d’Héra de cette menace potentielle. Alphinaud ne comptait évidemment pas aller à l’encontre d’une requête de la part du Guerrier de la Lumière lui-même… et mine de rien, peut-être que cela leur donnerait des pistes sur Edna.

Il hocha donc de la tête.
« Entendu. Nous irons à Tréno suite à notre visite à la reine. » Il tourna son regard vers la vestale. « Pardonne-moi de prendre une décision aussi précipitée, mais je présume que tu n’y vois pas d’inconvénient. Qui plus est, si Edna a été aperçue à Tréno, je suppose que nous trouverons des réponses à son sujet là-bas. » Si tant était qu’ils ne parvenaient pas, par un quelconque hasard, à la croiser avant. Peut-être serait-elle venue à Alexandrie, elle aussi ?

Malheureusement, ils n’étaient pas encore au rendez-vous avec la reine, et le temps paraissait presser. S’ils visitaient en effet ce magnifique jardin, quelque chose dans l’air inquiétait l’élézen qui se rembrunit légèrement en sentant un trouble au cœur du château. Oui, quelque chose d’étrange. Et ce fut confirmé lorsque deux amazones, sans doute en pause, se baladant dans le jardin, passèrent à leur proximité, discutant tout simplement sans se préoccuper d’eux.
« …et donc j’ai dû utiliser des menottes. Il avait un drôle de bras en métal, je n’ai jamais vu ça. »
« Parfois, il faut faire ce qu’il faut faire. Mais l’autre du coup ? Le grand blond avec des oreilles pointues ? »
« Oh juste une épée. Un peu lourde par contre, j’ai eu l’air un peu sotte à avoir du mal à la soulever sur le coup ! »
« Mais non, t’inquiètes ! »
Il y eut quelques rires échangés, une vraie candeur dans l’air. Mais Alphinaud crut blanchir.

« Par les Douze, seraient-ils à Alexandrie… ? » Il braqua un regard des plus inquiets sur Siegfried. Ils ne pouvaient pas vraiment juger ce que ce Vlad désirait accomplir, certes, et Alphinaud ne le pointait nullement du doigt. Mais il savait que Zephirin était un véritable danger. Il savait qu’il ne s’arrêterait à rien pour accomplir les objectifs de l’Archevêque. Sa méfiance à son sujet était à son paroxysme… et vraisemblablement, les choses pressaient plus vite que prévu.
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MessageSujet: Re: Psaume à la Lumière de la Vérité   Dim 12 Nov - 13:41

Bah ! Peut-être bien qu’Agnès était têtue et obstinée, mais la sécurité et la paix de son pays étaient deux sujets vitaux et importants pour elle. Elle s’en sentait personnellement concernée depuis qu’il avait été question d’Edna dans toutes ces histoires. Non. Elle ne pouvait pas fermer les yeux dessus, d’autant plus que cela faisait des années que le Grand Prêtre cherchait à les retrouver. Lailah était revenue d’elle-même mais jusqu’alors, la Vestale de la Terre et de l’Eau étaient toujours dans la nature ! Mais de toute manière, il n’était plus question de la blondinette, lorsque Siegfried fit les rapprochements entre les événements à Tréno et ceux à Dali. Tous les bouleversements économiques qui en avaient suivi. Agnès venait de comprendre elle aussi, jusque maintenant, elle avait toujours pensé que l’acte à Dali avait été un acte de cruauté pure. Aujourd’hui, grâce à Siegfried, elle comprenait que c’était un plan sûrement bien plus complexe que cela, et même si le but ultime restait flou, bien des choses prenaient de leur sens. Pourtant, voter l’égalité à Tréno n’était pas une mauvaise chose en soit, mais se dire qu’il avait fallu la destruction de Dali pour cela, laissait penser que ce n’était pas « aussi bien » que voulu, quelque part.

Pour cela, Siegfried « profita » d’avoir retrouvé son ami pour lui faire la requête d’aller enquêter à Tréno. Si lui-même devait se rendre dans chaque royaume du Continent de la Brume pour s’entretenir avec les souverains, il n’irait à Tréno que bien plus tard et qui sait tout ce qui pourrait se passer sur ces terres pendant ce temps. C’était quelque part, stratégique, d’envoyer quelqu’un de confiance mener l’enquête pendant qu’il faisait aussi le nécessaire de son côté. Alphinaud accepta en mettant Agnès dans le lot, mais ca coulait de source qu’elle allait venir. Et pour Edna, et aussi parce qu’elle l’avait dit plus tôt : elle ne pouvait pas fermer les yeux sur un danger potentiel.

- Oui. Je vais devoir contacter Gaza Est également pour signaler que nous avons une piste pour retrouver Edna.

Mais Agnès ne tenait pas à ce que Lailah fasse le déplacement, ni même des membres de la Garde Cristalline comme Janne, pour autant. Depuis l’attaque de Sephiroth sur le temple, il serait trop dangereux d’envoyer leurs meilleurs éléments hors du territoire de l’Eglise. Toujours est-il qu’ils continuaient à se balader dans les jardins, Siegfried semblait curieux d’en savoir plus sur les origines de la Vestale mais la discussion entre deux Amazones attirèrent l’attention d’Alphinaud. Disons qu’il était peu commun de croiser des personnes avec des oreilles pointues … avec une épée un peu trop lourde pour une personne lambda, ca avait mis comme la puce à l’oreille. Lorsque le jeune homme soupçonna qu’ils soient déjà à Alexandrie, Siegfried fronça les sourcils.

- Ca devient encore plus dangereux. Il me paraît évident que Zephirin cherche à mener à bien les projets de l’Archevêque, et en ce monde, je pense qu’il n’y a qu’une seule solution pour cela.
- Les Cristaux ? Vous pensez qu’il va aller voir la reine pour rencontrer Alexandre ?
Siegfried hocha la tête mais Agnès afficha un air comme … désolé ? - Je suis navrée, mais même la reine ne pourra rien contre ce souhait. La seule chose qu’elle pourra faire sera de renforcer la sécurité envers sa propre personne, mais elle ne pourra pas empêcher la rencontre avec Alexandre.
- Comment ca ?
- Ce sont les Chimères qui décident les personnes qu’elles peuvent rencontrer, elles ne jugent nullement sur nos intentions … Qu’elles soient bonnes ou mauvaises, si une personne est apte à passer l’épreuve, Alexandre la rencontrera. Sa Majesté ne pourra rien contre la volonté d’une Chimère.
Siegfried afficha alors une grimace qui trahissait grandement son embêtement.
- Voilà qui est bien fâcheux. S’ils viennent pour Alexandre, ils seront obligés d’approcher la reine quoi qu’il arrive.
- Je suis désolée … Mais ne vous inquiétez pas, la reine est très bien entourée.


Il en faudrait un peu plus que ca pour convaincre Siegfried que Grenat était vraiment en sécurité mais soit. Agnès avait fait de son mieux ! De toute manière, ils ne pouvaient pas se précipiter au château maintenant et débarquer dans la salle du trône en affirmant que Sire Zephirin et son camarade allaient venir dans la salle du trône. Siegfried n’avait émis qu’une hypothèse en suivant la logique des projets de Zephirin – selon lui – et il n’était pas dit qu’ils allaient vraiment voir Alexandre. Aussi le trio continua-t-il sa promenade dans les jardins, ils étaient même passés par le cimetière où se dressaient les tombes joliment décorées des souverains passés. Celle de Branet était la plus entretenue, preuve que malgré les horreurs de jadis, la reine Grenat gardait un grand attachement à celle qui avait été sa mère adoptive. L’heure H approcha ensuite, aussi, le trio reprit la barque pour se rendre au château. Mais au moment d’entrer dans la salle du trône, les Amazones prirent, certes, leurs armes, mais leur placèrent un drôle de collier autour du cou. Sitôt verrouillé, Agnès sentait comme sa magie disparaître.

- Que … Qu’est-ce ?
- Navrée, c’est devenu la procédure obligatoire. Une technologie dolienne pour neutraliser la magie.


Quoi ? Si même Dol confiait sa technologie pour aider Héra, c’est que rien n’allait plus ! Agnès était surprise, car si on lui avait dit que ca venait d’Euyevair, d’accord, mais Dol ? En tout cas, maintenant qu’ils étaient désarmés sous tous les angles possibles, les portes s’ouvrirent sur la salle du trône.

GrenatSource: Princess Garnet Til Alexandros by dagga19

Siegfried comme Alphinaud pourraient être frappés par la jeunesse de la souveraine, mais qu’ils ne la sous-estiment pas pour autant. Grenat avait tellement vécu d’histoires et d’aventures qu’elle était déjà forte et mature pour son âge. Une reine aimée et respectée, tout comme sa mère avant elle – du moins, avant qu’elle sombre dans la folie. Agnès s’approcha et échangea un bref regard avec la Générale Beate, les deux femmes se saluèrent d’un signe de tête. Puis elle s’arrêta devant Grenat et s’inclina en signe de respect. Si Grenat restait souriante, un détail l’avait immédiatement frappée – et à raison.

- C’est un honneur pour moi de vous rencontrer et d’être reçue, Votre Majesté. Je suis Agnès Oblige, la Vestale du Vent.
- C’est un honneur pour moi également. Edéa m’a prévenue de votre arrivée urgente, en revanche, elle ne m’a indiqué que vous n’étiez que deux ?


Oui, elle était venue à l’origine pour Garland, et pour amener Alphinaud … La présence de Siegfried était inattendue ! Agnès leva les yeux vers ce dernier avant de les baisser à nouveau vers Grenat, gênée.

- J-Je suis navrée … A vrai dire la situation est devenue plus … urgente. Voici Alphinaud Leveilleur, il était censé être la personne m’accompagnant à l’origine. Et nous avons retrouvé une de ses proches connaissances aux abords du château, Siegfried Thorne, le fameux originaire d’Hydaelyn qui a aidé Dali en ces heures sombres. Il était venu ici également dans le but de vous rapporter des nouvelles graves alors ...

Voilà voilà. Grenat lui lança un sourire qui se voulait presque … sincère ? A raison, il fallait être doté d’un fort sens de la solidarité et d’une bonté incroyable pour venir autant en aide à un peuple qui avait tout perdu. Cela dit, cela ne répondait pas vraiment à sa question sur le pourquoi Siegfried était ici … Si Steiner et Beate se montraient assez méfiants tout à coup, ce n’était pas le cas de Grenat qui se voulait plus douce et accueillante.

- Je vois. Vous l’aurez deviné, je suis Grenat di Alexandros, souveraine d’Alexandrie. Et si vos nouvelles sont si alarmantes, je suis curieuse d’entendre de quoi il s’agit.

Siegfried lança un regard à son ami. Bon bon bon. Par où commencer ?
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MessageSujet: Re: Psaume à la Lumière de la Vérité   Lun 13 Nov - 16:57

Avec la probabilité que Zephirin et son camarade ne soient à Alexandrie, la situation paraissait dégringoler et glisser d’entre leurs mains. Alphinaud était d’autant plus inquiet qu’il ignorait totalement qui était cet individu qui l’accompagnait. Si c’était un homme puissant apte de l’aider dans ses projets, les choses allaient vraiment mal finir. Ils devaient agir, et rapidement. Siegfried sentit également que le temps pressait et fit remarquer que si Zephirin cherchait à accomplir les désirs de l’Archevêque, alors il passerait par les cristaux, ce qui expliquait pourquoi il venait à Alexandrie : pour rencontrer Alexandre.

Et malheureusement, souligna Agnès, il était impossible de l’empêcher de passer voir la chimère.
« Il n’y a donc aucun moyen d’empêcher cette rencontre ? » S’inquiéta Alphinaud. En toute évidence, il n’y avait surtout aucune condition et aucun droit particulier permettant d’empêcher Zephirin de passer les portes du château s’il respectait la loi et la bienséance des lieux. C’était un bon comédien qui avait servit une figure dominante d’une ville, il savait donc comment s’adresser à un roi ou une reine, et saurait s’attirer l’affection de la cour. En dépit de ça, Agnès tenta de les convaincre que la reine était bien entourée et que rien de grave ne pourrait lui arriver, mais Alphinaud restait sceptique, tout comme Siegfried.

Quoi qu’il en soit, ils se rendirent au rendez-vous à l’heure indiquée. Ils se rendirent au château où ils furent escortés par des Amazones d’Alexandrie, toutefois, avant de pouvoir approcher la reine, ils devraient donner leurs armes. Alphinaud fit une légère grimace mais obéit dans l’immédiat en donnant Adelphoi à l’une de ces dames. Ce qui eut de quoi l’étonner cependant, ce fut surtout le collier qu’on lui passa soudainement autour du cou. Immobilisé, il dévisagea l’Amazone avec confusion jusqu’à ce qu’il ne se sente soudainement las et impuissant. Quelle sensation désagréable… L’élézen porta une main faible à sa poitrine alors qu’Agnès demandait des explications. Il s’agissait d’une technologie visant à neutraliser temporairement la magie au sein même d’une personne. Sauf que sur l’immédiat, une personne aussi centrée sur la magie qu’Alphinaud eut de quoi avoir un léger vertige.

Ils entrèrent dans la salle du trône, qui était tout à fait resplendissante. Alphinaud n’avait jamais rien vu de tel. Le seul trône qu’il n’eut jamais observé était celui d’Ishgard, qui ne lui inspirait que froideur avec ses pierres gris-blanches qui décoraient les environs. Ici, tout était d’or et de rouge, tout scintillait merveilleusement, mais ce qui surprenait encore plus, c’était bien la jeunesse incroyable de la reine. Elle semblait pure et bienveillante, ce qui donnait de suite bon espoir à Alphinaud d’être entendu. Il s’inclina respectueusement, imitant Agnès qui se présenta, avant que Sa Majesté ne mentionne sa surprise à ce qu’ils soient trois et non pas deux. La vestale du vent expliqua la situation, et il semblait à Alphinaud de parler à présent.

Loin d’être intimidé, le jeune homme releva la tête, soutenant le regard si calme et attentif de la reine.
« Votre Majesté, permettez-moi de me présenter. Je suis Alphinaud Leveilleur, je viens d’un monde différent d’Héméra, nommé Hydaelyn. Siegfried Thorne ici présent est un ami de longue date venant de la même planète que moi. Veuillez m’excuser de passer outre les bienséances habituelles, mais le temps presse. Voyez-vous, là d’où nous venons, moi et Siegfried avons affrontés de nombreux adversaires, tous nourrissant de sombres desseins. Il s’avère que nous avons ouï-dire que l’un d’entre eux se balade à présent à Alexandrie. » Il tourna son regard vers Agnès, comme pour s’assurer qu’il n’ait dit aucune ânerie. Mais ce qui était dit ne pourrait être effacé, aussi poursuivit-il. « Je crains qu’il n’ait pour intention de poursuivre son œuvre inachevé de jadis ; gouverner un monde en employant la terreur pour instiguer la paix. Si tel est le cas, j’ai bien peur qu’il ne cherche à s’en prendre à vous d’une manière ou d’une autre, aussi est-ce pourquoi j’ai estimé plus qu’urgent de venir vous avertir. »

Il laissa une petite pause, avant de réaliser que tout ceci ne donnerait aucune indication sur l’individu en question ! Qu’il était bête. Emporté dans sa ribambelle d’explications, l’élézen en avait oublié l’essentiel. Espérant donc ne pas être trop bavard au goût de la reine Grenat, il poursuivit.
« C’est un homme très grand, à la silhouette fine, mais à s’y méprendre étant donné l’armure blanche qu’il porte. Ses oreilles sont comme les miennes, longues et pointues, et des cheveux blonds ornent son visage. Selon mon ami ici présent, il serait accompagné d’un certain Vlad, dont nous ne savons rien. » Il commençait à se sentir nerveux. Est-ce que la reine écouterait ? Entendrait-elle raison ? Il n’y avait aucune preuve tangible de ce qu’il avançait après tout. « L’individu en question répond au nom de sire Zephirin de Valhourdin. Il était le bras-droit d’un dictateur cruel là d’où nous venons. » Voilà voilà, c’était déjà pas mal comme paquet d’informations…
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MessageSujet: Re: Psaume à la Lumière de la Vérité   Mar 14 Nov - 8:39

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EdnaSource : Edna de Tales of Zestiria
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Cela faisait maintenant de longues semaines qu'Edna était à Alexandrie. Elle avait préféré venir ici après Tréno en sachant bien que tôt ou tard, ce T-Ckilla finirait par venir par ici. Elle se méfiait de lui, tant ses projets lui semblent intéressants, mais ses méthodes lui paraissent trop dangereuses à son goût. Au-delà de l'équilibre des chances, elle avait parfois le sentiment qu'il souhaitait ramener tout le monde au même niveau, oui, mais avec lui bien largement au-dessus. Et en soit, de son point de vue, ce n'était nullement un équilibre.

Aussi, elle s'était entretenue avec la Reine afin de parler de lui et de ses agissements à Tréno. Évidemment, elle en avait quand même vanté les mérites, mais avait soigneusement demandé à ce qu'il soit surveillé lorsqu'il viendrait. Elle avait également demandé à être présente au cas où, car même sans arme, il disposait d'un bras qui était clairement dangereux! Elle savait qu'on ne pourrait le lui retirer au cours d'un éventuel entretien.

Elle avait aussi croisé un autre homme, celui qui s'était occupé de Dali, ils s'étaient aperçus quelque fois sans jamais vraiment discuter, mais il lui avait semblé que lui aussi s'était entretenu avec la Reine, mais pas pour T-Ckilla, pour son compagnon de voyage... ah? Il avait pourtant fait bonne impression à la vestale.

Demeurant donc en permanence au château pour surveiller l'arrivée du nihilste, elle avait demandé à faire partie de la garde rapprochée de la reine tant qu'elle n'aurait pas tiré au clair ses agissements réels. Ils étaient déjà venus, mais heureusement, la Reine était à ce moment là en entretien avec des individus importants des autres mondes, aussi leur entretien avait du être reporté. Depuis, elle n'avait de cesse de faire des allers retours entre la ville et le château pour surveiller leurs faits et gestes.

Mais aujourd'hui, elle se trouvait dans la salle du trône, mais en retrait lorsqu'Édéa lui avait signalé qu'une vestale venait rendre visite à la reine. Dissimulée par son ombrelle, elle tressaillit légèrement en entendant la voix de la vestale du vent. Qu'est-ce qu'Agnès foutait là? S'il y en avait bien une parmi toutes les sœurs qui n'auraient surement jamais quitté le temple, c'était bien elle...

Elle était accompagnée d'un petit bonhomme bizarre, mais surtout du grand guerrier qui se présentait comme l'un des sauveurs de Dali. Tsch, encore un bellâtre qui profite de son joli minois pour se faire passer pour ce qu'il n'était pas. Edna avait toujours eu du mal avec les héros. Ce genre de personne qui prône la paix et la liberté sans accepter de faire ce qu'il faut parfois pour y parvenir. La Reine eut un sourire doux alors qu'elle regardait Alphinaud


«Oui... je suis au courant de l'arrivée prochaine de ces individus. Il se trouve que ce... Vlad, m'a envoyé une lettre.» elle se tourna vers l'endroit où se tenait Edna. «En temps normal, ce genre de lettre ne parvient pas forcément à la Reine, mais comme l'on m'avait déjà prévenue de l'arrivée prochaine de cet individu et de ses agissements, j'ai préféré prendre cette lettre au sérieux.»

Ils devaient être surpris qu'elle soit déjà au courant, mais finalement, Edna s'avança de manière à se retrouver à une certaine distance de la Reine, mais à ses côtés tout de même. Elle hocha la tête de manière respectueuse à l'attention de la souveraine avant de faire face à Agnès
«Bonjour Agnès...» elle se tourna ensuite vers les deux autres, mais se contenta de les fixer du regard avant de revenir vers sa majesté «Actuellement, ils sont toujours en ville, Majesté. Mais je crois qu'il s'est trouvé quelques alliés.» elle n'avait pas pu s'approcher, trop de personnes étant clairement proches de la magie et l'auraient détectée qu'elle le veuille ou non, elle savait juste qu'ils étaient un petit groupe. Elle tourna ensuite les yeux vers Alphinaud

«Je vois. Paraissaient-ils hostiles?»
«Nullement. Mais certains sont doués pour cacher leur jeu. Comme ce Zephirin, si j'en crois ce... euh... monsieur.»
c'était un garçon ou un fille? Sérieux, Alphinaud, ça n'aidait pas, et son apparence non plus, mais il lui semblait qu'Agnès avait dit "il" à un moment donc bon. Elle se tourna vers la Reine qui fit face ensuite aux invités

«Celui que vous nommez Vlad, dit s'appeler T-Ckilla. J'ai échangé des courriers avec le Juge Von Karma de Tréno, ainsi que Ricardio Di Colombia, et il semblerait qu'avec le Seigneur Zephirin, et Edna ici présente, ils aient énormément contribué au développement de Tréno, réduisant ainsi les inégalités qui frappaient la ville depuis tant d'années sans que je n'y parvienne moi-même...» elle se tourna vers une amazone qui vint vers elle avec de nombreux parchemins, elle les tendit à Agnès et Alphinaud - pas prévu qu'ils soient trois, il n'y en avait donc que deux exemplaires - et ils pouvaient voir des plans de la ville, les projets, les nouvelles boutiques prévues, gemmes, cultures, tout ce qui était en plein essor et qui était géré uniquement par les pauvres ayant donc désormais du travail. Les rapports de la garde aussi qui notait une nette baisse de la criminalité, du moins sur les petits larcins. Edna se tourna vers les deux autres - enfin les trois - histoire de voir ce qu'ils avaient à dire là dessus.

«Je ne sais pas exactement qui ils sont. Autant, il faut se méfier de Vlad, ou T-Ckilla. Mais Zephirin m'avait paru quelqu'un d'intelligent et censé, et sans arrière pensée sur cette ville. Le problème n'est pas tant leurs idées, mais probablement leurs méthodes qu'il faudra surveiller.» le souvenir de T-Ckilla prêt à posséder Ricardo Di Colombia était resté bien ancré dans l'esprit d'Edna. Ça, elle avait eu du mal à l'avaler. Aller trop vite, passer par la force avant de réfléchir, ça ne lui plaisait pas.



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MessageSujet: Re: Psaume à la Lumière de la Vérité   Jeu 16 Nov - 11:47

Spoiler:
 

GrenatSource: Princess Garnet Til Alexandros by dagga19

Maintenant que la présence de Siegfried était justifiée, la reine attendait de savoir pour quoi ils étaient venus. Avant de passer à ses affaires personnelles, Agnès laissa la parole aux deux hommes en jugeant que si leur adversaire se trouvait déjà à Alexandrie, il serait plus urgent de parler de lui tout de suite. Alphinaud se présenta alors en expliquant tout ce qu’il savait de Zephirin. Visiblement la reine s’attendait à sa venue ainsi que celle de Vlad. En revanche, Grenat semblait ignorer ce qu’il en retournait réellement du Chevalier de l’Azur, aussi n’était-il pas de trop que le jeune érudit lui parle de lui et de ses projets passés – et probablement futurs. C’est alors qu’une personne des plus inattendues ici sortit de l’ombre, provoquant une surprise qu’Agnès ne pouvait absolument pas masquer.

- Edna !? Mais que fais-tu ici ?

Si elle s’écoutait, elle lui aurait plongé dessus, mais, la situation était grave, l’heure n’était pas au laisser-aller. Elle n’avait pas changé d’un poil depuis qu’elle avait quitté Gaza Est. En tout cas, la blondinette confirma qu’ils étaient bien en ville et sa présence à elle allait être vite expliquée. En revanche, Siegfried fronça les sourcils lorsque la Vestale de la Terre mentionna des alliés à ce « Vlad », étaient-ils ceux qui avaient participé à la destruction de Dali ? Il n’avait aucune preuve de ce qu’il avançait hélas, et c’était pourquoi il n’en fit pas mention à voix haute, mais son sixième sens le titillait de plus en plus. D’après Edna, ils ne paraissaient pas hostiles, mais comme elle le disait si bien elle-même, il était si facile de cacher son jeu – bien qu’elle tiqua sur l’identité d’Alphinaud … Un fait qui aurait amusé Alisaie si elle avait été là et nulle doute qu’elle en aurait profité pour raconter une anecdote bien gênante sur son frère. Du moins c’est ce que se disait Siegfried.

La reine reprit la parole, pour parler de ce Vlad. Ou T-ckilla de son vrai nom. Soi-disant. Siegfried avait haussé un sourcil – tout  comme Agnès – était-ce une mauvaise blague ou bien ? Même Agnès qui était une sainte nitouche, elle savait que c’était le nom d’un alcool ! Mais pas le temps de faire un commentaire qu’elle donna les nouveaux plans de Tréno à Agnès. Alphinaud pourrait deviner qu’il s’agissait d’un plan d’architecture, mais il ne pouvait pas lire pour autant.

- Ce sont les plans pour Tréno …

Siegfried, lui, avait surtout relevé les dires de la reine au sujet des inégalités et de « l’énorme » participation de Zephirin. Il lança un regard qui en disait long, à Alphinaud.

- Voilà qui est bien curieux quand on sait que Sire Zephirin et les siens n’ont jamais levé le moindre petit doigt pour réduire l’inégalité qui frappait Ishgard depuis des siècles. Pour ne pas dire qu’ils en abusaient. Au même titre que les templiers qui se servaient des pauvres comme souffre-douleurs.
- Vous dites ?

Ah oui, Alphinaud avait parlé de l’Archevêque et du rôle de Zephirin, mais il n’avait pas parlé d’Ishgard.

- Pardonnez-moi. Ishgard est la cité dont Sire Zephirin est originaire et sur lequel l’Archevêque et ses confrères régnaient. Le fameux … « dictateur » dont parlait Alphinaud. Ce que vous me dites de Tréno me fait penser à Ishgard. Cette cité-état était divisée elle-même en deux avec les familles nobles d’un côté, et les pauvres de l’autre, délaissés dans un coin de la ville qui n’était guère entretenue, si ce n’est par eux.

Et autant dire qu’avec leurs revenus, l’entretien dont il était question était loin d’être au top. Cette partie de la ville était même appelée « Brouillasse », ca en disait long. Siegfried s’arrêta là, laissant Alphinaud compléter au besoin ou appuyer ses dires. Mais une chose était sûre, cette histoire lui restait en travers de la gorge et lui paraissait de plus en plus louche. Comme il venait de le dire, ni l’Archevêque, ni Zephirin, ni aucun des Chevaliers de l’Azur d’ailleurs, n’avaient jamais fait attention à cette inégalité. Certains chevaliers n’hésitaient même pas à faire porter de fausses affaires devant un juge juste pour le plaisir de se battre et affirmer leur supériorité … Edna en restait bouche bée, de son côté, elle se méfiait de « Vlad » car elle semblait avoir eu la preuve de sa véritable nature, au moins, ca confirmait au trio que le deuxième n’était pas tout à fait innocent non plus dans l’histoire. Les idées étaient bonnes, mais pas les méthodes. Edna paraissait peu convaincue au sujet de Zephirin, aussi, Siegfried se tourna entièrement vers elle.

- Edna, croyez-nous sur paroles, Zephirin est un grand manipulateur. Ses confrères avaient porté Alphinaud ici présent et une de nos amies en justice en utilisant de faux arguments, alors qu’ils étaient innocents. Il a justifié cet acte en disant qu’il s’agissait d’une « malencontreuse » erreur, mais lorsque nous avons découvert la réalité de leurs projets, nous avons su que ce n’était qu’une méthode pour écarter de potentiels gêneurs.
- Que … Quoi ?
- Parfaitement. Et à Ishgard, l’un des moyens les plus utilisés lors du tribunal pour rendre le verdict, c’est un combat.


Entre les accusés, et les accusants*. Tataru ne sachant pas se battre, c’était Siegfried qui avait dû se battre en son nom, aux côtés d’Alphinaud, contre deux Chevaliers de l’Azur. Les deux-là avaient dû penser que ce tribunal serait l’occasion de les tuer et les évincer, malheureusement, ils n’avaient pas dû s’attendre à ce que le duo arrive à leur faire plier le genou. D’où les fausses excuses de Zephirin qui avaient suivi. Grenat ne semblait guère apprécier cela, et pourtant, ce n’était pas fini.

- Du point de vue de la noblesse, les Chevaliers de l’Azur sont de grandes personnes, respectées, enviées. A vrai dire, tous les chevaliers sont eux-mêmes issus de la noblesse … Donc bon. Evidemment qu’ils faisaient la fierté de leur famille. - En revanche ils sont une figure de terreur pour les pauvres. J’ai bien peur que l’exemple que je vous ai donnés avec Alphinaud n’en soit qu’un parmi tant d’autres. Nous avions eu la chance de savoir nous défendre, hélas, ce n’est pas le cas de tout le monde. Et la majorité du petit peuple qui a servi de souffre-douleur pour les templiers ou pour eux, croupissent en prison juste pour le petit plaisir de ces messieurs.

C’était tellement curieux. Mais Siegfried avait donné tous ces exemples pour appuyer le fait qu’il fallait se méfier de ses bonnes intentions. Il était loin d’être un saint.

- Je vois. Je vous remercie tous les deux pour vos éclaircissements. Oui, car Siegfried faisait du blabla mais Alphinaud aidait aussi. - Soyez assurés que je ne me laisserais pas tromper. Mais ayez conscience que si cet homme se présente devant moi, je ne pourrais le renvoyer en me basant sur des faits passés.

Bien entendu. Grenat ne pouvait pas juger un étranger sur sa vie passé et prétexter le renvoyer avec cet argument, mais avec tout ca, au moins serait-elle sur ses gardes, et consciente du comportement que Sire Zephirin pourrait adopter. Elle leva les yeux vers Alphinaud.

- Vous dites qu’il y avait plusieurs chevaliers de sa trempe ? Mais ce Sire Zephirin serait seul si j’en crois vos dires aujourd’hui. Comment pensez-vous qu’il pourrait mener ses projets à bien sur un monde dont il ne possède aucune autorité ?

Elle avait bien entendu sa petite idée en tête, mais, autant être sûre avant de passer à la suite.

*:
 
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MessageSujet: Re: Psaume à la Lumière de la Vérité   Jeu 16 Nov - 17:21

Alphinaud venait de déballer l’entièreté de ce qu’il pensait et savait au sujet de Zephirin, mais ce ne fut pas tout à fait suffisant. Car un obstacle supplémentaire arriva : Edna Oblige, la sœur d’Agnès. Rien ni personne n’aurait put prévoir une telle chose. Justement, ils espéraient pouvoir la retrouver afin de l’interroger au sujet de cette histoire, et voilà qu’elle était ici ! Etonnant comment le hasard faisait bien les choses parfois. Alphinaud ne la reconnut pas sur l’immédiat, avant en fait, la reine parla, mentionnant avoir reçu une lettre de ce Vlad justement et avoir prit son contenu au sérieux. Ce n’est qu’ensuite qu’une petite demoiselle aux cheveux blonds fit son apparition, une ombrelle à la main, saluant Agnès d’une voix blanche.

C’est la réaction de la Vestale du Vent qui laissa l’élézen comprendre qui était cette personne. Edna. Celle-ci ne parla pas vraiment de ce Vlad en grandes éloges, mais à contrario, elle avoua trouver que Zephirin était un homme intelligent et censé qui avait sut garder la tête froide lors de leurs rencontres. Edna mentionna aussi qu’ils étaient bel et bien en ville, mais qu’ils ne semblaient pas hostiles… et s’ils purent apprendre le véritable nom de cet autre homme, Alphinaud était davantage axé sur Zephirin, puisque c’était bien lui qu’il connaissait.
« T-ckilla… ce nom ne me dit absolument rien. » Après tout, il aurait bien put être un des suivants de Zephirin qui aurait changé d’identité pour éviter d’être reconnu, mais si là était sa véritable identité, Alphinaud ne pouvait pas dire le reconnaitre. Entre temps, la reine offrit à Agnès et l’érudit de Sharlayan des rouleaux renfermant des plans – des plans de Tréno selon la Vestale. Ils semblaient souhaiter sortir les pauvres de l’ombre là-bas, cette ville étant un peu comme Ishgard.

Zephirin ? Aider les pauvres ? Alors là c’était une véritable plaisanterie ! Siegfried s’empressa de le faire remarquer, parlant ainsi du rôle des Chevaliers de l’Azur et leur façon de fonctionner. Jamais ils n’auraient aidés les pauvres gens qui dépérissaient à Brouillasses, la zone la plus appauvrie de la ville. Comme Tréno, c’était scindé en deux. Les riches en haut, les pauvres en bas. Qui plus était, en ce qui concernait Sire Zephirin lui-même, Siegfried mentionna de nombreuses choses qu’il eut faites par le passé, mais comme le dit ensuite la reine, elle ne pouvait guère le juger sur des faits de jadis.

La réponse de Grenat laissa un goût amer dans la gorge d’Alphinaud. Comment la convaincre de ne pas le laisser approcher ? C’était un homme dangereux qui ne s’arrêterait à rien pour arriver à son objectif. Et à ce sujet, la reine s’interrogea sur la manière de faire ; si auparavant, ils étaient nombreux, il était à présent seul. Comment pourrait-il espérer atteindre son but, si seul et sans aucune notoriété ? Bien entendu, tout le monde pensait à la même chose.
« Nous pensons qu’il a l’intention de venir ici pour rencontrer Alexandre, et ainsi entreprendre des recherches pour trouver tous les Cristaux. J’ai l’intime conviction qu’il souhaitera le retour de ses frères d’armes sur Héméra s’il parvient à les rassembler. » En ce qui concernait l’autorité par contre, il était vrai que ce ne serait pas aussi aisé… On ne pouvait pas faire plusieurs vœux, à ce qu’il avait comprit. Il pourrait donc ramener les membres de l’église orthodoxe d’Ishgard, mais il ne pourrait pas souhaiter le pouvoir. Alphinaud porta une main à son menton l’espace d’un moment, avant de songer à quelque chose.

« Vous avez mentionné que lui et son camarade ont aidés Tréno à supprimer l’inégalité qui les opprimait. Il m’apparait comme une évidence qu’ils n’exécutent pas un tel projet dans le but d’être vu comme de bons samaritains. Sans doute tentent-ils d’installer une bonne image d’eux afin de plus aisément grimper dans les échelons… dans un futur plus ou moins proche. » Evidemment, ce n’était qu’une supposition, il ne pouvait guère le confirmer. La reine ne pouvait pas avoir de preuves concrètes non plus. Que leur restait-il donc ? Alphinaud avait toujours eu la tournure pour parler aux dirigeants, mais c’était ceux d’Éorzéa, d’un monde qu’il connaissait. Il ne pouvait pas parler pour Héméra.

Résigné à être magnanime, il reprit calmement.
« Quoi qu’il en soit, Votre Majesté, je ne vous demanderais qu’une chose ; restez prudente à proximité de cet homme. Vous devez comprendre que les Chevaliers de l’Azur prêtent un serment inviolable lorsqu’ils rejoignent leurs compagnons d’armes. Celui de servir l’Archevêque même au-delà de la mort. Zephirin était son bras-droit ; il ne reculera devant rien pour accomplir ce qu’il n’a put faire jadis. » Il ne pouvait pas parler pour ce T-ckilla en effet. Il regarda Edna suite à cela. « J’ignore quelle image Zephirin vous a montré de lui. Mais croyez-moi, dame Edna, cet individu a trop de sang sur les mains pour vouloir aider de bon cœur quelques malheureux souffrant de la pauvreté… » Son ton devint aussi bien sombre qu’un tantinet triste sur la fin. Au fond, n’aurait-il pas préféré apprendre qu’un Chevalier de l’Azur avait eu la bonté de changer de cap, et d’aider les innocents ? Mais pas celui-là. Non, certainement pas celui-là.
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MessageSujet: Re: Psaume à la Lumière de la Vérité   Jeu 16 Nov - 17:55

Spoiler:
 

EdnaSource : Edna de Tales of Zestiria
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Sérieux, pourquoi Agnès avait-elle quitté Gaza Est? Excepté pour se rendre au Sanctuaire du Vent, elle n'aurait jamais du s'en aller, ou alors elle avait enfin ouvert les yeux sur la mascarade de leur culte? Peut-être, mais elle en doutait fort. De toute manière, ce n'était pas un sujet à aborder ici, et pas dit qu'ils aient ce temps à un moment ou un autre. On va dire que la vestale n'avait pas trop envie d'en parler.

Elle écouta attentivement ce que pouvait dire Siegfried au sujet de Zephirin. Edna n'était pas du genre à croire tout ce qu'elle entend, ne jugeant que ce qu'elle voyait elle-même, mais ça n'empêchait pas de garder tout ça dans un coin

«Je suppose qu'il doit attendre quelque chose de ce T-Ckilla pour l'avoir suivi dans ses projets, dans ce cas. Il est vrai qu'il ne semblait guère emballé au premier abord, autant il n'avait pas l'air d'être sous les ordres de son acolyte, on aurait plutôt dit... qu'il collaborait.» le regard presque dégoûté qu'il avait lancé à Vlad lorsque celui-ci avait fait capoter les négociations avec Di Colombia ne lui avait pas échappé, à l'époque, elle avait juste pensé qu'il était agacé du comportement de Vlad, mais peut-être était-ce juste le fait de devoir réparer les pots cassés qui l'avait dégoûté. Allez savoir quand on n'a pas les cartes en main.

Elle écouta la suite, les arguments de chacun, il est vrai que la Reine ne pourrait pas les empêcher de rencontrer Alexandre si jamais ils venaient à en faire la demande, et que la chimère souhaite les rencontrer. Que les intentions soient bonnes ou mauvaises, si vous pouvez passer l'épreuve, vous la passez.

«C'est la raison de ma présence ici. Ce T-Ckilla dispose d'un étrange bras, une sorte de prothèse de métal aux doigts griffus. C'est une arme à part entière qu'il ne pourra enlever s'il vient dans la salle du trône. Même privé de ses pouvoirs grace aux colliers que vous portez, il est dangereux.» elle se tourna alors vers la Reine d'un air entendu «T-Ckilla porte sur lui un sceau qui bloque ses pouvoirs. Mais la dernière fois que je l'ai vu déjà, ce sceau se fragilisait. Ce n'est qu'une question de temps avant qu'il ne retrouve déjà de puissants pouvoirs... je lui ai donné une petite correction avant que nos chemins ne se séparent, mais il aura peut-être progressé depuis.»

C'était un peu tout ce qu'elle pouvait faire à l'heure actuelle. Mais elle repensait surtout à l'argument d'Alphinaud concernant leurs projets
«T-Ckilla n'est pas à la tête de Tréno, mais il me semble évident qu'il compte manipuler ceux qui vont y être. Ricardo Di Colombia est actuellement un puissant mage qui ne se laissera pas faire, mais s'il gagne en puissance, rien n'est moins sûr.... de même pour Dague Sombre, celui qui gère la partie pauvre de la ville.»

Autrement dit... le fait qu'ils puissent avoir comme projet de passer à la tête d'un gouvernement n'était pas à exclure
«Il pourrait très bien chercher à rendre Tréno indépendant d'Alexandrie, et s'il s'approprie en plus le territoire de Dali, ça voudrait dire que cet état serait le plus grand fournisseur de denrées alimentaires du pays.» et les autres royaumes seraient à sa merci. Même si Alexandrie, Lindblum et Bloumecia avaient leurs propres cultures, ce n'était rien en comparaison de ce que Dali fournissait jusqu'à présent, et rien en comparaison de ce que Tréno allait commencer à fournir d'ici quelques mois.

Effectivement, la Reine allait devoir se méfier.



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MessageSujet: Re: Psaume à la Lumière de la Vérité   Lun 20 Nov - 18:56

GrenatSource: Princess Garnet Til Alexandros by dagga19

Agnès avait déjà prévenu que Grenat ne pourrait renvoyer quelqu’un qui cherchait à rencontrer Alexandre, si la Chimère elle-même jugeait qu’une personne était apte à passer son épreuve. Mais même sans la Chimère, la souveraine ne pouvait pas se permettre de fermer les portes à quelqu’un en le jugeant sur sa vie passé, sur un monde qu’elle ne connaissait guère, et dont actuellement, elle n’avait aucune preuve concrète que cette personne avait commis un crime sur les terres qu’elle représentait. Néanmoins Grenat voulait être sûre des méthodes que Zephirin serait capable d’employer pour mener ses projets à bien, et comme elle s’y attendait, il était fort probable qu’il cherche les Cristaux pour ramener ses compagnons à la vie et faire, ce qu’ils n’avaient guère pu faire, sur Hydaelyn. La soif de pouvoir était hélas une grande source de motivation et c’était visiblement le cas sur tous les mondes existants dans l’univers.

La reine avait plissé les yeux, là où Agnès avait froncé les sourcils. Il était de son devoir d’empêcher l’exploitation des Cristaux, surtout pour ce genre de vœux ! Mais cela ne répondait pas à une question : même si Zephirin parvenait à ramener ses frères, ils n’auraient pas la même puissance qu’auparavant au premier abord – sauf s’il faisait le vœu de les ramener avec leurs forces d’antan ? – mais surtout, contrairement à Ishgard, ils n’auraient aucune place dans aucune hiérarchie d’Héméra. C’est là qu’Alphinaud commença ses hypothèses et suppositions, pensant que ses actes avec T-ckilla à Tréno n’était qu’un premier pas pour se donner une bonne image et grimper les échelons. Edna intervint à ce moment pour préciser que ni l’un ni l’autre, ne semblait obéir à les ordres de l’autre, il était surtout et sûrement question d’une collaboration entre les deux. Un fait qui intrigua Siegfried au plus haut point, et pas que lui. Agnès était peut-être naïve, mais pas idiote pour autant.

- Mais une collaboration nécessite que l’un apporte quelque chose à l’autre. Et inversement.
- J’étais en train de me dire la même chose. J’ignore ce que Zephirin peut apporter à ce T-ckilla mais pire encore, je me demande bien contre quoi un type comme Zephirin accepterait de collaborer. Et il serait naïf de croire qu’il ne suit un autre que parce qu’il ne connaît rien d’Héméra.


Et bah heureusement qu’Agnès n’en avait pas rajouté alors ! La Vestale du Vent se mit à réfléchir, mais n’en savait vraiment pas assez sur tout ca pour apporter une hypothèse plausible, mais fut rassurée de voir quelque part que le Guerrier de la Lumière était lui-même dans une impasse. Alphinaud profita de ce léger silence pour implorer une nouvelle fois à la reine de veiller à sa sécurité, expliquant que même la mort ne pourrait séparer les Chevaliers de l’Azur et que leur loyauté était sans faille. Pire encore, il était question d’un des plus importants Chevaliers ici, le plus proche de l’Archevêque, celui qui ne connaîtrait sûrement pas la rédemption pour se racheter auprès du petit peuple. De toute manière s’il devait se racheter auprès de quelqu’un, c’était le peuple d’Ishgard, pas un peuple d’Héméra !

Edna était là aussi pour la sécurité de la reine, mais plus inquiète au sujet de T-ckilla. Ses pouvoirs étaient bridés semblerait-il, mais ce n’était qu’une question de temps avant qu’il n’en récupère une bonne partie, pour ne pas dire la totalité. C’est là qu’Agnès fut intriguée et se mit à réfléchir. Elle avait une idée derrière la tête mais en parlerait plus tard. Elle écoutait le reste, tout de même, il était assez inquiétant de se dire que tous ces actes étaient orchestrés de sorte à, peut-être, créer un état indépendant, mais puissant, qui ferait plier le genou à tous les royaumes voisins.

- La piste que ce T-ckilla, et sans doute Zephirin, soient à l’origine de la destruction de Dali, n’est donc plus à exclure. Et leurs potentiels alliés également.

S’exclama Siegfried. Edna avait mentionné des alliés en ville plus tôt, autant ne pas les oublier non plus. A force de se focaliser sur deux individus en particulier, les autres pourraient voguer plus librement. Trop librement. Grenat agita doucement sa tête malgré tout.

- Hélas, si je suis de votre avis, je n’ai malheureusement pas la véritable preuve entre les mains pour les juger.

C’était tout le problème. Au final, tout dépendrait du déroulement de leur entretien, si le duo venait à se présenter à elle. Mais autant dire qu’après tout ca, ils risquaient d’être surveillés. Bref.

- Votre Majesté, si je peux me permettre. Je ne doute pas que la présence de la Vestale de la Terre est un soutien pour votre protection. Mais si elle se méfie de T-ckilla, moi je connais bien Zephirin. J’aimerais être à vos côtés le jour où il se présentera, ou au moins être à proximité, qu’importe, si les choses doivent se compliquer.
- Je comprends que vous vous sentiez concerné, mais je ne souhaite pas que vous interveniez dans des affaires qui pourraient me concerner, ou concerner Alexandre.
- Je ne le ferais pas, je souhaite juste vous protéger si cela est nécessaire.


La reine observa Steiner et Beate à ses côtés. Ses gardes aussi. Avec Edna en plus, n’était-elle pas déjà bien entourée ? Mais à voir la détermination dans les yeux de Siegfried, elle se mit à sourire doucement : il insisterait quoi qu’il arrive, ca se sentait.

- C’est entendu, je vous autorise à séjourner ici le temps qu’il faudra. Mais je vous demande de rester discret et de n’intervenir que si nous vous le demandons.

Siegfried hocha la tête, comprenant bien qu’il n’aurait rien à faire de plus dans la salle du trône sauf si on réclamait sa présence. Cela lui convenait, le principal pour lui, c’était surtout de servir de bouclier si les choses dérapaient. Et sans doute qu’une part de lui avait encore un peu de rancune envers Zephirin, lui qui avait tué un de ses amis les plus proches. Il y avait un petit côté personnel, certes … Enfin. Grenat finit par se mettre à sourire. Quelqu’un venait de lui murmurer quelque chose à l’oreille, après avoir entendu tout ce discours … et il fallait dire qu’il se dégageait une aura d’Alphinaud et surtout de Siegfried, qui avait de quoi intriguer. Et Alexandre connaissait surtout Siegfried dans une autre de ses vies …

- Si nous en avons terminé avec cette affaire, je vous prierais de bien vouloir me suivre, jeunes hommes. Tous les deux. Il semblerait qu’Alexandre souhaite vous rencontrer.

Grenat se leva de son trône pour se diriger à l’arrière de la salle, suivie des deux garçons. Agnès était restée sur place, puisqu’elle avait déjà passé l’épreuve et qu’elle n’avait rien à demander non plus à la Chimère. Elle avait encore des choses à dire oui, mais à la reine. Alphinaud et Siegfried purent pénétrer dans une salle annexe, et si tout portait à croire que ce n’était qu’une pièce quelconque du château, il se dégageait une aura particulière de ce lieu. Une aura propre aux antres des Chimères.


Pourtant nulle Chimère n’apparut devant leurs yeux. Agnès l’avait dit : Alexandre était le château. La pièce était remplie de miroirs, dont deux mis bien en avant. De là, une voix puissante résonna dans la pièce.

« Bienvenue dans mon antre, Porteurs de la Lumière. Je suis Alexandre, Gardien du Cristal de la Lumière. »

Siegfried était curieux mais sur ses gardes, il faut dire que sur Hydaelyn, il avait dû rentrer au cœur d’Alexandre – là-bas, une forteresse – pour le détruire. Mais non, Alexandre n’était pas rancunier, son rôle n’était pas le même.

« Je sens que vos cœurs sont remplis de doutes, mais l’heure n’est pas aux questions. Si vous souhaitez passer mon épreuve, peut-être que celle-ci vous apportera certaines de vos réponses … » Les deux miroirs se mirent à scintiller alors. « Si vous êtes prêts à vous confronter à vous-mêmes, avancez. »

Normalement, Alphinaud saurait ce qu’il l’attendait plus ou moins, puisqu’Agnès lui avait déjà raconté comment se déroulait l’épreuve …

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Epreuve d’Alexandre :

Première épreuve : Vous devez revivre un événement qui a causé une véritable terreur dans votre passé. Ce passé doit dater d’au moins plusieurs années.
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MessageSujet: Re: Psaume à la Lumière de la Vérité   Mar 21 Nov - 9:09

Edna disait de se méfier de T-ckilla, Siegfried disait de se méfier de Zephirin, et la pauvre reine était prise au centre, incertaine de ce qu’elle devait écouter. Il semblait évident que la balance ne penchait ni d’un côté, ni de l’autre. Chaque individu portait son lot de doute, et il faudrait rester méfiant vis-à-vis de chacun d’entre eux. Alphinaud, pour sa part, restait bien cadré sur la menace que représentait Zephirin, soutenu par son ami. La reine pourtant ne pouvait leur interdire l’accès à Alexandre, ni même au château, tant qu’ils respectaient les lois et coutumes des lieux, et qu’ils ne représentaient aucun danger direct. C’était donc peine perdue pour les empêcher de passer la porte de ce palace, mais Siegfried suggéra de rester aux côtés de la reine pour la protéger contre l’élézen. Grenat consentit, à condition qu’il n’intervienne dans aucune des affaires royales.

Au moins, c’était déjà ça, songea Alphinaud avec un semblant de soulagement. Ce n’était pas exactement la réponse espérée, mais avec le Guerrier de la Lumière aux côtés de la reine, l’élézen savait qu’elle serait en sécurité. Jamais Siegfried n’avait faillit dans sa tâche et Alphinaud gardait espoir que même ici, même sans la bénédiction d’Hydaelyn, il parviendrait à venir à bout de ses adversaires. Zephirin était moins fort que l’Archevêque après tout, en dépit de sa déjà bien puissante présence, et s’il était arrivé à venir à bout de l’homme à la tête de l’église orthodoxe, alors il pourrait réitérer l’action avec son bras droit.

Mais ce n’était pas fini, non, car soudain, la reine se leva de son trône en annonçant qu’Alexandre voulait les voir.
« Alexandre souhaite nous rencontrer ? » S’étonna Alphinaud. En effet, il fallait noter qu’Alexandre – Alexander sur Hydaelyn – était une gargantuesque forteresse que le Guerrier de la Lumière avait pénétrée pour en anéantir le cœur et l’âme. Pourtant, la chimère ici ne semblait guère en prendre rigueur, sauf si c’était un autre Alexandre ? Quoi qu’il en soit, sous demande de sa Majesté, Alphinaud se sentit bien obligé de suivre. Il jeta un coup d’œil vers Agnès, lui indiquant ainsi de l’attendre, avant de suivre Siegfried dans une salle arrière au trône, où soudain, l’ambiance changea brutalement.

Un léger frisson traversa Alphinaud alors qu’il se souvenait de ce que Agnès lui avait raconté. Si c’était là l’épreuve, alors il allait devoir revivre des moments pénibles de son existence, comme de bons moments aussi. Il ne se souvenait plus exactement ce qui venait en premier, il le verrait bien, après tout. Il n’aurait pas trop le choix en même temps… Il savait une chose : il allait revivre un instant douloureux de son passé, et si c’était son cas… c’était aussi le cas de Siegfried. Et les Douze seuls savaient tout ce qu’il avait vécu d’horrible.

« Courage, mon ami. » Eut-il le temps de glisser à Siegfried avant que la voix forte et imposante d’Alexandre ne se fasse entendre tout autour d’eux, portant naturellement Alphinaud à regarder autour de lui comme pour chercher la bouche d’où venaient ces mots. Mais rien. C’était omniprésent. La voix de la chimère mentionna que ce n’était pas le moment de l’interroger, et qu’il fallait dès à présent qu’ils passent l’épreuve avant de pouvoir poser des questions. Deux miroirs apparurent, un pour chacun, et Alexandre annonça que s’ils étaient prêts à se confronter à eux-mêmes, alors ils devaient avancer… Alphinaud échangea un regard avec Siegfried, avant de hocher de la tête, et d’avancer, non pas sans nervosité.

Beaucoup d’événements fâcheux lui vinrent à l’esprit. La mort d’Ysayle, la possession d’Estinien, le sacrifice de Papalymo, mais en dépit de tout ce qu’il appréhendait, de tout ce qu’il tentait de trier et imaginer dans son cerveau, il ne s’attendait pas à voir ce souvenir-là lorsque le miroir se marqua d’un temps dorénavant révolu.

« N’aie pas peur Alisaie. Tu sais bien que Grand-père empêchera la chute de Dalamud. Il nous l’a promis. »
« Mais ça ne veut pas dire que tout va se dérouler comme il l’a prévu ! »

Alphinaud secoua la tête, exaspéré du pessimisme de sa sœur. Cela datait de nombreuses années, c’était le commencement, ce qui avait poussé Alphinaud et Alisaie à traverser les mers et les terres pour rejoindre Éorzéa et poursuivre en tandem le désir inachevé de leur grand-père Louisoix. Ils étaient jeunes, mais pas tant que ça, environ quinze ans peut-être, ou seize au maximum. L’Alphinaud au-delà du miroir grimaça en sachant déjà ce qui allait arriver. Pourtant, il ne pouvait y échapper. Car c’était bien là le moment où tout s’était brisé.

Debout dans l’étude de Sharlayan, avec Alisaie à ses côtés, il regardait dans un gigantesque télescope qui donnait directement sur les plateaux de Carteneaux, où le combat se déroulait. C’était un appareil très sophistiqué, typique de la technologie sharlayanaise. Le courage et l’espoir au cœur, le garçon scrutait le combat, mais quelque chose dérapa, instiguant en lui une peur nouvelle : Dalamud, la lune artificielle, éclata, faisant apparaître le terrifiant Bahamut.
Ce monstre commença à tout ravager sur son passage. Il cracha flammes et roches, jetant ondes de choc et explosions çà et là, réduisant en poussières tous ceux qui osaient essayer de lutter contre sa force surnaturelle. Alphinaud ne lâcha pas le spectacle des yeux, alors qu’Alisaie se cachait le visage en pleurnichant qu’elle ne voulait pas voir ça. Dalamud avait éclatée, qu’allait-il se passer maintenant ? Etait-ce la fin de cette Éorzéa que Louisoix souhaitait tant défendre ? Le cœur de l’élézen s’écrasa sur lui-même. Où était-il, d’ailleurs ?

Alors que cette question traversait son esprit, un puissant éclat de lumière aveugla temporairement le télescope, empêchant les érudits de Sharlayan de scruter l’horizon. C’était Louisoix qui venait de transporter les Guerriers de la Lumière ailleurs afin de les sauvegarder de l’attaque ultime de la bête. Et de ses dernières forces, Lousoix fonça au travers cette sphère magique, disparaissant en flux d’éthers aux yeux de tous, alors que Carteneaux était réduite à un désert de feu et de sang.

Alphinaud décolla son regard, son esprit tentant d’analyser la nouvelle. Son grand-père était mort, il venait de mourir. Derrière, tous paniquaient, pleuraient, s’agitaient. A ses côtés, Alisaie venait de tomber à genoux en pleurant toutes les larmes de son corps, elle qui aimait si intensément leur protecteur à tous les deux. Mais Alphinaud peina à verser une larme. Ce n’était pas qu’il ne ressentait rien, non… il ressentit un profond vide, et au lieu de laisser l’eau en découler, il y mit un cadenas, afin de ne pas paraître aussi vulnérable que sa jumelle. Ses pleurs et ses reniflements semblèrent le laisser de glace, à tort.

Mais Alisaie fut extrêmement mécontente de son manque de réaction.
« Notre… notre Grand-père bien-aimé vient de mourir et toi tu… tu… ! » Si elle en avait eut le courage, sans doute l’aurait-elle giflé. Alphinaud échangea juste un regard avec elle, avant de baisser la tête et de serrer le poing. A ce moment-là, la demoiselle le maudit avant de quitter la pièce en pleurant chaudement, laissant le jeune élézen sur place, qui chassa une larme ayant eut l’audace de glisser sur sa joue en dépit de son blocage émotionnel.


Aah… ce qui avait tout démarré. Alphinaud prit une inspiration lorsque le miroir reprit une teinte normale. Il l’expira doucement, sous forme de déception, en baissant la tête, le regard voilé de chagrin. Il regrettait de s’être comporté ainsi, mais le jeune garçon qu’il était encore alors était trop fier pour s’écrouler comme sa sœur l’avait fait. Son regard demeura tourné vers le sol un instant, avant de lever les yeux vers Siegfried, bien inquiet de ce que lui avait put voir dans ce miroir…
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MessageSujet: Re: Psaume à la Lumière de la Vérité   Ven 24 Nov - 12:17

SiegfriedSource : Image Officielle Final Fantasy XIV : Stormblood
Siegfried Thorne

La voix d’Alexandre à elle seule était imposante. Pas effrayante, non. Juste imposante. Mais d’emblée en pénétrant dans les lieux, la Chimère lisait dans le cœur des deux garçons et savait, se doutait, qu’ils avaient la tête remplie de questions. Mais plutôt que passer à l’interrogatoire, Alexandre souhaitait leur faire passer son épreuve, jugeant que peut-être, ils obtiendraient des réponses, sur eux-mêmes, principalement. Lorsqu’il leur demanda s’ils étaient prêts à s’affronter eux-mêmes, Siegfried échangea un regard avec son camarade. Lui ignorait totalement ce qu’il l’attendait, mais le courage étant l’une de ses principales qualités, ce fut sans une once d’hésitation qu’il se lança dans l’inconnu.

Dès qu’Alphinaud et lui furent en place, les miroirs se brouillèrent pour laisser place à une scène, un souvenir, du passé. D’un temps révolu, mais qui était sûrement encore comme bien frais dans leurs mémoires. Une journée gravée et inoubliable, marquée au fer dans leur tête. Pour Siegfried, ce fut un souvenir bien moins lointain que son ami, mais qui commençait à dater tout de même, et qui fut un tournant dans les décisions actuelles du Guerrier de la Lumière.

La scène prit place au sein de la Voûte d’Ishgard. Impossible d’oublier ce jour où les rebelles de Brouillasse et les templiers s’étaient alliés pour aller au secours de Sire Aymeric. Ce dernier était allé seul se confronter à celui qui était en réalité son père, l’Archevêque Thordan. Ils venaient d’apprendre la vérité sur le passé de la guerre et d’Ishgard grâce au pouvoir de l’Echo de Siegfried, et ce fut cette confrontation père/fils qui fut la clé définitive pour comprendre les réelles intentions de Thordan et les Chevaliers de l’Azur. Sachant que Siegfried était conscient qu’un Ascien était dans le coup, le temps leur était compté.

Il l’était davantage puisque, la vérité dévoilée,, l’Archevêque s’apprêtait à prendre la fuite à bord de son aéronef. Siegfried et ses alliés avaient dû parcourir la Voûte, affronter trois Chevaliers de l’Azur qui faisaient diversion, tandis que l’autre groupe était parti libérer Aymeric de ses chaînes. Siegfried arriva « à temps » sur le quai de l’aéronef alors que l’Archevêque s’apprêtait à monter à bord de l’appareil. Dans un timing parfait, Aymeric retrouva son camarade, accompagné de Sire Haurchefant et Lucia.

Mais alors que l’Elu d’Hydaelyn chercha à se précipiter pour interrompre la fuite de leur ennemi, c’était sans savoir que Sire Zephirin s’était niché sur le toit, attendant le moment opportun pour créer sa redoutable lance de lumière. Hélas, Haurchefant le remarqua et se précipita vers son fidèle ami pour tenter d’intercepter l’attaque, de son bouclier.

Mais le bouclier ne tint pas devant une telle force. Et la lance transperça mortellement le chevalier des Fortemps, sous les yeux de Siegfried. Certes. Zephirin n’avait pas touché la bonne cible, mais la diversion fut tout comme : les protagonistes étant préoccupés par Haurchefant et son état, Thordan et ses suivants purent partir à bord du vaisseau ...
Avant de les quitter, Sire Haurchefant tint un discours qui se voulut comme … encourageant, mais apaisant aussi, le guerrier ne voulant pas quitter ce monde sans avoir la sérénité qu’il ne serait pas oublié par son meilleur ami.

Mais il ne fut jamais oublié. Haurchefant retourna à l’éther alors que les deux hommes s’étaient échangés un ultime sourire, bien qu’empli de tristesse.

De l’autre côté du miroir, alors que ce dernier redevint normal, Siegfried avait serré les poings. Dire que Zephirin avait justement été au cœur du sujet jusque maintenant ! Et de tous les Chevaliers de l’Azur, il avait fallu que ce soit lui en particulier qu’il retrouve sur Héméra. Mais depuis ce jour, Siegfried ne se battait plus que pour Hydaelyn. Il se battait aussi pour protéger ses amis. Là avait été sa plus grande erreur.

La voix d’Alexandre retentit alors à nouveau.

« Bien que cela soit dur, les épreuves les plus difficiles du passé sont celles qui forgent l’être que vous êtes aujourd’hui, et les choix qui ont découlé de ces jours funestes. Néanmoins, n’oubliez jamais de profiter de l’instant présent, la vie est un don. Tout comme à travers les ténèbres, persiste toujours la lumière … »

Et sur ces mots, les miroirs laissèrent place à une nouvelle vision, bien plus récente cette fois …

========================================================

Epreuve d’Alexandre :

Deuxième épreuve: vous devez revivre un événement particulièrement heureux de votre passé, cet événement doit cependant être proche du présent. Quelques semaines tout au plus.
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